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Bon et mauvais oeil [Saturnin & Meknes]

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MessageSujet: Bon et mauvais oeil [Saturnin & Meknes] Mer 29 Mar - 15:03

Que dire avec Meknes. Que dire, maintenant. Le géant en avait assez de se répéter. Il ne voulait plus vraiment tuer, mais son image, elle, ne souhaitait que l’inverse. L’Ambassadeur avait été trop puissant, trop compétent : la ferveur avec laquelle il avait entretenu sa vertu de criminel vengeur était devenue sa cape, sa marque de fabrique. Un grand habit, désormais réduit à sa seule valeur d’apparat, qui le dérangeait dans ses mouvements, s’accrochait à chaque irrégularité, chaque petit morceau de barbelé, ralentissait sa marche et provoquait de grands bruits de déchirement.

Monsieur 3MAJ assure l’entretien d’une de ses lames vorpales. Il aime prendre soin de ses affaires, il ne supporte pas le désordre. Il ne supporte pas la poussière. Il constate le brillant de la lame. Son allure, son tranchant : la seule chose véritable. Il est satisfait. Il range l’objet à sa place, avec les autres : les épées, l’armure, le casque, le sceptre et sa pierre. Il constate le tout et réalise vers quoi tendent ses pensées : il soupire, c’était une conséquence bien trop prévisible au vu de ses actions. C’est justement de cela que le colosse a assez. Maintenant qu’il n’est plus dans la vengeance, ni dans la colère, mais le calme et la paix, seulement la paix, Meknes doit faire face à tout ce qu’il a détruit : le prix des ruines, le goût âcre de la cendre. C’était à la fois beau et triste, mais ce grand renfort d’image ne serait pas en mesure de le sauver.

Que faire, maintenant. Que faire… Un rire grinçant annonce diverses idées hésitantes : retourner sur sa planète, écrire une lettre d’excuses ? Hors de question, c’était trop tard : le géant avait coupé les ponts avec tout cela. Il ne lui restait plus qu’à devenir un ermite, mais cela non plus, ce n’était pas possible. Pourquoi diable, tiens. Qu’est-ce que c’était que cette nouvelle manie, ce nouvel arc narratif dans la direction de sa vie : Meknes avait envie d’aimer. De faire des choses, tranquille, en présence d’autres. Manger, jouer, dormir. Faire l’amour aussi, pourquoi pas. Tant que cela restait un plaisir partagé, ça ne pouvait pas faire bien de mal… Le colosse laissa ainsi ses pensées divaguer, s’envoler, bien que, comme d’habitude, il avait toujours la sensation horrible que le plafond était trop bas. A croire que ses architectes n’y étaient pour rien, et que tout relevait finalement de sa propre faute : c’était peut-être vrai.

Bientôt Meknes allait organiser une grande opération de financement afin de mettre en place des orphelinats à différents endroits du monde, en plus d’entretenir ceux déjà existants. C’était devenu sa nouvelle maladie, la chose à laquelle il tenait et qu’il voulait mettre en place envers et contre tout. Ce n’était pas pire que ses anciens désirs de vengeance, alors pourquoi pas après tout. L’Ambassadeur pourrait ainsi aider les enfants qu’il n’était pas capable de prendre en charge personnellement : il en avait déjà trois sur les bras… Le petit Frankie, sorte d’échec, élevé dans la frustration et la haine, perdu dans divers mondes à combattre dieux et démons, parce qu’il était fils d’une déesse susceptible et d’un extraterrestre destructeur. Ensuite il y avait Mary-Lune, fruit d’un viol commis dans le seul but de faire souffrir, une existence en soi gratuite, imprévue. Non-désirée. Mais adorée tout de même…

Et puis enfin venait le cas Saturnin. Lui-aussi enfant de la colère. Une existence bâtie comme les autres dans la souffrance. Jusqu’ici, pas de surprise.

