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Quand tu hurles "Vas-t'en !" Alors que ton coeur crie à l'aide (Avec Alphée)

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MessageSujet: Quand tu hurles "Vas-t'en !" Alors que ton coeur crie à l'aide (Avec Alphée) Jeu 26 Jan - 21:21

L'eau de la fontaine me paraît presque chaude tant j'ai froid. Pour la énième fois de la journée, je tente de retirer l'odeur de Blue de mes mains, c'est bizarre que l'odeur de sang ne veuille pas partir, je continue jusqu'à ce qu'un peu d'écarlate brouille l'eau. Mes avant-bras sont tout griffés et douloureux à force de me frictionner ainsi, mais rien n'y fait l'odeur du sang revient toujours...
Je repense souvent à Blue, j'espère qu'elle va bien, je me demande si elle m'en veut... J'imagine que oui, enfin après ce que je lui ai fait, c'est normal. J'en rêve toutes les nuits... Sauf que la plupart du temps miss Cyrène n'est pas là pour m'arrêter.

Tandis que je reprend ma route mon estomac se fait entendre, c'était quand mon dernier repas déjà ? Hier ? Avant hier ? Peut-être même Avant Avant-hier, j'aurais peut-être pas dû donner le kébab que j'avais chipé à cet homme... Mais il avait un chiot affamé avec lui. Ba après tout c'est pas grave, je trouverai quelque chose ce soir, ou demain soir. Je me suis habitué à sauter des repas, j'ai pas mal maigri au début, mais comme pour le froid mon corps s'est habitué.


Je me blottis dans une rue déserte en me recroquevillant du mieux que je peux, frictionnant mes oreilles glacé de temps à autres. J'ai trop faim pour me transformer pourtant, j'aimerai... Ma tenue laisse passer tous les courants d'air, sans compter que je l'ai abîmé la dernière fois que j'ai échappé à un commerçant, il faut que je songe à voler un manteau. Je devrais profiter d'être en centre-ville pour ça. Après tout d'ici deux trois, je changerai de coin, le propriétaire aura pas le temps de me retrouver et puis au pire, je suis armée... Enfin, j'en suis pas encore arrivée à tuer pour rester en vie, j'ai dû utiliser cette arme une fois depuis mon départ et je n'ai fait qu'entailler légèrement la main de la personne rien de plus...
Je reste sans bouger, attendant la nuit, que je puisse retirer ce maudit bandeau et me mettre en quête de nourriture, quelque chose de chaud de préférence. Je sais même plus ce que c'est la chaleur il y a certains jours.


Dernière édition par Aidan Auditore le Lun 28 Aoû - 23:03, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Quand tu hurles "Vas-t'en !" Alors que ton coeur crie à l'aide (Avec Alphée) Sam 11 Mar - 17:32


Quand tu hurles, vas t'en!
Alors que ton coeur crie à l'aide.
Une mère, c'est la seule personne qui prie pour quitter ce monde avant toi. Pour elle, t'es jamais coupable. À par elle personne supporte ton égoïsme permanent. T'es pas le nombril du monde mais t'es celui de ta maman.
Aidan & Alphée

Tu venais de passer une soirée agréable, très agréable malgré une journée de travail assez difficile physiquement et psychologiquement. Tu avais passé ta journée sur une affaire difficile puisqu’elle concernait une enfant et des jokers. Un combo qui jouait sur tes nerfs. L’enfant avait eu des soucis avec des jokers puisqu’elle ne contrôlait pas son pouvoir. Elle avait blessé de nombreux innocents et quelques jokers. Heureusement, il n’y avait rien de grave. Le centre joker t’avait appelé parce que tu étais rattaché à eux, mais aussi parce que tu étais une femme. Cette dernière raison était un peu sexiste, mais ils pensaient qu’une femme était plus apte à parler à une enfant. Surement le côté « maternelle », même si tu en avais pas spécialement. Tu rêvais d’avoir une famille, des enfants, un mari et pourtant, tu savais que tu n’avais pas cet instinct. Et limite, tu te disais que jamais, tu ne l’aurais. Après tout, pour l’avoir, il fallait être mère, avoir des enfants et ça, tu te demandais si ça allait t’arriver un jour. Tu vivais que pour ton travail, pour sauver ces âmes perdues. Un travail qui te prenait beaucoup de temps, d’énergie même si tu l’adorais.

Heureusement pour toi, de temps en temps, quand ton emploi du temps te le permettait, tu sortais. Et en ce moment, tu passais ton temps avec une personne qui te tenait à cœur. Tu passais ton temps avec une personne qui comptait beaucoup pour toi, malgré sa maladie : Jonas Cros. Toi qui essayais de sauver ses héros de leur maladie, tu étais tombée amoureuse du plus atteint de tous. Tu es tombée amoureuse du Joker des héros, de la seule légende qui existait dans cette ville. Des fois, quand tu n’étais pas dans un moment onirique, tu te demandais comment tu avais pu tomber dans ses bras. Comment avais-tu pu tomber amoureuse de lui ? Tu ne le savais pas et ta raison s’en fichait. Tu étais heureuse et c’était le plus important. En parlant de lui, de vos moments. Il t’avait invité à aller manger dans un restaurant après le travail. Il était sur la même affaire que toi. Et visiblement, tu n’étais pas très discrète parce que tout le monde se rendait compte que tu avais un faible pour lui. Un petit moment de gêne.

Ton rendez-vous avec lui transforma cette gêne en bonheur. Quand tu étais avec lui, sans comprendre pourquoi, ni comment, il changeait ton environnement. Tout se transformait en bonheur. Et c’était ce qui se passait pendant cette soirée. Le restaurant n’était pas d’un grand luxe, mais il était parfait. Tu ne rêvais pas de grand-chose, seulement d’être avec lui. Et cette unique chose le rendait parfait. Tu n’avais pas beaucoup mangé ce soir-là. Tu n’avais pas très faim mais tu avais quand même gardé les restes parce que tu savais que certains soirs, ton travail ne te permettait pas de manger comme tu le souhaitais. Un détail stupide mais important à tes yeux. Vous aviez passé toute la soirée à discuter de vous deux, de nos goûts, de vos passions. Plus tu l’écoutais, plus tu tombais amoureuse de lui. Ce n’était pas une bonne chose pour toi, mais tu t’en fichais. Tes sentiments dépassaient ta raison. Ton cœur guidait tes pas, des aspirations. Ta raison avait laissé ton cœur diriger la barque. Une sensation que tu appréciais beaucoup. Lorsque vint la fin, tu le remercias du rendez-vous d’un baiser. Vous preniez tous votre temps et pourtant, votre relation avançait à un rythme qui vous plaisait. Personne ne mettait la pression sur l’autre. Un sentiment que tu appréciais beaucoup.

Alors que tu marchais seule pour rentrer chez toi, tu te rendais compte que la nuit commençait à tomber. En réalité, il faisait déjà sombre, mais ce n’était pas la pénombre totale. Un des inconvénients de l’hiver, c’était ce temps. Les journées étaient trop courtes pour en profiter. Mais cela n’était pas vraiment un problème pour toi. Même si tu avais l’apparence d’une jeune demoiselle sans défense, qu’on pouvait agresser facilement, tu marchais dans les ruelles les plus sombres, les plus malsaines sans une once de peur ou d’angoisse dans tes mouvements, dans ton regard ou même dans ta voix quand tu devais parler. Limite, ton aisance dans ce genre d’endroit inspirait l’angoisse chez les autres. Marchant tranquillement pour rentrer chez toi, tu aperçues une fontaine à eau. C’était la même où tu avais rencontré cette jeune enfant. En la voyant, tu repensais à elle. Comment s’appelait-elle déjà ? Alice ? Non. Si c’était le cas, tu n’aurais eu aucun mal à t’en souvenir. Tu savais que ça commençait à un A, mais aucun moyen de t’en souvenir. Repensant à elle et en marchant, tu te demandais comment allait-elle. Et surtout, ce qu’elle était devenue depuis leur rencontre. Tout comme toi, elle ne semblait pas aimer la HSSUP.

Le destin faisait bien les choses puisqu’en passant dans une rue, sur ton chemin, tu vis une chose, une silhouette. Si au début, tu te posais des questions sans avoir peur, tu te rendis compte bien rapidement que cette silhouette n’était pas une chose mais une enfant. Décidément, cette journée était sous le signe du sauvetage. Marchant doucement vers elle, tu levas tes mains en l’air pour lui montrer qu’elle n’avait pas à avoir peur. Tu n’avais pas encore reconnue la jeune demoiselle que tu avais déjà sauvée une fois.

« Bonsoir petite… », dis-tu calmement. « Comment t’appelles-tu jeune demoiselle ? », demandes-tu. « Je m’appelle Alphée. Alphée Keegan. Si tu as besoin d’aide, je suis là. », dis-tu en posant ton sac par terre. « Tient, regarde. J’ai de la nourriture si tu veux. », ajoutes-tu en sortant les restes que tu avais pris du restaurant.
© Grey WIND.

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MessageSujet: Re: Quand tu hurles "Vas-t'en !" Alors que ton coeur crie à l'aide (Avec Alphée) Dim 12 Mar - 14:21

Alors que je commence à somnoler seul moyen que j'ai trouvé pour ignorer la faim une voix familière se fait entendre, je reconnais celle de Miss Keegan, elle ne semble pas m'avoir reconnue, il faut dire que j'ai pas mal maigri et pris quelques marques supplémentaires à cause du soleil qui bien que peu présent me brûle toujours autant si je ne mets pas de crème. Une odeur de nourriture vient flatter mes narines alors qu'elle me propose à manger, ma fierté me pousserait à refuser, c'est vrai quoi elle va pas me nourrir chaque fois qu'on se croise, mais ma faim me pousse à accepter, je commence à manger après l'avoir remerciée un peu trop longuement à mon goût, j'essaie de ne pas manger trop vite pour ne pas que ça ne se remarque trop que je n'ai rien avalé depuis plusieurs jours. Je souris pour la première fois depuis ma rencontre avec l'homme et son chien, je me rends compte que ça fait plaisir de rencontrer quelqu'un de familier. Je me demande si je dois répondre à sa question ou pas étant donné qu'elle me connaît déjà, je me contente de jouer la personne enjouée et de bonne humeur en priant pour que mes oreilles plaquées contre mon crâne ne se voient pas trop et donc ne me trahissent pas.

- C'est mon bandeau qui fait que vous me reconnaissez pas ?

Je cherche en même temps un moyen de m'éclipser... Les gens sont pas débiles, quelqu'un de mon âge affamé, toute seule en plein milieu de la nuit et dans mon état, elle va forcément se poser des questions et j'ai aucune envie d'y répondre, surtout que je vais passer pour une folle. Je me lève en restant la plus possible collée au mur.

- Je suis désolée mais fait que j'y aille, on m'attend...


On m'attend... Ces mots sonnent plus faux que jamais, personne ne m'attend, ça fait des années que personne m'attend... Enfin ça non plus c'est pas vrai. Blue m'attendait encore y a quelques mois... Mais à présent... Pour la première fois depuis deux mois, je me rends compte qu'en plus d'être seule, je me sens seule. Un poids tombe sur ma poitrine, je ne remarque même pas que mon bandeau s'humidifie laissant bientôt passer mes larmes.

- Je... Faut que j'y aille, c'est tout.

Ma seule envie, c'est de partir le plus loin possible, peut-être qu'une fois de nouvelle seule le poids s'en ira, je me dirige en direction de la fontaine. Je partirais bien en courant, mais je vais pas gaspiller l'énergie récupérée grâce au fait d'avoir mangé.
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MessageSujet: Re: Quand tu hurles "Vas-t'en !" Alors que ton coeur crie à l'aide (Avec Alphée) Jeu 30 Mar - 17:40


Quand tu hurles, vas t'en!
Alors que ton coeur crie à l'aide.
Une mère, c'est la seule personne qui prie pour quitter ce monde avant toi. Pour elle, t'es jamais coupable. À par elle personne supporte ton égoïsme permanent. T'es pas le nombril du monde mais t'es celui de ta maman.
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Même si tu n’étais pas fan des humains, tu n’appréciais pas spécialement voir les gens souffrir et en particulier les enfants. Ils étaient ton seul point faible. Tu pouvais combattre tous les criminels, tu pouvais combattre tous les héros. Personne ne pouvait résister à ton don. Mais jamais, ô grand jamais tu ne pouvais faire du mal à un enfant ou le laisser dans la souffrance. C’était pour cette raison que tu t’étais approchée d’elle. Certes, tu ne l’avais pas reconnu. Tu n’avais pas fait le rapprochement entre elle, et la demoiselle que tu avais déjà sauvé dans le passé. Mais tu savais que tu ne pouvais pas la laisser seule.

Toutefois, tu fus surprise pas ses mots. Ou du moins, par sa question. Ne pas la reconnaitre ? A cette question, tu essayas de te souvenir. Cette scène te rappelait celle avec une jeune enfant, rencontrée non loin d’ici mais cela ne pouvait pas être-elle. C’était une jeune enfant, mais elle était en meilleure santé. Et surtout, elle était juste partie de la HSSUP. L’établissement était un lieu que tu détestais mais tu savais bien qu’il n’y avait pas de maltraitance physique, ni abandon d’élève. Et cette demoiselle était la seule… à moins que ce fût celle qu’elle avait confié au docteur Norwood. Cette enfant ne pouvait pas être-elle. Elle ne lui ressemblait absolument pas.

« Te … reconnaitre ? Comment ça ? », demandes-tu. « Suis-je censé te connaitre ? On a déjà eu un entretien toutes les deux ? », demandes-tu.

Tu continuas à la regarder quand tu lui proposas à manger. Cette gamine devait vraiment vivre dans la rue : elle mangea ton présent comme si elle n’avait pas mangé depuis des jours, voire des mois. Pauvre enfant. En la voyant, tu avais mal au cœur. Limite, tes yeux commencèrent à briller sous les reflets de la lune. Son visage te disait quelque chose, mais tu n’arrivais pas à savoir. Enfin si, elle te faisait penser à quelqu’un mais cette enfant était en bien meilleur état. D’ailleurs, en continuant de la regarder manger, tu te souviens de son nom : Aidan. C’était une jeune enfant avec des oreilles de renard. Pourquoi pensais-tu à elle en la regardant.

Puis, elle ajouta qu’elle devait s’en aller. Que quelqu’un l’attendait. C’était peut-être par déformation professionnel ou parce que tu avais mal au cœur pour elle ou encore à cause des deux raisons, mais tu ne la croyais pas. Et même si c’était vraiment le cas, jamais tu ne la laisserais repartir. Comment peut-on abandonner une enfant dans la détresse ? alors que tu la voyais partir doucement vers la fontaine, tu la laissas faire pour la suivre. Si cette enfant voulait fuir, elle était tombée sur la mauvaise personne.

« Laisse-moi te raccompagner chez toi alors. », dis-tu. « Les rues ne sont pas sûrs pour une enfant de ton âge. », ajoutes-tu. « D’ailleurs, que fais-tu seule, à cette heure-ci, dans des rues comme celle-ci ? », demandes-tu.
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MessageSujet: Re: Quand tu hurles "Vas-t'en !" Alors que ton coeur crie à l'aide (Avec Alphée) Ven 7 Avr - 22:21

Aidan laisse échapper un soupir quand Miss Keegan se met à la suivre, ses oreilles se rabattent en arrière, elle se demande pourquoi, elle ne continue pas simplement son chemin, pourquoi est-ce qu'elle ne la laisse pas tranquille ? Après tout, elle n'est qu"une enfant seule dans la nuit... Bon, c'est vrai que ce n'est pas une situation habituelle. Elle se retient de la chasser avec force et fracas.
Et encore si la jeune femme se contentait de la suivre ça irait, mais elle lui propose carrément de la ramener, l'enfant aux oreilles de renard se crispe un peu :

- Non mais ce n'est pas la peine, je vais me débrouiller...


Elle se force à sourire et a redresser les oreilles. De toute façon, la femme ne peut le ramener nul part étant donné qu'elle n'a aucun lieu où rentrer. La nuit lui paraît soudain glacial, elle frisonne, normalement à cette heure, elle a pris son apparence animale depuis longtemps. Aidan réfléchit à ce qu'elle pourrait bien dire afin qu'on la laisse de nouvelle seule.

- Vous devriez rentrer chez vous, les gens qui restent avec moi finissent toujours par le regretter...


Aidan en est rapidement venu à cette conclusion après sa fuite. Aussi loin qu'elle regarde les gens qui lui sont précieux finissent toujours par souffrir et c'était pire depuis qu'elle avait quitté le laboratoire... A présent, c'était par sa main que les gens souffraient. Sa main se crispe sur son bras, elle tente d'avoir un ton un peu plus ferme.

- Vraiment... Partez ! À moins que vous ne vouliez finir dans la rubrique fait divers du minute papillon.
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MessageSujet: Re: Quand tu hurles "Vas-t'en !" Alors que ton coeur crie à l'aide (Avec Alphée) Lun 8 Mai - 14:59


Quand tu hurles, vas t'en!
Alors que ton coeur crie à l'aide.
Une mère, c'est la seule personne qui prie pour quitter ce monde avant toi. Pour elle, t'es jamais coupable. À par elle personne supporte ton égoïsme permanent. T'es pas le nombril du monde mais t'es celui de ta maman.
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Plus tu regardais la jeune enfant, plus tu te posais des questions vis-à-vis d’elle. Cette enfant te disait vraiment quelque chose. Elle te faisait vraiment à quelqu’un. La situation de la rencontre aussi. Tout était familier et pourtant, tu étais incapable de mettre un nom, un souvenir sur cette enfant et cette scène. Tu avais comme un petit blocage. C’était sans doute parce que tu avais eu beaucoup de choses à faire, beaucoup de patients à traiter et surtout, parce que tu étais sur un petit nuage que tu avais du mal à te souvenir de ce genre de chose. Enfin non, ce n’était pas exactement ça. Quand tu la voyais, tu pensais seulement à une seule rencontre : celle d’une élève de la HSSUP. Tout comme elle, elle avait des oreilles de renard. Toutefois, en si peu de temps, étant une élève, elle ne pouvait pas avoir maigri à ce point. Elle ne pouvait pas être devenue aussi fragile et fébrile. Ce n’était humainement pas possible.

« Parce que tu crois que je vais te laisser seule vu dans l’état que tu es ? », dis-tu en la suivant. « D’ailleurs, où sont tes parents ? Pourquoi es-tu seule dans la rue à cette heure-ci ? », demandes-tu, un peu inquiète pour la réponse qu’elle pourrait donner.

Alors que tu ne la lâchais pas, que tu ne voulais pas la laisser seule, elle ajouta que tu devais partir parce que tous les gens qui restaient avec elle le regrettaient un jour ou l’autre. Elle accentua même ses dires en ajoutant que si tu restais avec elle, tu allais finir à la page nécromancie du journal de Laurel. Une menace qui te faisait sourire. Personne n’allait la mettre dans cette rubrique et encore moins une enfant de 13 ans. Même si ses paroles te faisaient sourire, elle te faisait aussi de la peine. Cette enfant devait vraiment se sentir seule. Plus tu l’entendais te demander de partir, plus tu n’avais qu’une seule envie… celle de la prendre dans tes bras et de lui dire qu’elle n’avait plus rien à craindre.

« Tu sais, tu me fais beaucoup à une enfant que j’ai rencontré à la fontaine qui n’est pas loin d’ici. Elle avait les mêmes oreilles que toi et même physiquement, elle te ressemblait beaucoup. », dis-tu. « Est-ce qu’on aille près de la fontaine pour discuter de cette sensation ou de ce qui te tracasse en général ? », demandes-tu.

Tu ne parlais plus de ses parents. Même si tu savais que tu ne devais pas la laisser seule, tu savais pertinemment que suite à ce qu’elle avait dit et de son état, elle ne devait plus avoir de parents. Laurel n’était pas une ville plus dangereuse que New York ou Manhattan, mais la haute population de dotés faisait qu’il y avait beaucoup d’accidents, de meurtres involontaires et essentiellement venant de la part d’enfants qui n’arrivaient pas à maitriser leur pouvoir. Heureusement pour toi, ton pouvoir te permettait de calmer, de les apaiser.

« Et ne t’inquiète pas pour moi. Je ne suis pas qu’une simple jeune femme. J’ai un don aussi. J’ai la capacité de faire dormir les gens et de faire en sortent qu’ils oublient leur soucis.  », dis-tu en souriant légèrement.
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MessageSujet: Re: Quand tu hurles "Vas-t'en !" Alors que ton coeur crie à l'aide (Avec Alphée) Dim 14 Mai - 20:30

Aidan soupire en voyant que la femme ne semble pas décidée à s'en aller, elle se crispe quand cette dernière évoque ses parents. Elle a beau savoir que c'est en partie son imagination, elle a toujours l'impression d'entendre un coup de feu raisonner lorsqu'on évoque ses parents, elle se demande souvent ce qui serait arrivé si elle avait été avec eux ce jour-là. Elle serait sûrement morte elle aussi, combien de vie aurait alors été épargnée ? Mourir serait sans doute une bonne chose, mais c'est une solution qu'elle ne peut même plus envisager après tout ce qu'elle a fait et encore moins avec ce qu'elle a prévu de faire.

- Ils sont restés en Italie...

Réussir à articuler sans pleurer est un miracle, surtout depuis que la jeune fille à retrouvé cette vieille photo qui lui a permis de rehausser la couleurs des visages dont elle ne se souvenait que vaguement. Les oreilles d'Aidan se rabattent tristement en arrière, elle préfère employer le terme "restés" que morts, dans sa bouche la signification est la même, mais c'est moins douloureux. La petite renarde pense qu'il est inutile de justifier le pourquoi du comment de sa présence, à moins d'être totalement stupide, il est facile de deviner qu'elle n'a pas vraiment d'endroit où rentrer.
Sans qu'elle s'en rende compte ses pas la mène tout naturellement vers la fontaine, elle sourit un peu quand la jeune femme évoque son pouvoir, après tout, elle en a eu un aperçu lorsqu'elle affrontait le Kaiju. Aidan s'assoit sur le rebord tout en commençant naturellement à se laver les mains nerveusement, réveillant la douleur créée à force d'agir ainsi en se demandant si cette fichue odeur de sang s'en ira un jour.

- Si je vous dis tout, vous vous barrez ?

La jeune fille n'attend pas vraiment de réponse et commence à parler, elle ignore pourquoi, mais elle en ressent le besoin et puis ça fera peut-être fuir son interlocutrice.

- La dernière fois, je vous avais dit que mon don était un genre de malédiction... Déjà qu'a la base, je pouvais pas aller au soleil, mais à présent, c'est pire... Je ne peux le regarder sous peine de faire du mal aux gens, je l'ai déjà fait et je recommencerais encore et encore... Vous connaissez les enfants de lune ? Pour faire court, j'ai accepté de suivre un programme en pensant qu'il guérirait ma maladie, mais en fait, ils menaient des expériences illégales, ça a mal tourné et tout le monde est mort... Sauf moi... Mais le pire dans tout ça c'est que les coupables ont jamais été condamnés, ils ont pu continuer leurs petites vies tranquilles !

Les poings d'Aidan se serrent au souvenir des scientifiques.

- Finalement, j'ai débarqué à la Sup mais, j'aime pas cette école, c'est comme si mon don avait empiré là-bas, j'arrive à retarder son déclenchement, mais il gagné en puissance... Enfin, j'ai presque fini par apprécier l'école grâce à Blue... Mais les scientifiques sont revenus ici et ils pouvaient pratiquer leurs sciences à la noix de nouveau ! Comme si rien, c'était passé ! Faut croire que les médecins et les scientifiques ont le droit de jouer impunément avec la vie sans être sanctionnés derrière !  Je les détèste tous autant qu'ils sont !

Elle se lève et tremblant légèrement.

- Je sais pas ce qui m'a pris, mais que j'ai découvert ça, je me suis dit que ça pouvait pas se passer comme ça, si la "justice" faisait pas son travail alors j'allais le faire moi-même. Je voulais qu'ils meurent, je le veux toujours... Mais Blue a voulu m'en empêcher et on s'est disputés... Elle a retiré mon bandeau...

La colère laisse place aux remords.

- Je l'ai attaquée, je voulais vraiment la tuer, enfin pas moi... Mon don, mais je voulais qu'elle souffre, jouer avec elle... On a fini par nous séparer, mais... Tout ce sang...

Les larmes se mettent à couler a travers son bandeau.

- Je voulais pas... Je peux même pas y retourner si ça se trouve, elle s'en ai pas sorti, puis elle doit m'en vouloir, si seulement j'avais tué les scientifiques quand j'étais là-bas... Ou si j'étais morte avec les autres, rien de tout cela serait arrivé, y'a plein de gens qui serait encore en vie... Vous savez tout... Alors vous feriez mieux de partir... Sinon je...

La suite de ses mots disparaît dans un flot de larmes. Aidan tremble incapable de s'arrêter de pleurer, l'armure de haine et d'indifférence qu'elle avait su garder semble avoir explosé laissant place à la peur et aux doutes. Sa dernière phrase a été prononcée avec le plus d'agressivité possible, mais le cœur n'y est pas, on lit clair dans son jeu, la fatigue, la peur et le remord ont pris le dessus sur le reste, la jeune fille ne se soucie plus d'être prise pour une psychopathe ou une criminelle.
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MessageSujet: Re: Quand tu hurles "Vas-t'en !" Alors que ton coeur crie à l'aide (Avec Alphée) Jeu 22 Juin - 12:05


Quand tu hurles, vas t'en!
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Une mère, c'est la seule personne qui prie pour quitter ce monde avant toi. Pour elle, t'es jamais coupable. À par elle personne supporte ton égoïsme permanent. T'es pas le nombril du monde mais t'es celui de ta maman.
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La fontaine était un lieu que tu affectionnais tout particulièrement. Surtout la nuit. Tu ne savais pas pourquoi, mais quand tu te trouvais ici, tu trouvais des solutions à tes problèmes, aux problèmes des autres et surtout, c’était un lieu magique. Un lieu où le destin avait décidé de te faire un cadeau à chaque fois que tu y passais. Après tout, la dernière fois, tu avais rencontré une jeune enfant qui avait besoin de ton aide et qui, tout comme toi, détestait l’établissement de super héros. C’était un lieu qui t’apportait à chaque fois de nouvelles surprises. Alors que tu vis que vous vous dirigiez vers ce lieu, tu ne pus t’empêcher d’afficher un petit sourire. Ce petit sourire qui disait que tu avais compris le message, ce message que le destin t’envoyait et que tu étais heureuse.

Etant seule avec elle, tu profitas de l’atmosphère onirique que te procurait la fontaine pour lui poser une multitude de questions, surtout à propos de ses parents. Après tout, il était vrai que ce n’était pas normal qu’une enfant de son âge était dehors, à cette heure-ci. Toutefois, tu fis une drôle de tête quand elle te répondit qu’ils étaient restés en Italie. Cette formulation te fit faire une grimace. Tu compris assez rapidement que le verbe « rester » était un euphémisme pour désigner la mort. Une annonce qui te fit bouger machinalement la main pour la poser sur le haut de son crâne, entre ses deux oreilles. Lorsque vous arriviez à la fontaine, Aidan eut le réflexe de se laver les mains. Tu connaissais de toc : soit elle avait la phobie des microbes, soit elle avait l’impression d’avoir une odeur déplaisante sur elle, sur les mains. Et vu son âge et son état, tu parias pour du sang. Des deux hypothèses, tu optas pour la seconde.

Mais avant que tu puisses répondre à quoi que ce soit, elle te posa une question rhétorique : si elle me racontait tout, est-ce que tu t’en irais ? Une question rhétorique parce que les deux femmes connaissaient parfaitement la réponse : non. Jamais tu ne laisserais une personne et encore moins une enfant dans une situation pareille. Tu ne répondis rien avant qu’elle ne te raconte son histoire. Elle était horrible. Affreuse. Comment pouvait-on faire souffrir des enfants comme ça ? Ces êtres si purs, si innocents et si influençable. Personne n’avait le droit de toucher à ces êtres de pureté. Plus elle te racontait son histoire, plus tu avais envie de la prendre dans tes bras. Plus elle te racontait son histoire, plus tu avais envie de la rassurer en lui disant que tout ça était derrière elle. Mais tu savais très bien que ces mots n’allaient pas la rassurer. Qu’elle avait soif de vengeance et que, même si ce n’était pas la meilleure solution, elle ne voyait que cette solution pour assouvir cette soif.

La première partie de son histoire était en rapport avec son passé, l’origine de son don. Tu mémorisas les informations qu’elle te donna. Chaque information allait avoir son utilité à un moment donné, c’était sûr. Puis, la seconde partie était en rapport de sa vengeance et aussi de la HSSUP. Elle te raconta que l’école l’avait un peu aidé mais que dans son aide, elle l’avait fait tombée un peu plus. Une métaphore qu’elle comprenait que trop bien. Toi aussi tu avais connu ça, ce sentiment. Mais tu savais aussi que ce qu’elle avait fait n’était pas la bonne solution. Après tout, ce n’était pas totalement de sa faute si elle avait fait ça. L’établissement allait et devrait le connaitre. Après tout, n’était-ce pas son travail de faire en sorte que les gens maitrisent leur pouvoir ?

Alors qu’à la fin de son histoire, elle te menaça, tu fis l’opposé de ce qu’elle te conseilla. Au lieu de fuir, de partir, tu la pris dans tes bras comme si elle était ta fille. Tu mis sa tête dans ta poitrine et tu lui caressas les cheveux pour la calmer. Tu savais très bien que tu ne pourrais rien faire pour la calmer dans l’état où elle était actuellement, mais savoir qu’une personne était là pour vous, c’était un premier pas vers la guérison.

« Sinon quoi ? Qu’est-ce que tu comptes me faire ? », demandes-tu. « Tu connais mon don et tu sais très bien que je peux t’arrêter quand je veux. Et même si tu me blesses, jamais je ne te considérai comme responsable de tes actes dans cet état. », ajoutes-tu.

Puis, tu la relâchas un peu. Elle devait étouffer avec ton câlin de mère surprotectrice.

« Tu as tellement maigris et tu as tellement de blessure que je ne t’ai pas reconnu Aidan. », ajoutes-tu en continuant de la câliner plus doucement. « Tu sais, tout ce qui s’est passé n’est pas de ta faute, tu n’es responsable d’aucune mort. Ce n’est pas ta faute, mais la faute de ceux qui t’ont donné ce don. », dis-tu. « Mais c’est parce que tu le considères comme une malédiction qu’il agit comme telle. Il y a deux entités en toi et si tu n’arrives pas à communiquer avec l’autre toi, jamais tu ne pourras contrôler la bête qui est en toi. Il se sentira prisonnier et voudra se libérer de ses entraves. », expliques-tu.

Tu continuas de lui caresser les cheveux.

« Si tu ne te sens pas capable de retourner à la HSSUP, viens chez moi. J’ai un petit appartement dans le centre-ville. Je peux t’héberger autant de temps que tu le voudras. », dis-tu en continuant les caresses dans les cheveux. « Tu pourras aussi manger à ta faim et dormir dans un bon lit. Ça fait combien de temps que tu n’as pas pris un bon repas ? », demandes-tu, un peu inquiète.

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MessageSujet: Re: Quand tu hurles "Vas-t'en !" Alors que ton coeur crie à l'aide (Avec Alphée) Mer 28 Juin - 18:19

Aidan se met à trembler quand la jeune femme commence à la serrer contre elle, en temps normal, elle la repousserait, mais pas cette fois, la fatigue est trop forte, elle surpasse l’envie de se battre. Se battre contre quoi d’ailleurs ? Contre un peu de réconfort et de chaleur ? Contre quelque chose qu’elle n’espère plus ?
L’enfant renard ne tremble pas uniquement de surprise, mais aussi de peur, cette femme lui en rappelle une autre, elle lui rappelle Mademoiselle Rose, les souvenirs de l’hôpital lui reviennent.

- Vous ne devriez pas… Vraiment…

La jeune fille ne termine pas sa phrase, ses oreilles se redressent un peu à la question d’Alphée, et sinon quoi ? C’est vrai ça ? Même si elle le voulait vraiment elle ne pourrait pas lui faire du mal, la renarde sait très bien que la musique étrange de la femme apaise son âme, c’est même cette musique qui lui a permis de découvrir le bébé renard, cette petite flamme qui lui donne l’espoir que sa malédiction pourrait ne pas en être une. Une fois de plus elle entend que les meurtres ne sont pas sa faute :

- Ce n’est pas totalement vrai ça… La bête, c’est moi, même si dans ces moments-là, je ne me contrôle plus c’est mon corps qui agit, ce sont mes mains qui tuent.

Elle tente de réprimer ses larmes,

- Je vous en prie, si vous pouvez réellement m’empêcher de vous nuire… Aidez-moi… Je ne veux plus tuer, j’en peux plus de l’odeur du sang, je la supporte plus, celle de Blue ne veut pas partir, celle de ceux qui ont voulu m’aider non plus. Si je peux me venger autrement, je veux savoir…

Ces mots font mal à prononcer pour Aidan, elle qui souhaite avant tout ne dépendre de personne, ne plus s’attacher, mais elle veut bien tenter une dernière fois de penser qu’elle n’est pas un démon. Elle ne sait pas trop si c’est pour répondre à son appel où, si la question à été posé avant, mais son interlocutrice lui propose de venir avec elle ne serait-ce que pour se reposer un peu et éventuellement manger. Vu la demande d’avant la réponse paraît évidente, mais la situation n’est pas si simple aux yeux de la jeune captive de la lune.

- Je risque de vous attirer des ennuis… Rester à la Sup était un genre de peine de prison, en partant, j’ai rompu le contrat… J’imagine que je dois être rangé avec les criminels à présent.

Les oreilles d’Aidan se plaquent contre sa tête tandis qu’elle regarde le sol en se demandant pourquoi elle se sent obligé de signaler la chose, d’être aussi franche, comme si mentir à cette femme étais impossible.
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MessageSujet: Re: Quand tu hurles "Vas-t'en !" Alors que ton coeur crie à l'aide (Avec Alphée) Mar 15 Aoû - 11:26


Quand tu hurles, vas t'en!
Alors que ton coeur crie à l'aide.
Une mère, c'est la seule personne qui prie pour quitter ce monde avant toi. Pour elle, t'es jamais coupable. À par elle personne supporte ton égoïsme permanent. T'es pas le nombril du monde mais t'es celui de ta maman.
Aidan & Alphée

Tu écoutais les paroles d’Aidan. Tu les écoutais attentivement et contrairement à ce que tu pensais, tu voulais, tu ne trouvais pas les mots. Tu ne savais pas quoi dire de plus que ce que tu venais de dire. Elle pensait que tous ces meurtres étaient de sa faute. Elle pensait que ses envies, son corps étaient la raisons pour laquelle, elle était une meurtrière. Et pourtant, ce n’était pas aussi simple. Le monde n’était pas une peinture faite de noir et de blanc, mais d’un ensemble de nuance de gris. Il fallait juste qu’elle l’apprenne, d’une façon ou d’une autre.

Alors que tu la prenais dans tes bras, que tu la serrais contre ton cœur pour la rassurer, elle te disait de ne pas faire ça. Elle te menaçait de te blesser. Mais comme elle semblait le comprendre, ses paroles n’avaient aucun effet sur toi. Tu travaillais avec des patients malades et très dangereux tous les jours. Ce n’était pas une enfant qui allait te faire peur.

Ses menaces se transformèrent ensuite en pensée philosophique. Elle te racontait que la bête, c’était elle parce que c’était son corps, tu te mis à la caresser, comme une enfant. Lentement, tu caressais ses cheveux tout en continuant à la serrer contre toi. Cette enfant était perdue. Mais avant que tu puisses dire quoi que ce soit, elle te demanda de l’aide. Décidément, maintenant, tu n’arrivais plus à la faire taire.

« Je ne sais pas si je peux réellement t’aider, mais je vais faire tout mon possible pour ça. », dis-tu en affichant un tendre sourire. « Toutefois, il ya une chose dont je suis sûre : la vengeance n’est pas une solution. Ce n’est pas en voulant tuer ces gens que tu y arriveras. Tu peux très bien, par exemple, te venger en devenant une enfant normale ou devenir une … », commences-tu à dire. « … une … héroïne … pour sauver d’autres enfants qui sont dans le même cas que toi. », finis-tu de dire avec difficulté.

Tes propres paroles te donnaient envie de vomir. Tu ne croyais pas en tes propres paroles mais tu ne devais pas lui dire que tu détestais les héros. Dans son état, elle ne devait rien savoir de ta double vie. Surtout si elle sait que tu travailles pour le centre Joker. Elle ne devait rien savoir.

Quand tu lui proposas une place chez toi, le temps qu’elle reprenne des forces, elle t’avoua qu’elle allait t’apporter des ennuis. Elle t’expliqua que la HSSUP était une alternative au centre de redressement pour mineur. Une information importante qui allait, en effet, être très problématique. Cependant, cette information n’allait pas te faire annuler ta proposition.

« Ne t’inquiète pas pour ça. », réponds-tu en lui bisoutant le front. « C’est un problème dont je vais m’occuper. Je peux t’éviter le centre de redressement pour mineur, voir la prison, mais il se peut que tu sois obligée de retourner à la HSSUP pendant quelques temps pour ça. », dis-tu en gardant une mimique apaisante.

En l’observant, tu avais l’impression qu’elle regrettait d’avoir aussi franche. Tu souris de nouveau.

« Ne fait pas cette tête, c’est une bonne chose que tu m’ais dis ça. Comme ça, je peux aussi t’aider à régler ce problème. », dis-tu en la forçant à sourire avec tes mains. « Tu sais Aidan, personne n’est parfait et personne n’est fort. Un jour ou l’autre, tout le monde a besoin d’aider et ce n’est pas une honte d’avouer ses problèmes à une personne qui peut, surtout quand tu es mineur, t’aider. », ajoutes-tu. « Maintenant fais-moi un beau sourire ! Tu vas dormir dans un lit douillé ce soir et surtout, tu pourras manger à ta faim. », dis-tu en commençant à te lever et à tendre ta main vers elle.

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MessageSujet: Re: Quand tu hurles "Vas-t'en !" Alors que ton coeur crie à l'aide (Avec Alphée) Lun 28 Aoû - 11:21

Aidan ne sait plus comment réagir, la jeune femme en face d'elle ne fuit pas à ses paroles, elle lui dit même qu'elle peut essayer de l'aider. La renarde n'arrive pas bien à comprendre ce qui lui arrive, depuis quand les gens accepte de venir en aide aux autres comme ça ? Devenir un héros ? Comme si c’était possible avec son don... Mais peut-être qu'elle pourrait essayer de faire de bonnes actions pour une fois, oublier sa vengeance est malheureusement impossible, mais elle peut essayer de ne plus faire tourner sa vie et ses actions autour de ça. Pour la première fois depuis l'accident à l'hôpital, elle se dit qu'elle pourrait essayer de reprendre une vie normale. Même l'idée de retourner à la Sup lui paraît acceptable, Bien qu'elle refuse de l'admettre ouvertement, elle a eu le temps de se rendre compte à quel point sa décision de partir étais mauvaise et irréfléchie, surtout que si elle continue à fuir, elle ne pourra pas avancer, reste à savoir s'ils accepteront de la reprendre

La jeune fille rie malgré elle quand Alphée la force à sourire, elle ne comprend pas trop pourquoi à nouveau, sans doute la fatigue. Elle prend doucement la main tendue sans hésiter, l'enfant ressent à nouveau un sentiment qu'elle pensait avoir oublié... L'espoir.
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MessageSujet: Re: Quand tu hurles "Vas-t'en !" Alors que ton coeur crie à l'aide (Avec Alphée)

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Quand tu hurles "Vas-t'en !" Alors que ton coeur crie à l'aide (Avec Alphée)

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