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Un passé qui ne reviendra pas, un passé qu’il faut effacer pour aller de l’avant [RP Solo] :

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MessageSujet: Un passé qui ne reviendra pas, un passé qu’il faut effacer pour aller de l’avant [RP Solo] : Lun 25 Jan - 19:16

J’avais pleuré.
Je détestais ça, je détestais les gens qui pleurnichaient. Les larmes n’arrangeaient jamais les choses et puis cela faisait paraître faible. J’aurais dû avoir d’autres choses à faire plutôt que de perdre mon temps à sangloter mais mon cœur était lourd et mon esprit vide. Je ne savais plus du tout ce que je devais faire et je n’avais pas même le courage d’y songer. Les sillons sur mes joues n’emportaient pas seulement de l’eau même aussi toute mon énergie. Il y avait tant de désavantage à pleurer que c’était pire que de ne servir à rien. Mais toute la rationalité du monde n’avait pas pu m’empêché de pleurer. Tout mes efforts pour retenir mes émotions avait éclatés comme de fragile bulles de savons.
Je ne voulais pas être fragile. Je voulais être forte, je voulais être forte comme mon père. Il avait toujours su comment faire face à toutes les situations. Elle l’avait déjà vu descendre à lui seul plusieurs types armés jusqu’aux dents et il ne possédait pas le moindre don. Sur le plan mental non plus il n’avait jamais flanché. Qu’il doive quitter sa maison avec sa fille et rien d’autre que ce qu’ils portaient sur le dos ou qu’il se rende compte que les personnes avec qui il avait été ami voulait sa mort, jamais il ne s’était arrêté pour se lamenter, jamais il n’avait hésité sur ce qu’il devait faire. Il avait même trouvé de quoi me rassurer. En faite sa simple présence à mes côtés m’avait toujours rassurée, il savait toujours quel était la meilleur chose à faire peu importe la situation. C’était pourquoi lorsqu’il me demandait quelque chose je m’exécutais sans discuter car je savais qu’il cherchait mon bien. Et je le faisais aussi car je voulais qu’il soit fier de moi mais ça n’arriverait plus jamais.
Jamais plus il ne me dirait à quel point j’étais douée avec une arme à feu, ni que j’avais grandit ou que  je pourrais devenir une magnifique héroïne. Je ne pourrais plus tenter de le battre à la course, ni commenter avec lui les incohérence des films d’action, ou passer tout un week-end à l’aider à démonter et remonter ses armes pour les entretenir.
Évidement vous allez me dire que cela faisait plus de deux années que je ne l’avais pas vu mais… Mais j’avais pensé… j’avais cru qu’il était quelque part à régler ce qu’il devait régler et qu’ensuite il reviendrait. Qu’il viendrait me rejoindre et qu’on aurait put revenir aux temps d’avant. Je savais pourtant bien que c’était impossible mais j’avais espéré…  je ne savais pas quelque chose. Qu’au moins il serait là. J’avais pût supporter son absence et je comprenais même qu’il lui soit impossible de me contacter tant que je le pensais vivant. Mais c’était avant que cette fille ne viennent me dire qu’elle avait ouvert la boite du chat de Schrödinger et mit un terme au doute de la dualité. Qu’il n’existait plus qu’un seul et unique état dans le quel puisse se trouver mon père : mort.

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MessageSujet: Re: Un passé qui ne reviendra pas, un passé qu’il faut effacer pour aller de l’avant [RP Solo] : Ven 15 Avr - 11:01

