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" Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu]

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❝ LOCALISATION : Là où l'on a besoin de moi
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MessageSujet: " Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu] Mer 17 Mai - 20:55

Lilou pianotait sur son téléphone. Elle colla le combiné à son oreille.

" Allez répond....répond répond... vite.. " Au bout de quelques sonneries elle tomba sur le répondeur...
" Bordel ! " Jura t-elle, elle appela un autre de ses contacts complètement paniquée. Même Résultat personne ne répondait...
Elle tapa donc un message à ses deux seuls contacts de Laurel :

" J'ai suivi personnes louches. Je suis entrée dans le Karaoke Cartoon rainbow. Prise d'otages. méchants : 6 dont 3 dotés sûr, ils parlent anglais et indien. Un se téléporte les autres encore inconnus. Police non appelée. Méchant déguisée en policiers. Dépêchez-vous. Je vais faire mon maximum pour que personne ne meurt. Ne m'appelez pas, je vais cacher mon téléphone mais ils vont surement me fouiller.
Bisou a toute   "


Bon peut-être qu'il n'aurait pas été nécessaire de mettre les derniers mots mais s'il lui arrivait quoi que ce soit elle l'aurait regretté.
Les bruits de pas se rapprochait de plus en plus...


****

Cette journée avait si bien commencée ! Cela faisait plus d'une semaine maintenant qu'elle avait commencé les cours. Et elle adorait ça ! Il y avait un monde fou, plein de dotés avec des dons tous plus extraordinaire. Une vrai petite fille dans cette école. Et puis enfin le weekend était arrivé. Le vendredi soir elle était toute excitée à l'idée de faire une multitude de choses, et puis finalement à 19h elle s'était endormie sur le canapé devant documentaire animalier.

Le matin elle s'éveilla de bonne heure. Elle se donna une claque mentale et décida d'aller faire un jogging et surtout de faire quelques chose de sa journée. Klaus lui avait confier que la vitesse n'était pas le plus important, mais la durée, il était mieux de courir doucement pendant une longue période que très vite quelques minutes.
C'est ce qu'elle fit, pendant une demie-heure. Elle rentra rouge et dégoulinante de sueur. Elle se jeta sous la douche et y élabora le programme de sa journée.

Elle prépara des œufs brouillées, il lui semblait que Klaus aimait ça, ainsi que du thé noir aux agrumes et trois tartines de confiture de sureau, vu l'heure il ne tarderait pas a se réveiller. Si c n'était pas déjà le cas. Elle se délecta de son repas. Elle laissa une bonne part d’œufs dans la poêle deux tartines et une tasse encore brûlante sur le plan de travail. Elle prit son sac et  sorti discrètement.

La demoiselle laissa derrière elle un petit message à destination de son colocataire.
" J'ai préparé le petit déjeuné, Bon app'. Je pars pour la journée je devrais revenir en fin d'après midi. " En bas de la feuille et en guise de signature une petite coccinelle avait été dessinée.

Durant le reste de la matinée elle fureta dans les différents magasins pour déposer des annonces de proposition de cours de langue. Suivi d'une longue liste de langue qu'elle parlait et que les gens demandaient le plus souvent.
Le midi elle descendit dans la ville basse, elle y avait repéré un bar au nom russe. Surement tenue par des mafieux mais aujourd'hui elle s'en fichait elle souhaitait un plat tout particulier, que seul les russe savaient préparer.
Lorsqu'elle entra quelques hommes s'étouffèrent dans leur boissons alcoolisés.
Il est vrai qu'ils avaient surement peut l'habitude de voir une jeune femme rentrer en robe violette avec un grand sourire aux lèvres. Avant même qu'elle ai pu dire quoi que ce soit le gérant lui expliqua dans un anglais a fort accent soviétique.

" Ce n'est pas vraiment un lieu pour les demoiselles comme toi."

Lilou fronça les sourcils et dans un Russe parfait lui répondit :

" Je m'excuse de ne pas avoir le physique idéal pour me trouver ici, mais je suis venu voir si vous saviez faire une Solianka* correcte."
Le barman était bouche-bée. Un des piliers de bar explosa dans un fou rire bien gras.


Finalement Il parti en cuisine et revint quelques minutes plus tard avec un bol démesuré de ce délicieux plat. Il lui servit un grand verre d'eau et un gros morceau pain.
Elle s'installa au bar et dégusta tranquillement son déjeuner. Sentant le barman extrêmement curieux il discutèrent quelques instants.
En partant elle savait qu'elle s'était fait un ami. Elle lui avait parlé de son Grand-père Sergueï, il était chef d'une petite entreprise d'alcool au pays. Au niveau international cette forte boisson n'était pas connu, mais chez les européens de l'Est C'était une boisson d'excellence.

L'après-midi elle visita le quartier Aselus, elle s’arrêta dans un parc et s'offrit une petite sieste. Cette journée semblait parfaite. Elle s'endormi sur cette pensé.

Ce fut une légère pluie qui la réveilla. Le ciel s'était assombri. Étrange il n'était pourtant pas si ta... En apercevant l'heure elle se releva en un bon. Il était déjà 18h.

Elle déambula à un rythme tranquille, sous la bruine et le ciel gris. Une personne la bouscula.
Brusquement elle se stoppa. Elle avait soudain été envahi d'une horrible sensation. Elle avait eu envie de tuer, de faire beaucoup de mal.


Elle suivi l'individu étrange. Durant presque une heure en toute innocence et discrétion elle l’observa, le détaillant des pieds à la tête. Il marchait d'un pas lourd, les points serrer et jurait a chaque personnes qu'il percutait. Finalement au bout d'une rue il entra dans une camionnette grise.
Lilou sorti un stylo et nota sur un bout de papier la plaque. Pour ne pas paraître ostentatoire elle entra dans le bâtiment devant lequel était garé le véhicule.
C'était un petit karaoké.

Un homme immense aussi large que grand sortit du véhicule.Il se plaça devant la porte. Personne ne pouvait plus entrer ou sortir...

L'avait-il remarqué. Lilou avait un pressentiment elle recula de quelques pas. Un nuage de poussière verte fit son apparition. La demoiselle prudente entra dans un placard quelques mètres plus loin. Entre baillant la porte elle aperçu quatre hommes masqués se faire téléporter par un cinquième. Ils étaient armée jusqu'au dents, vêtus d'habits de policier, et entraient dans les différentes salle de Karaoké pour sortir tout les visiteurs et les mettre à genoux dans l'entrée.

Lilou ferma la porte et pensa instantanément à deux personnes. Klaus et Karisu !

***

Elle dissimula son téléphone dans une poche caché dans sa robe, l'instant d'après la porte claqua. Un homme masqué l'avait ouverte d'un coup de pied.

" Eh ! Il y en avait encore une planquée."

Il l'attrapa violemment par les cheveux et la jeta au centre de l'entrée. Elle ne réussi pas à toucher la main du ravisseur. Cela c'était déroulé trop vite, mais elle avait distinguer l'accent qui couvraient les paroles de l'homme et ses partenaires. Un accent portugais.
Ses genoux étaient légèrement écorchés, elle ignora leur picotement. Il y avait plus grave. Si Les garçons avaient son message tout de suite il mettrait peut-être une demie-heure à venir et peut-être quelques minutes de plus à se préparer a entrer.
Il fallait faire passer le temps. Sans que personne ne perde la vie où ne soit blesser trop gravement... Cela n'allait pas être de tout repos.



Lexique* :
 


Dernière édition par Lilou Quill le Dim 18 Juin - 16:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: " Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu] Jeu 18 Mai - 19:21

Klaus se réveilla en sursaut. Il avait encore loupé le réveil. C'est bête, lui qui voulait s'entraîner avec Lilou. Il se leva de son lit, et se dirigea vers la cuisine. "Pourvu qu'elle ne soit pas déjà partie." se répétait-il dans la tête, lorsqu'ils arriva dans la cuisine. Il n'y trouva pas sa colocataire, mais seulement un petit-déjeuner déjà prêt et un mot qui disait "J'ai préparé le petit déjeuner bon app'. Je pars pour la journée je devrais rentrer en fin d'après-midi." signé d'une coccinelle.  Elle avait visiblement d'autres choses à faire, mais avait quand même pris le temps de lui préparer le petit-déjeuner ? Cette fille était étonnante de sympathie

Klaus s'installa et dégusta les préparations de son amie. Il se demandait bien où elle avait réussi à se dégoter des choses telles que cette confiture étrange qui lui paraissait plus qu'exotique, bien que très bonne malgré tout. Les français étaient plein de surprises culinaires, et Klaus était toujours très content d'y goûter. Cela lui donnait une sorte de sentiment d'exclusivité sur le reste des États-Unis.

Une fois son petit-déjeuner terminé, il se prépara pour son entraînement physique quotidien, et sortit dehors faire son jogging. Cela lui prit une bonne heure pour rentrer, l'entraînement portant ses fruits et améliorant de manière significative son endurance, ce qui n'était pas pour lui déplaire, vu l'utilité d'avoir une bonne condition physique chez les pompiers. En effet, depuis quelques temps, il était devenu capable de supporter des personnes plus lourdes et plus longtemps, ce qui facilitait grandement les missions de sauvetage, dans la ville basse, principalement, puisque c'était devenu son domaine de prédilection, voyant que personne ne s'en préoccupait mis à part lui.

