AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



Partagez|

Rencontre au coin du feu (Avec Karisu)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Message
❝ LOCALISATION : Souvent en ville basse ou parti s'entraîner dans la forêt. Ou en cours, accessoirement.
❝ POINTS : 124

MessageSujet: Rencontre au coin du feu (Avec Karisu) Mar 18 Avr - 20:07

Klaus se promenait dans la ville, nonchalamment, les mains dans les poches. Perdu dans ses pensées, il en avait presque oublié l'heure. Il leva la tête vers le ciel, et vit le soleil se coucher, avant de se dire : "C'est déjà le crépuscule ? Scheiβe, je dois me dépêcher de rentrer, il ne fait pas bon, de rester dans ces quartiers de nuit." Il accéléra le pas, avant de replonger dans ses pensées. Il imaginait les différentes possibilités que son don pouvait lui offrir, d'après tout ce qu'il en connaissait. Mais qu'en connaissait-il réellement ? Le maîtrisait-il à la perfection ? Il lui avait permis de faire tant de choses différentes, d'ici-là, était-ce tout ce qu'il pouvait faire ?

"Hum, peut-être qu'en augmentant la pression de l'eau, je peux en faire un jet plus puissant. Ou peut-être en faire une arme au corps à corps. Ce sera difficile, je ne sais pas si je peux y arriver. Mais ce n'est pas qu'une arme, je dois aussi m'en servir pour aider les gens, peut-être que je peux en faire une plate-forme pour empêcher de trop grosses chutes. Non, impossible de rendre de l'eau solide. Quoique ..." et il se perdit dans ses calculs et réflexions, en marchant d'un pas moins vif qu'il ne l'aurait voulu.

Mais une odeur de brûlé vint le tirer de son sommeil éveillé. Klaus leva la tête, et vit une épaisse fumée noire flotter dans le ciel.
"Au feu, criait-on, que quelqu'un appelle les pompiers !"
Il ne lui fallut pas plus de quelques secondes pour réagir. Il mit son masque et courut vers le bâtiment en feu.
C'était un HLM de taille modeste, dont le côté face à la rue était en feu, à cause du lierre qui y était plus développé que sur les autres faces. Des personnes étaient déjà proche de l'incendie, et Klaus reconnut la personne qui avait crié, qui lui faisait des signes de la main pour qu'il accoure.

"Je suis là !", hurla-t-il, la voix emplie de professionnalisme.
Il localisa une bouche à incendie, et fit jaillir de l'eau de cette dernière, avant de la projeter contre le mur du bâtiment en flammes.

"Surtout restez à l'arrière ! C'est extrêmement dangereux !", disait Klaus à la foule récemment massée autour du courageux héros.

"Monsieur le héros, il y a des gens dans l'immeuble ! Vous devez les aider !"

"Vous en êtes bien sûr ?"

"Oui ! Vous devez absolument les aider !"

"Très bien, j'y vais de ce pas. Appelez les pompiers pour qu'ils s'occupent du feu sur la façade, il va très vite se propager au reste de la rue !" ordonna Klaus, avant de s’engouffrer dans le bâtiment.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Ville basse de Laurel.
❝ POINTS : 83

MessageSujet: Re: Rencontre au coin du feu (Avec Karisu) Mar 18 Avr - 21:13

Eristos marchait paisiblement. Les rayons du soleil couchant peinaient a éclairer les rues malfamées de la ville basse, si bien que cette lueur orangée d'habitude si rassurante, prenait une toute autre signification, en ce lieu de misère humaine.

Il n'avait aucune idée du lieu ou il allait dormir cette nuit, comme chaque soir de l'année depuis qu'il est arrivé a Laurel. Mais cela ne le préoccupait pas tant que ça. N'importe quel squat de junkies ou maison a ciel ouvert suffira de toute façon. "Dans le pire des cas, un vieux carton ou un banc feront particulièrement bien l'affaire" pensa t-il à voix haute.
Mais il n'était pas la pour dormir. Il devait accomplir sa tâche. "Disons, deux. J'en tue deux et je me repose." dit il en riant. Au fond de lui, Eristos espérait tomber sur un criminel puissant ce soir la.

Même si le meurtre d'escrocs et de bandits de bas étages lui apportait jadis une certaine excitation, il en demandait toujours plus. Sa soif d'excitation était inextinguible. Cette soif malsaine prenait de plus en plus de place dans son esprit torturé, si bien, qu'elle semblait bientôt plus importante que sa lutte initiale.
"Je ne dois pas faiblir. Le seul moyen pour que je puisse assumer ma lourde tâche.... C'est de laisser mes démons s'exprimer. Inutile de les refouler, c'est impossible. Pourquoi me briderais-je ? Autant laisser libre court a ma.... créativité ?".  Un sourire malsain s'esquissa sur le visage d'Eristos. Il serra fermement sa canne. Bientôt, a la nuit tombée, le sombre simulacre débuterait.

Une odeur âcre vint aux narines d'Eristos, si puissante qu'elle lui piqua la gorge. Aucun doute quelque chose était en train de brûler. Cela aurait put être n'importe quoi. Les feux sont très fréquents dans la ville basse, après tout. Qu'ils soient pour se réchauffer, ou pour faire disparaître définitivement ce dont on veut se débarrasser, ils étaient monnaie si courante, qu'Eristos ne leva même pas les yeux au ciel immédiatement. Il ne le fit qu'après avoir entendu des cris. "Au feu, qu'on appelle les pompiers !"

Il jeta un bref coup d’œil en direction de l'épais nuage de fumée noire. Il réussit a mettre de coté ses envies de meurtre pour le moment et se précipita vers le lieu de l'incendie.
"Saleté de lierre" pesta Eristos. Les flammes qui dansaient sur la façade coté rue de l'immeuble s'accordaient de manière idéale avec le coucher de soleil. La fin du jour, la fin de la vie. Cette image fit sourire Karisu. Il traversa une ruelle, et monta sur un toit adjacent au HLM afin d'avoir une vision d'ensemble de la scène.

Soudain quelqu'un stimula sa curiosité. Un sombre abruti se tenait face a l'immeuble, entre les habitants et les flammes. "Je suis la !" hurlait  t-il avec fierté.
"Il veut crever ce con ou quoi ? Et bordel, c'est quoi ce costume ?" se questionna Karisu, visiblement assez amusé par l'espèce de clown en contrebas.

Soudain, le jeune homme projeta une gerbe d'eau en direction de l'immeuble. Les gens s'agglutinaient autour de lui.
"Alors il est doté. Il maîtrise l'eau. Ma foi si c'est un héros, il est bien jeune. Sûrement un étudiant. Est t-il corrompu ? Je n'ai pas envie d'utiliser mon propre don pour le savoir. Laissons le faire ses preuves. Il rentre dans l'immeuble pour tenter de sauver les gens pris au piège a par les flammes. Suivons le. J'ai très envie de m'amuser avec lui." Karisu fut prit de tremblements. Il peinait a contenir son excitation. Il descendit l'échelle en glissant. Il posa le masque d'oni sur son visage et se dirigea en direction de l'immeuble, sous les regards éberlués de la foule.

