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J'ai une cible dans mon viseur.

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MessageSujet: J'ai une cible dans mon viseur. Jeu 26 Jan - 1:44

     Cela faisait plusieurs semaines que la nouvelle équipe de traqueurs avait été affectée à sa première grande traque. J'avais souvent effectué des missions du même type par le passé, mais malheureusement, il était rare que je sois confronté à de tels adversaires. La différence avec le passé, c’est que je ne suis pas seul. Avec ma coéquipière, nous avons souvent eu l’occasion de nous entraîner, et même si nous fonctionnons avec une bonne synergie, nous n’avons pas encore assez d'expérience pour recevoir le titre de meilleur duo de l’année.

     Notre rôle nous efforcer de nous éloigner du circuit militaire habituel. Pas d’hélicoptère ou de jet privée, juste une classe financière. Ce genre de confort me rappelle mon enfance, lorsque nous allions dans la famille de mon père au Qatar. Il est vrai, que plus tard, les jets privés furent remplacés par des avions de transports plus adaptés à la vie qui était la nôtre. Ces sauts en parachutes me manquent quand j’y repense. L’adrénaline d’avoir un risque de se casser une jambe en arrivant ou de tomber dans un piège. Cette course contre le temps pour replier la voile. Je tuerais pour que le S.A.D emploie des parachutistes.

     Le trajet n’avait pas été long, nous avons majoritairement volé de nuit. Durant ce temps, je relisais encore et encore nos rapports de missions. Nous allons agir dans un milieu peuplé, et je ne voulais perdre personne. C’était vraiment le soucis avec les grands criminels, les dégâts collatéraux ne les gênaient pas. Ma voisine avait passé une grande partie du temps à roupiller, emmitouflée dans sa tenue ridicule. Comment pouvait elle bouger dans une tenue aussi épaisse ? Bon, après réflexion, une fois qu’elle est posée, elle bouge plus. Il faut au moins ça pour palier le manque d’effort. Pour ma part, j’étais en tenue civile. Pantalon en toile de coton, rangers, hoodie avec une fine plaque en dessous. Mon porte plaque habituel était trop métallique pour passer les douanes. Les restrictions de matériels liés à notre profil bas ne me gênaient pas tant que ça. La seule arme que nous avons pu faire passer en la faisant livrer sur place était le fusil d’Oméga. Pour ma part, je devrais me contenter de mes couteaux, et de mes compétences physiques. Même mon masque aurais bipé. Une cagoule fera l’affaire. Pour cette fois.

     Une fois à quais, nous nous sommes hâtés de récupérer l’équipement d’Oméga puis avons commencé notre investigation. Profil physique assez flou. Brune ou châtain, dans la trentaine, un intérêt pour les robes d'une autre époque. Nom de code Abbadôn. Une créature très puissante, et de surcroît très dangereuse. L’avantage, c’est que dans ce pays son profil est assez rare.
La tension était assez palpable, comme à mon habitude, je ne parlais que très peu, j'étais concentré et en alerte. Quelques indications abrégées comme à mon habitude, et c’était tout. Vers 10 heures du matin, le soleil était déjà haut dans le ciel, et il faisait plutôt frais. Nous nous étions dirigés vers un grand-parc public, ou l’isolement est facile pour de potentielles victimes. L’endroit était encadré par de hauts bâtiments, et la zone  assez dégagée. Il serait bien de commencer à prendre de la hauteur à mon humble avis. La vision de ma collègue créerais déjà un périmètre de sécurité bien large.
Nous devions nous hâter, avant qu’elle ne nous file une nouvelle fois entre les doigts.
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MessageSujet: Re: J'ai une cible dans mon viseur. Ven 27 Jan - 0:16



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La Norvège, quel beau pays n’est-ce pas ? Suite aux évènements de décembre et de cette infernale histoire entourant le vice directeur j’avais besoin de vacance. J’avais les nerf à vif, perdre ma puissance durant cet évènement m’avait passablement énervé mais la situation à Laurel était trop tendu. Je ne pouvais me laisser aller comme je le désirais et j’avais absolument besoin de vacance. Après la chaleur atroce d’une Espagne moyenâgeuse et de ses buchers, quoi de mieux que le froid mordant de l’Europe du nord.

J’ai donc pris deux semaine de vacance malgré le calendrier scolaire. Après tout j’étais du genre à ne jamais laisser mes livres seuls plus de deux jours alors je ne prenais que très rarement des vacances. Notre charmante directrice n’allait tout de même pas me les refuser, d’autant plus qu’il y avait des travaux à faire au niveau de l’établissement.

Une fois mes bagages faites, un rapide message afin de m’enquérir de l’état de Viviane que je n’avais plus vu depuis bien trop longtemps, j’étais monté à bord de l’avion. J’avais laissé chez moi mon arme à feu, ma licence de port d’arme n’étant valide que pour les états unis et l’Europe n’était pas aussi légère à ce sujet. Mais ce n’était pas un problème, j’étais persuadé de pouvoir me défendre et trouver mon bonheur dans un pays aussi civilisé.

Je m’étais installé dans un charmant hôtel quatre étoiles afin de passer d’agréables nuits. Il était parfaitement situé entre le vieux quartier de la ville ainsi que son noyau commercial, je pouvais donc faire des aller-retour divers et varié suivant mes envies du jour. Il y avait aussi un parc non loin, s’il me prenait une soudaine envie d’entrer en communion avec la nature. Mais je n’étais pas là pour me presser, j’avais deux longues semaine et même si je savais bien qu’il s’agissait de moins d’un grain de sable dans le flot du temps, je devais en savourer la moindre minute.

La moindre seconde.

Ma première sortie notable se déroula deux jours après mon arrivée. Rien d’extravagant mais ce fut tout de même un premier pas vers la liberté émotionnelle. Il faut dire qu’arracher le coeur d’une jeune femme qui tenait absolument à vous faire signer une pétition sans même faire l’effort de parler anglais tout en vous retenant le bras est un parfait non-symbole du niveau Norvégien.

Cela m’a fait un bien fou, vous ne pouvez imaginer. La suivante n’a pas trop tardé par la suite, de victime je veux dire. Un homme qui se prétendait hôte d’une divinité obscure de sa région. Il est vrai qu’il avait un certain halo, mais rien de bien impressionnant. Rien de comparable à ce que l’on croise à Laurel en tout cas. Ce fut tout de même vivifiant et très satisfaisant de voir un orgueilleux insecte mordre la poussière.

Je n’ai pas vraiment suivit le compte de ceux qui ont suivi, il y en avait trop. Je n’ai pourtant pas l’habitude d’accorder autant de temps à ce loisir ces dernières années. Protéger mon identité civile et mon post à la Heroe’s Sup est primordial même si je commençais à douter de cela. Quoi qu’il en fut, cette ville n’a certainement pas apprécié mon passage et s’en rappellera comme deux semaines bien sombre.

Douze jours après mon arrivée je continuais de traquer, isoler et tuer pour le plaisir. Il est fout de voir à quel point Laurel était une ville sur-sécurisé par rapport au reste du monde. Et pourtant on y trouvait aussi la plus grande concentration de criminel, certainement attiré par le risque et les récompenses qu’il engendre. Cette fois ci il s’agissait d’un enfant. Cela ne faisait que peu de différence pour moi. Son faciès m’horripilait, sa manière d’être aussi. Ils me rappelaient ma « rencontre privée » avec une des gamines de l’école des héros qui avait besoin de conseil. La jeune Auditore.

Dommage pour ce petit poussin, il n’en fallait que très peu pour me pousser à agir durant ces deux semaines.

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MessageSujet: Re: J'ai une cible dans mon viseur. Ven 27 Jan - 1:43

Et c'était reparti. Nouvelle mission, nouvelle cible. Mon sang bouillonnait dans mes veines, semblable à un feu liquide, c'était insupportable autant qu'agréable. A quand remontait ma dernière chasse excitante? Trop ancien pour que je m'en préoccupe. Mais c'était différent, ce n'était pas comme mes objectifs dans l'armée où j'étais la plupart du temps seule et sans alliés à protéger, ni comme mon passage dans la Police où je ne pouvais agir que sur une zone définie telle une banque ou un restaurant. J'avais un coéquipier à présent, Stalker, un jeunot qui semblait en avoir dans le ventre, un gradé, comme moi, je savais pas grand chose de lui car je n'avais pas lu son dossier volontairement. Les mots, c'est pour le boss, seul les actions sur le terrain comptent!

A première mission, cible exigeante, une brunette pas trop bavarde mais plutot hyperactive et jouasse dans ses délires sanglants. Pas mal de traces mais aucune piste, il n'y avait pas de témoins aussi ou alors ils étaient trop choqués pour nous donner une description utile. Ce n'était pas la première fois que j'avais affaire avec ce genre de profil. Bon, au moins on savait qu'elle avait des gouts de chiottes question fringues, une pimbêche se trimballant avec des vêtements vieillots dignes des filles de cabaret, ou un truc dans le genre, c'est pas si dur que ça à voir dans la foule! Cette gonzesse nous facilitait la tâche, elle n'avait pas peur... Une traque décidément fort intéressante... Pour couronner le tout, elle agissait actuellement en Norvège depuis plus d'une semaine! Jeune femme, doté timbré,... Elle n'avait aucune préférence question victime, comme le stipulait son dossier. C'en était presque trop facile! Mais... A première mission, cible exigeante. Il ne fallait pas se précipiter dans la mêlée... Et j'espère vraiment que l'autre tête brulée l'a compris!

