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Strider- Le légendaire déchu

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❝ LOCALISATION : Dans le ciel! Zooouu!
❝ POINTS : 25

MessageSujet: Strider- Le légendaire déchu Jeu 9 Fév - 20:57




Civil



I am a Legend

MURNAU Wilhelm
____________________________________________________________________
I am the gathering tempest


❝ Âge : 38 ans
❝ Sexe : Mascuin
❝ Origine : Allemand
❝ Race : Humain
❝ Orientation : Hétérosexuel
❝ Métier : Ancien héros national
❝ Statut social : Célébrité mondiale
❝ Situation amoureuse : Célibataire
❝ Date de naissance : 22 Octobre 1979


Caractère
____________________________________________________________________
I am the howling wind


Tiré de mon ancienne fiche:
''Si je vous dis « Superhéros », à quoi pensez-vous? À Superman, je serais prêt à y parier ma chemise. Je ne suis pas Superman. Je ne suis pas un justicier irréprochable et mystérieux qui vit sous son gigantesque manoir. Ce qui me différencie d'eux c'est que j'évolue au sein d'un monde réel. Ainsi donc, je ne me contente pas de sauver les gens et tout ce tralala. Je profite véritablement de mon statut social. Je suis célèbre, admiré et je le mérite bien. Je suis convaincu que les justiciers ne devraient pas se dissimuler sous un masque. Les citoyens ont le droit de savoir qui les a secourus ou qui a détruit leur maison en tentant de le faire. Je n'ai pas de familles, je n'ai pas de femme, je n'ai pas besoin de protéger ma vie privée. Si seulement j'en avais une. Et puis, lorsque l'on devient un justicier masqué, c'est au sacrifice de toute autre ambition. Bref, ce que je veux vous faire comprendre c'est que je ne suis pas un super héros de bande dessinée. Ou du moins, pas des plus populaires. Il peut m'arriver d'employer des techniques un peu moins loyales. Avec les criminels d'aujourd'hui, il suffit de leur tourner le dos pour qu'ils vous tirent dessus avec une mitrailleuse. Je ne peux tout simplement pas suivre à la lettre le code d'éthique que, par exemple, les professeurs enseignent aux élèves de la Heroe's SUP.

J'ai pourtant un code bien à moi. Je combats les criminels pour les traîner en justice et sauver les honnêtes citoyens de ce monde, cela va de soit. Mais parfois j'avoue laisser des chances. Je sais très bien que l'être humain fait des erreurs, c'est une variable intégrée en ses gênes. Je fais beaucoup d'erreurs aussi. Eh oui, cela peut paraître surprenant au vu de mon curriculum vitae exceptionnel, mais il m'arrive de me tromper et, plus rarement, de me mettre les pieds dans les plats. De ce fait, je ne suis pas aussi à cheval sur les règlements que certains de mes collègues légendaires. Je suis sûrement plus humain. À vous de voir. Il n'empêche que je peux me montrer très agressif envers les récidivistes. Je ne me gênerai pas pour abuser de la force sur une pourriture bipède et pensante. Cette manière d'agir m'a déjà attiré quelques ennuis, mais bien moindres que la suivante: je m'amuse. Je ne peux museler cette passion que j'ai pour le plaisir et les enfantillages. Il semblerait que je n'apprenne pas de mes erreurs passées. Cela pourrait paraître étrange dans l'optique où je suis un justicier masqué avec quelques responsabilités importantes, mais je n'y peux rien. Je prends parfois quelques détours obscurs pour arriver à mes fins justes par plaisir de visiter des endroits plus chaotiques. Frôler l'illégalité m'a presque déjà coûté mon statut au sein de l'équipe des Légendes. Il m'est arrivé quelques fois d'attiser la colère de mes adversaires en leur lançant quelques gentilles remarques sur leur apparence ou en proférant quelques blagues salaces. Cela ne m'a jamais empêché de triompher, mais cela a maintes fois transformé une simple négociation en kidnapping ou en fusillade. Que serait la vie sans un peu de piquant?

J'ai parlé plus haut de mon statut, de mon rang, au sein du groupe de super héros Légendaires. Je vais à l'instant éclairer votre lanterne à ce sujet. Je suis le chef. C'est un fait qui attise les débats entre nous, mais je ne vois pas de plus logique nom pour désigner ce que je suis. Ils disent porte-parole, mascotte, n'importe quoi en fait. Je suis celui qui parle aux médias et qui nous a fait connaître comme des justiciers non seulement vaillants, mais humains. Je suis de loin le plus célèbre de tous mes collègues et donc, le plus prestigieux. Ce qui me confère logiquement le statut de chef. Et puis, si ce n'était que de cela! Je suis aussi un très bon tacticien. Vous vous souvenez de l'attaque extraterrestre d'il y a dix ans? Je suis celui qui a élaboré la défense du pays et nous sommes toujours là pour témoigner de sa réussite! De toute manière, j'aurais beaucoup de difficulté à suivre d'autres ordres que les miens. Je déteste me faire traiter comme autre chose que ce que je suis : le chef.

En parlant de trucs insupportables, je tiens à insérer ici un paragraphe à propos de ma facile irritation. S'il y a bien un défaut que je me dois de voir en face, c'est bien mon sang chaud et ma colère. Nombreux furent les conseils qu'on me donna au cours des dernières trente-deux années pour guérir ce point faible qui semble croître avec l'âge. On me dit de respirer par le nez de la plus courte inspiration jusqu'à la plus longue expiration, on me dit de rire au lieu de crier et l'on me dit de frapper dans des oreillers. Mais rien n'a jamais fonctionné. Je ne suis pas ce genre de personne qui garde toutes représailles au fond d'elle-même et qui explose plus tard tel un volcan. L'impulsion du moment me sied plus et il ne faut pas m'agacer bien longtemps pour que je cède à la violence. Oui, j'ai conscience de ce défaut. Contrairement aux criminels qui pourraient voir cette rage d'un bon œil, je crois qu'elle pourrait me jouer de mauvais tours. Passé la violence physique, je peux aussi lever le ton rapidement. J'aime beaucoup les confrontations, mais je ne fais pas dans la douceur. Heureusement, rien de grave n'a encore découlé de ce problème.

