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I don't care I... ♪

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❝ POINTS : 172

MessageSujet: I don't care I... ♪ Lun 8 Fév - 16:05




S.A.D.



I don't care…I kill it

ONIHITOKUCHI Akainu
____________________________________________________________________
Une phrase qui défini le personnage


❝ Âge : 30 ans
❝ Sexe : Masculin
❝ Origine : Japonaise
❝ Race : Haumaine
❝ Orientation : Hétéro
❝ Métier : agent de la S.A.D
❝ Statut social : Modeste par lui-même, riche par sa famille
❝ Situation amoureuse : C'est compliqué


Caractère
____________________________________________________________________
Une phrase qui défini le personnage


L’esprit de l’Homme est quelque chose de mystérieux, alors qu'on pense l'avoir cerné dans son ensemble il surprend, s'échappe et nous file entre les doigts comme une anguille dans le ruisseau. Dès lors on court à sa poursuite, ce dernier fuyant dans ses retranchements nous livre sous forme d'image et de sensation ce qui était jusqu'alors caché à nos sens.
Pour Akainu celui-ci s’est formé au cours de ces années au sein de sa famille d’adoption et par la suite (et dans une moindre mesure) il s’est finalisé au sein du SAD.
Néanmoins sa vie au sein de sa famille n’a pu faire disparaitre ce qu’il est réellement, seulement le contrôler… Telle la laisse autour de l’animal sauvage… Car oui Akainu est au plus profond de lui sauvage, violent et sadique. Tel un tic-tac le jeune yakuza possède un enrobage de calme pour un cœur enflammé dont les deux parties ne cessent de se fondre l’une dans l’autre, de s’enrouler comme deux branches s’élevant en symbiose.

Calme. Toujours tranquille, le visage plus ou moins inexpressif, rien ne semble l’atteindre et beaucoup se demande si on peut le faire sortir de ses gonds. Mais comme la tempête, son calme est tout relatif. En réalité il prend le plus souvent sur lui, emmagasinant tout le ressentiment, l’énervement qu’il peut avoir il comprime le tout et attend que cela passe.  Ce faisant il est comme une bombe à retardement émotionnelle menaçant d’exploser à tout instant, ravageant comme une tempête furieuse tout sur son passage.
Ce calme cache aussi une réalité moins flatteuse car Akainu est quelqu'un de relativement flemmard,... enfin flemmard n'est pas le terme exact, c'est juste quelqu'un qui aime bien rester là allongé sous un arbre tandis qu'autour de lui le monde s'agite comme si c'était le dernier jour sur Terre. Il trouve agréable de se reposer alors qu'en dessous cela n'arrête pas de bouger avec énergie. Mais il deviendra l’inverse si une très très bonne raison le pousse à agir… Comme la fidélité/loyauté par exemple car s’il y a bien une chose que les années lui ont inculqué c’est la fidélité. Que cela soit en parole ou en acte l’ancien yakuza est une personne qui met un point d'honneur à respecter ce qu'il a promis. De ce fait il a tendance à attendre la même chose des autres et si on le trahit alors on découvre quelque chose qu’on n’aurait pu jamais voir autrement… sa rancune.
Autant il peut pardonner certaines choses autant il peut se montrer d'une rancune particulièrement acide et tenace. Suivant votre faute, cette dernière peut aller du simple coup de gueule à une traque acharnée et obsédante de votre personne. Qui plus est cette rancune s'accompagne d'une patience à toute épreuve qui le rend capable d'attendre une vingtaine d'années avant de surgir sans crier gare pour vous... éclater la tête avec une petite cuillère rouillée en vous polluant les oreilles avec une chanson de Justin… Cruel n’est-ce pas ? Mais c’est qu’il l’est, cela fait partie de son charme mais à nuancer toutefois… c’est un sadique certes… mais un gentil sadique. Il ne prend pas plaisir à faire souffrir les autres de manière générale mais c’est quelqu’un de relativement passionné voir possessif et il s’emporte facilement surtout lorsqu’un sujet qui lui tient à cœur est au centre de tout… Dès lors il perd tout sens de la retenue et son esprit et son corps s’embrase d’une ferveur presque malsaine… Mais c’est un gentil hein… pour preuve il pourra vous sourire. ♪
Mais bon on lui pardonnera aisément ce petit écart de conduite... enfin peut être pas la femme de ménage, car c’est un individu doté d’un charisme certain. Certes il ne sait pas parler comme le ferait un grand orateur, il ne sait pas s'habiller comme s'habillerait un top model avide de se montrer, mais il émane de lui un certain magnétisme, une espèce de force tranquille qui nous englobe et nous fait paraitre plus serein. Sans vraiment s'en rendre compte, on se met à chercher qui il est, il laisse une trace fugace mais profonde qui pourra se transformer en terreur des plus horrible si vous découvrez son autre facette.

