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Shatterdome || Mary ♥

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MessageSujet: Shatterdome || Mary ♥ Ven 24 Oct - 1:10


Shatterdome
Feat. Mary ♥
Bordel de… Là, ouai, il souffrait pas mal. Beaucoup, en fait. Beaucoup trop. Pourtant, des gamelles et des sales coups, il s’en était pris dans sa vie, mais là, les projectiles s’étaient sacrement bien logés, les enflures. Son souffle était irrégulier et sa vision, déjà, commençait à se troubler. Ne pas paniquer. Surtout, ne pas paniquer. Ça n’aurait servi à rien à part aggraver les choses. Mais comment faire pour se sortir de ce mauvais pas ? Il n’en savait rien. Il était seul et pour la première fois depuis longtemps, il avait peur. De disparaitre comme ça, que son cœur s’arrête sans qu’il ne puisse rien faire contre.

André luttait comme il le pouvait, de toutes ses forces, contre le mal qui le rongeait depuis l’intérieur. Il avait voulu enquêter sur la disparition de sa collègue – alors qu’on le lui avait interdit – sur son temps libre, discrètement. Pour se faire, il s’était rendu directement dans les bas quartiers et avait revêtit sa peau de loup, bien plus utile dans ce genre de situation. Son plan avait de l’idée et avait même plutôt bien fonctionné, au début. Il avait même crut sentir une trace, une odeur furtive de sa camarade.

Seulement, il n’était pas non plus sans savoir que l’on faisait souvent des mauvaises rencontres, ici-bas. Et c’est ce qui lui était arrivé, précisément. Il n’avait pas manqué de prudence, il avait juste été malchanceux, voilà tout. Sur trois tueurs, deux étaient maintenant morts et le troisième courrait toujours, probablement avec une profonde morsure à la jambe. C’était la seule chose que le flic animal avait réussi à lui infliger avant qu’il ne sorte un mini-gun de sa manche pour lui tirer dessus à deux reprises, lui faisant lâcher son étreinte incisive. Le loup avançait péniblement, se demandant comment il pouvait survivre dans un tel contexte.

Il essayait de garder son self-control, mais c’était difficile dans un cas pareil, surtout lorsqu’il avait envie de vivre, enfin. Après dix-sept ans passés à se croire au-dessus de tout le monde et à n’avoir que faire de la vie, il se retrouvait à vingt ans avec des blessures mortelles, priant pour qu’elles ne le soient pas vraiment. Il ne s’y connaissait pas trop ne anatomie mais les signaux vitaux que lui envoyait son entière unité ne faisaient rien pour le rassurer. Il souffla, difficilement. Il sentait ses poumons se remplir de sang. Et merde.

André déglutit, poussant seulement un gémissement typiquement lupin qui résonna dans la ruelle ou il venait de se coucher sur le flanc, par la force des choses. Il n’avait pas osé se retransformer en homme, de risque de faire se déplacer les balles dans sa chaire – c’aurait été encore pire, comme résultat. Oui, mais, et maintenant ? Il faisait nuit, il faisait froid. Il était seul. Et surtout, il avait peur.

Pour se tenir éveillé le plus possible, il se mit à visualiser tous les visages des personnes qui avaient comptées pour lui, que ce fut-ce avant ou présentement. Mais l’un ressorti du lot.

« …Mary. »

Et s’il ne la revoyait jamais plus ?

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MessageSujet: Re: Shatterdome || Mary ♥ Ven 24 Oct - 12:27


« Shatterdome »André & Mary ♥


Il commençait à se faire tard. Mary, bonne poire, avait fini son service puis, pour donner un coup de main au patron, l'avait aidé à ranger, nettoyer, et décharger la livraison du soir pour le lendemain matin. Mais, comme le patron est un gars bien, qui prend un peu Mary pour sa gamine -Faut dire que niveau âge ça colle-, il lui donna un petit « plus » de mano à mano. Ravi, elle se disait qu'elle pourrait l'utiliser pour se prendre un peu plus de bouffe ce mois-ci, voir peut-être changer certaines de ses fringues qui souffraient du temps mais aussi des essais de Mary pour les rafistoler. Bref. Elle le remercia, prit ses affaires puis s'en alla, un peu apaisée, comme à chaque fois après une grosse journée de boulot. Il commençait à faire frais, et le soleil était couché depuis peu. Elle enfila son manteau, s'alluma une clope puis, redressant son sac sur son épaule, prit un petit détour pour se promener, comme elle aimait le faire de temps en temps.

Une semaine environs s'était écoulée depuis qu'elle était repartit de chez André. Bien qu'elle restait encore sur ses gardes depuis l'appel de l’hôpital où était son père, elle refusait de s'empêcher de vivre. Bien sûr, inconsciemment, il lui arrivait de regarder les visages qu'elle croissait dans la rue, comme si elle était terrifiée de tomber sur lui « par hasard ». Mais non. Alors, petit à petit, elle avait reprit sa vie. Elle allait en cours, elle bossait, elle galérait car ses revenus et ses petites économies restaient assez faibles mais elle vivait par elle-même, sans drogue, sans client et prostitution. C'était calme et, au fond, elle adorait ce genre de vie plus simple. Mais malgré cela … Elle restait un peu amère de sa situation vis-à-vis d'André. Elle venait et allait dans sa vie, parfois presque comme une ombre et elle s'en voulait.