Comme dit plus tôt, j'aime m'amuser. J'aime la vie. Et j'aime tout court. Cela ne peut pas se voir au premier coup d'oeil mais j'ai un grand cœur. L'être humain me touche profondément et si je peux être brutal, je ne suis pas cruel. J'ai parfois des remords. J'ai souvent des remords en fait. Après toutes ces années à servir et à combattre, il peut m'arriver d'avoir des idées noires. Mais je les noie avec l'alcool. C'est toujours une meilleure solution que de me laisser déprimer.

Et voilà, vous me connaissez presque mieux que moi-même. ''

Ces dernières années, Strider a fait beaucoup de progrès au niveau personnel. Il a vécu beaucoup de pertes qui l’ont rendu beaucoup moins facile d’approche et qui l’incite souvent à ne pas considérer les autres pour acquis. Bon, ça ne sonne pas trop positif au premier coup d’œil mais attendez! Orgueilleux et têtu, il l’est toujours. Par contre, son caractère s’est adoucit, nuancé. Il est moins prompt à la colère et à la puérilité qu’il l’était. Son deux ans d’exil l’a rendu moins bavard aussi. Sans que cela tombe dans les extrêmes. Oui, c’est ça :il est moins extrême! Déterminé à aider le nouveau héros de Lauriel à prendre la relève, il a intérêt à devenir plus sage. Mais s’il réussit à le devenir, ce sera le futur qui nous l’apprendra.  


❝ Particularités : Cheveux bleus naturels, ce qui est assez...particulier!
❝ Tics et manies : Parler trop fort, surtout lorsqu'il discute avec un autre mâle. Il est alcoolique mais ne boit plus depuis deux ans. Il se passe aussi souvent la main sur le visage lorsqu'il réfléchi.

❝ Passions : Depuis le départ de Brooke, il s'est prit de passion pour l'astronomie. Il aime regarder les étoiles au téléscope ou faire des balades dans le ciel pendant la nuit. Il a aussi une passion pour se battre, pour protéger les êtres vivants de la planète terre.
❝ Phobies : Il a la phobie d'être contraint, d'être incapable de bouger. Bref, il n'est pas un adepte du ''bondage''.

❝ But : Il n'en est pas certain.
❝ Rêve : La paix dans le monde, que les gens soient capables de régler leurs problèmes sans blesser les autres, sans avoir à recourir à la violence.


Identité secrète ❝ Strider
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I am the voice of thunder


❝ Rang : Ancienne légende

❝ Origine : Mystique
❝ Don : L’Atmokinésie! Wilhelm a la capacité de contrôler les éléments météorologiques. Il peut donc invoquer les vents, le tonerre et la pluie. Il utilise d'ailleurs la poussée du vent contre sa cape pour pouvoir s'envoler, lui permettant de flotter et qui permit l'image du héros la plus reconnue du monde (Wilhelm qui s'envole au-dessus de Carnage, la cape au vent).

Pensez à Tornade dans les X-Men et vous avez le portrait des capacités de l'ancien héros. Il ne peut pas altérer la météo pendant plus d'une heure et plus il invoque d'éléments, plus il est difficile pour lui de les maintenir sous son contrôle. Évidemment, il y a moyen de le priver de tous moyens d'invoquer le ciel en l'enfermant sous terre et en le privant d'air. Bref, les bunkers et les mines ne sont pas ses destinations vacances préféres.

Il peut invoquer et contrôler: le vent, la pluie et la foudre. Il n'est pourtant pas immuniser à ces éléments et ils ont un effet complet sur eux. Si la foudre tombe près de lui, il va assuréement être blessé grièvemenent, comme n'importe quel autre humain.
❝ Maîtrise : 10/10 Son pouvoir, il le maîtrise parfaitement. Il n'a pas besoin de se concentrer, c'est aussi naturel pour lui de déclancher une tempête que d'enfiler ses fameux pantalons de pyjama rose.
❝ Points forts : Entre nous; c'est vraiment un pouvoir de grosbil. Heureusement, il y a les faiblesses qui viennent avec!
❝ Faiblesses : Si on l'enferme dans un endroit hermétique, il ne peut plus utiliser son pouvoir. Il est complètement dépendant de son environnement. Comme mentionné plus haut, il est aussi affecté par les intempéries que n'importe quel autre humain. Ainsi donc, il est beaucoup moins puissant au corps à corps qu'à distance.

■■■ Ton matériel de héros ■■■

❝ Costume : Avant, il avait une combinaison bleue et rouge avec son masque et sa cape écarlates. Maintenant, il a laissé de côté la flamboyance et n'a conservé que son masque (pour le symbole) et sa cape (cette dernière lui permettant de s'envoler) qu'il enfile par-dessus ses vêtements civils.
❝ Arme : Son pouvoir est assez destructif, il n'a pas besoin d'arme supplémentaire.
❝ gadget : Une montre intelligente qui remplace un téléphone, un ordinateur et un géo-localisateur.
❝ Véhicule : Il possède une moto grise.


Histoire
____________________________________________________________________
The simple act of caring is bravery



HISTOIRE ::
Une ombre englobait l’hémisphère nord de la terre. Il s'agissait non pas d'une éclipse, mais du vaisseau mère des Klongs et de sa flotte d'environ deux-cents unités. Les Klongs sont une race plutôt hostile d'extraterrestres originaires d'une autre galaxie, ils avaient apparemment l'intention d'emménager la planète en ferme de bétails. C'était en 1999, l'armée américaine n'était pas préparée à l'instar de toutes les autres forces de frappe terriennes. Le sort de l'humanité tout entière ne reposait plus que sur cinq paires d'épaules alors bien jeunes et parmi celles-ci, les miennes.

