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Tell me your secrets • Lyssa || [R-18]

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MessageSujet: Tell me your secrets • Lyssa || [R-18] Sam 4 Juin - 21:45

ATTENTION: âmes sensibles s'abstenir! Ce RP comporte des textes à caractère sexuels et Gore. Il est déconseillé aux plus jeunes lecteurs de poursuivre la lecture de ce RP. Beaucoup d'allusions et de descriptions sont données. Si vous comptez malgré tout continuer à lire, c'est à vos risques et périls. Ni moi, ni le forum, ne pourrons être tenus responsables si ce texte vous offense ou vous mets mal à l'aise. Vous êtes prévenus!


Ses yeux verts étaient encore une fois dénués de toute trace d'intérêt. Il regardait droit devant lui, une sucette à la bouche, adossé au mur. Il avait du demander à quelqu'un de l'aider à enfiler sa blouse... qu'est-ce qu'il déteste ça. Pourquoi les vêtements ont été inventés? s'il pouvait, il se baladerait nu comme un vers tout le temps. Mais au final, il devait se plier aux coutumes de la société, pas que ça lui plaise vraiment. Les élèves allaient et venaient dans les couloirs, et lui attendait à la sortie de l'infirmerie, alors que les patients qu'il venait de traiter se reposaient en paix dans le dispensaire. Enfin... il avait pas fait un lourd travail : l'une se plaignait de nausées après un combat contre un criminel ayant le pouvoir de manipuler l'oreille interne; et un autre s'était foulé la cheville. Donc un anti-vomitif et une atèle, c'était plus ou moins le résultat. Mais soigner des gens n'était pas vraiment la chose qui le motivait... nope. Il serrait les dents sur le bâton de sa sucette, une goutte de sueur coulant le long de la tempe... il crevait de chaud. Pas au sens propre; mais plutôt au sens figuré. Il se griffait la jambe doucement en espérant que ça finisse par passer... mais il n'avait pas réellement de moyens de stopper ça. Plus il voyait les élèves mignons passer et plus sa libido était sur le point d'exploser le plafond. Il devait penser à autre chose, fermer les yeux, se calmer et procéder à des actions relaxantes.

....au final, avant même qu'il ne s'en rendre parfaitement compte, il était en train de faire des vas-et-viens et des coups de langue sensuels à sa friandise; allant même jusqu'à machinalement re-placer une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Quand il ouvrit les yeux, il remarqua assez soudainement qu'il n'était pas vraiment seul : quelques gamins étaient là à le regarder avec de grands yeux. Il leur retourna le regard; mais le sien était complètement blasé et vide d'émotions. Il croqua dans la sucette et fronça légèrement les sourcils.

- Si vous n'êtes pas malade, barrez-vous. Je suis vraiment occupé.
- Mademoiselle Nana, elle est b-bonne cette sucette?
- ......Oh mais si tu veux j'en ai une meilleure dans mon fro----

Il s'arrêta en plein milieu de sa phrase, car quelque chose l'alerta. Il y avait un H.U.D bien étrange un peu plus loin. Oh ce n'était pas la première fois qu'il le voyait, cet effet de statut. Il n'y avait qu'une personne dans toute la HSUP qui le possédait : le statut "Possédé". Le médecin scolaire garda les yeux mi-clos en voyant la jeune femme récupérer des livres sur une étagère dans un couloir. Il avait complètement ignoré les gamins, et éventuellement ils finirent par décamper. Lyssa. La bibliothécaire de la Hero's Sup. C'est plutôt inquiétant que le staff de la plus prestigieuse école de héros soit complètement incapable de comprendre que cette fille n'est pas de leur côté. ça n'aura pris que quelques jours à Nana pour comprendre de lui-même la raison de cet effet de statut. Pourquoi il n'en parlait pas au staff? parce qu'il s'en fichait, et qu'il voulait savoir comment la situation allait évoluer. Nana n'était probablement pas la personne qui parle le plus dans cette faculté; mais il n'a pas oublié ce qu'il a vu.

- Un monstre, hein...

Il remua sa sucette dans sa bouche avant d'enfoncer ses mains dans les poches de sa blouse, commençant à marcher dans la direction de la jeune femme, tout en se remémorant ce qu'il avait vu ce soir là : c'était assez simple en réalité. Une jeune femme, massacrant des jeunes personnes dans une ruelle. Bien entendu, il n'avait pas fait quoi que ce soit pour les aider... mais il n'y avait aucun doute sur le fait que c'était elle. Ce qui... est assez embêtant. Mais sa mère lui avait appris à ne pas être une balance, et puis il y avait toujours des choses plus drôles à faire en manipulant une information confidentielle. Il haussa les sourcils, à mi-chemin, il leva sa main pour obtenir l'attention de la femme possédée.

- Hey! Mlle.Cyrene, je pourrais avoir un mot avec vous?

La jeune femme semblait confuse. Nana réagit alors en peinturlurant son visage d'un faux sourire bienveillant.

- Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas à propos de votre santé, hehe ~ ♪


Dernière édition par Yashiro Nana le Lun 13 Juin - 13:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tell me your secrets • Lyssa || [R-18] Dim 5 Juin - 17:51



Secrets


Feat Yashiro Nana

Le train-train quotidien, à la fois agréable et parfois quelques peu déprimant. Se lever tous les jours, aller sur son lieu de travail et revenir le soir. Dire que la majorité des mortels de ce monde sont coincé dans cette boucle éternelle qui durera jusqu’au moment ou la vie quittera leur corps. Mais en même temps il est rassurant de savoir que l’on ne sera pas surpris chaque jour, de pouvoir se rattacher à une base sure. C’est le sentiment qui m’habite lorsque je me penche sur la question, en attendant de trouver l’opportunité qui me permettra d’ouvrir la Cage je vis ma vie de simple bibliothécaire. J’admet être tout de même heureuse que ce soit celle de la Heroe’s Sup, la vie n’est pas si linéaire dans cette ville et plus encore dans cette école même si des fois la vie réserve de mauvaise surprise… comme une gamine de dix ans qui se met à vomir son déjeuner sur la personne la plus proche d’elle. Moi en l’occurence.

Ce petit épisode avait fait monter mon seuil de frustration bien plus haut que je ne l’aurai imaginé. Résultat, je me suis retrouvée en train d’attendre un groupe de jeune gens au détour d’une rue perdu proche de la ville basse pas plus tard qu’hier. Sentir leur corps se briser sous mes coups et voir l’éclat de la vie quitter leur yeux me fit le plus grand bien. Evidemment tout cela avait été perpétré par Abaddôn et non Lyssa Cyrene, je portait comme à l’accoutumé mon masque mais je me manquait tellement de retenu qu’il a finit par tomber. Imaginez vous, mon beau masque s’est retrouvé dans les entrailles d’un simple humain. Croyez bien que j’ai fait tout mon possible pour le nettoyer une fois de retour chez moi.

Je soupire doucement, pourquoi suis-je en train de penser à tout cela ? Je laisse mon regard voguer à travers le couloir, de visage en visage, d’étudiant en étudiant. Les élèves de cette école de super héros sont bien insouciant n’est-il pas ? Mais je ne peux leur en vouloir, je joue sans réticence mon rôle car après tout c’est peut-être l’un d’eux qui sera la clef. Mais ces derniers temps mon objectif s’efface quelque peu, ce n’est pas si étonnant, cela m’arrive une fois tous les quelques siècles lorsque l’existence d’un mortel me tient à coeur. Je secoue brièvement là tête pour me remettre au travail, la directrice a dit « Des étagères un peu partout à travers l’établissement pour mettre les livres les plus utiles en libre service c’est une bonne idée pas vrai ? » c’est donc ce que je m’applique à faire. Tant que je peux tenir cette truie loin de MA bibliothèque cela me va, même si me séparer ne serait-ce que de quelques ouvrages me brise le coeur.

« Hey ! Mlle. Cyrene, je pourrais avoir un mot avec vous ? »

Je cherche quelques secondes l’origine de cette voix, je ne met pas bien longtemps à la trouver. Elle vient du médecin scolaire, Yashiro Nana. C’est un homme assez particulier, même parmi les êtres peuplant cet établissement, notamment parce qu’il ressemble plus à une étudiante qu’a un homme approchant de la trentaine. Cependant mon intérêt pour lui s’arrête là, son don a beau être aussi intéressant que mystérieux je ne vois pas une once de pouvoir divin s’écouler de lui. Je n’ai aucun intérêt à lui accorder la moindre seconde de mon existence.

« Bien sur Mr. Yashiro, que puis-je faire pour vous ? »

Et pourtant je lui offre mon temps, je dépose sur le bord d’une étagère les quelques livres qu’il me reste à ranger et me tourne vers lui, l’air aussi bienveillant que lui. Quelle étrange rencontre d’hypocrites. Je me demande ce qui peut bien le pousser à me demander une aparté ainsi, nous n’avons jamais eut de contact plus poussé que le simple « bonjour » et cela me convient bien comme cela. Une fois arrivé dans son bureau, loin je suppose de toutes oreille indiscrète, je lui fait par de ma surprise.

« Si ce n’est pas de mon état de santé, de quoi voulez vous parler ? Je dois admettre être un peu surprise, c’est… soudain. »

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MessageSujet: Re: Tell me your secrets • Lyssa || [R-18] Dim 5 Juin - 19:39

Et paf. Voila qu'ils se retrouvaient dans ce bureau poussiéreux que l'androgyne n'utilise qu'une fois tout les cinquante ans; dans la seule optique d'amener des gens à l'écart... que ce soit pour avoir des discussions confidentielles, ou des conversations plus....profondes. Honnêtement, il suffisait de faire un tout petit effort avec son nez pour avoir bien plus envie d'éternuer que si on vous plongeait la face dans une bassine remplie de poivre et de pollen. Qu'est-ce qui pourrait le mieux décrire cette pièce, en fait? eh bien c'était un peu comme la chambre d'un savant-fou. Des feuilles griffonnées partout, des gros bouquins abîmés empilés comme des montagnes... le sol était également tapissé de records médicaux piétinés et sales. Nana n'était clairement pas le genre de personne à prendre soin du matériel de travail, et il ne semblait pas s'en soucier tant que ça. La pièce était assez peu éclairée... on pouvait voir à travers les stores les rayons de lumière de fin de journée; donnant une tente orangée , calme et reposante; mais à la fois mystérieuse et intrigante ... comme si quelque chose d'important se préparait. Alors qu'une araignée qui avait élu demeure dans l'un des recoins du plafond descendait un peu plus bas sur son immense toile pour étendre son territoire... notre regard est reporté vers ces deux hypocrites souriants. Une vieille chanson des années du disco serait parfaite pour décrire cette situation : "Smiling faces pretends to be your friend". C'était exactement l'expression fausse que ces deux membres du personnel de la prestigieuse école de héros arboraient. Les jambes croisées de manière très féminine sous le bureau; le médecin scolaire finis par se lever en ignorant les dernières paroles de la bibliothécaire, comme s'il essayait de changer le sujet pour un moment.

- Oh... j'ai oublié de vous proposer du café. Vous voulez du café? eh... parce que moi, oui.

Tournant le dos à la jeune femme, il se dirigea vers la machine à café sur un petit bureau à côté. Ce n'était franchement pas l'outil le plus hygiénique duquel il dispose, mais il n'hésita pas à préparer ce dernier comme si de rien n'était en faisant patienter sans aucune gène la personne qu'il avait lui-même fait venir ici. En réalité, il l'ignorait quasi-complètement durant la procédure, avançant ses lèvres pour siffloter un air d'une musique d'un jeu vidéo auquel il avait joué récemment. Eventuellement, il finis par s'arrêter en retirant la cafetière et commençant à remplir deux tasses poussiéreuses qu'il n'a même pas pris la peine de laver. Car oui, il ne sait pas s'habiller tout seul, faire ses lacets, ou laver un couvert; mais il sait faire du café. Comme quoi, Nana a toutes ses priorités déjà triées. Sans détourner son regard du liquide noirâtre; il demanda sur une voix à la fois douce, joueuse, et enfantine.

- En réalité, j'ai un peu mentit. Le sujet concerne à moitié votre santé. Je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer cet effet de statut----- cette "condition" qui flotte au dessus de votre tête.

La jeune femme avait l'air quelque peu confuse. Mais cette confusion ne dura guère longtemps, car l'androgyne pris le temps de s'expliquer alors qu'il commençait à mettre des sucres dans les tasses. Deux pour la bibliothécaire, et une dizaine pour lui. (en fait il y en avait tellement qu'il y avait des blocs de sucre qui dépassaient de la surface du liquide noirâtre).

- Ehh... comment je suis sensé dire ça?... hm... l'un des "trucs" de mon pouvoir, est que je peux voir la condition physique des gens sans avoir besoin de les examiner. Et je me demandais alors si vous pouviez me donner quelques explications à propos de cet effet de statut.

Il se retourna et amena les tasses à table, s'asseyant confortablement sur son siège. Sa mèche de cheveux qui habituellement couvrait au moins l'un de ses yeux semblait s'être quelque peu décalé, le laissant observer la jeune femme avec un air à mi-chemin entre la fainéantise et la moquerie.

- Je ne sais pas si vous avez déjà joué à Dragon Quest... mais quand un membre de votre équipe est attaqué par une créature satanique, il y a des chances pour que, genre... il obtienne un certain effet de statut qu'il ne peut faire partir qu'en allant à l'église.

Il pencha légèrement la tête sur le côté.

- Vous ne m'avez pas l'air d'une fervente croyante... je suppose que ce statut "Possédé" au dessus de votre tête doit vous rendre inconfortable en présence d'une maison de dieu.

L'expression de la jeune femme semblait moins confuse, mais plus sur ses gardes. Toujours l'air à côté de ses pompes, sans néanmoins perdre son maigre sourire; l'androgyne posa son coude sur le bureau et pris une gorgée de son café; avant de subtilement (ou pas) changer de sujet.

- Vous qui aimez bien les livres... je me demandais si je pouvais partager mes préférences en littérature avec vous. Hm... eh.. j'aime genre les bouquins qui parlent d'amour, même si je ne les comprend pas. Mais il y a un genre qui me passionne encore plus... le genre qui me donne sérieusement envie d'être acteur de la situation.

L'homme à l'apparence de jeune fille fit glisser son doigt sur les contours de la tasse, puis se mit à tapoter, avant d'agrandir son sourire pour adopter l'expression de faux-cul de classe SSS; l'air adorablement détestable; ses paupières fermées montrant parfaitement le maquillage rouge typiquement japonais qu'il avait d'étalés sur les yeux. Sa voix était celle d'une jeune fille en pleine confession.

- Ce sont les romans où l'on découvre qu'un allié est un traître depuis le début. Sérieux... ce n'est pas génial? Croire en quelqu'un, et le poignarder dans le dos... rien de mieux pour faire monter le suspense... on a vraiment envie de voir la personne qui a trahis tout le monde prendre une sévère punition. Uh... rien qu'y penser, j'ai vraiment chaud... ~

Le jeu ne semblait plus vraiment amuser la bibliothécaire. Dans le cas de l'homme efféminé, c'était l'inverse complet. Son expression adorable tourna en un sourire perfide; mais semblait mettre assez peu d'effort pour cacher sa fatigue. C'était rien de plus qu'un jeu pour l'instant, et le but d'un jeu n'est-t-il pas de s'amuser? en se concentrant, il pouvait voir de nouvelles informations apparaître sur la fiche de personnage de Lyssa. Son stress était en train de monter.... pas forcément par angoisse; mais il y avait clairement une réaction, signifiant que l'androgyne n'avait pas fait d'erreur dans ce qu'il avait vu. La thèse confirmée, il était temps d'agiter le drapeau de guerre.

- Vous devriez peut-être renforcer les lanières de votre masque la prochaine fois que vous massacrez un gamin... ça serait embêtant que du sang tombe dans vos yeux; je n'ai pas encore re-fait mon stock de lavage oculaire après-tout ~ ♪
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MessageSujet: Re: Tell me your secrets • Lyssa || [R-18] Dim 5 Juin - 23:45



Secrets


Feat Yashiro Nana

Parcourir une pièce dans laquelle on entre du regard est une chose presque naturelle pour la plupart des êtres humains de ce monde et c’est mon cas aussi. Et lorsque l’on accomplit ce rituel si naturel on ne s’attend rarement pas à tomber sur quelque chose qui attirera durablement notre regarde n’est-ce pas ? On passe juste rapidement afin de comprendre ou l’on se trouve avant de passer à autre chose. Mais cette fois je ne peux m’empêcher de remarquer la pile de tomes imposant sur le bureau du notre médecin scolaire. Je ne suis pas maniaque du rangement même si j’aime bien vivre dans un cadre propre ici la quantité de poussière ne me dérange pas le moins du monde. Cependant je ne peux m’empêcher de fixer pendant de longues secondes cette pile de livre, une goutte de sueur commence même à perler sur le coin de mon front. Je n’ai qu’un seul toc, un seul, et il faut qu’il vienne me déranger alors que je me retrouve dans une situation aussi étrange.