Un bruit de feuille me fit tiquer. Yeux clos, un bandeau sur les paupières, je somnolais comme je pouvais, réveillée à chaque fois par le neuneu que je me trainais. En bon chef de groupe, il relisait encore et encore les documents. Genre, la super bonne idée dans une classe première en présence de civils! Pfff, les jeunes... Il pouvait pas apprendre l'essentiel comme les autres? M'enfin, je ne pouvais rien dire, il y avait trop de monde et c'était lui le boss, pas question de prendre davantage de responsabilités que celles actuelles. Je haussai les épaules avant de me plonger plus profondément dans les ténèbres, appréciant la chaleur de ma doudoune sombre à sa juste valeur! Contrairement à lui, je portais ma tenue d'agent ainsi qu'un jeans souple deux fois trop grand. J'étais au chaud et protégée, parée à n'importe quelle situation.

Comme il était convenu, je récupérais mon sac, après avoir foutu un boxon monstre à la douane. Expliquer que je portais une prothèse en métal m'avait franchement irrité. Qu'est ce qu'ils voulaient que j'ai dans mon bras? Un lance-flamme? ... Ouais, ça aurait pu être le cas, mais je l'aurais encore moins supporté que mon membre actuel! Bon, au moins j'avais mon fusil, démonté dans le sac, quelques chargeurs en réserve au cas où, la traque pouvait commencer. Abbâdon était dans les environs, cette ville puait la mort, bien qu'elle n'avait pas d'odeur mais entre soldats, on pouvait se comprendre, lui aussi semblait remarquer que ça sentait fort dans le coin. Quelques mots et nous voilà parti, se suivant comme des canards, les sens en alerte, le drole de duo était enfin en chasse! Quelques heures plus tard, on était dans un parc, plutot grand, un endroit facile où se perdre... idéal pour attaquer des gens sans qu'on ne le remarque. Dommage pour la bestiole, on avait bien vu que ses victimes étaient découvertes dans ce périmètres et aux alentours. C'était son terrain de chasse. Mon coeur battait de plus en plus la chamade, surexcité par cette traque qui devenait de plus en plus intéressante. Puis, plus rien. Après trois inspirations, j'avais imposé le calme dans mon esprit, silencieuse, impassible, les émotions dégradaient la perfection des tirs, un ange de la mort n'en avait pas besoin. Comme les ordres de l'autre gamin, je savais ce que j'avais à faire.

Avant de partir, je tapai l'arrière du crane de Stalker du plat de ma main droite comme l'aurait fait un haut-gradé.

-Hey, la bleusaille! La prochaine fois, lis carrément à voix haute nos dossiers devant des civils! On ne t'a jamais dit que le confidentiel reste confidentiel?

Ecoutant à peine sa réponse, j'étais déjà en route pour un perchoir digne de ce nom. Un immeuble, 7 étages, vue dégagée, largement suffisant pour couvrir le terrain du regard. Une fois l'échelle de secours montée, je m'installais, assemblant mon sniper sans vraiment regardée, habituée à le faire, j'observais plutot les déplacements de mon cadet. Lorsqu'un petit claquement résonna à mes oreilles, je me couchais, arme en main, tachant de ne pas me faire repérer par un quelconque reflet. J'épiais le parc tel un aigle, un prédateur prêt à fondre sur sa proie ignorante du danger... Tout en gardant un oeil sur l'autre! On ne sait jamais, il serait bien capable de se buter en trébuchant sur un rocher...
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MessageSujet: Re: J'ai une cible dans mon viseur. Ven 27 Jan - 2:51


Cela faisait presque vingt minutes que je déambulais dans le parc seul. L’absence de bruit environnant créait une atmosphère très lourde, malgré le temps magnifique. J’essayais de marcher nonchalamment, mais de nombreuses pensées m'empêchait de paraître à l’aise, et mon regard ne restait pas plus d’une seconde au même endroit. J’épiais chaque parcelle de pelouse, chaque arbre, chaque dessous de pont. J’avançais tel un scanner, en espérant trouver quelque chose. Le silence radio signifiait que je n’était pas le seul à ne rien apercevoir.
Nous nous étions scindés il y a peu, pour couvrir plus de territoire, et surtout d’un point de vu différent. Elle m'avait mis une tape contre le crâne. Franchement, pour qui elle se prend ? Je n’apprécie vraiment le contact physique, et elle le sait. Et puis je n’apprécie pas sa manière de remettre en cause mes méthodes de travail. Elle m’avait réprimandé en public. Je me lui ai simplement répondu par un grognement agacé. Je n’aime pas parler, surtout en mission si ce n’est pas nécessaire.Et puis, je ne suis pas idiot, je prends toujours des millions de précautions. J’avais réservé les sièges de derrière, pour empêcher quelqu’un de regarder par dessus mon épaule, et avait veillé à ne pas être dérangé par les hôtesse. Enfin, je lui en ferais part plus tard. Si j’ai le temps.


J'avais couvert l'extérieur du parc, dans la zone où j’était sur que Leila pourrait me suivre sans trouver d’obstacle. Je ne faisais pas ça pour son confort, mais seulement par sécurité. Si elle devait re-régler sa lunette dans un instant critique, cela mettrait la mission en péril. Mais de toute façon, je rentrait en zone boisée. D’un pas très léger, limite furtif, je déambulais dans les petits bosquets. De temps à autres, je jetais un regard derrière moi, pour voir si j'apercevais le reflet de la lunette de ma partenaire. Je voulais absolument éviter tout contact radio pour rien, ça ne ferait que me déconcentrer.


Je devais me mettre à la place de cette saloperie… Si je voulais piéger une cible, je m’attaquerais à quelqu’un de seul. Pas par intérêt stratégique, mais pour être au calme. Tout groupe devait être évincé de mon champ de recherche. Ca ne m’avançais pas plus. Au bout de quelques minutes, je me rendait compte de l’absence totale de personnes dans le coin. Y compris une absence sonore. Les humains, je voulais bien l’admettre car nous étions en semaine. Mais aucun animal ? Insecte ? Dans un bosquet ? Non, je devais me faire des idées. Quoique, les animaux ressentent les micros changement climatiques. Il se pourrait donc que cette saloperie soit dans les parages.
Il était rare que je me focalise sur mes intuitions, car j'étais adepte du rationalisme. Mais dans cette situation, c’était la seule option. Mais je fus arraché à mes pensées par un bruit familier. Un bruit de claquement lourd. Un son familier. Un son similaire à celui d’une branche qui se brise. Un son que je connaissais si bien. Un son presque mélodieux, dont je connaissais toutes les notes. Le son d’os qui craquent. En à peine une seconde, j'avais quitté les chemins de terres battues, pour me réfugier derrière un arbre discrètement. Je fit glisser un couteau dans ma manche, et ouvrit les communications :

-”De Alpha à Oméga, présence potentielle d’Abbadon dans un secteur proche, j’approche de la cible par vecteur sud. Ne tir que lorsque je suis en contact avec la cible. Terminé”.


Le chemin de terre menait à une petit aire isolée. En son centre se situait une stèle commémorative, d’environ un mètre cinquante. Le tout encadré par quelques jeux pour enfants.


En à peine une seconde, j’avais tout compris. Le mode opératoire, la victime, tout. Le fait que je me mette aussi facilement à la place d’un tueur s'expliquait par le fait que j’en était un également. Une fois ma préparation terminée, je me suis avancé. Une femme se tenait debout, devant la stèle. Une stèle immaculée de sang, contre laquelle s’appuyait un jeune enfant. Mort. C’était un triste. Encore une victime.


Je marchait doucement, et me suis arrêté à deux mètres de cette femme. Un petit regard en arrière, et je commençais. J’ai du faire des efforts surhumains pour ne pas l’attaquer, ce n’était pas mon rôle, j’ai donc engagé la conversation, simplement.


“- J’ai l’impression que je ne suis pas le seul dans cette ville à partager un intérêt aussi fort pour la chasse”.

J’ai tenté une approche sobre, nonchalante. Elle devait rester presque immobile, et je devais donc éviter de la faire bouger. Je sentais mon sang bouillir de stress, et surtout d’excitation.
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MessageSujet: Re: J'ai une cible dans mon viseur. Ven 27 Jan - 3:42



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Il n’est pas surprenant de dire que les enfants sont naïf. Ils sont innocent et c’est tant mieux pour eux. Cependant dans un monde où les adultes étaient toujours plus inquiet de leur sécurité il était impressionnant de voir si peu de gamin être influencé par cette paranoïa générale. Après, je ne devais pas être mauvaise langue. Il est vrai qu’il pouvait y avoir des dangers dehors. D’ailleurs, peut-être que si ses parents et ses proches avaient déteint sur lui ce gamin aurait survécu.

Non, ça n’aurait pas été le cas. J’étais rentré dans ce parc vêtu de ma « robe ». Celle que je porte uniquement pour mon « passe-temps ». Mon masque était même bien au chaud à l’intérieur de mon sac à main, à partir du moment ou j’avais jeté mon dévolu sur cette petite chose je doute que quoi ce soit aurait pu le sauver.