Je venais d'immigrer aux États-Unis. Dix ans après la chute du mur de Berlin, le pays continuait d'être en déficit et c'était une torture pour mes parents de vivre en Allemagne même après toutes ces années. Je ne viens pas d'une famille juive, mais je suis le descendant de ceux qui ont fait confiance et qui ont été trahis. S'ils étaient restés pour aider à reconstruire, ils n'avaient jamais plus éprouvé qu'un profond dégoût pour les paysages de Hambourg. Lorsque j’atteins une dizaine d'années, mon don commença à montrer des signes de son existence. Le ciel s'assombrissait ou s'éclairait selon mon humeur, la foudre frappa mon école lors d'une journée ensoleillée et à chaque fois, une mèche de mes cheveux se teintait d'un bleu électrique. Si dans les films les adultes sont souvent représentés comme les plus demeurés des abrutis, ce n'est pas le cas dans la réalité. Mes parents accusèrent les camps de concentration et la pollution de leurs douches meurtrières. C'est une réaction typique d'êtres traumatisés, ils s'entêtaient à tenir responsable la tragédie pour tous leurs malheurs possibles. L'image de la télévision est zébrée? C'est de la faute à la guerre! La ligne du téléphone est coupée? C'est encore Hitler qui fait des siennes! Mais d'autres adultes plus raisonnables demandèrent à un docteur de m'examiner. Comme il y avait clairement un problème d'ordre surnaturel, mon cas fut référé au gouvernement allemand.

Au fait, mille pardons si cette histoire vous semble se dérouler à toute vitesse, mais je ne trouve pas que les détails précédant soient réellement intéressants. Mes parents ont toujours été un peu mabouls et rien de ce que je pourrai ajouter ne vous donnera une autre conclusion que cette dernière. Par contre, le passage qui suit me semble beaucoup plus passionnant.

Je fus mis complètement nu, fouiller et scanner par des hommes en sarraus blancs. J'avais onze ans à l'époque et je pleurais. Tout me semblait trop grand et trop mécanique. Je me serais cru évolué dans les décors impressionnants du film Metropolis de Fritz Lang. Je m'y connaissais (et je m'y connais toujours) plus que les autres gamins de mon âge en cinéma allemand. Vous vous en seriez douté grâce à mon nom, mais mes parents n'étaient pas qu'obsédés par la Seconde Guerre mondiale, mais aussi par le cinéma expressionniste. Bref, ce fut une expérience tout ce qu'il y a de marquant et de terrifiant. Dès que j'évoque cette période de ma vie, il y a une image qui me vient tout de suite en tête. Je me vois étendu sur mon petit lit blanc qui respirait l'eau de javel, les yeux fixant le plafond sous mon crâne fraîchement rasé alors qu'on m'annonçait par haut-parleur que je n'allais pas retourner à la maison. Cette information balancée comme si elle était banale et dénuée d'intérêt comme si omettre de me le dire n'aurait rien changé m'avait profondément choqué.  Ma pension en ce terrible lieu ne dura pas plus de deux semaines. Au bout de celles-ci, un homme à l'allure impressionnante me rendit visite. À cette date j'avais déjà prouvé aux scientifiques et à mon esprit que je pouvais influencer les éléments à de nombreuses reprises. Ils avaient été obligés de me donner une piqûre soporifique pour m'empêcher de balayer les installations du centre à renfort d'ouragans. Mais cet homme qui me visita ne portait pas de sarrau. Pas plus qu'il ne me voulait du mal. Il avait une enveloppe et je la lu à haute voix. À l'époque, je n'étais pas très doué en lettres. Je ne le fus pas avant un long moment qui plus est. La présente était pour m'informer que je pouvais quitter le centre et que le chancelier fédéral insistait pour me rencontrer. Papa, maman et moi-même fûmes conviés au château du chancelier. Je n'eus jamais de mot d'excuse de la part de ces scientifiques qui m'avaient humilié deux semaines durant et qui m'avaient mis dans la tête que ma liberté se terminait à onze ans. Mais si mon cœur leur en voulait au point de modérer le plaisir de ma nouvelle condition, mon esprit ne pouvait s'empêcher de se concentrer sur ma future rencontre avec le chancelier. J'allais enfin avoir des réponses aux questions qui avaient eu le loisir de fleurirent dans mon esprit au cours des deux dernières semaines.

Un mince duvet bleuté parcourait déjà le dessus de mon crâne lorsque la soirée eut lieu. Ma mère portait la robe élégante qu'elle avait achetée à l'époque pour le mariage de sa sœur. Mon père, je m'en souviens, était parfumé avec une eau de Cologne très épicée. Pour ma part, je ne me rappelle plus des vêtements que l'on m'avait imposé. À onze ans je ne me souciait que très peu de mon apparence. Ce soucis de plaire aux autres me viendraient plus tard avec l'âge adulte. À peine nous eûmes quittés la voiture que l'on nous présenta tout une bande d'aristocrates allemands et russes. J'ai beau me concentrer je n'ai aucun souvenir de leurs visages. Ils ne sont pas très importants pour moi de toute manière. Si j'ai qualifié la demeure du chancelier de château tout à l'heure, ce n'était rien face à cette forteresse de noblesse. Je compris que mon admiration égalait le malaise de mes parents qui considéraient cet endroit comme trop luxueux étant donné la crise économique qui ravageait le pays. À l'intérieur, nos sentiments propres s'en trouvèrent amplifiés. La nourriture fut excellente et les conversations furent animées de rires. Après le dessert, tous les aristocrates sortirent de la pièce et nous restâmes seuls avec le chancelier et son secrétaire.