Il finit ses exercices avec une facilité déconcertante, et se rendit alors encore une fois compte de l'impressionnante efficacité de son entraînement. Mais ce n'était pas fini. Non, il devait également s'entraîner à utiliser son pouvoir, c'était une promesse. Il avait compris que pour pouvoir être plus efficace, il devait être plus concentré, et que cela lui permettrait d'utiliser son don sans avoir à observer ce qu'il manipulait. Bien entendu, c'était loin d'être évident, car cela lui demandait un calme absolu, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur de lui. Il s'agenouilla, après avoir disposé un verre d'eau devant lui, et ferma les yeux. Le but de l'exercice était d'arroser une fleur sans voir ce qu'il faisait. Cela lui permettrait à terme de mieux visualiser son environnement dans son esprit, et ainsi de ne plus être limité par sa vue. Mais pour l'heure, il n'y arrivait pas tout à fait encore très bien, et, alors qu'il avait réussi à déplacer l'eau dans les airs, il la fit tomber sur le sol du bungalow, à quelques mètres du pot de fleur. Il devait continuer à s'entraîner. Il refit plusieurs tentatives ratées, pendant plusieurs heures, avant de s'endormir, fatigué et légèrement vexé.

À son réveil, il devait être 18 h, son entraînement l'avait pas mal épuisé, au point qu'il en avait sauté le déjeuner. Il se leva pour se préparer à manger, lorsqu'il reçut finalement un message sur son téléphone. Qui cela pouvait il bien être, personne ne lui parlait d'habitude. Personne sauf ... Lilou ! Que pouvait-il bien lui être encore arrivé ? Elle lui avait déjà raconté son aventure avec son ami télépathe. Elle avait le don de se mettre dans le pétrin. Il vérifia son message. Elle s'était retrouvée dans une prise d'otage ?! Merde, sa vie était en danger. Il se devait de la sauver. Il le devait. Il mit son bandana et sa cape et courut en ville, sous la pluie qui commençait à s'intensifier.

Une fois sorti de la SUP, il rechercha un taxi, et en trouva un non loin qu'il interpela aussitôt. Ce dernier s'arrêta devant lui, et Klaus monta dedans en trombe.

"Bonjour, où souhaitez-vous aller ?" lui demanda gentiment le chauffeur. C'était un homme approchant la cinquantaine, au vu de ses tempes grises et du haut de son crâne en calvitie assez avancée.

"Pouvez vous m'emmener en vitesse au quartier Vegga ? C'est très urgent." Klaus s'efforçait d'être poli pour ne pas vexer le chauffeur, de peur que ça ne le ralentisse plus que s'il le brusquait, mais il ne pouvait retenir une certaine impatience dans sa voix.

"Le quartier Vegga, hein ? Très bien, nous nous mettons en route aussi vite que possible." lui répondit le taxi, poli à son tour. Et la voiture se mit à rouler, en direction de Lilou.

"Eh, je vois que vous êtes en costume, vous êtes un super-héros ?"

"Oui, c'est ça. Je suis Herr Strom."

"Oh la attention, j'ai un super-héros avec moi, un vrai !" fit le conducteur sur le ton de la plaisanterie tandis qu'ils quittaient le quartier de l'école. "Mais plus sérieusement, je peux vous demander pourquoi vous êtes si pressé ?"

"En fait on m'a appelé à l'aide, si vous tenez tant à le savoir." le ton sérieux de Klaus affecta celui du chauffeur.

"Oh, et bien puisque c'est comme ça, on va devoir sortir les grands moyens !" Le taxi se mit à passer les vitesses à toute allure, à la manière des grands pilotes de formule 1. On pouvait lire une certaine excitation dans son regard, comme un enfant qui découvrait un nouveau jouet. Klaus fut projeté contre son siège, surpris d'un si brusque changement de vitesse. Le chauffeur avait compris l'urgence, visiblement.

"Vous savez, c'est la première fois que je fais ça !" lui cria ce dernier, la voix pleine de cette même excitation infantile. "J'ai toujours rêvé d'emmener un héros vers des personnes en détresse, depuis que je suis tout petit. Au fait, mon nom à moi, c'est Jamie. Jamie Stewart. Enchanté."

La voiture filait à toute allure, zigzagant entre les autres usagers à travers la vieille ville. Certains véhicules klaxonnaient au passage du taxi fou, dont le conducteur devait sans doute énormément s'amuser, au vu de l'expression qu'il affichait alors. Finalement, après un court voyage, mais très intense, le taxi s'arrêta à l'entrée du quartier Vegga.

"Vous avez besoin que je vous dépose plus loin ?"

"Non merci, je ne voudrais pas mettre votre vie plus en danger. Combien je vous dois ?" répondit Klaus en descendant sous la pluie, cette fois-ci vraiment forte.

"Pour les héros en mission, je suis gratuit !" Le chauffeur lui sortit son plus beau sourire. Il prit un morceau de papier, et griffonna rapidement quelque chose dessus, pour finalement le lui donner. "Tenez, c'est pour vous, si jamais vous avez besoin d'un transport, vous saurez qui appeler. Alors retenez bien Jamie Stewart !" Le taxi repartit rapidement, et Klaus put apercevoir son conducteur qui leva son pouce dans sa direction en s'en allant. Cela faisait plaisir de voir que les héros avaient bonne réputation dans la ville, mais il avait plus important à penser. Aussi pressa-t-il le pas en cherchant le fameux karaoké Cartoon Rainbow. Il ne mit pas longtemps à le trouver, et se plaça discrètement derrière une poubelle en face de l'entrée principale. A l'intérieur de ce bâtiment se trouvait Lilou, Klaus le savait, et il devait faire quelque chose.

Il avait rarement été aussi déterminé. Bien sûr ressentait-il une détermination certaine lorsqu'il s'agissait de sauver des inconnus, mais la sensation qu'il avait actuellement était différente. Un sentiment qui lui rappela un certain évènement tragique de son passé. De la colère. On avait mis en danger la vie de quelqu'un à qui il tenait personnellement, et quel sentiment étrange cela provoquait-il. Il était très fortement tenté de foncer dans le tas, et de tous les dominer un par un pour sauver les otages. En fait, à force d'y penser, Klaus s'était déjà levé, et commençait inconsciemment à accumuler de l'eau, qui formait une bulle, qui croissait, croissait, jusqu'à atteindre une taille assez conséquente.

Il devait tous les maîtriser, tous les noyer, et sauver les otages, et sauver Lilou. Il le devait. Son visage, d'ordinaire si paisible, avait adopté une expression qui l'aurait rendu méconnaissable, comme si un démon, trop longtemps refoulé, s'était emparé de lui. Il était en rage, et cela allait barder pour les immondes personnages qui avaient osé s'en prendre à cette fille. Et tandis qu'il marchait sous la pluie, en accumulant de plus en plus l'eau de cette dernière, en direction du karaoké, il mettait en place un plan d'attaque qui, avec du recul, était très simple. Attaquer.

"Je vais les tuer, les dominer, les arrêter, et je vais sauver Lilou ! Je vais ... mais attends un peu, Klaus. Qu'est-ce que tu fais, là ?" Il relâcha l'eau un instant sans s'en rendre compte, avant de la rattraper pour ne pas se faire repérer, et de retourner se cacher. "Mais qu'est-ce que tu t'apprêtais à faire, exactement ? Bordel, mais c'est pas comme ça que tu es censé agir ! Tu ne te bats pas que pour elle, mais pour les otages, pour tous les otages ! Arrêtes d'être idiot et concentre-toi ! Il faut faire du repérage. Aies confiance en Lilou, elle va pouvoir les retenir, le temps de trouver une solution !" Il sortit son portable, et lut le message de Lilou.

"Très bien, ils sont six, et trois sont dotés. Et elle n'a pas précisé le nombre d'otages. Et des gens sont déguisés en policiers ?! Mais ça veut dire que j'ai failli me faire repérer avec mes conneries ! Bon, qu'est-ce que je fais, qu'est-ce que je fais ?" Il but dans son flacon, désormais plein de vodka, pour décompresser, réfléchit et décida d'attendre, pour se faire une idée de la disposition d'éventuels gardes à l'entrée. Pour se faire plus discret, il transforma l'eau de sa bulle géante en ceinture qu'il enroula autour de son corps. Ainsi, les gens ne verraient pas une immense boule d'eau flotter au dessus d'une poubelle.
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MessageSujet: Re: " Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu] Jeu 18 Mai - 23:46

Il était sept heure trente du matin. Le soleil bas illuminait doucement la ville basse de sa chaleureuse lumière dorée. L'astre divin, majestueux , s'opposait véritablement au champ de ruine et de souffrance qu'était la ville basse. Cependant, la scène n'en demeurait pas moins magnifique.

Karisu se réveilla. Les doux rayons lumineux filtraient a travers les fenêtres cassées du bâtiment désaffecté dans lequel le criminel venait de passer la nuit. C'était un immeuble gris, d'une tristesse accablante, habillé de graffitis. Pour la plupart des vitres seule l'armature demeurait.
Karisu avait passé sa nuit au rez de chaussée.
L'endroit était dévasté, recouvert de poussière de roche grisâtre et d'énormes blocs de bétons provenant des étages supérieurs visiblement dans un piteux état. Le sol était indescriptible, tellement il était recouvert de débris.
Sur les murs, décrépis, ternes et moroses, se dessinaient de sombres marques de moisissures noire et blanche. Karisu, les yeux mi-clos, encore ébloui par le soleil semblait pouvoir y distinguer des formes. Des flammes noires, macabres et dansantes, des tâches de peintures d'un blanc sale et humide ou d'atroces visages difformes appelant a l'aide.