Évidemment, elle n'est pas dénuée de sentiments. Bien sûr qu'elle s'en voulait d'agir ainsi, que ça la blessait à chaque fois qu'elle le croisait et qu'elle l'ignorait volontairement. Et bien sûr, elle n'avait pas le droit de se plaindre parce qu'elle était la seule à agir comme ça, là où André lui pardonnait à chaque fois, lui ouvrant ses bras et son cœur à chaque fois. Elle en parlait parfois, avec Brooke notamment qui se faisait une « joie » de la pousser au cul et à officialiser sa relation avec cet idiot. Mais elle n'y arrivait pas. Brooke, elle, savait toutes les angoisses qu'a Mary … Cette angoisse liée en partie à son passé houleux qu'elle essaye tant bien que mal d'assumer, mais surtout … Cette peur sourde de voir un jour son couple volée en éclat comme celui de ses parents. Qu'elle replonge, qu'elle lui fasse du mal, qu'elle ne deviennent qu'une loque qui finira par mourir aussi bêtement que la façon dont elle a vécu.

Mary n'était pas comme sa mère ; sa mère avait abandonnée, elle avait abandonnée avant même l'arrivée de Mary. Elle se laissait mourir, ronger par la drogue et l'alcool, ignorant les appels de la vie et de sa famille, qu'elle a détruite en même temps que de mourir. Mais elle avait peur. Peur car l'image de sa mère la suivait comme son ombre, que ces menaces résonnaient encore en elle. « Tu finiras comme moi, ma petite ». Quel genre de mère dirait cela à sa fille ? Bien qu'elle est encore très loin d'être maman, Mary trouve cela révoltant et dégoûtant. Mais elle restait dans sa peur de le blesser, et pour cela … Elle le blessait. C'est un cercle-vicieux dont elle n'arrive pas à sortir, qui la ronge plus qu'elle ne veut l'admettre, mais c'est ainsi. Elle a fait son choix et, que ce choix soit stupide ou même con, elle le suit.

Sans s'en rendre compte, elle se retrouva dans la Ville Basse, elle qui vivait désormais dans les Vieux Quartiers ; la grosse technologie, au sein d'une ville, c'était pas son truc, et surtout financièrement les Vieux Quartiers sont plus abordables pour elle. Puis, alors qu'elle allait couper par une ruelle pour reprendre sa route, elle sentit comme une grosse vague de douleur qui la figea sur place, et qui lui fit même mettre un genou à terre. Comme privée d'énergie, elle serra la main sur son torse au niveau du cœur, comme pour vérifier que tout allait bien. Elle prit conscience que cette sensation ne venait pas d'elle, mais d'ailleurs … Et au vu de la violence de la douleur, soit la personne n'était pas loin, soit elle souffrait. Énormément. Prise d'une soudaine angoisse, et sans réfléchir, elle se mit en quête de trouver cette personne, se fiant à la sensation de douleur qui devenait plus ou moins intense en fonction de là où elle se trouvait.

Soudain, elle tombe dans une ruelle sombre, peu éclairée mais suffisamment pour voir qu'une forme s'y trouve. Prudente, elle approche pas à pas, plissant des yeux pour mieux voir. Au début, elle pensa à un chien assez gros, pas assez pour l'inquiéter ou l'intriguer plus que ça. Mais lorsqu'elle se trouva à quelques mètres de lui, son visage devient blanc, et ses yeux prirent l'éclat d'une angoisse morbide. Un … Loup. Sans même se poser de question, elle savait pourquoi un loup se trouvait ici, et surtout … Qui il était vraiment. Sans même réfléchir, elle se mit à courir les quelques mètres qui la séparait de la créature, puis elle s'affala à genoux devant lui, prenant le visage du loup dans ses mains tremblantes.

« Mais qu'est ce que tu fous ici ?! Mais … »

Elle jeta un œil vers sa fourrure. Taché de rouge. Son visage, déjà blanc, prenait une teinte encore plus délavée, et elle semblait au bord du pétage de câble ou de l'évanouissement. Couché sur son flanc, les blessures sont plus que visible, et elles sont surtout vraiment pas belle à avoir. Quittant temporairement de sa main le visage d'André, elle s'approche de son flanc et, avec beaucoup de gestes délicats et bien calculés, elle inspecte ses blessures. Des balles. Dans sa tête résonnent milles questions ; Qu'est-ce qu'il fichait ici, pourquoi des balles, pourquoi était-il en loup, seul, en pleine nuit et alors qu'il faisait si froid ? Revenant vers sa tête, elle caresse la fourrure de son amant, avec tendresse, alors que sa voix était à la fois froide et qui claque dans le silence de la ruelle, traduisant son immense inquiétude qu'elle n'arrive pas à exprimer.

« … T'es vraiment un con. Je suis pas là pendant une semaine … Et tu te fous dans des situations aussi merdiques … T'es … T'es complètement inconscient. »

Elle aurait préféré lui demander si ça allait, qu'elle s'excuse de l'avoir encore laisser, qu'elle l'aimait bordel, mais elle n'arrivait pas, elle angoisse trop pour ça. De plus, elle avait vu pourquoi il était ici, son idée « brillante » et cette histoire de coéquipière disparue. Elle aimait pas beaucoup l'image de cette nana, mais au vu de la situation, elle ne va pas lui faire une crise de jalousie maintenant. Prenant son téléphone de l'autre main, elle passa un appel au pompier, les pressant et leur expliquant -Avec un ton méchant et très énervé- la situation. Elle raccrocha, mit son portable dans sa poche, mit son manteau sur lui, puis pose cette main sur l'équivalent du crâne du jeune homme.

« Ils vont arriver très vite. Ne t'endors pas, surtout, il faut que tu restes éveillé. Je … J'ai senti ta douleur, c'est comme ça que je t'ai trouvé. Et je sais pourquoi t'es là. Mais t'es vraiment con de faire ça seul … Ne recommence pas, plus jamais. Idiot. »

C'était sa façon de lui dire qu'elle s'inquiétait et qu'elle l'aimait ; maladroite mais au fond un peu touchante.