Je vous épargne les détails mais je sortis de cet endroit transformé. Je n'étais plus qu'un petit écolier allemand de famille moyenne. J'étais maintenant la fierté de ma nation, le prochain défenseur de l’Europe toute entière. Le chancelier avait fait promettre mes parents de contacter un certain homme qui possédait lui-aussi des capacités extraordinaires. On nous assura une paie hebdomadaire très généreuse en échange des services que je rendrais aux terres de l'Allemagne. Mes parents n'étaient pas très enthousiastes mais ils n'avaient pas vraiment le choix. Et puis, le contrat se renouvelait à chaque cinq ans, cela donnait quelques temps pour trouver un échappatoire. Tout ça pour dire que je commençai mon apprentissage auprès de mon mentor. Nous n'avions pas beaucoup en commun si ce n'est d'avoir un don surnaturel. Il pouvait communiquer avec les animaux et les diriger. S'il m'apprit une seule chose c'est que je ne dois jamais suivre les règles de conduite d'un type dans son genre. Par ''son genre'', je sous-entend qu'il avait peine à respirer sans que le gouvernement lui en donne l'ordre. Servir l'état ne me convenait pas. Je ne fis rien de bien excitant au cours de ces années-là. Je posais surtout pour des campagnes de publicité. Je sensibilisais les jeunes à aller à l'école. Cette dernière intervention me semble encore aujourd'hui d'une ironie grinçante puisque j'ai toujours détesté être enfermé dans une salle de classe. Je n'avais de justicier que le titre. C'est à ce moment là aussi que je réalisa le pouvoir que m'octroyait la célébrité. Des filles de sept à dix-neuf ans me suivaient partout et pleuraient lorsque je leur souriais. Mais si je rendais insouciante la jeune génération, je n'arrivais pas à rejoindre le cœur de la classe ouvrière. Maintenant que j'y reviens en pensée, je comprend parfaitement la cause de ce désintérêt. Comme je l'ai dit, je n'étais qu'un héros en apparence mais je ne commettais rien de réellement important. Dans le but de vous faciliter la vu d'ensemble de l'époque, je vous dirai ceci : mon plus grand exploit entre 1992 et 1998 fut d'éteindre un feu de forêt en montagne. C'est assez loin de l'affrontement contre les extraterrestres dont je vous sens languir d'impatience de connaître.  

Les cinq années de mon contrat envers l'Allemagne s'achevaient et j'aspirais à me faire reconnaître en tant que justicier à part entière. Je mentirais si je niais que l'attention de mes fans me flattait beaucoup et que j'y avais pris goût. Mais je voulais être plus qu'une marque commerciale. Mes parents, comme je l'ai dit au début de mon récit, souhaitaient ardemment quitté leur terre natale. Nous pensions à une terre d'accueil potentielle lorsque mon agent de publicité m'annonça la plus incongrue des nouvelles : l'Amérique me voulait. Et oui, la terre des justiciers les plus adulés voyait en moi du potentiel! Quelques mois plus tard, nous étions à bord d'un avion en destination du pays de la bannière étoilée. Je n'allais pas revoir l'Europe avant mes vingt-sept ans soit, dix ans plus tard.

Et nous y voilà, la fameuse bataille inter-planètes. Nous n'étions pas plus préparés que l'armée américaine l'était. Je n'avais jamais rencontré les quatre autres héros du pays. Je parlais même difficilement l'anglais. Les Klongs commencèrent par nous présenter leur ambassadeur qui fut accompagné d'autres extraterrestres armés. Le président américain en fit tout en spectacle. J'étais moi aussi plutôt innocent à l'époque et je croyais que tout allait s’arranger avec une diplomatie. Les caméras filmaient encore lorsque l'ambassadeur ténébreux exécuta le ministre des Affaires étrangères. Il tenait en otage trop de personnes, nous ne pouvions rien faire. J'étais assis dans le studio comme tous les autres héros et je me souviens m'être senti profondément impuissant. En étant ainsi obligé de regarder passivement l'action, je pus observer notre nouvel ennemi. Il était plus grand que tous les hommes que j'avais rencontrés, mais rien d'autre ne laissait deviner ses origines cosmiques. Il tenait un sceptre à la forme irrégulière et ornée de ce qui semblait être une émeraude. Je sais maintenant que les Klongs possèdent une mine presque infinie de ces pierres précieuses et qu'elles sont bien plus dangereuses que les nôtres. Je n'ai jamais su le nom qu'ils leur donne mais entre Légendaires, nous la surnommons la Pierre Poison. Je sais, ce n'est pas original, mais parfois il vaut mieux s'en tenir à la simplicité. Bref, cet ambassadeur ne me semblait pas si terrible. Il prit la parole en s'adressant à la caméra, en un meilleur anglais que le mien. Je compris sans en saisir tous les mots que son escadron n'était pas en visite de courtoisie et que ses intentions étaient des plus sombres. Et là je lui ai foncé dessus.

J'étais jeune, j'étais inexpérimenté. J'allais rattraper mon erreur quelques heures à peine plus tard et y gagner par la même occasion notre renommée mondiale. Mais je ne me montrai pas très intelligent à ce moment-là.