Le criminel s'attarda sur une touffe de mauvaise herbe, dans un coin de la pièce. Il enviait cette végétation insouciante, qui reprenait peu a peu ses droits, grâce a la bêtise des hommes. Cette si petite herbe, telle une fleur au milieu de la bataille, fit sourire l'homme aux cheveux de feu.

Karisu était allongé sur un énorme bloc de ciment. Le bloc était plat, et faisait un lit convenable. Plus que convenable pour Karisu, qui avait finalement appris a se contenter de peu. Mais le criminel n'aurait rien contre le fait de passer une nuit dans un véritable lit de temps en temps. Il en était venu a oublier cette sensation, pouvant sembler anodine pour bien des gens.
Mais il n'en est rien, c'est tout de même quelque chose de sensationnel d'avoir un chez-soi, un toit qui ne risque pas de s’effondrer a tout moment, et un bon lit bien chaud.

Karisu maintenait son bras sur ses yeux, pour se protéger des rayons, qui lui assaillaient le visage. De son autre bras, il fouilla la poche extérieure de sa veste de costume. Il sortit une petite boite, dont le métal chromé reflétait abondamment le soleil, créant des reflets sur les murs avoisinants. Il posa la boite a coté de lui, calée contre une tige de fer rouillé, sortant du bloc de béton.
Il remit sa main au fond de sa poche et sorti un petit Zippo. Ce briquet noir, sobre, et neutre accompagnait le criminel depuis bien longtemps. Il ne pourrait certainement jamais s'en séparer. Il reprit la boite en main, et y piocha une cigarette. Il la porta a ses lèvres, dans le coin de sa bouche.
Il ôta son bras de son visage et admira le briquet pendant quelques instants. La peinture rayée et abîmée de celui ci n'était que le reflet de sa vie. Une vie mouvementée, peut être un peu trop.

Karisu souri, comme si il avait en face de lui, un fidèle compagnon qui ne l'avait jamais trahi, ni abandonné. Il alluma la cigarette. L'étincelle, suivie de la petite flamme, jaune, transparente a la base, fit crépiter le tabac, qui commença a s'embraser.
Karisu croisa les jambes, et regarda l'étrange fumée bleutée danser a travers le rayons du soleil. Le criminel, fumait innocemment, allongé, le regard vers le plafond, au milieu de toute cette dévastation.

Il se fit glisser le long du bloc de béton, et épousseta son costume au moment de toucher terre. Karisu de dirigea en direction de la porte détruite de l'immeuble en slalomant entre les divers débris. Ici devait se trouver une immense porte en verre, mais il n'en restait plus rien si ce n'est que deux tristes encadrements de acier rouillé. L'homme aux cheveux de feu les enjamba, et commença a se balader. Il errait sans but précis. Le criminel était juste particulièrement heureux d'exister. Il mesura sa chance incommensurable de fouler cette terre ainsi que celle de s'être fait des amis tels que Klaus et Lilou. Non , il n'avait besoin de rien de plus en cette douce matinée.
Les rues étaient cruellement vides. La morosité de la ville basse aurait pu en déprimer plus d'un. Mais Karisu aimait cet endroit. Il s'était par ailleurs trouvé un nouveau but. Devenir le justicier de la ville basse. Un justicier de l'ombre au services des personnes oubliée de tous de cette sombre partie de Laurel.
Il jeta son mégot au sol, d'un mouvement de pouce. Le petit bout de cigarette fumant vint s'écraser contre le rebord du trottoir en une étincelle rougeâtre. Karisu mit ses mains dans ses poches et continua sa route.

« Ça va faire un bail que je ne me suis pas entraîné. Auparavant je n'en avais pas vraiment besoin, au vu de mes nuits quelques peu mouvementées... »

Karisu s'arrêta de penser l'air dépité. La nuit qu'il avait passé en compagnie de Lilou le hantait encore. Il avait failli tuer un pauvre homme qui avait tout perdu, dans sa stupide soif inextinguible de justice aveugle. Le visage de Karisu devint livide. Combien de personnes avait-il tué au juste ? Beaucoup. Et si, la plupart d'entre elles étaient dans le même cas que ce croate ? Combien d'être malheureux et souffrants Karisu avait-il aidé tué au lieu de les aider.

Le criminel serra le poing du plus fort qu'il pouvait, pris d'un accès de rage contre lui même. Karisu venait de perdre sa bonne humeur matinale. Et au même titre que les changements d'humeurs du criminel, le temps devint peu a peu maussade. D'épais nuages gris couvraient peu a peu le soleil, tels d'énormes oreillers étouffant le  pauvre astre solaire. L'atmosphère devint complètement déprimante. Seul le soleil était capable de donner des couleurs aux mornes HLM de la ville basse. Maintenant qu'il n'était plus, le paysage n'était plus qu'une bouillie de noirceur. Ce triste spectacle désolait Karisu. Mais il ne pouvait pas se laisser abattre. Certes, ce n'était pas quelqu'un de bien, et au vu du nombre incalculable d'erreurs qu'il avait commises, sa rédemption n'était pas légitime, mais il se devait de lutter, dans l'espoir d'aider a créer un monde meilleur. Il était trop corrompu pour devenir un héros. Son statut de criminel était mérité.

« Je deviendrai quelqu'un de bien. Klaus, Lilou vous verrez. Et si je n'y arrive pas... »
Karisu leva la tête vers les nuages gris. Son regard se perdait dans ces immenses boules de cotons souillées et porteuses de malheur.

« Ce sera a vous de m'arrêter. »

Karisu se dirigea sur sa droite après une intersection. Il s'engageait dans une sombre ruelle. Elle était assez étroite, il y cherchait une échelle. Par s’entraîner, le criminel voulait dire méditer. Bien sûr, l’entraînement physique était important a ses yeux, et c'est pour cela qu'il se maintenait en forme grâce a l'escrime. Mais pour améliorer la maîtrise d'un don aussi ténébreux et sinistre que la sien, il devait méditer. Sans cela, il y aurait bien longtemps qu'il serait devenu totalement fou.

Karisu estima qu'un toit serais un endroit parfait. La hauteur, le vent glacé lui parcourant le corps, en lui laissant une agréable chair de poule, le silence complet. Oui c'était l'endroit idéal. Arrivé au bout de la ruelle, il remarqua enfin une échelle menant au toit. Il se rappela la dernière fois qu'il eut a gravir une échelle de la sorte. Les circonstances était bien différentes. La mentalité de Karisu également par ailleurs. Tandis qu'il s'apprêtait a monter, il entendit une voix rauque l'interpeller.

« Vous n'auriez pas une petite pièce monsieur ? »

Le criminel se retourna, et aperçu la personne qui venait de lui adresser la parole. C'était un SDF. Il était blotti au fond de la ruelle, emmitouflé dans ce qui ressemblait a une vieille couverture de couleur ocre.  Son visage était usé, lessivé par le temps. Les rides qui parcouraient son front étaient semblables l'érosion d'un falaise millénaire. Une longue barbe rêche de couleur argentée recouvrait son menton et ses joues, en montant jusqu'à son nez.
Karisu palpa sa veste de costume, pour y trouver son porte-feuille. Il le sorti et vérifia ce qu'il y avait a l'intérieur. Il ne roulait pas sur l'or, ne vivant que de petits boulots non déclarés par ci par la. Cela expliquait la grande quantité de liquide que le criminel avait sur lui. Le criminel s'approcha du SDF et lui tendit un billet de vingts dollars.

« Tenez, j'espère que cela vous sera utile. »

« Merci beaucoup jeune homme. Vous avez mon éternelle reconnaissance. » Lui répondit le vieil homme

Karisu observa les lieux. A coté du SDF se trouvait un minuscule flasque en métal ainsi qu'un paquet de cigarettes désespérément vide, et ceux depuis un certain temps, au vu de l'état du carton.

« Vous fumez ? » L'homme acquiesça, mais il ne semblait pas vraiment comprendre pourquoi l'homme a la chevelure rougeoyante lui posait une telle question.
Karisu s'approcha de l'homme, tapota sa petite boite métallique sur sa main et tendit une cigarette au SDF qui la prit, avant de la mettre au coin de ses lèvres. Le criminel alluma la clope du du vieil homme a l'aide de son briquet.

« Je vous remercie infiniment monsieur. »

« Ce n'est rien, je vous souhaite une agréable journée » lui répondit Karisu avec un ton amical avant de se diriger vers l'échelle. Cette homme était un peu comme lui en fin de compte. Comment pouvait-il rester indifférent ?
Karisu montait doucement les échelons, en prenant garde de ne pas tomber.

Arrivé sur le toit, Karisu se mit en tailleur. Il commença par penser a la nature de son pouvoir, pourquoi et comment était-il devenu ami avec Klaus et Lilou. Comment combattre sa part d'ombre ? Réussirait-il a se racheter un jour ? A expier toutes ses fautes ?
La technique de Karisu était simple, il se laissait dominer par ses pensées obscures, comme il le faisait si souvent, puis tentait de les balayer. Un exutoire mental en quelque-sortes. Le criminel resta ainsi pendant de nombreuses heures.
Quand Karisu eut enfin réussi a sortir de sa transe mentale, le temps avait défilé. En effet il était déjà 18 heures. Le criminel se prépara a partir quand il sentit son téléphone vibrer a l'intérieur de sa veste de costume. Il venait de recevoir un message de Lilou. Il fut agréablement surpris. Il commença a lire le message.