Tenue :
- Manteau
- Tee-shirt & jean
- Chaussures

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MessageSujet: Re: Shatterdome || Mary ♥ Sam 25 Oct - 19:31

 
   
Shatterdome
Feat. Mary ♥
Jamais il n’aurait pensé voir Mary débouler de nulle part à sa rescousse. Cette fille était tellement étonnante. Pourtant, il aurait préféré qu’elle ne le voit pas ainsi, pas dans cet état de faiblesse. Il se faisait honte et s’en voulait, même si ce n’était clairement pas le moment pour ce genre de ressentit mal placé, bien entendu. Son souffle était de plus en plus difficile et lui faisait ressentir des douleurs extrêmes partout dans le corps. Effet domino, plus ça allait et plus les choses devenaient ingérables. Il espérait simplement que, dans l’hypothèse où il lui arrive quelque chose, Maryline ne culpabiliserait pas. Il ne voulait pas de ça. Non, au contraire. Il l’aimait tellement plus que sa propre vie que ça l’aurait peiné de la savoir à l’envers à cause de sa disparition. André était ce genre de personne paradoxal, privilégiant les autres avant lui-même, même dans ce genre de cas pour le moins glauque.

A moins que ce ne fut-ce là un effet secondaire de la perte importante de sang qu’il était contraint de supporter bien malgré lui à présent.

« …Excuses-moi, trésor. » dit-il, la voix rendue encore plus rauque par l’épuisement de survie.

Les mains de celle qu’il aimait, sur son pelage et sa tête, le maintenait éveillé. Elle était sa bonne raison de rester en vie, il devait ‘simplement’ se maintenant dans un état plus ou moins stable en attendant les secours que l’Owens avait appelés. Plus facile à dire qu’à faire. L’esprit allait devoir batailler contre le corps, ce qui n’était pas toujours une bataille gagné d’avance pour l’un ou l’autre des deux camps. C’était là une mise en application pure et dure de l’expression ‘pile ou face’. On ne pouvait pas prévoir de quel côté la pièce allait tomber. André était présentement en équilibre sur un fil tendu entre la vie d’un côté et la mort de l’autre. Son objectif premier allait d’être de tenir le coup.

Mais plus que sa survie, un autre détail lui revint alors en tête, lui faisant redresser la tête vers Mary, en dépit de sa vision trouble.

« Va te cacher, le type qui m’a fait ça est peut-être toujours dans les par- »

Il toussa violemment, secouant son corps lupin de soubresauts qui injectèrent encore plus de force à la douleur déjà bien présente. Son crâne retomba sur le sol et un gémissement de mal-être passa ses canines. Il ne voulait pas mettre Mary en danger, aussi la perspective de penser que son adversaire pouvait revenir sur ses pas – avec dans le pire des cas des renforts – ne le rassurait absolument pas. Ses yeux menaçaient de se fermer d’une seconde à l’autre, il faisait de son mieux, luttant de toutes ses faibles forces en présence pour ne pas céder à un repos séducteur mais qui, en réalité n’était rien d’autre qu’une illusion de la doucereuse Faucheuse.

« … Je t’aime. »

Au moins, se disait-il, s’il parvenait à lui faire passer ce message entre deux inspirations difficiles, il n’aurait aucun regret pour la suite des évènements. Mais tout de même, il ne voulait pas que les choses se terminent de la sorte. Se maintenir. Ne pas flancher. Se tenir éveillé. Il le fallait. Il le devait. Il en crevait d’envie.
   
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MessageSujet: Re: Shatterdome || Mary ♥ Dim 26 Oct - 16:03


« Shatterdome »André & Mary ♥


« …Excuses-moi, trésor. »

En temps normal, Mary aurait soit fuit -Comme elle le fait la plupart du temps-, soit elle aurait rougit jusqu'aux racines de ses cheveux noirs de jais. Mais là, non. Au mieux cela lui décrochait une légère grimace et au pire cela emplissait ses yeux d'une grande et froide tristesse. Et oui. Dans un moment pareil, alors qu'il pissait le sang et que son souffle se faisait de plus en plus grave, il s'excusait. S'il n'allait pas si mal, Mary lui aurait foutu quelques claques. Mais là, elle continue à lui caresser le sommet du crâne dans un silence presque religieux, entre-coupé uniquement par les soufflements rauques d'André. Elle ne savait pas quoi lui dire, comment le rassurer. Elle n'arrive simplement pas à passer outre cette phrase, qui lui mâche le cœur à coup de dents bien pointues.

Parce qu'au fond, elle avait peur. Peur qu'André ne survive pas, peur de se retrouver seule, et surtout peur de se rendre compte qu'elle avait agit jusque-là comme une conne, et qu'elle regretterait toute sa vie ne pas être restée près de lui, sans s'enfuir tout les quatre matins sous l'angoisse de voir son couple être réduit à néant par sa faute. Elle s'inquiétait, et son cœur faisait un bruit monstrueux dans ses oreilles, comme s'il allait exploser dans les minutes qui suivent. L'angoisse qui parcourrait sa peau la faisait frisonner, mais elle essaye, tant bien que mal de se contrôler, de se focaliser sur ce que ressent André, là, maintenant, tout de suite. Comme une tentative -vaine malheureusement- de soulager sa douleur et de la partager avec lui. Qu'il ne se sente pas seule, jamais, alors que son cœur s'affaiblissait de plus en plus ; elle le sent, elle l'entend dans sa tête.

Alors qu'elle posait de nouveau sa main au niveau de son cœur, André redresse sa tête dans un effort qui lui semblait sur-humain

« Va te cacher, le type qui m’a fait ça est peut-être toujours dans les par- »

Une toux subite et violente l'empêchant de continuer, Mary le regardait avec les yeux empli d'une angoisse sourde. Fait chier. Alors même qu'il est mourant, il continuait à penser à elle. Comme ça, naturellement. Posant de nouveau sa main sur son crâne, elle dit d'une voix dure et maternelle

« Arrête de parler, économise tes forces. Faut que tu restes éveillé, et si tu parles, tu vas te fatiguer inutilement. »

Elle souffle, regardant à droite et à gauche.