"Encore un héros !"
"Non." répondis sèchement Eristos, en pénétrant lui aussi dans l'immeuble.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Souvent en ville basse ou parti s'entraîner dans la forêt. Ou en cours, accessoirement.
❝ POINTS : 124

MessageSujet: Re: Rencontre au coin du feu (Avec Karisu) Mer 19 Avr - 1:07

Une fois arrivé à l'intérieur du bâtiment, Klaus remarqua que le rez-de-chaussée n'avait pas encore été touché "Hum, le feu a dû prendre soit à l'extérieur, soit aux étages supérieurs, je n'ai pas bien pu voir", pensa-t-il aussitôt. Il frappa aux portes de l'étages, mais ne reçut aucune réponse, aussi commença-t-il à enfoncer la première, pour entrer dans un appartement délabré, sans aucune trace de vie. Klaus retourna donc enfoncer l'autre porte de l'étage, et trouva un junkie en train de se piquer à l'héroïne.

"Qu'est-ce que tu fous là, mec ? Tu cherches un coin où te mettre ? Bah va voir ailleurs !"

"Monsieur, vous devez sortir de l'immeuble de suite. Il commence à prendre feu, et vous allez y rester si vous ne sortez pas !"

"Oh merde, sérieux ? Jure que tu me fais pas une blague pourrie. T'es qui toi, avec ton masque, d'abord ? C'est toi, Kévin ?"

"Non, je suis Herr Strom, un super-héros en devenir, et je vous somme de sortir de ce bâtiment si vous tenez à la vie !"

"Ok, très bien, je sors, mais si c'est une blague, je rentre chez moi." et le junkie sortit du HLM en prenant son temps.

"Bordel si ils sont tous comme ça, je vais pas réussir à tous les sauver !" pensa Klaus. Il monta à l'étage en trombe. Depuis les escaliers, la fumée descendait, ce qui donnait au héros l'impression qu'il rejoignait les Enfers. Il continua de monter, pour arriver devant le couloir du premier étage, enfumé complètement. Ici, des gens pourraient déjà être inconscients. Il enfonça la première porte, et trouva une femme en train de tousser à s'en arracher les poumons.

"Tenez bon, madame, je viens vous aider !" lui cria-t-il.

"Hein ? Mais cassez-vous de là ! Vous allez mourir étouffé !"

Klaus localisa la source du feu, il s'agissait d'une tentative de rituel d'un culte ratée. Il courut vers la cuisine, puisa de l'eau du robinet et la projeta sur la source afin de l'éteindre. La femme lui sauta dessus en lui criant "Hé mais vous êtes malade ! Qu'est ce que vous foutez ?! Je voulais purger cet immeuble par le feu, et vous gâchez tout ! Dégagez si vous avez pas envie de sauver les âmes des gens !"

"Madame, la seule personne qui empêche de sauver les autres, actuellement, c'est vous, alors sortez de cet immeuble et laissez-moi réparer vos conneries, ou je vous jure que je vous assomme pour vous faire sortir de force !"
s'énerva Klaus.

"Je crois bien que c'est la seule solution pour vous, parce que je ne bougerais pas d'un petit doigt !"


Klaus s'approcha d'elle, la souleva, et l'emmena dehors de force.

"Mais laissez-moi ! Sale brute ! Je veux purifier cet immeuble ! Lâchez-moi ! Lâch-aille ! Je viens de me prendre le plafond, soyez plus doux ! Vous êtes vraiment un héros ou quoi ?!"
pesta la folle contre Klaus.

"Tout se passerait bien mieux si vous vous laissiez faire. Maintenant fermez-là !"
Et il la déposa dehors, avant de l'attacher à un poteau loin de l'incendie. Il retourna ensuite à l'intérieur, sans faire attention à la foule stupéfaite du spectacle d'un héros attachant une personne qu'il voulait sauver.

De nouveau dans l'édifice, il remonta au premier étage en courant et s'approcha de la deuxième porte. Des cris en provenaient. Klaus enfonça la porte et pénétra dans l'appartement. Une personne était encerclée par les flammes. Il se précipita vers les canalisations, et fit augmenter la pression de l'eau dans le tuyau afin de faire jaillir assez d'eau pour éteindre les flammes. L'eau fut propulsée du conduit, et Klaus la manipula pour éteindre les flammes, mais la personne tomba inconsciente à l'intérieur du cercle, à cause de la fumée. Klaus se dépêcha de stopper le feu, et récupéra la personne, avant de la reconduire dehors, où il la confia à deux spectateurs au hasard.

"Tenez, donnez lui une couverture, et vite ! Et que font les pompiers, bordel ? Quelqu'un les a appelé ?"

"Oui, moi, comme vous me l'avez dit, mais ils mettent du temps à venir dans le quartier, vous savez ..."


"Bon, bah va falloir que je bosse en solo, cette fois. Je vais probablement en ramener d'autres, préparez leur de quoi vous en occuper !" et il retourna dans le HLM en feu.

Mais à l'intérieur, il remarqua une personne étrange à l'accoutrement non moins étrange qui l'observait.

"Mais qui êtes-vous, encore ? Il n'y a vraiment que des tarés à sauver, ici ? Sortez de là, vous ne voyez pas que le bâtiment est en feu ? Si vous tenez tous à mourir dans ce HLM, soyez gentils, et mettez au moins une pancarte : ne pas sauver svp !" lança Sokovitch à l'étrange inconnu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Ville basse de Laurel.
❝ POINTS : 83

MessageSujet: Re: Rencontre au coin du feu (Avec Karisu) Mer 19 Avr - 20:01

Karisu se tenait désormais face a Klaus, dos a une rembarre d'escalier, l'air le moins inquiet du monde. Il analysait le jeune héros de la tête aux pieds. Il le dévisageait puis éclata de rire.

"Me sauver ? C'est la meilleure !" dit Karisu en s'étouffant de rire. Il s'arrêta de rire d'un coup, et fixa le héros, il commença a trembler, et posa sa main sur son masque.  Il empoigna sa canne, et commença a s'approcher de Klaus. Il regarda longuement le héros, la main sur son arme.
[color=#cc00ff]"Bon, il est difficile de nier que cet homme est quelqu'un de juste. Puis il n'est pas chose aisée de sauver les putains de déchets qui habitent ici. La plupart seraient mort sans s'en rendre compte. Mais il me reste quelque chose a vérifier."pensa Karisu.