« J'ai suivi personnes louches. Je suis entrée dans le Karaoke Cartoon rainbow. Prise d'otages. méchants : 6 dont 3 dotés sûr, ils parlent anglais et indien. Un se téléporte les autres encore inconnus. Police non appelée. Méchant déguisée en policiers. Dépêchez-vous. Je vais faire mon maximum pour que personne ne meurt. Ne m'appelez pas, je vais cacher mon téléphone mais ils vont surement me fouiller. 
Bisou a toute »


Le sang de Karisu ne fit qu'un tour. Il empoigna son masque et le posa sur son visage.

« Bordel Lilou, t'a le don pour te mettre dans les pires situations. Bon t'a intérêt d'aussi bien gérer la situation que la dernière fois. »

Karisu trépignait de colère et d'impatience. Il se devait d'arriver a temps. Le simple fait d'imaginer Lilou soit blessée le mettait hors de lui. Il descendit l'échelle en se faisant glisser a une vitesse impressionnante. Le métal lui brûlait les mains. Il n'en avait que faire. Il devait quitter au plus vite la ville basse et se rendre en Taxi au lieu du Karaoké. Karisu arriva enfin au sol, il sortit de la ruelle en courant du plus vite qu'il pouvait. Arrivé sur le trottoir, le criminel maintenait son allure et courait a une vitesse folle, en tenant fermement sa canne d'une main, l'autre posée sur son masque.
La pluie commençait a tomber sévèrement.  Il ne manquait plus que ça. L'homme aux cheveux de braises emprunta tout les raccourcis qu'il connaissait. Ses poumons le brûlait atrocement. Tenir une allure de course était assez difficile. Mais il ne faiblissait pas, la vie de Lilou et de beaucoup d'otage était désormais en jeu.
Il arriva enfin a sortir de la ville basse et interpella un Taxi. Il pénétra a l'intérieur du véhicule

« Hahaha, c'est carnaval ou quoi ? T'es pas un héros tout de même ! »Ricana le conducteur d'un ton malpoli. C'était un trentenaire au visage assez fin.

Karisu dégaina sa rapière, et la glissa sur la joue de l'homme. Il appuya si fortement que l'homme saigna abondamment. L'homme cria de douleur.

« On va suivre mes règles maintenant, soit tu fais exactement ce que je te dis de faire. Soit... »
Karisu planta sa rapière dans le siège. Elle passa a quelques centimètres de la cage thoracique du conducteur.

« J-j-je f-f-fe-fe-rais -tou-tou... » balbutia l'homme, tétanisé.

«C'est bon abrège bordel ! Tu veut vraiment crever comme un rat ma parole ! Va jusqu'au quartier Vegga, plus précisément au Karaoké Cartoon Rainbow, a pleine vitesse. Tu te garera un peu avant, genre 500 mètres .Si je vois que t'essaye de faire quoi que ce soit de louche, je te supprime et je conduis a ta place. T'a une chance de t'en sortir vivant, ou pas trop amoché.Fais pas le con. »

Karisu planta de nouveau sa rapière dans le siège, cette fois dans l'appui tête. La rapière passa de justesse a coté du crâne du conducteur, lui enlevant même une petite mèche de cheveux. L'homme pleurait. La rapière tremblotait légèrement. Eristos tremblait de colère. Si quoi que ce soit arrivait a Lilou. Si les otages mouraient...

« Démarre. La prochaine fois je te rate pas. »

L'homme fonça a pleine vitesse dans le trafic, sans prendre compte d'aucun danger. Sa conduite était très dangereuse, mais très rapide. Le conducteur , craignant pour sa vie ne prenait plus compte des stops ou feu rouges. Karisu alluma une cigarette et commença a fumer a l'intérieur du Taxi. La fumée commençait a envelopper l'habitacle, au milieu des pleurs de trentenaire et des vrombissements du moteur. Ils arrivèrent très rapidement au quartier vegga. Le conducteur se gara dans une rue en face du Karaoké. Karisu descendit du véhicule en jetant une liasse de billet sur la banquette arrière.

« Pour les sièges et l'odeur de clopes. » dit le criminel d'un ton ferme et assuré en se retournant vers le conducteur recroquevillé sur son volant. Il pleurait a chaudes larmes, il était visiblement traumatisé.

Karisu lui tourna les talons et se dirigea vers le Karaoké, prêt a y faire une entrée « fracassante »
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MessageSujet: Re: " Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu] Ven 19 Mai - 0:42

Cela faisait maintenant dix minutes que les Méchants Faux Policiers Dotés tournaient en rond. Les otages étaient à genoux au centre de la pièce, les bras croisés derrière la tête. Interdit de parler, de bouger. Et peut-être même de respirer, mais ils n'avaient pas encore fait de remarque la-dessus.

Lilou avait réussi à distinguer la personne qu'elle  avait suivi à travers les rues. C'était le plus nerveux. Son comportement montrait clairement qu'il avait envie de passer à l'action. La brune tourna la tête vers l'immense personne dos à la porte. Il était tellement large que l'on ne pouvait rien apercevoir à travers la baie vitrée, et le pire, c'était que l'entrée pouvait laisser passer deux personnes en embonpoint en même temps. Sa forme et sa taille n'était pas naturel, il était doté c'était sûr.

Remarquant son regard peser sur lui le mastodonte tourna la tête vers elle. Il émit un drôle de bruit. Une sorte de gémissement plaintif. Elle ne baissa pas le regard et l'observa plus attentivement. Ses mains bougèrent aléatoirement. Il frotta son corps contre la porte. Il était clairement mal alaise. Il émit une autre plainte sonnore.

Le nerveux grogna. Un autre MFP (Méchants Faux Policiers ), au longs cheveux blonds s'approcha de la demoiselle.

" Eh toi !" Lilou observa son "poli" interlocuteur. "Arrête de le fixer !
- Pourquoi cela ?
- Est-ce que je te demande la couleur du corail ?
- Euh...non mais je ne vois pas le rapp...."

Le blond très impatient envoya son baton valser, très violement dans les côtes de la demoiselle. Elle se plia en deux le souffle couper.

" Bien maintenant ferme ta gueule"

Et sûr ses "jolis" mots il continua de faire le tour des otages.

Lilou reprit sa respiration avec un peu de mal. Elle inspira puis souffla longuement pour évacuer la douleur. Le gros bonhomme continuait de la fixer, mais elle ne pouvait plus et ne souhaitait plus s'y risquer.

Le téléporteur apparu devant ses camarades. Et en Telougou* il déclara :
" Nous sommes en place, nous allons commencer à creuser dans le mur.  Tenir ses otages tranquilles et empécher quiconque de rentrer est votre seule missions. "

Pourquoi vouloir creuser ? Qu'il avait-il derrière ce mur ? Un trésor ? une simple caisse ? Lilou se posait une multitude de questions. La femme qui gérait le magasin était asiatique, ce n'était surement pas elle qu'ils souhaitaient voler. La femme d'une cinquante d'année pleurait en silence. Le nerveux passa à côté d'elle et fit un geste ample et rapide pour l'effrayer.  Cela fonctionna a merveille, elle sursauta et éclata en sanglot. Les trois MFP présents dans la pièce, sans compter le gros doté, tentèrent de la calmer. Mais sans y parvenir. Elle était tellement terrorisée qu'il était impossible de faire baisser le son de sa voix si stridente.

Pendant que la femme acaparait tous les esprits Lilou eu soudain un éclaire de génie. Enfin peut-être... Elle se leva, jetat un rapide coud d'oeil au gros homme. Le blond au baton la menaça d'un simple mouvement de son arme.

En anglais elle leur expliqua : " Je suis psychologue, je peux vous aider à la calmer. Mais il me faut un endroit calme. Comme les toilettes des dames par exemple. "

Les Hommes semblèrent un instant douter de ses dires. La femme pleura plus intensément. Le nerveux haussa les épaules et en Telougou leur énonça qu'il s'en foutait tant qu'elle..."fermait sa bouche". Et restait silencieuse. Le blond au baton et un autre MFP décidèrent d'accepter.

Lilou fit le tour du groupe d'otage, en s'approchant du géant, elle fit semblant de trébucher et le toucha furtivement. Elle capta ses émotions. Lui serait facilement  corruptible. Elle s'approcha de la larmoyante jeune femme et la prit par le bras. Sans la toucher peau a peau. Sa terreur ne ferait que lui faire perdre du temps. D'un pas rapide les deux femmes se dirigèrent vers la salle d'eau. Lilou l'assit par terre et lui frotta le dos.

" Madame, je suis désolée de ce qu'il se passe mais j'ai besoin de votre aide. J'ai deux amis qui ne devrait pas tarder a arriver, se sont des héros. " En entendant ses mots elle se calma automatiquement. " Mais je dois les aider à préparer le terrain voulez-vous bien m'aider ?"

La brune parlait d'une voix douce et pleine d'espoir. La gérante hocha vigoureusement la tête.

" Bien alors faite semblant de pleurer continuez, en faisant plus ou moins de bruit. Et mettez le plus de papier dans les toilettes. Pour les boucher. Il faut qu'il y ai de l'eau partout. Vous comprendrez le moment venu".

Le femme s’exécuta instantanément. Lilou pour sa part prit du papier essuie main et s'attela à la tache de boucher les canalisations des lavabos. Préparer le terrain pour Klaus était simple, il lui fallait de l'eau, partout. Elles allaient donc faire déborder les toilettes et lavabo. En 5 minutes cela était terminé. Elles tirèrent toutes les chasses d'eau et ouvrirent les robinet à fond.

