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Au clair de la lune (Feat Lilou Quill)

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MessageSujet: Au clair de la lune (Feat Lilou Quill) Dim 14 Mai - 15:03

Une fois encore , l'éternel cycle de la violence se répétait. Bientôt la terrible vengeance de celui qui se faisait nommer Eristos s’abattrait sur une crapule de la sombre ville basse. Cet être au courroux inapaisable, et a l'inextinguible soif de justice, n'était visiblement pas destiné a connaitre le repos.
La nuit était tombée depuis quelques heures. La lune éclairait les sombres boyaux des ruelles de son énigmatique lueur d'albâtre. Karisu aimait cette ambiance au plus haut point. Il déambulait, canne a la main, dans ce qui ressemblait le plus a un foyer a ses yeux. Un mélange de nostalgie et de tristesse animait son esprit. Il repensait a sa famille, son père, si loin dans sa cellule, sa mère, et sa petite sœur. Il serra fortement sa canne, tandis qu'une larme ruisselait le long de son visage endoloris par tant d'année de souffrance. Cette gouttelette amère sèche et brûlante s'écrasa lourdement au sol, tachant les vielles pierres de la ville de douleur. Karisu, ce fanfaron suicidaire, fou et excentrique n'était qu'un homme comme les autres après tout.
Déterminé comme il ne l'avait jamais été, Eristos se mit en quête d'un malfaiteur a éradiquer, comme si la mort d'êtres plus corrompus que lui était son seul exutoire. Il marchait désormais d'un pas pressé, guettant le moindre bruit suspect. Sans raison, il se mit a courir, en posant une main sur son masque. Marcher en direction de son but ne lui suffisait plus. Karisu courait aveuglément, la rage au ventre. Cette course effrénée n'avait aucun but particulier, si ce n'est celui de rassurer Karisu dans le fait qu'il était en train d'agir.  
Soudain, une salve de trois coups de feu attirèrent l'attention du criminel. De manière quasi-instinctive, Karisu se dirigea en direction de la ou il avait perçu le bruit.
Il sauta et tourna sur lui même avec grâce et aisance pour faire demi tour. Il revint sur ses pas avant de se diriger en direction de sa gauche. Devant lui se trouvait une immense impasse, encerclée entre trois vieux HLM. Sans réfléchir, Karisu s'engouffra dans celle ci. Les anciens murs décrépis des logements insalubres donnaient une allure d'autant plus lugubre au lieu, a la lueur de l'astre nocturne. La moisissure et la rouille avait pris pleine possession de l'endroit. La veste de costume d'Eristos virevoltait au gré du vent pendant qu'il courait.
Karisu arriva enfin au bout de l'impasse. Il stoppa sa course, et fixa la silhouette informe qui lui faisait dos. Il avait du mal a discerner l'origine de ce qui se trouvait devant lui. Le criminel essaya de lire dans les pensées de l'homme, mais étonnamment, il n'arriva pas a comprendre la moindre information.


"Je ne sais pas qui tu est, mais ton heure est venue." dis Karisu, l'air grave.

La personne, se retourna, instantanément, pris de stupeur. C'était un homme d'a peu près une quarantaine d'années. Il semblait effrayé et tenait dans sa main droite un pistolet 9mm. Il portait une chemise noire tâchée de sang, ainsi qu'un jean sombre. Derrière lui se trouvait un cadavre, visiblement celui d'un autre homme, bien que ceci était discutable a cause de l'obscurité. Karisu essaya de lire dans les pensées de l'homme a terre. Aucune connexion. Il était mort. Ainsi la personne qui se tenait debout devant lui était a cet instant précis devenue un assassin. Elle se devait de trépasser. Sauf si comme lui, cet homme avait de bonnes raisons.

"Pourquoi a tu tué cet personne ?"

Aucune réponse, l'homme ne semblait pas comprendre ce que lui disait Karisu, ou ne l'écoutait tout simplement pas. Ceci eut pour effet de particulièrement irriter Karisu.

"Bon puisque tu ne veut pas me parler, j'en déduis que tu n'avais pas de raison particulière. Laisse moi donc mettre fin a tes misérables jours."

Karisu ôta la rapière de sa canne en la tenant parallèle au sol tout en faisant doucement glisser la lame de manière effrayante. La lune luisait faiblement a travers le métal poli de l'arme d'estoc.
Il commença a avancer en direction de l'assassin. Encore une soirée tragique et sanglante s'annonçait, comme si cela demeurait a jamais l'inexorable destin de ceux qui agissent dans l'ombre.
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune (Feat Lilou Quill) Dim 14 Mai - 16:16

Le son d’une vieille chanson Tibétaine s’éleva. Une masse informe bougea lentement vers la source du conflit. Soudain agacée par tout ce bruit elle leva sa main et l’abattit violemment sur son réveil. Qu’elle idée de se réveiller si tôt. Lilou se démêla de l’épaisse couette qui la couvrait et jeta un regard déçu vers l’horloge électronique. Il était 8h du matin pas si tard que cela, si on ne prenait pas en compte le décalage horaire Moscou/Laurel.  

La demoiselle se dirigea lentement vers la salle de bain. Elle prit une douche rapide puis prépara son petit déjeuné. Elle se fit la plus discrète possible. Klaus dormait surement encore. Finalement après deux tartines au fromage, un thé vert et un grand verre de jus de fruit elle sorti du Bungalow pour faire quelques courses.

Arrivée à Laurel la veille, elle avait eu le temps de s’installer mais avait reporté au lendemain les courses primaires.
Lilou adorait les légumes et les fruits, bon elle adorait aussi le pain français et les pâtes. Et mise à part le pain, c’est ce qu’elle acheta ce matin-là.

Le début d’après-midi elle le consacra à la sieste et à la visite des jardins.

La veille on l’avait appelé sur son portable pour lui demander si elle donnait des cours d’anglais et de Français, pour des personnes parlant le Chinois. Lilou n’avait eu aucun mal à les comprendre et leur avait certifié qu’elle était très expérimentée dans le domaine. Ils programmèrent donc un rendez-vous pour le lendemain à 17h à l’adresse indiquée.

Très enthousiaste à l’idée d’enseigner à son premier client Lilou se prépara bien en amont. Elle enfila une jolie robe cintrée, d’un bleu azuréen, elle mit un collant couleur chair, et mit ses chaussures favorites, de fine tennis bleu marine ; Très confortable, même pour courir. Elle réunit les mèches de devant pour les nouer à l’arrière de sa tête avec un ruban blanc. Dans un sac brun en bandoulière elle mit des stylo des feuilles, un cahier, une bouteille de thé froid, et quelques autres bricoles qu’une fille aime avoir sur soit «  Au cas ou ».

Il n’était que 15h mais elle décida de prendre de l’avance pour visiter les lieux.

Dehors la brise était fraiche, elle n’avait pris qu’un gilet, mais elle n’avait pas froid, il faut dire qu’en russie il faisait beaucoup plus froid.

Elle se balada dans les différents quartiers essayant de retenir les endroits qui lui paraissait agréable où s’arrêter. Elle découvrit l’énorme différence de décor entre le centre de la ville et la ville basse, cela la désola quelque peu. Mais elle se promit de ne faire aucune différence.

Arriver devant le lugubre appartement elle sonna à l’interphone celui-ci grésilla, cracha quelques sons inaudibles et se tu. La porte s’ouvrit dans un fort grincement. Elle se surprit à penser qu’elle était peut-être l’actrice d’un nouveau film d’horreur. Elle haussa les épaules et entra naïvement dans le bâtiment.

C’est au cinquième étage, avec ascenseur (en panne) que Lilou trouva l’habitation de la famille Lilaong. Elle frappa à la porte, des bruits se firent entendre et se fut une adorable enfant qui vint lui ouvrir. Lilou se présenta dans sa langue puis fut invité à entrer. Ce devait être un appartement de 40 mètres carré où elle réussit à compter six personnes y vivant. Dont deux enfants. Ils s’installèrent sur la table du salon, tout le monde vint la saluer, elle sera beaucoup de main et reçu même l’accolade du père des enfants.

Pendant les heures qui suivi elle donna cours aux deux enfants, simultanément, les grands-parents non loin écoutait soigneusement chaque mots échangés. Lilou avait une tasse de thé noir aux agrumes toujours rempli, ils lui proposèrent mille et une gourmandises. Le soir venu Lilou se leva pour partir. Mais on la retint avec tant de gentillesse qu’elle resta quelques heures de plus, ils lui servirent à manger, n’ayant pas de quoi la payer ils lui emballèrent différent plat, qu’elle peina à rentrer dans son sac, ils durent lui donner un autre sac. Cette famille était si généreuse, Lilou en était émue. Ils lui avaient demandé de revenir une semaine sur deux. Elle avait accepté avec grand plaisir. En partant elle fut embrassée par toute la famille. Lorsqu’elle sorti elle jeta un coup d’œil à l’heure. Il était tard. La nuit était tombée depuis un moment déjà. Elle rangea son téléphone et entreprit de retrouver son chemin.

A une intersection elle hésita entre deux lorsqu’elle entendit un coup de feu non loin de là. Sans réfléchir une seconde elle  courut dans la direction du macabre son. Elle avait bien fait de mettre ses chaussures. Elle courut à en perdre haleine. Il fallait vraiment qu’elle se remette au sport. Elle déboula dans une impasse et aperçu trois individus. Un sur le sol, un terrorisé et un troisième en position de force, en costume et haut de forme traînant une lame sur le sol. Lilou se précipita entre les deux hommes elle tendit les bras en s’interposant, l’un de ses bras portant une rasade de nourriture fris.

«  Stop ! Arrêtez cela tout de suite, laissez cet homme en paix ! »

Sa poitrine se soulevait rapidement, elle était essoufflée. Mais dans qu’elle situation c’était-elle mit, elle n’avait même pas encore commencé les cours de l’école des Héros.

L’homme devant elle semblait menaçant elle ne pouvait rien distinguer de lui il portait un Oni, un masque traditionnel japonais, représentant un démon rouge à corne, ses yeux étaient cerclé de noir, on ne distinguait même pas les pupilles du personnage, cela se trouve elle allait mourir dans cette ruelle, tué par un fou allié qui aime s’habiller élégamment….
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune (Feat Lilou Quill) Dim 14 Mai - 21:24

Karisu avançait lentement en direction de l'homme qu'il souhaitait abattre. Ses pas étaient hasardeux, indescriptibles, tout simplement effrayants, Eristos était la, mais son âme n'y était pas. Il était une fois de plus en proie au doute, rongé par ses inquiétudes.
Les scintillements de sa lame frottant le sol ainsi le sang qui ruisselait en  reflétant la lueur de la lune blafarde donnait au lieu une atmosphère aussi inquiétante que lugubre.

Mais Karisu était comme absent, bien loin de la scène, comme happé par un cauchemar duquel il ne se réveillerai jamais. Etait-il en train de devenir ce qu'il combattait ? Qu'en penserais Klaus ? Peu importe la n'était pas la question.

Une fois de plus, le criminel se trouvait pris au piège dans un dilemme intérieur. Mais cette fois ce dilemme était d'une toute autre nature. Auparavant,  Karisu était pris au piège entre son idéal de justice et sa folie. Désormais c'est la nature de cet idéal qu'il remettait en cause.
En effet cette fois c'est justement cet idéal de justice qui était confronté a son humanité. Devait il renoncer définitivement au peu d'humanité qu'il avait regagné pour le bien de ses semblables, et ainsi devenir un paria, un martyr, un rejeté vouant sa vie a la justice ? Etait-ce la bonne méthode ? Pourquoi se battait il en fin de compte ? Qui était t-il vraiment ?

Karisu continuait d'avancer en direction de l'homme, d'un pas de moins en moins logique, et finalement, de moins en moins humain. Eristos ,n'était plus seulement perdu dans ses pensées il s'y noyait. Si quelqu'un pouvait percer ce sombre  regard derrière ce masque, il y verrait quelqu'un qui souffre. Il y verrait quelqu'un qui supplie qu'on vienne l'aider, qu'on lui apporte des réponses a toutes ses questions. Mais visiblement personne ne pouvait comprendre quoique ce soit.

Karisu n'était plus qu'a quelques mètres de l'homme. Soudain un élément vint mettre fin a ses réflexions pourtant incessantes. Une ravissante jeune femme venait de s'interposer en lui et l'homme au pistolet. Elle n'avait pas réellement l'air disposé a se battre. En effet elle portait une magnifique robe bleu, et un joli ruban blanc lui nouait les cheveux vers l'arrière. Elle contrastait véritablement avec l'apparence lugubre du lieu, telle une fleur au milieu d'un champ de ruines. Cette image fit doucement sourire Karisu.

Son regard d'un bleu peu commun brillait d'une étonnante lueur de détermination, au vu de son jeune âge et de la gravité de la situation. Décidément c'était le propre de Karisu de se faire interrompre lors de ses macabres méditations. La demoiselle tendait un bras en sa direction comme pour lui faire signe de s'arrêter.
Puis elle l'interpella.

«  Stop ! Arrêtez cela tout de suite, laissez cet homme en paix ! » 

« Et bien ! Les jeunes d'aujourd'hui sont intéressants. Ont-ils tous cette volonté de s'interposer sans raisons au milieu des situations dangereuses ? » pensa Karisu.

Il analysa quelques instants la jeune femme qui le dévisageait. Elle qui était si déterminée, semblait peu a peu céder a l'inquiétude. Visiblement elle n'avait pas réfléchi la moindre seconde avant de se placer entre deux hommes armés. Quelle idée stupide. Elle lui rappelait beaucoup Klaus dans cette façon d'agir sans prendre en compte les conséquences. Elle a foncée tête baissée sans prendre en compte le danger.
Karisu pointa sa rapière en direction de la jeune femme.

« Je n'ai pas vraiment envie de te faire du mal. D'ailleurs je me demande bien ce qui t'a pris de venir ici. Oh ne t'ennuie pas a essayer de me répondre, je vais chercher mes réponses tout seul. »

Karisu éclata de rire. Il commençait a trembler d’excitation, qu'allait-il trouver au fond des pensées de cette jeune femme ? Etait-elle une Joker ? Une criminelle ?
Il entama le processus de télépathie. C'était étrange. Les pensées de la jeune femme étaient comme saturées, le nombre d'informations que Karisu recevait était impressionnant. C'était comme si les pensées de cette femme était présentes en une infinité de doublons. Ceci rendait la télépathie difficile. Karisu se concentra d'avantage, son cerveau commençait a s'échauffer, ses cheveux flottaient, baignés d'une étrange lueur violette. Il arriva finalement , non sans peine, a écouter les pensées de la demoiselle.

« Je vais mourir, merde….. bon ça signifie que… que je vais gâcher de la nourriture et qui va leur donner des cours ensuite ? Et Klaus qui va le prévenir… demain je vais louper les cours à Heroe’s Sup, et Papy sera dessus…. Et si je tentais de m’en sortir, ou au moins que le gars derrière puisse s’enfuir… Bon je ne sais pas me battre mais je peux faire semblant peut-être… »

Le sang de Karisu ne fit qu'un tour, Heroe's Sup, Klaus. Cette fille était une étudiante. Décidément Karisu avait le don pour attirer les étudiants les plus suicidaires. En parlant de ça, ne venait-elle pas de mentionner Klaus ? Comment allait-il depuis le temps ? Karisu savait au plus profond de lui que leurs destins étaient liés. Mais dans ce cas, pourquoi le hasard avait placé cette fille , amie de Klaus sur son chemin ?

En tout cas, cette fille était loin d'être stupide. Malgré sa position évidente d'infériorité et le danger imminent, elle pensait a des moyens de s'en sortir, de sauver l'homme derrière lui, et même a Klaus.
Karisu éclata de rire.

« Cette nourriture gâchée sera bien le cadet de tes soucis, six pieds sous terre ! »

Karisu s'élança en direction de la jeune femme, en faisant un bond , en tenant sa lame vers l'arrière dans une posture d'une classe exponentielle. Il tournoya sur lui même avant d'asséner un violent coup de lame a la jeune femme, qui s'arrêta a quelques millimètres de sa peau. Karisu ria de plus belle. Pendant ce temps l'homme tétanisé lâcha son arme et se réfugia en rampant au fond de la ruelle.

« Du calme, c'était une blague, je t'avais pourtant dis ,que je voulais pas te tuer.  T'aurais vu ta tête ! »

Karisu rangea son arme en riant et fit mine de paraître amical en face de la jeune femme qui ne semblait plus très rassurée.

« Bon tu me dois des explications. De un, c'est quoi ton don, je te le demande, car j'ai pas envie de retourner dans tes pensées, tu m'a donné un sacré mal de tête. De deux, après ça écarte toi, je ne crois pas que le boulot des héros soit de protéger des meurtriers. Et pour finir... »

Karisu marqua une petite pause. Il abandonna totalement son coté sympathique.

« Comment connais tu mon ami Klaus. Tu a intérêt de répondre a toutes mes questions. »

Karisu avança en direction de la jeune femme, comme pour la forcer a agir.

« Oh j'oubliais, si tu n'est pas quelqu'un de bien, je compte bien m'en apercevoir »
Karisu pointa le cadavre sanguinolent qui reposait dans l'impasse.

« Et tu finira dans un état bien pire que celui ci »
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune (Feat Lilou Quill) Dim 14 Mai - 22:34

« Je n'ai pas vraiment envie de te faire du mal. D'ailleurs je me demande bien ce qui t'a pris de venir ici. Oh ne t'ennuie pas a essayer de me répondre, je vais chercher mes réponses tout seul. »

Ok donc soit c’est un malade, soit il est complètement fou… pensa Lilou.

Elle ne devait pas bouger d’un pouce et pensait à un million de choses :
* Je vais mourir, merde….. bon ça signifie que… que je vais gâcher de la nourriture et qui va leur donner des cours ensuite ? Et Klaus qui va le prévenir… demain je vais louper les cours à Heroe’s Sup, et Papy sera dessus…. Et si je tentais de m’en sortir, ou au moins que le gars derrière puisse s’enfuir… Bon je ne sais pas me battre mais je peux faire semblant peut-être… *

« Cette nourriture gâchée sera bien le cadet de tes soucis, six pieds sous terre ! »

OOOOH non…. Non non non ! Il n’était pas fou du tout. Mais Télépathe. Ce taré était un doté. Elle le comprit presque tout de suite.
Là c’est sûr qu’elle ne s’en tirait pas et en promo il allait lui griller le cerveau. Comment ça se faisait que tous les dotés qu’elle rencontrait jusque-là ai des pouvoirs si cool…

En une pirouette très charismatique il s’approcha de la demoiselle. La lame s’approcha un peu, un peu trop. Lilou ferma les yeux et protégea son sac de nourriture contre elle. Gâcher la nourriture était mal c’est ce tous ses grands-parents qui l’avait élevé n’arrêtait pas de lui rabâcher. Forcément après cela provoque des traumatismes.

La brunette ne senti pas le coup venir, elle ouvrit un œil puis l’autre. Apercevant la lame effleurer sa peau elle se redressa.

L’homme sous son costume riait, il avait l’air de bien s’amuser. En même temps avec un tel pouvoir et une tel classe comment pouvait-il en être autrement ?

«  Bon tu me dois des explications. De un, c'est quoi ton don, je te le demande, car j'ai pas envie de retourner dans tes pensées, tu m'a donné un sacré mal de tête. De deux, après ça écarte toi, je ne crois pas que le boulot des héros soit de protéger des meurtriers. Et pour finir... »
Il (re ?) devint froid, comme s’il ne l’avait pas été depuis le début derrière son masque.
« Comment connais tu mon ami Klaus. Tu a intérêt de répondre a toutes mes questions. »

MON ami ? euh….. Klaus côtoie de drôle de personne, et d’où elle lui « devait » des explications ? Elle lui dirait que ce qu’elle souhaite.

Il s’avança davantage. Elle souhaita reculer, mais cela signifiait se rapprocher de la victime. Et laisser l’occasion au vilain Oni et de se rapprocher lui aussi.

Il fallait qu’elle réfléchisse vite. Maintenant il la menaçait.

Une idée fusa. Pendant qu’elle se répétait une stupide phrase dans la tête elle posa son sac de nourriture sur le sol. Elle leva les points devant son visage et fit un pas en avant.

« Bien Monsieur l’Oni, je vais tout vous dire, vous ne me faites pas peur »
*Vous me terrifiez… Non penser a…A son costume déglinguer ! Vraiment, et puis on dirait qu’il n’est pas neuf celui-là. *
Continuer de penser à son costume et parler en même temps n’était pas le truc le plus simple au monde.

«  C’est étrange que votre « ami » » elle appuya bien sur ce mot  « ne vous ai parlé de moi car je suis sa cousine et mon don se trouve être une force surpuissante »
Les mensonges les plus simples sont plus faciles à croire. C’est ce qui est écrit, mais en pratique cela n’est pas forcément vérifiable.

«  Oh dois-je m’excuser de vous avoir fait souffrir en fouillant ma tête ? »

*Solutions, solutions, vite…*

«  Et toi là, le planqué, » elle s’adressait à la personne caché «  tu devrais en profiter pour fuir… »
L’homme remua et gargouilla deux trois mots. Les yeux de la brunes s’éclairèrent. Croate. Il était croate.
Dans sa langue, toujours en pensant au  costume sale, elle lui posa quelques questions. Entendant une personne parler sa langue l’homme se ragaillardi, il se leva. Lui expliqua ce qu’il faisait là. Il pleurait.

Lilou jetât un œil a l’Oni puis à l’homme. Qu’elle situation de merde…. Elle fronça les sourcils. En plein dilemme.
Lilou venait de défendre le meurtrier du meurtrier de sa fille et un autre mec, surement lui aussi meurtrier la menaçait. Comment se sortir de ça…
« Ostavi sada! »
Elle remonta les mains au-dessus de son visage. Elle devait gagner du temps, mais comment. Vite, n’importe quoi à dire….

«  Je sais qui tu es et qui tu tentes de protéger, tu devrais faire attention à ce que tu comptes faire… »

Phrase bidon qui pouvait la faire vivre quelques minutes de plus ?
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune (Feat Lilou Quill) Lun 15 Mai - 19:51

Karisu continuait d'exercer son implacable pression sur la jeune femme. Décidément, elle en en avait dans le ventre, et mine de rien, cela excitait tout particulièrement le côté malsain du criminel.
Eristos passa sa langue sur ses lèvres, tremblant d'excitation. Venait-il de rencontrer une nouvelle partenaire de jeu ?

Le fameux rire sardonique de Karisu était figé sous son masque tandis qu'il avançait de plus en plus vers l'étudiante afin de la pousser contre le fond de la ruelle. Mais une question demeurait dans l'esprit du criminel.
Qu'est ce qui pouvait bien pousser cette petite chose a l'allure si fragile a lui faire face ? En réalité, Karisu possédait déjà la réponse a sa question, il espérait juste que ses insinuations soient véridiques.

Le criminel tentait d'adopter la posture la plus effrayante qui soit. Cette étudiante se devait vivre un véritable cauchemar, si elle voulait réellement postuler au titre de héros. On ne devient pas héros grâce a de belles paroles, on le devient a force de travail, a l'aide d'un cœur pur et d'une volonté inébranlable.
Cette si jeune femme était elle ce genre de personne ? Encore une fois, Eristos était déchiré entre sa profonde empathie envers cette jeune étudiante suicidaire et sa volonté de s'amuser. Mais il ne devait pas se laisser aller a ses réflexions et se perdre dans ses pensées, sous peine de lui laisser le temps de s'échapper.

Le but de Karisu était clair, la pousser a agir. Qu'allait t-elle faire dos au mur ? Allait-elle le supplier ? Fuir ? Karisu n'en pouvait plus d'attendre il voulait des réponses. Mais heureusement son attente fut de bien courte durée.
En effet, la jeune femme posa son étrange sac au sol, et fit un pas en avant .Le visage de Karisu s'illumina, cette folle avait décidé de lui faire face.

« Excellent ! Tu me régale gamine ! On va enfin pouvoir s'amuser ! » pensa Karisu, visiblement surexcité.

« Bien Monsieur l’Oni, je vais tout vous dire, vous ne me faites pas peur » affirma l'étudiante.

Karisu ria, il ne pouvait pas croire le moindre mot de ce que racontait la jeune femme. Il décida cependant de garder le silence afin de laisser la tension atteindre son paroxysme. Il ne pouvait pas mettre fin a ce petit jeu si rapidement. Il décida de lire dans les pensées de la jolie brune, malgré l'expérience douloureuse que cela lui procura auparavant.Mais cette fois, Karisu y était préparé et utilisa son don a pleine puissance d'entrée de jeu.

« Vous me terrifiez… Non penser a…A son costume déglinguer ! Vraiment, et puis on dirait qu’il n’est pas neuf celui-là. » pensait l'étudiante.

Karisu ria de plus belle, décidément elle était loin d'être stupide. En plus d'avoir compris très rapidement la nature du don du criminel, elle s’évertuait a le contrer en pensant a autre chose. C'était une technique astucieuse.
Malheureusement, sa terreur semblait reprendre le dessus. Ainsi malgré sa peur, elle tâchait de trouver des solutions au problème. Après tout n'est ce pas le propre des héros de retourner les situations les plus désavantageuses ? Pourquoi cette jeune femme, si persévérante ,se dérogerait  de cette règle ? Karisu était désormais convaincu, cette femme était quelqu'un de bien. Dommage qu'elle mette son courage au profit d'un meurtrier.
Non, Karisu ne la tuerait pas, il utiliserait simplement sa télépathie cauchemardesque afin de la rendre inconsciente et la ramènerait en lieu sur, avant de finir sa sombre tâche. Karisu quitta les pensées de la jeune femme, au moment ou elle commença a s'exprimer.

«  C’est étrange que votre « ami » ne vous ai parlé de moi car je suis sa cousine et mon don se trouve être une force surpuissante » 

Pas mal. Bon évidemment cette information était peu crédible puisqu'elle ne serait pas aussi terrifiée, si elle possédait bel et bien un don de renforcement de la sorte. Mais l'idée était bonne. Quoiqu'un peu prévisible. Encore une fois Karisu mima l'indifférence afin de maintenir son étau psychologique sur la jeune femme.

«  Oh dois-je m’excuser de vous avoir fait souffrir en fouillant ma tête ? » continua la jeune femme.

Jouer la carte de la désinvolture afin de se donner de l'assurance était également un stratagème intéressant. Cette jeune fille disposait de bien plus de ressources que prévu. Soudain elle s'adressa a l'homme qui se cachait derrière elle.

«  Et toi là, le planqué, tu devrais en profiter pour fuir… »

Espérais t-elle vraiment qu'ils avaient tous deux la moindre chance de fuir ? Visiblement oui. Karisu regarda attentivement l'homme. Il pleurait. Il marmonna quelques mots dans un dialecte incompréhensible. Karisu réalisa enfin ce qu'il se passait ici. Si il ne comprenait pas les paroles de l'homme, et que celui ci restait muet, c'est parce-qu’il était étranger !

« Quel con. Si je n'étais pas si énervé j'aurais peut être compris plus tôt. Cet homme ne pleure pas de peur, il est triste. » pensa Karisu.

Le criminel posa son terrifiant regard démoniaque dans les yeux de l'assassin.

« J'ai compris. Ce regard. Il a tué par vengeance. Mais alors qui est ce type au sol ? » L'air de Karisu devint sombre. Qu'était-il réellement en train de se passer ici ? Karisu ne contrôlait plus rien.

«  Je sais qui tu es et qui tu tentes de protéger, tu devrais faire attention à ce que tu comptes faire…»
l'interpella le jeune femme.

« Non. Tu ne sais rien. Et moi non plus par ailleurs.  » Lui répondit amicalement Karisu.

Karisu posa ses deux mains sur le pommeau de sa canne.

« Nous avons un problème commun. Tu semble pouvoir comprendre cet homme.Et je me demande bien qui est cette personne au sol. Ainsi nous pouv... »

Karisu interrompit instantanément sa phrase et se retourna en direction de l'entrée de l'impasse. Quelqu'un arrivait. Une sombre silhouette informe se dessinait a la lueur de la lune. Le son galopant et irréguliers des pas signifiait qu'ils couraient. Karisu se prépara a dégainer sa rapière et se plaça devant la jeune femme et l'homme comme pour les protéger. La masse noire devenait de plus en plus perceptible. Ce n'était pas un homme, mais deux. Ils couraient en direction du criminel.

«Bordel vous êtes qui vous putain ?! » cria Karisu.

Soudain, une lueur étrange apparu dans la main d'un des deux hommes qui couraient en leur direction. Aucun doute, ce reflet, c'était une arme a feu. Karisu se devait de réfléchir et vite. Il ne pouvait objectivement éliminer qu'un seul opposant a la fois. Il risquerait de tomber dans les pommes autrement. Cependant s'il n'en élimine qu'un , l'autre ferait feu instantanément. Et il pourrait décider de s'en prendre a la jeune femme ou a l'homme en pleurs.

« Je pige plus rien. Ces mecs sont-ils des complices de ce  macchabée ? Sont-ils venus finir le boulot ,venger leur pote ? Bon je doit a tout prix éviter que la chialeuse et la gamine soient blessés. Bon j'ai une idée. C'est la seule solution plausible. »

Les deux hommes étaient dangereusement près de notre groupe si atypique. L'un d'eux dégaina son arme. Il s'arrêta instantanément et commença a hurler, avant de s'écrouler lourdement au sol .Karisu venait d'utiliser son choc cauchemardesque sur l'un des deux malfrats. Cependant, il ne pouvait pas recommencer avant quelques minutes. Le deuxième homme voyant son complice agoniser face contre terre, pointa son arme en direction du groupe d'individus. C'était une petite mitraillette automatique. Une rafale suffirait pour ôter la vie de tous les membres du groupes. Quoique l'homme qui pleurait a terre aurait une chance d'y échapper.

« Et merde. » dit Karisu a haute voix, l'air étonnamment serein, voir blasé.

Il observa les alentours et remarqua un renfoncement dans le mur,  a droite de la jeune femme. Il recula doucement vers l'arrière, afin de se mettre au niveau de la jolie brune. Deux minutes, il fallait qu'ils survivent deux minutes, et Karisu pourrait éliminer ce criminel.

Un léger cliquetis vint percer le silence pesant de la situation. L'homme venait de retirer la sécurité de son arme. Sans réfléchir Karisu sauta en direction de la jeune femme, pour la mettre a terre, en direction du renfoncement. L'homme s'y précipita également. L'impasse s'éclaira au milieu du fracas des balles, comme si le tonnerre venait de s’abattre sur notre pauvre groupe.  Karisu était toujours couché sur la jeune femme, il observa le renfoncement.

« Dieu soit loué ! Une ruelle adjacente ! » s'écria Karisu. En effet, ce qui semblait être un simple creu s'avérait être un boyau menant a une autre rue. Karisu mit ses bras des deux cotés du corps de la jeune femme pour ne pas l'écraser et se releva. Il épousseta ses épaules, enleva son masque dévoilant un sourire amical, et adressa la parole a l'étudiante.

« Bon, je sais pas pourquoi mais t'a l'air de piger ce que ce mec te raconte. Suis moi, il faut qu'on trouve un endroit ou se cacher et qu'on élucide cette histoire une bonne fois pour toute. Je sais, tu ne dois pas beaucoup me faire confiance, certes, mais tu n'a pas réellement le choix, si tu ne veut pas mourir. »
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune (Feat Lilou Quill) Lun 15 Mai - 21:07

Les vaines tentatives verbales pour occuper son assaillant étaient très très médiocres. Il ne la cru pas une seule secondes… Mais au moins elle avait gagné quelques unités de temps supplémentaires.

Le ton du personnage avait changé, il semblait….amicale ? Se devait être une mauvaise perception. Cela était trop étrange.

« Nous avons un problème commun. Tu sembles pouvoir comprendre cet homme. Et je me demande bien qui est cette personne au sol. Ainsi nous pouv... »

Ah bah oui bien sûr… Belle tactique, il lui était aimable pour obtenir plus facilement l’information qu’il souhaitait. Donc pas bête. Mais elle ne marcherait pas dans sa combine.

Pourquoi s’était-il interrompu ? Elle se décala pour tenter d’apercevoir ce qu’il cherchait. Elle entendit des pas dans leur direction. Ami ou ennemi ?

L’homme se plaça devant elle et l’homme au sol. Posture de protection. Etrange. Pourquoi un tel choix ? Il pouvait facilement s’enfuir grâce à ses capacités, et elle ne parlait pas de son don, mais de ses habilités physiques. Pourquoi décider de rester si en plus il allait risquer sa peau.

Lilou aperçu la nuque de l’homme et quelques cheveux rougeâtres dépasser. Elle fut très tentée de le toucher. Mais la situation n’était pas en bonne faveur.

L’homme qui depuis le début de la partie se moquait d’elle était en train de jurer. Il perdait ses moyens. Il était en désavantage. Elle pencha la tête. Il n’y avait que deux hommes, pourtant avec un tel pouv…. Il en était incapable. Lilou nota cela dans un côté de son cerveau. Un homme tomba sur le sol. L’autre sortie une arme, une sacré arme dont elle ne connaissait même pas le nom.

L’Oni jura une fois de plus. Il observa dans toutes les directions. Il sembla apercevoir une possibilité de fuite. Il allait surement s’élancer dans la ruelle et fuir. Mais ce qu’il fit la bouleversa. Il la plaqua au sol dans une direction obscure.

Les balles fusèrent à l’emplacement où ils s’étaient retrouvés un peu plus tôt. Il…non… Ce devait être une énorme blague. Il venait de lui sauver la vie.

Lilou perdu ne comprenait plus rien. Il se redressa. Il retira le surplus de poussière sur son costume. Cela aurait presque porté à rire. Mais Lilou n’émit pas le moindre sourire. Elle se leva. Il retirait son masque.
Mais qu’est ce qui lui prenait de se dévoiler ainsi ? Maintenant elle connaissait son… élégant visage (il fallait bien l’avouer).
Ce n’était pas un criminel à coup sûr ! Son visage arborait une expression calme et amicale. Elle ne s’était pas trompée.

« Bon, je ne sais pas pourquoi mais t'a l'air de piger ce que ce mec te raconte. Suis moi, il faut qu'on trouve un endroit ou se cacher et qu'on élucide cette histoire une bonne fois pour toute. Je sais, tu ne dois pas beaucoup me faire confiance, certes, mais tu n'as pas réellement le choix, si tu ne veux pas mourir. »

Et laisser le pauvre homme face aux balles hors de question.

«  Je vais me permettre de te tutoyer à mon tour si nous devons échanger nos « confiances », je dis bien échanger car tu as intérêt à avoir confiance en moi » Sourit-elle

Lilou fit demi-tour. Elle passa la tête dans la ruelle et cria de très nombreux mots, très vilains, à l’attention de l’homme à l’arme, dans sa langue évidemment. Elle revint en courant. Elle attrapa la main de l’homme au masque et reprit sa course de plus belle. En s’écriant.
« Maintenant on se planque. Et tu ne dois plus jamais laisser quelqu’un derrière toi !»

S’assurant qu’il les suivait toujours elle tourna à deux intersections. De nombreuses pensées l’envahissaient. De l’affection, une sorte de nostalgie surement dû à un souvenir de l’homme. Mais aussi du regret et une forte curiosité. Son esprit était complètement embrouillé, ses poumons était en flammes, elle ne percevait plus ce qui se trouvait devant-elle.
Soudain elle freina et entraina le grand personnage dans un coin sombre. Elle tentait de reprendre son souffle, sa main toujours cramponner à celle de l’individu. Lilou tremblait. D’excitation qui n’était surement pas la sienne mais aussi de peur. Elle ne distinguait plus ses propres pensés.

L’endroit était étroit. Elle réussit à chuchoter.
«  Dès qu’il passe tu  lui grille les méninges »

Ensuite elle plaqua sa main contre ses lèvres pour étouffer le bruit de sa respiration. Elle ferma les yeux tentant de contrôler son diaphragme. Les émotions de L’Oni lui fournissaient la dose de courage dont elle avait besoin pour encore tenir debout.
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune (Feat Lilou Quill) Lun 15 Mai - 22:33

Suite aux nombreux retournements de situations, la jeune femme semblait relativement désemparée. En même temps, il est difficile de s'adapter aux différentes sautes d'humeur de Karisu. Et se faire sauver par quelqu'un qui semblait vouloir nous tuer peut effectivement être particulièrement déroutant.

Cependant la jeune reprit rapidement ses esprits. Le visage de l'étudiante changea du tout au tout et son expression autrefois inquiète laissa place a un très joli sourire, qui avouons le ne laissa pas Karisu totalement indifférent.

«  Je vais me permettre de te tutoyer à mon tour si nous devons échanger nos « confiances », je dis bien échanger car tu as intérêt à avoir confiance en moi » 

Karisu fut comme marqué au plus profond de son être. Venait-elle de lui accorder sa confiance ? Ce sentiment, celui d'être apprécié, ou au moins d'être utile a quelqu'un, ce sentiment brûlant donnait l'impression au criminel d'être en vie.

Au moment ou la la ravissante jeune femme lui demanda de lui accorder sa confiance, Karisu hocha la tête, pour acquiescer. Oui, il lui faisait confiance. Comment ne pas vouer une confiance aveugle a quelqu'un d'aussi sincère ? Décidément, ses rencontres avec des étudiants étaient toujours de bonnes surprises.

Mais cette fille était différente de Klaus, Karisu ne pouvait pas se l'expliquer, une subtilité lui échappait. Avant qu'il ne se perde définitivement dans ses pensées abstraites, Karisu vit la fille lui tourner le dos et se diriger vers la ruelle criblée de balles.

« Qu'est ce qu'elle fait ! »

La jeune femme criait dans la ruelle, mais impossible de comprendre quoi que soit. Au ton qu'elle employait, ce n'était visiblement pas très gentil.

« J'ai compris, elle l'attire vers nous, histoire que ce type laisse le pauvre étranger tranquille. Intéressant. »

Karisu vit l'étudiante accourir dans sa direction, et empoigner très fortement sa main. Karisu se laissa emporter par cette main glacée. C'était une sensation étrange.

« Maintenant on se planque. Et tu ne dois plus jamais laisser quelqu’un derrière toi !» 

Karisu hocha la tête, honteux. Il avait décidément beaucoup a apprendre de cette fille. Elle semblait capable de lui transmettre de l'humanité. De l'humanité, un bien si précieux au yeux de Karisu que la moindre personne qui pouvait lui en fournir valait tout l'or du monde.

C'est pourquoi personne ne devait mourir ici. A part cet enfoiré au flingue. Karisu fut pris d'une violente montée d'adrénaline, il souhaitait plus que tout éliminer cet homme.

Il retrouva enfin sa volonté inflexible. Il ne pouvait pas abandonner. Il ne l'avait jamais fait, ce n'était pas le moment.

Il observa longuement la jeune femme qui s’essoufflait, a cause de cette course poursuite. Elle n'était pas très endurante. Mais c'était prévisible. L'étudiante tourna à deux intersections, en cramponnant fermement la main du criminel.

Karisu tremblait d'excitation, mais cette fois d'une toute autre nature que celle qu'il avait connue.

Ce n'était pas du au sang, au meurtre, au combat, mais bel et bien a cause de cette fille et de cette course effrénée. Karisu se laissait porter par la jeune femme en lui vouant une confiance aveugle. Il était comme une poupée, dirigée par une marionnettiste radieuse.

Soudain, la jeune femme s'arrêta net, et entraîna le criminel avec elle. Karisu n'avait toujours pas remis son masque, qui pendait a sa ceinture.

La jeune femme serrait tellement fort la main de Karisu qu'elle lui faisait presque mal. Sa respiration était haletante, et elle tremblait, elle était a bout de force.

L'endroit était particulièrement étroit. Les deux jeunes gens était très proches. La jeune femme commença a chuchoter.

«  Dès qu’il passe tu  lui grille les méninges » 

Ensuite, la jeune femme plaqua sa main sur ses lèvres, pour réduire le bruit de sa respiration. Karisu arrivait sans peine a la contrôler. Il hocha la tête pour faire comprendre a l'étudiante qu'il avait parfaitement compris ce qu'elle voulait faire.

Au loin des bruits pas commencèrent a apparaître. Le son se rapprochait de plus en plus. Le fracas des pas de courses sur les pavés était presque la. Karisu attendait patiemment le bon moment, sans céder a la panique contrairement a la jeune femme qui se trouvait collée a lui. Les pas n'étaient plus qu'a quelques mètres.

Il pris la jeune femme dans ses bras pour étouffer le moindre bruit parasite (mais aussi pour la rassurer), et pile au moment ou il passa devant le recoin, l'homme tomba lourdement au sol. Karisu venait de créer dans son esprit l'un des pires cauchemars auquel il n'ai jamais pensé. Une pure vision d'horreur. L'homme tomba rapidement dans les pommes.

Karisu souffla, visiblement apaisé. Mais il était trop tôt pour se reposer. Ils n'étaient pas en sécurité ici, a un mètre cinquante d'un cadavre. Ils se feraient repérer a coup sur, si il restait des complices.

Karisu commença a partir en courant en tirant la jeune femme par le bras. Cependant elle avait beaucoup de mal a suivre la cadence du criminel. Karisu s'arrêta un instant et dévisagea la jeune femme.

« Mouais ça peut le faire. » ria Karisu

Sur ce, il souleva la jeune femme et commença a la porter dans ses bras, sans même lui demander son avis. Karisu se rappela la dernière fois qu'il avait eu a faire ça.

Et quelle ironie c'était également pour aider quelqu'un,  dans un immeuble en feu. La jeune femme n'était pas très lourde et Karisu ne peinait pas a courir a plein régime, grâce a son entraînement d'escrimeur.

« Au fait, moi c'est Karisu, Karisu Ryuketsu. Ravi de faire ta connaissance, bon faut qu'on trouve un endroit tranquille et loin d'ici pour temporiser. Et faut aussi qu'on retrouve ce bonhomme. Si ça se trouve, d'autre types vont essayer de lui mettre la main dessus. »
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune (Feat Lilou Quill) Lun 15 Mai - 23:17

Pour son plus grand étonnement il la suivi sans émettre le moindre commentaire ou la moindre interrogation. Elle sentait qu’il avait confiance. Et cela la rassurait beaucoup. Mais elle n’arrivait pas à reprendre une respiration normale. Et si elle faisait tout gâcher à cause de son manque d’endurance ?

L’homme au chapeau n’avait pas du tout l’air fatigué, ni même perturbé par quoi que ce soit. Elle leva les yeux pour l’observer. Il était proche, elle pouvait distinguer nettement les détails de son visage.

Des bruits se firent de plus en plus proches. Son cœur battait à la chamade. Il allait les repérer. Il les entendait peut-être déjà… Il s’approcha.

En un mouvement discret et agile l’inconnu la prit dans ses bras. Ses joues rosirent instantanément… et dire qu’il y a quelques minutes elle pensait qu’il allait la tuer.

Les pas se rapprochèrent et soudain plus rien. Le son sourd d’un corps qui tombe se fit entendre. Lilou rouvrit les yeux. Ça y est ? C’était fini ?

La brune observa l’homme à l’heure pied. Cerveau grillé. Et de deux.

Mais l’inconnu ne comptait pas s’arrêter là et il était très prudent. Il entraina Lilou dans une nouvelle course. Elle fit comme elle put, mais ses jambes tremblaient, le souffle lui manquait cruellement, des courbatures commençait à se faire sentir.

Elle était un boulet complet… Elle s’apprêtait à lui dire de la laisser là lorsqu’il ‘arrêta net. Il l’observa un instant.

Il prononça quelques choses en riant qu’elle ne comprit pas tout de suite. En une demie seconde elle se retrouva – de nouveau – dans ses bras.  Elle ne put retenir une exclamation de surprise lorsqu’elle sentit ses pieds se détacher du sol.

Cet homme était une machine, un robot même. Il accéléra le rythme un poids dans les bras sans paraître le moins du monde fatigué.

Il trouva même un moment pour se présenter. Lilou aux joues rouges dissimula l’admiration qu’il lui inspirait.
Elle hocha la tête et ne répondit pas tout de suite. Elle passa ses bras autour de son cou, s’accrochant comme un animal ayant peur de tomber.

«  En…enchantée. Je suis Lilou Quill. » Elle hésita puis reprit. « Si nous repassons à l’endroit où le croate pleurs, pourrais-je reprendre mon sac de nourriture ?... Et… euh…Merci de m’avoir sauvé. »

Le regard rivé sur le col de sa chemise elle n’osait pas le fixer dans les yeux.
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune (Feat Lilou Quill) Mar 16 Mai - 1:05

Karisu courait avec détermination. C'est comme si la présence de cette fille lui faisait pousser des ailes. Son pauvre cœur de criminel battait la chamade, sa tête était brûlante, ses tympans allaient exploser. Comment quelqu'un comme lui pouvait t-il réagir de la sorte ? Alors c'était donc ça être humain. Karisu souriait, apaisé. Il serra plus fort la jeune femme contre lui, pour s'assurer qu'elle ne tombe pas. Son cœur battait assez vite, mais beaucoup moins que quand ils s'étaient retrouvés tout les deux dans ce recoin, a attendre patiemment la mort.
Il jeta un œil a la jeune femme qui se trouvait dans le creux de ses bras. Elle était toute rouge, visiblement assez embarrassée.
Elle passa cependant ses bras autour du cou du criminel. Karisu trouva cela fort agréable, la peau froide et douce de l'étudiante contrastant agréablement bien avec le brasier ardent de douleur que représentait le criminel. Soudain elle pris la parole. La jeune femme balbutia un peu au début, elle semblait gênée. Karisu trouvait ça particulièrement mignon. Cela le fit sourire.

«  En…enchantée. Je suis Lilou Quill. »

Lilou. C'est intéressant quand un prénom réussi a définir a peu près la personnalité d'une personne. Mais quand celui ci correspond exactement a celle ci, l'effet est d'autant plus marquant. Oui décidément Lilou était un prénom qui allait très bien a cette jeune femme. L'étudiante se tut quelques instants, hésitante, avant de reprendre.

« Si nous repassons à l’endroit où le croate pleurs, pourrais-je reprendre mon sac de nourriture ?... Et… euh…Merci de m’avoir sauvé. »

Karisu ne saurait l'expliquer mais il adorait le ton timide et peu assuré de Lilou. Sûrement grâce a ce coté humble et agréable qu'il lui donnait. Le criminel se sentait vraiment bien aux cotés de cette jeune femme. Elle semblait être capable de raviver la flamme d'espoir qui menaçait de s'éteindre chez le télépathe. Karisu n'avait plus aucun doute sur la question, son destin et celui de Lilou étaient liés désormais.  Karisu, pour une fois, cessa de réfléchir seul, perdu au fin fond de ses peurs et profita du fait qu'il pouvait désormais parler avec quelqu'un qui semblait pouvoir le comprendre.

« Bah de rien, je pouvais pas laisser mourir une si jolie demoiselle ! » dit Karisu en riant 

« Ainsi tu t'appelle Lilou ? C'est un très joli prénom. Je ne sais pas si on te l'a souvent dit, mais il semble correspondre parfaitement au type de personne que tu est. Je trouve ça amusant !  Sinon c'est moi ou tu est obsédée par la nourriture ? Car bon t'étais prête a te manger un coup de lame tout a l'heure pour protéger ton sac et tu me demande de retourner sur les lieux de la ou on a failli se faire buter. »

Karisu regarda le visage, de Lilou, qu'il trouvait intriguant. Celle ci le fuyait du regard, par timidité. Dommage, il aurait bien aimer revoir ses magnifiques yeux azurs d'aussi près.Il ne pouvait définitivement rien refuser a Lilou. Il était comme incapable de lui dire non ou d'être méchant en sa compagnie. Comme si son extrême pureté était capable de nuancer la noirceur abyssale de Karisu. Elle avait vraiment un sacré potentiel d'héroïne. Une héroïne au grand cœur, capable d'aider les êtres en souffrance, même les plus corrompus. Mais quel était son don ?

« Mais bon je peut rien te refuser, donc allons-y. Puis notre homme y est sûrement toujours en train  de se déshydrater par les yeux. »

Karisu marqua une petite pause avant de reprendre d'un ton assez doux. Karisu arrivait a lier course et discussion sans aucun problèmes. Il fut le premier étonné.

« Euh.. Je peut te poser une question ? Te vois pas obligée de répondre, je voudrais te forcer... En quoi consiste ton don ? »

Karisu s'arrêta net, en tentant de mettre une main sur son visage, avant de se rappeler qu'il portait Lilou. Ce n'est pas comme si il était difficile d'oublier ce poids plume timide après tout.

« Quel impoli je fais. Moi mon truc, tu l'aura compris c'est la télépathie cauchemardesque. Ouais cauchemardesque t'a bien entendu. C'est moi qui ai inventé ce terme.. Tu me l'a demandé donc je te fais confiance. Ainsi, je vais te dévoiler mon pouvoir. On sait jamais ça pourra t'être utile un jour »

Karisu restait un criminel après tout, et si Lilou avait a le combattre un jour, il valait mieux qu'elle ai un maximum de cartes en mains. Il ne voulait pas lui faire de mal. Il commença débuter son processus de télépathie.

« Bon la je parle dans ta tête, jusque la c'est normal. Je peut aussi voir ce que tu pense, mais si je n'y fais pas attention, je ne reçois pas les informations, donc détend toi, je ne compte pas épier ce que tu pense. Même si je suis très curieux. Tu peut me parler « dans ta tête » si tu le souhaite. C'est assez rigolo a faire. Le truc c'est que je peut aussi implanter des images provenant de mes pensées dans celles des autres. »

A ce moment Karisu imagina une magnifique fontaine, au milieu d'une place. Elle lui était familière. Beaucoup trop familière. Il la transmit  a Lilou.

« Et ça marche aussi avec les visions d'horreur. De plus j'en profite pour hurler dans le cerveau des gens a qui je veut du mal et leur cerveau fond. Du coup c'est pas très sain pour ma santé mentale. Et j'en souffre beaucoup. Mais bon ça je vois pas pourquoi je te le raconte, tu t'en fous a la limite » Karisu ria. Il ne voulait pas embarrasser la belle Lilou avec ses problèmes.

« Et toi alors ?  Sans vouloir paraître trop indiscret. »

Les deux équipiers d'un soir étaient bientôt arrivés a la ruelle.Mais Karisu ralentissait le pas, pour laisser le temps a Lilou de s'exprimer.
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune (Feat Lilou Quill) Mar 16 Mai - 12:19

Karisu , courait tout en discutant, il parlait beaucoup, et ne semblait pas le moins du monde touché par la fatigue.

Lorsqu'il parlait de sa nouriture elle sourit. Oui gacher la nouriture cela l'obsédait un peu.

Son visage affichait une image sereine. La demoiselle avait son poignet en contact avec l'arrière de son cou. Elle ressentait une multitude d'émotions. Impossible à trier. Elle posa sa tête contre son épaule pour la reposer.

Karisu était une personne haute en couleurs, ressentant mille et une émotion. Mais celle qui prédominait était la confiance, et une profonde affection. Il semblait sentir en elle une rédenptrice.

Lilou senti soudain une pointe de curiositer le piquer. Elle sentit la question venir de loin.

" Euh.. Je peux te poser une question ? Te vois pas obligée de répondre, je  voudrais te forcer... En quoi consiste ton don ?"

En de nombreuses choses, pensa t-elle. Malgré la conversation avec Klaus de la veille, elle avait tout de même un peu d'apréhension à en parler. Et elle ne dénouerait pas cette habitude si facilement. Après tout elle s'était servit de son pouvoir sur lui. Et elle le faisait encore à ce moment.

Comme s'il avait remarqué qu'elle hésitait à en parler il renchérit et lui fit découvrire son don.

Il souhaitait lui dévoiler la face caché de son pouvoir, mais pour qu'elle raison ? Ces émotions semblaient perturbée, comme s'il avait peur d'avoir de mauvaises intentions envers elle.

Et puis soudain elle entendit sa voix très distinctement dans son esprit. Elle l'observa, mais ses lèvres ne bougeait plus. Il était capable de lire les pensées, instantanément elle  pensa à ses vieux " amis" qui la trouvait intrusive avec son pouvoir. Le pouvoir de Karisu l'était d'autant plus. Avait-il lui aussi perdu des amis à cause de cela ?

Pour illustrer ses paroles, il lui envoya une image. Lilou put sentir les fortes émotions qui s'en dégageait. C'était une magnifique fontaine, de style japonnais, mais provenant d'un fort souvenir mélant une grande tristesse face au péril de la perte d'un amour profond. Cela était sa blessure intérieur. Similaire à Klaus qui se sentait particulièrement mélancolique lorsque l'on faisait référence à son pouvoir et sa dangerosité.

Lilou observa ces étranges point commun entre les deux hommes.

L'homme aux chveux de feu continuait son explication. Il parlait sans encombre de la façon dont il s'y prenait pour griller des cerveaux. Intéressant, il ne faisait que projeter des images terrible à son adversaire. Pas d'éffacement de mémoir, ni de manipulation de pensé. Tout comme Klaus, avait-il exploré son pouvoir jusqu'à son paroxysme, où se laissait-il une marje de peur de découvrir ses réelles capacités ?

Finalement le pique de curiosité revint, il lui posa la question.

" Ton Don est incroyable Karisu. Tu as tellement de possibilité d'exploration des esprits. Et tout comme j'ai dit à Klaus je pourrais te poser un million de question a  ce sujet."

La gène de la demoiselle avait disparut. Connaître les émotions de son "sauveur" lui avait permit de mieux le comprendre ainsi que ne plus appréhender ce qui allait se passer.

 " Pour ma part cela est très simple. Je suis capable de décrypter tous les langages qui ont existés, qui existe et qui existeront surement. Cela va aux simple langues comme notre " ami" le croate, les dialectes des tribus africaines perdu dans la savane, les langues mortes et hyroglyphes, les langues extraterrestres et mysitiques. Ainsi que les différents moyens de communiquer des animaux. Mais aussi le langage du corps, ce qui signifie, qu'en une simple observation je peux connaître son état émotionnel et parfois même anticiper ses mouvements. Et si je souhaite plus de précision il me suffit de la toucher."

Lilou fit un mouvement du pouce contre sa nuque, lui indiquant qu'elle était en contacte avec lui.

 " Alors je ressentirais  exactement ce que la personne ressent à ce moment précis. Et je pourrais ainsi annalyser chaque chose qui met renvoyé. Le seul désanvantage, c'est que je n'arrive pas à faire la part des choses et je ne distingue pas les émotions qui m'appartienne ou non. "

Faire de tel révélations à une personnes que l'on connaissait à peine commençait à être une drôle d'habitude.

Ils arrivèrent près du lieu de la fusillade. Lilou se détacha de l'atypique héro et reposa les pieds sur le sol.

La sensation de son corps lourd la fit vaciller, elle se raccrocha un instant au bras de l'homme. Les vertiges se dissipèrent et elle se mit en mouvement. Personne dans la ruelle, de même que pour l'impasse. Elle aperçu son sac d'aliments fris, elle alla à son secour.

Puis elle porta son regard dans tout les coins. D'une voix douce et qui se voulait rassurante elle appela l'homme aux larmes.

Un carton bougea. Elle recula de quelques pas. C'était bien lui.
Lilou se surprit à soupirer de soulagement.  Le croate a quatre pate fut repris d'une cirse de sanglot.

 " Je traduirais les paroles dans ta langue, dans mon esprit pour que tu comprennes" informa t-elle le télépathe.

Lilou conseilla fortement au rempant de se relever. Elle lui offrit un chaleureux sourire. Et lui dit d'arreter de pleurer. Ce qu'il fit. Elle se plaça devant lui et lui expliqua.

 " Vous aller essuyer votre arme, et y mettre les empreintes de l'homme au sol. Ensuite " Elle sortit sa bouteille de thé froid  " Tendez vos mains" Il s'executa elle prit une gorgée et versa le reste sur les main sales de l'homme. Celui-ci comprit et frotta ses mains pour les débarasser des souillures. Ensuite elle sorti de sa besace du gel hydroalcoolique. Avec les trace de poudre il fallait être rigoureux.

 " Bien maintenant je vais vous expliquez ce que vous aller faire. Kar... l'Homme au masque va vous frapper, le visage une fois et au flanc droit deux fois. Vous n'aurez aucun dégat interne il n'y a pas d'organe vital à cet emplacement. Seulement votre nez sera cassé et votre pomette habimée. Puis vous irez vous rendre à la police, pendant que je passerais un coup de fils anonyme. Si vous ne le faites pas il vous retrouverons de toute façon. Vous leur raconterez que des hommes vous ont attaqués, qu'un homme puis s'est évanoui. Il croiront à une rupture d'anévrisme, vous en aurait donc profité pour sauter sur le deuxième et son pistolet chargé l'a tué par inadvertance. Durant l'enquête il y aura de nombreuses incohérences mais aucun témoin. Vous serez donc condamné pour homicide involontaire. Et irez en prison. Cela vous fera réfléchir quand au prix d'une vie prise, même si cela est la vie d'un homme coupable. Mais juste avant."

Lilou inspira et envoya une droite dans la pommette de l'homme. La douleur irradia sa main puis tout son avant bras.

" ça c'est pour  nous avoir fait risquer notre vie a votre place."

Donner des coups étaient presqu'aussi douloureux qu'en recevoir. Elle se frotta la main et fit un signe a l'homme de s'exécuter.

En croisant le regarde Karisu elle lui fit un petit sourire et dissimula sa main endolorie. Profitant du fait que l'étranger faisait le ménage, elle expliqua à son "coéquipier" ce que plutôt il lui avait révélé.

 " L'homme qu'il a tué avait, il y a quelques temps enlevé sa fille. Le cadavre a été retrouvé dans un état presque méconnaissable, ainsi que violée. Il a donc acheté une arme au marché noir et lui a donné rendez-vous pour le tuer. "

Le Croate s'approcha maintenant de l'homme en costume. Près à être frappé.

Lilou s'éloigna. Elle s'assit dans le renfoncement où précédemment elle avait été plaqué au sol.

Drôle de nuit tout de même. Mais étrangement elle ne le regrettait pas du tout.
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune (Feat Lilou Quill) Mer 17 Mai - 0:47

Cela faisait fort longtemps que Karisu ne s'était pas ouvert une personne de la sorte. Il était étrangement, assez libéré. Pourtant dévoiler ses secrets était quelque chose qui par habitude lui déplaisait fortement. Mais avec Lilou ou Klaus, c'était différent. Ces deux la avaient quelque chose de spécial.

Une profonde empathie, et une volonté irrépressible de faire régner la justice liait désormais ces trois personnages. Rien ne semblait pouvoir les arrêter quand ils faisaient équipe.
Karisu souri. Il se demanda ce qu'il se passerait si ces trois la étaient amenés a faire équipe un jour.  Sûrement quelque chose de grandiose.

Un véritable trio de choc. Un super héros a l'héroïsme exacerbé, une jeune fille a l'empathie incroyable capable de changer l'état des esprit des êtres les plus corrompus, et un criminel excentrique au grand cœur .L'idée ravissait Karisu, mais il savait que  ses deux compères pourraient avoir des problèmes, si le fait qu'il était un criminel s'ébruitait, il devait garder ça pour lui. Même si ils finiront par s'en douter, un jour ou l'autre.

La jeune femme posa sa tête sur l'épaule du criminel ce qui eut pour effet de le sortir de sa torpeur. Décidément, heureusement que la jeune femme était la pour le sortir  de ses pensées, il finirait par s'y perdre définitivement a la longue.

" Ton Don est incroyable Karisu. Tu as tellement de possibilité d'exploration des esprits. Et tout comme j'ai dit à Klaus je pourrais te poser un million de question a  ce sujet."   lui dit la jeune fille de manière amicale.

La gêne qui caractérisait Lilou s'était finalement estompée, elle lui faisait réellement confiance désormais. Karisu était heureux. Quelqu'un d'autre venait de le complimenter. Sa vie qui n'avait été qu'une succession d'erreurs , semblait prendre un sens aux yeux de quelqu'un. Le criminel ne pouvait être plus comblé. Il tendait de plus en plus vers son idéal. Celui d'être quelqu'un de bien, au service de la justice. Certes, il lui restait du chemin, mais le criminel reprenait espoir. Lilou reprit la parole.

" Pour ma part cela est très simple. Je suis capable de décrypter tous les langages qui ont existés, qui existe et qui existeront surement. Cela va aux simple langues comme notre " ami" le croate, les dialectes des tribus africaines perdu dans la savane, les langues mortes et hyroglyphes, les langues extraterrestres et mysitiques. Ainsi que les différents moyens de communiquer des animaux. Mais aussi le langage du corps, ce qui signifie, qu'en une simple observation je peux connaître son état émotionnel et parfois même anticiper ses mouvements. Et si je souhaite plus de précision il me suffit de la toucher." 

Suite a cela, Lilou frotta légèrement son pouce contre la nuque de Karisu pour lui faire remarquer qu'elle était justement en train d'utiliser ce procédé. C'était très agréable. Karisu se remémora leur rencontre. Depuis qu'ils avaient sautés dans ce renfoncement, ils n'avaient cessé d'être en contact. C'était assez embrassant. Que ce soit en se tenant la main, ou collés dans un creux d'une ruelle, Lilou utilisait son don depuis le début. Cela ne dérangea pas Karisu, après tout, lui aussi avait pénétré dans l'intimité émotionnelle de Lilou, ce n'était qu'un renvoi d’ascenseur.

" Alors je ressentirais  exactement ce que la personne ressent à ce moment précis. Et je pourrais ainsi analyser chaque chose qui met renvoyé. Le seul désanvantage, c'est que je n'arrive pas à faire la part des choses et je ne distingue pas les émotions qui m'appartienne ou non. " 

Ainsi Lilou ressentais ce que ressentais Karisu. Sa haine, ses craintes, ses réflexions incessantes, mais aussi son excitation. Il n'était pas étonnant qu'avec cette bouillie de sentiment divers et plus ou moins agréables, Lilou était si mal en point. Karisu fut assez embarrassé une fois encore. Elle avait sûrement ressenti l'empathie qu'avait le criminel a son égard depuis qu'il la sauva de la salve de balles. Cela expliquait pourquoi elle se sentait beaucoup mieux désormais. Le fait d'être aussi affecté par les sentiments des autres devait être assez inconvénient , mais aussi tellement utile pour forger de véritables liens avec eux. Karisu admirait Lilou et son don.

Les deux compères arrivèrent enfin sur le lieu de la fusillade, également lieu de leur rencontre. Un lieu plutôt sanglant, il y avait sûrement de biens meilleurs endroits pour faire connaissance. Mais le destin ne fait pas toujours les choses idéalement. Lilou descendit des bras de Karisu, avant de manquer de tomber et de s'accrocher au bras du criminel. Elle reprit ses esprits, et il l'aida a se mettre debout, et la laissa se diriger en direction de son fameux sac de nourriture.

Karisu sorti sa petite boite en métal et y piocha une cigarette. Il l'alluma prestement a l'aide de son briquet et pris une profonde inspiration, il cracha la fumée vers les étoiles, en admirant les reflets bleutés de celle-ci  filtrant la douce lumière lunaire.C'était encore une soirée riche en rebondissements. Karisu pinça la cigarette entre ses lèvres et croisa les bras. Même si le danger semblait s'être définitivement écarté, il demeurait sur ses gardes.
Il regarda en la direction de Lilou, qui fouillait les moindres recoins de l'impasse a la recherche du Croate. Elle l'appelait d'une voix calme et rassurante, afin qu'il ne les prennent pas pour des assaillants.
Soudain, un carton bougea faiblement, Lilou recula d'un pas. C'était bel et bien notre homme, a quatre pattes qui recommença a pleurer.  

" Je traduirais les paroles dans ta langue, dans mon esprit pour que tu comprennes" l'informa la jeune femme.

Karisu hocha la tête en remerciement, en tirant une longue inspiration sur sa cigarette.

Elle commença par rassurer le pauvre croate. Elle lui lava les mains et lui donna tout un tas d'instructions. L'étudiante souhaitait maquiller la scène de crime.

" Bien maintenant je vais vous expliquez ce que vous aller faire. Kar... l'Homme au masque va vous frapper, le visage une fois et au flanc droit deux fois. Vous n'aurez aucun dégat interne il n'y a pas d'organe vital à cet emplacement. Seulement votre nez sera cassé et votre pomette habimée. Puis vous irez vous rendre à la police, pendant que je passerais un coup de fils anonyme. Si vous ne le faites pas il vous retrouverons de toute façon. Vous leur raconterez que des hommes vous ont attaqués, qu'un homme puis s'est évanoui. Il croiront à une rupture d'anévrisme, vous en aurait donc profité pour sauter sur le deuxième et son pistolet chargé l'a tué par inadvertance. Durant l'enquête il y aura de nombreuses incohérences mais aucun témoin. Vous serez donc condamné pour homicide involontaire. Et irez en prison. Cela vous fera réfléchir quand au prix d'une vie prise, même si cela est la vie d'un homme coupable. Mais juste avant." 

Et bien, elle n'avait pas eu beaucoup de temps pour élaborer ce plan, mais il tenait bien la route.
Soudain, Lilou frappa le croate au visage. Elle s'y était très mal pris, et il était évident qu'elle allait subir un contre coup conséquent. Mais cela avait eu le mérite de la soulager. Elle se dirigea vers Karisu et lui souri en cachant sa main. Il souri également. Comme s'il valait a peine de cacher cette main endolorie. Lilou était humaine après, tout, elle aussi avait le droit de se défouler. Mais Karisu trouvait mignon le fait qu'elle tentait de dissimuler cette marque.

 " L'homme qu'il a tué avait, il y a quelques temps enlevé sa fille. Le cadavre a été retrouvé dans un état presque méconnaissable, ainsi que violée. Il a donc acheté une arme au marché noir et lui a donné rendez-vous pour le tuer. 

Karisu ne put s'empêcher de grimacer suite a cette triste révélation. C'était véritablement horrible ce qu'il était arrivé a cet homme.
Le croate s'approcha de lui, près a se faire frapper. Karisu n'hésita pas la moindre seconde.Il jeta son restant de cigarette par terre puis cassa le nez du croate d'un violent et rapide coup de poing frontal. Quelques gouttelettes de sang giclèrent sur le visage de Karisu qui n'avait toujours pas remis son masque. Il asséna deux autres coups semblables a l'individu.
Karisu baissa la tête, comme pour s'excuser, et laissa l'homme partir. Il regagna le renfoncement et alla s’asseoir aux  cotés de Lilou. Il ressortit sa petite boite en métal et son briquet.

« Ça ne te dérange pas si je fume ? C'était une soirée assez spéciale tout de même. J'ai été ravi de te rencontrer. T'est vraiment quelqu'un de bien. Même si on s'est rencontré dans des circonstances assez tragiques, on s'en ai bien tiré. T'a été géniale tu sais. Tu a gardé ton sang-froid malgré la difficulté de la situation et tu a élaboré un sacré plan pour ce croate. Je sais pas si on te l'a déjà dit, mais t'a toutes les qualités requises pour devenir une héroïne exceptionnelle. Et je ne parle même pas de ton don. Il est clairement fabuleux. Et il s'adapte très bien au travail d'équipe ! »

Karisu alluma une cigarette avant de reprendre.

« Bon, tu va réussir a rentrer jusqu'à la Heroe's sup  ? Car bon, t'a l'air assez épuisée et j'ai pas envie de te laisser traverser la ville basse toute seule, en pleine nuit. Et tu comprendra sûrement pourquoi, au vu de ce qu'il vient de nous arriver....»

Karisu inspira une longue latte sur sa cigarette, garda la fumée dans ses poumons jusqu'à ce qu'un peu de vent se présente, et la cracha dans la direction opposée a Lilou dans le sens du vent.
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune (Feat Lilou Quill) Mer 17 Mai - 1:26

Son coéquipier vint s'asseoir à ses côtés. 
Les yeux bleus a demi-clos s'ouvrir instantanément aux paroles de Karisu. Il lui fit mille compliments, faisant rosirent ses pommettes et prononça des mots qui lui furent très familiers. Et pour cause, Klaus avait établit, à peu de chose près, la même conclusion. Elle était capable de devenir une grande héroïne. Deux personnes le lui révélant en moins de 48h, cela devait être vraiment important à retenir et noter.
Le héro rebelle s'alluma un cancer en bâtonnet.
 
« Bon, tu va réussir a rentrer jusqu'à la Heroe's sup  ? Car bon, t'a l'air assez épuisée et j'ai pas envie de te laisser traverser la ville basse toute seule, en pleine nuit. Et tu comprendra sûrement pourquoi, au vu de ce qu'il vient de nous arriver....»


Rien que d'y réfléchir cela la fatiguait déjà. Marcher jusqu'au bungalow... plus de trois quart d'heure de marche. Enfin elle ignorait où elle se trouvait c'était donc un minimum. Une petite migraine pointa le bout de son nez. Elle était si fatigué qu'elle aurait pu s'endormir ici. 
La demoiselle serait son sac de nourriture contre elle. Pauvre sac, il lui était arrivé tant de péripéties. Elle fouilla dans sa besace et sorti une petite fiole brune, de l'huile essentiel de Menthe poivré. Elle en disposa une toute petite gouttes sur ses doigts puis l'étala sur ses tempes et au dessus de ses sourcils. 
L'odeur mentholé se répandit dans l'air. 


D'un coup Lilou se tourna vers Karisu elle posa ses mains sur la poitrine de son partenaire elle tata quelques endroit et trouva finalement ce qu'elle cherchait. Elle glissa sa main sous son costume et attrapa le portable de l'Oni dans sa poche intérieur. 
Elle le déverrouilla, par chance il n'y avait pas de code. Elle tapota quelques numéros et mots puis lui rendit. 


" Maintenant si tu as un problème de communication avec quelqu'un tu m'appelles et je te traduirais la conversation. Mais ne refait plus jamais ça. Sinon je te trouve et je verrais bien ce que je ferais, je n'ai pas encore d'idée. Et je me suis permise de m'envoyer un sms. Comme ça j'aurais ton numéros de faux criminel." Elle lui fit un mince clin d’œil et se releva.

" Et pour répondre à ta question, non je ne me sens pas du tout capable de rentrer, mais je veux bien que tu me raccompagnes jusqu'à la limite de la ville basse, là j’appellerais un taxi. Enfin si cela ne te dérange pas "

Elle attendit qu'il se releva puis lui tendit son sac.

" Tiens. Tu m'as bien aidé, et sauvé la vie, alors je peux bien te donner cette nourriture. J'ai d'autres repas dans mon sac. Mange la bien , et ne la gâche surtout pas, c'est très important."
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune (Feat Lilou Quill) Mer 17 Mai - 20:24

Une douce odeur mentholé se répandait dans l'air. Lilou se retourna vers Karisu avant de poser ses mains sur le torse du criminel. Elle tâta la poitrine de Karisu et passa sa main sous sa veste de costume. Décidément, la petite étudiante timide avait bien changé de comportement depuis le début de leurs aventures. Elle débordais d'assurance désormais. Karisu se laissait faire, amusé, tout en continuant de fumer, en évitant bien sur de recracher sa fumer en direction de la jolie brune.

Lilou mit sa main dans la poche intérieure de la veste et en sorti le téléphone portable de Karisu. Il n'avait évidemment pas mit de code, en même temps qui aurait a l'idée de venir chercher le téléphone du criminel mis a part Lilou ? Elle le déverrouilla et tapota dessus. Elle tendit le smartphone au criminel.

"Maintenant si tu as un problème de communication avec quelqu'un tu m'appelles et je te traduirais la conversation. Mais ne refait plus jamais ça. Sinon je te trouve et je verrais bien ce que je ferais, je n'ai pas encore d'idée. Et je me suis permise de m'envoyer un sms. Comme ça j'aurais ton numéros de faux criminel."

Elle lui fit un petit clin d'œil. Non elle n'avait pas s'inquiéter. Karisu ne se laisserai plus jamais envahir pas ses émotions négatives. Lilou pouvait rester sereine, elle n'aurait pas a lui passer un savon en cas de récidive.

Le criminel souri. Etait-ils devenus amis ? Sûrement. Dans le cas contraire, Lilou ne se soucierait pas de l'impulsivité de Karisu. Mais il n 'était pas un faux criminel. Il avait encore beaucoup de fautes a expier. Cela prendrait du temps, certes, mais c’était faisable surtout entouré de personnes telles que Lilou et Klaus.
Le criminel se rendait enfin compte qu'il n'était plus seul désormais. Et c'était fort agréable comme sensation, celle d'être appréciée et de valoir quelque chose aux yeux des autres. Lilou reprit la parole.


" Et pour répondre à ta question, non je ne me sens pas du tout capable de rentrer, mais je veux bien que tu me raccompagnes jusqu'à la limite de la ville basse, là j’appellerais un taxi. Enfin si cela ne te dérange pas "

Karisu était très content que la jeune femme souhaite se faire raccompagner. De toute façon, il l'aurait raccompagné quoi qu'il arrive. Cela lui faisait bizarre, sachant qu'ils ne se connaissaient que depuis quelques heures tout au plus, mais le criminel semblait s'être attaché a Lilou.
Karisu jeta son mégot au sol, prit appui sur ses genoux et se releva. Il remarqua que Lilou lui tendait son précieux sac.

" Tiens. Tu m'as bien aidé, et sauvé la vie, alors je peux bien te donner cette nourriture. J'ai d'autres repas dans mon sac. Mange la bien , et ne la gâche surtout pas, c'est très important."

Elle devait beaucoup tenir a cette nourriture pour en prendre autant soin. Karisu ne pouvait pas refuser.

« Je te remercie beaucoup Lilou » lui répondit gentillement Karisu

« Je t'assure que je n'en gâcherai pas la moindre miette. Tu sais j'ai passé ma vie a vagabonder, et mes parents n'ont jamais réellement roulé sur l'or, je comprend parfaitement la valeur de la nourriture, et bordel, je déteste gâcher ! » Karisu éclata de rire.
Il se mirent en route.

« Je pense sérieusement a m'acheter une maison. Je veut dire, la vie de bohème me correspond de moins en moins. J'ai bien envie de me poser désormais. Puis cela t'aurais évité de devoir rentrer, tu aurais pu squatter chez moi » lui dit amicalement le criminel pendant qu'ils marchaient. « Je tenais a m'excuser pour tout a l'heure. J'ai du te ficher une peur bleue. Mais j'agis toujours comme ça avec les gens que je ne connais pas, c'est un tic que j'essaie d'effacer. Mais les vieux démons refont toujours surface. Puis si tu n'étais pas arrivé, j'aurais tué ce pauvre homme sans réfléchir. »

Karisu marqua une pause. Il était aussi énervé et frustré que désolé et mélancolique. Il se tourna en direction de Lilou. Il commença a piocher une cigarette dans sa petite boite métallique, mais se ravisa en regardant Lilou. Il rangea la boite dans sa poche avant de continuer.

« Non...C'est a moi de te remercier. Si tu n'étais pas arrivé, j'aurais sûrement commit une grave erreur. Une de plus... » lui répondit Karisu en serrant le poing

Les remords de Karisu étaient puissants et lui rappelaient de douloureux souvenirs. De telle façon que son mal-être devient palpable. La ville basse était déserte et désolée. Ce quartier faisait peine a voir. C'est pour cela que Karisu ne pourrait jamais se résigner a la quitter. Il pouvait encore faire beaucoup pour les habitants délaissés de ce pauvre quartier. C'est décidé il y achèterait un appartement. Les deux « héros » arrivèrent enfin au bout de la ville basse.

« Bon. T'est sur que je dois te laisser la ? Je suis prêt a parcourir le reste de chemin avec toi tu sais. Je suis un vagabond après tout. Cela ne me dérangerais pas. Puis si on continue de discuter au moins je m'assure que tu ne tombe pas de sommeil sur la route. Sans oublier que tu n'es pas si lourde... Si t'a la flemme de marcher je suis la. Tout dépend de toi Lilou »

Karisu ria. C'était agréable d'être gentil après tout. Puis Lilou était une fille très reconnaissante. Beaucoup trop. Le criminel avait toujours cette impression de lui devoir plus qu'elle ne lui devait.
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune (Feat Lilou Quill) Mer 17 Mai - 21:29

Karisu lui fit la promesse de tout manger sans en gâcher une miette, cela la fit sourire. Il lui raconta que depuis toujours il avait vagabondé. Une vie de nomade lui aussi. Mais avec un dur passé. Elle se souvint de la fontaine qu’il avait projetée dans son esprit. Un souvenir si puissant.

Sur le chemin il lui parla d’un projet qui semblait lui tenir à cœur. Puis il lui présenta ses excuses de l’avoir effrayé au début de leur rencontre. Lilou hocha la tête, ça oui il lui avait fichu une sacrée trouille. Une fois de plus elle a cru qu’elle ne s’en sortirait jamais. Mais il en fut tout autrement !

Son comportement dévoilait l’inconfort dans lequel il était. Il se tourna vers elle tripota son étui à cigarette puis se rétracta et le rangea. La brune sourit face à ce petit manège.

« Non...C'est a moi de te remercier. Si tu n'étais pas arrivé, j'aurais sûrement commit une grave erreur. Une de plus... »

Une de plus… ? Karisu montrait des signes évidents de culpabilité, et pour cause, selon les méthodes qu’elle avait observées il devait surement l’être. Mais les individus qu’il a supprimés, car il ne s’agit que de cela; n’étaient-ils pas eux-même des criminels ? Lilou aima à le penser. Sinon comment se fasse-t-il qu’il est remis toute sa confiance en elle sans la moindre remarque ? Et qu’il ait risqué sa vie pour la sienne ?

Sa souffrance était palpable. Si Lilou n’avait pas été aussi empathique au touché elle l’aurait pris dans ses bras et l’aurait consolé.  Mais si réellement elle l’avait fait elle se serait surement mis à pleurer.

Arrivé à la limite dès la ville basse Lilou pianota sur son téléphone pour commander un taxi.

« Bon. T'es sur que je dois te laisser la ? Je suis prêt a parcourir le reste de chemin avec toi tu sais. Je suis un vagabond après tout. Cela ne me dérangerais pas. Puis si on continue de discuter au moins je m'assure que tu ne tombes pas de sommeil sur la route. Sans oublier que tu n'es pas si lourde... Si t'a la flemme de marcher je suis la. Tout dépend de toi Lilou »

Lilou rit avec lui.

«  C’est très gentil à toi Karisu Ryuketsu, mais cela ira, je ne veux pas plus te déranger, tu dois te reposer, et manger ! »

Une voiture arriva et s’arrêta à leur niveau. Son chauffeur.

Lilou s’approcha de l’homme aux regards de braise. Elle se mit sur la pointe des pieds et déposa un baiser sur sa joue.

«  Ne te morfond pas trop Karisu je t’aiderais à te racheter. Et tu n’auras même plus honte de t’appeler enfin héro. »

C’est sûr ses mots qu’elle entra dans la voiture. Avant qu’elle ne redémarre elle lui fit un petit signe de la main.

Arrivée à destination le chauffeur la réveilla. Elle sorti de la voiture remercia le chauffeur, qu’elle avait payé via l’application et rentra chez elle.

Son lit lui avait tellement manqué. Mais avait elle prit une douche rapide. Elle avait traîné par terre toute la soirée.

Demain elle raconterait tout à Klaus. Du moins une grosse partie. Elle n’eut pas le temps de se mettre en pyjama, qu’elle tomba raide de fatigue dans son lit, encore mouillé.

Demain premier jour d’école, cela ne faisait pas trois jours qu’elle était là et sa vie avait déjà commencé à radicalement changer.
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune (Feat Lilou Quill)

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Au clair de la lune (Feat Lilou Quill)

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