L’alien avait sauvé le gamin. Il lui avait permis d’échapper aux carcans terribles dans lesquels l’humanité l’avait enfermé. Pour lui, la décision avait été catégorique : il n’était pas question qu’il tombe de Charybde en Scylla. Meknes souhaitait le préserver de ces spirales furieuses qui animaient depuis des années sur Terre les mêmes conflits stériles. Il aimait trop cette planète pour la laisser pourrir : de ce côté-là, il avait déjà donné, il avait une large avance. A lui de rééquilibrer la balance.

Il quitta le salon qui lui faisait office d’armurerie, pour errer dans les couloirs à la recherche du gamin.

Il le trouva en train de jouer, à sa façon, dans une des chambres du QG souterrain occupé par le géant et quelques membres de sa clique. Il attendit que l’enfant dispose de toute son attention avant de lui parler.

Sa voix résonna puissamment dans la pièce, pour enrober tous les murs et enfin la petite silhouette du garçon.

« Si tu veux bien venir avec moi, je te propose qu’on aille se balader en ville. »

Meknes ne put s’empêcher d’ajouter une particule, pour prévenir autant qu’amadouer son petit protégé. Cela ne devait pas vraiment se voir dans la mesure où tout ceci était savamment dissimulé par le ton imperturbable du géant :

« Il faudra rester sage. On pourra se faire un restaurant comme ça. Tu pourras choisir celui que tu veux. »
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MessageSujet: Re: Bon et mauvais oeil [Saturnin & Meknes] Mar 4 Avr - 16:38


Daddy Cool

Feat. Meknes.

Pfiouuuuu … Je m'ennuis un peu aujourd'hui moi. En plus j'ai même pas encore raconter mon aventure d'hier avec Daddy... D'ailleurs, en ce moment, Daddy il est vachement calme. Je sais pas trop pourquoi. Mais il semble... aller bien. Je crois. J'aimerais bien passé plus de temps avec Daddy mais bon. J'ai toujours peur de le déranger. Je sais !!! Je vais lui faire un beau dessin pour lui montrer à quel point je l'aime !

*Avoue … Tu fais ça parce que tu as peur qu'il t'abandonne ? *

- Hein ?! N'importe quoi Rommy ! Daddy il m'abandonnera pas !

*Tu disais ça aussi de tes parents mais … Regarde aujourd'hui ? Où sont ils ? Ils ne sont pas làààà ...*

- ARRETES !!! Daddy il fera pas ça ! Daddy il m'a sauvé ! Daddy … Il est comme mwaaaaa !

*Tu sais que tu ne peux compter sur personne... Sauf moi ! Moi j'ai toujours été là. Moi je t'ai jamais laissé tombé Saturnin. Je suis là pour toi, pour te protéger.*

- Je sais Rommy …

Je prend ma poupée dans mes bras et la serre très fort. Je repense à ma journée d'hier, ce monsieur menteur à qui j'ai cassé la jambe. Heureusement que Rommy était là pour dire que c'était bien un menteur. J'ai faillit me faire avoir. Pourquoi les adultes ils mentent toujours ? A quoi ça leurs sert ? Car ça finis toujours par se retourner contre eux de toute façon. C'est vrai non ? Comme le monsieur d'hier... Il a eu la jambe pétée hihi !

Je dessine... Moi et Daddy... je nous imagine dans une belle maison avec des volets bleus. Un jardin clôturé. Oui … C'est beau et mignon. Je dessine une Mummy aussi... Car il faudra bien une chérie à Daddy ! Il aime bien les filles Daddy.

D'ailleurs, la porte de ma chambre s'ouvre. Je vois Daddy. Il est là ! Chouette ! Mais avant que je puisse me précipiter vers lui, il me dit qu'on va faire un tour ! Oh chouette !!!!! On iras même au restaurant !!!!!


Je me lève rapidement et va l'enlacer à ses jambes tout content !

- Oh chouette ! Chouette !!!! Daddy ! T'es le meilleur !!! Je t'aime !

Je souris en lançant un regards à ma poupée, souriant !