Ah… dernière info… il n’a cure du bien et du mal… Il pourra botter le cul avec violence et conviction d'un gentil héros tout mimi si ce dernier est en travers de sa route par exemple … A l’inverse il pourra aider une vieille dame à traverser le seul passage clouté encore intact après le combat titanesque d'un "héros" et d'un "méchant".

❝ Particularités : Parle l’anglais avec son accent japonais prononcé. Est borgne depuis son plus jeune age. Maîtrise le kenjutsu, le iaï-Jutsu et un mélange d'art martiaux japonais avec spécialisation pour le kyusho et le tuité Jitsu
❝ Tics et manies : Il a tendance à poser la main sur le pommeau de son arme lorsqu’un sujet l’énerve tout en switchant de l’anglais au japonais. De plus, reliquat de son passé, il n’a pas l’habitude qu’on lui tienne tête si vous n’êtes pas son supérieur et de ce fait il aura tendance à vouloir vous transformer en passoire. ~

❝ Passions : Les sushis, son arme et les jeux videos (surtout les salles d’arcade).
❝ Phobies : Rupture de stock de sushis, perdre ses enfants, perdre sa famille.

❝ But : Remplir la mission de sa famille.
❝ Rêve : Avoir des sushis à volonté gratuitement. Retrouver sa femme et réunir sa famille à Laurel ou ailleurs.


A.Onihitokuchi ❝ Agent O
____________________________________________________________________
Une phrase qui défini l'identité secrète du personnage


❝ Rôle : Agent de terrain
❝ Grade : Exécutant
❝ Origine : Non-doté

■■■ Ton matériel d'agent ■■■

❝ Costume :Un costume à la men in black sur lequel a été rajouté des morceaux d’armures anciennes japonaises. Cela bloque seulement les armes blanches normales. => Lien
❝ Arme : Un katana => Lien
❝ gadget : Une paire de baguette renforcée dont les pointes sont aiguisées afin de pouvoir planter tout voleur de sushis. Elles sont conservées dans une boite de boiserie fine => Lien
❝ Véhicule : Yamaha MT-10 noire => Lien




Toi, derrière ton écran

❝ Pseudo : Ansuz
❝ Âge : 25 ans
❝ Avatar : réponse
❝ Passions & Hobbies : geeker, développer, musique, etc etc ~
❝ Découverte du forum : réponse
❝ Un petit mot pour la fin : Bananaaaaaa ♪






Dernière édition par Akainu Onihitokuchi le Mar 22 Mar - 21:35, édité 3 fois
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❝ POINTS : 172

MessageSujet: Re: I don't care I... ♪ Mar 22 Mar - 10:18

Histoire
____________________________________________________________________
Une phrase qui décrit l'histoire de ton personnage


