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Deep Down || Jonas & Freia | [PG16]

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MessageSujet: Deep Down || Jonas & Freia | [PG16] Dim 14 Mai - 2:17







L'obsession du drainage. Ce n'était qu'un tout petit problème qui frappait cette région , au tout début. Mais elle s'était doucement transformée en quelque chose de bien plus terrifiant qu'une bête lubie. Les dons de sang, les moustiques.. rien d'anormal jusqu'ici. Si on se fie à de tout petits détails comme ceux-ci, on pourrait lier de nombreux événements banaux comme ceux-ci ; mais le lien a réellement commencé à apparaître de manière flagrante lorsqu'un premier corps a été retrouvé complètement vidé de son sang au bord de la rivière de Sarklinn. Épouvantable, en effet ; d'autant plus que la rivière dans laquelle il baignait la veille, disparut le lendemain où le corps avait été découvert. Oui, la rivière avait été complètement vidée de son eau jusqu'à la dernière goutte ; et les minéraux qui servaient à créer le flot naturel semblait manquer à l'appel également. Selon le report, Les habitants avaient continué de « prendre » des choses sans jamais les redonner, et sans jamais que qui que ce soit ne sache quoi que ce soit à propos des coupables. Étrangement les seules choses qui disparaissaient étaient celles susceptibles être collectées et assimilées – eau , sang, graviers, boue, gelée, et cela même jusqu'à ce que toutes les réserves d'eau partout dans le village ne se mettent à simplement disparaître de l'existence. Un événement bien étrange en effet – et vous penserez que ça ne devrait plus avoir d'importance puisque tout les habitants de cette ville on subitement connu la mort simultanément en une seule et unique nuit, il y a 135 ans en arrière. Étonnant, en effet, mais ce qui l'est plus encore est la manière dont 110 personnes de cette région ont passé l'arme à gauche. Tout les habitants étaient morts d'asphyxie, leurs poumons complètement dénués d'oxygène. Avec la science de l'époque, il était difficile de connaître les réelles causes du phénomène, mais une chose était certaine – le périmètre de la ville avait complètement cessé de produire toute sorte de ressources. L'herbe devint noire, l'air semblait contourner cette zone, au même titre que les gouttes de pluie qui s'évaporaient inexplicablement une trentaine de mètres au dessus du plus grand bâtiment du village fantôme. L'hypothèse du travail d'un doté était envisageable, mais les habitants des régions voisines préféraient parler d'une « malédiction ». La zone fut complètement barricadée par les autorités de l'époque et les villages avoisinants ont également du décamper ; bien que la zone ne semblait pas grandir. Une vieille affaire, et pourtant, aujourd'hui elle refaisait surface.

Les grands yeux bleus du petit soldat évaluaient consciencieusement chaque phrase de cette demande bien étrange de la part de l'organisation des Jokers. Habituellement, personne n'irait se soucier d'un soucis pareil – deux villes, séparées par un canyon, qui se disputaient les seules terres supposément fertiles qui se trouvaient entre eux. Ironiquement, ce fameux « trou » entre eux, n'existait pas non-plus il y a une centaine d'années de ça. Peut-être étais-ce l'une des raisons principales qui avaient poussé ces gens peu ordinaires à jeter un meilleur coup d'oeil à ce conflit qui ne les aurait en aucun cas intéressés autrement.

C'est exact – l'étrange formation de pierres qui formait le canyon entre les deux villes était également l'emplacement du triste village qui avait été « aspiré » hors de l'existence. Le problème résidait en le fait que personne, pas même les villageois, ne savaient ce qui se trouvait ici auparavant. Tout ce qu'il y avait au milieu de cette zone désertique, était un endroit florissant de magnifiques fleurs, rayonnant de beauté, et tout spécialement munis d'un certain arbre qu'on dirait avoir le pouvoir de ramener les morts à la vie.