J’en eus bientôt assez.
Je ne pouvais pas passer ma vie à me lamenter mais mes larmes n’étaient pas prêtes à se tarir. Si je passais mon temps à ressasser des souvenirs et à espérer des choses impossibles je ne pourrais jamais avancer. Il fallait que je fasse quelque chose, n’importe quoi pour chasser toutes ces pensées. Je me forçais à me lever et à sortir. Une fois dehors je partis en courant, j’ignorais où j’allais et ce n’était pas important. Je ne me préoccupais pas d’où me menaient mes pieds, je ne me préoccupais pas garder une respiration régulière ou une foulé constante, je courais de toute mes jambes sans réfléchir. Les maisons alentours ne formaient plus qu’un long filet gris uniforme. J’accélérais encore comme si en allant assez vite je pouvais laisser derrière moi toute mes pensées, toutes mes émotions, toute ma tristesse. Emporté par ma course mon esprit baignait dans un brouillard vague bienvenu. Je n’entendais plus ni les voitures qui me doublaient, ni mes pas frappant le macadam.  Je courais toujours, dans mon élan effréné j’en oubliais mon environnement, l’heure qu’il était ou le temps qu’il faisait, je ne m’en souciais guère. Je ne faisais que me propulser vers l’avant tel un corps en mouvement linéaire uniforme. Je laissais derrière moi mes noires pensés et abandonnais mes larmes sans me retourner.
Mais je ne pouvais pas courir indéfiniment. Je finis par ralentir. Épuisée et le souffle court, mon cerveau, purgé de toutes pensées douloureuses et parasites, planait dans une sorte de bien être cotonneux. Une pensée, comme une flèche aiguisée, déchira le brouillard de mon esprit. Je devais, pour mon père, m’assurer qu’Andrew Macaulay paye pour ses crimes. Mac était mon parrain, mon père s’était bien entendu avec lui à l’époque où il travaillait pour lui, mais son patron l’avait trahit. C’était à cause de lui que nous étions entrés dans le programme de protection des témoins. Mon père aurait dû témoigner contre lui mais… il était … enfin c’était… il ne pouvait plus. Je devais le faire pour lui. Mais quand au juste aurait lieu le procès ? Il avait été tant de fois reculé que je n’avais pas la moindre idée la date. Il fallait que je me renseigne, tout de suite, avait que mes idées ne s’embrouillent de nouveau.

A peine un mois. Je n’arrivais pas à y croire, si peu de temps. Je l’avais loupé de si peu. Après huit années d’attente j’avais raté le procès de quatre petites semaines. Comment avais-je pus faire preuve d’autant d’insouciance ? Comment avais-je pu négliger une chose d’aussi important ? En plus si mon père était mort c’était aussi lui le responsable. Après tout même si ce n’était pas ses assassins qui avaient fini par avoir mon père ils nous avaient tout de même obligés à quitter la Louisiane, et c’était aussi à cause d’eux que j’avais découvert mon pouvoir. Si cela n’était pas arrivé je n’aurais jamais été à Laurel et mon père non plus.  Il n’y aurait pas rencontré monsieur Christobalt qui n’aurait pas put le tuer.
Mon père avait passé huit années à fuir dans l’espoir d’un jour pouvoir le faire tombé et il allait sortir sans inquiétude ? C’était inacceptable. Je refusais que ces années soit perdue. Que la mort de mon père et ma propre inattention l’empêche de payer ce qu’il avait fait. J’allais à tout prix rattraper mon erreur. Je ne pouvais pas le faire condamner mais ce n’était pas important, si je ne pouvais pas utiliser la justice il me restait la vengeance.

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MessageSujet: Re: Un passé qui ne reviendra pas, un passé qu’il faut effacer pour aller de l’avant [RP Solo] : Jeu 25 Aoû - 23:09

