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Home Sweet Home [One Shot]

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❝ LOCALISATION : En dehors des lois.
❝ POINTS : 48

MessageSujet: Home Sweet Home [One Shot] Mar 10 Mai - 14:30

Elizabeth passa les clefs dans la serrure avant de tourner pour ouvrir la porte qui dévoila l'intérieur de la maison, de sa maison. Elle s'autorisa un léger sourire avant d'entrer respectueusement, les yeux émerveillés malgré la légère couche de poussière qui recouvrait l'intérieur. C'était chez moi, mon chez moi, ma maison. Terminé les hôtels remplie de type louches et de personnes bruyantes, je n'avais plus à fuir dès que ma couverture était compromise, je n'avais plus à chercher à savoir si la personne de la chambre voisine pouvait être un autre criminel en fuite où un agent du Sad à mes trousses. Je n'avais plus à faire tout cela.
Car j'étais chez moi.

Elizabeth fit quelque pas, ses talons claquant sur le parquet de bois, et elle déposa sa valise proche de l'entrée, décidant d'explorer la maison de fond en comble pour satisfaire sa curiosité presque enfantine. Et elle déposa son parapluie.
Elizabeth Sugar ne lâchait jamais de Lady. Jamais, elle était l'une des rares choses qu'elle avait gardé de son père et que cette arme lui avait sauvé tellement de fois la vie qu'elle était comme un prolongement de son corps, elle devait constamment l'avoir en cas d'attaque surprise pour se défendre mais... Pas cette fois, pas aujourd'hui. J'étais chez moi désormais, j'étais à l'abri, j'étais en sûreté...
Elizabeth posa son amie, son arme, ses souvenirs, sur le pas de la porte et s'avança dans sa maison.

Premièrement, elle était heureuse que malgré la poussière, la maison était dans un excellent état, vu le prix c'était normal après tout. Plus de six ans de contrat et d'économie, c'était ce dont elle avait eut besoin besoin pour s'acheter cette maison loin de la ville, à l'orée de la forêt. Mais elle en valait tellement le coup.
La petite muette admira la salon, sur laquelle était posé une petite table avec un service à thé en porcelaine (un cadeau du vendeur!) posé sur une petite table de chêne (des meubles que j'avais déjà acheté auparavant et fait apporté par une entreprise de déménagement hier), plusieurs fauteuils de cuirs étaient mis en demi-cercle autour de cette petite table, ils étaient tournés de manière à pouvoir regarder un écran plat, la seule pièce de technologie ressortant vraiment du tableau. La petite assassine hocha le tête, heureuse, avant de visiter plusieurs chambres capable d’accueillir la sphère importante du Mad Gang en cas de pépin, où n'importe quel invités pour dormir, ainsi que la sienne à l'étage, avec un lit recouvert d'une couverture rose et chocolat de la même couleur que ses cheveux (elle avait craqué, pas de commentaire), ainsi qu'une bibliothèque encore vide, elle redescendit pour visiter la cuisine, qui était au centre de la maison, et vérifia les différents instruments rapidement pour voir si tout marchait. Peut-être qu'elle allait pouvoir cuisiner ses propres plats désormais? Oui, des repas fait maisons, cela faisait bien trop longtemps que je m'étais cuisiné quelque chose pour moi. La petite mercenaire traversa la cuisine pour sortir sur... Sur la Véranda, avec ses grandes baies vitrées lumineuses éclairant l'endroit idéal pour faire pousser fruits et légumes (et surement quelques poisons au passage), j'allais pouvoir faire pousser des fleurs aussi, pleins de fleurs, j'adorais les fleurs mais je n'avais jamais eut l'occasion d'en faire pousser. Je pourrais commencer en même temps que la cuisine, faire quelque chose de normal pour une fois.
Cette maison était l'endroit où je n'étais plus Ice-Scream, mais Elizabeth Sugar, juste Elizabeth, une jeune femme qui voulait apprendre à cuisiner, qui voulait se mettre en pyjama dans son fauteuil en regardant des films tristes avec un bol de glace, une jeune femme qui voulait s'occuper de ses fleurs légèrement à l'écart de la civilisation, une petite muette qui cherchait un endroit calme à l'abri d'un monde avec lequel elle avait du mal à communiquer.
Ici, j'étais Elizabeth Sugar. Et j'étais en paix.
J'étais chez moi.

La petite muette décida ensuite de voir ce qu'il y avait dans la pièce juste au-dessus de la véranda, les baies vitrées se trouvaient aussi au premier étage après tout. Elle remonta rapidement les escaliers avant de se diriger vers la pièce qui s'ouvrait sans porte après le couloir qui donnait accès au chambre. Et l'anglaise se stoppa, éclairé par les rayons du soleil, se tenant parmi les grains de poussière, se tenait un piano.
Un véritable piano.
La petite anglaise s'approcha doucement de l'instrument, comme si elle avait peur que ce dernier ne disparaisse tel un mirage, elle tira le tabouret de cuir et dévoila les touches noires et blanches, elle approcha ses mains des touches avant de s'arrêter, se remémorant les souvenirs avec son Père, lui qui avait sût jouer du piano avec tellement d'aise et de facilité, qui me jouait des berceuses à l'époque où je ne savais pas si je devais lui faire confiance. Lui qui m'avait adopté comme sa fille, sa pupille, son élève, sa conscience. Qui m'avait transmit tant de chose et qui m'avait permit de garder la tête haute, qui m'avait donné un nom, Sugar. Que je chérirais jusqu'au dernier battement de mon cœur.
Et Elizabeth commença à jouer la première berceuse qu'elle avait entendu de sa vie.

Les douces notes résonnèrent dans l’accueillant silence de la maison, la petite anglaise ferma les yeux, laissant ses doigts naviguer parmi les touches par habitude, reposée et calme, profitant de la douce chaleur apporté par le soleil. La mélodie se stoppa doucement, comme un battement de cœur s'arrêtant dans un paisible sommeil, et pour la première fois depuis ses années. Elizabeth s'autorisa à pleurer, des larmes silencieuses coulèrent sur ses joues avant de tomber sur le piano, elle posa une main devant sa bouche, tremblante, alors que des cris silencieux grimpèrent le long de sa gorge, mélangeant la joie et la tristesse devant ces souvenirs et son présent, devant le fait qu'elle avait enfin la possibilité de baisser sa garde, de vivre, pour de vrai cette fois.
Je... Je te serais éternellement reconnaissant papa, pour m'avoir sauvé et protéger, pour m'avoir donné une raison de vivre. Pour avoir été là pour moi. Pour m'avoir permit de réaliser mon rêve après tout ce temps. Enfin.
...
J'étais Elizabeth Sugar.
Et j'étais enfin de retour à la maison.
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