- Tu vois Rommy ! Je t'avais dit que Daddy il m'abandonnerait pas ! Il est gentil lui !

* Tu verras huhu...*

- Tais toi ! Grogne-je.

Je reporte alors mon attention sur mon grand tuteur. Je lui pointe alors la feuille qui est au sol au milieu des crayons, tout sourire.

- Je t'ai fais un dessin !
(c) Mellusa ~
Wanna play ?

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MessageSujet: Re: Bon et mauvais oeil [Saturnin & Meknes] Dim 23 Avr - 12:22

L’écart de gabarit rendait l’attention de Saturnin ridicule. Si Carnage tendait le bras, il pouvait lui prendre et lui détruire l’épaule, ou bien s’emparer de sa tête et la tordre en tout sens. S’il pliait la jambe, il pouvait lui enfoncer son genou dans le ventre, ou même les côtes, pour le faire vomir, briser ses os et le laisser crever. C’était sordide mais c’était important de se le rappeler : c’était de cette façon que Meknes allait pouvoir comprendre comment fonctionnait le monde par rapport à ses actes.

C’était un exercice qu’il avait déjà réalisé chez les parents de Strider, alors qu’il touchait, interrogeait les meubles : la forme des bijoux, le poids des bibelots ; il réapprenait les choses.

Tout cela pour dire que Meknes ne mit pas fin aux jours de Saturnin. Pas maintenant, parce que c’était trop tôt et que cela était bien la dernière de ses priorités. Plutôt d’abord regarder l’enfant jouer avec sa poupée, l’écouter raconter ses histoires et montrer ses travaux, comme le ferait une bonne figure parentale humaine, celle que l’on voit dans les jolies publicités d’été.

Il y eut une plissure dans l’âme du géant à ce propos. Il comptait bel et bien jouer l’humain. Faire l’humain. En était-il cependant seulement capable… N’était-il pas entravé, handicapé par sa condition de Kherrr, par les propriétés monstrueuses de son corps comme de son cœur, condamné à s’opposer et détruire, comme il l’avait fait pendant la dernière vingtaine d’années.

Il était évident que non. L’atmosphère terrestre l’avait fasciné, et s’était aussi bien occupée de nourrir ses valeurs que d’altérer son comportement. C’était accepter cela qui avait fait le plus de mal, au début.

Maintenant Meknes était là et il avait à sa charge un enfant. Il était peut-être temps d’en faire autre chose qu’une simple nouvelle condition et agir afin de donner à cette nouvelle ère une dimension concrète. C’est dans l’optique de réussir un tel investissement que l’Ambassadeur déploya toutes ses ressources dans ce nouveau pas, promesse de la construction d’un avenir meilleur où le bien-être et la paix étaient devenus plus qu’un objectif :

« Ton dessin est très joli. Et là, ici, c’est qui ? »

Son gros doigt se posait sur la figure féminine en faisant attention de ne pas froisser le papier ou l’écraser. Pour réaliser cette action, il avait fallut mettre un genou à terre.

Meknes laissa le garçon tout lui raconter et l’écouta avec un sourire poli, quasi-sincère. Non pas que le combattant était dépourvu de sensation : il ne savait simplement pas comment les exprimer. S’abstenir pour ne pas détruire… C’était un concept honorable mais ça ne pouvait fonctionner de tout temps.

Le géant finit par se redresser pour indiquer à son bambin de le suivre. Le duo allait devoir faire face au dehors, ce qui en soit, au vu des capacités de Carnage, n’était pas difficile. Meknes espérait seulement que son gamin ne ferait pas trop de bêtise : il était parfois difficile de le corriger et de lui expliquer pourquoi et comment il fallait faire les choses, quand son attention et ses pouvoirs étaient focalisés à neutraliser chez tout le monde la volonté de les remarquer et d’appeler la police. Mieux valait cependant partir confiant : père et fils ne comptaient pas faire autre chose que passer un bon moment.
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MessageSujet: Re: Bon et mauvais oeil [Saturnin & Meknes]

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