Les choses avaient changées.
Oh bien sûre le quartier semblait toujours aussi décrépit et s’était effectivement le cas. Mais ce mur  par exemple, un tag était apparu dessus un matin lorsque j’avais cinq ans et depuis ce jour j’étais passée devant à chaque fois que je prenais le chemin de l’école. Aujourd’hui on le distinguait presque plus sous les autres inscriptions qui l’avait recouvert.
Le fond de cette impasse était un endroit où je trainais avec mes amis. J’observais ses occupants et n’en reconnaissais aucun. Du moins ce fut ce que je pensais en premier lieu.  Car la tignasse chocolat plus frisée qu’un mouton adepte des bigoudis me rappelait la fillette des Taylor, la petite Sonia, mais elle était vraiment toute petite dans sa poussette à l’époque, mais personne d’autre ne possédait des cheveux comme les siens. En la regardant aujourd’hui je me rendais réellement compte que sept années avaient passé depuis que j’avais quitté le quartier. Et cela admit je reconnus pratiquement tout les enfants, l’un d’eux leva un regard vers moi et je passais mon chemin, il m’oublia aussitôt.
Je n’étais pas là pour me laissais entrainée par la nostalgie pourtant je ne pus empêcher mon cœur de se serrer lorsqu’atteignant le coin de la rue j’aperçus mon ancienne adresse. Les murs avaient été repeints d’une couleur qui avait eut le temps de revirer au gris décrépit, une petite barrière empêchait  désormais les chiens du quartier de se soulager sur le demi carré de pelouse séparant le trottoir de l’unique marge menant à l’entrée. Le portillon n’était pas verrouillé mais l’entrée l’était. Cela faisait un long moment que je n’avais pas crocheté une porte et je ne possédais même pas d’outil approprié. Fort heureusement il s’agissait d’une simple serrure à cylindre et mon pouvoir m’aidait à dissimuler que je trouvais devant cette porte depuis un petit moment de façon très louche. Le dernier pêne finit par se relever et le mécanisme tourna.
« - Assam ? C’est toi ? » Demanda une voix depuis l’étage.
Mais le temps que la femme descende je n’était déjà plus dans l’entrée. Je glissais silencieusement dans le salon, c’était déroutant. Les plans de la maison était les même mais tout avaient changés. Les meubles, les photos, les murs, les tapis, rien n’était à sa place. Je secouais la tête, je n’étais pas venue faire du tourisme. J’ouvris la porte de la cave et descendit. Une étagère à alcool était appuyé sur le mur du fond et je pestais intérieurement, j’allais devoir tout déplacé. Je me mis au travail.
Je déplaçais les dernières bouteilles lorsque la porte de la cave s’ouvrit, une fois de plus je me maudis en silence. Je n’avais pas pensé à ça. Qu’allais-je bien pouvoir faire ? Ma main se crispa sur mon arme mais je ne pouvais pas tuer un innocent.
« - Que…  Mais qu’es-ce qui c’est passé ici ! »
L’homme descendit précipitamment les marches j’avais reculé dans une zone d’ombre et son regard se posa partout sur l’océan de bouteilles que j’avais créé mais pas sur moi. Mais même si il ne me voyait pas il risquait d’appeler la police et je ne pourrais pas récupérer ce dons j’avais besoin. Alors qu’il se tournait vers l’escalier pour appeler sa copine je m’avançais et posais le canon entre ses omoplates.
« - Pas un geste. Pas un bruit. »
Il se figea. Je n’étais pas obligée de le tuer, j’avais juste besoin d’un petit peu de temps.
« - Si tu veux pas que je remonte tuer ta copine tu va faire exactement ce que je te dis. Comprit ? »
Quoi qu’il arrive je ne ferais pas mais j’espérais de tout cœur qu’il obéirait. Je me retins de poussée un profond soupire de soulagement.
« - Je vous en pris ne nous faites pas de mal. Je ferais ce que vous voudrez mais laisser ma femme et mes fils en dehors de ça. »
Ses fils ? Je n’avais pas vu d’enfants en entrants mais peut-être étaient-ils rentrés depuis. Ou qu’ils avaient aussi été à l’étage. Je n’avais pas été très attentive. Peu importait je n’avais plus le choix maintenant. Je devais continuer sur ma lancé.
« - Bouge l’étagère. » Ordonnais-je de la voix le plus dure que je pus prendre.