Ou en tout cas, c'était la rumeur. Les villages aimaient bien exagérer les histoires pour forcer les gens à tendre l'oreille un peu plus de leur côté. Le fait que personne n'ai jamais entendu parler du village de Sarklinn, ça, en revanche, était le barreau fer le plus tordu de la cage du casse-tête.

Cependant les ordres n'étaient pas de jouer aux scientifiques ou aux illuminatis, mais de directement se rendre sur les lieux pour confirmer l'existence de l'arbre de vie, et de cesser le conflit d'une manière ou d'une autre afin « d'aider la population ».

Bien que Freia ne soit pas exactement suffisamment stupide pour considérer que la bienfaisance est le seul but de l'organisation.


- « Cependant, Ramener les morts à la vie... cette blague là, décidément, ne deviendras jamais trop vieille.»
- « Encore en train de marmonner dans ta barbe, Frey. »

La jolie jeune femme aux yeux d'or s'approcha doucement de son mari. Posant sur la table les deux déjeuners complets qu'elle s'était tracassée à faire pour eux ; elle s’assied aux côtés de son époux à la taille réduite. Un mince sourire aux lèvres, elle pencha la tête sur le côté ; s'attendait probablement à ce que le petit soldat lui rende grâce pour sa dure labeur à massacrer les œufs dans la poelle et planter le bacon passionnément une bonne trentaine de fois pour expier sa rage d'avoir perdu l'enchère de la nuit dernière. L'incarnation de la guerre haussa les sourcils et soupira profondément – c'était à lui de trinquer par la faute d'une figurine démodée à laquelle la belle jeune femme avait attaché un peu trop d'importance ; tellement en réalité que pour une fois, Freya sentait son porte-monnaie bien moindre. Bien qu'il aurait souhaité esquiver le sujet et se concentrer sur sa mission, travailler le ventre vide n'était pas une option, et ignorer la femme avec qui il partage son lit et son loyer, l'était encore moins. Adoptant un mince petit sourire, l'adorable petit monstre rendit ses salutations à son épouse aux yeux de serpent.

- «  Faudrait-il encore que tu en ai une. »
- « …..URGH »

C'était un coup de poignard droit dans la fierté du petit monstre. Comment osait-elle insulter sa pilosité ? Dans sa précédente vie, il était connu comme l'incroyable lion blond de la haine et du chaos ! Une barbe plus longue et plus hérissée que n'importe quelle serviette de plage après un ouragan tropical ! Mais bien que sa fierté lui restait en travers de la gorge, il se contenta de sourire, acquiescer et placer le bacon cramé dans sa bouche.

Et bien que le petit blond avait bravé la mort de nombreuses fois, il n'avait pas encore trouvé quoi que ce soit sur cette planète, en cet âge, qui soit le plus proche d'être le parfait milieu entre la torture et l'euthanasie que la cuisine de sa femme après une enchère perdue. Il voulait vomir, mais son corps avait encore du mal à scanner l'origine de ce qu'il venait d'avaler, et n'était pas tellement sûr s'il voulait le garder ou prendre le risque de le rejeter avec les trois quarts de ses organes internes. Mais en tant qu'incarnation de la guerre, le petit soldat se devait de survivre cette bataille... et probablement celle qu'il devra affronter dans quelques heures, sur le légendaire champ de bataille des toilettes de l'avion.

Balançant ses pieds sous la table ; ceux-ci paraissaient être de véritables baguettes en comparaison à son reste du corps, couvert quasiment tout entier par une simple chemise blanche. Celle qui dégustait les immondices noirâtres avec une résistance gustative top-niveau, en revanche, semblait dors et déjà prête à partir au travail. Elle engagea la conversation à nouveau sur un ton faussement agréable, mais plein d’agressivité passive.

- « Fre. M'aimes-tu toujours comme au premier jour ? »

Aimer – c'était un mot compliqué à digérer pour le petit blond. Eh bien, en extérieur, on pourrait dire qu'ils sont un couple étrange mais aimant. La vérité en est cependant tout autre, d'un certain côté.