« … Si ça peut te rassurer, en arrivant dans les ruelles je n'ai croisé personne, et j'ai rien ressenti de particulier. Je pense que ça fait un moment qu'il a détalé … De toute façon te préoccupe pas de moi. »

Tout en parlant, elle regardait ses plaies, qui continuaient de saigner abondamment. Merde. Si elle n'essaye pas de faire un peu pression dessus, il finira par se vider de son sang avant que les secours n'arrivent. Sans même réfléchir, elle retire son tee-shirt, se retrouvant en débardeur léger, puis utilisant un vieux mouchoir en tissu qu'elle avait dans ses poches, elle les roule en boule, puis le pose sur les plaies. D'une voix toujours aussi dure, elle dit à André, le regardant dans les yeux

« Je vais devoir appuyer, ça risque de te faire mal, mais faut que j'arrête le sang de couler sinon tu vas jamais tenir jusqu'à l'arrivée des secours. Si tu as trop mal, grogne, d'accord ? »

Alors qu'elle commença à appuyer, elle entendit André dire d'une voix faible

« … Je t’aime. »

Mary crisse les dents. Retenant la boule qui montait dans sa gorge et qui rendait petit à petit ses yeux humides, elle dit d'une voix effacée et froide

« … Idiot. Arrête de parler comme si tu allais mourir, t'as pas intérêt sinon j'te le pardonnerais jamais. Alors tais-toi, et garde tes forces pour rester éveiller. »

Son ton était dur et cassant, mais c'est sa manière à elle de lui montrer qu'elle s'en fait pour lui, vraiment. Elle qui, de nature, semblait peu intéressée et qui restait toujours très calme, montrait aujourd'hui un visage animé par l'angoisse et l'inquiétude. Et peu de personnes ont un jour vu ce genre d'expression sur le visage de Mary. Elle continue a appuyer, mesurant sa force en fonction de la douleur d'André. Les minutes semblaient longues, et le temps se figeait dans cette petit ruelle sombre.

Puis, un bruit de pneus crissant le pavé, des grosses lumières qui se rapprochaient petit à petit. Mary ne pu retenir un soupir de soulagement. Regardant de temps à autre André, elle se dit qu'ils allaient réussir à le sauver. Lorsqu'elle vit les pompiers descendre du camion, elle les interpella en criant assez fort pour qu'ils puissent les repérer dans la ruelle. Lorsqu'ils s'approchèrent, elle dit d'une voix toujours aussi cassante

« Dépêchez-vous, il a perdu déjà beaucoup de sang. »

Sauf qu'elle oubliait un petit détail … L'apparence de loup d'André.

HS :
Je te laisse voir pour la suite avec les pompiers (comme ce qu'on avait dit en privé, héhé) <3
(Sinon je trouvais que la réponse serait trop longue é_è)

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MessageSujet: Re: Shatterdome || Mary ♥ Lun 27 Oct - 1:14


   
Shatterdome
Feat. Mary ♥
C’était là que l’on voyait précisément qu’André avait incroyablement évolué depuis son enveloppe de mafioso insensible et incapable de la moindre expression de gentillesse, tout juste bon à tuer sur commande comme un rottweiler bien dressé. Aujourd’hui, la première chose qui lui importait, c’était la sécurité de Maryline avant la sienne, quand bien même monsieur le génie se retrouvait maintenant aux portes d’une mort certaine.

Le reste, ce n’était que du superflu. Il se raccrochait à ce qu’il pouvait pour se tenir conscient et éveillé. Bordel, Fenrir n’aurait pas été super fier de lui de le voir ainsi. De temps à autres, l’absence de la créature mythologique se faisait cruellement ressentir, comme maintenant. Lui n’aurait jamais cédé face à ce genre de blessures et aurait pu conduire le corps du Russianov à l’hôpital rapidement, plutôt que de rester couché à même le sol sale de la ruelle.

Mais avec des ‘et si’, on referait le monde, n’est-ce pas ?
Pour l’heure, il n’y avait bien que l’Owens comme soutien pour Loukas et il se savait. A ce titre, il refusait de laisser peser sur elle trop de responsabilité. Il s’était mis tout seul dans cette situation, il allait assumer, point. Même si elle le maintenait conscient, elle n’avait pas à porter toute la charge du contexte sur elle ; non, absolument pas. André refusait cela. Mais il n’ajouta rien de plus, comprenant bien le sens caché derrière les paroles presque acerbes de Candice – même si, avouons-le, il aurait peut-être préféré un ton un peu plus délicat. Il devait garder ses forces, elle avait raison, mais ça le démangeait de ne pas pouvoir faire plus hormis gémir comme le loup blessé qu’il était.

Il émit un pseudo-grognement étouffé par une coulée de sang dans sa trachée lorsque sa douce chérie fit compresse sur la plaie, empêchant l’hémorragie de trop s’étendre. Il parvenait à sentir l’angoisse de Mary, les phéromones que son corps produisait et que sa partie animale parvenait à identifier tout naturellement. C’était à la fois angoissant et assez rassurant. Il savait qu’il comptait pour quelqu’un, au moins. Il expira difficilement, encore. Il devait s’accrocher. Ou il ferait pleurer la femme qu’il aimait et ça, c’était tout simplement hors de question. Jamais il ne voudrait une chose pareille. Déjà lorsqu’il lui arrivait de la voir avec une petite chute de moral, ça lui fendait le cœur – surtout depuis qu’il avait pleinement admis qu’il était amoureux d’elle – mais alors le niveau au-dessus… n’en parlons même pas.

Malgré tous ses efforts, il sentait son cœur qui commençait à fatiguer, comme s’il avait couru un marathon voir deux à la suite.

Son corps demandait du repos bien mérité mais il ne pouvait pas le lui offrir, pas maintenant. L’envie n’en était pourtant pas moins présente en dépit de cela.