Karisu pivota sur lui même et commença a tourner dos au héros. il inclina sa tête en direction du héros.
"Sauve moi. Si tu en est capable." Karisu commença a courir en montant les escaliers. Aucun doute, il se didigeait vers le toit, fonçant a travers l'immeuble en flammes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Souvent en ville basse ou parti s'entraîner dans la forêt. Ou en cours, accessoirement.
❝ POINTS : 124

MessageSujet: Re: Rencontre au coin du feu (Avec Karisu) Mer 19 Avr - 23:40

Klaus n'avait vraiment aucune confiance, en ce moment. L'étrange personne venait de s'arrêter de rire, avant de le dévisager, canne en main. "Mais qu'est-ce qu'il fout, maintenant ? Il me file les jetons, ce type !" pensa-t-il, alors que le fou à la canne retourna sur lui-même et commença à fuir en lui disant :"Sauve moi. Si tu en es capable." Si ce type avait l'énergie suffisante pour se moquer de lui et s'enfuir en haut de l'immeuble, il en aurait assez pour se sauver tout seul, aussi Klaus fit mine de le suivre, mais s'arrêta au deuxième étage.

Ce dernier commençait à sévèrement s'enflammer, et Klaus avait quelques doutes quand à la survie des gens aux étages supérieurs. Il devait absolument se dépêcher pour ne pas arriver en retard aux troisième et quatrième étages. Il se mit à courir vers la première porte, pour l'enfoncer. Celle-ci se montra plus résistante que les autres, mais il avait l'avantage d'avoir ses chaussures de sécurité sur lui, ce qui lui permettait une plus grande force de frappe qu'il concentra sur la zone juste à côté de la serrure, comme on lui apprenait à la caserne, ce qui la fit sauter immédiatement et ouvrit la porte.

L'appartement dans lequel Klaus pénétra était entièrement sécurisé, et il ne décela aucune trace de flammes ou de fumée, et il décida de ne pas plus mener l'enquête, aussi en sortit-il rapidement pour se rendre dans le deuxième appartement.

La porte de celui-ci était grande ouverte, et de la fumée en sortait en grande quantité. Klaus retint sa respiration et fonça dans la pièce commune. Elle était vide. Il fouilla les autres pièces. Rien dans les chambres, ni dans les toilettes, mais un cri vint retentir dans la salle de bain. Il courut vers la pièce, et tenta d'ouvrir la porte, mais la poignée était brûlante. Une voix de petite fille criait "Au secours ! Il y a quelqu'un ?"

"Je suis là ! Ne bouge pas, fillette !" lui répondit Klaus. Et de plusieurs énormes coup de pied, il arriva à faire sauter la serrure de la porte, qui était bloquée par un porte-serviettes incandescent.

"Et merde ! Fillette ! Tu peux tenter d'ouvrir le robinet ?"


"Attendez, je-aaaaah ! La poignée est brûlante ! Je peux pas y toucher !"

"Bon attends, petite ! Tout va bien se passer. Tu vois, moi c'est Herr Strom, et je peux contrôler l'eau, alors je vais me concentrer très fort, et éteindre ce porte-serviette, puis te faire sortir de là !" lui lança-t-il en souriant, pour la réconforter. Il repéra le robinet d'un des éviers, puis le conduit, et tenta d'en faire jaillir l'eau. Comme le tuyau était droit, il réussit à trouver où se situait l'eau, et à la faire sortir du robinet, mais pas assez pour éteindre les flammes. "Scheiβe ! Il faut que tu y arrives, fais péter ce foutu joint ! Allez ! Concentre-toi !" Il fit augmenter la pression de l'eau pour la faire passer de force au delà du joint du robinet, à tel point que le robinet céda, et que l'eau en jaillit à pleine puissance, pour être redirigée vers les flammes du porte-serviettes. Klaus souffla, tandis que le feu commençait à s’estomper, et que la température, qui commençait à être insoutenable, cessait de monter. Il continuait à asperger le meuble d'eau pour le faire refroidir. Au bout d'un moment, il interpela la fillette :

"Tu peux le déplacer, petite ?"

"Je-je pense."

Quand la petite eut déplacé le meuble, Klaus poussa la porte et la récupéra. "Pas de temps à perdre, petite, tu vas venir sur mon dos, et on va sortir de là."

"D'a-accord." Elle monta sur le dos d'Herr Strom et ils descendirent les deux étages jusqu'à la sortie du bâtiment, où il la reposa et interpela la foule.

"Vous pouvez vous occupez aussi de la petite ? Il me reste encore deux étages à vider."

"Très bien, monsieur le héros, on vous attend avec les prochains rescapés. Faites vite !" et Klaus retourna dans l'immeuble. Prochaine destination, le troisième étage, et il se rendit compte que le feu avait continué de se propager, et qu'il aurait vraiment du mal à s'occuper du quatrième étage, quand bien même le troisième serait sauf. Il devait faire très vite pour tous les sauver. Sans oublier le fou qui l'avait provoqué, mais qui aurait dû s'enfuir. "Bah, s'il ne redescend pas, c'est qu'il est suicidaire, il n'est pas ma priorité actuellement." pensa Klaus à haute voix, en arrivant au troisième étage.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Ville basse de Laurel.
❝ POINTS : 83

MessageSujet: Re: Rencontre au coin du feu (Avec Karisu) Jeu 20 Avr - 0:11

Karisu attendait Herr Strom, assis dans les escaliers du troisième étage, canne a la main. Le héros ne l'avait pas suivi, ce qui fut une bonne chose. L'inverse aurait précipité sa mort de toute façon. Karisu se leva en s'appuyant contre sa canne. Son ombre était inquiétante a la lueur des flammes qui dansaient de façon irrégulière dans son dos. Herr Strom l'avait rejoint. Il sortit la rapière dissimulées dans sa magnifique canne en bois de rose et la pointa en direction du héros, pour lui faire signe de s'arrêter. La tension était palpable.


"Bien. Tu ne m'a pas suivi. Tu n'est donc pas régi pas ton ego, dans le cas contraire, tu aurait répondu a cette provocation. Et j'aurais été contraint de mettre fin a tes jours."
Un silence s'installa. "mettre fin a tes jours". Eristos sentit que cette phrase eut un certain effet sur Herr Strom.