Il s’exécuta et tira les barreaux métalliques qui crissèrent sur le sol. Puis je lui intimais d’arracher les planches de bois qui recouvraient le mur.
« - C’est … » Commença-t-il mais je l’interrompis d’un mot.
« - Silence ! »
Je me sentais mal d’agir ainsi qu’une vulgaire criminelle mais ce qui se trouvais dans l’alvéole dissimulé par le lambris m’appartenais et j’en aurais besoin. En plus aucun mal permanant ne serait fait à cette famille. Une fois de plus il obéit et je me plaçais face à l’ouverture pour voir ce que contenait la cache.
« - Assam ? Tu trouves ou il faut que je vienne t’aider. »
Je regardais l’homme qui me fixa à son tour et je tournais légèrement mon arme vers le haut des marches.
« - Tout va bien ma chérie ! » Dit-il rapidement. « Je vais me débrouiller. »
Ses paroles étaient loin de sonner naturellement mais la femme sembla s’en contenter car elle s’éloigna. Je faillis faire éco au soupire de soulagement de mon hôte et me ré-intéressais au contenue de l’alvéole qui c’était dévoilé. Elle était remplit uniquement d’air. Je me précipitais en avant bousculant Assam. Il ne restait que ce qui semblait être un vieux chiffon poussiéreux abandonné dans un coin sombre. Je tirais dessus, il s’agissait d’une veste en cuir. Mon père la portait lorsque j’étais petite, elle me rappelait des souvenirs. Je fermais les yeux un instant et me secouai mentalement ce n’était pas le moment d’y songer. J’avais une mission à remplir, je ne pouvais pas me laisser déconcentrer. Les armes que mon père avait dissimulées ici ne pouvaient pas avoir disparue spontanément ce qui signifiait que quelqu’un les avaient prises. Je me tournais vers Assam. Le père de famille leva les bras et recula autant que lui permettait l’étroitesse de la cave. Il semblait comprendre à quoi je songeais.
« - Je vous jure que je n’ai rien pris. La police est venue peu après mon emménagement il y a pus de huit ans. Ils ont fouillé la maison de fond en comble et quand le dernier agent est partie et qu’on a enfin eut l’autorisation de rentré chez nous les planches ici étaient décelée comme aujourd’hui. »
Il parlait à toute vitesse et je serrais les dents. Il n’y était pour rien mais cela me mettait dans une mauvaise situation. J’allais devoir revoir tout mon plan.
« - On a pas eut d’autres ennuis donc quoiqu’ils aient trouvé ça appartenait au précédant pro… »
Je m’approchais et le saisit par le col.
« - Je ne suis jamais venue ici. Je ne suis rien, ni personne alors ne pense plus jamais a tout ça. »
Il hacha la tête et je lui fis signe de partir. Sans se faire prié il remonta ers le salon et m’effaçant je lui suivis sans bruit. En passant devant la cuisine j’entendis la femme d’Assam le réprimander.
« - Où sont les légumes que tu étais partie chercher ? Pourquoi diable as-tu mis si longtemps ? » Elle soupira. « J’imagine qu’on est jamais mieux servit que par soi-même. »
Elle traversa le couloir et je me blottis dans l’ombre de l’entrée le temps qu’elle passe, son époux traversa à son tour pour la rattraper.
« - Non attends ! Tu ne … »
La suite se fondit dans le claquement de la porte derrière moi. Je m’éloignais dans les rues familières. Avant de tourner au coin je respirais un grand coup et me retournais pour contempler une dernière fois la maison et le quartier de mon enfance. Semblable et différant ils semblaient avoir été figé dans le temps comme une horloge voyagent à la vitesse de la lumière. Cet endroit était partie trop loin. Le lieu où j’avais vécut, où j’avais grandit avaient irrémédiablement disparut dans le passé. Je serais la veste en cuir de mon père et me détournais.

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MessageSujet: Re: Un passé qui ne reviendra pas, un passé qu’il faut effacer pour aller de l’avant [RP Solo] : Aujourd'hui à 9:52

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Un passé qui ne reviendra pas, un passé qu’il faut effacer pour aller de l’avant [RP Solo] :

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