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Aussi solitaire que Han Solo [pun intended]

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Message
❝ LOCALISATION : HQ de la SAD
❝ POINTS : 241

MessageSujet: Aussi solitaire que Han Solo [pun intended] Mer 2 Mar - 14:40



S.A.D.


I'm their eyes. I'm their hand. I'm here for you.

Han Sunwoo
____________________________________________________________________
Some people says that Korean are similar to machines.


❝ Âge : 36 ans – L'expérience commence à s'accumuler mais l'humilité demeure.
❝ Sexe : ♂ – Et rien ne pourrait le remettre en question.
❝ Origine : Séoul, Corée du Sud, quartiers résidentiels.
❝ Race : Humain – Fait humain par des humains, pour des humains.
❝ Orientation : Hétérosexuel – Cependant il n'est pas de ceux qui fléchissent face à tout ce qui possède une paire de sein.
❝ Métier : Agent de la S.A.D – attaché aux affaires internes.
❝ Statut social : Aisé – Entre les primes de danger d'ex-militaire et son salaire en tant que membre de la S.A.D il n'a pas à se plaindre.
❝ Situation amoureuse : Undefined – Il serait juste de le dire marié à son travail si une telle chose était possible.
❝ Date de naissance : 27 juin 1980


Caractère
____________________________________________________________________
I don't have time to bleed, i got work to do.


« Han ? C’est un bosseur, nan plus. C’est une machine. Si, si je vous jure. Le matin quand il se réveille il pense au boulot, quand il arrive aux bureaux il pense au boulot, quand il bosse, il bosse et quand il rentre chez lui le soir il bosse encore. Vous me croyez pas ? Vous avez tort. Il vit pour son travail et serait prêt à crever à cause du boulot, je crois que ça a un lien avec ses origines. Les coréens, ils sont pas comme nous ces gens-là. Quand ils vous disent « je vais faire ça » vous pouvez être sur qu’ils feront tout pour y arriver, même si c’est décrocher la lune. Une question d’honneur ou un truc comme ça, boarf. Attendez ! Je le critique pas hein, c’est juste que je me demande comment il fait pour avoir une vie à côté de ça. La S.A.D aime bien les gens efficaces mais quand même, ils devraient le forcer à prendre des vacances des fois… Quoi ? Ce que les autres pensent de lui ? Je crois que la plupart des agents ont un peu la frousse en le voyant débarquer dans leurs bureaux. C’est pas un tendre ‘faut dire, il joue pas le gentil mais il nous enfonce pas particulièrement non plus, il est juste… brute. Ouais c’est ça, il fait son job peut importe ce qu’on pense de lui, mais je pense qu’au fond c’est un chic type. »
- Agent B

« C’était un bon soldat, Sunwoo je veux dire. C’était le genre d’homme que j’aime bien, celui que tout le monde aime bien à l’armée. C’est pas un guerrier né, c’est pas tireur de génie ou quoi que ce soit de ce genre. C’est simplement un homme qui chaque jour se levait le matin et qui mettait tout ce qu’il avait pour devenir meilleur, tous les jours, sans exception. Autant vous dire que tous les gars le respectaient et tentaient de suivre son exemple, sa présence dans le groupe motivait tout le monde. Un bon élément que je vous disais. Mh ? S'il a tenté de s’imposer pour monter en grade ? La première fois oui, quand il a fallu définir un chef de dortoir pour gérer les gars. Après chacune de ses promotions étaient faites sur proposition d’un supérieur, la procédure classique. Vous connaissez pas beaucoup l’armée pour poser ce genre de question, ici on respecte ses supérieurs et on l’ouvre pas quand ils parlent. Lui au moins il savait ça, il obéissait aux ordres, il les appliquait scrupuleusement et comme il était bon tout se passait bien. Comment on dit déjà ? À oui, c’était un cercle vertueux, il respectait la hiérarchie, il était efficace, ses supérieurs étaient contents, il montait en grade, ses supérieurs pour avoir entrainé un bon élément montaient eux aussi. Et ainsi de suite. Un bon élément que je vous dis. »
- Un ancien supérieur ; armée coréenne

« Maiiiiis si ! Je t’assure ! Un homme charmant ! Je sais qu’il n’a pas l’air très avenant comme ça mais en fait il est tout à fait charmant. Bon, il a toujours ce visage sérieux et il ne sait parler de grand chose, comme s'il vit dans une caverne tout le temps… Non mais attends ! C’est parce que son travail lui prend beaucoup de temps mais ce n'est pas pour ça qu’il ne sait pas se comporter comme un gentleman. Il a fait très attention à ce que je racontais et faisais, il posait des questions, il s’intéressait vraiment ! Mais je ne pense pas que j’accepterai de dîner une nouvelle fois avec lui, oh comme je te l’ai dit il n’est pas méchant mais… Je ne sais pas. Lorsqu’il te regarde, parfois, tu as l’impression qu’il… Je ne sais pas. Ce n'est pas très agréable comme sensation. Et puis il est un peu brutal parfois, il dit que c’est à cause de son passé de soldat et même si ça peut en rassurer certaines je ne suis pas sûr d’aimer ça. Mais si tu veux tu peux tenter ta chance, je peux essayer de t’arranger un coup même si tu vas devoir t’accrocher. Pour réussir à avoir ce repas, il m’a fait attendre, il n'a pas parlé de son travail mais je pense que s'il se lançait la dedans il pourrait tenir pendant des heures, il m’a épargné ça. En fait tenter de l’atteindre c’est un peu comme si tu devais le forcer à tromper quelqu’un ! *rire niais* »
- Dotée du quartier Aselus

« Foutez-moi la paix ! Laissez-moi, je vous dis ! PUTAIN VOUS ALLEZ ME LAISSER ?! Vous allez pas partir avant d’avoir obtenu ce que vous voulez pas vrai ? Exactement comme l’autre tocard à lunette. Oui, je déteste ce type. Pourquoi ? POURQUOI ? Sous prétexte qu’il est en charge de vérifier si on fait bien notre boulot il nous observe, il nous interroge, il fait son stalkeur sans même tenter de se cacher. C’est horrible comme sensation ! Vous connaissez pas ça vous, évidemment, mais imaginez simplement une minute qu’un mec avec un visage de croque-mort vous regarde, vous juge, note des trucs sur son carnet sans même que vous ayez commencé à parler. Vous savez que ce qu’il pense de vous, ce qu’il va dire aux chefs décidera de votre futur dans l’agence, chaque fois qu’il écrit un PUTAIN de truc dans son carnet est une torture. Et puis après il vous pose des questions, de routine, ultra bizarre parfois, on comprend pas ce qui se passe dans sa tête et pourtant il continue de marquer des trucs dans son carnet. Et quand il quitte votre bureau y’a un autre PUTAIN DE GARS qui vient vous poser des questions ! Vous pigez ? Maintenant barrez-vous ! Si je vais faire quelque chose pour savoir ce qu’il a marqué dans son carnet ? Et me tirer une putain de balle dans la tête aussi pendant que vous y êtes ?! Dégagez je vous dis. TOUT DE SUITE. »
- agent colérique et vulgaire qui a rapidement été expulsé de l’agence.



❝ Particularités : A première vue on pourrait penser que Han est un albinos avec ses cheveux blanc. Ce n'est pas le cas. Cette dépigmentation est due à un affrontement contre un doté quelques années auparavant. Le plus important est que ce phénomène a aussi affecté ses yeux et que depuis il ne supporte plus la lumière du soleil, il est obligé de porter des lunettes spéciale pour éviter de voir sa rétine griller.
❝ Tics et manies : Han porte en toutes circonstances un petit carnet noir sur lequel vous le verrez régulièrement gratter quelques mots. C'est là dedans que se trouvent ses notes sur les autres membres de l'agence.

❝ Passions : Han n'est pas un fan inconditionné du sport sous toutes ses formes cependant depuis ses années de lycée il s'est découvert une passion pour le tennis. Même si il a du le délaisser pour son travail il conserve un niveau respectable. Son activité physique a été remplacé par une pratique régulière du Taekwendo, tant pour sa forme que pour le lien moral qu'il entretient avec ses origines.
❝ Phobies : Aucune connue à ce jour.

❝ But : Faire en sorte que la S.A.D accomplisse son objectif de maintient de la paix et de l'activité des dotés et des non-humains.
❝ Rêve : Fonder une famille même si il donne bien plus d'importance à son travail qu'à ce rêve.


Identité secrète ❝ Agent No
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Don't lie. There's no point in lying.


❝ Rôle : Affaires Internes - Le rôle principal de Han est de dresser un profil de chaque agent de la S.A.D que ce soit par des observations lors de leurs activité, professionnelles ou non, ou par des interrogatoire plus direct. Son rôle est de déterminer si les agents sont bien utiles à l'agence afin de se séparer des éléments inefficaces mais aussi de repérer les menaces infiltrées dans l'agence. Du fait de la nature sensible de ces information il s'occupe seul de les récupérer et de les traiter, elles ne passent donc pas devant les analystes de la S.A.D, avant de remettre ses rapports aux hautes instances qui prendront des décisions basés sur ses observations.

Cependant son rôle ne se limite pas à de la paperasse mais évidemment son rôle sur le terrain est dans le même registre. C'est lui qui est chargé d'appliquer les décisions des hauts gradés à propos des agents inutiles. Il est chargé de les mener face à l'équipe qui s'occupe d'effacer les mémoires, de grès ou de force. De la même façon c'est aussi lui qui doit punir les traitres, les taupes, les agents dissidents de manière général. Que ce soit pour les mener devant les hautes instances ou au contraire appliquer le jugement des dirigeants de l'agence.

❝ Grade : Agent spécial - D'un point de vue hiérarchique il ne répond que devant les hauts gradé de l'agence et les autres agents ne peuvent entraver ses tentatives d'enquêtes peut importe leur nature. Cependant il n'a pas d'autorité officielle sur les autres agents, disons qu'elle repose plus sur la peur de se retrouver dans le petit carnet noir de l'agent No.

❝ Points forts : Han est un agent spécial indépendant, son rôle lui confie une autorité morale sur les autres agents en plus d'une grande connaissance des capacités de chacun. En tant qu'agent de terrain il profite de son expérience en tant que soldat ainsi que de l'entrainement qui lui a fournit sa formation de membre de la S.A.D.

+ Maitrise des armes suite à ses années de services dans l'infanterie coréenne.
+ 4ème Dan de Taekwendo

❝ Faiblesses : Son rôle d'attaché aux affaires internes de la S.A.D provoque chez les agents les moins confiant une méfiance contre productive. Son "accident" avec un doté par le passé l'a rendu totalement dépendant à ses lunettes sans lesquelles il est incapable de voir, peu importe la distance.

■■■ Ton matériel d'agent ■■■

❝ Costume : Lorsqu'il est dans son bureau il porte généralement un simple costume noir, sobre, qu'il remplace par un long trench-coat blanc lorsqu'il doit aller sur le terrain afin d'avoir plus de liberté de mouvement et de dissimuler son arme de service.
❝ Arme : Un desert eagle rangé soigneusement sous son trench-coat et son 4ème dan de taekwendo.
❝ gadget : Un pistolet à impulsion électrique (taser) à trois coups. Même si il rate rarement le premier.
❝ Véhicule : Une Citroën C5 neuve qu'il s'est offert à l'occasion de son anniversaire au sein de la S.A.D.


Histoire
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Some people dream of success
While you're gonna wake up and work hard at it


Séoul, Corée du Sud

Dans un petit appartement situé au quatrième étage d’un immeuble peu couteux le calme règne. Le son de l’eau qui s’écoule à haute pression d’un robinet berce le silence, les crissements discrets de l’éponge métallique et le bruit des plats que l’on dépose sur le côté de l’évier viennent agrémenter le tout. Dans sa petite cuisine, vêtu d’habits simples et d'un tablier pourpre une femme fait la vaisselle après avoir partagé un repas avec son fils. Elle dépose la dernière assiette au-dessus de la maigre pile afin de la faire sécher, elle s’essuie les mains sur un torchon avant de le replacer consciencieusement puis elle quitta la petite pièce.

Au bout du couloir qui relie la salle à vivre, la cuisine et les chambres elle arrive face à une porte, elle reste silencieuse. Elle remarque une nouvelle fois la longue craquelure qui défigure la peinture et se dit encore qu’il lui fallait passer un coup de pinceau sur la porte de la chambre de son fils. Elle tourne doucement la poignée et pousse le panneau de bois en silence, au moins ses gonds ne grincent pas. La mère passe discrètement la tête dans l’espace qui vient de se créer et l’observe sans se manifester. Son fils se tient là, la tête plongée sur un livre d’exercice uniquement éclairé par sa petite lampe de bureau depuis que l’ampoule qui pendait au plafond avait décidé de ne plus fonctionner. Elle entrouvre les lèvres, elle veut parler, dire son nom. Elle se ravise et aussi lentement qu’elle l’avait ouverte, referme la porte. Il ne l’avait même pas remarqué, bien trop concentré sur le fait d’apprendre à tracer correctement les caractères de l’alphabet pour cela.

De retour dans la pièce à vivre, on peut difficilement appeler ça un salon, elle se pose sur son fauteuil et soupire longuement. Son regard dérive lentement avant de s’accrocher au cadre posé sur le petit meuble de bois, comme chaque soir elle regarde pensive l’unique photo de famille qui subsiste dans cet appartement. L’image de mauvaise qualité avait été prise avec trop peu de lumière mais on pouvait tout de même distinguer un couple souriant. Le mari serrait tendrement sa femme en passant son bras par-dessus son épaule pendant que sa femme tenait la silhouette fragile de leur enfant en bas âge. On ne peut pas le voir sur la photographie mais en arrière-plan, juste derrière la famille heureuse, posé sur cette même commode se trouve une petite médaille. Ce petit objet était lourd de sens pour la femme sur le fauteuil, c’était le symbole de l’honneur de son mari, celui qui l’avait poussé une fois de plus sur un champ de bataille. Désormais il reposait à la fois sur le bureau de son fils, mais aussi dans son cœur.

Le petit garçon grandit et devient un bel adolescent et pourtant la vie ne change pas. La scène se répète, chaque jour semblant identique. La mère se trouve dans la cuisine, finissant de faire la vaisselle après un repas partagé avec son fils. C’est l’unique moment ou leurs vies rentrent vraiment en contact, le lycéen parle des choses qu’il a apprises pendant la journée et qu’il retravaillera une fois le repas terminé, la mère qui a réussi à se trouver un emploi lui décrit ses nouveaux collègues, les locaux où elle s’est installée, ses supérieurs qui gèrent d’une main de fer le travail des employés. Les deux s’écoutent, posent des questions, profitent de cet instant pour apprendre à connaitre cette personne à qui ils doivent tant de choses.

Le garçon sait que sans sa mère jamais il n’aurait été celui qu’il est aujourd’hui, et pour rien au monde il ne changerait car il voit bien la fierté dans ses yeux à chaque fois qu’il revient victorieux d’une épreuve toujours plus dure. La mère voit son fils comme une prise sur ce mur lisse qu’est la vie, le décès de son mari et la situation précaire dans laquelle elle se trouvait avec son fils à sa charge avait finit de détruire sa combativité. Mais voir ainsi le petit être devenir grand, affrontant envers et contre toutes les difficultés de son âge dans l’espoir de voir le sourire de sa mère lui avait d’abord réchauffé le coeur avant de la pousser à se relancer dans la bataille de la vie. Aujourd’hui elle le remercie comme elle le peut, avec un repas et un sourire, en espérant que ce soit assez pour lui faire comprendre.

L’adolescent se lève, remercie sa mère pour ce bon repas et comme d’habitude repart dans sa chambre. Elle l’observe, laissant la nostalgie et les souvenirs l’envahir. Qu’est-ce qu’il a grandi ces dernières années, tellement qu’elle doit lever la tête pour espérer voir son visage lorsqu’il s’approche un peu trop près. Elle le revoit changer, grandir, s’affiner, fut-il un temps où elle avait eut peur qu’il néglige son corps au profit unique de son esprit. L’adolescent avait dû choisir un sport qu’il pratiquerait régulièrement et si au début il le faisait par devoir ou obligation, ce n’était plus le cas. Le regard de la femme quitta son fils pour voyager de nouveau à travers la pièce, de nouvelles photographies étaient venues s’ajouter sur la commode. Des souvenirs heureux d’un présent récent qui avait effacé sous pour autant oublier le passé sombre.

Au milieu des quelques cadres se trouvait une coupe étincelante, la mère ne sait pas si cet objet a une réelle valeur mais à chaque fois qu’elle la voit elle ne peut s’empêcher d’être fière de son fils. La porte de la chambre de son fils se referme derrière lui, la longue craquelure est encore là mais plus pour longtemps, et elle se décide à se lever pour débarrasser la table et reprendre elle aussi son travail quotidien. Un dernier regard vers le trophée à la base duquel on pouvait lire « Trophée du tournoi inter-lycée de Séoul » et elle commença à ramasser les couverts. Fière.


Camp d'entrainement, Corée du Sud

L’humidité. Le froid. La fatigue. Chang Ho a du mal à garder une respiration régulière, chaque inspiration lui irrite un peu plus la gorge mais il doit continuer. Il sent chacun de ses muscles se tendre, l’implorer d’arrêter mais il doit continuer. Après une courte seconde d’absence il reprend sa progression et avance de nouveau à plat ventre dans la boue sous les barbelés. Il ne peut pas le voir mais il entend très clairement la voix de l’instructeur percer le silence à intervalle régulier pour exhorter un peu plus les recrues à faire plus d’effort. Chang Ho lance quelques jurons étouffés par le sol en se levant après plus de dix minutes passées à ramper, si cet homme était chargé de leur entraînement pourquoi les couvrait-il d’insultes ? Il savait avant de signer que l’armée n’était pas un lieu agréable mais il ne pensait pas être traité comme le pire des déchets.

Il relève le regard afin de voir ce que peut bien lui réserver la suite du parcours. Un long soupire s’échappe de ses lèvres alors qu’il commence à courir. Un mur de bois de plusieurs mètres de haut se dresse devant lui, parcouru par de fines fentes censées être des prises. Un tel obstacle n’est pas vraiment problématique s'il n’est précédé par un fossé qui oblige à sauter, rendant plus dure encore la réception sur le mur. Chang Ho s’élance, pose son pied d’appel et s’élance au-dessus du vide. Il arrive à s’accrocher au panneau de bois à l’aide de ses bras avant de placer ses pieds dans les prises, ainsi commence l’ascension. Mais le bois, vermoulu à cause du temps et des intempéries, n’est plus sûr et la recrue sent ses pieds glisser. Nouveau juron, le sommet n’est plus qu’à une cinquantaine de centimètres, pas question de tomber maintenant et de tout recommencer.

L’instructeur remarque bien que le jeune homme est en difficulté et commence à lui hurler dessus pour qu’il dépasse ses limites. Les bras de Chang Ho qui retiennent désormais l’intégralité de son poids commencent à trembler, ses dents se serrent. Une nouvelle recrue arrive sur le mur, il peut entendre son corps se heurter au bois. S'il reste dans cette position il risque de lui tomber dessus, il cherche ses dernières forces pour se remettre en place mais ses efforts sont inutiles. Non pas qu’il lâche finalement le mur et tombe dans la fosse mais le temps qu’il tente de se pousser à bout l’autre recrue est à son niveau. Chang Ho croise son regard, on peut lire sur son visage la même fatigue mais ses yeux eux ne semble pas prêt à abandonner, après tout ce n’est que la quatrième semaine.

Chang Ho se sent soudainement soutenu par autre chose que ses bras, c’est l’autre qui lui vient en aide, qui lui tend la main pour franchir le mur. Sans hésiter il la saisit, il doit continuer à avancer.

La journée est enfin fini, tous les gars du camp d’entraînement sont vidés de leur énergie et pourtant la cantine est bien vivante. Les instructeurs se sont retirés dans leurs quartiers, laissant aux chefs de dortoir le soin de gérer leurs camarades. Chang Ho avait réussi à finir le parcours mais il n’avait pas pu remercier celui qui lui était venu en aide et il profite de ce moment ou tout le monde est regroupé dans le même endroit pour le retrouver. Il y a quatre tables disposées les unes à côté des autres, une par dortoir afin de créer une sorte de proximité entre les membres d’une même chambrée et parfois une rivalité entre les dortoirs.

Chang Ho sait qui est celui qu’il cherche, c’est un des quatre chefs de dortoir, pas le sien. C’est un de ces gars qui est arrivé le premier jour comme une fleur devant les instructeurs et qui était désigné pour être un bouc émissaire avec sa tête d’intellectuelle, malgré sa taille. C’est un de ces gars sur lesquels tout le monde ou presque s’était trompé, un de ceux qui étaient encore capables de tenir debout à la fin de la première semaine. Un de ces gars qui avait été choisi comme chef de dortoir parce qu’ils ont une tête d’intellectuel en plus de donner l’impression d’impressionner les instructeurs aux autres gars. Un de ces gars que Chang Ho détestait mais qu’il avait appris à respecter. Un de ces gars qui était promis à un bel avenir dans l’armée.

Il s’arrêta quelques instants devant la table du troisième dortoir afin d’observer un peu plus clairement celui qui l’avait aidé. Ses yeux ne sont plus brouillés par la fatigue et l’adrénaline, tout semble plus clair. Il ne connaît pas son prénom, juste son nom : Sunwoo. Grand, large d’épaule après ces quatre semaines d’entraînement draconien et pourtant son visage est calme, de ceux que l’on imagine pas sur un champ de bataille mais plus derrière un bureau. Contrairement à ses camarades qui discutent bruyamment, il ne se lie pas à la conversation. Il mange en silence, il écoute. Son comportement dégage une impression désagréable, comme si il n’est pas humain dans le sens ou il semble tenter d’apprendre de chaque instant. Il semble totalement délaisser des choses comme le plaisir ou la détente, peut-être avait-il été formaté par ses parents afin d’être ainsi ? Chang Ho n’en sait rien mais ça ne change rien au fait qu’il doit le remercier.

Prenant une grande inspiration la recrue du premier dortoir s’avance vers la table numéro trois. Sa voix, d’abord un peu timide, finit par attirer l’attention du chef de dortoir. Chang Ho prononce quelques mots afin d’exprimer ce qu’il doit exprimer, il doit avouer avoir peur de se heurter à un masque d’indifférence. Toutes les recrues de la table se taisent, interrompant leur discussion pourtant si agitée quelques secondes plus tôt simplement pour laisser un chef de dortoir répondre. Sunwoo n’attend pas le silence pour se retourner et se poster en face de Chang Ho afin de lui tendre une main amicale. On ne peut pas dire qu’il soit en train de sourire, mais à la place du masque d’indifférence qu’attendait Chang Ho se trouve un visage serein, amical.


Ambassade coréenne, Washington DC

Un silence pesant régnait dans le grand bureau de l’ambassadeur Coréen à Washington DC uniquement habité par deux personnes. D’une part l’ambassadeur lui-même et à quelque mètre de lui, derrière un bureau nettement moins impressionnant celui que l’on pourrait appeler son secrétaire. Cependant ce serait une erreur et l’ambassadeur le sait très bien. Cela faisait près de six ans que l’impressionnante armoire à glace se trouve à ses côtés et pourtant il ne peut pas s’habituer à sa présence. Le quarantenaire remet ses lunettes en place d’un rapide geste de la main et s’autorise une pause dans la lecture de ce dossier bien trop épais. Son regard tombe comme à chaque fois sur le trentenaire absorbé par son propre travail et comme à chaque fois les souvenirs du jour de leur rencontre envahissent ses pensées.

Six ans plus tôt, alors que tout allait pour le mieux dans sa vie il reçut un message l’informant qu’on lui assignait un garde du corps. Pourquoi diable aurait-il eu besoin d’un garde du corps en territoire américain qui étaient certainement les alliés les plus fiables de la Corée du Sud en ces temps troublés. Il n’en avait aucune idée, le message parlait de risque sans vraiment en préciser la nature. L’ambassadeur avait longtemps pensé que c’était une tentative de son gouvernement d’espionner ses faits et gestes bien loin de la métropole et si tel avait été le cas refuser de recevoir cet homme aurait été une bien mauvaise entreprise. Pourquoi diable aurait-il eu besoin d’un garde du corps en territoire américain qui étaient certainement les alliés les plus fiables de la Corée du Sud en ces temps troublés.

Et quelle ombre ! À vrai dire il n’avait pas été très impressionné en lisant le dossier de cet homme, ce Sunwoo Han. C’était un simple soldat qui avait, pendant ses onze années à servir son pays dans l’armée de terre, assez peu grimpé d’échelon. Cependant il avait survécu à de nombreuses actions sur le terrain dans le cadre de la guerre contre le terrorisme de ces quinze dernières années et avait même survécu à deux ans de combat en Irak. Quelle image l’ambassadeur avait-il de cet homme après cette première lecture ? Il s’attendait à trouver une brute dénuée de toute finesse et incapable de s’adapter au microcosme que représenté l’ambassade.

Est-ce que l’histoire lui avait donné raison ? La réponse est quelque peu mitigée. Oui, Han Sunwoo était une brute à son arrivée sur le sol américain. Il était un soldat. Il agissait comme un soldat. Vivait comme un soldat. Il obéissait aux ordres qu’on lui donnait. Cependant il ressemblait presque à un jouet usé, usé tant physiquement que psychologiquement mais cela ne surprit pas l’ambassadeur. Après tout qui ne serait pas dans un pareil état après s’être battu pendant onze longues années pour son pays ? Sur ce premier point l’ambassadeur ne s’était pas trompé cependant la suite se révéla être de meilleur augure. Le retour à la civilisation et l’intégration du soldat à la vie de l’ambassade sembla révéler quelque chose qui avait été enfouit par ses années de combat. Qui remontait à la fin de sa vie de lycéen à la capitale en réalité.

L’ambassadeur fait légèrement pivoter son siège afin de pouvoir attraper sa bouteille d’eau et se désaltérer. La chaleur de l’été est étouffante et le système de ventilation semble être inefficace mais peut importe, la journée de travail est quasiment fini pour les deux hommes. Une fois sa gorge rafraîchie les souvenirs reviennent à l’assaut. La vitesse à laquelle ce soldat avait appris l’anglais, sa façon de toujours trouver comment occuper son temps, de ne jamais se laisser un instant de répit et l’étonnante facilité avec laquelle il était passé des armes aux papier. La manière dont il avait choisi de conserver un minimum d’exercice par la pratique du Taekwendo qui lui permettait aussi de garder un lien moral fort avec son pays natal…

Le flot de souvenirs de l’ambassadeur se tarit, quelque chose vient gêner sa quiétude ou plutôt il manque quelque chose à la scène. Quelque chose qui était là encore quelques secondes auparavant mais qui a disparu depuis. Un bruit. Le léger grattement du stylo de Sunwoo s’est arrêté et jamais ce stylo ne s’arrête plus de quinze secondes le soir avant la fin de sa journée de travail. L’ambassadeur oriente son siège en direction de son « secrétaire » pour comprendre ce qui peut bien causer cette anomalie. Il s’apprête à demander à haute voix de manière taquine ce qui peut bien le pousser à arrêter de travailler mais les mots restent coincé dans sa gorge.

Il voit le soldat, car c’est bien le soldat et non plus le secrétaire qui agit, à moitié levé derrière son bureau, la main sur son arme de service. Son visage fermé trahit une utilisation optimale de son ouïe. L’ambassadeur ne mérite plus un regard de sa part, seulement un mouvement de main afin de lui faire comprendre qu’il doit se cacher. La quarantenaire ne comprend ce qui se passe, l’envie de poser des questions est grande mais en six ans de service on peut compter sur les doigts d’une seule main le nombre de fois ou Sunwoo a été aussi tendu. Il se contente donc de déglutir et de se mettre à couvert derrière son bureau. Ses pensées sont en ébullition, comment quelqu’un pourrait-il venir attenter à sa vie dans l’ambassade ? Pourquoi ? Qui ? Tant de questions qui ne trouveront certainement jamais de répon…

Des bruits d’agitations se font entendre suivit de celui caractéristique d’une arme prête à faire feu. Puis viennent les premiers coups, des sons secs, légèrement étouffés, suivis du premier choc. Mais pourquoi n’a-t-il pas entendu la porte s’ouvrir avant ? D’autant plus que les gonds grincent d’une manière extrêmement désagréable. Alors pourquoi ? La curiosité est un vilain défaut dit-on en occident et dans ce genre de situation il peut vous coûter la vie mais l’ambassadeur ne peut s’empêcher de jeter un coup d’œil par-dessus son bureau.

La situation semble plutôt être sous contrôle, le soldat est debout alors que l’inconnu est à terre, maintenu au sol par un pied sur sa poitrine pendant que le canon de l’arme de Sunwoo est pointé directement vers son visage. Alors qu’est-ce qui… le sourire naissant de l’ambassadeur disparaît exactement comme la porte. Il n’en revient pas, il n’y a juste plus de porte dans le cadre de l’entrée de son bureau. Ce lourd panneau de bois ne peut pas juste avoir disparu. Son regard repasse sur son garde du corps, l’air totalement éberlué. Maintenant qu’il fait un peu plus attention à la situation le costume noir du soldat est parsemé de tache blanche en forme de main. La situation devient de plus en plus étrange, et cela, ne lui plaît pas du tout, il faut des réponses tout de suite.

Plus ou moins confiant l’ambassadeur se rapproche du duel silencieux qui semble terminé, le coupable est pris et pourtant… pourtant il sourit. Aussi soudainement qu’imprévisible la latte sur laquelle repose le second pied de Sunwoo disparaît comme si elle n’avait jamais existé. Surpris le soldat perd l’équilibre et se retrouve sur le sol en moins de temps qu’il n’en faut à l’ambassadeur pour comprendre la situation. La situation se retrouve inversée, l’inconnu surplombe le soldat et réussi l’exploit de le maintenir au sol. Il ne prête pas attention à l’ambassadeur dont les genoux tremblent comme des feuilles, il semble décidé à se débarrasser du garde du corps avant de s’en prendre au représentant coréen.

Maintenant de tout son poids le soldat au sol l’inconnu pose ses mains sur le visage du garde du corps qui fait pourtant force de tout son corps. Mais le contact avec les mains de l’agresseur stoppe net son effort qui est rapidement remplacé par un cri déchirant de douleur. L’ambassadeur terrifié est traversé par un courant électrique en entendant son second hurler ainsi. Il reprend un minimum possession de son corps et commence à glisser vers la sortie de la salle, sauver sa vie avant tout semble être la meilleure solution de faire échouer l’attaque de cet étrange inconnu. Il a juste à franchir le cadre de cette porte et tout sera réglé.

Une main se referme sur sa jambe alors qu’il tente se trouve à moins d’un mètre de la sortie. Le respectueux quarantenaire laisse échapper un juron dans sa langue natale avant de commencer à se débattre pour échapper à l’emprise de l’assassin. Et soudain, la poigne se relâche et un bruit sourd retenti à travers le bureau. Le pied de Sunwoo vient de s’envoler dans un geste improbable avant de venir s’écraser contre le visage dudit assassin qui traverse la salle pour finir par atterrir brutalement contre le bureau de l’ambassadeur. Une vague de soulagement traverse le corps du diplomate, maintenant que l’individu est sonné Sunwoo n’aura aucun mal à l’appréhender. Mais non, encore une fois le tableau est imparfait, quelque chose vient déranger cette scène qui pourrait pourtant être si classique.

L’attitude du soldat d’abord et ses cheveux ensuite. L’ambassadeur croit voir un aveugle tenter de se repérer afin de trouver son chemin et les cheveux, qui avaient toujours été noirs, sont désormais blanc comme la neige. Pour un fois depuis le début de cette incroyable scène l’ambassadeur se force à réfléchir mais il n’a pas le temps de chercher à comprendre que le soldat appuie sur la détente de son arme, trois fois. L’assaillant qui n’avait toujours pas repris ses esprits se retrouve avec trois trous dans le corps et un affreux sourire figé sur le visage.


QG de la Secret Agency Department, Laurel City

« Nous avons ici une lettre de vos supérieurs qui supportent pleinement votre intégration à notre agence » l’homme prend un temps de pause pour laisser à sa recrue le temps de vérifier l’authenticité du document « Vos capacités pourraient nous être très utiles et je suis sûr que vous comprenez les enjeux depuis votre « incident». C’est une vraie chance que nos chercheurs aient réussi à mettre au point ces lunettes. »

« Ne pensez pas que ma gratitude soit un lien qui me pousse à accepter votre offre. » la voix atone du coréen est autant dénuée d’accent que d’émotion « Quel serait mon rôle ? »

L’homme en costume laisse apparaitre un grand sourire en voyant qu’il a réussi à ferrer son poisson avant de sortir de son attaché caisse une série de documents.

« Et bien voyez-vous, nous aurions besoin de quelqu’un pour maintenir l’ordre. Vous seriez… »

La conversation s'anime, les paroles s'échangent de plus en plus naturellement et avant même de signer officiellement son entrée dans cette organisation l'agent No commence à étudier celui qui se trouve devant lui. Le premier d'une longue liste.



Toi, derrière ton écran

❝ Pseudo : Jojo (ouais c'est encore moi)
❝ Âge : 18 ans
❝ Avatar : Arima Kishou - Tokyo Ghoul
❝ Passions & Hobbies : Le rp et les jeux vidéos :D
❝ Découverte du forum : Le grammar Nazi, mais c'était y'a longtemps
❝ Un petit mot pour la fin : CE PERSO A TUE **** (no spoil please)




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❝ POINTS : 815

MessageSujet: Re: Aussi solitaire que Han Solo [pun intended] Dim 29 Mai - 16:54

tu es validée !


Tu es dès à présent un S.A.D au niveau 26. Tu peux maintenant disposer de ton costume, ton arme et ton gadget !

Tu peux tout d'abord venir nous dire ton don et ton métier ainsi que réserver ton avatar.

Ensuite, tu pourras créer ton journal et commencer à gagner de l'expérience en participant activement au forum. Si tu veux faire des rencontres totalement imprévues tu peux également t'inscrire dans la random roulette!
Si tu as une question, n'hésite pas à nous en faire part, le staff est là pour t'aider au mieux et pour t'aiguiller vers la bonne voie.
Bonne chance dans la ville des héros!

_________________

Je suis le Papa des meilleurs poussins de l'univers! *-*
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Aussi solitaire que Han Solo [pun intended]

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