"Il reste exactement deux étages a secourir. En somme quatre appartements, donc au minimum quatre personnes. Nous devons les sauver. Je suis prêt a ce qu'on coopère. Si tu n'y vois pas d'inconvénients. Puis ce n'est pas comme si tu avait réellement le choix de toute façon."
Karisu rangea sa rapière dans la canne, et reposa ses deux mains sur le pommeau.
"Je vais foncer au quatrième étage, occupe toi du troisième. On avisera après, notre survie importe peu. Le plan te va ? Ah et, une dernière question. Qu'est ce qui te motive ?"
"Je n'utiliserais pas mon don. C'est a lui de me dire qui il est vraiment." pensa Karisu.  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Souvent en ville basse ou parti s'entraîner dans la forêt. Ou en cours, accessoirement.
❝ POINTS : 124

MessageSujet: Re: Rencontre au coin du feu (Avec Karisu) Jeu 20 Avr - 1:49

Lorsque Klaus arriva au niveau du troisième étage, et fut arrêté par le type bizarre de la dernière fois. "Encore lui, c'est pas possible !" pensa-t-il en le voyant. Il commençait à en avoir un peu marre de courir et d'être retenu par quelque chose à chaque action qu'il tentait de faire. N'y avait-il personne qui se laisserait sauver facilement, sans aucun problème ? Jusque là, la personne lui ayant opposé le moins de résistance était inconsciente ! Non, vraiment, il en avait marre des obstacles en travers de son chemin.
Finalement, l'énergumène brisant le silence le premier :"Bien. Tu ne m'a pas suivi. Tu n'est donc pas régi pas ton ego, dans le cas contraire, tu aurait répondu a cette provocation. Et j'aurais été contraint de mettre fin a tes jours." Ces derniers mots lui firent avoir un frisson dans tout le corps. Aurait-il pu mourir s'il avait décidé de le suivre ? Cet homme était-il autre chose qu'un fou qui se comportait comme un enfant dans un bâtiment en flammes ? Avait-il l'intention de le tuer ? Mais qui était-il ? Klaus s'apprêta à dire quelque chose, mais avant même qu'il eut ouvert la bouche, l'homme continua :

"Il reste exactement deux étages a secourir. En somme quatre appartements, donc au minimum quatre personnes. Nous devons les sauver. Je suis prêt a ce qu'on coopère. Si tu n'y vois pas d'inconvénients. Puis ce n'est pas comme si tu avait réellement le choix de toute façon. Je vais foncer au quatrième étage, occupe toi du troisième. On avisera après, notre survie importe peu. Le plan te va ? Ah et, une dernière question. Qu'est ce qui te motive ?"

"Tu crois vraiment que nous avons le temps de discuter de ma motivation ? Des vies sont en jeu, bordel ! Aide-moi si tu veux, de toute manière, cela m'arrange, j'avais peur de manquer de temps, mais dépêchons nous d'y aller !" et après avoir passé sa colère sur l'étranger, il le dépassa en courant vers la porte du premier appartement.

Cette dernière était entre ouverte, et une chaleur écrasante en sortait, si bien que Klaus suait avant même de rentrer. Si quelqu'un se trouvait là dedans, il était forcément mal en point. Il rentra en retenant sa respiration, et vit une fenêtre ouverte au delà des flammes de l'appartement. Il courut vers elle en évitant les flammes et les meubles qui le gênaient dans sa progression, et vit qu'un homme y était accroché. Pris de panique, il s'apprêtait à lâcher le rebord et à se laisser tomber dans le vide, quand il aperçut son sauveur :

"Oh Dieu soit loué vous êtes là pour me sauver ! Faites vite, je vais pas tenir très longtemps !"

"Ne vous en faites pas, je suis là ! Attrapez ma main, je vais vous tirer de là !" lui fit Klaus, un grand sourire réconfortant gravé sur le visage. Il lui tendit sa main, et l'homme l'attrapa de toutes ses forces pour se faire remonter par Klaus. Ce dernier tira de toutes ses forces, et le fit rentrer dans l'appartement.

"Euh comment on va sortir ? C'est complètement enflammé !"

"Ne vous inquiétez pas, j'ai la solution. Nous avons juste à courir très vite à travers les flammes, et elles ne devraient pas prendre sur nos vêtements. Vous êtes prêt ?"


"Ou-oui !"

"A trois. Un. Deux. Trois !" et ils s'élancèrent dans le décors apocalyptique de l'appartement en feu, mais le plan de Klaus ne se passa pas aussi bien que prévu, car le pantalon du rescapé commença à prendre feu au niveau de ses chevilles.

"Aaaaah ! Merde ! Je prends feu ! Je prends feu !"

"Continuez à courir ! Je vais vous aider à l'éteindre, mais nous devons d'abord sortir !" il le prit par la main et accéléra encore le pas, puis ils passèrent la porte alors qu'une horloge à l'entrée manqua de leur tomber dessus. L'homme se roula très vite par terre dans le couloir, aidé par Klaus qui lui envoyait de l'air à l'aide d'un tapis. Quand les flammes furent éteintes, Klaus lui dit qu'on s'occuperait de lui dehors, et lui expliqua qu'il devait descendre, ce que fit l'homme sans poser plus de questions.

Il ne restait plus à Klaus que le deuxième appartement, avant de rejoindre son curieux allié. Il pressa le pas pour rejoindre la porte, malgré qu'il fut complètement éreinté, et l'enfonça. L'appartement, par on-ne-sait quel miracle, était intact, mais la fumée y était très intense, si bien qu'au milieu de la pièce principale se tenaient deux personnes allongées, inconscientes, ou mortes (même s'il ne voulait pas envisager cette possibilité.) Klaus retint encore une fois sa respiration et fondit sur les deux personnes pour les soulever toutes les deux, et les emmener loin de la fumée de l'appartement.

Il arriva sur le palier, en sueur, les deux personnes, qui s'avéraient être une jeune femme et un jeune homme, sur chaque épaule. Et il commença à descendre les marches qui menaient à la sortie, et à la libération de son fardeau. Cette fois, il commençait à ne vraiment plus avoir de force du tout, il était épuisé, mais une force le poussait à continuer, à descendre jusqu'au bout, à tout donner pour ces deux personnes, a se dépenser à cent pourcents. Cependant, les limites de son corps le rattrapèrent lorsqu'il arriva au rez-de-chaussée. Descendre les étages avec deux personnes sur lui avaient fini de l'achever, déjà qu'il se demandait comment il avait fait pour arriver à les porter, et Klaus se sentit tomber. Sa conscience s'en allait, sa vision se troublait, il allait échouer si près du but.

Mais au moment même où ses jambes lâchèrent, des bras l'agrippèrent et l'aidèrent à rester debout : "C'est bon, nous prenons le relais." lui fit un des pompiers récemment arrivés.

"C'est pas trop tôt." lâcha Klaus dans un soupir, avant de tomber sur ses genoux quand les pompiers prirent les deux jeunes personnes.

"Désolé, mais on a fait aussi vite que l'on a pu, ces quartiers sont très peu manœuvrables pour un camion de pompier. Il reste des personnes à secourir ?"

"Oui, une seule, un homme masqué, avec un haut-de-forme. Il s'est décidé à m'accompagner dans mon sauvetage, et est partit dans l'étage le plus dangereux, je ne sais pas s'il va bien, vous devriez aller voir."