Il est tard, les rues assombries par l'obscurité ambiante se vident de ses occupants diurnes et petit à petit un autre pan de la société japonaise se réveille au grès des lumières artificielles des lampadaires. Parmi ces fêtards existent des loups à la fois démons et protecteur, ils gèrent d'une main ferme cet univers nocturne… Cette société à la fois secrète et connue fait trembler de peur ceux qui osent s'aventurer sur leur plate-bande… Sur le territoire des yakuza. Régulièrement on peut croiser ses membres dans les rues faisant à la fois office de police que de racketteurs… et ce soir parmi eux se trouve un homme à qui on parle avec la plus grande déférence. Autour de lui on s'agite, on s'énerve avant de se figer dans un mélange de crainte et de respect lorsque son regard vous heurte avec la force tranquille propre à chaque grand homme. Marchant avec calme, ses pas semblent résonner dans chaque fibre de notre être alors même que la cacophonie ambiante devrait tout occulter. L'homme n'est pas de bonne humeur, comme à chaque fois qu'il est obligé de se déplacer alors que cela n'était pas prévu… car cela signifie qu'il y a eu dérapage et si dérapage il y a des sommes certaines vont se mettre à bouger pour étouffer les langues et les rumeurs… Il ruminait, quelle perte de temps et d'argent… Mais il avait la fibre familiale et malgré son côté bougon il n'hésitait pas à mettre le prix pour ses « enfants ».
On le conduisit à l'angle d'une petite ruelle où un attroupement s'était formé. Face à ce dernier deux hommes tenaient fortement un enfant ensanglanté tandis qu'à deux pas de lui était allongé un homme qui aurait pu paraitre endormi si une lame n'était pas plantée dans sa jugulaire. À la vue de l'homme mur les deux hommes inclinèrent légèrement la tête tout en resserrant leur emprise sur le petit qui ne devait pas avoir plus de sept ou huit ans. Mais c'était difficile tant son état était déplorable… Un gamin des rues, un orphelin sans aucun doute, vivant dans la misère de la misère elle-même. Le jeune garçon se mit grogner quand il remarqua le nouveau venu et un de ses gardiens lui décocha un pain qui le sonna un instant avant de provoquer une nouvelle tentative de fuite de sa part… Loin de réussir à se soustraire à la poigne de deux adultes il récolta une nouvelle volée de coup qui auraient continué si l'ancien n'en avait pas décidé autrement.


« Assez… »

Sa voix fut comme un coup de tonnerre et pendant un instant pour l'enfant tout le décor sembla se ralentir comme pour répondre à l'injonction sonore. Les deux tortionnaires se figèrent et l'on pouvait lire de la peur sur leur visage. Le chef de famille fit signe à un homme qui s'approcha.

« Faites partir la foule. »
« Oui Oyabun. »

Rapidement son ordre fut retransmit à tous les membres et un cordon de yakuza se forma entre la scène et le public qui se fit repousser fermement. Étranger à cela, le parrain reprit sa marche et s'approcha du cadavre.

« Mort sur le coup… ou presque… »

Un long soupir s'échappa de ses lèvres et son regard vint se braquer sur les témoins.

« Que l'on m'explique… et vite.»

Les deux déglutirent avec difficulté et après un échange de regard l'un prit la parole non sans difficulté.

« Ce…sauvage a tenté de voler notre ami et lorsqu'il s'est défendu il a été froidement assassiné avant de pouvoir réagir à l'attaque… »

Le juge du moment ne disait mot mais son regard inquisiteur le faisait à sa place. Il n'y croyait pas… ou plutôt il sentait que la vérité n'était pas la seule chose à avoir été prononcé dans ce petit discours. Il devait donc faire monter la pression d'un cran et c'est d'une voix horriblement douce qu'il s'y attela.

« … Le sauvage ne peut assassiner froidement… un sauvage bouillonne… De plus, ce couteau je me demande à qui il appartient… une idée ? »

Cela ne sentait pas bon, mais alors pas bon du tout et ils le savaient tous les deux… un seul mot de cet homme et ils pourraient déjeuner avec leur ami. Ils n'osaient répondre et pourtant ils savaient qu'un silence les passerait pour coupable…

«… J'attends…»

Le silence se faisait oppressant, les ombres semblaient grandir autour des deux imbéciles et derrière l'agitation commençait à reprendre dans un sourd murmure. Soudain le plus jeune craqua et des larmes commencèrent à perler le long de ses joues alors qu'il s'exprimait enfin.