« Oh… j’ai oublié de vous proposer du café. Vous voulez du café ? eh… parce que moi, oui. »

« Oui s’il vous plait. »

Sa voix vient me sortir de cet état dérangeant, je dois réussir à me focaliser sur autre chose que sur les livres. Vu son attitude il y a peu de chance qu’il m’en tienne rigueur si je tente de leur trouver une place plus adapté ? Et puis il ne me facilite pas la tache en m’ignorant pour mieux se concentrer sur sa cafetière. Les pauvres, ils sont juste là, si proches, je pourrai les dépoussiérer et les déposer sur l’étagère juste là, pourquoi n’y sont-ils pas déjà ? Je lève la main, l’approchant doucement des ouvrages, je tremble ? C’est ridicule. Encore une fois c’est la voix du médecin scolaire qui me vient en aide, il aura beau être la cause de tout cela il aura réussi à être utile deux fois.

Je ne saisi pas exactement ce qu’il dit au départ, je reste donc silencieuse, tentant de garder ma contenance comme je le peux. Même si c’est pour l’entendre me parler de la reproduction des zébus au Baluchistan je dois me concentrer sur ce qu’il a à me dire avant de pouvoir sortir d’ici. Au moment de claquer la porte je lui intimerai de ranger au moins ses livres. Il prend le temps de m’expliquer ce qu’il entendait quelques secondes plus tôt. Tout cela à un rapport avec son don, avec ce qu’il peut voir comme détail rien qu’en observant les gens, il me semble que le don de cet humain a un rapport avec les jeux vidéos. Une belle innovation du genre humain même si je dois admettre ne pas être trop intéressée.

On arrive au point intéressant de la conversation semble-t-il, il désire savoir quelque chose, obtenir une explication à un phénomène qu’il remarque par le biais de son don mais qu’il ne peux pas expliquer. Je commencer à me méfier de ses insinuation même si je tente toujours d’oublier la pile de livre à peine à quelques dizaines de centimètres de moi. J’attrape la tasse de café alors qu’il continue l’explication de son don. Il tient vraiment à ce que je comprenne ou il veut en venir, j’ai presque l’impression qu’il se délecte de chaque seconde qu’il passe à parler, comme s’il se préparait à un grand final qui le comblerait plus encore de plaisir. Je commence à boire avec une certaine retenue mon café alors qu’il arrive finalement au point de non retour.

Mes mains se crispent un peu lorsqu’il évoque le statut de « possédé », ce mortel est en train de toucher à quelque chose à laquelle il ne devrait pas toucher. Ses insinuations sur les démons et les dieux ne font qu’aggraver son con, me comparer à de simples parasites et penser que je suis incapable de pénétrer dans des temples factices que ses congénères appellent « maison de dieu » sonne vraiment comme une insulte à mes oreilles. Mais je garde ma contenance, cela fait des années que je porte un masque ce n’est pas pour le perdre de manière stupide. Et pourtant… pourtant l’envie de lui broyer le crâne ici et maintenant n’est pas absente, elle me tente même de plus en plus à chaque seconde qui passe.

Et il continue de parler, il aime ça et ne tente même pas de le cacher. Il se croit tellement fort alors qu’il n’est qu’un insecte qui viendrai gêner un lion. Il sait que je suis « autre chose », il sait que je suis une criminelle, et alors ? S’il venait à le révéler au dirigeant de cette école je la quitterai et continuerai mas vie autre part, j’attendrai, un siècle peut-être, mais au final nous reviendrons au point de départ. Alors que faire dans cette situation…

Je dépose la tasse de café sur le bureau poussiéreux et regarde l’homme adolescente avec un beau sourire. Il ne cherche pas à me faire sortir de cet établissement sinon il ne serait pas passer par cette case « avertissement ». Il cherche tout simplement la guerre et un peu de péripéties dans sa pathétique vie.

« Merci pour votre conseil Mr. Yashiro. Cependant ne m’insultez pas en me comparant à vos dieux et à vos démons, je n’ai rien à voir avec eux. »

Je parle lentement, sereinement, la colère pourtant si forte ne doit pas guider mes actes.

« Pour ma part je ne suis pas une grande amatrice des « thrillers » que vous aimez tant. Je suis bien plus porté sur l’oeuvre des Romantiques. Savez-vous qui sont les Romantiques Mr. Yashiro ? Rien à voir avec les ridicules histoires d'amour pour adolescent que l'on voit aujourd'hui. »

Cette fois ci c’est sur mon visage que nait un sourire de plus en plus exagéré, je n’ai toujours pas agité mon propre drapeau de guerre n’est-ce pas ?

« Ce sont des écrivains, des artistes, qui défendaient que l’homme possède quelque chose pour laquelle il offrirait tout son être, que ce soit être un être cher ou un but, aussi perverti soit-il. J’espère… que vous êtes prêt à offrir tout votre être dans vos actions Mr. Yashiro et que vous ne le regretterez pas. »

Au moins on peut dire qu’il a franchement réussit à attirer mon attention, il est clair que dans cette situation les livres, aussi important soient-ils, ne m’intéressent plus. Je reprend en main la tasse de café qu’il m’a agréablement servit plus tôt avant de continuer de la siroter comme si de rien n’était alors que l’atmosphère semble bien plus lourde qu’elle ne devrait l’être.

« Cette interface dont vous semblez si fier vous révèle-t-elle autre chose d’intéressant sur laquelle vous voudriez me poser une question ? Ou puis-je retourner à mon travail maintenant que vous avez assez bu vos propres paroles ? »

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MessageSujet: Re: Tell me your secrets • Lyssa || [R-18] Lun 6 Juin - 0:25

C'était plutôt intéressant, en réalité. ça faisait longtemps qu'il n'y avait pas qui que ce soit qui avait ne serais-ce tenté de lui tenir tête dans une joute verbale. Il avait perdu son sourire, pas qu'il soit en colère ou quoi que ce soit; c'était tout simplement similaire à une déception. Il aurait bien aimé la voir entrer en mode berserk et tout détruire dans cette pièce, comme ça, sa mort aurait pu être un bon argument pour que les héros de la HSUP s'occupent de son cas. M'enfin, il n'était pas particulièrement haineux envers elle; ça l'amusait simplement de jongler avec les secrets des gens. Il regardait l'horloge distraitement, ayant écouté sans tout à fait écouter ce qu'elle avait dit. En réalité, il avait un peu lâché l'affaire au moment où elle avait commencé à parler de livres romantiques. C'était une notion qu'il ne comprenait pas vraiment. Ou plutôt... l'amour n'est pas plutôt une passerelle pour le sexe? éventuellement la connexion se fait à un moment ou un autre... mais il ne faut pas vraiment demander à Nana de réfléchir comme le commun des mortels. Il baissa les yeux vers sa tasse de café, observant son reflet.. jusqu'au moment où une sensation dérangeante le perturba. Il frissonna; son regard semblait être extrêmement flou... oh il n'était pas étranger à cette sensation. Il comprenait exactement ce que ça signifiait, et il ne pouvait pas la laisser comprendre dans quelle situation il se trouvait. C'est exact : les frissons, le sentiment de chaleur et la perte d'énergie. Tendu, mais avec d'excellents talents d'acteur lui permettant de ne pas en montrer une expression; l'androgyne baissa rapidement les yeux vers  sa main droite qui reposait sur sa cuisse; observant le compteur rougeâtre aux chiffres à caractères gothiques : 00:02:34. Quelle contrainte effroyable, malheureusement. Aussi efficace que Nana puisse être, il est toujours limité par cette chose qui symbolise son existence sur terre : le sommeil. Il ne peut pas y échapper, peu importe comme il essaye de se gaver de vitamines de toutes sortes, ou de boissons énergétiques... ses paupières finissent toujours par chuter comme une cité des anciens temps. Un léger "hmmm...."  se fit entendre à sa bouche, sans pour autant qu'il ne l'ouvre ou dise quoi que ce soit. Ce silence commençait à devenir long.

- Je trouve ça assez ironique pour une meurtrière de couvrir d'éloges les actions profitant à l'humanité... mais hey... qui je suis pour juger? Tout le monde doit évacuer son stress d'une façon ou d'une autre. Si vous aimez décorer votre album photo avec des tripes de gosses, j'imagine que c'est un passe-temps comme un autre.

Il avait dit ça avec une expression parfaitement neutre. Parce qu'il en avait rien à battre, vraiment. Balancer ce genre de sarcasmes est aussi naturel et instinctif pour lui que respirer de l'air ou boire de l'eau. Il tourna les yeux. Le temps pressait quelque peu, mais il ne pouvait pas se permettre d'être trop rapide. Perdre son cool serait la pire chose qu'il pourrait lui arriver. Son problème n'était pas le fait de se faire tuer : il n'avait pas peur de la mort. Mais elle pourrait éventuellement faire autre chose de problématique durant son sommeil... en clair, il allait devoir jeter le bâton pour que le toutou aille le chercher, en espérant qu'il se vautre dans un ravin et ne ramène pas. Il détourna le regard, se grattant doucement les cheveux, ses paupières de plus en plus lourdes, mais descendant bien trop lentement pour être remarqué.

- Dans tout les cas... j'ai rien d'autre à dire. Je me fiche de ce qui peut arriver aux étudiants ou aux héros; aux criminels ou peu importe. Je me demande simplement sur combien de mètres je vais pouvoir vous faire danser. Ne vous croyez pas invincible; vous êtes au milieu d'une meute de loups.... et s'il y a bien une personne à qui vous ne pouvez pas échapper, c'est à moi, Mlle.Cyrene.

Il la regarda un moment avec un regard de poisson crevé... avant de se mettre à soudainement sourire, gloussant comme une petite fille et prenant son habituelle air adorable qui est tout simplement frustrant et détestable. Sur une voix enjouée, il cloua la dernière vis dans le cercueil.

- Bon bon bon bon.... je ne vais pas vous retenir plus longtemps. Pensez simplement à faire de l'exercice régulier; votre poids est au dessus de l'IMC conseillée. J'imagine que c'est dû à votre force de gorille croisé avec une truie en rut; mais si vous pouviez faire un régime pour adapter cette force de culturiste à votre masse générale; ça vous éviterais quelques problèmes. Des salades, des légumes... ce genre de trucs. Hmm.... yep! évitez de bouffer trop de chiens errants en sortant de l'établissement, ça reste un peu sur l'estomac ~

Il gloussa à nouveau et leva sa main gauche, faisant un signe d'au revoir avec sa main.

- J'ai du travail! on m'a reporté qu'une élève gerbait sur ses camarades, donc je dois re-faire l'inventaire d'anti-vomitifs. J'aimerais éviter d'être dérangé par cette odeur nauséabonde de septième cercle d'enfer qui se dégage de votre chevelure. Non sérieusement, ça me donnerait presque envie d'appeler un exorciste. Hahahaha! Bye bye ~~~ ♪

Bien... ça n'avait certainement pas du faire plaisir, et si elle avait répliqué, c'était déjà trop tard: les oreilles de Nana étaient complètement fermées à toutes remarques, réponses, suggestions ou bruits quelconques - tout ce qu'il entendait c'était son rire débile intérieur pour être si fier de sa méchanceté. Néanmoins, le temps qu'il passe à divaguer, il entendit malgré tout le son de la porte se refermer, l'obligeant à lever les yeux pour confirmer que la dadame n'était plus là. Il avait vraiment du mal à résister. Ses paupières étaient lourdes comme d'énormes sacs de farine empilés les uns sur les autres. Son souffle se fit de plus en plus court, alors que ses yeux d'émeraude se baissèrent vers le compteur : 00:07. Il devait fermer la porte à clé, aussi vite que possible.... il devait rester maître de ses actions jusqu'à la fin. Il serra les dents et se leva aussi rapidement qu'il le put; saisissant la clé dans son tiroir et traversant la pièce.... mais au moment d'insérer la clé, un violent vertige le frappa; d'une violente douleur au crâne durant quelques secondes. Il fléchis un genoux, perdant l'équilibre et s'appuyant contre un mur. Il tenta vainement d'approcher la clé de la serrure; mais son bras perdit toutes traces de forces; ainsi que l'ensemble de son corps. Il chuta au sol; laissant tomber la clé au sol, et fermant les yeux. Le compteur passa de "00:00:00" à "STANDBY - 05:30:00". Sa conscience s'évanouit, alors qu'il entra en période de sommeil profond, son souffle prenant un rythme régulier.....
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MessageSujet: Re: Tell me your secrets • Lyssa || [R-18] Lun 6 Juin - 21:27



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J’observe sa réaction face à ma façon de prendre le relais dans les menace à peine déguisées. Premier point qui m’est agréable : il perd son sourire satisfait qu’il affichait pendant tout ce temps ou il s’écoutait parler. Je n’aime pas avoir à faire avec des idiots mais j’aime encore moins être prise pour une idiote. J’ai passé assez de temps en ce monde pour dire sans prétention que je ne le suis pas. Néanmoins sa réaction n’est pas aussi radicale que ce que j’aurai pu m’imaginer, il se contente de passer d’un air idiot à un air d’idiot sous valium ce qui n’est pas un grand progrès pour ce qui est de me motiver à accorder encore plus d’intérêt à son petit jeu.

Et il reprend la parole, non pas pour me libérer mais pour s’écouter parler, encore. Au moins ne débite-t-il pas des âneries avec sa mine satisfait, même s’il continue d’énoncer des non-sens. Je l’observe, un sourire pourrait presque flotter sur mon visage mais ce n’est pas le cas. Ce médecin scolaire a beau être un insecte, c’est un insecte gênant. Je continue de boire lentement le café qu’il m’a si poliment servi avec une expression neutre, attendant patiemment de retrouver ma liberté d’aller et venir pour aller dans un lieu plus propice à la recherche d’une solution au problème qu’il représente.

Entre temps on arrive à la partie ennuyante, la scène ou le mortel doté se croit tout puissant face à un ennemis qu’il connait à peine. Mais ce n’est pas sa faute, il ne sait pas qu’en près de vingt-cinq siècle d’existence dans ce corps d’humain je n’avais pas trouvé d’être capable de m’inquiéter. Pas de mortel en tout cas, cette vampire qui a établit son territoire sur cette ville doit bien être l’une des seules véritable gène que j’ai jamais rencontré. Et blablabla, et les loup m’entoure, et je ne peux pas lui échapper. Je me crois presque dans une mauvaise pièce de théâtre, il serait un très bon acteur de seconde zone. Que pourrait-il faire ? Me tuer, j’aimerai bien voir ça.

Ce que je craignais vient de se produire, voilà le sourire qui revient. Quelle horreur. Et le voilà reparti en train de se délecter de ses propres paroles même si je dois avouer que cette fois ci je serre les dents face à ses insultes. Je ne sais même plus ce qui me retient de le tuer, ici et maintenant. Je résiste à l’envie d’enclencher mon pouvoir. Il n’est malheureusement pas assez foudroyant pour que j’utilise pour un erzat d’assassinat et de toute manière nous nous trouvons au milieu de la Heroe’s Sup, j’aurai du mal à justifier sa mort. Il me faut être patiente c’est tout.

Je ne cache pas mon mécontentement, loin de là, mais je n’explose pas pour autant. Je me contente de fêler la fragile tasse à force de la serrer avant de me diriger vers la sortie alors qu’il glissait avec autant de finesse qu’un éléphant une remarque sur après midi avec cette gamine renarde inutile. Je passe le pas de la porte et il me faut pas plus de temps pour claquer bruyamment la porte derrière moi. Je toise d’un air mauvais les quelques élèves présents dans le couloir à ce moment là.

« Bougez. Vous n’avez rien à faire dans les couloirs à cette heure-ci. »

Je m’apprête à retourner à mon travail, ranger les derniers livre que j’avais laissé sur l’étagère, que je n’aurai jamais du quitter mais j’entend un étrange bruit derrière la porte. Comme… comme si quelqu’un vient de s’écrouler sur le sol. Etrange. J’ai beau être révoltée à l’idée de devoir de nouveau adresser la parole à cet humain mais s’il s’avère que c’est lui qui vient de s’écrouler sur le sol pour une raison X ou Y, ne pas ouvrir cette porte serait une grave erreur. Je me retourne donc, l’air plus mécontente que jamais et j’ouvre doucement la porte. Du moins j’essaye, visiblement il y a quelque chose qui m’empêche de la pousser et aucun signe du médecin scolaire. Je ne vais pas prendre des pincettes, je met toute ma force -humaine- dans ma tentative suivante. La porte s’ouvre et effectivement je ne m’étais pas trompée.

Sur le sol, étendu comme un rat mort, je retrouve mon désagréable collègue. Un large sourire apparait sur mon visage. Il est en train de dormir, comment fait-il pour dormir juste après m’avoir menacé ? Le bout de ma main gauche commence à luire, d’abord le bout des doigts puis les lignes lumineuse commencèrent à courir sur toute ma main, remontant toujours plus loin. Je commence à appuyer doucement sur le plexus solaire de l’impudent, au départ il ne se passe pas grand chose mais plus les secondes passent et plus les doigts font fléchir l’os. Au bout de combien de temps va-t-il céder ? Je me le demande. Cela lui apprendra avec ses histoires de loups, ici et maintenant c’est lui et lui seul le mout…

« Mme. Cyrene ? »

Je sursaute en entendant la petite voix de l’étudiante upsilon qui se trouve derrière moi. Je relâche la pression sur la cage thoracique du médecin et me retourne vers l’enfant.

« Oui ? »

« Qu’est-ce que vous faite à Mr. Yashiro ? »

« Il semblerait qu’il vient de s’endormir à cause de son don, je vérifiais qu’il ne s’était pas blessé en tombant. »

Rassurée, l’élève retourne a ses occupations, certainement en direction de sa classe. Je soupire, relevant ma propre stupidité. Je n’avais même pas fermé la porte ! Une fois cette erreur corrigée je me reprend en main, je ne dois pas céder à ma colère maintenant. Je dois profiter de cette opportunité pour faire quelque chose de plus… subtile. Je commence par ramasser la clef sur le sol. Certainement celle du bureau qu’il a tenté de fermé après mon départ. Mais est-ce le sommeil qui l’a surpris ou est-ce qu’il savait qu’il allait s’endormir ? Ce que j’ai raconté à cette étudiante n’était qu’une improvisation mais étrangement cela pourrait faire sens.

Je me met ensuite à fouiller quelque peu le bureau du gêneur, il n’y a rien d’intéressant ou presque. Juste un sac personnel, rien dans les tiroirs qui ne soit pas en rapport avec son travail, rien sur le bureau qui ne soit pas de la poussière ou des notes. J’en profite notamment pour ranger proprement la pile de livre qui m’implorait depuis tout ce temps, cela me prend certes quelques minutes mais je sens un poids s’envoler de mes épaules une fois ma tache achevée. J’ouvre finalement ce sac pour voir s’il ne peut pas me donner des informations… interessante.

Je touche le jackpot, au sens propre du terme. Dans une des poches intérieurs se trouve une enveloppe avec une adresses bien étrange dessus, si je ne me trompe pas ce code postal est celui de la ville basse. A l’intérieur se trouve une belle liasse de billet, je ne prend pas la peine de compter, de toute manière cette somme est bien trop importante pour avoir été gagné par un simple médecin scolaire. Même si ce médecin est celui de la prestigieuse Heroe’s Sup. Je note dans un coin de mon esprit cette adresse, peut-être devrais-je y faire un tour disons… ce soir. Oui, cela me semble être une bonne idée…

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MessageSujet: Re: Tell me your secrets • Lyssa || [R-18] Lun 6 Juin - 22:50

Une fois encore.. c'était un rêve bien agité. Plusieurs fois dans son profond sommeil, il fronça les sourcils et se mordit la lèvre inférieure. Ces visions n'avaient pas réellement de sens, et pourtant elles le mettaient mal à l'aise. Des ombres, des griffes.. des flammes. Éventuellement, elles finirent par s'éteindre; et la sensation de son nez picotant l'obligea à ouvrir ses paupières avec une certaine lenteur. Il avait légèrement mal à la tête... mais c'était toujours comme ça de toutes façons. Le sol n'était pas confortable, et plutôt froid. Ce qui était nouveau en revanche, c'était cette douleur qu'il avait au torse. Il plissa les yeux, encore à moitié endormis, tendant de vérifier sa propre condition physique. L'H.U.D de sa fiche personnelle s'afficha, et ne montrait aucun effet de statut particulier. Cependant, ce qui n'était pas normal, était le fait que ses HP avaient descendu de trente points. Des dégâts équivalents à un petit bleu qu'on se serait fait en frappant son pied dans le coin du bureau, mais tout de même. Il n'y prêta pas plus attention que ça; assumant immédiatement qu'il devait s'agir des dégâts de chute, lorsqu'il a sombré dans les abysses. Le bureau était plongé dans le noir; les seules lumières qui filtraient à travers les stores étaient celles des lampadaires extérieurs. Il devait être aux alentours de vingt-trois heures. Levant doucement sa main droite; il inspecta sa paume pour voir à combien le compteur était rendu : 08:40:14. Il serait tranquille pendant près de neuf heures. Il pris une grande inspiration, puis laissa l'air s'échapper, tentant de remettre ses idées en place alors qu'il déposa sa main contre son front. Il fermas les yeux, réfléchissant; il avait l'impression d'avoir oublié quelque chose. Ou plutôt, il avait oublié ce qu'il s'était passé un peu avant qu'il ne s'endorme. Un effet courant de ses crises de narcolepsie ; mais au bout de quelques heures, ce qu'il a oublié refait surface. Donc au final, ça ne devait pas être très important.

~ ♪ Fairy Blue, For you I'll smash the stars and put them on display, Black Paper Moon ! If you believe in... ♫ ~

La sonnerie du portable de Nana. Il avait été particulièrement surpris; un petit sursaut ayant fait trembler son corps l'espace de quelques secondes. Il repris son calme et bailla à s'en décrocher la mâchoire, une petite larme apparaissant au coin de ses yeux. Il saisit dans la poche de sa blouse son téléphone et posa son pouce sur le bouton d'appel, avant de rediriger l'appareil contre son oreille; ses yeux d'émeraude fixant les fenêtres alors qu'il restait assis sur le sol, bien trop engourdis pour se lever. à l'autre bout du fil... il semblait que le business entrait en scène. C'était la voix d'une homme, apparemment assez autoritaire et droit.

- Yashiro? Je viens de sortir du travail. Notre rendez-vous est toujours d'actualité.
- Hm... en vérité je suis un peu fatigu---
- Ce n'était pas une question. Je suis un homme très occupé; et j'ai besoin de relâcher le stress. Tu vois ce que je veux dire? Ne pense pas que gérer des sommes d'argent si massives me suffit à être de bonne humeur.
- Eh... vous avez de quoi payer pendant combien de temps ?
- Je vais mettre le prix, ce soir. Cette journée a été un enfer. Et j'ai l'intention de passer cette frustration sur toi. L'argent n'est pas un soucis. Assure-toi d'avoir pris une douche, et fait le nécessaire. Je te retrouverait à l'adresse habituelle. Ne soit pas en retard.
- 'Kay.

L'homme à l'autre bout du fil n'avait décidément pas perdu une seule seconde après la réponse de Nana pour raccrocher. C'était un homme déplaisant, vraiment. Mais il était bel homme, avait beaucoup d'argent, et était capable de satisfaire l'appétit charnel de Nana pour au moins quelques heures. Il soupira et se gratta les cheveux un moment. Il avait besoin de se motiver à nouveau : sa performance ne pouvait pas être altérée par le sommeil. Et puis se dépenser un peu aura de quoi lui remonter le moral après ces cauchemars gênants. S'aidant de son bureau, il se releva et secoua doucement la tête, ouvrit le tiroir et pris son sac avec lui. Il sortit ensuite de son bureau, regardant les couloirs vides avec une impression étrange.

- ....

Il ne voyait rien d'anormal, et pourtant il avait un mauvais pressentiment. Il faut dire que les locaux d'HSUP sont (comme tout établissements scolaires) assez flippants à cette heure-ci. Enfin, pas de quoi effrayer un homme mur comme lui, mais il restait néanmoins sur ses gardes, ne serais-ce qu'un petit peu. C'est en se frottant les yeux qu'il avança et quitta l'institut, parcourant les rues de Laurel.

Il traça son chemin jusqu'aux bas quartiers, son regard dénué de toutes motivations...et pourtant, une émotion était bel et bien en train de fleurir en lui, alors que la distance entre sa destination et lui se faisait de plus en plus réduite. Son rythme cardiaque s'accélérait, son sang s'en allait dans une toute autre partie de son corps; et ses dents agrippaient instinctivement sa lèvre inférieure. Quelques mètres plus loin... "l'endroit habituel" était là. Un motel de piètre qualité; dont les néons étaient presque tous morts. Nana s'avança jusqu'à la petite cabine du réceptionniste, qui n'avait l'air d'être aucunement surpris de le voir ce soir. C'était un homme bien suspicieux, avec plus beaucoup de cheveux sur la tête, et toujours un T-shirt d'animes japonais. Ses lunettes sur son nez, il adressa un sourire étrange à l'androgyne qui lui renvoya un tout autre genre de regard : blasé, écœuré et presque haineux.

- Oh, c'est le Otoko-no-ko ! Tu es finalement venu demander mes services?
- Je préférerais honnêtement devenir eunuque qu'envisager une relation plus profonde que parler à travers une glace anti-balles avec toi. Je prend la chambre 14.
- Hidoi... ça fait vraiment mal, Trap-san! Itai! Toute cette douleur dans mon Kokoro!

Les pitreries de ce weaboo n'avaient pas l'air de faire flancher l'androgyne qui se contentait de se tenir là avec une expression si vide qu'on pourrait croire que contrairement à Nana, même les roux ont une âme. Le nerd finis par lâcher l'affaire, soupirant et faisant glisser une clé sous la glace. Nana n'avait pas à payer... la réservation de la chambre étaient généralement compris dans les frais du client. Il approcha sa main de la clé... et quasi-immédiatement; l'homme aux lunettes saisit son poignet. Il avait un regard perfide, vraiment malsain. Nana n'était pas vraiment angoissé par ce qu'il se passait; il se contenta de lever les yeux vers l'homme.

- Lâche-moi.
- Tu devrais sérieusement reconsidérer ce que je t'ai proposé. Je comprend ton business, je pourrais facilement payer.

Un petit sourire se dessina sur les lèvres de Nana. C'était un sourire hautain, méchant et plein de sarcasme. Il s'apprêtait à lancer une nouvelle bombe verbale.. mais il n'en eut pas l'occasion. Une voix grave et autoritaire se fit entendre, paralysant totalement l'homme aux lunettes. Une main se posa sur l'épaule de Nana, alors que cette personne nouvellement arrivée adressait un regard sévère à l'harceleur. Celui-ci lâcha le poignet de l'androgyne qui récupéra la clé et retira la sienne avec un certain sentiment de dégoût.

- Bas les pattes. Je n'ai pas de temps à perdre.
- V...Vous êtes Mr.Henston de la banque, non?! le trader?
- Je payerais suffisamment pour fermer ton clapet à propos de cette histoire. Bien, maintenant j'ai quelque chose dont je doit m'occuper. Nana.
- T-Tout ce que vous voudrez, monsieur! un plaisir de faire affaire avec vous! profitez bien de la chambre!
- Hm...

L'homme d'affaire partit en premier, sans se retourner. Nana, vêtu d'un imperméable, le suivit sans dire un mot, les mains dans les poches et le regard blasé. Christophe Henston, de l'une des plus grandes banques de Laurel. Les plus riches sont souvent les plus excentriques; et il se trouve que celui-là avait un fétiche plus qu'imposant pour les hommes à l'apparence extrêmement jeune et féminine. Il n'était pas vieux; probablement même plus jeune que Nana. C'était un type au caractère sec et froid. Il ne traitait pas vraiment les gens comme des humains; mais plus comme des équations et calculs. Brun, cheveux brossés en arrière; costume d'affaire; de grande taille et musculature, des yeux bleus et une montre hors de prix au poignet... vous avez là le cliché parfait du trader. Enfin... Nana s'en fichait un peu. Il ne perdait rien dans cette histoire : il allait gagner beaucoup d'argent, et prendre son pied avec l'un de ses clients les plus efficaces. Alors qu'il montait les escaliers pour se rendre à sa chambre, un petit sourire se dessina sur ses lèvres.

(Scène entre balises "SPOILER" par prévention)

Spoiler:
 

Nana était couché sur le lit, essoufflé comme s'il venait de parcourir la distance Paris-Pékin en une traite. Loin d'être propre, peu importe où on le regarde, il avait néanmoins le temps de reprendre un peu ses esprits. Les yeux fatigués, il tourna ses iris verdâtres vers l'homme d'affaire qui avait dors et déjà re-mis ses sous-vêtements, et fumait une cigarette en reprenant son air hautain.

- Tu as l'air de d'être amusé. Tu m'avais l'air un peu à côté de la plaque par certains moments, moins efficaces de d'habitude, ça sera retenu sur ta paye.
- Hah......je suis juste uh.... un peu fatigué...
- J'en ai rien à faire. Bref. Ma fiancé va commencer à se douter de quelque chose. Je n'ai pas réservé la chambre pour la nuit, seulement quelques heures. Alors prends quelque mouchoirs, nettoies ça, et bouge ton derrière, on s'en va.
- C'est bizarre, je pensais qu'il n'y avait que les homo-sapiens femelles qui avaient leurs règles...tu devrais probablement eh....uhhh.... genre, boire du sirop de cranberry; ou changer ton tampo-----

Cependant les sarcasmes de Nana ne semblaient pas plaire à son client. Il ne lui fallut pas plus de quelques secondes pour mettre sa grande main autour du cou de l'androgyne et commencer à serrer. Nana plissa les yeux, coupé de sa respiration; il avait un regard quelque peu haineux. Ce trader était définitivement un client peu recommandable.

- Ne montes pas sur tes grands chevaux avec moi. Tu n'es qu'un jouet. Quand tu seras cassé, j'en trouverais un autre, c'est aussi simple que ça.

L'homme retira sa main et se retourna; Nana prenant instantanément une grande prise d'air en se redressant sur le lit.

- On y va.

---

La porte de la chambre s'ouvrit, et les deux locataires quittèrent cette dernière, refermant la porte à clé. L'homme d'affaire grimaça en plongeant sa main dans la poche de sa veste, sortant une enveloppe....assez grande, et plutôt bien remplie. Il la tendit à l'androgyne.

- Ta paye. 10% en moins pour la performance bonne mais pas fantastique.
- Tu pourrais au moins rajouter 5% parce que je vais en avoir besoin pour re-marcher correctement...
- Très drôle. Bye.

L'homme obligea l'androgyne à prendre l'enveloppe, avant de s'en aller sans même se retourner. Nana n'en avait rien à faire, vraiment. Il n'était pas triste, tout au contraire : il avait pu prendre son pied ET se faire payer; quoi de mieux que ça? il n'y avait rien qui pourrait possiblement ruiner sa fin de soirée.

....

à part, possiblement, cette main qui vient de se poser sur son épaule...
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MessageSujet: Re: Tell me your secrets • Lyssa || [R-18] Mar 7 Juin - 15:11



Secrets


Feat Yashiro Nana

Je ferme la porte derrière moi en quittant le bureau du médecin, le laissant profiter du contact confortable du sol pour le reste de sa petite sieste. J’ai ce qu’il me faut, désormais il me suffit juste d’attendre. Je retourne donc tranquillement vers les étagères du couloir afin de terminé mon travail. Cette fois ci lorsque je quitte la petite pièce ce n’air pas un air mécontent mais un sourire qui flotte sur mes lèvres, l’ironie de l’existence humaine me fera toujours autant rire. Je suis persuadé que je ne le regretterai pas.

Je fini par quitter l’établissement comme lors de toute journée banale, ma sac suspendu à mon épaule. Il est encore tôt, le soleil illumine encore les rues de la ville, je ne vais pas aller « enquêter » tout de suite. Je repasse donc chez moi, rien ne presse, le temps ne m’attends pas. Je prend le temps de me faire une petite toilette, je passe de longues minutes sous la douche à imaginer ce que je vais bien pouvoir trouver à cette fameuse adresse. Les recoins de la ville basse renferment bien plus de secret que ceux du reste de la ville, c’est un fait que personne ne nie. Je me demande si j’aurai la chance immense de le prendre sur le fait, ou si je me contenterai de réunir des informations pour reprendre notre discussion un peu plus… sereinement.

J’enfile la robe noir d’Abaddôn sans pour autant mettre son masque, elle a finit par sécher à après être lavée pour la débarrasser des taches de sang qui la souillait. Je vide mon sac des éléments inutile, j’y ajoute mon Colt qui jusque là reposait dans sa belle boite, on ne sait jamais. Peut-être aurai-je besoin de me défendre en tant qu’humaine ? Puis je sors, l’obscurité s’étend, il est l’heure de me mettre en route.

La nuit débute à peine et la ville basse est bien loin de chez moi, ça ne m’empêche pas de m’y diriger à pieds. Je ne doute pas réussir à trouver quelque chose d’intéressant, même tard dans la nuit, après tout ces quartiers sont le repaire des la majorité des vermines de la ville. Et la vermine vit la nuit.

Je vois autour de moi le décors changer au fil des minutes, passer des grands immeubles aux bâtiments datant d’avant la Dark Hour pour finalement arriver aux HLM et autres taudis délabrés de la ville basse. Je pousse un petit soupir, je n’aime vraiment pas aller dans cet endroit, il manque cruellement d’hygiène et les primates qui l’habitent n’arrivent pas à faire la différence entre une proie et un prédateur, à part si celui ci est rempli de testostérone. Je ne compte plus le nombre de fois ou j’ai gentiment débouté des ivrognes et autres requins en les menaçant de leur arracher la troisième jambe pour leur faire avaler. Porter le masque me faciliterait peut-être la vie mais je ne veux pas le faire ce soir, ce n’est pas une criminelle mais bien la bibliothécaire de la Sup qui est censé parcourir ces rues sordides.

J’arrive finalement sans trop de soucis à l’adresse, un motel en piteux état. Je ne peux m’empêcher d’afficher un air déçu en voyant le bâtiment, certes je ne m’attendais pas à arriver devant un bâtiment revendiqué par une mafia locale mais je ne m’attendais à quelque chose de plus… intéressant. Je m’avance dans le couloir aussi mal éclairé que la façade avant d’arriver devant ce qui semble être le réceptionniste de l’établissement. Une vitre visiblement bien épaisse nous sépare, mon regard continue de voyager à la recherche d’élément notable mais à part la pancarte des tarifs sur le mur en face rien ne retient mon attention.

« Bonsoir ma petite dame, je peux vous aider peut-être ? »

Si le médecin scolaire ressemble à un idiot finit, ce mortel là à plus l’air d’avoir des gènes de porc. Un léger air de dégout se peint sur mon visage mais ça ne m’empêche de lui adresser la parole.

« Oui… je cherche un jeune homme très efféminé, peut-être que son nom vous dira quelque chose : Yashiro Nana. »

Le visage de l’homme n’est clairement pas resté indifférent même si je ne comprend pas exactement ce qu’il tente d’exprimer. Je commence à sourire, ne lui laissant pas le temps de répondre.

« Ce n’est pas la peine de le cacher, je sais qu’il a quelque chose à faire avec cet endroit miteux, dites moi juste ce que je veux savoir. »

« Désolé ma petite dame, je ne sais pas de qui vous parlez. »

Mon sourire disparait aussi rapidement qu’il est apparu, par contre le réceptionniste lui semble ravi, il arbore ce même air d’auto-satisfaction que le médecin plus tôt dans la journée. C’est exactement ce qu’il faut pour réanimer ce noeud de colère que j’avais réussi à dénouer et qui revient me serrer le ventre. Voir mon regard se durcir semble le rendre plus heureux encore, c’est le genre de parasite qui n’arrive à se sentir bien que derrière un vitre blindée. Détestable.

« Bien, je comprend. Je vais vous prendre une chambre pour la nuit dans ce cas. »

Je pose mon sac sur le rebord du comptoir afin de chercher mon portefeuille pendant que le réceptionniste attrape une clef sous son bureau. Il me tend la clef pendant quelques secondes alors que je continue de chercher de quoi payer, le porc semble s’impatienter.

« Bon, ça v… »

Je lui attrape l’avant bras à travers l’ouverture client de la vitre avant de le tirer violemment pour le plaquer contre le verre, pendant ce temps je sors mon Colt pour lui coller sous le cou. Je m’excuse intérieurement, un objet aussi beau ne devrait pas être utilisé sur un être aussi dégoutant. Je vois les yeux du réceptionniste s’écarquiller en sentant l’acier froid sur sa peau.

« Peut-être que comme ça, les souvenirs vont vous revenir… en tout cas je l’espère pour vous. »

« Il… Il est dans la chambre 14… il est avec une grosse pointure… ils ont bientôt finit. »

Je sourit de nouveau, relâchant la pression du canon contre sa jugulaire et l’étreinte sur son bras. Comme quoi même un porc peut se révéler utile. Finalement je pourrai le prendre sur le fait, cette journée n’est pas si mauvaise. Je m’approche de la cage d’escalier mais je m’arrête bien vite, les petits cris étouffés qui arrive jusqu’ici finissent de m’informer sur ce que le médecin scolaire de la Heroe’s Sup peut faire pour arrondir ses fins de mois. Je renonce au fait de l’interrompre en pleine action et je me contente de l’attendre dehors, me préparant à me délecter de l’expression de ce petit avorton.

Je n’ai pas à attendre longtemps avant qu’un cri perçant ne vienne mourir à la sortie de l’établissement. Quelques minutes plus tard un homme en fin de la vingtaine sort du motel bientôt suivit par ce cher Mr. Yashiro.

« Et bien… le loup que je dois redouter est tombé bien bas semble-t-il. »

Je ne peux m’empêcher de laisser grandir mon sourire et pour le médecin scolaire ce n’est clairement pas la bonne occasion pour se mettre à sourire.

« Je me demande si vous êtes capable de garder votre air suffisant… Mr. Yashiro. »

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MessageSujet: Re: Tell me your secrets • Lyssa || [R-18] Mar 7 Juin - 15:48

Il regardait droit devant lui. La position de la caméra ne nous permettant pas réellement de voir quel genre d'expression il adoptait en entendant la voix de cette démone. Mais une chose était sûre : durant quelques secondes, il était aussi immobile qu'une statue solidement attachée à son socle. Mais au final..

- Heh.

La bibliothécaire allait probablement détester ce qu'elle s'apprêtait à voir. Doucement, la tête de l'androgyne pivota. Son expression n'était pas différente de d'habitude : il avait un regard reposé, et ses lèvres étirées dans un sourire suffisant et plein de fierté. Ce n'était certainement pas le moment pour jouer les fortes têtes, surtout dans la situation dans laquelle il se trouvait. Mais réellement; Nana était loin d'être la personne la plus recommandable de la Heroe's Sup. Il attrapa doucement sa queue de cheval qui reposait sur son épaule et se mis à jouer avec ses mèches de cheveux noirs en bordel. Son regard d'émeraude était encré dans celui de celle qui venait de le prendre en flagrant délit. Sur une voix joueuse et définitivement suggestive, il laissa sortir d'entre ses lèvres quelques paroles provocatrices.

- Vous avez aimé ce que vous avez entendu? Est-ce que ça a éveillé quelque chose en vous? Vous êtes vraiment une dégoûtante petite truie, hmhhmm ~ ♥

Il finis par complètement se retourner, s'adossant à la rambarde. Son regard était encore plus dénué d'humanité qu'habituellement. En réalité, il n'y avait pas grand chose qui séparaient Lyssa et Nana de leur horrifiante nature. Pour lui, ça n'était rien de plus qu'un jeu, et maintenant que la bibliothécaire avait elle aussi un Deck; le duel pouvait commencer. Mais à quoi bon démarrer une bataille si nous n'avons pas la possibilité de jeter autant de sel que possible? teabag l'adversaire, lancer tout les taunts que le jeu permet. Il n'était pas effrayé par elle, et c'était probablement réciproque. Cependant, il comptait lui montrer à quel point ceci ne représentait qu'une immense plaisanterie à ses yeux. Un petit gloussement féminin sortit d'entre ses lèvres, alors qu'il levait doucement sa main devant sa bouche, et écarta son indexe et son majeur en repliant ses autres doigts; sortant sa langue pour la passer entre l'écart que formaient ses doigts.

- ça fait quelques semaines que je ne me suis pas occupé d'une femme mais il y a toujours moyen pour se dé-rouiller un peu. Pour quelques billets je suis même prêt à ne pas vous mettre un sac en papier sur la tête pour empêcher mon dégoût de ruiner la fête.

La bibliothécaire ne semblait clairement pas amusée; tout au contraire de Nana qui repris une posture normale et se mit à rire à plein poumons. Il était si heureux, en réalité, que des larmes apparurent au coin de ses yeux. ça faisait longtemps qu'il ne s'était pas amusé de cette façon. Soigner des gamins et obtenir leur reconnaissance apportait un peu de joie, en effet. Osculter les jeunettes aux gros nibards et les pré-adultes aux pecs encore en développement apportait aussi son lot de joie. Finalement, se faire prendre pour un objet de plaisir était l'une de ses choses favorites.... mais il n'y a rien de tel que jouer avec les émotions d'une personne. Se délecter de la supériorité que donne le fait d'être en contrôle de ce qu'il se passe. Comment pouvait-il être aussi confiant? sa carrière était en jeu après tout. Un mot de la bibliothécaire, accompagnée de quelques preuves, et le médecin scolaire pourrait être immédiatement renvoyé pour être un mauvais exemple, et profiter de son travail pour satisfaire ses fantaisies. Et pourtant... il s'en fichait. Rouvrant doucement les yeux, il pencha la tête sur le côté, sans jamais perdre ce rictus déplaisant.

- Et donc? Qu'est-ce que vous allez dire? Brailler aux supérieurs que le médecin scolaire Yashiro Nana est nymphomane et exerce un second job illégal? hmmm.... je ne suis pas certain que ma situation soit aussi dramatique que la votre. Mon cas est une chose, mais jusqu'à présent personne ne m'a attrapé à tuer qui que ce soit. Vous en revanche... yep! Je peux toujours rembourser les clients qui m'ont fait passer un petit moment fun... mais re-coller les morceaux de toutes ces personnes que vous avez démembré comme un Monsieur Patate, ça va probablement être plus compliqué non?

Il posa ses deux coudes sur la rambarde et leva les yeux vers le ciel, manifestement amusé.

- Je perdrait mon job, et ça s'arrêtera là. Je n'aurait pas vraiment de mal à en trouver un autre. En revanche... il me semble qu'un meurtre est punis par la loi bien plus sévèrement. Si vous êtes assez chanceuse, vous irez en prison spécialisée pour le reste de votre vie. Si les choses tournent mal en revanche... les héros viendront s'occuper de votre cas.

Son interlocutrice avait l'air d'être assez agacée de ses paroles. Enfin.. pas physiquement, mais ses statistiques montraient en tout cas une certaine réaction à ces boutades. Nana se mis à bailler profondément avant de se décoller de son appuis, agitant l'énorme enveloppe pleine à craquer un petit moment... avant de la faire disparaître comme par magie dans une flopée de pixels bleuâtres qui se dissipèrent dans l'air fin. Adressant un clin d'oeil à la bibliothécaire, c'était sa façon de faire tomber le micro. Il lui tourna le dos et rangea ses mains dans les poches de son manteau si peu épais qu'il ne rajoutait pratiquement rien à la masse de guêpe de Nana; et procéda à tracer son chemin sans se soucier d'elle.

- Je devrais peut-être complètement me consacrer à la prostitution... vivre avec un homme riche et ne plus jamais rien payer. Huhuhu ~

Cependant... les choses ne se passèrent pas réellement comme prévu... alors qu'un son mécanique attira l'attention du médecin scolaire.
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MessageSujet: Re: Tell me your secrets • Lyssa || [R-18] Mer 8 Juin - 18:07



Secrets


Feat Yashiro Nana

« Et vous parlez encore… »

Je ne peux m’empêcher de soupirer en le voyant repartir dans un monologue insultant sans une once de honte. Accorde-t-il si peu de crédit à sa situation pour réagir ainsi ? Ne me pense-t-il pas capable d’user de cette dégradante information pour le sortir de mon existence ? Ou peut-être considère-t-il juste toute cette histoire comme un grand terrain de jeu ? J’en ai déjà vu des humains comme cela, incapable de trouver le moindre intérêt dans leur propre existence qui choisissent de se reposer sur autre chose pour la justifier. Elle est comme ça, elle aussi. Mais jamais d’aussi désagréable.

Tout de même, il pourrait sembler un minimum concerné plutôt que de me renvoyer des menaces. C’est fatiguant à la longue, toute cette mise en scène, son attitude, son timbre de voix, tout m’exaspère chez lui. Il finit par arrêter son flot continue de paroles, enfin.

« Peut-être… »

Je le vois se retourner et je soupire de nouveau. C’est donc ça… il n’accorde donc aucun crédit à tout cela. J’ai beau avoir tué hier soir je ne peux réprimer ma colère dûment accumuler au fil de nos échanges. J’ai rarement croisé d’humain aussi insouciant, il doit véritablement avoir confiance en lui. Alors qu’il commence à avancer, pas après pas, loin de moi je sors de nouveau de mon sac le Colt à 6 coups. Autant j’était réticente à l’utiliser contre l’autre porc, autant je n’ai aucun problème à appuyer sur la détente cette fois ci.

Le tir retenti comme un coup de tonnerre, le médecin est si menu que la balle le traverse de part en part quelques centimètres à côté du coeur. Je sais que je ne suis pas une tireuse d’élite mais à une telle distance il y a peu de chance que je rate ma cible tout de même. Je le regarde chanceler, finir sur le sol, d’un regard vide de toute compassion. Je m’approche doucement de lui, rechargeant l’arme. Une fois à proximité je le toise quelques instant, je lis la douleur sur son visage mais étrangement je retrouve encore et toujours cette même expression suffisante, ce même sourire en coin. Je tire un second coup, au niveau de l’entre jambe cette fois ci. Je suis certaine qu’il accorde au moins un minimum d’importance à cette chose là.

« Si les héros, les prisons, les humains en général pouvaient me retenir je ne serai pas, chaque jour, en train de jouer la bibliothécaire dans une école de dotés Mr. Yashiro. »

Mon pouce vient une nouvelle faire pivoter le barillet de mon arme, la troisième alcôve vient s’aligner avec le canon. Cette fois ci c’est vers le visage de ma victime que je pointe mon arme.

« En effet Mr. Yashiro, peut-être auriez-vous dû vous consacrer complètement à la prostitution. Nos routes ne se seraient pas croisées. »

Je termine ma phrase et appuis sur la détente. Troisième coup de tonnerre à travers la ville basse, mais c’est quelque chose d’habituel pour les habitants de ce taudis. Un mort de plus, un mort de moins, ce n’est pas cela qui va changer grand chose à leur existence misérable. Je regarde quelques instants le cadavre du défunt médecin scolaire, une flaque de sang commence à se propager sur le sol. Même mort, une balle dans le torse, une entre les jambes et une dans l’oeil gauche j’ai l’impression qu’il continue de me toiser.

Mais c’est certainement la fatigue, j’ai hâte de rentrer chez moi maintenant que cette affaire est réglée. Son corps sera retrouvé demain, il sera identifié sans problème et la Heroe’s Sup fera rapidement le rapprochement entre son médecin et la signification de -voir même des ?- l’enveloppe qui se trouve dans son sac. Et même si des enquêteur se penche sur son cas, jamais une étude balistique ne pourra remonter jusqu’à moi, pas avec une arme crée un siècle et demi plus tôt.

Je fini par faire volte face et à prendre la direction du centre ville. Une fois assez loin de la scène de crime j’appellerai un taxi, je n’ai plus la motivation de marcher toute cette distance. J’avance de quelques pas mais une lumière dans mon dos attire mon attention, que se passe-t-il encore ? A ma grande surprise c’est encore le médecin prostitué qui se fait remarquer, son corps s’illumine quelques secondes avant de s’évaporer. L’air serein qui avait finalement réussi à s’installer sur mon visage s’efface, qu’est-ce qu’il va encore trouver comme moyen pour rendre cette journée plus désagréable ?

Je regarde les habits qui reposent sur le sol dans la flaque de sang, seuls preuves qu’il était bel et bien là. Peut-être suis-je juste en train de me faire des idées ? Peut-être que son don peut justifier que sa mort se déroule de cette manière et qu’il n’y aura aucune conséquence ? Je soupire, j’ai beau tenter de me convaincre toute seule, je n’y arrive pas. Cette école renferme tellement d’êtres imprévisibles que c’en est presque frustrant…

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MessageSujet: Re: Tell me your secrets • Lyssa || [R-18] Mer 8 Juin - 18:49

Les coups de feu ayant retentis malgré tout relativement près du motel; l'attention avait été attirée sur le lieu. Les gens commençaient à sortir de leurs appartements, curieux; et éventuellement, c'est le gérant des lieux qui se déplaça. Mais ni Nana, ni Lyssa ne se trouvaient sur les lieux. Face à l'Otaku ne se trouvait qu'une pile de vêtements tâchés, baignant dans une marre de sang. Du ciel commença à tomber quelques gouttes d'eau salée qui se mélangea au liquide rougeâtre... quel scénario catastrophique. Qui allait appeler la police? probablement personne. Personne ne veux de problèmes, en bas quartiers. Mais qui donc amènera justice sur le meurtre de Yashiro Nana? Eh bien...

Une silhouette se relevait doucement, derrière les poubelles d'un restaurant local miteux. La tête dans les godasses, avec un léger mal de tête; cette personne plongée dans le noir se sentait comme un nouveau né. Il avait besoin de quelques secondes pour mettre ses idées en ordre. Levant la tête vers le ciel pour remarquer cette pluie nocturne qui commençait à se faire de plus en plus présente de minutes en minutes; il soupira, et se mis en route sans dire un mot. Il avança et avança, doucement, discrètement... pas un chat dans les rues; c'était plutôt utile. Son apparence avait très certainement de quoi attirer l'attention; mais il pressait le pas, et méthodiquement traça son chemin jusqu'à son objectif; un immense sourire aux lèvres.

Elle était là, dos à cette personne, marchant rapidement dans la rue; tentant de s'éloigner de la scène de crime aussi rapidement que possible sans attirer le moindre soupçon. Lyssa Cyrene; la traîtresse de la Heroe's Sup. Cependant... le crime ne paie pas, et on paye toujours les conséquences de ses actions, tôt ou tard; dans cette vie, ou dans une autre. Le bruit des pieds nus de cette personne se fit de plus en plus discret, sans pour autant que son avancée vers cette femme ne soit ralentie en quoi que ce soit. Elle était de plus en plus proche, de plus en plus... jusqu'à ce que l'odeur du sang qui avait éclaboussé sur ses vêtements ne soit reconnaissable. Il y avait une "réelle" explication à pourquoi elle n'avait rien remarqué, pourquoi elle n'avait pas la moindre réaction, ou le sentiment d'être observée.

Une mince lumière apparut dans la main de cette personne; alors que quelques pixels bleutés firent apparaître trois couteaux de style oriental, sur lesquels étaient appliqués des runes magiques brillantes d'une intense lumière orangée. Alors que la jeune femme empruntait une ruelle pour raccourcir son chemin vers la zone des taxis.... la silhouette accéléra le pas. Et éventuellement...

- Le Kill-streak est à 0-1... corrigeons ça.

Avant qu'elle n'ai le temps de se retourner... Le médecin scolaire fit usage de ses statistiques physiques améliorées par son don pour élancer deux coups fatals avec une rapidité et une force hors du commun. Son bras semblait presque s'être téléporté à sa cible; alors que la lame runique s'enfonça dans le crâne de la bibliothécaire. Bien que difficilement, l'arme finis par complètement percer les os du crâne; le sang de la démone s'étalant sur le sol alors qu'elle semblait maintenant réagir. ça ne suffirait pas à la tuer, et il s'en doutait. Les réflexes de l'incarnation de Béhémoth avait une vitalité qui n'avait rien à envier aux plus grands des immortels. Alors elle tenta de contre-attaquer; mais encore secouée par l'attaque, elle n'anticipa pas réellement les mouvements très...RPG-esques de Nana, qui se jeta immédiatement en arrière et lança les deux autres couteaux de toutes ses forces vers la poitrine de sa meurtrière. Bien qu'ils n'avaient pas étés enfoncés jusqu'au fond de sa peau extrêmement résistante; Les lames s'étaient malgré tout plantées. L'une au sein gauche et l'autre un peu au dessus du droit. Nana ne perdit pas une seule seconde, adressant un clin d'oeil à la jeune femme ; il claqua des doigts, et la magie opéra...

- F4 Item Effect : Rune Explosion !

Tout se passa assez rapidement... les blessures de la bibliothécaire s'illuminèrent d'une intense lumière orangée.. avant que trois énormes explosions ne se mettent à saccager toute la ruelle, défonçant les murs et le sol; faisant éclater la partie supérieure de son assassin comme s'il s'agissait d'un ballon d'eau qu'on aurait fait exploser de l'intérieur. Les flammes rongeaient l'endroit; et la partie inférieure de la jeune femme tomba sur les genoux; le sang et les organes internes se répandant sur le sol comme une mauvaise piñata. Assez dégueulasse à voir, vraiment... mais tout ça provoqua un rictus assez fier sur les lèvres de l'androgyne nu comme un vers qui fit apparaître deux autres couteaux dans ses mains. Un petit gloussement s'échappa d'entre ses lèvres alors qu'il déplaçait une mèche de ses cheveux derrière son oreille.

- Quelle résistance.. il y en avait assez pour faire sauter l'intégralité du corps.

Et c'est sans surprise que Nana assista à la régénération avancée de la bibliothécaire. Comment il savait que ça allait se produire? eh bien à cause de sa barre de HP. Celle-ci était descendue à "1/6666". Ses tissus musculaires commencèrent à se re-développer à partir de rien d'autre qu'un peu d'air. Les organes internes qui s'étaient étalés au sol devinrent cendres, et de nouveaux les remplacèrent. De plus en plus rapidement, Os, Muscles, Chaire, Peau, pilosité... tout revint à sa forme initiale; bien que la jeune femme semblait quelque peu fatiguée. Qui ne le serait pas après s'être soudainement fait Aloha Snackbar par des couteaux? La barre de vie de la bibliothécaire était désormais de nouveau remplie. Cependant, un débuff de Choc avait été rajouté. Nana leva les sourcils et fit un petit sifflement.

- Heh... quelle mauvaise scène de série B. Enfin... ça ne me dérange pas vraiment. ça m'aide à mieux comprendre la raison pour laquelle vous n'étiez pas vraiment effrayée par le fait de vous faire courser par les héros.

Nana se mis à jongler avec ses couteaux, distraitement. Il finis par les re-saisir tout les deux; et une flopée de pixels rosâtres se mirent à envahir tout son corps; puis se dispersèrent en laissant apparaître sa tenue de héros; une sorte de tenue orientale plutôt révélatrice; des couteaux présents un peu partout sur la tenue.

- Mais je ne pouvais pas demander mieux. C'est la première fois que je me prend une balle à cet endroit là... je dois avouer que c'est désagréable. Toutefois , ça m'a donné une idée d'expérimentation. Quelle est la sensation que ressentirait une créature démoniaque si son utérus finissait en bouillie? ♪

Nana ricana un petit moment, avant de faire tournoyer les deux couteaux qu'il avait en mains; pour soudainement les stopper : cinq d'entre eux dans chaque mains tenaient entre ses doigts. Ses yeux habituellement vides de toutes émotions semblaient cette fois être animés d'une lueur d'amusement et de violence.

- Dansons, Démone ~ ♫
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MessageSujet: Re: Tell me your secrets • Lyssa || [R-18] Jeu 9 Juin - 22:15



Secrets


Feat Yashiro Nana

La voix résonne dans la ruelle, sortie de nulle part alors que je ne me trouve plus très loin du point de rendez-vous fixé avec le taxi. Je suis tellement surprise que je ne saisi pas vraiment le sens de ses paroles, tout se déroule très vite ensuite. Je sens quelque chose s’enfoncer sur le côté de mon crâne alors que je tente de me retourner vers mon agresseur, j’ai bien évidemment reconnu cette voix et ça ne fait que rendre ma réaction plus violente. Je tente de l’attraper mais l’effet de surprise est efficace, il se met hors de ma porté et je me retrouve avec deux lames supplémentaire dans le corps. L’instant d’après je me retrouve aux quatre coins de la rue.

Mon corps a beau être en piteux état ma conscience n’a pas disparue pour autant. Je profite de cet instant ou je ne peux rien faire, attendant que mon corps se reconstruise de lui même, pour me pencher calmement sur la situation. Nana Yashiro, que je viens juste de tuer, vient à son tour de « me tuer ». C’est embêtant et ce pour deux raisons : d’une part il demeure un risque pour la stabilité de mon existence et d’autre part il va encore se remettre à parler pour le simple plaisir de parler. Ce second fait risque d’être très, très agaçant mais avant de pouvoir le subir il me faut retrouver l’usage de mes oreilles. Une question s’impose à moi : certes ce mortel est revenu à la vie mais peut-il le faire sans contrainte ou si je continue de l’envoyer si pieds sous terre cessera-t-il de m’importuner ? Il n’existe qu’un seul moyen de répondre à cette question.

De nouveau entière je reprend soudainement mon souffle, c’est une sensation toujours aussi désagréable, je suis bien content de ne pas avoir à l’expérimenter trop régulièrement. Je pose un regard dénué de sentiment, « blasé » diraient certains, sur l’humain. Il se trouve qu’il est complètement nu, cela ne semble pas lui causer plus de soucis que cela d’autant plus qu’après une animation digne des meilleurs effets spéciaux il se retrouve habillé dans sa tenue de « héros ». Je hausse un sourcil devant, au moins reste-t-il dans le thème de la prostitution, il respecte son personnage. Un rapide regard sur mon propre état m’informe que je ne suis pas mieux. Même si je suis capable de me régénérer après n’importe quelle blessure ce n’est pas le cas de mes vêtements, je suis donc dénuée de vêtement sur toute la partie supérieur de mon corps et ce qu’il reste en bas de ma robe tombe en morceau.

Je soupir en arrachant les derniers débris de tissus, magnifique, il ne me reste que mes chaussures et mon sous-vêtement. Que c’est dégradant, d’autant plus que cette robe coûtait un certain prix. Un rapide regard vers le sol m’informe que mon sac, bien qu’en piteux état est toujours plus ou moins entier et que son contenu ne s’est pas éparpillé sur le sol. C’est déjà ça. Je finis ce petit état des lieux approximativement au moment au le médecin finit sa tirade, j’avoue que je n’y ai pas prêté beaucoup d’attention.

« Je me dois de vous féliciter, cela fait bien longtemps que je n’avais pas rencontré d’humain capable de faire… »

S’il semble aimer s’écouter parler, le héros ne me donne pas le temps de finir ma phrase en se jetant de nouveau sur moi. Profitant de sa taille, de son agilité, il tente de nouveau de m’enfoncer une de ses nombreuses lames dans le corps. Sait-il seulement à quel point c’est désagréable. Un premier couteau se retrouve dans mon bras mais je ne lui laisse pas le temps de se retirer pour provoquer une nouvelle explosion. Je lui saisit le poignet avant de tirer l’arme de ma chaire pour lui trancher la gorge.

Raté, il a réussi à échapper à mon emprise. Je jette le couteau négligemment dans sa direction. Décidément ce corps manque cruellement de poigne si quelqu’un d’aussi frêle que ce prostitué arrive à s’en libérer. Il est temps de m’accorder un petit bonus de force. Le bout de mes doigts commence à s’illuminer, mes veines prennent lentement feu. Cette fois ci il n’est pas question de retenir la chaleur pour en profiter plus tard, je laisse mon pouvoir s’écouler normalement, sans tenter de le retenir.

« Avant d’aller plus loin je dois corriger quelque chose, je dois vous corriger une nouvelle fois. Je ne suis pas un démon, mais si vous tenez à me nommer selon les critères du monothéisme… je dirai que je suis une erreur datant d’avant le jardin d’Eden. Les humains ont tendance à nous appeler les Behemoth, je trouve ce nom plutôt juste. »

Une fois ce détail réglé, il était assez insultant de l’entendre me comparer à une quelconque créature démoniaque, notre petit combat peut reprendre. Je ne sais même pas ce qu’il cherche à accomplir, il sait déjà qu’il ne peut me tuer alors pourquoi risquer ainsi sa vie après être déjà mort une fois ? Cela ne peux que dire que lui non plus ne peut pas mourir, ce qui est bien décevant mais ne m’empêche pas de me relancer dans la mêlée. Je m’élance vers lui, mon seul but désormais est d’éliminer toute cette colère qui s’est accumulée ces dernières vingt-quatre heures. Tout ce que je veux c’est le briser, exprimer toute cette violence qui me caractérise si bien.

Sur les quelques mètres qui nous sépare j’attrape une poubelle qui avait été soufflée par l’explosion. La température de mes mains n’est pas encore très élevé mais le plastique du conteneur commence déjà à souffrir de mon contact. Sans vraiment chercher à viser je la lance au visage de l’homme qui se tient devant moi, évidemment il esquive et la poubelle va s’écraser sur le mur en face. Je tente de l’attraper à plusieurs reprise, réduisant de plus en plus l’écart entre nous, ce jeu de chat et de souris dure quelques dizaines de secondes de plus avant qu’il ne se retrouve adossé à un mur. Aucun échappatoire, je serre mon poing avant de l’envoyer droit vers son torse, peut être cela lui rappellera-t-il un travail inachevé ?

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MessageSujet: Re: Tell me your secrets • Lyssa || [R-18] Jeu 9 Juin - 23:14

ça faisait longtemps qu'il n'avait pas fait autant d'exercices pour autre chose que se faire refaire l'arrière train, ou pour doser une demoiselle en demande. Esquivant l'énorme débris avec une certaine agilité; le transexuel fit une multitude de pas arrières en lançant avec précision quelques couteaux. Cependant.. ceux-ci n’atteignirent guère leur cible : la créature qui s'était déclarée sous le nom de Béhémoth ne lui laissait pas vraiment d'autres choix que reculer et reculer sans cesse; comme un mauvais joueur de Super Smash Bros; ou bien un personnage typique d'un Dark Souls. Mais Nana ne se contentait pas d'esquiver les attaques : il plissa les yeux, se concentrant simultanément sur ses mouvements, et sur la fiche de personnage de la bibliothécaire. L'une des stats trois stats étaient en train de monter en flèche : Vitesse, Force et finalement, Chaleur corporelle. C'était définitivement un don atypique, et dangereux. Il savait qu'il allait en laisser des plumes; et que s'il se démenait trop, ce serait lui qui finirait par perdre. Pour l'instant, il devait se concentrer sur son esquive.....jusqu'à ce que...

- Huh !? Mer---

Son dos se cogna contre un mur de brique. Yep, il n'avait pas prévu ça. C'était rare de voir cette expression sur le visage de Nana, mais il est humain après tout, et les déceptions atteignent tout le monde. Il grinçait des dents, une goutte de sueur coulant le long de sa joue. Une expression dont la Béhémoth devait sûrement se délecter alors qu'elle jetait son poing boosté en plein dans l'abdomen de l'androgyne. L'impact fut absolument désastreux. Pas un seul cri ne put sortir de la gorge de Nana; car sa cage thoracique et ses poumons étaient tellement compressés que seul le sang réussit à filtrer hors de sa bouche; une énorme gerbe rougeâtre qui s'étala sur le bras de la bibliothécaire. La puissance du poing avait fissuré et pratiquement détruit le mur contre lequel sa victime avait été écrasée. La bibliothécaire ne retirait pas son poing, et à la place, forçait de plus en plus profondément. Le joli son que faisaient ses os, craquant comme des pockys, intensifiant le cri de douleur sincère de Nana. Des larmes coulèrent le long de ses joues; à cause de la douleur insoutenable. Il n'avait aucun moyen de soigner une blessure aussi terrifiante... et il n'était encore en vie que grâce à son don lui procurant une résistance plus grande que celle des êtres humains normaux. Mais à quoi bon? elle venait d'écraser cette protection comme une balle de tennis dans un compresseur. Nana avait envie d'en finir, personne ne devrait avoir à endurer une telle douleur. Il savait qu'il était en train de donner à la créature exactement ce qu'elle voulait; et il bouillait de rage à l'intérieur. Car au fond, peu importe comme on peut le regarder, Nana n'est rien de plus qu'un enfant capricieux et hautement sarcastique à l'intérieur. Cette haine et cette insoutenable souffrance amenèrent cependant une idée au médecin scolaire mourant. Il se mordit la lèvre inférieure et fronça les sourcils, tentant de résister à cette douleur. Il n'avait pas besoin de grand chose; deux secondes. Il devait arriver à contrôler cette douleur et surpasser sa faiblesse d'humain pour deux petites secondes. Il hurla; un cri plein de détermination; alors qu'il serra dans ses mains deux couteaux runiques; ayant fait tomber les autres durant l'impact. D'un geste extrêmement rapide malgré la destruction quasi-totale du support de son torse; c'est quelque peu désarticulé que Nana planta les lames dans l'avant-bras de la bibliothécaire. S'en suivit immédiatement de quelque chose que la femme aux yeux bleus avait sûrement compris à la dernière seconde.

- RESET !!

Les deux lames s'illuminèrent d'une intense lumière orangée; avant de peinturer cette toile d'un nouvel assortiment de flammes, fumées et débris. Les corps de Nana et de Lyssa explosant dans l'impact de la pire manière qui soit; le sang se répandant partout sur la scène; et le mur de la ruelle s'écroulant en morceaux. Alors que le corps de Lyssa était en train de se reconstituer relativement rapidement; quelque chose se passait en coulisses : Une lumière bleue venait d'apparaître à quelques mètres de la ruelle; matérialisant un nouveau médecin scolaire nu comme un ver. Lui, tout comme la Béhémoth, devait apprendre à gérer cette reconstition. Ce sentiment désagréable de "renaissance" qui vous fait sentir que vous n'êtes pas totalement maîtres de votre corps. Il tenta de courir, restant relativement proche du dernier lieu où il a été tué.. mais ses nerfs ne semblant pas totalement reconnectés comme il se doit; sa jambe droite tituba et il tomba au sol face la première. Ses jambes et ses bras tremblaient; et soudainement, son attention se porta à la paume de sa main. Le compteur... il n'avait pas oublié; il était parfaitement conscient de ses limites. Cependant, il ne pouvait pas non-plus la laisser s'en tirer comme ça. C'était le secret de Nana, sa plus grande faiblesse : le temps. A chaque fois que Nana meurt et est re-matérialisé; le compteur d'éveil est écourté de manière plus ou moins sensible selon l'état du corps lors de la mort. Et inutile de dire que son temps avait été assez sensiblement atteint... Il lui restait très exactement trois heures. Sachant qu'il allait sûrement mourir encore durant l'affrontement; il ferait mieux d'être prudent. Grinçant des dents, il se relevas et fit de nouveau appel à son pouvoir; sélectionnant dans l'H.U.D la "Magic Wardrobe" pour à nouveau matérialiser ses vêtements sur son corps, et re-partir à l'assaut.

Au moment où il arriva sur les lieux; la tête de Lyssa venait à peine de finir de se reconstituer. L'air manifestement pressé de lui infliger autant de dégâts que possible, l'androgyne ne perdit pas une seconde à se jeter dans sa direction, et elle fit de même. Ce n'était même plus une course à ridiculiser l'un ou l'autre. Ni de prouver qui a raison ou tord... ce n'était qu'un affrontement de gamins sur-excités qui se jetaient à la face tout le sel de la planète pour montrer qui a la plus grosse. Lyssa jeta un puissant coup de poing à destination de la tête de Nana; mais celui-ci esquiva en baissant la tête et en se jetant sur le côté; rebondissant sur un mur et gagna de la hauteur; pour finalement lancer trois couteaux explosifs en dessous de lui... un véritable Ninja. Cependant, aucun d'eux n'atteint leur destination, et même l'explosion qu'il déclencha n'eut d'effet que de donner un petit coup de chaleur à la créature. Nana retomba au sol et se jeta en arrière pour éviter autant que possible la bibliothécaire qui jetait ses poings comme des boulets de canon. L'un d'eux toucha son épaule; et l'impact fut immédiat : son corps décolla du sol et vola sur une dizaine de maîtres; rebondissant de nombreuses fois avant de re-prendre sa balance mid-air ; faisant glisser sa main puis ses chaussures au sol. Son épaule était complètement morte. à peine 20 secondes s'étaient écoulées depuis les retrouvailles et il était dors et déjà en désavantage. Qui a dit que les rats de bibliothèques étaient calmes et composés. Ayant malgré tout encore le contrôle de ses doigts; Nana lâcha les couteaux présents dans sa main gauche et en rattrapa un avec sa main droite; coinçant ce dernier entre ses dents. Il ne montrait aucun signe de peur; tout ce qu'il y avait était de l'impatience.

- Je ne serais pas étonné qu'aucun homme ne veuille de vous, personne n'aimerait se faire secouer le manche par une pelleteuse!

Elle arrivait. De plus en plus proche. Il ne pouvait pas se permettre une attaque suicide cette fois. Le temps était en jeu, et il n'avait pas intérêt à faire de bêtises. La femme à la force démesurée élança son poing... et Nana fonça sur elle; au lieu d'esquiver. Une décision suicidaire... mais il avait pris la décision de placer sa confiance en une statistique spécifique de son don. Une seule parmis les six.... il devait se concentrer, y croire, et serrer les dents! Cette statistique était ....

- Chance !!

Et un imprévu se produisit. Le poing, à quelques centimètres de la face de Nana; fut soudainement dévié par une lourd débris tombant du mur qui avait été atteins par l'explosion. Oh bien sûr, le débris fut complètement désintégré au contact; mais le coup fut décalé d'une trentaine de centimètres; à cause du poids. C'était tout ce dont Nana avait besoin. Comme si le temps était ralentis devant ses yeux; il jeta son bras dans l'épaule de la bibliothécaire et y planta trois couteaux, avant de pivoter sur lui-même et ouvrir une plaie avec le couteau qu'il avait entre les dents. Lorsque Lyssa réalisa ce qu'il venait de se passer; Nana se jeta de toutes ses forces en arrière.

- F5!!

L'expression de la bibliothécaire qui comprenait qu'elle allait exploser à nouveau était assez satisfaisante aux yeux de Nana pour oublier cette douleur qu'il avait subit un peu plus tôt. Dans un geste désespéré, elle tenta de retirer les couteaux avant l'explosion... mais ce fut en vain : un peu plus de la partie supérieure de son corps vola en morceaux; emportant une partie du mur à côté d'elle; une masse de débris écrasant son corps sous l'explosion. Le corps de Nana avait été projeté en arrière par la force des explosions runiques, et il tomba sur le dos un moment. Il avait une expression satisfaite... mais pas tant que ça. La douleur à son bras rendait les choses de plus en plus compliquées à gérer... et éventuellement, il allait être à court de couteaux. Il en restait encore vingt dans son inventaire... ça allait être plutôt short. Les tissus musculaires de la bibliothécaire réapparaissaient à vue d'oeil.... Round 3 du combat d'immortels.
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MessageSujet: Re: Tell me your secrets • Lyssa || [R-18] Sam 11 Juin - 9:00



Secrets


Feat Yashiro Nana

Doux bruit que celui des os qui se brisent mais plus doux encore est celui de l’impudent plein de répartie qui se met à crier, ne pouvant plus supporter la douleur. La réalité vient certainement de rattraper cet humain et je tient à ce qu’il s’en souvienne et poussant toujours plus loin moins poing dans les débris de son corps. Je vois une larme couler le long de sa joue et je force encore, voyez-vous c’est le genre de chose qui me libère l’esprit. Mais évidemment le « héros » n’est pas de ce même avis, après tout être ainsi cloué à un mur ne doit pas être bien agréable, et il trouve la force de provoquer une nouvelle explosion grâce à ses couteaux. Etonnant, je ne savais pas qu’un humain pouvait réussir à prononcer ne serait-ce qu’un mot avec des poumons dans cet état.

Je me retrouve de nouveau sur le sol, le buste et le visage ravagé. Il y avait moins d’explosif cette fois semble-t-il et je met moins de temps à me reconstituer. Je reste sur place quelques instant le temps de délier mes muscles fraichement reformés. Il n’est jamais agréable d’avoir à user de nouveaux membres pour un effort immédiat, c’est très mauvais pour la circulation. Je finit mes petits échauffement en faisant craquer les os de mes mains alors que mon adversaire réapparait au bout de la rue toujours vêtu de cette tenue révélatrice.

On ne prend même pas le temps de parler, il ne prend même pas le temps de me lancer une petite insulte et de toute manière je ne lui en aurai pas laissé le temps. L’affrontement reprend dans les secondes qui suivent et ne dure pas beaucoup plus longtemps, laissant le médecin scolaire dans une mauvaise posture. Etrangement c’est à ce moment là qu’il choisi d’ouvrir à nouveau la bouche.

« Je n’ai jamais été très portée sur les hommes de toute manière. »

Les veines de mes bras finissent de s’illuminer et le combat reprend, plus violent que jamais. Si mes coup sont capables de réduire ses os en poussière, ses explosions sont capable de m’incapaciter pendant quelques longues secondes. C’est d’ailleurs ce qui arrive une nouvelle fois, mais cette fois ci je ne tombe pas au sol comme si mon corps s’habitue à être séparé. Pour la troisième fois de la soirée je finis par être de nouveau entière, cela commence à faire beaucoup pour un seul soir. Même si ce petit jeu est très amusant, il commence à être fatiguant. Je ne dirai pas lassant, il n’est jamais lassant de réduire à l’état de compote un être que l’on ne peut supporter, encore et encore. Cependant le comique de répétition n’a jamais été mon humour favoris.

S’il peut revenir encore et encore à partir du moment qu’il meurt à tel point qu’il en vienne jusqu’à se suicider pour mieux repartir à l’assaut, alors je ferai en sorte qu’il ne meurt pas. C’est aussi simple que ça. Un rapide coup d’oeil à mes mains m’informe que ces régénérations successives n’ont pas vidé mon corps de l’énergie nécessaire pour alimenter mon pouvoir.

« Mr. Yashiro, vous n’êtes pas assez stupide pour penser que votre bras mal uniquement parce que votre articulation est en petit morceau n’est-ce pas ? »

Je lève un doigt presque délicat en direction de son épaule ou la peau avait noircie par endroit, calcinée par le simple température qui s’échappe de mes membres. Un léger sourire flotte sur mes lèvres alors que je me lance à nouveau dans sa direction. Je ne tente plus de lui assener de coup, simplement de l’attraper comme je l’avait fait plus tôt. Il tente désormais d’éviter le contact, de garder ses distances pour me lancer ses lames explosives comme il s’amuse à le faire depuis le début. A chaque fois que j’arrive à réduire l’écart entre nous il arrive à la creuser de nouveau, c’en est presque fatiguant.

Alors que je tente à nouveau de lui saisir le poignet il s’élance ne arrière à l’aide d’une cabriole dont il a le secret. Vu l’état de son épaule je n’ose imaginer la douleur qu’il ressent mais il profite de cette petite pirouette pour me lancer à nouveau un couteau. Tout comme lui quelques dizaines de secondes auparavant je m’en remet à la chance, après tout je n’ai pas grand chose à perdre. J’intercepte le couteau qui vient se planter dans ma paume, l’explosion ne tarde pas à se déclencher après la commande vocale du médecin. Mais voilà, je tente de mettre mes mains en cône afin d’orienter quelque peu l’explosion qui va suivre. La déflagration se déclenche, comme prévu mon corps n’en ressort pas indemne et la majeure partie de mes bras est soufflée, mais le résultat est là. Guidé par la résistance de mon corps une partie du souffle est allée déséquilibrer le médecin. Je saisi ma chance et me précipite de nouveau vers lui alors que mes bras commencent à se reformer.

Arrivée au contact je n’ai toujours pas retrouvé l’usage de mes membres, usant de tout le poids de mon corps j’abandonne toute trace de délicatesse et me contente de lui assener un violent coup de boule. Je vois un léger filet de sang couler le long du front de l’androgyne qui doit être quelque peu sonné. Je ne m’arrête pas en si bon chemin, la peau et les muscles ne se sont pas encore totalement reformé mais mes phalanges viennent tout de même le cueillir au creux du ventre. Je hausse un sourcil, le coup était moins fort et le contact désagréable, je note pour les prochaines fois qu’il est conseillé d’être complet pour attaquer.

Une fois encore le petit médecin se retrouve dans une mauvaise posture alors que je suis toujours debout. Je regarde le bout de mes ongles se régénérer puis m’avance vers lui avant de m’accroupir pour me placer à sa hauteur. Il est assis, adossé contre un mur, les yeux perdus dans le vague. D'un geste dénué de délicatesse je le met face contre terre et commence à faire courir mon doigt sur sa peau, provoquant un bruit de fer rouge que l’on trempe violemment dans l’eau. Je grave lentement sur son corps des caractères qui s’imprime comme de vilaines cicatrices.

« Tout cela ne commence-t-il pas à vous lasser Mr. Yashiro ? »

Je parle calmement, continuant mon travail diligemment. Je fais à peine attention au cri à moitié réprimé du médecin.

« Voyez-vous, si cela ne tenait qu’à moi je serai capable de continuer ce petit jeu l’éternité durant. »

Un cri, un vrai, filtre entre les dents du médecin. J’ai bientôt terminé de toute manière.

« Mais ce corps ne peut plus supporter mon pouvoir comme avant, peut-être l’avez vous senti vu que vous êtes aux première loges mais actuellement, la température diminue. Quoi ? Vous ne le sentez pas ? »

Je profite d’un long trait pour appuyer plus fort encore. Je regarde le résultat. On peut décemment lire les trois kanji du mot « insolent » en japonais, je suis plutôt satisfaite de mon travail. Cela fait bien longtemps que je n’ai pas écrit dans cette langue, peut-être que mon tracé est un peu archaïque. Alors que je m’apprête à me relever le « héros » plante dans son bras toujours actif deux nouvelles lames dans mon cou. Une nouvelle attaque suicide semble-t-il.

« Pas enc… »

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MessageSujet: Re: Tell me your secrets • Lyssa || [R-18] Sam 11 Juin - 12:14


La douleur était insupportable. Ce coup de tête si violent lui avait fracassé une partie du crâne, sa tempe lâchant une bonne dose de sang sur la partie gauche de son visage. Serrant les dents, il ne parvint malheureusement pas à garder son équilibre, ou même son attention. Le statut "Hébété" apparut alors sur les statistiques de Nana qui tituba au sol; Et à partir de là... c'était extrêmement flou. Il ne voyait que des formes très abstraites. Il pouvait sentir la chaleur des flammes qui se propageaient partout dans la ruelle. C'était chaud, réconfortant... il sentit son corps bouger, sa joue être plaquée contre le sol avec une brutalité sans nom. Qu'est-ce qu'elle comptait faire? il était tellement dans les vapes qu'il n'était même pas en position de réfléchir ou même imaginer. Il resta dans cet état, les pupilles vides, jusqu'au moment où une intense chaleur si torride qu'elle semblait être froide au début. La souffrance fut si forte que son cerveau déchaîna les signaux de détresse, rendant immédiatement l'attention de Nana. Ce fut un cri déchirant qui sortit de sa bouche. Jamais de sa vie il n'avait hurlé comme ça. Les yeux grands ouverts; les larmes coulant de ses yeux comme une pluie d'automne. Il n'arrivait pas à respirer; il n'arrivait pas à réfléchir, à faire quoi que ce soit.. il était tétanisé, incapable de se défendre; alors qu'il connaissait maintenant des chaleurs plus infernales que l'enfer. Il était presque prêt à lui dire. Il était presque prêt à la supplier d'arrêter ça. Mais il résista, sa fierté plus grande que n'importe quelle torture. Alors il se contenta de pleurer et continuer de crier; alors que la fumée s'échappait des doigts de son bourreau. Il aurait préféré mourir. Il aurait préféré qu'elle l'achève d'un seul coup. Puis soudainement... tout ça s'arrêta. La chaleur quitta sa peau, mais les brûlures de cette importance continuaient de libérer une douleur continuelle. Nana tenta de retrouver son souffle, griffant le sol avec sa seule main fonctionnelle. Ses larmes avaient humidifié le sol; les gouttes de sueur sur son visage avaient bien participé à ça aussi... sans oublier la salive qui coulait de sa bouche lorsqu'il hurlait à la mort.

Il tenta de reprendre sa respiration, tétanisé comme un petit chien qu'on aurait frappé pendant toute sa vie. Il avait peur, pour la première fois de sa vie. Il voulait ne plus jamais avoir à subir ça... son esprit était brisé. L'éternel et impossible à impressionner, Yashiro Nana, avait craqué sous la torture. Il était frustré, complètement frustré. Il serrait les dents, pleurant comme un petit enfant. Il sembla que la bibliothécaire avait terminé et ne comptait plus se battre, laissant Nana par terre avec la marque de sa défaite. Une blessure dans le dos est le plus grand déshonneur pour un guerrier japonais... il ne savait plus quoi faire, ni où donner de la tête. Jamais de sa vie il n'avait été impliqué dans quelque chose qui le blessait personnellement. Il avait toujours été la personne la plus rigide de la ville. La personne qui ne perd jamais son sang froid peu importe la situation... il avait l'impression d'être mort à l'intérieur. Il avait cessé de respirer et de pleurer; ses yeux étaient maintenant figés en direction du sol. Il était immortel... alors pourquoi était-il si faible? Essayait-il de sauver des gens pour compenser de sa propre capacité à tuer? Il avait toujours été parfait dans tout les domaines. Un génie né avec tout les points que la vie puisse offrir. Capable de faire des déductions rivalisant avec les plus grands détectives. Doté d'une capacité d'apprentissage inhumaine lui ayant permis de saisir dix années de médecine en à peine un an; Un artiste martial de renom; un doté avec un don si versatile qu'il lui a été donné l'immortalité et la jeunesse éternelle. Il n'avait aucun défaut! Il était sensé être parfait, imperturbable. Alors pourquoi... pourquoi se sentait-il si détruit à ce moment? Ce sentiment nouveau fut trop lourd à supporter pour lui....et une nouvelle émotion naquit.

Se relevant doucement, Nana, qui avait encore beaucoup de mal à bouger, fit apparaître un établis de pixels; activant son Skill "Basic Crafting". Cinq cases vides apparurent devant lui, translucides et faites de l'énergie du don du médecin scolaire. Sa longue frange cachait son visage, son expression était impossible à voir. Il leva la main sur le côté et fit apparaître un couteau runique; l'attrapa et le plaça dans la case. Il fit apparaître ensuite quatre flacons contenant un liquide noirâtre, et les plaça tous en même temps dans les cases. Les objets s'illuminèrent alors et "fusionnèrent", faisant flotter alors une arme plutôt originale. Le couteau était maintenant noir, parsemé de runes violettes, émanant une étrange fumée bleuâtre. Nana se mis alors à essayer de marcher... il était difficile de couvrir le bruit de ses pas, mais les flammes aidaient quelque peu à le camoufler. Au final, c'est sans aucun problème que sa revanche se produisit...

- ....


Une giclée de sang tâcha le sol et troubla les flammes. Le couteau était maintenant bien enfoncé dans la jugulaire de la bibliothécaire. Elle tourna ses yeux bleus en direction de cette personne qu'elle pensait avoir battu sous tout les angles. Ce n'était pas le cas, et l'expression qu'il arborait, était toute nouvelle pour lui.


Jamais de sa vie il n'avait été autant humilié par un être humain. Il n'avait jamais connu la défaite; sa vie était une réussite complète sous ses propres standards. Mais cette femme avait poussé la blague bien trop loin. Il était parfaitement conscient qu'il n'était pas capable de la tuer. Et il n'en avait plus l'intention. Sa mort n'était plus nécessaire; il pourrait se délecter de la faire souffrir pendant des jours et des jours. Juste pour laver cette honte, pour oublier ces défauts dont il a toujours nié l'existence. Ses yeux verts semblaient briller d'un éclat de haine. Sur une voix grave et tremblante, il diffusa quelques informations intéressantes sur son initiative.

- ... Non, pas "encore". J'ai fini par comprendre que les explosions ne te rapportent aucune douleur, contrairement à moi. Je n'ai pas entendu un cri, une plainte.. mais avec ça, je suis certain de voir un spectacle satisfaisant.

Peu importe la vitalité de Béhémoth... cette fois son immortalité et son incapacité à sentir la douleur allaient être exactement ce qui allait causer son déshonneur. La bibliothécaire était incapable de faire le moindre mouvement tant que ce couteau continuait de diffuser sans son corps quelques "invités" qui vont se faire un plaisir de populariser toutes les cellules de son corps. Bête mythologique ou non; le corps qui est habité par la bête est celui d'un humain; en partie en tout cas. Alors les effets devraient normalement être ceux attendus... et Nana est toujours partant pour observer les résultats médicaux méconnus aux autres travailleurs du domaine médical. Bientôt, les membres de la bibliothécaire se mirent à trembler. La douleur ne devait pas l'atteindre... cela ne voulait cependant pas dire qu'elle ne pouvait pas sentir ce qui était en train de se passer. Ce sentiment insupportable de choses qui grouillent à l'intérieur de votre corps; chaque partie; se dispersant dans le sang comme une épidémie mondiale. Ses cordes vocales devaient sûrement déjà avoir été rongées... tant mieux, ça li laissait le temps de lui expliquer exactement ce qu'elle allait ressentir à partir de ce point. Il conserva son expression haineuse et froide, enfonçant plus profondément la lame dans le cou de la jeune femme.

- ...De l'extrait de poison de la fourmi tueuse d'Amérique du sud. La Dinoponera Gigantea. J'avais prévu de l'utiliser pour développer un vaccin contre les maladies fatales en inversant le processus. Mais comme tu n'as pas l'air d'être en mauvaise santé, je vais pouvoir observer les effets sans craindre de faire souffrir ou tuer quelqu'un....

•• La scène qui suit est mise sous "SPOILER" pour ne pas choquer les âmes sensibles. Elle contient du GORE assez détaillé, qui pourrais mettre mal à l'aise les plus fragiles. Si vous êtes concernés, passez cette scène. ••

WARNING :
 


Sa peau était flasque et désarticulée; le poison ayant avancé plus rapidement que la régénération. Elle ressemblait à une sorte de monstre de Zelda; jusqu'à ce que finalement, la dernière seconde ne passe.

Ses calculs étaient exactes. La régénération de Béhémoth était d'une rapidité époustouflante, mais a du mal à avancer lorsqu'il y a un contre-courant. Peu à peu, le corps de la bibliothécaire se remplit de sang, de muscles et d'organes crées de rien d'autre qu'un peu d'air... et son apparence redevint normale; bien qu'elle soit encore accroupis devant tout ces morceaux de viande humaine qui autrefois habitaient à l'intérieur d'elle. Oh, elle devait être en colère, et elle ne perdit pas une seconde pour avancer vers Nana, qui était parfaitement calme cette fois. Quelque chose d'assez inattendu se produisit alors.

- Je jette l'éponge. ça m'emmerde.

La bibliothécaire se stoppa dans son action. Elle devait sûrement penser que l'androgyne serait assez têtu et enfantin pour continuer ce combat jusqu'à ce que quelqu'un intervienne.. mais ce n'était pas le cas. Il s'adossa à un mur et pencha sa tête en arrière, son expression haineuse ayant disparu, laissant place à son habituel air blasé.

- Si tu compte me tuer, te dérange pas. Mais je ne vais pas revenir. Je suis blasé; c'était amusant pour les premières minutes mais maintenant ça ne m'excite plus du tout.

Il fermas un oeil et pencha la tête sur le côté.

- On est quitte, non? On est morts un nombre quasi égal de fois. Tu m'as taggué une marque indélébile dans le dos et je t'ai fait connaître la pire réaction cellulaire que le monde animal a à offrir. Je n'ai pas la motivation de te balancer à Heroe's Sup; je préférerais éviter que des Héros meurent inutilement en t'affrontant. Tu finirais toujours revenir.

Il bailla profondément et leva sa seule main valide devant lui; invoquant la Magical Wardrobe. Il matérialisa alors une partie de l'un de ses vêtements; un long manteau noir; qu'il jeta à la bibliothécaire pour qu'elle se couvre. Comme quoi... la rancune n'est pas vraiment quelque chose de solide chez Nana, aussi sarcastique et infernal qu'il puisse être.

- Faisons un marché.


Dernière édition par Yashiro Nana le Lun 13 Juin - 14:04, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Tell me your secrets • Lyssa || [R-18] Dim 12 Juin - 17:23



Secrets


Feat Yashiro Nana

Je sens la lame s’enfoncer dans mon cou, toutes les dernières forces du médecin sont concentrées dans ce coup. Mais l’explosion que j’attend, comme une simple répétition du schéma que notre affrontement suit depuis le départ, n’arrive pas. Elle n’arrivera jamais. A la place je regarde mon corps commencer à trembler, je sens mon corps qui lutte pour conserver son intégrité, pour réussir à se régénérer et se purger du poison qui le parcourt. Mais c’est peine perdu semble-t-il, je ne retrouve pas le contrôle de mes mouvement. Pire même je me met à vomir une quantité désastreuse de sang et de tissu nécrosé avant de m’écrouler lorsque le médecin retire sa lame de mon cou.

#Gore:
 

Et pendant tout ce temps Yashiro Nana me regarde, vide de toute émotion. Au moins ne profite-t-il pas de ce moment pour m’assaisonner de réplique aussi cinglante que vulgaire, cela aurait été plus désagréable encore. Mais non, il se contente d’observer la scène comme un scientifique observe son traitement expérimental faire effet sur les petits rongeurs qui lui servent de bac à sable. Le désagréable cycle continue exactement comme le médecin l’a prédit pendant vingt longues minutes, au moins est-il bon dans un domaine. Une fois ce délais passé je sens mon corps redevenir « vivant ». Mes muscles se reforment, mes organes reprennent la place qui est la leur sans avoir la fâcheuse tendance à s’échapper de mes entrailles.

Autant dire que lorsque je sens cela arriver je n’attend pas longtemps avant de me sortir de la flaque organique dans laquelle je baigne pour aller lui rendre la pareil. Ce n’est pas réellement la colère qui m’anime, plus un sentiment de revanche pour soigner mon amour propre. D’autant plus que la lueur de mes bras s’est éteinte il y a bien un quart d’heure déjà, peut-être plus, je ne suis plus capable de lui infliger des blessures comme celles que je lui ai fait subir précédemment.

« Je jette l'éponge. ça m’emmerde. »

Je m’arrête à mis chemin, surprise par cette phrase sortie de nul part. Ou donc est passé son expression haineuse et déterminé de tout à l’heure ? Ou même son sourire satisfait qu’il arborait constamment lors de nos discussion ? Un léger sourire flotte sur mon visage, je suis tout de même fier à avoir réussi à le faire capituler bien que ma victoire n’ira pas plus loin. Je hausse un sourcil face à la proposition, ainsi l’on quitte le terrain de l’affrontement pour celui du contrat ? Soit. J’attrape le manteau avec un air hautain, je n’ai toujours pas oublié le traitement que j’ai subi ces vingt dernières minutes et il me faudra plusieurs heures de bain pour me débarrasser de l’odeur qui me colle désormais à la peau.

« Que c’est surprenant. » dis-je en enfilant le manteau afin de couvrir mon corps nu depuis tout ce temps « Qu’avez vous à proposer ? Simplement de ne pas dévoiler à la Heroe’s Sup et aux autorités mon identité de criminel en échange de mon silence à propos de vos activités extra-scolaire. »

Je soupire avant de demeurer silencieuse quelques instants. Il semble assez évident que je réfléchit à cette proposition et lui semble être assez posé pour le comprendre. Il est vrai que cela me permettrait de retrouver un train-train quotidiens paisible sans avoir à me soucier de tous ses faits et gestes. Je m’adosse à un mur, à quelques mètres de cette fameuse flaque, pour reposer un peu mon dos. Mais ne puis-je pas user et abuser de ma supériorité que ce combat a démontré dans ce petit arrangement ?

« Et bien, cela me semble convenable comme marché pour nous deux… cependant je tient à ajouter quelques clauses à ce contrat. Tout d’abord je vous interdit de pénétrer dans ma bibliothèque sans mon autorisation expresse. Et ensuite je veux que vous me prépariez un café, chaque matin dans la salle du personnel. Cela me semble bien comme compromis, non ? »

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MessageSujet: Re: Tell me your secrets • Lyssa || [R-18] Lun 13 Juin - 13:02


ça avait pris une tournure légèrement désagréable. L'expression de Nana était probablement celle de la personne la plus fatiguée par ces conneries. Ils semblaient tout les deux être complètement imperméables à ces odeurs affreuses et aux flammes qui continuaient de s'étendre une vingtaine de mètres plus loin. Nana ne pouvait s'empêcher de se dire qu'elle profitait clairement de la situation. Elle ne comprenait toujours pas qu'il n'accordait pas tant d'attention à son travail que ça? qu'il n'était pas spécialement terrifié par sa réputation ou ce genre de choses? Il soupira profondément et grinça des dents en l'écoutant ajouter ses clauses stupides et hors sujet dans l'unique but d'assouvir une vengeance personnelle. Nana se disait qu'il devait être particulièrement puissant dans la catégorie sarcasmes et moqueries pour qu'une femme lui en veuille autant. Bah, que dire, sa répartie est un monstre d'avidité qui ne cesse de grandir au fil du temps; se nourrissant principalement de sel et de haine. Ses cordes vocales étaient un outil de manipulation; son sourire stupide était le poison dans votre verre d'eau... en gros : c'est un connard. Et en sa qualité de connard immature qui ne semble pas avoir grandit dans sa tête en ces trente-et-unes années; manque du fait de ne plus vieillir depuis ses quatorze ans; le nabot à la queue de cheval posa ses mains sur le sol et pencha la tête sur le côté.

- Dans ce cas, j'ai également des clauses à ajouter.
- Oh et quelles sont-elles, Yashiro?
Ses yeux mi-clos et son sourire en coin étaient de retour. On pouvait clairement voir sur l'expression de l'incarnation de Béhémoth que revoir cette face générait en elle une intense envie de meurtres. Elle devait sûrement se demander quelle genre d'idée stupide il allait trouver pour faire d'elle sont objet d'amusement. Elle avait aussi le sentiment que plus ces clauses allaient avancer, et plus ils tomberaient dans une stupidité sans fond. La jeune femme ravala sa salive, alors qu'une goutte de sueur coulait sur sa tempe.. jusqu'à ce que la voix enfantine de Nana ne se fasse à nouveau entendre... et ça n'annonçait rien de bon.
- En échange de ne pas pénétrer dans la bibliothèque, j'exige que tu me chouchoute tout les après-midi, entre 14h et 15h durant ma pause; ça comprend m'asseoir sur vos genoux, que tu me caresse les cheveux; entretiens mes ongles,  m'aidiez à m'habiller....bref, t'as compris.
- Plait-il? c'est clairement plus d'une seule clause! et puis, pourquoi n'utilisez-vous pas votre Don pour vous habiller?!
- Ah. Parce que je ne sais pas m'habiller, et que les seules tenues que je peux équiper avec la Magic Wardrobe sont des Items à effets. C'est à dire qu'ils ne sont pas permanents. Ils ne font que changer le "Skin" de ce que je porte (si je porte quelque chose); mais disparaissent au bout d'un certain temps. J'aimerais éviter de consommer mon énergie tout le temps pour quelque chose aussi futile que des pièces de vêtements. Tu arrive à comprendre? Huh? j'ai pas été trop rapide pour ton cerveau de brute épaisse? Bien ~...
- La simple idée de devoir poser mes mains sur vous me révulse... mais je n'ai pas le choix, j'imagine. Alors je vais enchaîner sur la prochaine clause.
- Quoi , on continue ces conneries?... t'as rien de mieux à faire?


C'était au tour de Lyssa de sourire jaune. On pouvait voir une petite veine apparaître sur sa tempe, alors qu'elle faisait de son mieux pour ne pas lancer les clauses les plus dégradantes possible. Sur un ton à mi-chemin entre enjoué et énervé, elle répliqua.

- J'exige d'obtenir de façon permanente la place de parking numéro 10.
- ....C'est celle du dispensaire.
- Oui.
- Mais t'as même pas de voiture!
- C'est exactement le but.
- Urgh... dans ce cas, j'exige que vous mélangiez tout les livres de la bibliothèque dans des catégories auxquels elles n'appartiennent pas. Et elles n'ont pas intérêt à être par ordre alphabétique.
- C'est au dessus de mes forces!!
- J'en ai rien à cirer!
- Ravalez vos paroles! Autre chose! ... mais pas ça.
- Poule mouillée... Okay. Lorsque tu t'adresse à moi en publique, mon nom n'est pas "Yashiro" mais "Maître".
- ....espèce de petit----...
- Désolé mais on ne peut pas se rétracter plus de deux fois pour la même clause ~ ♪
- Vous allez devoir porter un sarwelle toute la journée!
- ...Tout mais pas ça.
- Dans ce cas, j'exige que vous forciez l'élève Aidan Auditore à faire une visite médicale très régulièrement!
- La gerbeuse? Hors de question! et en quoi c'est sensé me punir?!
- C'eeeest paaaas mon problème ! De plus, vous n'avez pas le droit de refuser le deuxième choix pas vrai?
- Sale----....Hm... je veux que vous m'apportiez mon repas, mes soirs de garde.
- Faci---
- Je mange à quatre heure du matin; et je ne peux pas manger correctement si les aliments ne forment pas quelque chose. Un lapin, ou Pikachu, ou je ne sais pas quoi. Il est nécessaire que mon appétit soit éveillé ou bien vous allez devoir rester avec moi pour le reste de la garde.
- QU....HEY! Vous m'avez pris pour une mère d'enfant japonais!?
- Ce n'est pas mon problème. Un peu de créativité, hell...
- Grrr..... Vous allez devoir m'apporter mon magazine favoris une heure après sa sortie. Je n'accepterais aucun retard!
- Hah? facile, t'as rien de mieux en stock?
- Il sort à six heures du matin.
- mais je DORS à six heure du matin! J'ai une garde de nuit à faire!
- Ce ~ N'est ~ Pas ~ Mon ~ Problème ~ ♪
- Urghgh!!!... Dans ce cas, ma prochaine clause est que tu -----....


La conversation, aussi stupide soit-elle, continua et continua durant de longues minutes. Pratiquement une heure en réalité. Des idées de plus en plus stupides furent lancées avec plus de vitesse qu'un Français en pleine guerre. Ils parlèrent et parlèrent, haussèrent le ton par moments; ricannaient à leurs propres bêtises et à l'enthousiasme qu'ils ressentaient en sachant comment ils allaient mutuellement se pourrir l'existence. Cela dura un bon moment, jusqu'à ce que finalement, les deux commencent à être sérieusement trop épuisés pour continuer ce combat verbal.
- Huh... dans ce c-cas... je veux que tu m'embrasses langoureusement devant ton être-aimé; à chaque fois qu'on sera en sa présence!
- Petit rat!! C'est un coup bas!.... Je vous condamne à ranger et nettoyer votre bureau parfaitement pour l'éternité!
- J-JE SAIS PAS UTILISER UN BALLAIS!
- 'Pas mon problème!
- Urgh! ... Tu n'auras le droit d'utiliser qu'exclusivement le cabinet #5 pour faire tes affaires aux toilettes. Les autres sont prohibés!
- Le 5 !? Il y a des rats qui remontent de la cuvette!!
- Heh, pas mon problème.
- Vous allez être contraint à utiliser les douches et toilettes des dames!!
- Si elles voient mon "truc"; je pourrais me faire virer.
- Vous n'aurez qu'à dire qu'il s'agit d'un ordre direct de la directrice. Que vous n'êtes pas un garçon, mais une femme réincarnée dans un corps d'ho---...demi-semi-homme. Nous sommes en 2017; plus personne n'est douteux quand on leur sort que vous avez des problèmes d'identité sexuelle.
- Urrgh... Tu vas brûler un de tes livres personnels une fois par semaine.
- J...NON! une autre!
- Vous avez déjà refusé deux clauses.
- Espèce de démon sans coeu----



Ils auraient probablement continué toute la nuit s'ils n'avaient pas entendu ces bruits. Des voix se faisaient entendre au loin... il semblerait que quelqu'un se soit finalement décidé à inspecter ces explosions. Et quelle scène appétissante étaient-ils sur le point de trouver... Nana, comme Lyssa, comprirent qu'ils n'avaient plus le temps de jouer aux enfants capricieux et quittèrent l'endroit aussi discrètement et silencieusement que possible. Arrivés au bout de la ruelle, et ignorant complètement les hurlements terrifiés des personnes qui venaient de trouver les vestiges des ébats amoureux de la bibliothécaire et du médecin scolaire; Lyssa et Nana s'adressaient un dernier regard écœuré , puis tournèrent la tête dans une direction différente l'un de l'autre.
- ...Vous avez intérêt à être à l'heure demain matin.
- Heh. Fous moi la paix, ta voix me tape sur le système.
C'est en grinçant des dents que les deux membres de la Heroe's Sup se tournèrent le dos et partirent dans des directions différentes, ravalant leur fierté.... au final, aucun des deux n'aura été en mesure de battre l'autre. L'immortalité est une chose bien agaçante parfois, mais tellement pratique...

---

Au final.. c'est sans trop de mal que Nana se réveilla dans le lit de sa demeure secondaire. Ce jour étant un vendredi, il n'avait pas à assurer la garde de nuit et pouvait donc prendre un peu d'écart avec les activités scolaires. Il massa son épaule, baillant bruyamment, les larmes aux coins des yeux. Ses cheveux étaient dans tout les sens; et se regarder dans le miroir lui donnait l'impression que quelqu'un l'avait violemment tabassé pendant sa nuit. En réalité, c'était surtout à cause des cauchemars... Il y repensait, maintenant. Il trembla de peur; les larmes remontant à ses yeux alors qu'il agrippait ses biceps , enfonçant ses ongles dans sa peau en se penchant en avant. Il était terrifié... en re-pensant à cette douleur insupportable. Rien qu'en y repensant, il pouvait presque sentir cette chaleur. Une chaleur si intense et concentrée que l'effet fut différent d'une brûlure.. c'était un autre sentiment, quelque chose de bien plus terrifiant. Il serrait les dents de plus en plus fort... puis il finis éventuellement par se calmer; reprenant doucement son souffle et une position normale. Il passa le revers de sa main sur ses yeux pour retirer les larmes, et secoua la tête, avant de tirer les draps de son lit et se lever.
Il marcha en direction des toilettes; mais passa éventuellement devant son grand miroir de chambre. C'est la première fois qu'il voyait cette marque... la marque indélébile que la seule personne à avoir été capable de le faire chuter mentalement lui a laissé. Il se retourna doucement pour l'observer, l'envie de vomir se faisant tout particulièrement présente. "Insolent"... les caractères japonais étaient gravés dans sa peau comme un memento de ses propres faiblesses. "Une blessure dans le dos est le pire déshonneur d'un japonais"... ça n'avait jamais été aussi vrai. Il baissa la tête et tenta d'ignorer ce fait. Une bonne douche devrait lui faire du bien...

--- You Shall Not Land ---


C'est à vol de sa monture; un Dragon squelettique, l'item de monture "Dragolf Hipster"; que Nana fit son chemin jusqu'à la Heroe's Sup. La tête dans les godasses, il était content d'avoir réussi à se débarbouiller un peu, sinon ce voyage dans les airs lui aurait certainement valu de repeindre quelques bâtiments d'un vert-jaune relativement peu kitsch. Il vola sur une longue distance, perdu dans ses pensées; jusqu'à ce que son fidèle Dragon ne s'apprête à se déposer devant l'école; sur sa place de parking attitrée. Du moins, c'est ce qu'il avait prévu de faire, jusqu'à remarquer une certaine présence indésirable, assise sur le rebord d'une fenêtre, un livre dans la main et un air hautain, avec un sourire sarcastique tout particulièrement agaçant. Nana ne se laissa pas impressionner, malgré tout. Il conserva son habituel air vide d'émotions et poussa un long soupir avant d'ordonner à sa monture volante de l'amener autre part. La créature décola et se mis à voler un bon moment..... jusqu'à ce qu'une veine ne se mette à apparaître sur la tempe de Nana qui craqua et se mit à crier de rage au dessus du parking général.

- Y'a plus une seule place de parking !? C'est quoi ces conneries !? Je----

Il pouvait le sentir. Il n'avait qu'à tourner la tête pour voir de loin la bibliothécaire et son air suffisant, le sourire aux lèvres, heureuse de voir Nana dans une situation ridiculement agaçante. Nana grinça des dents et pris l'initiative de tout de même trouver de la place. Yep, à la manière de Nana en tout cas. Le Dragon se mis à faire un piqué sur le sol, avant d'écraser une camionnette sous ses énormes pattes squelettiques. Le véhicule blanc ressemblait maintenant à un brownie qu'on aurait écrasé avec une pelle. Nana ne dit pas un mot, sauta hors de son moyen de transport, et marcha jusqu'à l'entrée qui est à l'opposé de son cabinet; manifestement aussi salé que les sept mers. Après que Nana soit rentré; une personne au crâne dégarnis se mis à sortir de l'immeuble en s'écriant...

- U-UN DRAGON A BOUSILLER MA CAISSE!!


--- Sorry for disturbing... ---


Un élève de la Heroe's Sup naviguait dans les couloirs. Apparemment, il semblait avoir quelques problèmes avec son don. Le jeune Nathanaël Zigard de la classe Omicron était un doté ayant la capacité de transformer certaines parties de son corps en parties d'armes. Cependant.. durant la pratique; l'effet d'Overwork maintenant assez connu s'est produit; et ... sa main droite est maintenant un tournevis géant; et sa main gauche, un crochet. Le pire, c'est que comme il s'était forcé à travailler comme un malade pour rattraper son retard sur les autres élèves; il commençait à manquer de sucre et aurait besoin d'un énergisant. Alors il se dirigea bien entendu vers l'infirmerie, aux alentours de quatorze heure. Il savait que c'était le moment de pause du médecin scolaire, mais il n'en pouvait plus d'attendre... l'urgence était présente, et il n'y avait pas à se soucier des bonnes manières. Arrivé devant le dispensaire, Il ravala sa salive et fronça les sourcils; alors qu'il pouvait entendre de l'autre côté des voix quelque peu étouffées.
- Hnnnnnn ~~ ....


- Pourriez-vous cesser cela. Vous m'empêchez de me concentrer.


- Huhhh.. Haaaahww... ça r-rentre.... hmmm.....♥


- Quel manque de manières.


- Huh... p-plus vite, plus vite, uhhhh ~ ♥


- Cessez de bouger!

Malheureusement pour Nat', la pièce était assez bien insonorisée, et il n'avait pas réellement pu comprendre ce qui avait été dit. Mais apparemment.. il y avait une autre personne avec le médecin scolaire dans la pièce. La jeune recrue pris la décision d'entrer, tirant la porte coulissante avec sa main tournevis.
....Ce qu'il vit, en revanche, était pour le moins inattendu. Le médecin scolaire se trouvait allongé sur le lit d'observation, ne portant rien de plus qu'une culotte en dentelle qui avait l'air de s'en aller d'elle-même. Assise sur son derrière, la bibliothécaire de la Hero's Sup se trouvait penchée sur lui; une main posée sur le lit et l'autre près de son oreille. Nat' resta complètement figé, rouge comme une pivoine.

- Hmmm... enfonce plus profond que ça ... ~ ♥♥
- ....
La porte du dispensaire ne se sera jamais fermée aussi rapidement. Nathanaël venait de voir quelque chose qu'il ne pourrait probablement pas effacer de sa mémoire. Il pensa alors finalement qu'il pourrait tenir encore une heure sans problème.


......même si en réalité, la scène était mal comprise. Si l'on tourne la caméra sur le côté; on peut voir que Lyssa est en faite assise sur un petit tabouret au dessus de l'androgyne; et semble passer un coton à l'intérieur de son oreille. Le "chouchoutant" comme la clause l'exigeait.
- Quand je pense que je pourrais être en train de ré-acheter le livre Hernani de Victor Hugo qui m'a été volé... à la place je babysitte un odieux mécréant...
- Wuhahh... je crois que mon sang est en train d'aller dans une autre direction ♥
- Un mot de plus et Je vais vous assassiner...

--- Revenge is sweet • Lyssa • ---


Nana se trouvait dans son cabinet... c'était une urgence. Il transpirait, grinçait des dents et jouait de ses bras comme un véritable chef d'orchestre. Un élève venait d'avoir été gravement blessé par un criminel, lors d'une intervention pour stopper un act terroriste dans un centre commercial. Nana n'était pas exactement sûr qu'il allait pouvoir le sauver. Si c'était une blessure normale, il n'y aurait aucun problème; mais il n'avait pas les capacités pour soigner une blessure infligée par une attaque diabolique. Ou plutôt, il n'avait ni les médicaments nécessaires, ni la formule pour exorciser le débuff qui ronge cet élève de l'intérieur. Et s'il y a une chose que Nana déteste, c'est de perdre. Il n'allait pas laisser ce gamin mourir, il n'en avait aucune intention. Il avait besoin d'informations, et rapidement. Il pesta contre lui-même quelque peu et administra une dose de tranquillisants pour empêcher l'élève de continuer de souffrir pour l'instant, le plongeant dans un état de sommeil. Juste le nécessaire pour s'armer de connaissances et revenir pour sauver cette vie. Il sortit alors en trombe de son cabinet et commença à courir dans les couloirs aussi rapidement qu'il le put. Ses pas l'amenèrent jusqu'à la bibliothèque, celle dont il avait oublié un petit détail. Mais ça ne devait pas être important ! alors il se mis à rapidement regarder où se trouvait la section sur les malédictions; et monta les escaliers aussi rapidement que possible. Plissant les yeux pour activer l'H.U.D; la quête en cours montra exactement où le livre qu'il cherchait se trouvait. Pas une seconde à perdre, il le retira de cette étagère et couru dans le sens inverse; avant de soudainement se rediriger vers une direction totalement différente.. ce qui était étrange d'ailleurs, parce qu'il était presque sûr qu'il courait vers la porte de sortie...


 mais il y avait une étrange pression sur sa tête, et le décors se mis à tourner avec la vitesse d'une fusée... avant qu'avec une brutalité sans nom, la bibliothécaire lui encastre la face dans le mur avec tellement de force que des craquèlements firent leur apparition. Figé contre le plâtre, Nana entendis la voix de son bourreau. Elle avait l'air particulièrement à cran.

- Ne vous ai-je pas dis de ne pas approcher la bibliothèque sans permission? ~


Nana retira sa tête du trou; le crâne en sang. Il avait l'air particulièrement blasé et un peu sonné. La bibliothécaire l'attrapa alors par le col et le flanqua dehors avec une aise déconcertante; avant de claquer la porte derrière elle. Il avait sûrement perdu quelques parties de son cerveau... mais au moins, il avait le livre....

--- Revenge is sweet • Nana • ---

Cinq jours après l'incident de la bibliothèque, Nana semblait être de particulièrement bonne humeur. Yeah; après-tout, il avait réussi à se surpasser une fois de plus. Sauver la vie d'une personne atteinte d'une malédiction d'un type unique, et ce en inventant le remède en moins d'une heure; il y avait quoi être fier de soi. Et comme il était de très bonne humeur, Nana eut décidé de se diriger vers la salle du personnel. Vêtu d'un costard à noeud de papillon, Nana semblait être sur le point de célébrer quelque chose. Le sourire aux lèvres et les yeux grand ouverts, innocent et adorable comme un petit chiot; il poussa la porte pour y trouver la bibliothécaire qui semblait ramasser des papiers pour les futures arrivages d'ouvrages pour la bibliothèque. Entendant la porte se refermer, elle leva brièvement les yeux; affichant un air médusé en voyant que la personne qui était entrée était ce nabot insupportable. Détournant son regard de lui, elle continua d'inspecter les feuilles sans dire un mot... jusqu'à ce que le petit médecin n'approche dans sa direction, levant ses deux mains pour adresser des signes de "V" de victoire.

- Coucou, Lyssa ♥
- .......m'appeler par mon prénom. Qu'est-ce que vous voulez?
- Oh rien, je suis simplement venu voir comment tu allais! qu'est-ce que tu fais?
- Je travaille....?
- Hmhmh ♪
- ... Pourquoi cette tenue?
- Parce que c'est un jour spécial !
- Huh?
- Fermes les yeux et tends les bras !
- Hors de question.
- Allez! joue le jeu! je promet que je ne vais rien faire de mal! juré!
- .....Urgh, dans quoi suis-je encore en train de m'embarquer...
C'est à contre-coeur que la bibliothécaire pivota sur sa chaise à roulettes et participa au jeu stupide de Nana. Fermant les yeux et tendant les mains en avant; elle s'attendait à ce que celui-ci fasse quelque chose d'odieux comme cracher dessus ou bien la frapper quand sa garde est baissée... mais à la place, elle sentit un poids sur ses mains. Relativement léger; en réalité.

- Tu peux ouvrir les yeux ~ ♪
- Hmm..?
La jolie incarnation de Béhémoth ouvrit ses paupières pour voir ce qui se trouvait dans ses mains. Ses yeux s'agrandirent alors, et elle se leva de sa chaise en sursaut. Entre ses mains se trouvait maintenant un livre; qui semblait avoir une grande signification pour elle.
- C'est.....Hernani par Victor Hugo !!... je... toutes les bibliothèques étaient en rupture de stock à cause des achats scolaires en masse pour le concours de littérature!! Comment l'avez-vous trouvé?!
- Oh, j'ai mes sources... ~
Lyssa semblait tellement heureuse d'être réuni avant son amant en papier qu'elle en avait complètement oublié quelle personne lui avait donné. Yep, une grave erreur toutefois. Nana joignis ses mains dans son dos, conservant son sourire adorable.
- Content que le livre te plaise. Par contre, je viens de me souvenir de quelque chose...
- Hm?...


Le sourire adorable devint perfide, hautain et terrifiant. Son expression était celle d'un maniaque qui vient de mettre en place son plan.

- ....Tu n'as pas brûlé de livre cette semaine. Tu es sensée me ramener les cendres à chaque fois pour confirmer que tu as respecté la clause.
- Ou-Oui enfin je---......
...Puis elle compris. Son visage se décomposa, alors qu'elle resserrait ses doigts sur la couverture du livre; tremblant presque.
- ....Ne me faites pas faire ça.
- ....Huehehheehheheheeh ♪

Nous retrouvons finalement Nana et Lyssa dans la forêt près de l'école; des bouts de bois entassés au sol; et une puissante flamme en surgissant. Le livre tomba au milieu des braises et commença à se faire consumer sous le regard dépourvu d'âme de la bibliothécaire qui semblait être en deuil; pendant que Nana était assis sur une chaise pliante, avec des jumelles d'opéra dans une main et un soda dans l'autre; tout sourire.

.....et ce n'était que le début du nombre incalculable de revanches personnelles que ces deux membres bien particuliers de HSUP se délivrèrent l'un à l'autre...

••• Tell me your Secrets - FIN •••
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Tell me your secrets • Lyssa || [R-18]

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