"Très bien, nous y allons de ce pas. Vous devriez allez vous reposer, vous avez l'air exténué."

"Effectivement, c'est pas de ..." et Klaus s'évanouit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Ville basse de Laurel.
❝ POINTS : 83

MessageSujet: Re: Rencontre au coin du feu (Avec Karisu) Jeu 20 Avr - 1:58

Sur ce, Karisu se mit a courir du plus vite qu'il pouvait en direction du quatrième étage. Au fur et a mesure qu'il gravissait les escaliers brûlant, Eristos sentait la chaleur l'étouffer de plus en plus. Il peinait a respirer, mais il ne pouvait pas faiblir. La vision de Herr Strom, sa volonté de fer, son courage et son abnégation étaient capable de lui donner un type d'excitation qu'il n'avait jusqu'alors jamais ressenti. Le sens du sacrifice. Désormais, s'il devait mourir, ce sera en sauvant quelqu'un. Qu'importe les raisons, plus le combat est grand, plus la victoire est immense.
"Ce gamin... Est t-il spécial, ou grand nombre de héros sont identiques désormais ? Il est si jeune, pourquoi il ne ressent aucune forme de peur face a un danger si écrasant. Décidément, la partie devient plus intéressante que prévue." Eristos, tremblait de tout son corps. Des frissons glacés parcouraient son corps. Le contraste avec les flammes donnait a Eristos une chair de poule assez peu commune. C'est la première fois depuis des lustres qu'il avait été aussi excité. Il arriva enfin au palier du quatrième étage.

Le quatrième étage, était le plus dangereux de tous, car le plus enflammé. Les flammes inondaient le couloir, rendant l'accès aux appartements presque impossible. A moins d'y laisser quelques plumes.
"Fais chier, je ne peut pas prendre le risque de faire brûler le costume de mon père tout de même. Et mon chapeau." Il se remémora le costume d'Herr Strom. Comment un étudiant pouvait-il autant accaparer ses pensées. Il sourit.

Ni une, ni deux, Karisu se jeta dans les flammes, en protégeant son masque de bois avec ses bras.  Son cœur battait la chamade. Son sang bouillait dans ses veines. Sa tête était prête a exploser.
La fumée était telle qu'il n'y voyait plus rien, la volonté de pénétrer dans ce couloir pouvait sans peine s'apparenter a une envie de se suicider. La chaleur était telle que la peau de Karisu commença a lui faire mal, il brûlait.Mais rien ne pouvait plus arrêter Eristos, comme a son habitude, il abandonnerait pas. Un énorme morceau de bois incandescent s'apprêta a tomber sur Eristos. Il l'esquiva d'une roulade. Ceci eut également pour effet d'éteindre la majeure partie des flammes présente sur son costume. La tension était a son paroxysme.

"Alors c'est ça être un héros. Intéressant. J'ai du mal a me contenir. J'ai l'impression que mes tympans vont exploser. J'ai du mal a respirer et mon costume est dans un sale état. Mais peu importe, je dois sauver ces gens." En effet, le costume noir de Karisu était troué a un certain nombre d'endroit et les extrémités telles que les manches, les chevilles ou le bas de la veste, étaient devenu irrégulières en se consumant, comme si elle avaient été grignotées.

Karisu arriva difficilement en face de la porte du premier appartement. Il recula de deux pas. Posa sa main sur son masque, rapprocha ses jambes, recadra son haut de forme et mis une main dans sa poche. Pour résumer, il adopta une posture d'une classe exponentielle au milieu des flammes. Il éclata de rire avant de détruire la porte grandement endommagé par les flammes d'un coup de pied rotatif. La porte tomba en morceaux, elle était calcinée. Mauvais signe, également de l'intérieur. Pourvu qu'il ne soit pas encore trop tard. Eristos se précipita a l'intérieur de l'appartement en sautant par dessus les débris de porte. L'appartement était découpé en 3 pièces. Une grande pièce regroupant un salon, une salle a manger, ainsi qu'une cuisine, dans laquelle se trouvait Eristos. Il n'avait aucune idée de ce qu'abritait les autres pièces. Sûrement une chambre et une salle de bain. L'endroit était en proie au flammes. Le canapé du salon n'était plus qu'un immense bûché. Pour peu qu'il eut été funéraire.

"Ressaisit toi,si quelqu'un habite ici, je le sauverait."

Il commença a fouiller l'appartement. Le salon ? Une télévision molle et distordue. La cuisine ? Un plan de travail brûlé, et une table qui n'avait plus rien de sa fonction officielle. Il n'y avait décidément personne ici.

"Fais chier. Il y a quelqu'un ! Si c'est le cas manifestez vous, je suis un hér... Je suis la pour vous sauver !" cria Karisu avant de traverser la salle a manger en flammes. Il souffrait désormais de brûlures cuisantes, mais il continuait. Implacable. L'atmosphère devenait irrespirable. Les flammes occupaient désormais la totalité de l'espace. La visibilité était très réduite.

Il atteint rapidement une porte léchée par les flammes. Il ne s'arrêta pas et défonça la porte d'un coup d'épaule, dans la continuité de sa course. Quelques unes de ses mèches de cheveux brûlèrent et un éclat de bois assez pointu vint se planter dans son bras.  Il ne ressentait plus la douleur tellement son corps secrétait d'endorphine, a causes de ses multiples brûlures.

C'était une chambre.  Il y avait un lit en proie aux flammes, seul élément encore distinguable de la pièce qui était un véritable fourneau. Karisu fit demi tour et se dirigea en vers la deuxième pièce. Il défonça la porte et arriva dans une petite salle de bain. Ici le feu était assez contenu a cause de l'eau et du carrelage, mais un certain nombre d'objets étaient tout de même en train de brûler. Ici aussi, personne. Les habitants de cet appartements avaient t'ils réussi a fuir ? Ou étaient t-ils morts.
Eristos commença a douter. Il retourna dans la salle a manger et se prépara a sortir de l'appartement.
En passant le palier, il se remémora la chambre. Ce lit, ce lit était assez peu enflammé en fin de compte, comparé au reste de l'appartement. Assez peu enflammé.
"Merde ! le con !". Karisu rebroussa chemin, et se précipita en direction de la chambre. Il se jeta par terre, au milieu des flammes, et inspecta le dessous du lit. Une femme, a peu près la vingtaine, était allongé dessous, inconsciente. Eristos l'attrapa par les bras afin de la glisser hors de sa cachette, puis il la disposa sur son dos.

"Bordel, c'est pas passé loin, un peu de plus et je la laissais cramer ici."
L'appartement était désormais totalement absorbé par les flammes. Elles étaient beaucoup plus grandes qu'auparavant.
"Putain le con, j'ai perdu trop de temps. Faut que je traverse. Et vite de préférence."
Une fois de plus Karisu se jeta dans les flammes. Il couru du plus vite qu'il pouvait afin d'éviter que la jeune femme ne prenne feu.  Il enjamba les débris de porte et découvrit, sur le palier, que le couloir était devenu quasiment infranchissable, noyé dans les flammes.
C'est ce quasiment qui fit que Karisu ne douta pas la moindre seconde. Les héros ont la capacité de retourner les situations même les plus désespérées, pourquoi pas les criminels. Il enleva le haut de son costume, et passa la veste autour des épaules de la jeune femme avant de la porter dans le creux de ses bras, a l'abri d'un maximum de flammes.

"Allez ! Ca paaaaaaaasse !" Hurla Karisu en traversant le mur de flammes.
La douleur était insoutenable, il avait l'impression qu'on tentait d'arracher le moindre centimètre de sa peau. Il traversa cependant le mur de flammes. Beaucoup de ses cheveux avaient brûlés. Son costume était en lambeaux. La peinture de son masque avait cloqué mais il est étrangement resté en bon état. Les brûlures de Karisu étaient très nombreuses. Les endorphines et l'euphorie faisaient certes encore effet, mais un séjour a l’hôpital était désormais inévitable.


Il dévala les escaliers, et sortit de l'immeuble, la jeune femme toujours dans ses bras. Il la déposa auprès de la foule.
"La vache qu'est ce qui vous êtes arrivé, vous semblez être en piteux état !"
Karisu tourna dos a l'homme en dirigeant vers l'immeuble.
"Hé ! Vous êtes sûr que ça va aller ? Quoi vous y retournez vraiment ? Vous êtes vraiment des tarés, vous les héros."

"Vous les héros." Karisu sourit.

Il se précipita dans les escaliers. Et remonta au quatrième étage en montant les marches quatre par quatre.
Il était essoufflé, en sueur, et blessé de toute part. Mais il continuait  de monter les escaliers a son maximum. Il ne pouvait plus perdre de temps. Il était peut être même déjà trop tard.

Arrivé au quatrième étage, il retraversa une fois de plus le mur de flammes. Le tout c'est de ne pas y aller a reculons, car de toute façon, le feu brûlera quoi qu'il arrive.
La fumée était encore plus épaisse, les flammes encore plus vives. Karisu, déjà essoufflé par temps d'effort, se retrouva bientôt incapable de respirer. Sa tête, bouillante, tournait davantage. Il défonça avec peine la dernière porte, sentant ses dernières forces l'abandonner. Il s'écroula sur le seuil. Pourquoi se battait t-il déjà. Lui le criminel, pourquoi s'évertuait t-il a aider son exact opposé, un héros ? Karisu pensa a Herr Strom

"Tu crois vraiment que nous avons le temps de discuter de ma motivation ? Des vies sont en jeu, bordel !"

Des vies, sont en jeu. Karisu posa ses mains sur le sol et commença a se relever péniblement, il ne pouvait pas abandonner. Ses muscles le faisait horriblement souffrir, tellement il s'était donné a fond. Mais toujours moins que les brûlures dont il était recouvert.

Il pénétra dans l'appartement et commença a le fouiller, tout tournait autour de lui. Il avait chaud, mal, envie de vomir. La seule chose qui le poussait a continuer, c'était d'imaginer qu'Herr Strom était probablement en aussi mauvaise posture et qu'il ne devait pas abandonner lui non plus. Soudain il trouva un vieil homme, écroulé sur le sol.
Karisu s'approcha de lui. Il était par chance tombé sur de la tomette en pierre dans la cuisine. Les murs carrelés avaient fait en sorte que le feu se propage d'une manière raisonnable ici. L'homme ne semblait pas gravement brûlé.
"Il respire. Quelle chance. Je dois le descendre lui aussi."

Karisu sortit de l'appartement, et fonça en direction du mur de flammes, toujours plus grand.
"Fait chier." dit-il en courant en direction des flammes. Il commença a les traverser, quand son pied s'enfonça dans le sol. Le feu avait sérieusement endommagé le lino, qui devint très fragile. Karisu avait le pied coincé, au milieu des flammes. Il allait brûler vif si il ne faisait rien.
Il empoigna sa canne, et la planta de force entre sa jambe et le bord du gouffre. Il arracha les bord du trou, libérant sa jambe, au prix d'une douloureuse fracture du tibia . A la sortie du mur de flammes. Il tomba a genou.

La respiration de Karisu était haletante. Son corps le faisait souffrir sur chaque centimètre carré.

"J-j-j-je n-n-n'aband-d-d-onerais p-pas"
Karisu se releva, dégoulinant de sueur. Il se dirigea en direction des escaliers et commença a les descendre du plus vite qu'il pouvait.
La lucidité le quittait peu a peu. Il ne tarderait pas s'écrouler. Étage par étage, escalier par escalier, marches par marches, il s'accrochait et descendait a une allure folle.

Cependant il trébucha, et tomba lourdement au sol.

"J'ai échoué." dit-il a voix basse.
Soudain, il entendit des voix.

"Et il y en a deux dans les escaliers la ! Un vieux et le gars au masque dont les mecs dehors nous ont parlé."

"Vite récupérez les, occupez vous en priorité de l'homme au masque, il est très mal en point.

Karisu se laissa emporter le sourire au lèvres, il avait réussi tout compte fait. Les pompiers étaient arrivés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Souvent en ville basse ou parti s'entraîner dans la forêt. Ou en cours, accessoirement.
❝ POINTS : 124

MessageSujet: Re: Rencontre au coin du feu (Avec Karisu) Jeu 20 Avr - 12:18

Klaus se réveilla dans un brancard, difficilement. Il releva la tête et vit l'immeuble éteint. "Ainsi, les pompiers ont réussi à maîtriser l'incendie. Oh, c'est notre métier, après tout." se mit-il à penser, ce qui le fit grandement sourire de satisfaction. Il pensa à tous ceux qu'il avait réussi à sauver, à la folle qui avait mis le feu au bâtiment, à l'homme au masque ... l'homme au masque ! Klaus se releva en sursaut, ce qui lui provoqua un fort mal de tête, et regarda autour de lui en se la tenant, avant de se rendre compte que l'homme en question était juste à côté de lui, les yeux ouverts.