« On… on a bu… et on l'a vu… on ne voulait pas que cela en arrive là… on voulait seulement le taquiner je vous le jure… Mais il a commençé à se défendre et Kaito a sorti un couteau pour seulement lui faire peur… après… après… »

Ses paroles restèrent coincées et plus aucun son ne sorti tandis que le Père donnait l'illusion d'être impassible tout en serrant sa canne à en faire blanchir ses jointures. Il attendait la suite, se faisant violence pour ne pas perdre le contrôle... Cette dernière finit par arriver par la bouche de l'autre comparse qui semblait plus calme.

« Kaito a perdu le contrôle… il parlait de voir si sous cette crasse c'était une fille ou un garçon… et il a commencé à le déshabiller, mais avant même qu'on ne pu réagir le gosse a commencé à se débattre et la lame l'a touché à l'œil… Kaito était effrayé, il ne voulait pas lui faire du mal Monsieur et voir ce sang l'a stoppé net… C'est alors que ce petit… lui a pris son arme et l'a retourné contre lui avant qu'on le maitrise… »

Le silence tel une amante un peu trop collante revint s'immiscer avant d'être de nouveau chassé quelque instant plus tard par le yakuza.

« Relâchez-le. »
« Mais il risq… »
« Re-la-chez-le… »

Le ton employé n'autorisait pas la désobéissance ni même le temps de la réflexion et les deux jeunes relâchèrent leur emprise sur l'orphelin qui s'écarta rapidement en grognant prêt à les attaquer.

« Assez ! Viens ici ! »

Se surprenant lui-même le jeune sauvage obtempéra comme si son instinct lui dictait d'obéir au mâle alpha et lorsqu'il fut assez prêt l'oyabun posa un genou à terre et d'une main saisit son visage faisant fi de la crasse qui y était incrusté.

« Ton œil ne sera pas récupérable… mais je pense qu'il est vengé… » Son visage perdit doucement sa sévérité et c'est avec un sourire chaleureux qu'il poursuivit « Cela te dit de rejoindre ma famille ? Cela sera mieux que la rue non ? Tu pourras manger à ta faim. »

L'enfant ne comprenait pas trop ce qui se passait mais le fait de manger à sa faim retint son attention… Ne plus avoir à sentir son ventre se tordre, ni à manger les restes dans les poubelles ou encore ne plus devoir faire des choses inavouables pour quelques pièces… La tentation de ce doux rêve lui fit perdre raison et prudence et il acquiesça frénétiquement la tête.

« Bien… bien… Comment t'appelles-tu petit? »

Aucune réponse, il n'avait pas de nom ou s'il en avait eu un le temps l'avait effacé de sa mémoire.

« Aucun nom ?... Huum… On a dit que tu étais sauvage, tu grognais… un animal sauvage et ce sang… rouge… animal sauvage et rouge… animal sauvage rouge… Ah je sais ! Akainu, ton prénom sera Akainu, le chien rouge… Maintenant un nom…………………… Je le trouverais plus tard d'abord on va faire soigner cet œil… »

Posant sa main sur l’épaule d’Akainu il le conduisit jusqu’à sa voiture où un homme leur ouvrit la portière tout en attendant les ordres que l’ancien lui transmit à faible voix une fois le garçon au fond de son siège.

« Nettoyez le bazar, faites disparaitre le corps définitivement… Quant aux deux autres… Laissez-les en vie mais apprenez-leur la vie avant de les abandonner devant un hôpital hors de notre juridiction… Je ne veux plus jamais les voir sur notre territoire ni en entendre parler… »
« Il en sera fait ainsi… Père. »

L’homme s’installa et la portière se referma avant que la voiture ne se lance sur le bitume qui s’humidifiait doucement sous l’effet de la bruine qui commençait à tomber.