- «  Nous avons toujours des intérêts communs, si c'est ce que tu me demandes. »

Il souriait gentiment. Les yeux perçants de la jeune femme semblaient presque foudroyer le petit soldat ; mais elle savait qu'elle ne pouvait rien faire d'autre que se satisfaire de ce qu'elle avait déjà. Elle n'avait jamais réellement réussi à obtenir son affection sans une demi-tonne d'excuses derrière. « Intérêts communs » - « Attirance physique » - « Facilités financières ».. c'était le pack d'excuses que Freia lançait à chaque fois ; mais seulement une fois dans leur relation avait-il prononcé les mots magiques qu'elle voulait entendre. Enfin, à ce point elle n'était plus réellement sûre si elle était profondément amoureuse de lui ou si son orgueil lui empêchait d'accepter qu'une personne si misérable et inoffensive que lui semble rejeter ses charmes à chaque fois ou presque.

Malheureusement pour elle, les deux membres de ce couple sont totalement incapables de montrer leurs sentiments réels sans passer par le biais de communication le plus simple qui existe pour éviter les problèmes – faire risette, et parler sur un ton agréable ; fait passer dans la gorge les pilules les plus écœurantes de la vie.

Après un moment, Freya s'essuya la bouche avec une face quelque peu dégoûtée, ses mèches de cheveux blondes en bataille cachant la partie supérieure de son visage. Il s'apprêtait à s'en aller se préparer pour prendre l'avion, mais quelque chose ne tournait pas rond. Le regard de la jeune femme était rivée sur lui, il pouvait le sentir. Car c'était les mêmes yeux mauvais que les siens, et que c'était exactement la raison pour laquelle il l'avait épousée. Riche, belle, blonde, propriétaire d'une magnifique maison, agréable en apparence, mais surtout pourrie à l'intérieur. Juste comme il appréciait ses loyaux alliés de guerre. Ce regard déplaisant qu'elle lançait sur lui en combinaison avec ce faux sourire – il se devait de lui rendre.

- « Gabrielle »

Surprise d'entendre son nom, elle ne semblait pas en croire ses oreilles. Habituellement son prénom n'était jamais utilisé, rien de plus que des paroles sans destinataire. Quelque peu choquée, elle se leva avec une expression étrange sur le visage, avant de se voir enlacée à la taille ; la joue de son époux se frottant contre le bas de son torse, affectueusement, adorablement , et pourtant plein de vice.

- « Reste à mes côtés jusqu'à la fin, d'accord ? »

Ce sourire là était sincère. Il n'essayait pas d'avoir l'air agréable non-plus – c'était l'un de ses véritables expressions de gratitude.

- « …. !»

Un sourire tordu, aux dents acérées comme les lames d'un piège à ours ; ses mirettes bleues tournant  à la couleur de l'or. Gabrielle se souvint alors pourquoi elle l'aimait : ils étaient deux côtés d'une même pièce ; mais le centre, restait profondément... pourris.

- « Je t'aime, Gabrielle ♥ »
- «  Frei-- »

Il lui vola un rapide baiser avant de s'extirper rapidement. Si gagner quelques mois de loyauté supplémentaire était aussi simple que de monter sur la pointe des pieds et saisir les lèvres d'une femme et prétendant être un temps soi peu inquiet à propos d'elle ; alors les alliés du 21e siècle devraient être plus que simples à réunir. Alors que le nabot fit ses préparatifs en parfait silence, la jeune femme restait là à sourire bêtement. Sans rougir, sans montrer quoi que ce soit d'autre que son habituel faussement chaleureux en extérieur et glacé à l'intérieur.

---

La destination était la région d'Uldinn. Se trouvant dans la partie Est de l'Amérique du nord. Un état minuscule ; extrêmement minuscule en réalité ; et se faisant de plus en plus limité en taille, à cause de la guerre interne qui déchire les deux peuples. Il n'y a en réalité que deux villes majeures, l'une opposée à l'autre, séparés par un immense canyon. Le problème des disputes entre la première et la seconde ville n'est pas la principale cause pour laquelle l'état régresse. Ce serait plutôt parce qu'il semble être « aspiré » par quelque chose. Un phénomène étrange que Freia avait été envoyé pour « investiguer ». Une querelle interne qui avait fait resurgir un démon du passé que tout le monde semblait avoir oublié, et dont il ne restait pas un seul témoin en vie pour confirmer ce que ce qui était allongé sur ces papiers était la triste et étrange vérité.

Les yeux plongés dans son petit déjeuner du matin qui venait maintenant de finir son escale contre le sol poussiéreux d'une ferme à proximité de la destination de la mission, Freia commençait à se demander qu'est-ce qui lui avait pris autant de temps à recracher en premier – son semblant d'affection de tout à l'heure, ou bien la piètre substance noire qui servait d'excuse à ce qu'on appellerait normalement « bacon ». Le visage blanc comme un linge et quelques gouttes de sueur apparaissant sur le visage, le petit soldat fit quelques pas en avant pour regarder la scène qui se présentait devant lui.

- « ….. »

Il n'avait besoin que de regarder dans la direction de la destination pour savoir à quel point celle-ci était mauvaise. Là où les fissures du temps s'étaient dessinées dans la pierre ; se trouvait le point de séparation qui avait tout commencé. Respirer l'horreur que le fossé laissait émaner était une véritable compensation pour le corps meurtris du nabot psychotique. Il avait hâte d'arriver.

Mais lorsque ses souhaits furent exaucés... un dilemme se présenta. La voiture se stoppa au milieu de cette zone aride ; et bien que la chaleur soit déjà un problème majeur ; c'était plutôt le fait qu'ils se trouvaient au beau milieu de la fissure géante, qui était le problème. Droite, ou gauche ? Le guide n'en savait pas plus que Freia, apparemment. Le petit blond se retourna vers le conducteur, prêt à piquer une crise ; mais celui-ci semblait trop traumatisé pour bouger. Ses yeux étaient exorbités, et sa peau avait tourné à la teinte de cachet d'aspirine. Le petit français fronça un sourcil, mais l'homme parla en premier.

- « C----C'était sensé être à ci—cinq kilomètres d'ici.... »
- « Exprimes-toi clairement. Je ne comprend rien à ton charabia, chimpanzé. »

Freia était pleinement conscient qu'ils étaient déjà entrés dans la zone de haine et désespoir depuis un bon moment déjà – ce qui aurait pu justifier l'êtat du conducteur – mais quelque chose d'autre semblait prendre le dessus sur l'état mental de l'homme. Ça aurait pu être l'aura mauvaise qu'il dégage constamment, bien entendu, mais la véritable raison était que le commencement de la fissure, lorsqu'il était venu quelques mois auparavant, n'était sensée commencer qu'à environs cinq kilomètres d'ici.

- «M—Mon âme-- aaa---Satan est là bas--- ! M—mon âme est aspirée-- je sens mon âme aspirée !! »
- « Satan ?.. Aspiré ? Hoi. Qu'est-ce que tu veux dire---- »

Freia baissa les yeux puis réalisa quelque chose – il n'y avait pas de vent. Pas une brise de vent au beau milieu de cette zone pourtant claire et entourée d'arbres suffisamment endurants pour tenir la chaleur. Et pourtant pas une brise, pas même le sentiment que quoi que ce soit rentre dans ses narines ou sa bouche.

- « M—MONSIEUR JO—JOKER ON DOIT REVENIR EN ARRIERE, ON VA SE FAIRE ASPIRER !!! »
- « Silence  espèce d'incapable ! Retourne dans la voiture ! »

Le petit blond pensa que cette crise d'angoisse de la part du conducteur était sûrement allée un peu trop loin. Mais il pouvait le ressentir également. Son esprit avait beau être celui d'un apôtre, c'était bien le corps fragile d'un humain qu'il gardait. Ce sentiment d'aspiration, en revanche, il ne le ressentait pas, et n'y croyait pas non-plus... jusqu'à ce que ses yeux bleus ne rencontrent ceux de l'homme barbu.

- «  Qu'est-ce qu--- !? »

Aspiré. C'était le terme approprié pour parler du manque complet de couleur dans les yeux de l'homme. Sous le regard ébahis de l'incarnation de la guerre ; les couleurs de l'homme s'arrachèrent hors de sa peau comme s'il n'était rien de plus qu'une poupée peinte. Sa peau, ses yeux, ses cheveux – des parties de toutes ces zones s'arrachaient et s'envolaient en formant une bourrasque surnaturelle. Le conducteur du véhicule tomba sur le sol, baignant dans une marre de sang ; qui elle aussi se fit petit à petit voler ses couleurs pour tourner au gris, puis à l'incolore.

- « ...Par les enfers, qu'est-ce que c'est que ce délire ?... »

Et voilà que les bouts de couleur qui avaient été aspirés de l'homme se mirent à danser dans les airs comme des bouts de laine, avant d'être complètement avalés par le précipice. La curiosité piquait évidemment le petit blond, et peu craintif de la mort, il s'approcha plus près du précipice. Il devait voir ce qu'il y a à l'intérieur..

La zone était recouverte de barrières montant jusqu'à une vingtaine de mètres ; improvisés, mal fait, détruits à certains endroits. Il y avait des éclaboussures de sang séchés dans tout les coins, comme un champ de bataille qui s'était arrêté d'un seul coup. Des armes laissées au sol d'un côté et d'un autre ; comme si ils étaient là depuis un moment et avaient soudainement disparus. Retenir sa respiration était déjà plutôt compliqué pour Freia, et sentant son corps s'alourdir, il ne s'approcha guère plus du fossé que ce que sa distance (bien que toujours très grande) ne lui autorisait. Il se retourna et commença à marcher dans l'autre direction – si la voiture ne s'était pas faite aspirer, il pourrait peut-être la conduire, d'une certaine façon.

Grommellant, s'approchant du véhicule et du corps décoloré sur le sol ; Freia tenta de manipuler la voiture après avoir (extrêmement difficilement) placé le corps du conducteur à l'intérieur, et utilisé sans aucun respect les parties de son corps comme extension pour manoeuvrer la voiture. Le papier informatif parlait d'une ville nommée « Pipeworth » et une nommée « Piperton ». Celle à laquelle il devait se rendre était Piperton, là où la demande d'aide avait été formulée... cependant, impossible de différencier l'Est de l'Ouest dans ces conditions ; Et la voiture n'aura pas suffisamment d'essence pour faire marche arrière. Et l'estomac vide ; Freia préférerait évider d'avoir à dévorer un homme barbu à qui les couleurs avaient été sauvagement arrachées comme la peau d'un poulet.

La voiture se mis en marche avec l'aide coopérative de Mr.Guide-mort qui gisait au sol comme extension pour les pieds du petit blond dont la tête n'était même pas suffisamment haute pour voir correctement le pare-brise. Ça faisait l'affaire, pour l'instant, alors qu'il décida par pile ou face de quelle direction prendre. L'Est. Peu importe sur laquelle il tombera, ils n'auront pas d'autres choix que l'accepter en leurs terres s'ils ne veulent pas manger du plomb pour midi.

L'engin roulait et s'éloignait du canyon de plus en plus rapidement. La sensation de conduite avec un corps pareil était sérieusement désagréable, mais ne connaissant pas la nature du fossé, il préférait avoir un maximum de distance entre lui et cette... « chose » qui aspirait tout.

- «  Je ne suis pas certain qu'un don pourrait provoquer un truc pareil. C'est gigantesque, et bourré de violence. Je me sentait bien là-bas mais mon corps n'a pas l'air d'être d'accord avec moi.. »

Il avait fini sa dernière phrase à lui-même en jetant un coup d'oeil entre ses jambes. Il avait beau avoir la témérité d'un monstre, ce corps n'était définitivement pas capable de porter le poids d'un stress surnaturel aussi élevé d'un seul coup. Ce trou était constitué d'années-- de décennies de haine et de violence. Une véritable mine d'or de tragédie humaine.

Et alors que Freia était occupé à se fasciner de la beauté d'une telle catastrophe... quelque chose d'étrange se produit à nouveau. Les roues de la voiture se stoppèrent instantanément. Ou plutôt , la voiture se mit à s'élever dans les airs, doucement, comme si elle était attirée en arrière par une corde nouée en son centre. Criant de surprise, Freia grinça les dents et sentit une intense pression se concentrer sous ses pieds, là où il avait bloqué le bras de l'homme décoloré pour atteindre les pédales. Comme s'il poussait vers le haut avec une force surhumaine.

- « P-PUTAIN ! »

Le manuel de guerre ne disait absolument rien à propos des hommes décédés qui soudainement décident de faire un trip de retour en arrière vers la glorieuse cité du trou du cul du monde. Freia serra les dents aussi fort qu'il put alors qu'il dégagea ses pieds des pédales, et pas l'occasion du bras du monsieur. Celui-ci fut alors attiré immédiatement contre le plafond de la voiture, comme un aimant extrêmement attiré par son opposé. Le choc provoqué par le corps de l'homme contre le haut de la voiture fit reculer celle-ci en arrière à toute vitesse, comme si la corde se reserrait. Alongé sur son siège et tout recroquevillé, l'incarnation de la guerre faisait face à un vieux monsieur jouant à Spiderman avec son dos contre le toit, avec une telle pression que la voiture s'élançait en arrière à répétition. Sa face... il n'en avait plus. Elle avait été « aspirée » et s'envolait maintenant par la fenêtre. Des marques noires étaient dessinées partout sur le corps de l'homme ; rappelant à Freia la raison pour laquelle il essayait de s'en aller le plus vite possible.

Le fossé avait choisi d'aspirer cet homme. Et comme toute anomalie qu'on ne comprend pas et qui est supposément plus terrifiante que nous ; il n'y avait qu'un moyen de résoudre le problème temporairement.

Freia fermas les yeux et posa sa main contre son cœur, inspirant profondément.

- « Ô nature humaine, en les racines de ton cœur, j'appelle tout ce qui est mal et obscène. Pour la tâche qui m'a été donnée, je brûlerais ce monde par les flammes de la guerre pour l'éternité . »

La haine environnant aux environs de la fosse se matérialisa alors en une vague déferlante et rougeâtre, s'accumulant autour du petit blond, de qui les yeux changèrent de couleur pour un or hypnotisant.

- « Nous sommes les enfants de l'apocalypse ; pour le pêcheur comme le saint, nous annonçons la fin !!»

Le petit monstre leva sa main en un éclair, tranchant d'un violent coup de couteau acéré et entouré de magie, le bras droit de l'homme sans visage, avant de le pousser hors de la voiture d'un puissant coup de pied. Le corps de l'homme fit alors emporté, ne touchant même pas le sol une seul fois ; son sang mi-rouge mi-incolore se propageant dans les airs alors qu'il semblait être aspiré dans l'oeil d'un ouragan invisible. Essoufflé ; Freia lâcha son couteau ; celui-ci retombant au sol au même rythme que le membre amputé du conducteur ; qui ne semblait pas être aspiré par le fossé pour l'instant. Un œil grand ouvert, Freia serra les dents extrêmement fort, regardant le bras incolore près des pédales.

- «............ »

Il pris un moment pour respirer ; puis plaça le bras au niveau des pédales à nouveau. Le moteur de l'engin se fit entendre , la voiture reprenait sa route – direction Pipeworth, ou Piperton, peu importe où, tant que c'est loin de cette atrocité. S'il voulait en apprendre plus sur ce phénomène que les habitants de ces deux villes ont l'air de pouvoir empiéter sans trop de peur, il n'avait pas d'autres choix que se mêler à eux.



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