Ce que je peux vous dire de cette intervention c'est que... aïe. Oui, je me fis mettre une belle raclée en deux secondes et quelques centièmes. L'ambassadeur me prit par la gorge (J'ai un peu honte) et me fit regarder la lentille qui filmait tout, imperturbable. Je me rappelle exactement de ses paroles. Je m'en souviens bien, car elles eurent un effet tout à fait surprenant sur moi. Elles me firent évoluer, mûrir même. Cet extraterrestre aura bien fait quelque chose de bien dans sa vie. Il détacha chaque syllabe, un sourire mal camouflé aux lèvres:

« Vous les appelez héros, mais ce ne sont que des larves. Des insectes comme vous tous, du bétail tout juste bon à se faire éventrer. »

Il approcha son sceptre de mon ventre et... Je déteste ce passage, mais je ne peux rien nier puisque ça a été filmé. Je ne serais pas surpris de revoir la scène sur YouTube. Bref, je fus pris d'un atroce mal. Il me parcourut tout le corps, mais tordait particulièrement mes intestins. Je sentis quelque chose de chaud et de brûlant s'écouler de chaque orifice de mon corps. J'étais aveuglé à ce moment-là, mais j'ai vu la reprise et le liquide était d'un vert toxique. C'était tous mes liquides corporels qui s'échappaient de moi. La couleur venait de la pierre qui opérait sa terrible sorcellerie. S'il vous arrive de tomber sur une copie de la vidéo sur internet ou ailleurs, je peux vous avertir que ce n'est pas un spectacle très agréable à l'oeil. Moi-même, j'eus peine à me reconnaître en ce jeune homme blanc comme un fantôme et les yeux presque extraits de leurs orbites. J'aurais certainement été mort à l'heure actuelle si l'un de mes nouveaux collègues héroïques n'était pas intervenu. Je fus pourtant assez affaibli pour sombrer dans l'inconscience pendant tout le restant de l'affrontement. À mon réveil, j'étais au quartier général de la CIA et des tuyaux opaques me gavaient de ce que j'avais perdu.

Je n'étais pas complètement rétabli mais je voulais me battre. Alors nous eûmes une réunion avec quelques agents gouvernementaux. Le président était en sécurité ainsi que tous les hauts placés qu'on avait pu secourir à la station de télévision. Nous ne savions pas l'heure et encore moins la minute à laquelle les Klongs avaient l'intention de passer à l'offensive. Je me sentais enfin comme un véritable justicier, je me sentais enfin utile. Il y avait une tension presque tangible dans l'air, j'avais peine à me déplacer mais j'adorais la sensation. C'était comme un film d'action ou policier dont j'étais l'acteur principal. Je n'étais pas le seul, nous avions tous moins de vingt-et-un ans. J'eus une idée de stratégie et je l'imposa à mes collègues. Ils n'auraient sûrement pas acceptés de m'écouter s'ils n'avaient pas tous été sous le choc de l'attentat de l'extraterrestre. C'est aussi à ce moment-là que je m'imposai pour la première fois en tant que chef. Ça aurait pu très mal se terminer mais comme un peu plus tôt dans la journée, j'avais de la chance.

Le satellite dont était sorti l'ambassadeur reposait au milieu de Times Square à New-York. Je m'en approchais, seul. Je n'avais pas d'armes. De toute façon, je ne savais pas et je ne sais toujours pas m'en servir. Bref. Je me suis présenté à ce qui semblait être l'entrée et j'ai frappé à la porte. Oui je sais, mais attendez la suite avant de juger. On me lia les poignets par ce qui semblait être une corde en laser. Je me serais cru dans Star Wars. L'homme qui m'avait maltraité plus tôt vint à ma rencontre et nous nous mesurèrent du regard. Je lui dis que je voulais négocier avec son chef. En premier il ne voulait pas mais je le pris de ruse en sous-entendant que nous pouvions nous soumettre à eux sans résistance à condition de pouvoir discuter. Il apparu que même les Klongs préféraient négocier que de se battre. Oh, je suis convaincu qu'ils ne craignaient pas nos armes mais peut-être que mon intervention pouvait leur faire gagner un temps précieux. Je vis donc pour la première fois l'espace.  

Je vous averti, la suite va peut-être un peu vous décevoir. Déjà, je vous ai induit en erreur : je ne suis jamais quitté la planète Terre. Et puis, mes actions inspirèrent sûrement en partie la vague de films de super-héros hollywoodiens. Lorsque le satellite fut au milieu des nuages, j'invoquai une puissante tempête qui dérangea la navigation de l'engin. Ce dernier fut oppressé par le vent et incapable de s'en dégager. Le Klong ambassadeur réalisa assez rapidement ma machinerie puisqu'il approcha encore une fois son horrible sceptre près de moi. Heureusement, j'eus la rapidité d'esprit de frapper le satellite d'un éclair de foudre. Si je me rappelle d'un élément particulier de l'intérieur du vaisseau à ce moment-là c'est que des lumières clignotaient à un point tel que j'en étais aveuglé. Nous fûmes tous projetés au sol et l'engin dégringola follement vers le sol.  Je serais mort si je n'avais pas eu la présence d'esprit de me jeter par la fissure qu'avait causée la foudre. Il faut dire que toute ma stratégie ne tenait qu'à un fil. Je me demande encore ce qui se serait passé si les klongs m'avaient assommé pour le voyage. Mais je suis sûr qu'ils doivent s'en mordre les doigts.  

Après avoir été carrément aspiré par la fissure, je perdis momentanément mon orientation et mon esprit. Je n'entendais plus rien, non, j'entendais un cillement aigu. Le genre de son qui vous font souhaiter d'être sourd. Je ne vis pas le satellite s'écraser. De toute manière, mon rôle dans l'histoire tirait à sa fin. Pour le moment du moins. Le ciel demeura orageux mais je n'avais pas les moyens de produire un bouclier de foudre comme j'aurais dû faire selon le plan. Je flottais simplement sur place, les mains toujours liées par cette chaîne étrange. Je ne repris le sens de la réalité qu'en ayant vent de l'écho des combats terrestres. Je redescendis en me laissant porter par le vent. À l'époque je ne portais pas encore de cape et je ne faisais que du sur-place dans les airs. J'étais comme un bateau sans aviron ni voile. Je finis par rejoindre la terre ferme et il y avait tant de fumée et d'éclats que j'avais peine à me retrouver. Sans autre repaire, je me dirigeai vers le satellite ou plutôt... ses ruines. Je savais que d'autres justiciers avaient attaqués les deux satellites supplémentaires que les contacts de la CIA avaient dénichés en ville. En quelques heures à peine, il est difficile de connaître son ennemi et ce, même avec les moyens d'avant-garde de la CIA. Il était pourtant clair que nous les avions pris par surprise. Je croyais que mon plan était une réussite (je voulais les intimider au point qu'ils décident d'aller voir ailleurs) jusqu'à ce que j'atteigne l'engin que j'avais détruit. L'ambassadeur était là, il saignait d'un sang pourpre très sombre. Il m'attendait visiblement. Dans sa main droite, il tenait son affreux sceptre et de l'autre main, un étrange appareil qui devait logiquement faire partie un système de communication. Il pointa son arme sur moi et j'eus tout juste le temps de faire une roulade pour éviter un éclair verdâtre.

Nous voulions éviter la guerre mais la bataille était inévitable. Le but était de nous montrer aptes à nous défendre pour pouvoir négocier la paix. Un peuple sans défense n'a rien à négocier. Oh, je ne l'aurais jamais dit comme cela à l'époque. D'une, je ne savais pas très bien m'exprimer en anglais et de deux, je n'aurais jamais résonné aussi bien à l'époque. J'étais jeune et je suivais le raisonnement de la CIA. Mon plan n'avait été qu'une suite de leur idée. Mais il était primordial que le reste des troupes klong ne puissent rejoindre ceux à qui nous avions déjà à faire. Le gadget que tenait l'extraterrestre m'avait tout de suite mit en état ''panique''. Ce fut mon premier vrai combat. Et ça, ce n'est pas du baratin. Je me suis relevé et j'ai commencé par chercher de l'aide du regard. Tous étaient occupés. Il y avait un tel chaos que je n'ose toujours pas imaginer ce que cela aurait été avec les vrais soldats de l'empire galactique. Je tiens à souligner que quelques temps plus tard nous découvririons que les klongs que nous affrontèrent, aussi terribles soient-ils, n'étaient que des éclaireurs. J'étais donc seul face à l'ambassadeur. Il ne souriait plus, moi non plus. Je crois que nous étions tous les deux inexpérimentés et angoissés par la situation. Et puis nous nous sommes tapés dessus. De la même façon qu'on le présente dans ces films d'action à gros budget. J'ai commencé par le repousser avec une violente bourrasque de vent. Son sceptre roula plus loin. À ce moment j'eus l'avantage. Le combat semblait vouloir se terminer en cinq minutes. Mais dès que mon attention fut détournée vers d'autres combats, il reprit son bâton dieu seul sait comment. Je fus pris par surprise et me retrouva à ses pieds tel l'esclave qu'il voyait en moi. La pierre verte se retrouva sur mon front et je vomis comme un chien. Les regards s'étaient tournés vers nous, dit-on. Bien sûr, j'ai gagné. C'est toujours comme ça dans les gros combats épiques. Sauf que je suis moins loyal que ces clichés à la Marvel.

En quoi suis-je déloyal? Je suis conscient que cela ne fait pas très sérieux mais j'eus l'impulsion de profiter de fût notre proximité pour déboucler sa ceinture. Son pantalon tomba et il semblait plus confortable sans sous-vêtements. Oui. Oui, je sais. Il fut si déboussolé qu'il relâcha son attention et le sceptre cessa d'opérer sa torture. Je me relevai en lui donnant le plus dur coup de tête que j'étais apte à lui offrir en plein sous le menton. J'entendis très bien mon crâne se fendre et sa mâchoire se disloquée. Nous étions tous les deux K.O. Mais moi, j'avais toujours d'intacte ma dignité. À mon réveil, je fus traiter comme le nouveau visage des États-Unis d'Amérique et de l'armée américaine. J'appris en même temps que les civils que les klongs avaient réagi exactement comme il était souhaitable qu'ils le fassent. Un représentant de la race extraterrestre, curieusement différent de celui que j'avais affronté, avait même serré la main du président et signé un traité de paix. La bataille fit plusieurs blessés civils et les dommages matériels étaient inimaginables. Mais aucun mort ne fut déclaré.

Vous avez sûrement eu vent de cette histoire à l'école. On la décrit comme le ''miracle des cinq''. Je trouve que c'est une définition erronée. À mon souvenir, je suis le principal responsable de ce dit miracle. Les autres légendaires ont chacun leur version de cette histoire mais je reste convaincu de la mienne. Après réflexions, je consens à avouer que ce qui se passa après la destruction du satellite reste toujours embrouillé dans mon esprit. Un peu comme si je n'avais pas été tout à fait conscient durant ce moment-là.

Ainsi, je devins le chouchou de l'Amérique et même une célébrité partout sur la planète. L'affaire des klongs n'est qu'une des nombreuses batailles que nous, les cinq légendaires, résolûmes ensemble. Nous devînmes très proches. Un peu comme une confrérie, une équipe. Contrairement à la plupart de mes amis, je n'ai jamais gardé d'identité secrète. J'ai toujours vécu de ma célébrité. Signer des autographes et représenter des marques de commerce ne m'a jamais posé problème. Aujourd'hui encore je suis justicier vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Nous avons déménagé le quartier général dans la ville de cette nouvelle école de super-héros. Parfois j'y donne même une conférence ou deux.  Qui sait ce que la vie me réserve encore comme aventures? Et puis, je n'ai pas tout dévoilé de mon passé. Il y a parfois des gens trop curieux et il vaut mieux qu'ils me découvrent par eux-mêmes.







Dernière édition par Wilhelm Murnau le Mar 28 Fév - 2:20, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Strider- Le légendaire déchu Lun 13 Fév - 21:24

Quinze ans. Puis dix-neuf ans. Dix-neuf ans passèrent depuis la guerre interplanétaire entre les Klongs et les humains. Dix-neuf ans où Wilhelm sauva la planète à maintes reprises, se fit des amis de toutes les races de l’univers ainsi que des ennemis. Évidemment, raconter chacune des aventures que Wilhelm a vécues serait beaucoup trop long. Listons donc ses plus marquants accomplissements et ceux qui auront ou ont eu un impact sur lui ou sur son environnement.

Le Hérisson et les autres disparus.

Parmi ses alliés les plus précieux, Wilhelm en vit plusieurs tomber au combat. Le premier à disparaître fut le Hérisson Doré, le père spirituel des quatre autres légendes originelles. Sa disparition causa un grand vide dans l’équipe, surtout qu’elle fut soudaine et jamais expliquée. Le corps ne fut pas retrouvé et Wilhelm ne put jamais se convaincre de visiter sa tombe vide au cimetière de la ville. Lester et Râ disparurent quant à eux aux mains du terrible Dark Hour, un vilain aux multiples dons qui terrorisa le pays pendant plusieurs mois. Ce vilain avait dispersé plusieurs œufs de créatures extraterrestres partout sur le globe dans le but de semer un chaos planétaire. Les deux légendes se firent surprendre par l’une des créatures écloses dans les environs de l’Atlantis. Leurs corps furent découverts par les habitants de la ville sous-marine et récupérés par des étudiants de la Heroe’s en mission. Enfin, Wilhelm put enterrer de ses amis défunts. Un faible réconfort pour de grosses pertes. À la suite de ces trois terribles décès, le gouvernement imposa plusieurs remplaçants à l’équipe. Wilhelm, bien que leader du groupe, n’avait que très peu de mots à dire sur le choix des nouveaux membres. Bien entendu, ces légendes peu formées et lancées sur le terrain froidement par des bureaucrates n’ayant aucune idée du réel danger qui les attendait ne firent pas long feu. Daemon, Huò'ēnyín et Kambo se virent rapidement happés par le terrible Carnage et ses sbires. Il est évident que ces morts successives rendirent Wilhelm amer et cynique face au gouvernement et aux nouvelles recrues qu’on lui présentait. Ces drames contribuèrent aussi à le rendre plus froid et agressif face aux criminels. Allant jusqu’à lui donner moins de scrupules à lui-même enlever la vie.

Carnage et l’arc de l’anti-Strider.

Il y a de cela quatre ans, Carnage refit surface. Lui qui avait arrêté ses opérations depuis des années tout en restant une menace latente sur la ville et sur la planète. L’ambassadeur Klong trouva le moyen de se servir de la technologie de son sceptre et de sa civilisation pour confectionner un sérum maléfique. Sérum qu’il administra à son pire ennemi, attiré aveuglement dans son repère dans l’optique de l’éliminer une bonne fois pour toutes. Malheureusement pour Wilhelm, ce fut plutôt lui qui se retrouva dans une position désavantageuse. Suite à l’ingurgitation de ce sérum Klong, le héros devint possédé par la rage, la haine mais surtout, aux ordres de son pire ennemi. Pendant près de deux semaines, Strider disparu du public, au plus grand désarroi de Brooke et Johan (les deux autres légendes étant encore en vie). Lorsqu’il réapparu, il avait changé de look mais aussi de personnalité. Il était devenu un vilain assoiffé de destruction. Après un combat épique entre Brooke, Wilhelm et Carnage, Strider retrouva ses esprits et aida sa consœur à vaincre Meknes. Ils le laissèrent pour mort et se dirigèrent vers l’hôpital, tous deux étant aussi amochés que leur Némésis. Un nettoiement complet du corps de Strider plus tard, Carnage attaqua l’hôpital où il se reposait. Ils s’affrontèrent de nouveau mais cette fois-ci, les dommages humains furent considérables. Il n’est sûrement pas nécessaire de vous dire que l’opinion public envers les légendes en fut secouée. Envers les dotés en général aussi. C’est cet événement, entre autres, qui poussa le gouvernement à s’immiscer plus sérieusement dans l’école pour dotés ainsi qu’à la création du S.A.D. À la suite de ce combat, Strider rapporta chez lui un deuxième trophée de chaire de l’extra-terrestre : sa main.
Référence: http://h-s-sup.forums-actifs.com/t899-ton-visage-et-celui-de-mon-ennemi-se-confondaient-pour-ne-plus-faire-qu-un-strider-carnage-johan#10626

Brooke et le début de la fin.

La relation entre Brooke et Wilhelm évolua considérablement au fil du temps. Ils se rencontrèrent alors qu’ils n’avaient que dix-sept ans et très peu d’expérience en tant que justiciers masqués. Bien entendu, combattre des extra-terrestres et sauver le monde est une façon assez intense de commencer une relation. Et l’intensité marqua bel et bien chaque étape que leur relation franchit. Amis, frères et sœurs, amants, amoureux, ennemis… Après les événements de l’hôpital, les deux grands héros décidèrent de tenter leur chance au vieux jeu de l’amour. Peu se doutaient-t-ils que cette relation allait détruire non seulement leur amitié mais aussi l’équipe des Légendes au grand complet. Leur couple eut un début plutôt agréable, voir magique. Ils avaient tous les deux un besoin urgent d’affection après tout. Sauf que leurs démons respectifs les rattrapèrent bien vite.  Wilhelm se mit à boire…beaucoup. Il était violent avec Brooke. Physiquement, oui, mais surtout psychologiquement. C’était sournois, comme toutes les relations abusives le sont. Brooke quant à elle commença à regarder d’autres hommes, à être attirée par d’autres femmes… Finalement, le divorce fut prononcé en 2014. L’alcoolisme et la déprime de Wilhelm étaient alors à leur paroxysme. Les médias ne le lâchaient pas, la honte non plus. Avec l’arrivée des Jokers, il décida que ni cette ville ni la planète avait besoin de lui. Il quitta la scène publique et abandonna masque et cape pour se réfugier à l’autre bout de la planète, incognito.

L’Océanie et sa période voyeur

Quel continent mieux placé que l’Océanie quand on veut se faire oublier? Pendant environ deux ans, Wilhelm et ses parents (qui l’avaient suivi dans sa migration comme ils l’avaient fait dix-neuf ans auparavant) habitèrent une cabane luxueuse sur bord de l’Océan Pacifique en Nouvelle-Guinée. L’avantage d’avoir été le héros chouchou des États-Unis pendant des années, c’est qu’il avait accumulé une véritable fortune sans jamais avoir le temps de la dépenser. C’est à ce moment qu’elle lui servit bien. La cabane dans laquelle il logea ses parents et lui-même en était la parfaite illustration. Surtout que la population avoisinante n’était pas des plus riches.  Pour éviter tout conflit avec la populace locale, Wilhelm restait à l’intérieur et faisait livrer l’épicerie. Ses parents quant à eux se faisaient vieux et restaient la plupart du temps sur la plage à se faire bronzer et à jouer aux cartes sur la véranda. Les journées de l’ancien super-héros filaient à un pas de tortue, il pouvait enfin se reposer et penser à lui. Évidemment, quand toute sa vie on a eu la protection de la planète sur les épaules, il est difficile de soudainement se retrouver sans aucune responsabilité. Malgré lui, il se retrouvait à guetter les actualités mondiales et à suivre l’actualité de Lauriel avec une attention presque obsessive. Le départ de Brooke vers l’espace, entre autres, l’ébranla considérablement. Il faillit se pointer à la cérémonie d’au-revoir. Il faillit appeler. Mais au moment où il composa les premiers numéros sur son portable, il le lança dans l’Océan. Par la suite, il fut pris d’une fièvre assez alarmante et ses parents eurent peur de perdre leur fils unique. Heureusement, le trentenaire survécu. L’hypothèse de la famille était que la fièvre venait de la culpabilité et non pas d’un virus. Deux ans. Deux ans où le temps semblait s’être arrêté, où Wilhelm eut l’impression d’être sur une autre planète, dans une bulle. Et pourtant, la vie continuait à l’extérieur. Les journalistes cessèrent très vite de chercher où Strider s’était enfui, ils cessèrent de le citer dans les journaux, de parler de lui. Le film qui était en cours de production sur sa vie…pouf…évaporé. Dix-sept ans à faire la une pour en aboutir là…Comme si tout ce qu’il avait fait pour cette planète n’avait été que superficiel. Le héros passa la dernière année de son ermitage à être fâché contre les humains, contre ces gens qu’il avait sauvé. Il les trouvait bien peu reconnaissant de son apport à l’humanité.

On l’avait oublié. On l’avait remplacé.

Le retour de Carnage et la fatalité d’être un super-héros

Alors que pendant la première année de son exil Wilhelm avait avalé tout ce qui lui passait sous la main comme actualité, il se ferma complètement du monde pendant la deuxième. C’est alors qu’il revenait d’une partie de pêche que son père lui mit sous le nez les premières images qu’il avait vu depuis longtemps de Lauriel. On y voyait Laughing Jack, la nouvelle légende, se faire écraser par Meknes. Alarmé, l’ancienne idole s’informa sur la situation actuelle des choses, sur ce qu’il avait manqué. Paraissait-t-il qu’après le départ de Brooke, tout était tombé en bouillie dans son ancienne ville. Les criminels étaient presque plus nombreux que les civils, les légendes tombaient comme des mouches et aucun Joker ne se montrait assez prometteur pour les remplacer. En plus, le gouvernement se mêlait de plus en plus des affaires de la Heroes et la tension entre les non-dotés et les dotés n’avait jamais été aussi tangible. Strider passa donc plusieurs nuits à se renseigner sur Laughing Jack et sur les agissements de son pire ennemi. Il passa aussi ces nuits à se demander si son absence n’était pas un peu complice de la souffrance des victimes de Carnage. Puisqu’il pouvait l’arrêter, est-ce que son inaction le rendait un vilain? Comme dirait l’oncle Ben, de grands pouvoirs étaient aussi synonymes de grandes responsabilités…non? Et ce pauvre enfant qui se voyait tout seul pour affronter ces terribles vilains. Wilhelm se sentait mal. Son absence causait trop de souffrance. Il avait pris sa décision. Il ordonna à ses parents de rester en Nouvelle-Guinée (qui ne l’écoutèrent pas et prirent leurs billets d’avion aussitôt que Strider eut le dos tourné) et décida qu’il était grand temps qu’il retourne chez lui.  

Quelques kilos en trop, rouillé mais motivé: Strider était de retour.


Dernière édition par Wilhelm Murnau le Mar 28 Fév - 21:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Strider- Le légendaire déchu Mar 28 Fév - 2:20

Et voilà, c'est prêt à être modéré! Amour!
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MessageSujet: Re: Strider- Le légendaire déchu Mar 28 Fév - 21:24

tu es validée!


Tu es dès à présent un civil au niveau 39. Tu peux maintenant disposer de tout ton costume et ton gadget!


Tu peux tout d'abord venir nous dire ton don, ton métier et ton super-pseudo ainsi que réserver ton avatar.

Ensuite, tu pourras créer ton journal et commencer à gagner de l'expérience en participant activement au forum. Tu peux également t'inscrire dans le sujet recherche de RP ou, si tu veux faire des rencontres totalement imprévues, dans la random roulette!

Si tu as une question, n'hésite pas à nous en faire part, le staff est là pour t'aider au mieux et pour t'aiguiller vers la bonne voie.
Bonne chance dans la ville des héros!

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MessageSujet: Re: Strider- Le légendaire déchu

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Strider- Le légendaire déchu

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