Il ne put retenir un grand frisson le parcourant quand il vit les blessures de l'homme qui il n'y a pas si longtemps se moquait de lui et lui lança le défi de le sauver. "Eh merde ! J'ai échoué à ce défi-là, faut croire, regarde dans quel état tu t'es mis. C'est moi qui aurait dû monter au quatrième étage, je pouvais peut-être tenter d'atténuer les flammes avec mon don, je n'ai pas réfléchi à ça, je m'excuse, sincèrement. Bon, tu voulais connaître ma motivation, n'est-ce pas ? Je te dois bien ça, vu que je t'ai fais courir un risque énorme, mais je doute que la réponse te satisfasse. En vérité, je ne sais pas bien pourquoi je fais ça, pourquoi je fonce dans des bâtiments enflammés pour sauver des gens. Tout ce que je sais, c'est que si je ne le fais pas, qui le fera ? Des gens mourront, et n'auront pas la chance de prouver au monde ce dont ils sont capables, tout ça parce qu'il n'auront eu personne pour les sauver ? Je ne peux pas laisser faire ça. C'est pour ça que, monstre, incendie, inondation, cyclone, envahisseur extra-terrestre, ou même météorite, je continuerai de foncer pour sauver ceux que j'ai l'occasion de sauver." Il s'allongea.

"Moi, j'aurais pu perdre la vie plusieurs fois, mais il y a pratiquement toujours eu quelqu'un pour m'aider, mes parents quand j'étais enfant, ces pêcheurs à Genève, sans eux, je ne serais pas là. Je me dois de leur montrer que leurs efforts n'ont pas été vains, et que la personne qu'ils ont sauvé va sauver des gens en retour. C'est aujourd'hui la seule chose qui m'anime vraiment, j'ai l'impression de ne vivre que de cette sensation de braver le danger, de secourir quelqu'un, et de le déposer en sécurité, sans rien attendre en retour, si ce n'est un soupir de soulagement sur leur visage, je n'ai pas besoin de plus. J'ai, je pense, besoin du sentiment que j'ai été utile. Tu sais, si j'en suis arrivé là, c'est parce que je n'ai pas su utiliser mon pouvoir à bon escient, et que j'ai failli tuer quelqu'un. Sans ça, ma famille n'aurait jamais dû s'exiler, et je n'aurais pas fugué. Je n'aurais pas honte de les revoir un jour. C'est cette erreur que j'ai commise qui a ruiné ma vie, et je ne laisserai plus jamais une telle erreur se reproduire. Désormais, je vais utiliser mon pouvoir pour sauver. Que dis-je ? Je vais consacrer mon corps au sauvetage des gens, je vais me dévouer entièrement à cette cause. Car c'est tout ce que j'imagine pouvoir faire pour rattraper mon erreur. Voilà, maintenant que tu sais tout, je ne sais pas ce que tu vas en dire, et pour tout t'avouer, je me fiche de ton avis. Car c'est la vie que j'ai décidé de mener, et plus rien ne m'en empêchera."

Klaus referma les yeux, et pensa "Non, plus rien." Il attendait une éventuelle réponse de son équipier d'un soir, en faisant mine de dormir. Il voulait savoir ce que lui en penserait. Après tout, c'était bien la première fois que Klaus se confiait à quelqu'un, et il voulait savoir si c'était une erreur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Ville basse de Laurel.
❝ POINTS : 83

MessageSujet: Re: Rencontre au coin du feu (Avec Karisu) Jeu 20 Avr - 16:43

Karisu, ouvrit doucement les yeux. La lumière du soleil l'aveuglait. Il bougea légèrement de gauche a droite avant de remarquer qu'il était sur un brancard. Les pompiers avaient enlevé son masque et il en profita pour effleurer doucement son visage avec des doigts endoloris. Visiblement, il pouvait remercier ce masque de bois, grâce a lui il n'avait aucune lésion au visage. Ce n'était evidemment pas le cas du reste de son corps. Mais il se remettrait rapidement, peu de ses brûlures étaient importantes, elles étaient juste particulièrement nombreuse. De plus un attelle suffirait probablement pour son tibia. Tout n'était pas si catastrophique en fin de compte. Karisu repensa a l'excitation qu'il avait ressenti lorsqu'il courait a travers les flammes. C'était différent. Bien différent du meurtre de criminels, cette fois les effets étaient immédiats, des gens vivaient grâce a lui. Le criminel se sentait étrangement bien. Il pensa a Herr Strom et tourna sa tête en sa direction. Lui aussi était allongé sur un brancard. Il replaça sa tête vers l'arrière , en regardant les nuages. Herr Strom venait de remarquer qu'il était lui aussi réveillé. Il commença a lui parler, Karisu l'écoutait attentivement.

"Bon, tu voulais connaître ma motivation, n'est-ce pas ?" Lui demanda le héros.

Karisu hocha faiblement la tête. Le héros continua. Il se confia sans retenue a Karisu, étonné que celui ci lui fasse tant confiance

"Moi, c'est Eristos. Tu peut m’appeler Karisu, il n' y a plus beaucoup de gens qui m'appellent par mon prénom, et ça fait toujours plaisir de savoir qu'on existe au yeux de quelqu'un. Ta réponse me satisfait. A moitié. A vrai dire, nos motivations ne sont pas si différentes. Je veut dire, sauver sans rien attendre en retour, sans raisons particulières, juste car c'est ce qu'il faut faire, c'est également ma façon de penser. Ce qui me gène en revanche..."
Karisu marqua une petite pause, avant de se retourner vers Herr Strom en souriant

"C'est que j'adore avoir le privilège de l'exclusivité !" dit Karisu avant d'éclater de rire.
"Non plus sérieusement, c'est vrai qu'on se ressemble. Et ta réponse me satisfait amplement."

L'air de Karisu devint plus grave, ses yeux se perdaient dans les nuages.
"Mais mes méthodes sont moins orthodoxes. Et j'oubliais, tu n'a pas échoué du tout tu sais. Tu a totalement relevé mon défi. Et tu l'a réussi avec brio. Si je suis allé au quatrième étage, c'était de mon plein gré. J'avait quelque chose a me prouver, c'est tout. Si je suis dans cet état la, c'est uniquement de ma faute, et je ne regrette rien, en fin de compte on a sauvé tout le monde."

Il jeta son regard en direction de l'immeuble, visiblement agacé.
"Puis si je suis encore en vie, c'est en partie grâce a toi" marmonna t-il si faiblement qu'Herr Strom pu a peine l'entendre.

"Tu sais quoi ? Moi aussi je vais te raconter pourquoi j'en suis la. A commencer par mon don. Oui je suis doté, tout comme toi, mais mon don ne servait évidemment a rien. Je suis un Télépathe, mais un télépathe un peu spécial. M'enfin, ce n'est pas important. Ce qui compte c'est que, oui, j'aurais pu lire dans tes pensées et savoir a peu près qui tu était. Mais c'est toujours moins fort que les actes. J'ai préféré te voir dans le feu de l'action. Et je n'ai pas été déçu, mais encore une fois je m'égare.
J'étais autrefois un fils d'itinérants du spectacle. Un père magicien, une mère acrobate. Tu commence a comprendre l'origine de mon déguisement. Un jour, des bandits nous ont attaqués, et voulaient m'enlever a cause de mon don. Si je ne m'étais pas pavané avec celui ci, rien de tout ça ne serait arrivé. Le fait est que mon père en tua un bon nombre, puisqu'il possédait un don de renforcement. Il fut condamné a la prison a perpétuité."