Il apparait que j’avais l’air assez sympathique pour avoir le droit à quelques présentation. Fait impressionnant car évidemment je ne parlais pas la langue du pays mais il avait des bases d’anglais suffisante pour faire une présentation sommaire. Il en était fier d’ailleurs et le sourire que je lui offrit en guise de félicitation sembla finir de le charmer. Naïf et innocent, comme je le disais précédemment.

Le gamin décida donc que j’étais suffisamment méritante pour qu’il me fasse découvrir un endroit qu’il aimait particulièrement. Après tout, j’étais visiblement une sympathique touriste et lui un petit garçon capable de converser en anglais. Qui de mieux pour être guide ? Il finit par me mener loin de tout, je craignais au départ qu’il m’amène vers ses parents mais ce n’était pas le cas.

Alors que nous marchions je senti mes doigts commencer à frémir. Je portait d’épais gants pour me maintenir au chaud, il était donc impossible de le voir mais le bout de mes phalanges s’était mise à briller. Je me délectais toujours autant de la mise en route de mon « pouvoir ».

Avant de passer au vif du sujet je dois tout même accorder à cet horripilant gamin que le lieu qu’il m’a présenté est plutôt agréable. Un monument mémoriel se dressait au milieu d’un paysage froid si typique de la région. Seul point noir du tableau, des jeux pour enfants étaient dressés non loin ce qui gâchait l’ambiance qui se dégageait de la scène. Heureusement, il n’y avait aucun morveux en train de brailler à ce moment là alors je pu apprécier cela à sa juste valeur.

Mais toute bonne chose a une fin et j’ai fini par sortir mon masque, l’attacher fermement avant de saisir le gamin par le coup. Voir le sol se dérober sous ses pieds doit être assez étrange. Il était tellement léger, mon pouvoir avait eut le temps de commencer à se diffusé à travers mon corps ce qui rendait ma tache d’autant plus aisé. Il se débâtit, mais pas pendant longtemps. Incapable d’appeler à l’aide, sa gorgé écrasé sous ma poigne il finit par rendre l’âme prématurément. L’asphyxie n’ayant pas eut le temps de le tuer.

J’avais mal calculé ma force et ses os, suivit du reste de ses chaires, s’étaient déchirés sous la pression. Un long soupire s’échappa de ma bouche. Désormais la robe était bonne pour une machine et c’était une horreur à laver.

- J’ai l’impression que je ne suis pas le seul dans cette ville à partager un intérêt aussi fort pour la chasse.

Qui était-ce ? À en juger par son apparence, la menace sous jacente dans sa phrase et son comportement très peu impressionné par la scène qui se dessinait sous ses yeux je pensais à un criminel natif de la ville qui, tel un animal, venait défendre son territoire. Cependant son anglais parfait et son accent clairement américain contredisait quelque peu la première théorie. Je ne savais pas trop quoi penser de cet individu, quasiment nonchalant.

Je ne savais pas en à vrai dire je n’y accordais aucune importance. Tirant de mon sac ma montre à gousset afin de vérifier l’heure, déposant une goutte de sang sur le cadran au passage, je m’assurais qu’il n’était pas encore l’heure du thé. Raté ce service agréable de l’hôtel aurait été fort dommage. Sans lui accorder plus d’intérêt que cela je pris le chemin de la sortie du parc, je devais cependant faire attention à ne pas passer par d’endroit peuplé le temps de réparer mon apparence afin de rentrer à l’hôtel et me changer proprement. Je ne désactivais pas pour autant mon pouvoir, s’il s’agissait bien d’un chien défendant son territoire il n’hésiterait pas à m’attaquer au moment ou je lui tournerai le dos.

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MessageSujet: Re: J'ai une cible dans mon viseur. Jeu 16 Fév - 14:00

STALKER était trop prévisible, trop voyant, trop nerveux. Ca m'énervait. Je m'étais fait embaucher par un foutu bleu! Soit il était trop insistant dans une zone, soit trop lent. Se rendait-il compte que n'importe qui ayant un cerveau pouvait comprendre qu'il n'était pas qu'un simple civil? Même quand on surveillait les villes, on était plus naturels, mon groupe et moi! Mes dents grinçaient sous ma rage, je ne pouvais clairement pas compter sur lui... Suivant mon instinct, je dirigeais mon viseur vers la droite, déambulant tranquillement sans vraiment chercher quelque chose de précis. Toujours être en mouvement, ne jamais s'arrêter, pas tant qu'il n'y avait pas d'agitation suspecte. Le froid du béton commençait à traverser mon manteau mais je l'ignorais, toute mon attention focalisée sur une chose: trouver la proie. Ce qui était évidement difficile, si j'étais elle, je ne ferais pas mes saloperies en public, même si je suis toute puissante. Pourquoi? Oui, pourquoi ne faisait-elle pas ça en public? Et pourquoi ici? Pourquoi... POURQUOI? Les questions flottaient dans mon crane pendant que je continuais à observer le parc, attendant que mes méninges trouvent la réponse à toutes ces interrogations. Les tourne-en-rond de mon co-équipier me hérissait le poil, il prenait trop de temps, il m'empêchait d'aller plus loin. Tant pis pour lui. Je pris le risque de le quitter des yeux, me focalisant sur le bois. Il était assez grand pour se démmerder de toute façon! Je ne pouvais voir les gens, trop de feuillages pour ça, je guettais alors les oiseaux. Pourquoi? Car en cas de danger, ils s'envolent ces petits froussards. Même quand la menace ne les vise pas. Je ne tardai pas à la voir, la nuée de volatiles décollant au fond du parc, je ne voyais pas grand chose pour autant mais je savais qu'elle était là, avec une proie, si j'étais elle, je n'aurais pas perdu de temps pour m'amuser avec mon nouveau jouet... Saloperie de Dotée...

Et l'autre? Ah zut, j'ai failli l'oublier, il va bien au moins le petit? Ah ça va, il est pas loin, tant mieux. Bon sang mais comment a t-il fait pour survivre jusque là avec un temps de réaction aussi lent? Je ne pouvais malheureusement pas faire grand chose avec la cible, je suivais donc du regard mon collègue qui semblait avoir entendu quelque chose. Il disparut de mon champs de vision puis entra finalement en communication avec moi:

-”De Alpha à Oméga, présence potentielle d’Abbadon dans un secteur proche, j’approche de la cible par vecteur sud. Ne tire que lorsque je suis en contact avec la cible. Terminé”.

Pfff comme si j'avais le choix... Si j'ouvrais le feu, je mettais en danger la vie de la victime. Non, la victime était déjà morte, c'était certain. Si j'avais un pouvoir phénoménal, et que mes envies de meurtres devaient être assouvies, alors je me focaliserais sur le nombre de brebis abattues et pas le mode opératoire... Mais si je ratais la cible, STALKER serait en danger, autant attendre. Oui, attendre, respirer lentement et attendre, patienter jusqu'au moment définitif, quand elle sera prête à rendre son dernier souffle... Le silence m'aidait à me calmer, il annonçait le début de la vraie chasse, celle où on peut enfin voir la couleur du sang de la cible. STALKER devait être entré en contact avec elle maintenant, je pouvais l'imaginer causer, sortir une réplique débile pour se faire passer pour monsieur Tout-le-monde. Et visiblement, cela n'avait pas attiré l'attention d'Abaddôn, ou plutôt si mais au lieu de la distraire, il l'avait mis sur ses gardes. Bon sang, il est vraiment pas doué!

Il y eut à nouveau du mouvement dans la zone boisée, l'apparition furtive d'une robe vieillotte à travers les branches me confirma que c'était elle. Bien, la tentative foireuse du gamin avait raté, c'était à moi de jouer. Je devais la pousser à s'énerver, se retrancher vers la seule voie qui pourrait la sauver: l'attaque. Ensuite... Je couvrirais l'autre jusqu'à ce qu'il lui démonte sa face de rat. Bon plan, simple, efficace, pas trop compliqué pour que mon camarade comprenne sans me harceler de questions! Je raffermis ma prise sur le fusil et suivis la demoiselle, devinant sa trajectoire et calculant sa vitesse de marche, dans quelques secondes elle sera à découvert.

5 secondes.

Mon souffle se fit plus lourd, laissant un nuage de vapeur s'évanouir dans l'air glacé.

4 secondes.

Ma main gauche glissa doucement vers l'avant, me servant de point d'équilibre pour améliorer ma visée.

3 secondes.

Mon doigt était maintenant sur la gachette. Ses jambes dans ma ligne de tir. Je ne devais pas trop l'énerver et même si j'avais envie de lui faire exploser son masque, je ne le pourrais pas sans lui défoncer la moitié de la face. Ca, c'était le job de STALKER, pas le mien.

2 secondes.

Je pris une profonde inspiration, bloquant l'air dans mes poumons.

1 seconde.