Et puis, des lueurs de plusieurs couleurs vinrent bousculer l’obscurité environnante. Les secours arrivaient enfin. Ce n’était pas trop tôt, les sens d’André commençaient eux aussi à s’engourdir. Il n’entendit pas distinctement ce que leur avait dit Mary, mais la dernière pensée réellement consciente et intelligente qu’il eut fut de se dire qu’en forme de loup, il ne risquait pas d’aller bien loin. Alors, dans un autre ultime effort, Loukas reprit forme humain – sous l’œil médusé de certains sauveteurs qui ne paraissaient pas être habitués à ce genre de cas un poil particulier. Seulement, comme si il avait pensé, le changement de corps avait fait s’enfoncer un peu plus les balles dans ses viscères et il vomit aussitôt un atroce mélange de bile acide et de sang mélangé directement sur le trottoir.

On l’enveloppa dans une couverture chauffante – plus pour préserver son intimité et sa pudeur que pour réellement le réchauffer – et il fut brancardé jusqu’au camion qui fila directement à l’hôpital le plus proche. André perdit pleinement conscience alors qu’on lui piquait la veine du bras gauche avec une poche de liquide adapté à ce genre de cas. Pendant ce temps, les urgentistes le branchaient de partout, pour vérifier sa tension et son rythme cardiaque – qui était en totale chute libre, soi-dit en passant.

Lorsqu’il reprit connaissance – il ne savait pas combien d’heures après -, il fut au oins soulagé de se sentir… vivant. Enfin, il avait mal, ce qui devait donc être bon signe, non ? Sans parler masochisme, ça avait tout de même un côté plaisant de sentir l’odeur forte de l’alcool à désinfecter partout autour de soi. Par contre, il avait un mal de crâne de tous les diables. On ne pouvait pas tout avoir, faut croire.

« …Gnh. » gémit-il quelque peu.

   
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MessageSujet: Re: Shatterdome || Mary ♥ Mar 28 Oct - 0:28


« Shatterdome »André & Mary ♥


« Dépêchez-vous, il a perdu déjà beaucoup de sang.

Euh, mademoiselle … »

Poussant un long soupir exaspérée, elle se tourne vers eux, le regard assassin et qui signifie clairement qu'il n'y a pas de temps à perdre. Sa voix, tranchante comme un rasoir, fusait d'un coup

« Oui, quoi ?!

C'est … C'est un loup.

Et alors ?! Me dites pas que vous avez jamais vu des gens sortant de la Heroe's !

… C'est peut-être un vétérinaire qu'il fallait appeler, non ? »

Alors que Mary allait pour se relever et le choper par le col, elle sentit un mouvement au niveau d'André. Elle tourne la tête et, subitement, le jeune homme est revenu sous ses traits humains. Elle soupire, avant de grimacer lorsqu'elle le vit vomir de la bile … Et du sang. Elle pose sa main sur son front et, le couchant sur le côté pour qu'il ne s'étouffe pas, elle aboie auprès des pompiers avec aucune délicatesse

« Magnez-vous, merde, ses blessures se sont aggravés avec vos conneries ! »

Alors que les deux hommes couraient vers leur camion, Mary essayait de maintenir André éveillé comme elle le peut, en frottant la couverture chauffante, qu'ils avaient posé au préalable sur lui. Ils reviennent avec un brancard et Mary se décale sur le côté pour les laisser travailler. Ramassant ses affaires à la hâte, elle les suit de près, ne lâchant jamais André des yeux, comme rongée par l'angoisse et l'inquiétude. Sans un mot, elle monte à l'arrière du camion et s'assit à la place des accompagnants pour éviter de gêner les deux hommes qui tentaient tant bien que mal de le stabiliser. De son œil vert, elle vit André perdre connaissance subitement, mais ses constantes restaient proche de la norme sans trop de variations, aussi elle se passe la main sur son visage tiré avant de concentrer son regard de nouveau sur lui.

■■■■■■


La nuit fut affreusement longue pour elle.
A peine arrivée à l’hôpital, il fût prit en charge par des médecins et une infirmière s'occupa de son enregistrement sur le registre des malades de l'établissement. Derrière, Mary les suivait, sans trop oser s'interposer ; maintenant c'était à eux de faire le nécessaire pour sauver André, elle ne pouvait plus rien de plus, si ce n'était … Attendre. Attendre encore et toujours. L'infirmière, comme touchée de voir Mary rester planter là au milieu de l’accueil de l’hôpital, s'approcha d'elle doucement puis lui expliqua qu'elle pouvait rester dans la salle « d'attente », le temps que son ami ressorte de la salle d'opération. Elle lui montra également où se trouvait la machine si jamais elle avait faim ou soif, et Mary, qui avait bien besoin à ce moment-là d'un acte de gentillesse, la remercia du fond du cœur. Alors qu'elle se dirigeait vers les sièges, la dame l'interpella gentiment

« Dites, mademoiselle … Vous êtes de la famille du patient ? »

Mary laissa un moment le silence s'installer, avant de dire avec un sourire un peu triste

« Je suis sa petite amie. »

■■■■■■


Les heures passaient. Après presque un paquet de clopes et cinq ou six chocolat, un stress monstre accentué par les discussions des infirmières qui se demandaient si « Le garçon avec ses balles » allait s'en sortir, un médecin vint vers Mary, le visage fatigué mais souriant, preuve d'une bonne nouvelle imminente. Il lui expliqua qu'André était hors de danger, que les balles avaient bien été retirées de son corps et qu'avec des soins, du repos et du temps il s'en sortirait sans de séquelles majeures. A ce moment là, Mary sentit la boule dans sa gorge explosée et elle ne pu retenir quelques larmes de joie, qu'elle tentait de cacher sans succès. Elle le remercia plusieurs fois, et le médecin lui annonça qu'elle pouvait lui tenir compagnie le temps qu'il se réveille. Ramassant ses affaires, elle le suivit jusqu'à la chambre d'André qui dormait à poings fermés, à cause de la fatigue mais aussi de l’anesthésie.