Le regard de Karisu devint noir, il serrait les dents.
"Pour moi, c'est un véritable héros !" pesta t-il.
"Ainsi nous avons tout les deux vécus un drame familial, a cause de notre don. A cause de moi mon père est en prison, bien loin de la vie d'artiste libre qu'il chérissait tant, ma mère n'a plus aucune passion et peinait a nous nourrir moi et ma petite sœur. Je me suis donc exilé, moi aussi. "
Il regarda Herr Strom de façon amicale.
"Tu te pose certainement la question . Non je ne suis pas un héros. Loin de la. Enfin selon l'étiquette d'une société qui considère que tuer pour empêcher que ses enfants soient enlevés est un acte criminel. Je mène mon combat seul dans l'ombre. Mais je suis rassuré désormais, la jeune génération est très intéressante. Si beaucoup d'autres héros sont comme toi, et s'ils restent dans le droit chemin, nous n’avons rien a craindre, le futur sera radieux."

Karisu regarda Herr Strom avec insistance.

"Promet moi une chose. Ne change jamais de costume. Il correspond parfaitement au message que tu veut faire passer, l'apparence est superflue, un héros se démarque par ses actes, pas grâce a un joli costume." dit il en souriant.
"Je suis désolé de m'en être moqué, je ne prends jamais personne au sérieux au premier abord. C'est dans ma nature, ne le prends pas mal."


Karisu reposa sa tête sur le brancard, et ferma les yeux. Il aimait bien ce gamin en fin de compte. Ce fut une rencontre intéressante. Karisu en apprit beaucoup sur lui même ainsi que les nouveaux héros il était ravi. C'était la première fois qu'il se confiait a quelqu'un d'autre qu'un membre de sa famille. Il avait confiance en Herr Strom, il ne le trahirait pas. Ce ne serait pas en accord avec ses idéaux. Cependant que penserais t-il si il savait que Karisu était un criminel. Il devait garder ça pour lui, pour le moment.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Souvent en ville basse ou parti s'entraîner dans la forêt. Ou en cours, accessoirement.
❝ POINTS : 124

MessageSujet: Re: Rencontre au coin du feu (Avec Karisu) Jeu 20 Avr - 17:06

Klaus se mit à sourire. Cela faisait bien longtemps qu'il ne s'était pas senti aussi bien avec une personne. La sensation d'avoir un ami lui était des plus agréables, bien qu'il ne sache pas vraiment comment se comporter, vu qu'il ne le connaissait pas encore tout à fait. Mais ce qu'il en savait lui était suffisant, il n'avait pas besoin d'en savoir plus. Ils étaient sûrement amenés à se revoir, d'une façon ou d'une autre, Klaus en était certain. Il n'eut pas le sentiment de devoir lui répondre, cependant, aussi préféra-t-il se taire, encore quelques instants.

Après un silence de quelques secondes, Klaus lui dit : "Merci, Karisu, ça fait du bien de voir quelqu'un qui nous comprend. Au fait, je ne t'ai toujours pas dit mon nom, je suis Klaus Sokovitch, aussi connu sous le nom de Herr Strom. Ravi de faire ta connaissance." Il regarda sa montre pour voir quelle heure il était. "Scheiβe ! Je vais être en retard, et ils vont pas me laisser rentrer au campus ! Bon, c'était vraiment sympa, mais je dois y aller. J'espère que nous nous reverrons !" Il se leva, fut pris de courbatures terribles, qui le bloquèrent quelques secondes, avant de tourner la tête vers lui, de lui sourire, et de partir en courant, sous les cris d'étonnement des pompiers qui finissaient de s'occuper de l'immeuble brûlé.

Décidément, cette ville accueillait des personnes très intéressantes. Klaus y songea longtemps en rentrant chez lui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Ville basse de Laurel.
❝ POINTS : 83

MessageSujet: Re: Rencontre au coin du feu (Avec Karisu) Jeu 20 Avr - 18:34

Karisu vit Klaus s'enfuir. Il le salua d'un geste de la main, avant d'éclater de rire.
«Sacré gamin, même après tout ça, t'a encore la force de courir. T'est vraiment irrécupérable. Bon, va pas falloir que je fasse de vieux os moi aussi. Si ils m’emmènent a l’hôpital, je risque de finir en prison.Je vais devoir mettre les voiles. »
Il jeta un œil autour de lui et trouva sa canne, son masque et son costume près d'un camion de pompier.

Karisu roula sur le coté du brancard, et s'écrasa lourdement par terre. Un pompier accouru pour l'aider.

« Monsieur vous êtes tombé ? Attendez je vais vous aider. »
« Non, je dois partir. » Lui répondit Karisu en se relevant, puis en époussetant sa chemise.
« Quoi impossible ! Monsieur restez tranquille je vous prie. »
« Ne reste pas en travers de mon chemin. Je t'en prie m'oblige pas a me répéter, j'ai vraiment horreur de ça. » lui répondis Karisu agacé.
« Les gars venez m'aider a le maîtriser, j'crois qu'on va être obligés de l'attacher. »

Trois autres pompiers accoururent a la demande du premier. Ils barraient la route d'Eristos.
« Bon, je vous ai dit que j'ai horreur qu'on me fasse répéter ce que je viens de dire nan ? Je vais tous vous buter. Vous ne commettrez pas deux fois la même erreur.  »
Karisu commençait a trembloter. Les vielles habitudes refont toujours surface.

Soudain le premier pompier se mit a hurler, en prenant sa tête entre ses bras. Il tomba par terre en hurlant, comme si il agonisait.
« Merci infiniment de m'avoir aidé messieurs, malheureusement, je vous prierais de me laisser passer » dit-il en se courbant devant le pompier qui hurlait a la mort par terre. Karisu riait. Décidément cette scène n'avait aucun sens.
Les visages des autres étaient horrifiés. Soudain le pompier arrêta de crier. Il était inconscient.
« Maintenant, hors de mon chemin ! » cria Eristos dans la tête des autres par télépathie. Ils le laissèrent passer sans poser de question.

Karisu ramassa ses affaires, et sortit un petit briquet, ainsi qu'une boite en fer. Il ouvra la petite boite et piocha une cigarette a l'intérieur. Il l'alluma dos aux pompiers, en partant dans le sens inverse de Klaus.

Non, Karisu Ryuketsu n'était pas un héros.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Rencontre au coin du feu (Avec Karisu)

Revenir en haut Aller en bas

Rencontre au coin du feu (Avec Karisu)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Heroe's SUP :: La ville :: La ville basse :: Les habitations-
Partenaires
bouton partenariat

Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit