.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



Partagez|

Je vous assure que je ne vous connais pas ! (Pv Meknes)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Message
❝ LOCALISATION : Dans mon bureau, sirotant mon thé
❝ POINTS : 296

MessageSujet: Je vous assure que je ne vous connais pas ! (Pv Meknes) Ven 26 Aoû - 1:12

Petite musique d'ambiance, ne pas hésiter à la boucler ou autre:
 

Aaaaah, quoi de mieux qu'une belle après-midi ensoleillée pour boire son thé ? Rien. Hier, il a plu toute la journée, il fait donc frais, et grâce à ma fenêtre ouverte qui donne sur un gazon fraîchement coupé, une bonne odeur de végétation embaume la pièce. Je fais pivoter mon fauteuil pour me retrouver dos à la porte d'entée afin d'admirer le paysage. Un beau ciel bleu, parsemé de petits nuages blancs cotonneux. Je ferme les yeux et porte ma tasse au niveau de mon nez pour en humer l'arôme.
Hmm, thé au jasmin, accompagné d'extrait de fruits exotiques, l'odeur est exquise. J'en prend une petite gorgée qui me brûle un peu la gorge, mais c'est le genre de douleur légère qui vous procure souvent une petite sensation de plaisir. Ah, et le goût délicat du breuvage me fait un peu frissonner. Je repose la tasse sur sa petit coupelle que je tiens dans ma main droite. Mes yeux se rouvrent. Au loin, des cloches se font entendre.

Trois coups.

Cela signifie qu'il est 15h. Ma journée de travail est donc presque terminée.

Nouvelle gorgée. Délice. Mes yeux se ferment.

Aujourd'hui fut une journée calme. Peu d'élèves, avec des problèmes mineurs, mais pas sans intérêt. Les troubles normaux de l'enfance ou de l'adolescence pour la plupart. Nan vraiment, un jour placé sous le signe de la tranquillité.

Hmmm, peut-être que je devrais installer un petit lecteur de musique dans mon bureau. Une petite symphonie, avec des violons serait parfait dans ce décor. Ou du jazz.

Je me laisse aller à cette douce sérénité que la vie m'offre aujourd'hui et tente de la savourer le plus possible. L'apaisement que je ressent est comparable à celui que j'ai quand mes rêves sont totalement lucides et cessent d'être des cauchemars du même coup.

Nouveau son de cloche. 15h30.

Le temps défile et je somnole a moitié. Mon thé est maintenant froid, mais reste savoureux. J'entend un bruit étrange dans le lointain, mais ce sont surement les échos de la ville. Bah surement rien d'important, le monde qui vis sa vie, et moi qui savoure la mienne en cet instant présent. Harmonie, calme et tranquillité.

Je me demande si c'est ça ce que les moines appellent le vrai bonheur.

Quatre cloches. 16h. L'air s'est bien rafraîchit. La rumeur lointaine s'est accentuée. Le début de l'heure de pointe approche. Toujours affalé dans mon fauteuil, les yeux clos, j'écoute le dehors. Un bruit étouffé devient discernable à mesure que je me concentre sur mon ouïe. Je n'arrive pas à distinguer ce que c'est. Seul indice, il s'agit d'une voix féminine. Pas de stress ou de peur dans les alentours. Ce n'est pas une agression. Mon esprit divague, et je somnole à nouveau.

Ma torpeur se termine d'elle même quelques dizaines de minutes plus tard. Mon esprit et mon corps sont dans un état de relaxation maximal. Je regarde l'heure, il est 16h23. Il est temps de rentrer.

Je prépare mon petit panneau, au cas-où ma présence serait requise de manière urgente.

"Désolé, le psychologue scolaire n'est pas dans son bureau actuellement. N'hésitez vraiment pas à me contacter au numéro suivant: ************; est-ce quelque soit la raison. J'essaierai de vous aider au mieux, que ce soit à distance ou en venant dans les meilleurs délais.
J'ai cependant le regret de vous annoncer que je ne pourrais malheureusement pas vous recevoir aujourd'hui si vous avez sur vous quelque chose de Jaune.
Passez une bonne journée, et portez vous bien !
PS: Le code de la cantine pour un cookie gratuit est "Tout va bien Dr Livingston !" "


Voilà. Pourquoi ma phobie du jour est la couleur jaune ? Certaines choses demeureront des mystères à jamais.
Je pose le petit panneau devant ma porte, puis je fourbis mes affaires avant de partir.

"- Bon ! Ce fut une bonne journée ! Je pense que je vais vite m'habituer à ce nouveau métier !"

Les pensées prononcées à voix hautes quand on est seul. Mystère de la psyché que je ne comprend pas. Mais bon, ça n'a jamais fait de mal à personne de parler tout seul, donc c'est sans importance. Je ferme la fenêtre et vais pour sortir quand quelque chose me rappel à l'ordre.

Un sentiment très gênant. Celui que quelque chose ne tourne pas rond. Qu'un détail très important m'a complètement échappé. Je me retourne lentement, et tout devint quand clair.

Elle trônait fièrement sur la table, nimbée de son manque de propreté arrogant. Ma tasse, dénuée de tout nettoyage.

C'est fou ce que les choses les plus insignifiantes prennent de l'importance quand il ne se passe rien.

Je pose mon sac avec mes dossiers à étudier près de la porte, puis je m’attelle à la tâche de nettoyer ma fidèle tasse, et son acolyte la coupelle. Une fois cette brève corvée terminée, et la vaisselle mise à égoutter, je me dirige de nouveau vers la sortie, satisfait et serein.
Cependant, au moment de saisir mon sac, quelque chose fait tilt dans ma tête, et un frisson parcours mon dos.

La vision de quelqu'un au travers de ma fenêtre serait saugrenue n'est-ce pas ? Je me retourne.

Nan, je ne rêve pas. Il y a bien quelqu'un devant ma fenêtre. A l'extérieur. Il est plus massif et imposant que moi, et il arbore un bandeau sur l’œil. Surement un extra-terrestre, puisque j'excède moi même la norme humaine en terme de carrure.

Soudain, mon esprit percute. Quelque chose se déclenche en moi. Mes yeux s'écarquillent, ma mâchoire fait mine de se décrocher. Ça ne se peut, impossible, impensable.

Je me dirige d'un pas vif vers la fenêtre sans quitter l'inconnu du regard. J'ouvre cette dernière et saisit l'individu par le col.

"- Mais enfin Monsieur ! Nous sommes au deuxième étage ! Vous allez vous faire mal si jamais vous tombez !"

L'individu semble légèrement surpris et me laisse le ramener dans la pièce sans trop de résistance. Je referme la fenêtre en soupirant.

Je regarde le Goliath. Vraiment une belle bête ce personnage. Je n'aimerais pas me battre avec. Il observe la pièce, mais ne semble pas perturbé plus que ça.

"- Ca va ? Vous n'avez rien ?"

C'est là qu'un ultime frisson me parcourt l'échine. Je n'y avais pas prêté attention, mais quelque chose n'allait vraiment pas avec ce type. Il faut croire que ma relaxation m'a fait baisser ma garde et m'a rendue négligeant. Mais maintenant que je le ressent, c'en est presque écrasant. Les pulsions meurtrières et la haine de ce gars sont bien trop élevées pour quelqu'un de normal.

Je pense que je viens de commettre une erreur qui va me coûter très cher...


Dernière édition par Xann Norwood le Mar 30 Aoû - 12:01, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : ?
❝ POINTS : 2695

MessageSujet: Re: Je vous assure que je ne vous connais pas ! (Pv Meknes) Ven 26 Aoû - 12:26

Meknes & Neith passent du bon temps ensemble. Passage déconseillé aux petits (18+ ♥):
 


Carnage reprit sa balade tranquille au sein de l’école qui travaillait les futurs instruments de l’espoir. Tous bancals, beaucoup déjà abîmés, déjà cassés. Cette pensée fit revenir tous les autres souvenirs âpres que trainait le géant. L’incapacité de trouver un adversaire de valeur et le rejet du seul capable de lui tenir tête, qui ne se sentait même plus inclus dans les problématiques du monde. Le souvenir plein de douceur du corps de Neith malmené dans tous les sens chassa ces papillons d’ennui. Il connaissait ses soucis depuis suffisamment longtemps pour les cerner et tenter d’y trouver un remède.

Et puis aujourd’hui, Meknes se sentait d’humeur sociable. Il avait envie de se promener, de voir du monde. Autre chose que les mafieux apeurés avec qui il traitait et les illuminés qui peuplaient la secte portant son nom, à cause de laquelle il croulait sous les offrandes. Le vent des rumeurs lui porta la venue du nouveau psychologue scolaire : en voila une belle occasion de croiser une nouvelle tête, qu’il arracherait sûrement pour la nettoyer et l’installer sur son boudoir. Encore fallait-il que la forme du crâne sied à son intérieur…

L’alien ne fit pas de manière et décida de grimper à la façade pour atteindre directement le bureau du fonctionnaire qu’il convoitait. Ses dons lui permettaient de se jouer de tant de choses qu’il ne se posait plus la question d’une éventuelle surveillance : il avait le contrôle sur tout.

Dire que c’était dans ce même bâtiment qu’il avait fait la rencontre de Roxane, l’amour de sa vie…

Il cogitait tout en se régalant du spectacle offert par l’homme qu’il espionnait depuis la fenêtre.

Accroché à la rambarde, c’était un félin énorme, grotesque et dangereux. Il riait intérieurement et essayait de deviner ce que Neith pouvait bien penser de la nouvelle recrue. Sûrement que c’était un tocard. Carnage approuvait toutefois bien volontiers la carrure du bonhomme qui était un fait rare. A croire que tous les employés de l’école avaient un détail insolite à offrir à l’indiscrétion de l’Ambassadeur.

La personne qu’il était en train d’observer était un sacré numéro. Il avait hérité de cette manie propre aux êtres humains d’agir de façon singulière aussitôt qu’ils se sentaient seuls. C’était une démonstration que l’extraterrestre trouvait grisante. Cela le faisait sourire avec ses grandes dents. Il était hors de question de se dissimuler au regard de ce guignol.

L’intéressé finit d’ailleurs par remarquer le colosse. Il eut la grimace habituelle, cette inquiétude aussitôt dévorée par une terrifiante panique, et…

"Mais enfin Monsieur ! Nous sommes au deuxième étage ! Vous allez vous faire mal si jamais vous tombez !"

Pendant une seconde Meknes manqua de maintenir ses appuis tant la surprise était forte. Son sourire informe avait laissé place au rictus, le changeant en requin humain sur le point de gober sa proie. Le tueur eut la conscience de se retenir, car avec une telle entrée en matière, il voulait en savoir bien plus. Comme Neith, il n’y avait besoin d’aucun pouvoir pour trouver sa compagnie délicieuse. Le géant se disait que cela allait être le début d’une belle et longue amitié… à sa manière.

Il prit ses aises, docilement, pour répondre aux demandes du psychologue. Bien que de multiples cas de réaction lui avaient été présentés durant ses années d’amusement et de massacre, ce n’était pas souvent qu’il était accueilli avec une bienveillance aussi sereine. De la sympathie désintéressée… Il n’était pas sûr d’en avoir connu ne serait-ce qu’un moment dans sa vie. Il devenait donc urgent de faire parler cet abruti, pour savourer tout ce qu’il avait à faire avant de mourir.

Carnage passa à l’action, stimulé par l’absurdité d’une telle situation. Plantant son regard dans celui de son interlocuteur (qui bizarrement n’en menait pas large désormais) il s’approcha de lui de son fameux pas lourd, oppressant, alors que le pauvre hère reculait, le corps guidé par son instinct de survie. Quand le bureau bloqua sa retraite, le titan commença à parler.

« Je suis venu pour une consultation, j’ai un gros problème… »

Meknes surplombait sa victime tel un serpent géant devant un souriceau, à croire que sa silhouette propre se déformait tordue par tant de sadisme.

Brusquement il dégaina une de ses lames vorpales, fendit l’air devant le visage de sa cible et la planta d’un coup dans le pupitre. L’arme transperça le meuble dans son entier jusqu’à rencontrer le sol.

Serrant le manche de l’objet, le 3MAJ progressait toujours plus proche de son but, cette fois-ci prêt à dévorer sans pitié l’infortuné camarade. Son rugissement fit trembler toute la salle.

« J’AI ENVIE DE FAIRE LA GROOOOSSE TÊTE A UN PSY ! »

Son œil était fou. Complètement fou.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Dans mon bureau, sirotant mon thé
❝ POINTS : 296

MessageSujet: Re: Je vous assure que je ne vous connais pas ! (Pv Meknes) Ven 26 Aoû - 14:44

Son regard s'est planté sur moi. Des yeux de prédateurs. Il avance d'un pas lourd, oppressant. Mon corps recul malgré moi. J'ai peur. Je cogne contre le bureau, fais chier. Peut plus reculer. Le stress monte, je sent l'adrénaline affluer. Le temps semble se dilater.

Réfléchis. Sort toi de là . Utilise ta peur pour activer tes neurones. Heureusement, il ne porte rien de jaune, le pire est écarté.

"- Je suis venu pour une consultation, j'ai un gros problème..."

Sans rire, j'avais pas remarqué... Je me tasse malgré moi, écrasé par le colosse. Sa haine semblent crever tout les plafonds, de même que son envie de meurtre. Intérieurement, il doit jubiler. Cas de psychopathie sévère. Aïe, je ne peux pas lui oter directement l'envie de me faire du mal. Tant pis, on va devoir tenter la manière indirecte.
D'un coup, une arme se planta à coté de moi, sur mon bureau, qui ne supporta que très moyennement le choc. La médiation va être tendue.

L'individu s'approche encore et émet un puissant rugissement.

"- J’AI ENVIE DE FAIRE LA GROOOOSSE TÊTE A UN PSY !"

C'en est trop. Je craque. Psychopathie sévère ? Alien massif monstrueux ? Mort évidente ? Je ne m'en souvient pas, mais j'ai certainement connu pire. Tu te crois tout puissant ? Voyons ce que tu vaux, sans ta haine meurtrière pour te cacher, cloporte.

Je n'ai plus peur. Je ne stress pas. Je suis calme. Mes traits se durcissent et buriner mon visage avec un air calme mais absolument résolut.
Pour des cas comme cela, il suffit de faire comme à l'entrainement. J'ai encore de beaux restes de mon passage à l'armée et, même si mes muscles ne sont plus ceux d'antan, la technique, elle, demeure.

4 Etapes.

Etape 1: Augmenter les doutes adverses. Tu veux tiens à ce point à voir ce que je vais faire ?  Tu veux une opposition ? Crains donc ma fuite éventuelle, et pressent que c'est ce que je risque de faire.

Etape 2: Chancellement. Pour ça, rien ne vaut le poing dans le nez. Tu aura beau être un monstre de muscle, même les kherrrs sont sensibles à ça. Je ne vais peut-être pas t'assommer sur le coup, mais l'effet de surprise et la confusion suite au coup devrait être suffisant.

Etape 3: Maitrise. Une fois le poing mis, je me glisse rapidement dans le dos de l'adversaire. Il est grand, mais sonné. L'effet de l'adrénaline fonctionne à merveille. L'image du visage de mon patient atteint le point paradoxale où plaisir du combat et douleur malvenue se mélange. Je lui attrape la tête par derrière de même que son bras qui tient le manche de son arme, et je le fais plonger tête la première sur le bureau.

Fin de la phase d'action.  

Je diminue mon stress. Il faudra un peu de temps à mon corps pour  revenir à la normal. La tête du fou sanguinaire est contre le bureau. Je n'ai pas assez de force pour l'assommer, ni casser le bureau. D'ailleurs si je peux éviter de le détruire ce serait bien. De même, je ne pense pas pouvoir le retenir bien longtemps. Je n'ai aucun moyen de pression véritable et il est plus fort que moi. D'autant qu'il doit avoir une arme en réserve ou quelque chose comme ça. Je dois faire vite.

"- Monsieur, veuillez vous calmer tout de suite, sinon je crains que votre consultation ne doivent s'écourter."

Mon ton est dur, résolu, sans faille sur la première partie de la phrase; un peu plus léger sur la fin. Je ne dois pas le menacer. Je suis un psychologue, pas un guerrier.

Il faut le calmer; mais j'ai déjà du mal à me calmer moi-même. De plus sa tension et sa haine ne diminue pas, au contraire. C'est pas bon signe. Je dois couper court à ça, quel qu’en soit le prix.

Je lui siphonne donc sa haine, et tout ce qu'il a de sentiment négatifs en lui. Si mes calculs sont exacts, il aura toujours envie de se battre, mais plus de me tuer. Ce sera déjà ça.

Le drain commençât. Xann sentait petit à petit la haine monter en lui. Une haine tenace, presque maladive, contre tout ce qui vit. Les Kherrrs, les humains. Surtout les Humains. Comment ces êtres pitoyables pouvait se sentir si supérieur, sans se rendre compte que leurs existences n'a aucun sens ? Xann en avait la nausée rien que d'y penser.

Il y avait la douleur aussi. Le fait d'avoir été rejeté. Xann n'avait pas les souvenirs liés aux sentiments. De ce qu'il a pu en percevoir, c'était un rejet presque fraternel, et non amoureux. Une sensation de trahison et surtout d'abandon accompagnait ce sentiment de rejet. De la tristesse aussi.

Il y avait le cynisme. Le manque de sens du monde et de sa situation, l'ennui face à cette comédie. Xann se sentait perdu. Pourquoi faire ? A quoi bon ? Un besoin impétueux de donner du sens aux choses se fit sentir en lui. Il fallait trouver, ou retrouver, un sens à toute cette mascarade ? Quelle mascarade d'ailleurs ? Celle de la vie ? Il le savait, la vie n'a que le sens qu'on lui donne. Mais quand même. Quel sens lui donner ? Être psychologue ? Ecouter les gens geindre de leur faux problèmes, alors qu'il serait plus simple d'éveiller leur conscience par la force.

Enfin, il y avait la honte. La honte d'un échec passé. La promesse faite à soi de ne plus jamais être faible, et d'être à la hauteur à chaque moment.

Le sac était vide. La tête de Xann était pleine. Pleine de sentiment contraires, qui s'opposent. D'un coté, ces sentiments à lui, de l'autre, ceux de l'individu.
L'action n'avait pas durée plus de quelques secondes. Son crâne lui faisait mal. Il devait contenir ce mal-être étranger, ne serait-ce que quelques minutes, afin de pouvoir calmer le jeu. Mais c'était bien trop fort pour lui. Sa peur, contenue jusque là refaisait surface et agissait comme un catalyseur. Il se mit à sourire.

Sa prise se refermait sur le cou de l’hurluberlu qui l'avait dérangé. Ses doigts se déplaçait presque tout seul vers le plexus situé à la base de la nuque.
Un sentiment grisant l'envahissait. Il voulait lui faire mal. Il voulait se battre. Il voulait tuer. Il voulait que le monde sache qu'on ne se moque pas impunément de lui et que toute cette comédie avait assez durée.
La douceur ne m'apporte que du souci ? On croit pouvoir me tuer parce que je me montre gentil ? Comme c'est mignon, cloporte. Tâte donc de ma violence, puisque tu en est si friand, et dis moi si elle est à ton gout.

Un tic nerveux au niveau de l’œil lui traversa le visage. Il ne devait pas céder. Cette haine n'était pas la sienne. Il recula de quelque pas, relâcha son agresseur se faisant et tenta de se calmer. Impossible d'utiliser son pouvoir pour comprimer ce sentiment effroyable, cette envie de meurtre, de destruction et de changement. Oui les choses devaient changer, mais pas comme ça.  

Xann portait inconsciemment sa main gauche à sa tête. Un spasme faisait cligner de manière incontrôlée son œil gauche. Son œil droit, lui, reflétait déjà son envie de meurtre, sa folie naissante et restait braquée sur l'intrus.

Il fallait rapidement que Xann lui rende son venin, avant qu'il ne finisse comme lui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : ?
❝ POINTS : 2695

MessageSujet: Re: Je vous assure que je ne vous connais pas ! (Pv Meknes) Lun 29 Aoû - 12:44

Ce Xann avait positivement réagit à ma provocation.

En se débattant comme il venait de le faire, il me donnait une raison de plus de vouloir le tourmenter. Et une raison plus valable que les autres cette fois : le plaisir du combat…

Même sur Terre ces mœurs étaient bien considérées, pour peu que le tout soit entouré de dogmes et de règles. Aussitôt s’entretuer ne devenait plus une horreur, mais un sport. J’adore le sport.

Il me sert sa réplique de psychologue (drôle, très drôle) puis il recule : je n’ai même pas à me débattre.

Son coup de poing dans le nez m’a bien surpris. La vigueur de l’impact n’avait rappelé le même genre de coups que Strider le héros m’attribuait régulièrement. C’était une de ses grandes tactiques ça : me buriner le nez. Bien évidemment cette contre-attaque n’avait rien de la puissance incommensurable de mon ancien adversaire. Elle n’en avait que l’aspect désespéré… Cet aspect était à la fois agréable et triste parce qu’il me laissait croire que je risquais un jour de retrouver des ennemis aussi revêches que mes souvenirs. C’était forcément faux.

Je ne perds pas plus de temps et me retourne pour adresser à l’humain un grand revers. Son corps vole, j’ai l’impression d’avoir caressé une brindille. Il finit son saut non désiré contre le mur avant de chuter lourdement. Si j’étais contre Strider, il ne resterait déjà plus rien de la pièce.

Nous serions en train de nous battre au milieu des jardins, et on ruinerait tout…

Je n’ai pas de temps à perdre. Avant que le gringalet n’ait l'occasion de se reprendre, je m’empare du meuble le plus proche, je le soulève de mes deux mains et l’écrase sur le torse du gars sans me retenir. L’objet vole en éclat, Xann doit en faire de même : je n’ai pas pu faire la différence entre le craquement du bois et l’éventuel cassure d’une côte.

Demi-retour, je récupère ma lame. Pas question qu’un tiers en profite pour me la prendre. Nous avons déjà fait du bruit et je ne veux pas être interrompu dans mon entretien avec le docteur. Si cela arrive, mon éclair se chargera de m’apporter la paix sans faire d’esclandre.

Au passage j’agrippe ce qu’il reste du bureau et le rajoute aux morceaux épais empilés sur le terrien : je n’ai pas envie qu’il oscille d’un iota. Pour m’assurer de ma prise, mon éclair accompagne ma pensée et paralyse la plupart des fonctions motrices de Xann. Je le laisse bouger des yeux, afin de vérifier s’il est toujours vivant et pour qu’il puisse suivre un peu ce qu’il passe.

Je suis d’humeur sympa, aujourd’hui.

Il y a une toute petite commode, soit, je la prends et la dépose sur les jambes du garçon. Il ne devrait pas trop étouffer de cette façon.

Ensuite vient un moment plus tranquille, celui où je tire à moi le beau fauteuil du fonctionnaire sur lequel je m'installe ensuite.

Il est un peu petit mais a du style et fera fait l’affaire. Là-dessus, je commence à parler tout en jouant avec ma grande épée.

« Vous voyez docteur, je crois que mon penchant pour la violence résulte d’un mélange subtil entre les coutumes claniques de mon pays et la haine que je traîne depuis mon arrivée sur Terre. Cela doit faire presque vingt ans que c’est comme ça. »

Je me corrige en levant l’index, décortiquant mes syllabes avec une voix tranquille. Ma lame, que je tiens comme une canne de grand-père, abîme le sol. J’ai mon pied gauche qui est posé sur le poignet de mon hôte et qui l’écrase mine de rien. C’est purement pour le plaisir.

« Dix-sept ans, en réalité. Et en fait, cette situation me convient très bien. Le monde a l’air de plutôt bien me supporter. Un terroriste récidiviste, mine de rien, ça fait vendre… »

Alors que je parle je réalise à quel point quelque chose manque en moi. Ce n’est pas dérangeant en soi, mais il se trouve que mes propos ne correspondent plus vraiment à ce que j'éprouve. Un calme à toute épreuve a remplacé mes habituelles animosités envers le genre humain. Je me souviens de tout cela. Si je me l’imagine clairement, je vois ce que c’est, je sais même que c’est ce que je pense au fond de moi, mais ça ne fait plus écho. J’ai le sentiment invraisemblable de parler de moi au passé.

« Mais tout ça je ne l'ai jamais confié à personne. Alors je me suis dis en vous croisant, qu’un psy comme vous, ça fera sûrement l’affaire. Surtout que vu où vous travaillez… »

Je me penche proche de son visage avec un grand sourire.

« … c’est un petit peu comme mon chez-moi. »

J’ai envie de lui planter mon sabre dans le ventre, de remonter jusqu’à son cou et d’ouvrir en grand pour constater ses tripes. Malheureusement mon corps ne suit pas, il est tout fade. Je me demande ce qui fait que j’ai si peu envie de me débarrasser de ce personnage : ce n’est pas normal. J’en déduis qu’il a dû se passer quelque chose au moment où le monsieur a répondu à mon attaque, puisque c’est depuis cet instant-là que je me sens tout étrange.

Il doit avoir un don de quiétude ou autre chose. C’est sans doute lié à son métier et c’est un détail intelligent pour sa carrière. C’est bien.

Une main essaye d’ouvrir la porte du bureau. A peine un bout de peau est-il perceptible que mon pouvoir se jette dessus pour persuader l’intrus d’aller voir ailleurs.

Mieux : d’attendre fixement devant la porte, avec la résolution ferme de ne faire entrer personne, tant que je n’en ai pas fini.

Incident évité, parfait. C’est extrêmement perturbant de me dire que je cherche à fuir les ennuis et les morts inutiles sans aucune arrière pensée. Comme si j’avais peur. Bien sûr que non, je n’ai pas peur. Je veux seulement avoir la paix.

Discuter deux minutes, faire mon petit manège avec cet olibrius et puis m’en aller. J’ai quelques rendez-vous avec des mafieux et d’autres encore avec des prostituées. La fine fleur de la gent terrienne.

Je reprends ma discussion : je n’ai pas envie de trop m’attarder. Je laisse ma bouche se charger de transmettre ce que j’ai dans la tête avec un ton posé. C’est fou comme je me sens serein.

« Je vais fixer un rendez-vous à un certain jour, et quand ce jour arrivera, toi et moi on aura un échange dans un endroit tranquille. Tu pourras faire une vraie séance comme ça. Ce sera dans une pièce meublée avec du matériel. Tu pourras même repartir avec tes notes. »

Je me lève, parce que j’en ai fini. J’évite de me cogner la tête contre le plafond, à force de pénétrer dans de tels bâtiments j’ai assimilé les bons réflexes. Je me dirige vers la fenêtre et je libère le corps du petit.

Alors que je bondis par la fenêtre, mon moral est aussi radieux que ce qu’il reste du soleil. Détendu et paisible.

En traversant le jardin, je me dis que je passe vraiment une bonne journée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Dans mon bureau, sirotant mon thé
❝ POINTS : 296

MessageSujet: Re: Je vous assure que je ne vous connais pas ! (Pv Meknes) Mar 30 Aoû - 11:58

Quand il arriva enfin à comprendre ce qui lui arrivait, Xann volait. L'instant lui semblait comme suspendu. Ce monstre en face de lui avait une force herculéenne, et les dégâts qu'il risquait de provoquer, titanesques.
L'impact fut douloureux. Xann se retrouva à terre, et tenta de se relever péniblement. Le meuble qui vint dire bonjour à ses côtes, façon rugby-shrapnel ne l'aida pas des masses. Il était sur le dos maintenant, entouré de décombres.  Son souffle se coupe pendant un instant, avant de devenir extrêmement douloureux.

Un cri de rage et de douleur commençait à monter, mais une paralysie soudaine le prit. Cette incapacité presque totale à bouger n'était pas normale. Certes, son dos et ses jambes avaient morflés un peu, mais seules ses côtes étaient cassées. Presque au même moment, des débris du bureau atterrirent sur Xann. Décidément, le sens du confort de ce patient laissait grandement à désirer. L'idée de lui poser une commode sur les jambes le confirmait sans peine.

Après s'être installé dans le fauteuil, qui par miracle était encore intact, le bourreau commença son monologue. C'est à peine si Xann écoutait. Une seule chose lui importait en vérité: se calmer. Se calmer à tout prix car, malgré le fait qu'il était en train de se faire tabasser, cette situation commençait à lui plaire. Non pas par masochisme, mais parce que cela lui donnait une raison de vouloir tuer. De vouloir voir l'autre souffrir. L'influence effroyable de la haine se faisait de plus en plus sentir.

Dès lors, il lui fallait un sentiment plus fort toute cette rage. Et le seul qu'il avait à sa disposition en cet instant, c'était la peur. La peur de mourir, de souffrir. La peur de cet individu qui l'écrasait par son incroyable puissance. La peur que ce monstre puisse se balader dans cette école en toute liberté. Mais aussi, et surtout, la peur irrationnelle, sans limite. Celle qui venait du fin fond du subconscient de Xann. Cette peur, démultipliée par son don, fit office de confinement vis-à-vis de la haine venimeuse qu'il avait aspiré.


Maintenant, diminue la peur et la haine. VITE. Reprend-toi. Reprend le dessus. Il t'a paralysé, ok, ça atténue la douleur. Concentre-toi. Même si c'est que pour quelques minutes, ne te laisse pas déborder. Une fois à l'hosto, je pourrai mieux "digérer" ce mal-être, mais là je dois serrer les dents...

Ok. Respire tant que la douleur n'est pas revenue. Ecoute-le maintenant. Essaye de repérer un détail, n'importe lequel, qui serait utile pour plus tard. L'autre bourrin est toujours en train de parler. Comment ? Tu ferais vendre ? Le monde te supporte ? ... Tentative de rationalisation... Privé de ta haine, tu cherche à nier celle que le monde te porte, car tu n'as plus rien pour te protéger ou répliquer. Il marque une pause. Quelque chose dans son regard semble le travailler. Apparemment, le drain ne le laisse pas indifférent.

Son monologue reprend. Il s'écoute parler, c'est évident.
"Tout ça, tu ne l'a confié à personne" ?; Cet établissement serait ton "chez toi" ? La seule chose qui me permettent de rire, c'est mon sang-froid forcé. Que veut-tu que ça me fasse que tu ne te confie à personne ? Au lieu de prouver au monde que tu es seul, commence par le réaliser toi-même. Je déteste deux choses en ce bas monde: la cruauté et le fait de se voiler la face. Bingo, tu cumul les deux. Et en prime, tu te crois tellement supérieur que tu en passe pour un abruti. "Nous ne sommes pas maître dans notre propre demeure." La dernière des blessures du narcissisme humain, infligée par ce bon vieux Freud: la découverte du subconscient. Et tu ose te croire supérieur à une espèce qui a compris que l'on ne peut régner sur tout ? J'en veut pour preuve que tu es complètement incapable de te contrôler toi-même, alors épargne moi tes grands airs. De plus, tu as eu beaucoup de chance que lorsque je t'ai attrapé tout à l'heure, j'ai préféré te drainer et te raisonner plutôt que pulvériser ton esprit avec mes traumas. Ça ne t'aurait peut-être pas tué, mais les séquelles t'auraient sans doute amenées à réfléchir.


« Je vais fixer un rendez-vous à un certain jour, et quand ce jour arrivera, toi et moi on aura un échange dans un endroit tranquille. Tu pourras faire une vraie séance comme ça. Ce sera dans une pièce meublée avec du matériel. Tu pourras même repartir avec tes notes. »



Tu souhaite me revoir ? J'ai piqué ton intérêt ? Parfait. La prochaine fois, je ne te louperais pas. Tu me sous-estimera forcément. Et
sache, espèce de sadique hypocrite, que tu m'as énervé, et que je fais le serment que tes actes ne resteront pas sans conséquences !  












Pour autant... Je ne te hais pas. Je suis énervé. Très énervé même. Je ne pense pas avoir connu pareille rage avant; et je dois avouer que j'en ai honte. Ta haine et ma colère se mélange, et bon nombres des pensées que j'ai, je les regrettes déjà. Continuer sur cette lancée ne m'apportera rien, car, après avoir ressenti ce que tu ressent en permanence, il est évident que ta plus grosse victime, la personne à qui tu cause le plus de tort, c'est toi. Certes, tu es dangereux pour les autres; mais te rend-tu seulement compte que toute cette souffrance, tu en es le seul responsable. Je me suis juré d'aider tous ceux que je trouverais qui auraient besoin de mon aide, et bien que tu sois un alien qui nous méprise, tu ressent la douleur comme tout le monde. Cette raison seule suffit pour que je veuille t'aider. La douleur, physique cette fois, revient; la paralysie s'estompe, tu es parti. Le jeune garçon qui voulait rentrer passe un bout de tête par la porte et semble choqué par ce qu'il voit. Un champ de ruine sans doute. Etant au cœur de l'action, je dois avouer avoir un peu de mal à réaliser l'ampleur des dégâts.
La douleur devient lancinante. Je ne bouge pas. Je pense. J'essaie d'user mes dernières forces pour tomber inconscient. Si je peux dormir, toute cette haine sera rajoutée à ce qui me hante déjà. Mon calvaire durera plus longtemps ou gagnera en intensité. Mais qu'importe. C'est soit ça, soit la donner au jeune qui rentre dans la pièce pour vérifier mon état. Personne ne mérite de vivre avec un poison pareil dans l'esprit. Mais puisque ça doit détruire quelqu'un, je préfère encore que ce soit moi.

Ma vue se brouille, mon esprit s'embrume. J'ai un mal de chien à contenir ces sentiments négatifs. Je suis à bout. Le garçon est paniqué. J'essaye de sourire, mais avec la douleur et la fatigue, je pense que ça doit ressembler à une vague grimace. Au moins il va bien. L'ai-je sauvé au final ? Si j'avais agi différemment, que ce serait-il passé ? Je ne sais pas.

Les ténèbres m'emportent.

J'ai peur.

Une silhouette noire nimbée de lumière m'apparaît. Je la vois souvent dans mes rêves les plus violent. Elle est gigantesque, et monstrueuse. Son aura est oppressante et une seule envie m'anime: M'enfuir. Je cours dans des ténèbres infinies. Tout ceci n'est qu'un rêve, je le sais, mais j'ai peur quand même. La silhouette réapparaît devant moi. Son image se grave dans mon esprit. Un sentiment de terreur absolu m'envahit.

Je le ressent jusque dans les moindres recoins de mon être. Je vais mourir et c'est inéluctable. Je vais mourir, et ce sera douloureux. Je vais mourir, et j'ai peur. Je vais mourir, et je ne sais même pas comment.

La silhouette bouge vaguement un bras. Je sent ma vie s'éteindre dans un torrent de désespoir. Je veux hurler.

Je hurle.

Le noir n'est plus. La silhouette non plus. J'ai mal au cœur et aux tempes.


Qu'est-ce qui s'est passé ?
Où suis-je ?
Qui suis-je ?

Lumière et pièce blanche. Odeur aseptisée. Silence.

... Cette scène m'est familière....

Je suis à l’hôpital. Tout commence à me revenir, petit à petit.  Mon torse est enveloppé de bandage.

Une infirmière arrive, l'air inquiète.

On m'annonce que je suis salement amoché, mais pas mourant. J'ai dormi presque une journée entière. Il me faudra encore au moins un jour de repos pour que mon esprit se remette de l'incident, je pense. Pour mes cotes, environ 4 semaines de soins sont prévus mais je pourrai sortir bien avant. Enfin une bonne nouvelle.

Je me rendort quelques heures plus tard.


Quand nous nous recroiserons, je lui adresserais la facture de mes soins et de la réparation du mobilier. Ensuite seulement, nous parlerons des mes honoraires...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Je vous assure que je ne vous connais pas ! (Pv Meknes)

Revenir en haut Aller en bas

Je vous assure que je ne vous connais pas ! (Pv Meknes)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Heroe's SUP :: L'institut :: Les bâtiments d'apprentissage :: Le PMS-
Partenaires
bouton partenariat

Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit