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[Mission] Menace dans la mélasse - Avec Naya.

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MessageSujet: [Mission] Menace dans la mélasse - Avec Naya. Mar 31 Jan - 2:33

C’était une journée habituelle et ennuyeuse qui s’annonçait. Comme souvent, j'étais le premier arrivé au S.A.D. Et cette fois-ci ce n’était pas par zèle. Je m'étais endormis en travaillant très tard sur des potentiels affectations que j’allais avoir, et en farfouillant dans des dossiers, disons, confidentiels. Il était rare que je m’endorme comme cela, en règle générale j'arrivais à jauger mon sommeil. J’avais peut être des heures à rattraper.
J’ai été réveillé par une archiviste qui rentrait dans la pièce. J’imagine facilement sa réaction, voir un type comme moi, un livre sur la tête, allongé en plein dans une allée. Mais elle a su faire preuve de tacte et m’a réveillé comme si de rien n’était. Le bon côté c’est que personne n’était présent dans les douches à cette heure-ci, je ne risquait donc de ne croiser personne. Etant une personne préventive, j’ai toujours une tenue de rechange dans mon casier. Casier que je n’ouvre que tout les 36 du mois.


Après un petit café immonde à la nouvelle machine, je suis allé demander à Cool si j’avais une nouvelle affectation personnelle. Lynx était absente pour une raison que j’ignore, et j'avais donc été condamné à rester ici, et faire de la paperasse. Quel plaie. Je ne comprends pas qu’est ce qui cloche chez les patrons. Enfin, mon ennui allait bientôt s'estomper.
En rentrant dans le bureau, j’ai eu le droit à un petit sourire du patron. Cela était soit une mission ou soit plus de papiers, et mon souhait fut exaucé. Aucun papier cette fois-ci. Il me demanda seulement de m’approcher, et m’expliqua la situation.
Les forces de l’ordres soupçonnaient la présence de créatures très dangereuses dans les égouts de Laurel. Ce n’était peut être que des suppositions de leurs part, mais Cool ne semblait pas serein de m’y envoyer. Tout le monde sait que les égouts sont dangereux, et c’est pour cela que j’y avais été envoyé. Mais j’étais entraîné à survivre dans les climats les plus arides, alors bon, un petit égout qui pu ne me faisais pas froid aux yeux.
Je lui ai répondu par un simple acquiescement, et m’en suis allé. L’affaire semblait assez urgente pour que je n’ai pas le temps de me renseigner sur le sujet, je devrais donc me fier à mes souvenirs des archives concernant les créatures d’outre terre.



J'avais carte blanche sur la situation, à condition de livrer un rapport détaillé. Je me suis donc rendu à la décharge, ou s’écoulait une partie des égouts. Avant de m’y précipiter bêtement, je me suis infiltré dans les tunnels d'entretien.  J’avais un objet dont j’allais avoir besoin pour me mouvoir dans les égouts. C’est au bout d’un petit quart d’heure que j’avais trouvé ce qu’il me fallait. Une carte de maintenance plastifiée, ainsi qu’une petite lampe torche, pour pouvoir la lire dans l’obscurité. Sans me faire prier, j’ai rapidement rejoint les égouts qui effrayaient tant les policiers.
J’ignore combien d’heures je suis passé à l'intérieur L’odeur, la température, l’obscurité avaient totalement altéré ma perception du temps. Même si je possédait une montre, elle avait décidé de me lâcher dans les tunnels. Comment travailler alors que le S.A.D arrive pas à réparer une cafetière ? Alors pour le matos de terrain, ils repasseront. Saleté de matos chinois.
J’ai erré dans les longs tunnels, toujours dans un léger dénivelé, ce qui me semblait étrange pour des canalisations. Enfin, je n’était pas ingénieur civil. Ce n’était pas seulement cette mélasse immonde et collante qui m’ennuyait, mais mon champ de vision se rétractait à chaque mètres que j’éffectuais.


J’avais beau faire très attention, il m’arriva quelque chose de très spécial. Ce fut le pas de trop dans ce dédale. Ma jambe fut happée à une vitesse folle, et je suis tombé. Ou ça ? Et bien je l’ignorais. Ma première réaction à été de me mettre en position de sécurité. Bras contre le torse, tête baissée.
Cette chute était interminable, que ce passait il ? Les secondes, et mêmes les minutes se sont succédées, à un tel point ou l’idée d’arriver dans le noyau terrestre me frôla l’esprit.
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MessageSujet: Re: [Mission] Menace dans la mélasse - Avec Naya. Ven 17 Fév - 14:23

Menace dans la mélasse

« Chaque bonne réalisation, grande ou petite, connait ses périodes de corvée et de triomphe; un début, un combat et une victoire »
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Voilà maintenant près de cinq ans que tu n’avais pas mis les pieds à Laurel et pourtant, tu avais l’impression que c’était hier. Dans un sens, c’était le cas mais tu n’arrivais pas trop à t’y faire. Tu avais du mal à te rendre compte de la chose : tu venais de vivre un voyage dans le temps, un voyage à la Harry Potter où pendant cinq ans, tu avais dû fuir ton double pour ne pas créer de paradoxe. Tu venais de vivre la plus grande des aventures, tu avais pris un nouveau départ dans un nouveau pays et pourtant, tu n’arrêtais pas de penser à Laurel, aux gens qui vivaient là-bas, au passé que tu avais vécu. C’était sans doute pour cette raison que tu avais compté les jours avant de pouvoir y retourner. Tu avais compté les jours avant la catastrophe avec Robert. D’ailleurs, tu ne savais pas ce qu’il était devenu : était-il mort ? Ou faisait-il le mort comme toi ? Même si tu te posais les questions, tu te fichais de la réponse. Les autres avaient dû faire leur travail. Tu n’avais plus rien à faire avec eux, du moins, c’était ce que tu essaies de te convaincre.

Parce qu’après tout, si tu te fichais réellement de cette ville, de ce passé, tu serais resté dans ton coin, loin de cette réputation, de ce passé qui allait t’apporter que du malheur. A Laurel, tu étais une criminelle, une tueuse en fuite. Au Japon, tu étais une étudiante, une citoyenne lambda. Tu aurais pu vivre heureuse, avec ta nouvelle identité. Mais à la place, tu avais décidé – avec Kiyo, Iwan et le rookie – de revenir aux sources, de revenir à Laurel. Pour t’installer dans les règles, tu avais même décidé d’ouvrir une boutique, une boutique d’informatique où tu vendais en matériel informatique et aussi où tu les réparais. Tu avais réussi à travailler avec ta première passion : l’informatique. Mais pour éviter tout problème, tu avais ouvert ta boutique dans une rue paumée, pas trop loin du centre-ville pour avoir des clients, mais à l’écart pour éviter de rencontrer certaines personnes. Tu n’avais pas envie de croiser le regard de personnes qui pourraient te reconnaitre.

Mais aujourd’hui, c’était ta journée de fermeture enfin pas vraiment. C’était un peu compliqué : officiellement, tu n’étais ouverte que l’après-midi, genre de 14h à 19h. Cependant, le matin, tu ne faisais pas de grasse matinée, tu en profitais pour faire du dépannage à domicile pour les personnes ne pouvant pas se déplacer ou encore pour les entreprises. Et aujourd’hui, pour une fois, tu n’avais aucun dépannage à domicile à faire. Tu en profitas donc pour te faire un petit plaisir, le seul plaisir que vous appréciez tous : la pêche aux informations dans les égouts ou dans la décharge. Tu ne savais pas encore où tu irais. Malheureusement pour toi, maintenant que vous étiez quatre, le choix était plus difficile : avant, c’était la majorité qui l’emportait. Aujourd’hui, c’était plus délicat. Heureusement pour tout l’monde, vous étiez à peu près tous sur la même longueur d’onde. Et ce fut donc assez rapide : vous alliez faire un tour dans les égouts, en passant par la décharge.

Marchant en direction du lieu de destination, tu regardais ce lieu avec une touche de nostalgie. Aujourd’hui, tu avais les 22 ans dépassé alors qu’hier, pour eux, tu en avais que 17, ou peut-être 18. C’était amusant et triste à voir. A cause des failles temporelles, tu avais perdu ton adolescence. Mais en la perdant, tu avais gagné autre chose qui avait beaucoup plus de valeur : ta liberté. Une chose qui n’avait pas de prix. Quand tu arrivas devant l’entrée, tu soupiras doucement. La chasse allait commencer. Te baladant dans les tunnels sans fond, sans horizons, tu commenças à désespérer quand tu vis quelqu’un … ou quelque chose … ou peut-être les deux. Tu ne savais pas ce que c’était, mais tu savais que ce n’était pas bon. Tu échangeas d’âme avec Iwan qui prit ses armes avec lui et tira dans ce qui lui semblait bizarre. Oui, malgré l’âge, ils n’avaient pas pris en sagesse et ils avaient toujours la même philosophie : taper et ensuite, poser les questions.

En avançant vers ce que vous aviez visé, tu ne fis pas attention et tu tombas dans un trou. Ta chute t'avait fait mal, très mal. Tu n'avais pas eu le réflexe de te mettre en position de sécurité. Quand tu essayas de te relever, tu te rendis compte que tu t'étais cassé la cheville. Heureusement pour toi, tu pouvais te soigner toute seule. Une bonne dizaine de minute dans un jeu, et ta cheville irait mieux. Cependant, avant de faire quoi que ce soit, tu te rendis compte que la chose que tu avais vu était bien un homme ... un simple homme. La présence de cet homme était une malédiction pour toi. Tu te massas la cheville, grimaçant de douleur.

« Est-ce que ça va ? Vous n’avez rien ? », demandes-tu, faisant semblant la grimaçant. « Désolé de vous avoir tiré dessus … j’avais cru voir quelque chose à votre niveau. Et comme les lieux ne sont pas sûrs, je préfère tirer dans le tas. », ajoutes-tu en lui proposant une main pour l’aider à se relever. « Mais que faites-vous ici ? surtout seul …», demandes-tu.
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MessageSujet: Re: [Mission] Menace dans la mélasse - Avec Naya. Mer 8 Mar - 0:05







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Ce n’était pas le centre de la terre. Pas de lave en fusion, ou de territoire fantasmagorique. Pas de paysages morbides ou de civilisation avancée. Je n'étais peut être pas arrivé au centre de la terre, mais le sol était sacrément dur. J’ai eu l’intelligence de faire une roulade en arrivant au sol, comme nous l’avions appris à l’armée, avec les sauts avec voiles. La seule différence, c’est que je ne vais pas passer dix minutes à replier la voile.
C’est en repensant à l’armée, que je me dit être bien heureux d’avoir déjà effectué des sauts H.A.L.O à plus de 5 000 mètres d’altitude. C’était au Yemen je me souviens, nous devions démanteler une milice privée d’Europe de l’Est. L’endroit était très défendu, ce qui expliquait la nécessité d’effectuer une telle opération. J’ai beau retourner la question dans tous les sens, c’est ce genre d’opération qui me manque le plus. Une longue chute libre, un saut sous oxygène, et de l’intervention musclée, à base de coups de pieds dans les portes, et de Close Quarter Combat. Enfin cela dit, niveau chute libre, j’ai été relativement bien servi.
Je check rapidement tout mon matériel, et le plus important, si je n’ai pas perdu un os dans la chute, et le bilan est bon. Malheureusement , je ne peux pas en dire autant de la situation.

Faisons un rapide récapitulatif de la situation. Je suis dans un endroit biologiquement très dangereux, et possiblement peuplé de monstres très virulents. Je viens de descendre l’équivalent d’environs 2 000 mètres, si ce n’est plus, en dessous du niveau de la mer, et je ne capte pas. Je n’ai pas pour habitude d'appeler des secours, mais la c’est un cas de force majeure. L’endroit n’as rien de normal, et en théorie la pression devrait me briser en deux et surtout, personne n’as jamais creuser aussi profondément. Si je devais faire une hypothèse, il s’agirait probablement d’une sorte de tunnel d’accès, pour quelque chose qui vit profond, et j’ai ma petite idée la dessus. Qu’Allah fasse en sorte que je ne sois pas tombé dans un nid.
Trois autres complications s’ajoutent à l’équation. Premièrement, la température a chutée, je ne suis pas quelqu’un de frileux, mais je ne suis pas un doté non plus, cela risque d’être handicapant par la suite. Deuxièmement, la visibilitée est nulle, et donc je suis heureux d’avoir cette petite lampe de poche, ressemblant plus à une lampe Lidl qu’autre chose. Enfin, ça me permettra d’évoluer d’une autre manière qu'à taton. Dernier point, je suis persuadé d’avoir entendu un coup de feu avant ma chute. Je suis incapable d’en définir la provenance, et la destination, mais il semblerait que j’ai eu chaud.

C’est au bout de quelques secondes, que j’ai obtenu ma réponse à “qui m’a tiré dessus”, une jeune femme un peu emo aux cheveux de couleure amusante venait de se fracasser devant moi. Sa chute semblait plus rude que la mienne, et elle m’avait l’air blessée.
Je n’ai pas réagi tout de suite, car il s’agissait probablement d’une ennemie, mais les événements ayant pris une conjonction particulière, je ne pouvais pas me jeter sur elle.
Elle pris un certain temps avant de notifier ma présence, mais elle ne m’avait pas l’air sonnée pour autant, seulement perdue dans ses pensées. Sa première réaction fut de s’excuser pour le tir qu’elle avait tenté de m’asséner. Puis elle tenta de se justifier.
Je me suis arrêté sur ce point. Elle à dit m’avoir tiré dessus car elle pensais que j'étais quelque chose d’autre, ou quelqu’un d’autre. Ce qui signifie qu’elle s’est rendue dans cet endroit, avec l’intention de chasser, ou du moins tuer quelque chose. Elle ne semble pas agressive, j’en conclu que ce n’est pas envers moi qu’elle en a.

Je m’approche doucement d’elle en la voyant se masser la cheville avec douleur. Un seul petit coup d’oeil m’a permit d’identifier une cassure, quelque chose de intraitable dans une telle situation. Heureusement pour elle, je dispose d’assez de ressources de premier secours pour isoler la blessure, et la bloquer. Durant mon inspection “à distance”, elle me demande qu’est ce que je fais ici.



Mhpf, je fait parti des services de sécurité des infrastructures de la ville, une sorte de garde forestier urbain en somme. Je n’ai rien à voir avec la police, mais on m’as demandé de me rendre dans les égouts car des animaux sauvages auraient été aperçus dans ceux-ci, et ils endommageraient les installations. Et toi ?”
Je m’arrête quelques secondes avant de reprendre.

Je vais être honnête avec toi, car la situation qui nous arrive me dépasse. Je m’en fiche complètement de ce qui t’as poussé à te rendre dans le coin, mais si ça à un rapport de prêt ou de loin avec ce tunnel géant, tu dois m’en faire part. “


Je pousse un soupire ennuyé, et lui propose calmement de traiter sa blessure. Je n’utiliserais pas mes ressources pour autrui d’habitude, mais d’habitude je ne tombe pas au centre du monde.





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MessageSujet: Re: [Mission] Menace dans la mélasse - Avec Naya. Mer 15 Mar - 10:16

Menace dans la mélasse

« Chaque bonne réalisation, grande ou petite, connait ses périodes de corvée et de triomphe; un début, un combat et une victoire »
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L’avantage de connaitre l’enfer grâce aux différents mondes, c’était que tu connaissais l’enfer. Tu savais très bien à quoi il ressemblait et là où tu te trouvais, ce n’était absolument pas l’enfer. Et ce n’était pas la jungle non plus. Si tu devais le décrire, ce serait un film d’horreur. Le genre de film, un peu comme Alien. Vous étiez deux, dans un lieu sombre et avec une blessée. Et malheureusement, c’était toi la blessée. Cela aurait pu n’avoir aucun effet si tu ne t’étais pas retrouvé avec une autre personne. tu ne la connaissais pas et tu ne voulais pas qu’elle connaisse ton pouvoir. Tu étais bien trop connue dans les journaux, dans le gouvernement pour que tu puisses l’utiliser maintenant. et ça, tu n’aimais pas ça : tu allais être un poids. Heureusement pour toi, l’homme qui était là, qui était tombé dans le même trou que toi semblait être de bonne foi. Enfin non, il semblait plutôt être du bon côté : il se présenta comme étant un agent de sécurité des infrastructures de la ville. Il utilisa même le terme de « garde forestier urbain ». Une analogie qui te faisait sourire. Ce mec était un agent de sécurité et il ne savait pas ce qui se passait. Ses paroles te faisaient sourire.

Puis, avant même que tu eus le temps de lui répondre, il passa aux choses sérieuses : il t’annonça qu’il ne pouvait pas te soigner, mais qu’il pouvait atténuer la douleur. Sans dire un mot, tu enlevas ta chaussure et remontas légèrement ton pantalon pour le laisser faire. De toute façon, tu n’avais pas le choix : tu ne pouvais pas te soigner par tes propres moyens en sa présence. Puis, sans préliminaire, il entra dans le vif du sujet : il te demanda si tu étais au courant de quelque chose. A tes paroles, tu semblais être au courant de quelque chose. A ce moment-là, tu réfléchis à ce que tu allais dire. Tu ne pouvais pas lui avouer que ces tunnels étaient l’Arkham de Laurel en matière de monstre. Ces tunnels étaient le lieu de rendez-vous des aventuriers depuis l’attaque des monstres il y a plusieurs années de ça. Et surtout, tu ne pouvais pas lui dire que tu étais ici avant tout pour s’amuser et chercher des informations sur un plan que tu essayais de mettre en place depuis près de 3 ans. Un plan qui allait te placer dans les hautes sphères des criminels de Laurel. Tu allais te faire une place au côté de Meknes.

Quand il utilisa dans son discours le terme « animaux sauvages », tu te mis à exploser de rire. Comment peut-on parler d’animaux sauvages quand on savait que ces tunnels étaient un refuge de chose immonde. Un refuge immonde, mais bien chaleureux pour les âmes perdues. Et tu savais de quoi tu parlais puisque tu y avais vécu pendant des années avec eux, ta famille.

« Merci pour votre proposition. Je pense que je n’ai pas le choix. On est bloqué dans ce trou pour un bon moment et je ne veux pas être un poids mort pour vous. », dis-tu en détournant le regard. « Vous êtes pas très galant comme jeune homme. Pourquoi entrer dans le vif du sujet sans passer par les préliminaires ? Limite, je plains votre femme. », ajoutes-tu en affichant un petit sourire amusé. « Mais bon, étant une jeune femme polie, je vais vous répondre avant de me présenter : alors je ne sais pas ce que vous cherchez exactement dans ces tunnels, mais depuis l’attaque d’il y a quelques années, ces tunnels sont excellents pour les aventuriers ou les héros en herbes puisqu’il y a pas mal de criminels qui y trainent. On peut aussi y entendre des bruits bizarres… comme des cris de monstres. Si vous préférez, Ces tunnels sont à Laurel ce qu’Arkham est à Gotham. », dis-tu en te laissant tomber en arrière, repensant à ses années de bonheur.

Tes derniers mots te faisaient sourire. Tu affichais un sourire nostalgique. Quand tu repensais à tout ça, tu te disais que finalement, ton tuteur avait réussi son job. La HSSUP avait réussi à faire son job. Une pensée qui te fit te serrer les poings. Tu ne pouvais pas admettre que cet établissement avait réussi à faire de toi ce qu’ils voulaient. Tu ne voulais l’admettre. Mais il fallait être objectif : tu étais une grande fille, une jeune femme sociable avec un job légal et surtout, qui maitrisait parfaitement bien ton pouvoir. Dans les grandes lignes, tu étais devenue un produit de la HSSUP. Cette pensée t’énerva. Tu ne détestais pas vraiment la HSSUP en elle-même, mais plutôt les gens qu’il y avait dedans. Tu détestais Fanny, celle qui t’avais rendue folle pendant des années. Elle t’avait aussi fait passer pour une folle à cause de ton pouvoir. Tu détestais aussi les profs, ceux qui n’avaient pas cherché à comprendre ton problème. C’était à cause de ça que tu aimais ton tuteur, c’était pour ça que, même si vous étiez dans des champs différents, jamais tu ne pourrais le battre. Ton admiration pour lui t’empêchait de le battre.

Perdue dans tes pensées, tu repris conscience lentement.

« Est-ce que ça vous dis qu’on se promène ensemble pour votre mission ? », demandes-tu sans vraiment demander, finalement. « Vous ne semblez pas très au courant de ce qui se passe dans ces tunnels et… je dois l’avouer, je serai incapable de survire seule avec mes flingues avec cette foulure à la cheville », ajoutes-tu en grimaçant  en essayant de te relever.

Oui, tu ne lui avais pas dit que ta cheville était cassée. Tu ne voulais qu’il sache que tu étais une dotée parce que tu ne comptais pas rester avec cette blessure. Mais tu savais très bien qu’une fracture ne pouvait pas se soigner en une heure. Pas quand tu étais ordinaire.

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MessageSujet: Re: [Mission] Menace dans la mélasse - Avec Naya. Mar 11 Avr - 19:18







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Il m’a fallu un certain temps avant de traiter cette blessure. Même si c’était une simple inconnue, et qu’elle m’avait tirée dessus, je me devais de la soigner, de la manière la plus propre possible. Même si pour moi cela constituait une routine, quelque chose d’assez commun, cela devait être minutieux. Protection, désinfection, isolation et tout le reste. Tout en effectuant mes premiers secours, j’essayais de retranscrire toutes mes données sur le lieu, dans une forme un peu plus synthétique et complète. Même si j’analysais tout depuis un moment, je me gardais ce dernier moment de pseudo accalmie pour une dernière fois, tout remettre en ordre.
Pendant que je traitais cette plaie, j’entendais la jeune fille me parler. Rien de bien passionnant, mais pour une fois, je vais tenter d’être aimable, qui sait, ça me permettra peut être de m’en tirer. Au bout de quelques secondes, elle commence déjà à me blaser. Elle commence à se plaindre d’être un poids mort, et bien elle n'avait pas à s’aventurer là dedans sans préparation, quelle idiote.


“La galanterie est une perte de temps. Les femmes ne sont pas plus faibles que les hommes, elles n’ont donc aucun traitement de faveur à recevoir, et ce n’est pas dans mes habitudes d’être “galant” avec les personnes qui me tirent dessus” lui dis-je d’un ton monotone, en réaction à ses palabres.

Elle continue en me parlant de ma femme. Qu’est-ce qu’on les gens avec ma vie amoureuse ? Je n’ai pas de femme dans ma vie et je n’en ai pas. Ce genre de question à tendance à me les briser menu.

Pour les préliminaires, on verra si on sort vivant d’ici” dis-je dans la foulée, très sèchement


Tout en serrant l’atèle, je l’entends fantasmer sur la teneure criminelle des égouts de Laurel. Je sais tout ça, je ne suis pas un imbécile, n’importe quel bleu est au courant de ça, mais bon, rien ne sert de m’énerver, ce serait puéril. Mais je notifie quelque chose d’assez déconcertant. Elle ne semble pas réagir lorsque je trifouille sa plaie. N’importe qui aurait un rictus ou quelque chose du genre, mais pas elle. Elle semble se perdre à nouveaux dans ses pensés. Elle semble avoir une pointe de mélancolie dans son regard vide. Cette fille est vraiment trop bizarre, elle ne m’inspire que moyennement confiance, mais ne semble pas méchante. J’espère ne pas me tromper.


“Promener, tu pense que c’est une promenade petite ? Au-cas ou tu ne l'aurais pas remarqué Calimity Jane, nous ne sommes plus dans les égouts. Plus à Argham-city la … “ lui rétorquais-je

Je vais devoir faire en sorte de ne pas ralentir, et je ne pourrais pas me battre au corps à corps si jamais on se fait attaquer, du coup, je vais me servir.
Sans lui demander son avis, je lui emprunte une arme à feu, que je glisse dans ma ceinture. Je ne fais même pas attention à sa réaction, si elle veut survivre, elle va devoir partager son matos. Je vide également ma veste de tout ce qu’elle regorge, et glisse tout dans mon sac, avant de lui balancer mon hoodie. Si je considère que c’est une simple civile, elle doit mourir de froid, et elle ne va pas beaucoup bouger. Moi, je vais crapahuter pendant un certain moment, et ce ne sera pas pire que l’opération “Cutter” au pied des montagnes du Pakistan. Voir ses camarades congeler lors d’une traversée de la montagne en tee-shirt, c’est pas la joie, mais ça forge.

Je lui fait simplement signe de mettre cette veste sur son dos, et je m’approche d’elle. Elle me fixe, et de nouveau, sans son consentement, je la hisse, sans trop de soucis et d’un seul bras, sur mes épaules. Elle n’est pas plus grande qu’une adolescente, et elle ne pèse quasiment rien, elle ne m’handicaperas donc pas vraiment ici. Et je pourrais avoir un oeil sur elle, et son état de santé.





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MessageSujet: Re: [Mission] Menace dans la mélasse - Avec Naya. Mer 17 Mai - 11:58

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Naya et Iwan ? Iwan ou Naya ? Quand tu parlais, personne ne pouvait savoir lequel de vous deux parlait réellement. Ce genre de plaisanterie était la marque de fabrique d’Iwan et pourtant, ce n’était pas le cas. A ce moment-là, ce n’était pas lui qui parlait, mais c’était bien toi. Une réaction qui le faisait sourire. Sa petite protégée commençait à prendre de bonne habitude vis-à-vis des gens. Tu commençais à taquiner les gens même si tu n’étais pas aussi puissante que lui, même qu’eux en général. Tu n’étais pas aussi puissante, féroce qu’eux et pourtant, ils commençaient à déteindre sur toi. Une situation qui risquait de te mettre une mauvaise posture, comme maintenant. Heureusement pour toi, tu semblais être tombée sur une personne plutôt conciliante. Malgré le fait que tu lui ais tiré dessus, il te soigna ta cheville. Tu étais tombé sur une âme bien charitable même si ses paroles te faisaient rire. Enfin, elles faisaient rire tout le monde dans l’assemblé, même le nouveau. Pourquoi ? Parce que pour lui, une femme n’était pas faible par son sexe. Elle était l’égale de l’homme et pour ça, elle devait avoir les mêmes traitements. Des mots qui te faisaient bien sourire. C’était bien la première fois que te disais ça.

••• Vous entendez ça les mecs ? Je suis aussi forte que vous ! Voire même plus parce que je suis une femme. •••, penses-tu en rigolant. L’inconnu pouvait t’entendre rire.

« Et en quoi une femme n’est-elle pas plus faible qu’un homme ? », demandes-tu. « Génétiquement, les femmes ne possèdent pas la même force que les hommes. », ajoutes-tu. « Mais vous marquez un point sur ça. Vous n’avez pas à l’être avec une personne qui vous a tiré dessus, même si celle-ci n’a aucune chance contre vous. Ce serait tellement digne d’un homme de tiré sur un être sans défense. », ajoutes-tu en souriant légèrement.

En ce qui concernait les préliminaires, tu ne répliquas pas. Il n’y avait rien à dire de toute façon. Il n’avait pas de femme, il était donc normal qu’il était nul dans ce domaine. Puis, sans comprendre pourquoi, ni comment, une pointe de nostalgie te gagna. Tu te revoyais vivre dans cet endroit. Tu te revoyais entrain de survivre dans cet endroit. Tu te revois entrain de marquer ton territoire à coup d’épée et de pistolet. Une bonne époque pour toi. Puis, tu lui proposas d’aller te promener avec lui, que de toute façon, tu ne pouvais pas rester seule dans ce lieu qui allait te dévorer. A cette réplique, il t’expliqua que vous n’étiez plus dans les égouts, ni à Arkham-city. Finalement, il semblait avoir un peu de culture malgré son balai dans le cul. En te disant ça et en te regardant comme une gamine, il te soigna la cheville. Après, sans vraiment voir, il prit l’une de tes armes et te mis sur ses épaules. Mais avant de te hisser, il te passa sa veste. Il était vrai que cet endroit commençait à être particulièrement froid. D’un début de fraicheur, tu ressentais maintenant du froid. Tu le remercias pour la veste. Elle était tellement grande qu’elle ressemblait à une robe de très mauvais goût sur toi. Un détail dont tu te fichais.

Maintenant que tu étais sur ses épaules, tu posas tes avant-bras et ta tête sur la sienne comme si c’était une table.

« Vous savez, même si c’est un endroit dangereux, on peut quand même si promener… Surtout quand on recherche des sensations fortes. », dis-tu en gardant cette posture. « Et les égouts sont les meilleurs endroits de la ville pour ça. », ajoutes-tu. « Mais je vous avoue que je connaissais pas ces tunnels. Dommage pour ma cheville, on aurait pu s’amuser un peu en voyant… », dis-tu avant de te faire couper la parole par Iwan.

Il te disait d’arrêter de parler. Il t’expliquait que tu devais arrêter de parler de cette manière, qu’à cause de toi, vous alliez vous faire prendre. Une réplique qui n’était pas fausse. Ce fut pour cette raison qu’il prit le corps de la demoiselle. En plus d’arrêter de faire et de dire des conneries qui allaient les griller, tu allais pouvoir vérifier un truc… à tes yeux, ce mec avait l’air louche. Comment un mec comme lui pouvait savoir faire ça ? Et surtout, il semblait trop… carré pour un simple garde forestier urbain. Quand tu le voyais, il te faisait plus penser au père de Jilano plutôt qu’à un mec qu’on pouvait voir dans les téléfilms de merde l’après-midi, entre 13h et 15h.

••• Ce mec est trop louche pour qu’on lui fasse confiance… et tant qu’on ne connaitra rien de lui, je ne veux pas que tu restes avec lui. Surtout qu’on est dans un lieu inconnu et que ta cheville n’est pas en état. On ne peut pas se permettre ce genre de fantaisie. •••, dit-il en gardant la même position que la tienne avant.

••• C’est tellement mignon ! Iwan qui s’occupe, s’inquiète et prend soin d’une femme. Surtout d’une femme comme Naya. •••, dit-il en rigolant. ••• Mais il a raison. Ce mec a une formation militaire et ce n’est jamais très bon, surtout pour nous. •••


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MessageSujet: Re: [Mission] Menace dans la mélasse - Avec Naya. Lun 26 Juin - 23:40







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Ft. Naya




“Je marchais avec un rythme soutenu. Mes rangers rentraient en contact avec une fine pellicule d’eau, éclaboussant autour de moi. Mais cette flotte semblait plus liée à l’humidité ambiante, qu'à un quelconque réseau d'égout. Nous avancions presque à taton, dans ce qui semblait être un dédale de galeries plus sombres et humides que les autres. Tout en tentant d’analyser notre environnement, je prêtait une oreille attentive aux paroles de la jeune fille. Le fond de la conversation n’était pas intéressant, voir puéril. De simples considérations de genres qui ne devraient plus exister à notre époque. Mais ce qui m’interessait était surtout la forme de cette dernière.


La force d’une personne ne tient qu'à sa volonté. Si tu arrives à te forger une volonté d’acier, ton corps suivra, et puis il faut savoir que l'efficacité en combat ne relève pas seulement de la force, mais également de l’agilité ou ce genre de choses. Donc si tu veux être plus forte qu’un homme, entraîne toi, et attends toi à te prendre des taquets, car ça va t’arriver.

J’entendais son rire. Elle pouffais, une nouvelle fois, sans raison. Cela commençait à m’inquiéter. La dernière personne un peu dérangée que j’ai rencontrée dans un souterrain, c’était un petit malade, et cela s’était mal terminé. Je devait donc être sur mes gardes.

- Tu sais, je n’oublie pas que tu m’as tirée dessus, sans raison. Que tu te balades armée alors que c’est illégal. Tant de considérations juridiques qui pourraient t’emmener droit en prison, mais je vais t’avouer une chose. Dans le cas présent, ce genres de choses n’ont pas court. J’ai l’impression que ta cervelle à du mal à capter que nous ne sommes plus dans les égouts. Donc que tu sois simplement une gamine paumée revenant d’une rave partie, ou la réincarnation de Dark Hour, je m’en cogne pas mal. Ce qui compte dans l’instant présent, c’est de sortir d’ici.

J’eu un petit rire moqueur, elle avait vraiment l’air perdue. Mais tant mieux, c’est normal qu’après une telle chute elle ne soit pas vraiment en pleine possession de ses moyens. Arrivant à un carrefour, je me suis arrêté, il fallait que je lui parle d’une chose qui me tracassait.


-Amusant. Tu ne termines jamais tes phrases. Comme si tu oubliais, ou bien que quelqu’un te coupait la parole. Tu sais gamine, j’observe, et je remarque des choses. Je sais que ta cheville est indolore. Tout à l’heure, en tombant, tu n’as pas réagi, et la, j’ai l’impression qu’une simple compresse fait l’effet de morphine, alors que je sens tes pieds taper contre moi.
De plus, tu rigole depuis tout à l’heure. Et cette situation n’a rien de drôle. Alors je vais te poser une question. Soucis psychiatrique ? Ou don ? Car dans le premier cas, je te retirerais ton arme, et je ne vois pas pourquoi tu as eu la possibilité d’en obtenir. Et dans le second, tu as intérêt à être très très honnête.





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[Mission] Menace dans la mélasse - Avec Naya.

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