■■■■■■


Le matin pointe son nez. Alors que Mary avait essayé de rester éveillée toute la nuit, marchant dans la chambre d'André, ne sortant qu'après avoir appelé une infirmière le temps qu'elle aille se chercher quelque chose à boire, elle céda environs une vingtaine de minutes plus tôt à la fatigue. Sa nuit blanche, l'inquiétude et la peur l'avait affaibli.

« …Gnh. »

Ce gémissement réveilla Mary, qui se redresse d'un coup. Elle était assise sur une chaise près du lit, sa main droite tenant celle d'André fermement, et son bras gauche lui servait d'oreiller quelques minutes plus tôt. Elle approche sa chaise un peu plus et, regardant le visage d'André, elle le vit se réveiller un peu, bien qu'il semble toujours dans le gaze. Elle ne pu retenir un sourire franc et spontané en voyant ses yeux s'ouvrir. Elle soupire, un soupire de soulagement. Enfin. Il s'en était sortit.

« … Ça y est, tu es réveillé ? »

Laissant un blanc suite à cette phrase, elle rajoute rapidement

« Les médecins m'ont dit que tu vas t'en remettre, et normalement tu n'auras pas trop de séquelles, en tout cas aucune séquelle importante. »

Sa main tient toujours celle d'André, mais elle n'y fait pas vraiment attention. Jetant un œil vers une des fenêtres, de laquelle elle voyait le soleil se lever, elle continue avec une voix plus sombre, moins légère

« Écoute … Je sais pourquoi tu étais là-bas. J'ai vu l'histoire avec ta coéquipière. Je comprend que tu t'inquiètes pour elle, mais si un jour tu veux de nouveau faire un truc aussi dangereux et con … Ne le fait pas seul. »

Elle appuie son regard, fixant André droit dans les yeux.

« Plus jamais. »

Son visage reste toujours aussi fatigué de sa très courte nuit, et même un sourire semblait lui coûter un effort terrible. Elle pose sa tête sur sa main gauche, le bras posé en équerre, cette dernière jouant le rôle de « porte-tête ».

« … T'as eu du bol de t'en sortir. Si personne ne t'avait trouvé … »

Elle déglutit difficilement, comme si quelque chose était coincé.

« … Alors fais attention. Vouloir protéger les gens, c'est bien, mais faire attention à sa propre vie, c'est important. Si tu disparais, tu n'aideras personne, crois-moi. Bon … Comment tu te sens ? »

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Dernière édition par Marilyne C. Owens le Mar 28 Oct - 13:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Shatterdome || Mary ♥ Mar 28 Oct - 11:18


   
Shatterdome
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Le noir, l’angoisse, le froid, la solitude. C’était à peu près ce qu’avait ressenti André alors qu’il avait fermé les yeux dans l’ambulance, ne sachant pas trop ce qui l’attendait au bout du voyage ; la vie ou la mort. On aurait pas dit comme ça, rien qu’ne le voyant, mais s’il y avait bien une chose qui terrorisait le métis, c’était ça, ne pas s’en sortir. Y rester. Et ça lui collait aux baskets depuis des années maintenant. Depuis qu’il avait vu sa mère mourir, en fait, si l’on voulait remonter la chronologie exacte. Parce que même s’il avait fait mine, parfois – et avait été jusqu’à ressentir- de ne plus vouloir exister, au fond, il s’accrochait à la vie comme une bactérie le ferait sur un environnement sain pour assurer sa survie. Il avait besoin de vivre, aujourd’hui plus que jamais, d’ailleurs.

Il ne voulait plus jamais détourner le regard, plus jamais faire comme si de rien n’était lorsque ses proches étaient en danger. André voulait s’accrocher, se stabiliser une bonne fois pour toute. Il avait déjà entamé le processus et n’était pas trop insatisfait du résultat actuel mais le Russianov n’était pas dupe pour un sou, il savait bien qu’un très très long chemin lui restait encore à parcourir. Et s’il pouvait ne pas le faire toute seul, il apprécierait très certainement d’autant plus. C’était également en cela que Mary était essentielle à sa vie, en plus du fait qu’il en demeurait très amoureux. Mais ceci, il espérait qu’elle avait pu le comprendre auparavant, grâce à son pouvoir d’empathie. Sur ce coup, l’expatrié avait été un peu lâche et n'avait pas souhaité s’exprimer en face à face, ne sachant trop quels mots choisir. Solution de facilité. Il l’avait regretté en se pensant mourant, une poignée d’heures auparavant.

Mais il avait survécu. Bien sûr, il ignorait pas mal de choses concernant la partie de sa vie ou il avait été inconscient mais entre le travail acharné des médecins pour suturer les plaies et la visite inopinée et discrète de Fenrir pour lui passer un peu de force pour lutter contre les démons de mort, André avait finalement pu s’en sortir. Ouai, aucun doute, maintenant, personne ne le laisserait clamser aussi facilement. Il était très bien entouré, que ce soit dans ce monde ou les autres, apparemment. Parfois l’inconscience est une belle chose. Mais là n’est pas l’actuelle question à se poser.

Lorsqu’il ouvrit les paupières, André dû refermer les yeux une premières fois à cause de la lumière qui agressait ses iris. S’adaptant vite à la luminosité globale, il retrouva bien vite peu à peu des sensations dans tout le corps. La douleur n’était pas encore présente sur ses cordes lancinantes mais ça ne le perturbait pas plus que cela, à vrai dire. Au contraire. Finalement, souffrir ne lui était pas si plaisant que cela. Et puis il réalisa qu’il avait bien mieux, à proximité. Maryline. Sa simple présence suffisait à apaisé l’homme-loup. Comme une ligne dans le sable, elle suffisait à son esprit pour s’apaiser totalement, si ce n’était pas déjà le cas. Il savait maintenant que tout allait aller pour le mieux. Et puis il réalisa sa main dans la sienne. Sourire, André serra un peu la prise à son tour, ans la lâcher du regard.

Malgré tout, il ressentit clairement le mécontentement latent que ressentait sa petite-amie vis-à-vis de son comportement d’hier soir. Il aurait voulu s’excuser mais au fond… à quoi bon ? Ça n’aurait pas effacé les évènements ni rien d’autre du même genre. Loukas se devait d’assumer ses actes et les conséquences qui en découlaient. De toute manière, il ne comptait pas agir autrement. Il était honnête et droit, maintenant. Il se devait de tenir cette barre, cette ligne de conduite, à tout prix. Sa motivation à tenir le rang n’avait que rarement été si haute, sans doute parce qu’il avait frôlé la mort.

D’un geste un peu ralenti mais tout de même tendre au possible, de sa main libre, il vint caresser la joue de Mary.

« C’est promis, je ne ferais plus quelque chose d’aussi insensé seul et sans prévenir qui que ce soit avant. Je te le jure. »

Il aurait pu continuer sur une déclaration brulante mais un toussotement l’en empêcha. C’est que les dégâts étaient tout de même présents, il devait se ménager le temps que son corps se remette de l’épreuve tout juste passée. Déjà sa voix était un peu plus rauque qu’habituellement et on le sentait forcer pour former une phrase, pour parler, tout simplement. Mais il ne voulait pas que l’on s’arrête là-dessus, même si l’irritation de la gorge n’était pas la chose la plus agréable au monde, bien sûr.

« …Tu veux pas t’allonger un peu avec moi ? Tu sembles éreintée. »

Il devinait bien qu’elle avait dû le veiller toute la nuit et André ne pouvait pas s’empêcher de s’en vouloir un peu tout de même.

« Merci. »

Il se mordit la lèvre. Il se dit qu’il lui faudrait trouver un moyen de faire amende honorable. Mais pour l’heure, se reposer était le plus urgent.

   
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MessageSujet: Re: Shatterdome || Mary ♥ Mar 28 Oct - 13:25


« Shatterdome »André & Mary ♥


« C’est promis, je ne ferais plus quelque chose d’aussi insensé seul et sans prévenir qui que ce soit avant. Je te le jure. »

Mary le regarde toussoter légèrement. De sa main libre, elle touche celle qu'André avait posé sur sa joue. Elle se rend bien compte que la situation était tout sauf à son avantage ; ses yeux grossit par la fatigue et les pleurs trahissaient totalement son véritable état. Elle tentait, tant bien que mal, de garder sa contenance habituelle et son ton froid et détachée au possible. Mais il faut se rendre à l'évidence : sa voix tremblait légèrement quand elle parlait, ses yeux étaient à la fois vides et brillants de fatigue, son teint extrêmement pâle montrait qu'elle n'était pas au top de sa forme, et le cadavre de son paquet de clope -Pourtant fraîchement acheté le jour même- renforçait encore plus l'état de stress dans lequel elle était quelques heures plus tôt. Subitement, un bâillement qu'elle ne pu retenir s'affichait sur sa bouche, qu'elle cache tant bien que mal avec sa main libre.

« …Tu veux pas t’allonger un peu avec moi ? Tu sembles éreintée. »

Mary ne pu s'empêcher de le regard avec un regard assez suspicieux. Bah oui, depuis ces deux dernières années, la jeune fille avait comprit que le jeune homme aimait beaucoup, beaucoup le contacte avec la demoiselle. Mais au vu de son état, y'avait peu de chances qu'il fasse quoi que ce soit, et quand bien même, elle l'attacherait au lit pour qu'il reste calme s'il le fallait. Hem. Après avoir laissé un petit silence s'installer, elle hausse les épaules, comme si cela ne la touchait pas -Alors que son cœur battait plus vite que la normal-, puis elle lâche temporairement la main d'André pour grimper sur le lit avec une certaine aisance qui contraste totalement avec sa fatigue latente. Et oui, il faut croire que ces deux dernières années à la Heroe's ont été -Enfin- bénéfiques.

Elle s'installe à côté de lui, et elle prit une certaine claque de voir qu'elle prenait si peu de place par rapport au jeune homme … Cela lui arrache un soupir. Bien qu'elle faisait tout pour essayer de se remplumer, elle ne voit pas beaucoup d'amélioration. Elle se cale contre lui, tout en faisant attention de ne pas lui faire mal et de lui laisser assez de place pour qu'il soit à l'aise. Elle se sent … Totalement ridicule, dans ce lit d'hôpital, aux côtés d'André qui semblait assez content de l'avoir avec elle. Elle espère, au fond d'elle, qu'aucuns médecins ou infirmières ne débarque dans les minutes qui suivent, voir même plus tard. Elle repense à ce qu'elle avait dit à la dame de l'accueil et elle ne pu retenir un léger rougissement. Parfois, se dit-elle, je devrais vraiment fermer ma gueule. Elle cale sa tête contre l'épaule d'André, puis elle reprit sa main dans la sienne sans un mot.

« Merci. »

Elle relève les yeux les yeux vers lui, et elle voit qu'il se mord la lèvre, comme un peu dépité de ce qu'il avait provoqué. Elle pousse un soupir, avec un sourire léger sur le visage.

« … Ne me remercie pas. Ne recommence jamais, et on sera quitte là-dessus. »

Elle laisse un blanc s'installer. Cela faisait déjà une semaine qu'elle était partie, laissant juste un petit mot disant qu'elle préférait s'en aller. Il y avait eu l'histoire de son père, et puis elle commençait à angoisser de nouveau. Des cauchemars affreux, elle en pleurait la nuit, parfois elle faisait une crise d'angoisse au travail, pendant ses pauses, la pression lui serrant le cœur bien trop fort. Et elle avait préféré partir. Elle ne voulait pas devenir un poids, devenir un boulet au pied de qui que ce soit. Rester indépendante, même si pour cela elle galérait tout les mois. Elle faisait des heures supplémentaires, et au fond heureusement que le patron l'appréciait, sinon elle aurait vraiment beaucoup de mal à s'en sortir. Mais c'était comme ça ; jusqu'à présent, elle n'avait jamais eu un talent particulier pour les études et donc, elle n'avait pas de formation autre que celle d'une apprentie héroïne.

Sa tête devenait un peu lourde. Sans un mot, elle passe doucement sa tête sous le bras d'André, pour caler sa tête sur son cœur, tout en faisant attention de ne pas se poser sur ses bandages récents. Ses yeux commençaient à se fermer tout seul, et petit à petit elle sent le lourd poids de la fatigue l'écraser sans ménagement. Juste avant de fermer les yeux pour de bon, elle dit d'une petite voix un peu étouffée par la fatigue

« … C'est plutôt à moi de te remercier et de m'excuser. Tu continues à m'accepter malgré tout ce que je te fais vivre … Je suis désolée. »

Elle pousse un petit soupir, puis, en fermant les yeux, elle ajoute

« Mais … Je ne me fais pas encore assez confiance, et je crois que je suis rongée par la peur. Désolée, je ne voulais pas te faire subir tout ça, surtout à toi … »

Elle pousse un dernier bâillement, puis elle s'endormit doucement, tout en murmurant quelque chose d'incompréhensible. A ce moment précis, elle s'était dit qu'elle aimerait rester comme ça pour toujours, et ne plus avoir peur, pour ne plus jamais repartir. Mais au fond, elle savait que ce n'était pas encore possible pour elle.
Pour le moment.

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MessageSujet: Re: Shatterdome || Mary ♥ Mar 28 Oct - 22:36


   
Shatterdome
Feat. Mary ♥
Si le métis savait qu’il avait évolué depuis qu’il avait mis les pieds pour la toute première fois dans cette ville – qu’il avait toujours vu, au départ, comme un simple rassemblement de cinglés et rien de plus -, il voyait bien que Maryline aussi avait changé. Elle était plus… vivante, moins effacée, plus présente. Et il ne disait pas cela uniquement parce qu’il la voyait comme son idéal et qu’il en était totalement amoureux mais bel et bien parce que c’était ce qu’il ressentait à travers chacune des paroles de la jeune femme. De même pour ses gestes. Tout chez elle transpirait l’assurance. Peut-être pas énormément, mais c’était toujours bien mieux qu’il y a deux ans auparavant, là où elle ne se voyait que comme « Mary-la-pute » ou encore « Mary-la-tox’ ». Ce souvenir tira un frisson désagréable à Loukas qui préférait ne plus y penser.

Tout ça, c’était une autre époque, un autre monde. Ils avaient dépassés tout ça ensemble et aujourd’hui, ils avaient la possibilité de tout reconstruire… à deux. Mais pour cela, encore fallait-il que l’Owens soit disposée à agir de la sorte. Pour le moment, les deux en étaient un peu au point mort mais dans le fond, André aimait suffisamment la jeune femme pour passer outre. On lui avait déjà fait la remarque, peu flatteuse, pourtant, qu’elle se ‘foutait probablement de lui’, mais non, il ne pouvait ni ne voulait y croire.

Il avait une foi absolue en Maryline et n’était pas près de démordre de son point de vue. C’était comme ça et pas autrement. Il restait un Russianov tout de même et lorsqu’il avait une idée en tête on ne l’en retirait guère facilement.

Il secoua la tête et sourit en sentant sa camarade dotée prendre place près de lui. Elle avait aussi besoin de repos après cette nuit qu’André devinait assez mouvementée…. A cause de lui. Il s’en voulait. Mais les commentaires de l’américaine le détendirent quelque peu. S’il allait recommencer ? Plutôt se trépaner la tronche tout seul oui ! Non, il ne souhaitait plus repasser par ce genre d’épreuves, jamais plu. C’était trop lui demander. Avoir vu la femme qu’il aimait dans cet état l’avait vacciné contre ce genre de connerie pour l’avenir.

Elle s’endormit rapidement, laissant Loukas vaquer un peu à ses propres pensées, quand bien même il savait bien qu’il n'allait pas tarder à replonger non plus, la fatigue ne l’ayant pas vraiment désertée avec cette nuit sans sommeil réellement réparateur. Alors, il embrassa le front de Mary avant de la regarder en coin puis fixer le plafond, se replaçant sur l’oreiller.

« Tu sais Mary, j’aimerai bien construire quelque chose de stable. Que toi et moi… Ça devienne vraiment solide. »

Il ne savait pas trop comment formuler là. Et puis il se savait lâche, profitant que la jeune femme soit endormie pour lui faire de pareils aveux – lui aussi, malgré ses démonstrations affectives envers elle n’en demeurait pas moins un jeune homme pas toujours très assuré quant à ses actions. Il continua.

« J’ai jamais aimé quelqu’un à ce point, t’es la première et je n’ai pas envie que ça se termine, pas du tout. Je veux autre chose pour nous que de l’évasif, je veux… une histoire, un futur. Des gosses peut-être un jour, qui c’est ? »

Avant de s’endormir définitivement, André cala sa tête contre la chevelure noire de Maryline.

« Je veux pouvoir t’aimer jusqu’à la fin de mes jours, Mary. »

Et le voilà revenu dans les bras de Morphée. Ils restèrent ainsi aussi longtemps que ce fut nécessaire. Une infirmière passa même, attendrie, déposer une couverture sur le jeune couple, pour ne pas qu’ils prennent froid. C’aurait été trop bête.

   
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MessageSujet: Re: Shatterdome || Mary ♥ Aujourd'hui à 9:50

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Shatterdome || Mary ♥

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