J'expirai le tout en appuyant sur la gachette, la balle fila se loger pile devant le pied de ma proie, déchirant la pointe de sa chaussure. Maintenant, elle était prévenue. Y a un périmètre ma belle, et tu restes dedans. A toi de jouer gamin, et crève pas en route...
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MessageSujet: Re: J'ai une cible dans mon viseur. Dim 19 Fév - 17:53

Mes mains me démangent, mais je dois garder mon calme. Je lui ai donc balancé ma phrase pour essayer de la rabattre sur moi. Mais contre tout attente, elle ne réagit pas. Elle m’as entendu, j’ai ressenti son attention mais elle me tourne le dos. Elle s’en vas d’un pas nonchalant.
Un simple débutant y aurait vu au pire une provocation, au mieux une fenêtre d’action pour lui asséner un coup dans le dos. Je ne suis pas un débutant, la seule chose à retirer de cet instant, est qu’elle ne me perçoit en rien comme un danger. Elle a massacré un enfant sans peine, et de manière calme, ce qui me renseigne sur son état psychologique. A ses yeux je ne suis qu’un passant, l’interpelant comme un vendeur de rue. Elle semble dans une routine macabre, et ne ce soucis de rien.

Ma phrase était belliqueuse, elle est donc sur ses gardes, j’ai agit trop vite, mais je voulait offrir une fenêtre de tir à l’autre vieille. Tsss, j’aurais dû l’attaquer quand j’en avais l’occasion. Vu ce que j’ai sous les yeux, une attaque basique serait trop dangereuse. Il ne lui faudra pas longtemps pour me voir arriver, se retourner et me briser en deux. Il me faut une diversion, n’importe quoi ferait l’affaire. Bon, je compte sur l’autre pour ça.
J’emboite donc son pas, pour éviter de creuser un écart trop conséquent. Je la suis comme un vulgaire citoyen. Je n’aime pas la tournure des événements. J’ai perdu mon effet de surprise. Mais bon, vu la morphologie du site, ce n’est pas très grave. Par contre, je ressens un manque, si j’écoutais mes pulsions, je me lancerait dans une ruée animale pour lui arracher le visage, mais je dois rester calme et alerte …

Je la sens quitter la zone couverte par mon binôme. C’est très mauvais, car si je perds mon appuie feu, je met ma vie, et surtout ma mission en jeu. Certes ce n’est pas Carnage en face, mais pour un simple humain comme moi, chacune de ses actions peuvent me tuer en un coup. Mais bon, je n’ai pas à m’en faire, je suis le meilleur.
Bon, il faut que je fasse quelque chose, maintenant, je n’ai que 5 secondes pour agir, le bosquet devient plus dense… Que faire.

Tout à coup, une détonation survient, suivie d’un sifflement. J’ignore où elle doit arriver, mais je dois en profiter. Je pars dans une ruée animale vers ma cible, en restant très bas. Dans ma précipitation, j'aperçois le pied de ma cible dans une effusion de sang. Elle vacille. Tu es morte ma vieille.
J’assène un violent chassé dans la jambe blessée de cible, en espérant la briser, mais je n’ai pas le temps de me poser de questions. Elle commence à chavirer vers le sol, je dois encore lui mettre quelques coups et m’éloigner.
Elle va tomber à genoux. Un violent coup de rangers au niveau du bassin, pour enchaîner sur un coup de pieds circulaire à l’arrière du crâne, finissant de la faire tomber. Prenant appuis sur mon dernier coup j’effectue quelques pas de repli, pour éviter une contre attaque.

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MessageSujet: Re: J'ai une cible dans mon viseur. Lun 20 Fév - 17:02



Liberté


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Il me suffit d’y penser pour que cela arrive. C’est fort désagréable, ne puis-je donc pas avoir le droit à ces vacances bien méritées ? J’avais quitté Laurel exprès, épargné de multiples hypothétiques citoyens en attendant un moment calme pour frapper en un lieu qui n’a clairement pas assez de problème. Il suffit de voir l’IDH de ce pays. Mais non, les humains sont obligés de réagir au quart de tour lorsque certains d’entre eux disparaissent de manière suspecte. Ne se rendent-ils pas compte qu’ils sont bien trop nombreux pour le propre bien. C’est presque une faveur que je leur fait en mettant autant de dévouement dans mon passe temps.

Le premier signe qu’un « affrontement » va commencer est la détonation. Tel un top départ, elle résonne à travers le parc et me parvient avant le choc de la balle. Information importante soit dit en passant. Cela veut dire que le tireur se trouve à moins d’un kilomètre et vu le calibre de la balle qui se retrouve dans mon pieds, ou devant, je n’ai pas le temps de voir autre chose que la trace laissée sur le sol, cela doit être un gros calibre. Et qui dit gros calibre dis basse…

Pas le temps de terminer mes pensée que l’autre se rue déjà sur moi. Je suis loin d’être une combattante aguerrie, après tout ce n’est pas nécéssaire pour tuer, et même si mes yeux voient le mouvement, je ne suis pas assez rapide pour réagir en conséquence. C’est une bonne nouvelle pour lui. Il n’aurait plus eut de jambe dans le cas contraire. L’équilibre précaire entretenu par mes chaussures à talon, certes pas très haut mais tout de même, me desserre plus qu’autre chose.

Je sens les coups, répétés, de pied de l’homme. Il sait visiblement se défendre, il frappe là ou ça fait mal et je ne vais pas mentir. C’est efficace. Je me retrouve rapidement à genou, mais je ne mord pas la poussière pour autant. Je soutient le poids de mon corps et de son dernier coup en m’appuyant sur mes bras, mes veines brillante saillant sous ma peau. Mon sac tombe au sol, moi qui tentait de préserver un maximum mes affaires du contact du sol, je suppose que c’est raté.

Pourquoi faut-il toujours que mes vêtements ou mes biens terminent en lambeau lorsqu’un idiot s’en prend à moi ? Aucune idée, mais pour l’instant je dois m’occuper de ce gêneur, les environs sont toujours aussi déserts, je ne dois pas avoir peur de lui ouvrir le torse. Je me relève lentement, oscillante, mmh ? Ma jambe droite est est cassée, ou du moins endommagée. Il me faudra quelques minutes pour récupérer entièrement, peut-être moins. Je passe la main à l’arrière de mon crâne, un liquide chaud coule le long de ma nuque.

« Dites à votre partenaire qu’elle me doit une nouvelle paire de chaussure. Non, en fait ne dites rien. J’irai lui dire moi même. »

Même si d’abord je dois me débarrasser de ce gêneur, les humains ont la mauvaise habitude d’être similaire à des mauvaises herbes. Stupidement résiliants. Je m’avance donc vers lui. Il n’est pas question d’un sprint ou d’une course endiablée, même si c’est certainement possible depuis que j’ai récupéré une partie de mes pouvoir. J’avance lentement mais surement dans sa direction. Il avait fait quelques pas en arrière après son assaut, voilà un chien bien prudent. Mais il ne va certainement pas courir pour l’éternité.

La distance qui nous sépare se réduit à chaque seconde, je suis certainement pleine d’ouverture pour un combattant. Si seulement il savait l’erreur qu’il avait fait. Un simple humain ne pouvait rien faire face à moi. Un petit sourire naissant sur mon visage se fane alors que je m’arrête un instant. Serais-je stupide ? L’orgueil me voile vraiment aisément les yeux. L’histoire m’a appris qu’un simple humain peut être une menace. C’est pour cela que je vais tuer celui ci, pour lui faire comprendre qu’il est moins qu’un simple mortel. Pour me rappeler que je suis capable de prendre n’importe quelle vie.

Mon premier coup part finalement, je tente de l’attraper. Une fois, deux fois, trois fois. Il bouge vite. Un coup de poing cette fois ci peut-être avec plus de réussite ? Non, décidément il sait bouger, plus qu’il ne bouge vite. Peut-être n’est-il pas si simple finalement ? Je ne dois pas oublier qu’il a un binôme prêt à tenter de m’arracher un membre avec son gros jouet. Un craquement soudain me sort de ma réflexion.

Cela fait trop longtemps que je ne me suis pas réellement battu, ce corps semble tellement inconfortable. Un rapide regard répond à ma question latente. J’ai finalement touché quelque chose. Un arbre qui se souviendra longtemps de mon passage au vu de la marque que j’ai laissé dans son écorce. La sève commence à s’écouler entre l’écorce lorsque je retire mon poing.

« Vas-tu arrêter de courir ? Soit un homme. »

Un sourire moqueur se dessine sur mon visage. Aller, vient petit homme. Tu es si chanceux d’être toujours intact. Mais la chance fuit bien vite en ce bas monde.

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MessageSujet: Re: J'ai une cible dans mon viseur. Lun 13 Mar - 20:43

Le jeunot n'a pas perdu de temps pour entrer en action, c'est donc en simple spectatrice que je regardais le morveux profiter de mon tir pour tabasser notre cible. Je ne pus m'empêcher de tiquer au bout d'un moment, il donnait des coups en trop, ce n'était pas étonnant que le corps de l'adversaire résiste au bout d'un moment. Et en plus de ça, il reculait à peine l'ennemi à terre, sauf qu'en faisant cela, il s'exposait à un manque crucial de soutien, vu les veines qui brillent aux bras de la petiote et de sa façon de se mouvoir, c'était vraiment mais alors vraiment pas une bonne idée de me brouiller mon champs de visé... Il faut que je change de position, un regard sur l'ensemble des immeubles entourant le parc m'informe qu'il me faudra une bonne grosse minute pour atteindre un nouveau perchoir potable. En espérant que l'autre survive d'ici là, de toute façon, je ne peux rien faire de mon perchoir, ou putot si, mais j'ai autant de chances de toucher la femme que mon collègue, et la chance ne rime pas avec Sniper...

Sans hésiter, je me levai d'un bond et calai mon arme contre ma hanche droite, sac sur le dos. Je ne réfléchis plus, c'est comme le parcours du combattant, tu cours, tu sautes, tu regardes pas derrière toi ni en dessous, t'es pas là pour faire du tourisme mais pour sauver le crétin qui a pas eu le bol de retrouver son slip le matin et qui s'est fait choper par le lieutenant après le clairon. Bon, là j'ai pas de soldat saucissonné dans la boue a récupéré mais c'est du pareil au même, j'ai une vie entre mes mains. A peine quelques mètres de parcourus que le premier obstacle se dressa devant moi, le vide entre deux immeubles, accélérant au dernier moment, je changeai de position pour mon arme et m'élançai, m'accrochant à la rambarde de l'escalier de secours en face. Ce dernier se mit à grincer dangereusement, visiblement peu habitué à recevoir 85 kilos de muscles, os et métal d'un coup. Bordel, ils peuvent pas entretenir les escaliers? Tu m'étonnes après qu'il y ait des accidents à la con avec des momes jouant là-dedans, c'est dingue ce que certains peuvent être idiots des fois! Bon, pas le temps de gueuler, faut que je me bouge. Je posai mon pied sur la barrière de sécurité puis sautai, atterrissant sur le béton en roulade, un regard vers le parc me confirma que c'était une bonne position mais pas assez pour autant, je continuai donc de marcher sur le toit en L afin d'en atteindre le bout, un endroit qui me donnerait un excellent angle de visée, c'est certain. L'autre dévergondée déguisée en mamie des années 30 ne m'échappera pas!

Une fois allongée et mon fusil réglé, je regardai ce qui se passait dans le bois. Et beh, c'était pas joli-joli! Visiblement, Stalker avait réussi à survivre, par contre l'arbre à coté avait bien morflé à en croire l'écorce explosé, le centre bien entamé et la sève recouvrant les phalanges de la grande perche. Ok, elle savait donner des coups de poings, voilà où résidait sa force. L'ayant de dos, tirer entre les omoplates serait facile, le problème c'est qu'il y a mon camarade en face. Vu les bébés que lance ma petite beauté, une balle traverserait les deux assez facilement, tuer son comparse n'est pas spécialement une bonne idée je vais donc devoir me résoudre à une attaque plus subtile... Et pour ça, il me faut attendre, attendre puis frapper quand le fauve ne s'y attend pas...
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MessageSujet: Re: J'ai une cible dans mon viseur. Jeu 20 Avr - 2:25







J'ai une cible dans mon viseur
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Je sens l’air se distordre autour de moi à chacun de ses coups. Une violence presque mécanique. J’esquive chacune des ses attaques maladroite, en m’imaginant éviter de véritables obus de chars. Prêts à perforer mon corps fragile. A en voir l’état de l’arbre, une seule seconde d'inattention me vaudra de perdre un membre, et possiblement de manière irrémédiable. Mais le constat n’est pas si pessimiste qu’il pourrait l’être. Mes coups semblent l’affecter, ou du moins l’énerver. Malheureusement, son corps semble au moins aussi endurant que le mien, et beaucoup plus résistant. La ou il me faudrait soulever la lune pour l'appréhender, il ne lui suffirait que de quelques misérables coups pour m'abattre sur le champ.
Après plusieurs “pas de danse”, je me heurte à un constat. Mes compétences seules ne suffiront pas. Je pensais tout de même pouvoir l’affaiblir à moi seul, mais cela me semble impossible, et j’ai l’impression que je ne suis pas aux bout de mes surprises. Je dois donc faire en sorte de l’immobiliser, pour que l’autre cruche puisse la dégommer, mais comment immobiliser une chose qui peut autant détruire un arbre d’un seul coup. Plusieurs idées me traversent le crâne, mais rien ne me satisfait. Sois trop dangereux, soit inefficace. Je dois pourtant faire un choix rapidement. Plus j’évite ses ruées mortelles, plus je risque d’y perdre quelques côtes, sans compter le risque que quelqu’un pointe le bout de son nez.
Plusieurs coups fusent dans tous les sens. Ses paternes sont vraiment faciles à éviter, mais je reste prudent. Elle est inexpérimentée mais pas débile. Je surveille également la partie basse de son corps, pour prévenir toute feinte éventuelle. Je commence à m’impatienter, et décide de l’énerver pour la forcer à faire une erreur fatale.

-   Sois un homme ? Oui, je suis un homme, mais moi au moins j’arrive à maîtriser un monstre comme toi, sans aucun soucis. Ma fierté en prendrait un coup à ta place.

Tout à coup, un coup droit part. Je ne saurais expliquer sa raison d’être, mais il est une occasion en or. Machinalement, j’attrappe son bras, et lui fauche les jambes. Je sais qu’elle ne tomberas pas, mais j’ai juste besoin d’une seconde. Rapidement je fais glisser une lame dans ma main, et lui éventre le bras droit, laissant échapper des trombes de sang. Mais sa réaction ne se fait pas attendre, et je sens quelque chose m'effleurer l’épaule. Sans attendre, je pousse sur mes jambes pour rouler en arrière, et m’éloigner. Son coup, aussi imprécis sois il, à failli me tuer. Ce n’est qu’une affaire de centimètres.

Le temps passe, et je la regarde, reprenant mon souffle pendant quelques secondes. J’approche ma bouche de mon torse et demande :

-   Bouge ton cul la vieille, la jolie jeune femme n’as plus vraiment envie de danser

Une fois mon message effectué, je me recule laissant ce monstre venir à moi.





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Dernière édition par Osvaald Dorian le Jeu 1 Juin - 14:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: J'ai une cible dans mon viseur. Ven 21 Avr - 12:41



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Mh. Je suppose que le manque de technique est une vraie problématique lorsque l’on affronte un adversaire entrainé. En réalité, ça ne le serait pas si je me trouvais de l’autre côté de la barrière. Si je jouais le rôle de Lyssa Cyrene, bibliothécaire de la Heroe’s Sup. Mais il se trouve que je ne suis pas la gentille civile aujourd’hui. J’ai affronté trop peu de héros vraiment « fort » dans les normes humaines. Ces dernières décennies, les mortels se reposent bien trop sur les pouvoirs qui leurs sont accordé. Comme l’arme du tireur d’élite qui m’a transpercer le pied.

Mais cet homme est bien plus une menace tout autant qu’il est plus méritant. Face à un danger mortel il continue de faire gagner du temps à son partenaire. C’était sa le soucis de ma situation. Le temps. Chaque seconde qui s’écoule est un pourcentage de plus pour que ma situation se renverse. Sa vie n’était pas importante, mais si les forces de l’ordre commencent à intervenir le risque deviendrait exponentiel. Alors que supporter quelques balles qui me transperceraient les poumons ou me briseraient les os ne serait pas si terrible.

« Sois un homme ? Oui, je suis un homme, mais moi au moins j’arrive à maîtriser un monstre comme toi, sans aucun soucis. Ma fierté en prendrait un coup à ta place. »

La fierté ? Il est vrai que je suis fière. L’orgueil m’a déjà mené dans trop de cul de sac ces dernières années. Mais que ce simple mortel ne m’en tienne pas rigueur si je le considère comme un insecte, ceux de son espèce se sentent bien supérieur aux animaux. Pourquoi ne pourrai-je pas avoir le même comportement ? Relâchant mon attention pour accorder quelques secondes à ces affaires de remise en question j’assène un coup particulièrement maladroit. Enfin, il ne me semble pas plus maladroit que les autres, mais au vu de la réaction de l’homme en face de moi il l’est certainement.

Celui se jette dans l’ouverture que je lui offre inconsciemment, m’attrape le bras et procède à l’ouverture violente de mes tissus. Ma manche sombre se fait éventrer avant d’être colorée de rouge, ma peau à subit le même sort. Comme c’est désagréable. Quasiment au sol, encore une fois je me relève. Mon membre meurtri pend le long de mon corps. Le silence nous entoure toujours. Étrange.

« Dites moi. Pensez vous vraiment que l’appui de votre partenaire sera salvateur ? »

La curiosité m’anime réellement. Je sais qu’il tente de gagner du temps mais entre son comportement, son absence de compassion pour ma petite victime et l’absence de renfort je me dit qu’il n’est probablement pas du côté des forces de l’ordre. Doucement, j’enlève mes chaussures. Il faut dire que tenter de se battre avec des talons n’est pas une bonne idée et je semble être coincé dans cette situation pour un certain temps si je n’y met pas du mien. J’en profite pour lui montrer ma jambe et mon pied. Le trou dans le bas est évidemment la trace de la balle qui s’y est logé un peu plus tôt, mais la chair se reformer lentement mais surement, les veines incandescentes mettent d’ailleurs bien en évidence ce processus.

« Il est déjà trop tard pour tirer avantage de ces blessures. Il en serait de même si votre partenaire m’atteignait au coeur, à la colonne ou au cerveau. Vous êtes juste venu ici pour mourir. »

Plus à l’aise ainsi, je m’élance. Cette fois ci il n’est pas question d’avancer lentement mais surement vers lui. J’ai beau ne pas être une spécialiste de la technique du combat, mais je sais qu’un adversaire sous pression est un adversaire avec moins de marge de manoeuvre. Mon bras gauche est inutilisable pour l’instant mais ce n’est qu’une question de temps. De plus, je ne suis pas de celles qui, dans un sursaut de pudeur, refusent de lever les jambes pour finir leurs adversaires. Je ne vais d’ailleurs pas me gêner.

Enfonçant la pointe de mon pieds dans le sol meuble du parc, je lui envoi une motte de terre et d’humus. Vers le visage hypothétiquement, mais j’avoue ne jamais avoir taper dans un ballon pour entrainer ma précision. Je profite de l’ouverture même minime que cela engendre pour lancer mon poing dans sa direction, attaque qu’il esquive de nouveau. Vraiment impressionnant. Mais insuffisant cette fois.

Cette fois ci la vague de chaleur vient, s’échappant brutalement de mon bras droit pour se heurter violemment à l’air froid de ce pays. Les phénomènes physiques de pression-depression sont toujours impressionnant et l’onde de choc, même si elle a tôt fait de se disperser, le cueille au torse avant de l’envoyer un peu plus loin. Quelques poils de sa barbe ont du roussir et mes veines, plus brulantes que jamais sont de plus en plus visible.

« Votre partenaire à interêt de mériter votre confiance. »

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MessageSujet: Re: J'ai une cible dans mon viseur. Jeu 4 Mai - 0:46

Observer sans réagir, un débutant dirait que c'est frustrant. On n'agit pas et le coéquipier a toutes ses chances de se faire buter sous nos yeux alors qu'on était sensé éviter cela. A en croire les sourcils de mon camarade qui se rejoignent presque tant ils sont frustrés, il doit surement penser pareil. Il était malheureusement trop près pour que je me risque de lui trouer les tripes en voulant toucher la donzelle avec qui il semblait bien s'amuser. Enfin, c'est une façon de parler, il évitait de perdre sa tête de merdeux après tout, c'était plutôt elle qui jouait. Oeil droit rivé sur la lunette, j'observais le moindre de leurs mouvements, calculant encore et encore de nouvelles trajectoires, de prévoir leurs gestes, me frayer une ouverture qui aurait 100% de bénef' pour nous et aucun pour elle. Je pus même suivre plus ou moins leur conversation, bien que je ne pouvais lire que sur les lèvres de Stalker. Homme? Monstre? Fierté? Oh et puis zut, j'en ai rien à foutre dans leur parade nuptiale, tant qu'il continue de vivre, qu'il fasse ce qu'il veut. Ah, ce qu'il a dit ne semble pas plaire à Abbadon en fin de compte, en même temps, qui voudrait de ce crétin? Tsss c'est bien le moment de draguer... Stalker réagit pourtant plutôt bien, le faisant remonter dans mon esti... attends, j'ai aucun estime pour lui, j'avais presque oublié tiens! En même temps, je poireaute depuis dix minutes, faut bien que je me détende en sortant des bêtises...

Le sang a fini par couler, pas très important, les veines du bras n'étant pas les plus grosses, mais suffisant pour gêner la petite garce pendant un moment. J'avais bien vu que son pied était guéri malgré l'impact. Donc, forte mais pas douée en combat, mortelle mais cruche sur les bords et pour finir, une régénération rapide... Je me demande bien ce qu'elle est exactement, ou du moins qu'est ce qui l'abrite et qui soit capable de lui donner de pareilles capacités. Comme je m'y attendais, elle réagit au quart de tour. Ses actions étaient purement instinctives. "Tu me cognes, je te rends la pareil" Cela ne me facilitait pas la tache... Car le seul sur qui elle pouvait taper en retour, c'était Stalker. Je n'avais pas le droit à l'erreur donc.

-   Bouge ton cul la vieille, la jolie jeune femme n’as plus vraiment envie de danser

« Dites moi. Pensez vous vraiment que l’appui de votre partenaire sera salvateur ? ... Il est déjà trop tard pour tirer avantage de ces blessures. Il en serait de même si votre partenaire m’atteignait au coeur, à la colonne ou au cerveau. Vous êtes juste venu ici pour mourir. »

Stalker n'avait pas éteint son micro cette fois-ci, cela aurait été un geste inutile et trop hasardeux après tout, j'avais donc pu entendre la brunette causer. Je tiquais devant tant d'égocentrisme. Se croyait-elle donc immortelle? Peut-être que la chose dans son corps l'est, mais elle, non. Et quand bien même, la douleur était une chose que tout êtres vivants partageaient. La voix de Stalker avait l'effet d'un boost sur mes méninges mais le coup que lui avait porté Abbadon amplifia largement son effet. La cervelle en ébullition, un calme olympien faisant battre lentement mon coeur, je mettais en place ma stratégie, finissant de mémoriser le terrain sous tout ses angles. Une fois cela fait, j'activais mon micro, pour ne plus l'éteindre.

-Bien, petit, à mon signal, je veux que tu te déplaces en direction Nord Nord-Est, t'arrête pas en chemin. Tu croiseras une statue sur ta route, reste à proximité et prépare toi à te couvrir les yeux. Si on peut pas la crever à l'ancienne, on va la faire saigner comme un porc. Je te couvre.

La statue était faite dans du platre, le genre de matière à s'effriter au moindre impact. Mon rôle était de l'affaiblir et de la distraire le plus possible et c'est ce que je comptais faire. Sans hésiter, je tirai une nouvelle balle qui pénétra sa chair au niveau de la hanche droite, pas besoin de rayons X pour voir que le choc s'était répercuté dans toute la structure, avec ça, elle ne pourra pas courir bien loin, ni marcher, cela laisserait du temps à mon collègue pour souffler un peu. La douille rebondit par terre avec un bruit métallique qui me fit frissonner. C'était presque réjouissant de l'entendre, comme si je venais de réussir ma mission, mais aussi effrayant, car elle me rappelait sans cesse ce que j'étais, un ange de la Mort, une chose humaine qui repoussait son humanité et ce qui faisait d'elle la petite fille que j'étais il y a 30 ans. La raison fit son boulot, elle chassa toutes ces petites choses futiles, me laissant armer une fois de plus mon fusil, visant toujours la femme, ou plus exactement son genou gauche.

-T'inquiète pas ma grande, avec moi, il ne risque rien... contrairement à toi.

Mon doigt écrasa la gachette sans aucune pitié pour cette tueuse d'enfants.
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MessageSujet: Re: J'ai une cible dans mon viseur. Jeu 1 Juin - 14:00







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Le combat ne tournait pas réellement en ma faveur. Du moins, sa durée s’allongeait. En temps normal, il m'aurait été facile d’avoir mon adversaire sur la longueur, mais que voulez vous, on ne m’a jamais appris à combattre des chars à mains nues. Mais plus ce dernier avançait, moins j'arrivais à contenir mon sourir en coin. L’adrénaline d’un combat à mort, d’un affrontement relevant plus du professionnalisme que de l’héroïsme, quel plaisir. J’ai continué à lui asséner des coups, ayant plus pour but de l’ennuyer que de la blesser, mes poings ne serviront à rien dans ce combat.

A un moment donné, je me suis engouffré dans une ouverture, qui résulta sur une vague de chaleur. Une sorte de vapeur brûlante m’ayant fait voltige à plusieurs mètres en arrière, ou je me suis rattrapé avec une roulade. Reprenant mon souffle, à bonne distance d’elle, elle me fait un petit speech sur la confiance que j’ai plus ou moins tort d’accorder à ma partenaire.


“-Tu sais, ma partenaire, c’est compliqué, mais une chose est sûre, c’est que ma vie est entre ses mains, alors j’ai pas trop le choix tu comprends ?”

J'ai jetté un regard à ses blessures. Plus ou moins régénérées. Cela était problématique, ce qui voulait dire que trois minutes trente six secondes suffisent. Les quelques minutes qui ont suivies se sont écoulées de manière presque automatiques. Un ordre de la part de ma partenaire, un déplacement, deux tirs. Le tout résultant sur une cible couverte de sang, trouée, mais encore sur pieds. En réalité, cela était dommage. Une si jolie femme dans un tel état. Si j’avais le moindre état d’âme, je serais triste, mais comme tout le monde s’accorde à le dire, je relève plus de la machine que de l’être humain.

J’ai sortit mon second couteau, puis ai fixé la jeune femme, avant de lui dire :

“Forte, élégante, goûts vestimentaires au top, petit accent. Je suis presque triste de t'faire du mal, si notre rencontre s’était faite dans un lieu et une situation différente, mon coeur aurait certainement chaviré.” dis-je d’un air plutôt sérieux.


“Mais je t’avoue une chose, je suis très curieux de voir ton joli minoi sous ce masque, et je suppose que tu ne va pas me le montrer. J’ai même l'intime conviction que c’est la seule partie de ton corps que tu cherche à protéger. Aurait-on une identité à cacher ? Laisse moi voir ça”


Même si je devais au moins connaître son identité avant de me replier, j'étais vraiment curieux de voir son visage. Au moins si je meurs, je veux mourir en ayant vu une jolie chose. A peine eu-je fini ma tirade, que je me suis jeté sur elle, frappant ses blessures, d'où giclait de plus en plus de sang, finissant de teindre ma tenue.

Une fois mes deux coups assénées, et trois esquivés, j’ai envoyé ma main vers son visage, armés d’une volonté visible de révéler son identité.Comme prévu, elle tenta de se protéger le visage, eu j’eu le temps d’écorcher le lien de ce masque, le rendant plus fragile et prêt à tomber. Malheureusement, un coup de genoux meurtri vint enfoncer mon système digestif, m’envoyant valser à plusieurs mètres, dans un bruit sourd. Sa force était titanesque, et j’ai bien cru mourir sur le coup. Son coup manquait de force de sa part, et pourtant, il avait bien failli m’abattre. Je me suis relevé fébrilement, lui jetant un regard fière, essuyant le sang qui coulait le long de ma barbe.








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MessageSujet: Re: J'ai une cible dans mon viseur. Ven 2 Juin - 11:56



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-Tu sais, ma partenaire, c’est compliqué, mais une chose est sûre, c’est que ma vie est entre ses mains, alors j’ai pas trop le choix tu comprends ?

Quel aveu de faiblesse poignant. J’aurai presque de la sympathie pour ce pauvre hère. Il est vrai que dans de nombreux livres et autres fictions les duos les plus efficaces sont quelque peu dysfonctionnels. Cependant quelque chose me dit que dans la réalité, lorsqu’on l’on s’attaque à plus fort que soit, mieux vaut être en parfait symbiose avec son duo. La vie n’est ni un livre, ni un jeu, les solutions ne sont ni offertes, ni brodées à chaque coin de page lorsque le personnage principal en à besoin. Quoi que, peut-être est-ce le cas. Mais dans ce cas là, je suis le personnage principal.

Mon sourire assez franc disparait alors que mon corps entier tremble sous l’impact fracassant qui vient de traverser ma chair. Mon regard descend lentement vers ma hanche pour ne découvrir qu’un trou informe. Enfin, plutôt que d’un trou, il serait plus juste de parler d’un vide car ses bords venaient embrasser le grand air. Il me manque littéralement une hanche, voilà les bons mots.

Je décris ça légèrement mais pour tout vous avouer mon corps n’a pas du tout apprécié. Le choc semble s’être répercuté dans chacun de mes os tant et si bien que j’ai l’impression d’avoir, momentanément, perdu le contrôle de mes mouvements. Je ne surprendrai personne en précisant que c’est un sentiment des plus désagréable. Je ne m’attendais pas non plus au second tir. Mes dents, déjà crispées, crissent alors que mon genou vole en miette. Seules des lambeaux de chaire retiennent ma jambe qui tangue comme celle d’un pantin désarticulée.

Je pose « genou » à terre, impuissante pour le moment. Languissant le moment ou mon corps serait de nouveau sur pieds que je puisse ouvrir la cage thoracique de la « partenaire » de cet homme. Mais pour le moment, tout ce que je peux réellement faire est empêcher mes organes internes de glisser en attendant qu’un semblant de tissu se soit reformé.

Tout comme il a profité d’une ouverture dans ma garde quelques minutes plus tôt, je ne suis pas surprise de le voir prendre l’avantage de la situation. Bien que ça ne soit pas très courtois de sa part, il a tout de même la décence de précéder son assaut de quelques compliment. Je ne sais trop comment je dois interpréter ce comportement, à vrai dire je n’ai pas vraiment la tête à ça car ses intentions sont claires : percer à jour mon identité. Il est vrai que c’est certainement la chose la plus handicapante qui peut m’arriver en ce jour, je vais donc devoir me défendre en attendant le retour de mon corps et tenter de me mettre à couvert pour éviter de redevenir handicapée.

Tant de chose à prendre en compte pour de simples vacances.

« Je ne suis pas plus rancunière que vous n’êtes mon genre. Vous n’aurez pas d’invitation à boire un verre. »

Lorsqu’il repart à l’assaut je suis prête. Du moins je pense l’être car le gouffre technique reste à prendre en compte, dans cette situation plus que dans une autre. Les coups fusent et je n’ai pas vraiment d’ouverture pour répliquer de manière efficace. Je n’ai que faire des blessures supplémentaires qui viennent tacher ma robe, je sais qu’à un moment ou un autre il me sautera au visage et seul cet instant sera important.

Je fais bien de me focaliser sur cette idée car, comme je peux baisser ma garde pour tenter de lui briser quelques os, il prend inévitablement un risque pour atteindre mon masque. Risque qui se transforme rapidement en conséquence néfaste pour son corps lorsque mon articulation nue, à peine reformée, vient percuter son ventre.

Ma main vient testé la solidité de l’attache de mon masque, entamée par le couteau, alors qu’une fierté non dissimulée se lit sur son visage. Je serre les dents par frustration, que j’aimerai continuer cet affrontement pour lui faire ravalé sa réussite mais je me rend compte que la discrétion n’a pas été notre fort. Loin de là et surtout de part les tirs de fusils de précision qui ont résonné à travers le parc et certains immeubles. Cela ne m’étonnerai pas de voir les forces de l’ordre arriver dans une dizaine, voir quinzaine, de minutes.

« Je ne m’attarderai pas sur votre manque de manière. Tout gentleman sait que toucher au visage d’une femme c’est toucher à son honneur. Battez votre compagne en évitant cette partie du corps. »

De nouveau capable de me mouvoir à une allure digne d’un gastéropode je me place à couvert derrière un arbre afin de ne pas reperdre une partie de mon corps. Je me retrouve aussi obligé de tenir le masque d’une main afin d’éviter de le voir chuter.

« Je suppose que cette entrevue va devoir être écourtée. »

Je doute qu’il soit en capacité de me suivre vu les coups qu’il a lui même encaissée, même si mon allure ne sera pas très marquée. Je dois juste faire en sorte que sa partenaire, plus efficace que ce que j’aurai imaginé, ne puisse pas me suivre dans ce parc. Quelle chance que la nature fleurisse aussi bien malgré la température. Quasiment adossée à un conifère j’appose doucement ma main sur son écorce qui n’attend pas longtemps avant de fumer.

J’espère que les forces de l’ordre seront accompagnée de pompier.

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MessageSujet: Re: J'ai une cible dans mon viseur. Jeu 17 Aoû - 15:33

Mon collègue avait fait une petite tirade avant que je ne tire ou que je lui donne des ordres, mais mon cerveau était si bien focalisé sur mon but que je n'en compris le sens que maintenant, entre deux souffles lent et profond qui ne parvenaient pas à ébranler la précision de mon viseur, rivé sur ma proie. Une sorte de résignation, un truc comme ça, je n'y ai pas spécialement fait attention en fait, et puis... Je m'en fous un peu je dois dire! Qu'il chouine ou rale sur nos fonctions respectives, je m'en carre la coquille, tout ce que je veux, là, maintenant, c'est de voir cette pisseuse à terre, quand bien même cela ne dure que quelques minutes... Non, ses propos ne m'avaient pas énervé, pas du tout! Bon, si, un peu, mais il se prendra mon poing dans la figure plus tard, ou ma crosse, au choix. Il m'avait choisi pour le couvrir et ce depuis quelques mois, et il assumait toujours pas sa connerie? Il a du bol que je garde mon self controle mais dans ce genre de situation, un autre lui aurait foutu un pruneau dans le crâne depuis longtemps! Il n'y a rien de pire pour un sniper que d'entendre son équipe dire qu'elle n'a pas confiance envers ses qualités et sa protection... Et de faillir à sa mission aussi, donc je pris sur moi pour ne pas répondre, ni faire une boulette. Mon minable de collègue s'équipa de son deuxième couteau avant d'ouvrir la bouche, là encore, n'ayant pas coupé son fichu micro, j'entendis fort bien ses paroles plus que nunuches et pas du tout professionnelles.

“Forte, élégante, goûts vestimentaires au top, petit accent. Je suis presque triste de t'faire du mal, si notre rencontre s’était faite dans un lieu et une situation différente, mon coeur aurait certainement chaviré.”

Oh punaise, j'aurais dû enregistrer ça! Rien que pour le plaisir de me foutre de sa gueule à chaque fois qu'il me casse les pieds avec ses principes à deux balles. Mais c'est qu'il allait tomber amoureux le petit abruti!? C'est ça mon gars, inscrit toi à Tinder et fight-la un soir, on te dira rien! Bordel, et dire qu'il va falloir que j'en parle dans mon rapport... Un grognement de désapprobation résonna dans ma gorge, seule action que je pouvais faire pour l'instant, tirer dans la cheville de mon collègue n'étant pas très efficace... Concentrée sur mon collègue, je ne me rendis pas compte tout de suite du comportement d'Abbadon, si je l'avais fait, alors j'aurais noté très vite qu'elle tentait de garder ses organes dans son abdomen en partie déchirée, donc qu'il y avait une faiblesse de taille dans sa guérison, du moins, c'était une hypothèse... Elle pouvait très bien simuler, avoir un réflexe "humain", mais de la part d'elle, ce serait étonnant!

“Mais je t’avoue une chose, je suis très curieux de voir ton joli minoi sous ce masque, et je suppose que tu ne va pas me le montrer. J’ai même l'intime conviction que c’est la seule partie de ton corps que tu cherche à protéger. Aurait-on une identité à cacher ? Laisse moi voir ça”

Ah, c'est bon, il est redevenu lui-même! Sérieux et casse-bonbon comme jamais. Avec une tentative d'interprétation de Sherlock. Non sérieux, il sait à quoi ça sert un masque? Qu'il arrête de faire des tournures de phrases chiantes et qu'il aille direct! J'veux savoir qui c'est moi! Que je sache quel visage porte l'infanticide à qui je vais plomber le crâne... Une fois de plus, mon comparse -après avoir laissé le temps à l'autre pimbêche de lui répondre des propos aussi stupides que les siens- se jeta sur Abbadon, attaquant les endroits que j'avais massacré avec mes deux balles, si avec ça elle se régénérait en quelques minutes, je lui en colle une dans la tête, tant pis pour l'identification faciale! Heureusement, je n'ai pas eu recours à ça, Stalker étant parvenu à toucher le masque, la lanière qui le retenait contre son visage plus exactement, une attaque hasardeuse qui eut pour effet de le mettre en position de faiblesse face à la créature... femme? Tsss, je ne sais même plus comment désigner le monstre qu'on a pris en chasse! Vivement que l'Agence ouvre son armurerie à Stalker, ce n'est clairement pas avec des couteaux qu'il s'en sortira! Même si j'étais éloignée d'eux, je pouvais voir que notre adversaire n'avait pas des muscles en coton. Les dents serrés, je cherchais un nouvel angle de tir pour atteindre au moins une des clavicules de l'ennemie, ou pourquoi pas l'épaule, avec l'impact, le bras risquerait de s'arracher. Oui, c'était intéressant comme attaque, mais pour ça, il fallait que je sois sûre que le tir ne touche pas mon collègue, la femme pouvait très bien l'utiliser en bouclier humain temporaire...

« Je ne m’attarderai pas sur votre manque de manière. Tout gentleman sait que toucher au visage d’une femme c’est toucher à son honneur. Battez votre compagne en évitant cette partie du corps. »

De quoi qu'elle cause encore celle-la? Oh et puis zut, j'en ai marre de leurs blablas sans queue ni tête! Bien que cela soit une grave négligence de ma part, devant toujours être à l'écoute de mon co-équipier, je coupais ma radio, à nouveau sourde au combat qui se déroulait à une bonne centaine de mètres de moi. Comme je m'y attendais, l'adversaire se mit à couvert, mais pas derrière Stalker, qui n'était pas la meilleure des protections face à mon fusil, il faut l'avouer, c'est un arbre qui fit office de bouclier: plus difficile à traverser qu'un corps humain. Le sapin était vieux, son tronc était donc épais et suffisamment large pour me cacher la vue... Bordel, qu'est ce que t'attends pour la faire bouger, le bleu?! Bien vite, une étrange fumée s'éleva dans les airs, bien trop foncée pour être celle d'une clope. Une sirène ne tarda pas à retentir à quelques rues de là, bien trop proche pour que la voiture vienne juste de sortir du commissariat, il n'y en avait pas dans la zone. Je compris bien vite la situation, entrainée avant tout pour analyser une situation et reconnaitre une bonne vingtaine de signaux en deux secondes, en plus de pouvoir tenir éveillée pendant 72 heures accroupie sans m'endormir. Le boucan de mes tirs a dû interpeller les autorités qui ont dépêché des voitures, mais avec ce début d'incendie, c'était tout les effectifs et les petits curieux qui allaient débarquer! Bordel de merde, il fallait qu'on se tape ça en plus?! D'un geste rageur, je remis mon sac de sport sur le dos et me relevai, escaladant le toit voisin et son petit muret de sécurité, la main sur ma radio que je venais de rallumer.

-Bordel, le bleu, qu'est ce que tu fous?! Tu as trois secondes pour la virer de sa planque et que je lui carre un pruneau dans la caboche! Les flics rappliquent alors bouge ton gros cul pachydermique!?!
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MessageSujet: Re: J'ai une cible dans mon viseur. Jeu 31 Aoû - 1:56







J’ai une cible dans mon viseur
Ft. Leila & Lyssa







“Ferme la vieille peau”

Ce furent les premiers mots qui me vinrent à l’esprit, et qui, machinalement, que j’ai prononcé. Ma coéquipière ignorait totalement tout ce qui se passait en bas. La force des coups, l’espace se distordant presque face à cette force, et surtout, la chaleur ambiante. Elle, elle était à l’abri, loin des risques, mais également loin de l’adrénaline. Je n’avais pas le temps de trouver toutes les insultes dans toutes les langues que je voulais lui dire, la situation avait dérapée, je devais m’enfuir.
Quatre côtes cassés, et probablement le foie, ainsi que l’estomac endommagé. Juste comme ça, je savais que j'étais mal en point, et que la confrontation devait s’arrêter. La vieille me donnait des ordres, elle me demandait de lui offrir une fenêtre de tir, chose impossible. Qu’elle le fasse elle même, il fallait que je me taille. La police allait arriver, et il le fallait en aucun cas qu’on se fasse prendre. Nous n’avions pas le droit d’agir ici, encore moi, je pourrais m’en tirer, mais Leila aurait du mal à cacher son arme. La S.A.D disposait de passes droits, mais nous les traqueurs, étions laissés pour compte. Peu d’agents normaux agissaient à l’étranger, question de discretion. Mais la n’était pas la question, il fallait vraiment que je me tire.


“On annule, rentre au point de rendez vous, et prépare le nécessaire médical, chui blessé.” dis-je d’un ton neutre, lui ordonnant d’obéir, et ne lui laissant pas répliquer.


J’avais perdu la silhouette d’Abaddon, perdue dans les arbres, même si les traces de sang semblaient trahir sa direction, je n’avais plus aucune possibilité d’agir, on ne pourrait pas la rattraper. Malheureusement, le patron nous avais envoyé sous équipés, et mal informés. La menace était trop grande, et un simple support sniper était insuffisant. Un bon lance flamme le serait également, il faudrait donc prévoir la prochaine opération en conséquence, et étudier tout ça.
Je me suis éclipsé rapidement, esquivant les forces de l’ordres et les secours. Même si mon corps me faisait un mal de chien, je faisais comme si de rien n’était. J’ai longuement marché, étouffant des renvois de sang, ou les essuyant pour ne pas laisser de traces. Et au bout de plusieurs minutes, j'étais arrivé à l’hôtel, en sueure. Mon état avait l’air de s’être empiré, le coup avait même laissé une marque sur ma peau. Je suis entré dans la chambre, m’allongeant presque instantanément sur le lit, prenant ma respiration, et cherchant du regard ma coéquipière.








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MessageSujet: Re: J'ai une cible dans mon viseur. Ven 1 Sep - 8:11



Liberté


Feat S.T.A.L.K.E.R & Oeil de Lynx

Enfin, la douce délivrance de la solitude m’était accordée. Le coup de l’arbre en feu avait fait son effet en coupant la vision de la sniper avec la fumée typique du feu de bois de conifère. Dévorantes, les flammes se répandaient certes lentement, la faute à la faible densité d’arbre, mais avec un peu de chance elle donnerait du fil à retordre aux combattants du feu. Le temps défile mais peu s’acheter pour jouer en votre faveur. L’homme encapuchonné avait disparu de mon champ de vision, après tout c’était moi qui l’avait quitté dans un premier lieu mais cela n’en restait pas moins un soulagement. Plus d’insecte désagréablement résistant sur ma route, je pouvais simplement marcher jusqu’à mon hôtel et me changer afin de redevenir Lyssa.

La curiosité continuait cependant à animer mon esprit. Je n’avais pas eut de confirmation quant à l’origine de cet homme ni à ses motivations. Était-il vraiment un natif défendant son territoire ? Trop peu d’élément aurait pu trahir une quelconque appartenance à un gang, mon attention était plus tournée sur le fusil de gros calibre qui continuait de faire des trous dans mon corps, j’avoue. Quoi qu’il en soit, en faisant profil bas et avec mon retour à Laurel prévu dans deux jour, il n’y avait que peu de chance pour que je le recroise un jour.

La traversé du parc ainsi que tout le chemin jusqu’à ma chambre fut longue et laborieuse. Tout était question de discrétion, de ne pas paraitre suspect en tombant sous un regard et de masquer les pans déchirés de ma robe. Une fois assez loin je pu ôter mon masque. Il fallait tout de même se rendre à l’évidence, le port de la robe n’était plus une bonne idée. Cela allait bien lorsque j’engageais des rencontres unilatérale et non inutilement sanglante. Mais ces derniers temps ce genre de rencontre semblaient se raréfier ou bien être marquées par la présence d’autres individus, moins inoffensif et volontaire pour avoir une entrevue avec moi.

Avoir un certain succès ne me dérangeait pas, mais cela commençait à devenir envahissant.

De retour à l’hôtel je pu enfin avoir un peu d’intimité. Les employées, malgré des regards en coin étonnés, ne se permettaient pas de poser de question. Je pu prendre une longue et agréable douche pour repenser un temps à la rencontre du jour avant de laisser les souvenirs quitter ma tête comme l’eau dans le siphon. Ce n’était au final, que peu de chose. Ce fut tout de même un signe évident que mes vacances devaient reprendre un rythme plus calme et pour cela, malgré toutes les pensées noires qui ont pu animer mon esprit, je les remercie.

Sauf cette sniper qui me doit bien plus que ce que ses organes pourront m’offrir.

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MessageSujet: Re: J'ai une cible dans mon viseur.

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J'ai une cible dans mon viseur.

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