________________________________________
La matinée était douce, un vent léger soufflait, emportant dans son sillage les pétales rosées des cerisiers en fleur. Ces derniers entouraient le jardin jouxtant l'imposante bâtisse en U dont la construction se fit dans le plus pur style traditionnel japonais. D'ordinaire le silence était seulement interrompu par le bruit répétitif du shishi odoshi, mais depuis quelques temps maintenant la sérénité du lieu était perturbée par les cris d'un jeune garçon qui avait troqué la crasse pour un kimono de haute qualité tout en conservant sa hargne passée. Elle transparaissait dans ses actes toujours empreint de force et de violence diluée, qu'elle soit verbale ou physique. Son énergie était telle qu'il finissait par mettre à genou le personnel de la famille et les plaintes d'abord timide à cause de la « pitié » de ce microcosme pour son passé et son jeune âge avaient fini par se faire plus bruyante et finalement elles ne laissèrent plus le choix au chef de famille d'agir à l'encontre d'Akainu.

Dès lors il convoqua deux de ses hommes qui eurent pour mission de l'amener au Hiiro no yugure… Leur célèbre… maison de massage. Bien que prenant cela pour un abandon de la part de celui qu'il considérait comme son père (sans pour autant avoir eu le droit de l'appeler ainsi) il n'eut le temps de se plaindre qu'une femme le fit conduire devant une doyenne sortie tout droit de la période Edo et qui paraissait plus ancienne que l'oyabun. Son regard acéré fit frissonner le jeune chiot alors que sa voix criarde n'eut de cesse de lui hérisser le poil. En quelques mots elle lui énonça son rôle, dans un premier temps il observerait les ainées pour les tâches de ménage puis il les aiderait avant de les remplacer afin qu'elles puissent se concentrer sur leur rôle principal. Son visage oscilla entre bouderie et colère mais une tape de la maitresse de maison sur son bureau fit taire toute tentative de velléité. Elle appela la jeune femme qui l'avait amené et le lui confia. Tandis qu'ils marchaient tous deux dans les couloirs du bâtiment il la dévisagea. Elle était plus vieille que lui il en était sûr, mais son visage de poupée l'empêchait d'en deviner plus. Sa peau lisse sous son regard paraissait aussi douce que la peau d'une pêche tandis que ses yeux azurin ressemblaient à deux fenêtres sur le ciel céruléen. Ils encadraient un petit nez légèrement convexe qui lui-même surplombait fièrement une paire de lèvres finement dessinée et rehaussée d'un rouge mat. Elle le surprit et lui souri ce qui fit faire un bond à son cœur d'enfant… Pour la première fois de sa vie il rougit et fut embarrassé. Elle l'emmena tout d'abord dans la salle à l'étage qui leur servait de dortoir et où une vingtaine de « lits » étaient pliées.


« Tu vas dormir ici, il y a assez de place vu qu'on ne dort pas toute en même temps. »

Elle lui indiqua un lieu où poser le sac que lui avait jeté un de ses deux livreurs et qui contenait le strict nécessaire. Puis elle reprit sa course avec Akainu sur ses talons et la visite se poursuivit. Il découvrit la salle de bain, qui ressemblait à si méprendre à des bains publics, ainsi que diverses autres pièces somme toute commune. Alors qu'ils se déplaçaient le chiot rencontra des infirmières, dominatrices et autres fonctionnaires d'état dont l'uniforme semblait avoir subi des coupes budgétaires drastiques. Ce faisant le teint déjà rouge par la présence de la jeune guide grimpa dans la saturation et il finit par hériter d'un teint qui n'avait rien à envier à une tomate bien mûr… Ce qui avait le don de provoquer de petits sourires voir rire taquin de la part des résidentes alors qu'il était évident qu'il ne savait plus où se mettre. Il se sentait mal à l'aise et tremblait légèrement dans ce nouvel univers qui apparaissait devant lui… Il voulait fuir ce lieu dont les effluves l'attiraient autant qu'elles le rebutaient, ses yeux se mirent à chercher la sortie alors que ses jambes se préparaient à bondir car au fond de lui une crainte, sournoise et fourbe venait de naitre… Et s'il avait été vendu ? Au moment où il mit le doigt dessus ses pensées explosèrent, son regard devint panique et son souffle fut plus lourd,… La peur se fit plus forte, son instinct de survie hurla à la lune et les souvenirs de son passé revinrent comme autant de claques pour le punir d'avoir espéré une renaissance. Il se revoyait errant seul dans la rue après la disparition soudaine de ses parents, le froid la faim le tenaillait et personne ne semblait le voir. Puis un nouveau flash de lui plus vieux au prise avec un rabatteur qui l'avait enfermé avec d'autres pour les revendre à qui en voudrait. Son arrivée à cause de cela dans une plus grande ville où on le fit participer à une vente aux enchères directement à la sortie de la caisse... Il sentit une odeur de cigarette qui effleura son nez provoquant un nouveau saut dans son passé devenu pour cet instant, présent. Le noir, puis la chaleur et la fumée… la vue d'un homme en train de fumer devant son œuvre flamboyante… Les cris de ses compagnons d'infortune dans la demeure en feu de son maître… La honte d'être le seul survivant et les larmes qui ne peuvent couler…
Un contact chaud et doux le ramena soudainement dans la réalité, la jeune femme le regardait, inquiète et tentait de le calmer.


« Tu vas bien ? »

Sa voix claire et cristalline était comme un phare pour l'enfant perturbé qu'il était et doucement il acquiesça alors que la pression sur son corps retombait. Il respira un grand coup et enfouit son passé dans les méandres les plus profondes de son esprit avant de lui sourire maladroitement pour dissiper ses craintes et elle le lui rendit avec douceur.

« Tu m'as fait peur… » Elle s'interrompit et sembla prendre conscience d'une chose. « Je ne connais pas ton nom tiens… Le mien c'est Amane. »
« … Akainu. »

Elle le regarda et pendant un court instant un air de douce malice glissa sur son visage avenant.

« Akainu… Je vais t'appeler Koinu… »

Il tiqua mais ne dit mot et son silence devint approbation aux oreilles d'Amane.

« Bon… ce n'est pas tout mais il faut aller se laver, demain tu commences tôt. »

Sans attendre son accord elle l'emmena, le déshabilla avant de faire de même pour elle et ils entrèrent tous deux dans les bains… où une dizaine de personnes avaient déjà pris place. Les rires fusaient et la bonne humeur flottait en compagnie de la buée. Akainu ou Koinu ne manqua pas de s'étouffer et il tenta de se faire discret mais c'était sans compter sur Amane à qui ce petit manège n'avait pas échappée et qui d'une voix claire et forte salua tout le monde… attirant ainsi le regard de toutes sur elle… et lui. Telle la nouveauté du moment il fut l'objet de tous les intérêts et rapidement il passa de main en main, allant du câlin par celle qui le trouvait kawai ou encore de la promesse d'une taquine et sans qu'il ne s'en rende il se retrouva au milieu du bain. Mais il ne put en profiter longtemps, l'émotion, l'excitation et la chaleur du lieu le firent lentement perdre pied et tout disparut.
Il ne se réveilla que le lendemain matin à la demande insistante d'Amane qui était déjà prête et qui le pressa en lui rappelant que c'était son premier jour. Il fut vêtu d'une tunique bleue et après avoir enfilé un rapide petit-déjeuner il suivi celle qui devint sa supérieure. Il se fit assidu et la journée fila aussi rapidement que l'allée et venue des clients au sein de l'établissement.

Les journées se firent lentement mois et le chiot devint naturellement un membre de cette famille composée uniquement de femme, s'insérant ainsi comme une pièce de cette mécanique parfaitement huilée dans l'univers yakuza. Petit et discret il nettoyait maintenant les salons et veillaient à ce que tous les consommables soient toujours neufs. Puis la première année fila et avec elle sa colère et son énergie… sa seconde ne tarda pas à suivre emportant enfin ses premières larmes et son chagrin… Pour finir lors de la troisième il retrouva son nom… et lorsque l'on vint le chercher pour le ramener c'est un jeune adolescent plus calme et confiant qu'ils découvrirent. Alors qu'aux fenêtres et portes l'ensemble de la résidence s'était amassée pour son départ en lui offrant de nombreuses promesses s'il revenait régulièrement auquel il répondit par un sourire désarmant… Il avait appris énormément en venant ici et c'est avec une pointe de tristesse qu'il monta dans le véhicule le menant à la résidence principale où l'attendait le chef de famille.

Akainu était content de le revoir, il ne lui en voulait plus de l'avoir envoyé au Hiiro no yugure car il avait compris son but. Mais l'accueil ne fut pas aussi joyeux qu'il l'avait espéré, au lieu d'être empreint de bonhomie il fut cordial voir froid et les mots qu'il prononça étaient lourds de conséquences.


« Prépare toi… la cérémonie va commencer. »

Il savait instinctivement ce qu'il voulait dire… Pour lui il n'avait qu'une seule cérémonie qui pouvait autant les impliquer tous les deux… le Sakazuki. On le conduisit dans une salle où il se vêtit d'un kimono puis suivit deux hommes qui l'amenèrent à une salle qu'il n'avait jamais vue. De nombreux témoins étaient présents et ils faisaient face à un autel shintoïste ainsi qu'à une table basse contenant divers cadeaux. Il s'arrêta et attendit que l'Oyabun apparaisse pour le rejoindre et s'agenouiller à ses côtés, face aux observateurs. Tout deux préparèrent un saké mélangé à du sel et des arrêtes de poissons avant de le verser dans des coupes. Celle de l'Oyabun fut remplie entièrement afin de respecter son statut. Akainu et son futur père prirent chacun une gorgée avant de s'échanger leurs coupes et de boire à nouveau. Par la suite, le chef de famille fit un discours rappelant les principes des yakuzas, la fidélité et l'obéissance aveugle. Enfin le rituel se termina par la rupture du silence où tous dirent en cœur « Omedeto gozaimasu ».
Chacun vinrent le féliciter, le traitant désormais comme un petit frère, le taquinant et s'excusant de leur froideur d'antan. Puis l'Oyabun vint avec comme présent un katana… Mais ce ne fut pas son présent le plus précieux. Non ce fut les quelques mots qu'il prononça avec le même sourire qu'il lui avait vu longtemps auparavant.


« Bienvenue à la maison mon fils. »
« Merci… Père. »



Dernière édition par Akainu Onihitokuchi le Mar 22 Mar - 18:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: I don't care I... ♪ Mar 22 Mar - 10:21

SUITE : Attention certains passages peuvent heurter la sensibilité. Vous êtes prévenu.

Spoiler:
 


Dernière édition par Akainu Onihitokuchi le Mar 22 Mar - 21:19, édité 2 fois
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❝ POINTS : 172

MessageSujet: Re: I don't care I... ♪ Mar 22 Mar - 18:48

Je viens avant toute chose m'excuser si vous croisez des fautes pendant votre lecture... j'ai eu beau chercher mais au vu de la longueur j'ai surement du en laisser passer. ^^"

Sur ce je vous souhaite une bonne lecture et vous informe que normalement tout est bon. ~
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MessageSujet: Re: I don't care I... ♪ Mar 22 Mar - 21:51

tu es validé !


Tu es dès à présent un S.A.D au niveau 27. Tu peux maintenant disposer de tout ton équipement !

Tu peux tout d'abord venir nous dire ton métier ainsi que réserver ton avatar.

Ensuite, tu pourras créer ton journal et commencer à gagner de l'expérience en participant activement au forum. Tu peux également t'inscrire dans le sujet recherche de RP ou, si tu veux faire des rencontres totalement imprévues, dans la random roulette!

Si tu as une question, n'hésite pas à nous en faire part, le staff est là pour t'aider au mieux et pour t'aiguiller vers la bonne voie.
Bonne chance dans la ville des héros!

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MessageSujet: Re: I don't care I... ♪ Sam 14 Mai - 21:07

Car le temps passe


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MessageSujet: Re: I don't care I... ♪

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I don't care I... ♪

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