Lilou se rapprocha de nouveau de la femme.

" Est-ce que par hasard vous auriez un chien ou un chat ? "

La femme hocha la tête. Lilou se félicitait d'avoir autant de chance. Enfin...tout était relatif.

Elle lui indiqua la porte où ils étaient enfermés pendant  la journée. Celle juste en face. Il faudrait faire vite.

Lilou entrebailla la porte personne dans le couloir, personne de l'entrée ne les observait. Elle se précipita rapidement dans l'autre pièce. Elle y découvrit un adorable chat roux et un étrange petit caniche gris et noir. Cela suffirait emplement. Lilou s'agenouilla.

Communiquer avec les animaux n'était pas la même chose que le faire avec des humains. Les animaux eux se servaient de bruits primitifs et d'odeur, ainsi que d'expression et de manifestations pileuses. Il fallait un langage très simple pour leur parler, pas de grand mot compliqué ou de grande phrase. Il fallait venir à l'essentiel.

Pour le chien elle lui communiqua : " Maîtresse danger. Chien doit courire partout et jamais  se faire attraper. Danger de mort." Le chien fidèle obéirait facilement. Il semblait avoir comprit. Elle se tourna vers le chat.

Elle lui énonça " Nouriture en danger. Homme mauvais vouloir détruire toute nouriture. Pour les chasser, chat doit riposter." Les félins étant des chasseurs dans l'âme, le rouquin élaborerait son propre plan pour chasser les envahisseurs et se proteger.

Lilou sortit discrètement laissant les animaux créer une diversion et fit sortir la femme. Elle avait séché ses larmes et continué de tirer les chasse d'eau. Le sol des toilettes était pratiquement couvert d'eau. Parfait. Elle fit sortir la femme et lui reclama sa ceinture.

Grace à cela elle réussi a tirer et devisser suffisament la poignet pour que plus personne ne puisse l'ouvrir. Elle revinrent innocement vers le groupe et reprirent leur place. Le gros n'avait malheureusment pas bougé. Les trois autres étaient occupé à chasser les animaux, ou défendre leur chevilles de leur infernales assaux.

Tout ce vacarne fit venir les deux Hommes masqués creusant dans une pièce. Celui qui se téléportait avait le teint plus mate que les autres, et de très court cheveux bruns. L'autre n'était pas si impressionnant, si se n'est ses mains d'immenses et puissante main, au premiers abords du moins. Dans leur langue d'origine le chef, le doté de téléportation, leur demanda :

" Mais qu'est ce que c'est que ce bordel ? Et pourquoi il y a des animaux ?" L'homme à côté de lui, toucha son épaule et lui désigna le couloir. " Mais qui a fait ça ? il y a de l'eau partout et on dirait qu'elle continue de couler. Toi" il désigna le blond " va m'arreter ça ! Et tout de suite. " Puis il s'adressa au nerveux. Une boule d'anxiété se forma dans la gorge de Lilou. Elle ne sentait vraiment pas ce type. Il croisa son regard sembla sourire derrière son masque.

" C'est elle, celle qui a l'air un peu fut' fut' et qui ne pleurt pas. A tout les coup c'est elle qui a fait ça."

Le représentant de se groupe de mauvaise personne s'approcha de "celle qui ne pleurt pas". Ses yeux azures fixèrent le sol. Au moins elle les avait retardé dans leur projet.

" Lève-toi"
lui ordonna t-il en anglais.

Elle s'executa. Il reclama le baton de son collègue. La brune fit un pas en arrière. L'homme sourit :
" Dans notre pays les fem..." commença t-il, mais Lilou en colère se reveilla.

" Dans votre pays, vous vous comportez comme des chiens, les femmes ne sont que des objets à vos yeux, violées, torturées, obligées de rester avec leur monstres de maris. Vous n'êtes que des déchets sans avenir."

Son discours se termina bien tôt, expédié avec un directe du droit au visage. Elle se retrouva au sol, la lèvre fendu, un drôle de gout métallique dans la bouche, une pommette violacée et un nez pas encore cassé. Il l'attrapa par le col de sa robe et plaça sa main contre sa gorge.
A chaque expiration la main de l'homme se resserrait. Elle y posa ses mains pour tenter de s'en défaire, mais les émotions qui la submergeait étaient trop intenses. Une haine profonde pour la gente féminine envahi la demoiselle. Ainsi que de grandes émotions d'ambitions.

Lilou commençait à voir trouble, des taches noires brouillaient son chant de vision. Dans la langue de ses ravisseurs elle s'addressa en un mot au doté gardan la porte.
" Aide-moi" Et se fut tout ce qu'elle pu dire.

Mais quelques secondes avant de sombrer elle entendit un énorme bruit. La pression sur sa gorge se fit beaucoup moins forte puis la lâcha. Elle s'écroula au sol et aperçu le gros bonhomme taper des pieds. En un anglais mauvais il réussi à prononcer :

" Pas faire mal aux femmes. Toi promis."
Le chef sembla peut envouté par cette idée, mais reparti dans l'antichambre pour continuer de creuser avec son coéquipier.
" Arrangez moi tout ce bordel !  Nous ne devriont pas tarder à percer la première couche. "
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MessageSujet: Re: " Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu] Ven 19 Mai - 14:39

Klaus attendait patiemment, attendant l'éventuelle arrivée d'un éventuel garde à l'entrée du Karaoké. "Mais qu'est-ce qu'ils foutent ? Bordel mais qu'est-ce qu'ils foutent ?" Sa patience commençait à faiblir, et il commençait à croire qu'il s'était fait repérer. Il fallait dire aussi qu'il ne s'était pas exactement fait très discret non plus, il n'y a que quelques minutes; avec sa boule géante et son allure de boxeur professionnel. Pour patienter plus facilement, il en profitait pour s'entraîner à faire bouger l'eau autour de son corps, à la manière d'un serpent liquide qui s'enroulerait autour de son corps pour l'étouffer et le dévorer. Cela l'aidait énormément à garder son calme, malgré l'urgence de la situation. La pluie tombait très fort sur lui, comme sur le reste du monde, qui semblait comme mort. En fait, c'était comme si tout le secteur avait été bouclé, et que personne n'était autorisé à rentrer.

Mais des bruits de pas vinrent briser le silence glacial de la rue. C'étaient des bruits de pas reconnaissables de par leur cadence, mais Klaus ne se rappelait pas exactement de qui il s'agissait. La personne se déplaçait à pas de loup, mais de manière assurée, également. Qui en était le détenteur ? Qui marchait comme ça ? Klaus était sûr de le savoir, mais impossible de mettre la main dessus.

Quand soudain Klaus vit la personne, et effectivement, il la connaissait bien. C'était Karisu, le fameux télépathe ! A sa vue, le sang de Herr Strom ne fit qu'un tour, ainsi que son serpent aqueux. Mais il hésitait encore à se montrer. Après tout, il connaissait Lilou également, puisqu'il l'avait rencontré seulement quelques heures après lui. Comment réagirait-il s'il le voyait ainsi, attendant que le temps passe, alors que des vies, dont celle de Lilou, étaient en jeu ? Le frapperait-il ? L'engueulerait-il seulement ? Accepterait-il d'attendre aussi pour frapper efficacement ? Il n'en savait rien. Mais il ne pouvait risquer de perdre toutes les précautions qu'il avait pris juste parce que quelqu'un d'autre avait décidé de faire une entrée fracassante. Alors il leva la main au dessus de la poubelle et interpela son ami.

"Eh Karisu ! Par ici ! C'est moi, Klaus !"
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MessageSujet: Re: " Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu] Ven 19 Mai - 17:19

La colère et la détermination de Karisu étaient indescriptible. Son sang bouillait. Il n'était plus lucide, Eristos avait une fois de plus pris le pas sur Karisu. Il n'avait qu'une seule idée en tête, rentrer dans ce Karaoké et faire souffrir les criminels s'y trouvant.Certainement pas de la plus propre des manières par ailleurs. Il posa une main sur son masque. Son autre main serrait très fortement sa canne. Il tremblait. Le criminel repensa au chauffeur du Taxi. Cet enfoiré avait eu ce qu'il méritait, on ne s'oppose pas a la main de la justice. Puis il était a peu près sain et assez sauf, il n'avait aucune raison de se plaindre en fin de compte. Karisu marchait d'un pas pressé, en direction du Karaoké. Il tâchait, malgré son excitation de modérer le bruit de ses pas, afin de bénéficier de l'effet de surprise au moment ou il rentrerait dans le bâtiment pour y exercer son courroux. L'homme aux cheveux de feu se rappela du message de Lilou.

«Six dont trois dotés hein ? Un qui de téléporte apparemment. Lui je lui crame la cervelle d'entrée. » dit Karisu, avant de tapoter le pommeau de sa canne-rapière. «J’empale les autres pendant quelques minutes, et rebelote. ».

Le criminel était surexcité, un bain de sang serait inévitable. Karisu serait probablement blessé lui aussi, un combat à six contre un ne lui était a priori pas favorable, mais son incroyable talent pour l'escrime le rendait capable d'esquiver de nombreuses attaques simultanées sans broncher et de riposter très rapidement, en attendant de pouvoir de nouveau utiliser le Choc Cauchemardesque. C'était par ailleurs sa stratégie actuelle. Avec l'adrénaline et la rage qui prenait peu a peu contrôle de son être, il prendrait sûrement des risques inconsidérés, et rien n'indiquait qu'il ne finirait pas, lui aussi, dans un sale état. Karisu n'était plus qu'a quelques mètres du Karaoké. Il agrippa fermement le pommeau de sa canne, prêt a dégainer a la moindre occasion d'empaler quelqu'un. Soudain, une personne vint briser ses méditations. La voix venait de crier son nom, c'était Klaus !

"Eh Karisu ! Par ici ! C'est moi, Klaus !"

Karisu courra en direction de son ami. Il tendit les bras et lui fit une accolade.

« Je vois, Lilou t'a également envoyée un message. Bon, on discutera ensemble après si tu le veut bien. Lui venir en aide est notre priorité.»
La colère de Karisu était palpable. Son impulsivité lui jouerait forcément des tours.

« Tu compte rester dans cette ruelle a te planquer pendant que Lilou risque sa vie a l'intérieur ? Dans mes souvenirs, Herr Strom me semblait bien plus vaillant que ça. »
Karisu se précipita en direction de la porte du Karaoké. Malgré que la présence de son ami lui ai rendu pas mal de lucidité, le criminel comptait tout de même foncer tête baissée.
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MessageSujet: Re: " Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu] Sam 20 Mai - 22:33

Lilou était vraiment en mauvaise position. Elle jeta un œil aux otages. Trois adolescents étaient blottit les uns contre les autres, ils tremblaient énormément. Il y avait aussi deux vieilles femmes venues ensembles. Et des hommes d'affaires, dans une positions bien pitoyables. La brune n'était pas à côté mais ils semblaient quelques peu éméchés.

Elle ne pouvait compter sur personne pour l'aider. Elle n'avait même pas la preuve que ses amis avaient vu son message. Ils n'étaient surement pas du style à regarder leur téléphone tout le temps...

Mais comment faire ? Comment allait-elle sortir toutes ses personnes de là et s'en sortir ? Ce qui était sûr c'est qu'elle allait en baver un maximum.

Elle inspira profondément. Une idée lui était venue, une dangereuse pensée, comme d'habitude...

En Tegoulou elle prononça tout haut.
" Laissez moi parler à votre chef !
- Quoi...?
- Laissez moi finir, je suis une représentante de l'école Heroe's SUP. " Les quatre hommes se tournèrent vers elle et écarquillèrent les yeux.
De quel sorte de pouvoir était-elle dotée ? Le nerveux s'approcha pour la garder à l’œil. Le blond partit chercher le téléporteur.

Celui-ci revint furibond.
" Alors comme ça la peste est une dotée et qui parle notre langue en plus ? " Il approcha d'un pas lourd.
"La peste" fut soudain prise d'une peur sans nom. Et s'il la tuait avant qu'elle n'ai pu sauver qui que se soit ? Et s'ils s'en à eux ensuite ? Elle ne servirait donc à rien, ses rêves et ambitions de rendre le monde plus beau, aux yeux de quelques uns, serait donc un échec ? De l'eau humidifia ses yeux. Elle sera les points. Non ! Jamais ! Elle ne se sacrifierait pas gratuitement. Son regard doux et serein se transforma en des prunelles sauvages et agressives.

Le chef eu un mouvement de recul. Et si elle possédait un pouvoir puissant ? Elle pouvait peut-être tous les tuer, ou les aider ?

Il tira le bras d'une adolescente et la prit en otage contre lui, une arme sa tempe.

La fureur de la demoiselle explosa. Elle cria. La grosse énergumène sursauta. Elle profita de l'effet de surprise et sauta sur le dos du nerveux.
Elle plaqua ses mains contre son visage en criant. Toute cette fureur, il fallait l'évacuer. Mais elle avait toucher la mauvaise personne. L'homme se débattit, enfin, tenta.
La brune sur son dos lui mordit l'oreille. Le blond accouru avec son collègue pour la détacher du dos du fou. Elle serra les mâchoires et sentit quelque chose ses décrocher. Un liquide visqueux se répandit sur son visage et dans sa bouche. Elle sauta au sol.

L'homme au sol les mains plaquées sur le restant de son oreille, hurlait de douleur. Des hommes attrapèrent Lilou par les bras en essayant de la maîtriser. Elle hurla de nouveau, mais sur le gros bonhomme cette fois-ci. Il fut tellement effrayé qu'il recula, trébucha et tomba en arrière en ouvrant les portes.
Lilou fut violemment plaquée au sol. Elle recracha le gros morceau d'oreille de son adversaire. Si elle avait eu un peu plus de force elle aurait pu se défaire, mais ce n'était pas le cas, elle resta donc sur le sol froid, le visage baignant dans le sang de son adversaire.

Les otages ne bougeaient pas. En un ordre de sa part ils se mirent tous debout en sortirent, pour ceux qui le purent.

" BORDEL MAIS CASSEZ-VOUS BANDE DE DÉLICATS TROU D'UC !! "

L'homme qui la surplombait lui plaqua le visage au sol. Impossible de bouger...
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MessageSujet: Re: " Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu] Lun 22 Mai - 21:26

"Tu compte rester dans cette ruelle a te planquer pendant que Lilou risque sa vie a l'intérieur ? Dans mes souvenirs, Herr Strom me semblait bien plus vaillant que ça." Ces paroles, Klaus les comprenait, et il se battait actuellement avec, mais il avait peur de rentrer dans une situation qu'il ne comprenait pas, et de risquer la vie des otages. Voyant Karisu partir vers le karaoké, il comprit qu'il devait réfléchir vite. Plus vite que prévu, trop vite. Et il ne comprendrait sans doute jamais vraiment pourquoi, mais la décision qu'il prit était de le suivre, pensant sans doute qu'il lui serait plus facile de se battre avec un coéquipier, lui qui était persuadé d'être seul.

"Et merde ! Attends moi, Eristos !"
Il se leva en prononçant cette phrase, courant avec son serpent aqueux autour du corps, qui bougeait de manière assez saccadée. Comme Klaus ne voyait pas ce qu'il faisait, il avait du mal à contrôler pleinement les mouvements de cette chose. Il but à nouveau dans sa flasque de vodka, un peu de courage n'était pas de refus actuellement. Et tandis qu'ils traversaient la rue en direction du Cartoon Rainbow, ils virent une personne énorme ouvrir les portes en tombant dehors, alors qu'une scène sans pareille se déroulait sous leurs yeux. Il vit Lilou, le visage ensanglanté, plaquée au sol, qui hurla aux otages de s'enfuir. Ceux-ci se mirent à courir dans toutes les directions.

Klaus ne mit pas longtemps à réagir, et lança son serpent aqueux entre les rescapés et les preneurs d'otages. Ce serpent se mit à former un mur. Il n'avait pas l'intention de laisser les preneurs d'otage en garder un seul. Il se mit aussitôt à crier : "Enfuyez-vous, et surtout appelez des renforts, on ne sait pas si on va réussir à tous les avoir !" Il tourna la tête et prit la voix la plus grave et la plus forte en direction des malfrats : "Quant à vous ! Permettez-moi de me présenter, je suis Herr Strom, et c'en est fini de vos méfaits !" Il se mit à courir en direction des individus qui tenaient Lilou.

"Avec moi, Eristos !"
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MessageSujet: Re: " Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu] Lun 22 Mai - 23:43

Karisu, entêté, venait de partir en laissant son ami Klaus derrière. Il ne pensait pas vraiment ce qu'il venait de dire, Klaus était la personne la plus héroïque qui soit. L'énervement de Karisu lui avait fait dire n'importe quoi une fois de plus. C'était décidé, après ça, le criminel allait offrir une bonne bouteille de whisky à son ami pour se faire pardonner. Mais la n'était pas la question, il fallait sauver Lilou. Et les otages bien sur. Karisu ne cessait de se répéter ces mots la, « et les otages ». Mais la chose qui faisait réellement bouillir le criminel de colère,  n'était autre que la possibilité que la jeune femme soit blessée. Ou pire.

Karisu serra fortement son poing, non, il ne pouvait pas imaginer pire. De funestes pensées commençaient peu a peu a recouvrir l'âme noire de Karisu, tel un linceul de colère et de douleur. Le criminel tremblait, pris de sueurs froides. Il posa ses deux mains sur sa tête, lâchant momentanément sa canne, qui tomba lourdement sur le sol.  Le criminel avait les mains crispées,  les ongles plantés dans le bois de son masque, comme s'il tentait d'arracher son visage, symbole de l'individualité, et de la décadence qu'il incarnait. C'était la première fois depuis longtemps que ses pensées macabres n'avait pas totalement envahis sa psyché de la sorte, il était a deux doigts de devenir complètement fou. Karisu s'apprêta a tomber a genoux quand quelque chose l'interpella.

"Et merde ! Attends moi, Eristos !"

Quelque chose lui passa devant a toute vitesse, en se dirigeant vers le Karaoké pendant la descente aux enfers du criminel. C'était Klaus. Il venait de réussir a sortir Karisu de sa torpeur. Décidément c'est une très bonne bouteille qu'il lui devait.

« Je suis désolé Klaus, je ne suis pas digne de toi. » murmura Karisu, en ramassant sa canne et en la serrant du plus fort qu'il pouvait. Que lui arrivait-il a la fin ? Non, il ne pouvait abandonner ici. Il n'en avait simplement pas le droit.
Karisu reprit ses esprits et posa sa main sur son masque.

« Tremblez devant Eristos, le grand télépathe vengeur. Vous ne m'échapperez pas, scélérats. » chuchota t-il plus déterminé que jamais. Le véritable Karisu était de retour, prêt a découdre, une bonne fois pour toutes. Il eut a peine le temps de se remettre totalement lorsque que Klaus cria.

"Enfuyez-vous, et surtout appelez des renforts, on ne sait pas si on va réussir à tous les avoir ! Quant à vous ! Permettez-moi de me présenter, je suis Herr Strom, et c'en est fini de vos méfaits !"


Karisu ria. Klaus avait une certaine classe tout de même! Et cela pour une seule et unique raison, il mettait tout son cœur dans chacune de ses paroles, chacun de ses actes. Les otages sortirent du Karaoké, ils avaient visiblement réussis a s'enfuir grâce a Klaus. Karisu se précipita vers la porte du bâtiment.

"Avec moi, Eristos !" Lui cria son partenaire, juste avant qu'il n'arrive.

« Ouais c'est bon, je suis la. T'a trouvé Lilou ? »

Karisu commença a analyser prestement la scène. Lilou était au sol, couverte de sang, maintenue par deux hommes. Elle avait l'air consciente, mais mal en point. Le criminel enragea. Littéralement. Il passa devant Klaus, dégaina sa rapière, et courra en direction des deux hommes. L'un d'eux leva une arme et tenta de lui tirer dessus. Les cheveux de Karisu se mirent a flotter étrangement, dans une lueur violette bien plus épaisse que d'habitude. L'homme lâcha son arme, et commença a hurler a la mort. Les cris étaient insoutenables, la souffrance devait être surhumaine. Karisu venait d'utiliser son pouvoir a une puissance a laquelle il ne l'avait jamais fait auparavant. C'était stupide mais mine de rien, il était parfaitement calme désormais .Le deuxième homme recula de quelques pas effrayé et commença a crier.

« Les gars ! J'ai besoin d'aide, ramenez vous ! » deux hommes supplémentaires se ruèrent sur Klaus. Le scélérat qui tenait Lilou resta a l'écart de Karisu méfiant.

Karisu en profita pour se ruer sur Lilou, toujours au sol. Il releva la jeune femme, et plaça doucement ses mains sur ses épaules.

« Lilou ! Ça va ? Bordel j'ai eu une peur bleue. Fais plus jamais ça par pitié, tu veut me faire avoir une attaque ou quoi ? » lui dit le criminel en ricanant.
Karisu avait enfin définitivement retrouvé son état normal. Il pris Lilou dans ses bras et l'emmena a l'abri, quelques mètres plus loin. Il déposa délicatement la jolie brune sur le sol.

« Bon, tu m'excusera mais je dois regarder ça de plus près. » Karisu posa sa main droite sur le menton de Lilou afin d'orienter son visage selon sa volonté, et scruta les blessures de la jeune femme a l'aide de son autre main. Une lèvre fendu et une pommette très abîmée. Le criminel passa ses doigts sur le nez de la jolie brune. Il n'était pas cassé, une chance, au vu des autres blessures.

Karisu se retourna en direction de l'homme qui tenait Lilou a terre auparavant. Le malfrat était sur la défensive, prêt a riposter. Vu la puissance avec laquelle il venait de neutraliser le premier malfaiteur, il faudrait au moins cinq bonnes minutes avant de réutiliser le choc cauchemardesque.
Pas grave la rapière suffirait. Karisu éclata de rire avant de se ruer sur le malfrat.

«Surprend moi ! Montre moi donc ce que tu a dans le ventre ! » Karisu analysa les pensées du malfaiteur tout en courant. C'était assez douloureux, mais faisable au prix d'une légère surchauffe mentale.

« Ce taré va goûter a mon fameux direct. Je vais faire exploser son crâne comme une pastèque. Ce minable pense réellement pouvoir m'affronter au corps a corps ? »

« Oh ! Un don d'amélioration de force, ou de renforcement a n'en point douter. Je n'ai donc pas intérêt a me faire toucher. Un combat de corps a corps pur. Ma technique d'escrime, contre son don. Cela promet d'être terriblement excitant » pensa Karisu trépignant a la vue du combat qui s'annonçait
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MessageSujet: Re: " Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu] Mar 23 Mai - 12:07

Lilou avait de plus en plus de mal à respirer, ses deux ravisseurs pesaient de tout leur poids sur son dos et sa poitrine. Impossible de faire le moindre mouvement, même ses jambes avaient été bloqué, après une tentative de fuite.

Lilou ferma les yeux se concentrant au maximum sur sa respiration. Et puis soudain elle sentit une masse aqueuse se mouvoir. Il était arrivé. La brune ouvrit ses yeux céruléens.

En entendant la respectueuse présentation de son ami elle sourit. Eristos ? Karisu était donc là lui aussi ? étaient-ils arrivés en même temps ?

Tous les otages semblaient être sortis. Les criminels semblaient perturbés par l'apparition des héros, Lilou tenta, une fois de plus, de se défaire de leur emprise, mais rien n'y fait ils étaient bien trop lourd. Et puis soudain elle l'aperçu, Karisu, le héro masqué en criminel. Une aura violette vint entourer le visage du rouquin. Il allait griller des cerveaux !

Le cri d'un des hommes ne tarda pas a se faire entendre. Elle senti la pression sur elle redescendre, un homme c'était effondré, l'autre avait reculé en appelant du renfort. Instantanément l'homme au cheveux de feu vint la voir.

" Lilou ! ça va ? Bordel j'ai eu une peur bleue. Fais plus jamais ça par pitié, tu veux me faire avoir une attaque ou quoi ? " Il rit, mais ce fut plus nerveux et de soulagement que d'amusement.

Comme il en avait prit l'habitude, et sans la prévenir, Karisu la porta pour la déposer plus loin.

" Bon, tu m'excuseras mais je dois regarder ça de plus près"
Lilou ne dit mot et se laissa faire. Il l'observa attentivement, dénombrant ses plaies et blesures d'un regard expert. Ses gestes étaient doux et rassurant.

Sans un mot il se détourna et reparti au combat dégaina sa fine lame.

Lilou se laissa glisser au sol. Elle inspira profondément. Lorsqu'elle expira l'effet de l'adrénaline c'était dissipé. Elle posa ses mains sur son ventre douloureux, puis sur son visage, elle senti les plaies superficielles qui la couvrait, et les futures hématomes qui couvriraient sa peau.

Elle releva son regard au niveau de la scène d'action. Le téléporteur jouait avec les héros, il essayait de gagner du temps pendant que le criminel caché creusait. L'homme hippopotame se releva après de nombreuses tentatives vaines. Il observait en tout sens sans savoir que faire. S'enfuir, aider ses collègues ?

Lilou capta son trouble. Elle se leva, très difficilement. Le moindre geste lui était douloureux. Elle tendit la main vers l'énergumène. Il sembla longuement hésiter mais finit par lui donner la sienne.

Elle ferma les yeux et découvrit une multitude d'émotions entremêlées, troubles, mais pour la plus part inspirant la tristesse. Le géant déplorait cet événement il semblait même regretter sa présence et son implication dans l'action.

Dans sa langue Lilou lui demanda ce qu'ils faisaient là, ce qu'ils cherchaient ? Mais l'homme était muet. Vraiment; il ne pouvait s'exprimer à cause d'un défaut de langage.

Elle le pria donc de ne pas interférer dans le combat et il ne serait pas blessé. Elle senti le doute, il ne savait pas quoi faire. Ecouter la fille qui avait arraché l'oreille de son collègue, mais qui semblait douce et innocente, où rejoindre ses "amis" en mauvaise position.

Lilou fit son possible pour lui communiquer le plus d'idée de confiance et de sérénité. Son esprit sembla se brouiller. Il retira son masque et observa la scène se dérouler devant lui. Puis il regarda Lilou. Elle lui souriait tout en lui transmettant des idées paisibles. Le regard angoissé de l'homme changea. Il n'interviendrait pas. Il sourit à la demoiselle et s'éloigna.

Lilou s'assit sur le sol de nouveau. Une atroce migraine brûlait ses méninges. Elle en chassa l'idée, et observa attentivement les combats, si de la moindre manière elle pouvait intervenir elle le ferait.
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MessageSujet: Re: " Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu] Mer 24 Mai - 0:42

Klaus venait juste de voir Karisu foncer vers Lilou pour la secourir et ses ravisseurs tomber. C'était la première fois qu'il voyait le pouvoir de son ami, et force était de constater qu'il était plutôt puissant. Une sueur froide vint se glisser le long de sa colonne vertébrale quand il se mit à réaliser qu'il aurait pu en faire les frais la première fois qu'ils s'étaient rencontrés. Et dire qu'ils ne s'étaient pas vu depuis. Klaus n'avait même pas eu le temps de réaliser tout cela. Seulement maintenant non plus, il n'avait plus trop le temps d'y penser, car deux hommes vinrent très vite sur lui.

Très vite, il se prépara et frappa l'une des deux personnes de son fouet aqueux au niveau des côtes. Il se devait de se dépêcher d'en finir, car manipuler tant d'eau lui imposait un effort mental considérable. Le criminel se retrouva par terre, se tordant de douleur, quand le deuxième vint tirer avec son pistolet une balle beaucoup trop rapide pour être normale. Soit il était doté, soit son arme avait été améliorée. Mais quel genre de don pouvait-il bien avoir pour accélérer ses balles ? Il ne le savait pas, pas plus, qu'il ne savait exactement pourquoi l'homme avait tiré sur autre chose que sur lui.

"Bien, maintenant, tu vas relâcher ton don, ou je te bute, et je peux te jurer que tu verras pas le coup venir." dit l'homme en le visant cette fois-ci à la cage thoracique.

Klaus s’exécuta, et lâcha l'eau, ce qui fit augmenter légèrement le niveau de la pièce. Une chance, ce qui donnait une idée à ce dernier. Il leva les mains, lentement, et ferma les yeux. Il savait que la vision de la pièce risquait de le déconcentrer. Il se prépara mentalement à ce qu'il allait faire, et, alors que l'homme qui le tenait en joue lui donnait d'autres instructions, comme "maintenant agenouilles-toi !", un très discret filament d'eau vint s'accumuler derrière l'arme qui le menaçait. Discret, certes, mais pas assez, sans doute, car son allié à terre se mit à crier : "Derrière-toi !"

Aussitôt l'homme se retourna, et Klaus ouvrit les yeux. En une fraction de seconde, l'eau vint s'abattre sur le tireur, qui esquiva le coup de justesse, mais laissa tomber son arme en cours de chemin. Sa vitesse d'esquive était impressionnante, et, au vu de l'impact qu'il laissa sur l'eau en évitant, Klaus avait compris son don. Il pouvait provoquer des impulsions d'air. Ceci expliquait la vitesse de la balle. La tension de la scène en était presque palpable, et Klaus savait que ce combat allait être un peu plus compliqué que prévu.

Et tandis que l'eau s’abattait finalement sur le criminel à terre, qui retombait sur le sol, ayant juste le temps de tourner la tête afin de ne pas se noyer en lâchant un soupir et en perdant connaissance, le combat entre l'homme aux impulsions récemment désarmé et Herr Strom se préparait.
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MessageSujet: Re: " Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu] Mer 24 Mai - 18:08

Karisu couru, prêt a en découdre avec son adversaire. C'était un homme assez grand, doté d'une musculature puissante. C'était une véritable montagne de muscles. En force pure, même sans don, Karisu n'aurait probablement eu aucune chance de rivaliser. Le don de renforcement de l'homme ajoutait donc un handicap supplémentaire au télépathe.
Cependant , Karisu continuait de lui foncer dessus, d'une incompréhensible assurance. Les yeux bruns du malfrat, dissimulés derrière une une mèche tombante de ses cheveux poivres et sels, traduisaient également une profonde et viscérale envie d'en finir.

L'homme bougea le bras de manière très rapide. Il était en train de saisir le pistolet qui pendait a sa ceinture. C'était un revolver. Il pointa rapidement Karisu avant qu'il n'arrive a lui, et fit tourner la roulette du revolver avec le pouce.

« Bordel, il va tirer ! Si je me prends la moindre balle de ce truc, je suis cuit. Réfléchis Karisu, réfléchis... Bon il n'y a qu'un seul et unique moyen. Mais l'issu de ce combat sera donc incertaine. »

Karisu pressa son pouce sur sa tempe, espérant atténuer un peu la douleur, même s'il savait au fond de lui que cela n'aurait aucun effet. Le criminel s’apprêtait a lire dans les pensées du malfrat pour prédire la ou il allait tirer. Mais cela allait donc empêcher son cerveau de récupérer et donc retarder d'autant plus l'utilisation du choc cauchemardesque. Eristos allait donc devoir en finir avec un combat au corps a corps.
Karisu utilisa son don de télépathie du plus vite qu'il pouvait, accentuant les effets de sa surchauffe mentale. La migraine fut insoutenable, mais il ne pouvait pas faiblir. Le moindre centième de seconde était compté avant que l'homme n'appuie sur la détente.

« … Le .. Torse. »

C'est tout ce que réussi a écouter le télépathe, soudain pris de migraines encore plus violentes. Il avait réellement trop forcé cette fois ci. Mais il en avait entendu assez. A peine le coup de feu fut il parti, que Karisu l'esquiva en glissant au sol jambes en avant, glissade par ailleurs magnifique puisque le sol était détrempé. La balle lui passa a quelques centimètres de la tête, le timing était parfait.
Sans le moindre arrêt, Karisu se rapprocha du bandit. L'homme s'apprêta a retenter un tir, mais un grand coup de rapière dans la main l'empêcha de faire la moindre action. Le revolver tomba quelques mètres plus loin, hors de portée des deux combattants. La main de l'homme, désormais profondément entaillée, dégoulinait de sang. Les gouttes de liquide rougeâtre s'écrasaient lourdement sur le sol, dans un effroyable cliquetis.

Le malfrat fixa Karisu en tenant fermement son avant bras. Il serra son poing endolori et commença a courir en direction de l'escrimeur, en hurlant de rage. Il prévoyait sûrement d'attaquer. Karisu tenta une fois de plus d'utiliser son don, mais cette fois ci, ce fut impossible. Son crâne fut comme écrasé a l'intérieur d'un étau, martelé sur une enclume. D'énormes gouttes de sueur commençaient a dégouliner de son front, et la lueur violette était plus épaisse et volatile que jamais. Aucun doute, il ne pouvait désormais plus compter sur la télépathie cauchemardesque pour ce combat. Le bandit n'était plus qu'a quelques dizaines de centimètres de lui. Il était sur le point d'armer un coup.

« Je vais devoir analyser ses mouvements pour prévoir ses attaques et contre-attaquer. J'ai l'avantage de la vitesse, de l'agilité et peut être de l'intelligence. Il a cependant l'avantage de la force, et sûrement de la résistance aux coups, au vu de sa carrure. Rien n'est joué, tant que je ne me fais pas toucher. »

Soudain, le bandit devint totalement rouge, ses muscles se crispaient a vu d’œil, ses veines étaient tellement proéminentes qu'on aurait dit qu'elles étaient sur le point d'éclater. Il était effrayant, totalement imposant. C'était une sorte de monstruosité de muscles. Les yeux blancs, révulsés et teinté de sinistres nervures rouges du bandit n'affichaient plus aucune émotion, mis a part une certaine bestialité et une profonde envie de tuer. Un horrible rictus de colère maintenait sa mâchoire serrés et donnait une mine patibulaire a son visage devenu de couleur pourpre.

« C'est donc a ça que qu'il ressemble quand il utilise son don. Intéressant, cela va me permettre de différencier les coups normaux des coups « améliorés ». Bon évidemment, au vu de la rage qui s’empare de lui , il y a peu de chance qu'il me balance des coups normaux. »

L'homme s'apprêta a frapper. Karisu lui, se mit en posture défensive,  le fleuret dans la main droite, placée dans le dos, la jambe droite tendue.
Ce n'était pas une posture officielle, mais en plus d'avoir une certaine classe, celle ci lui permettait de se propulser en arrière en prenant appui sur sa jambe tendue pour esquiver, ou bien d'amorcer un tour sur lui même finissant par une attaque latérale ou un coup d'estoc. C'est par ailleurs la non conventionnalité de la méthode de combat de Karisu qui rendait ses coups si difficile a prévoir.

Désormais en posture défensive, Karisu commença a analyser le moindre mouvement de l'enragé.
Il se concentra.

« Il serre le poing droit, sa main blessée, il avance légèrement la jambe gauche et met son pied de travers, il devrait donc pivot... Un direct du droit. » pensa Karisu, en moins d'un dixième de seconde. En effet, a force de lire dans les pensées d'un grand nombre de criminel lors de combats et donc d'esquiver leurs coups par réflexes ,  Karisu avait acquis par mémoire musculaire la capacité de reconnaître des schémas récurrents.
Karisu ne se trompa pas, et l'homme lui envoya un puissant direct du droit en direction du visage, que le télépathe esquiva en bougeant la tête sur le coté in extremis. Il en fut le premier étonné. Enfin quelque chose de bénéfique et qu'il ne regrettait pas de ses nombreux assassinats nocturnes.

Cependant , Malgré qu'il ne l'ai pas touché, le coup retentit dans l’intégralité du corps d'Eristos. C'était un coup d'une puissance phénoménale, une véritable bourrasque, au sens littéral du terme, puisque même les cheveux de Karisu se mirent a virevolter après l'attaque. Instantanément, Karisu fit un bond sur le coté pour se mettre en sécurité C'était une bonne idée puisque l'homme ne lui laissa pas la moindre seconde de répit et envoya un crochet du gauche d'une violence atroce en sa direction. Le télépathe l'esquiva donc par chance, de justesse. Il sentit toute la force du coup a travers sa cage thoracique, comme si ses poumons étaient comprimés. Il peinait a reprendre sa respiration.

« Si je me fais toucher, je suis mort. Mais genre, vraiment mort. » pensa Karisu avant d'éclater de rire.

Il fonça, rapière vers l'arrière, main gauche devant le visage sur le bandit sans réfléchir. Le bandit s'élança a son tour, les poings serrés. Les deux hommes courraient l'un vers l'autre, préparant leur prochaine attaque. Tout les éléments annonçaient un choc terrible.
Au moment ou ils furent assez proches, le malfaiteur enragé prépara un violent uppercut. Karisu l'esquiva en faisant un tour complet sur lui même. Il se retrouvait désormais a la gauche du bandit. L'enragé ne perdit pas la moindre seconde et commença a asséner un effroyable enchaînement a l'escrimeur.

Il commença par un terrible crochet du gauche. Karisu l'esquiva en se baissant prestement. Ce crochet fut suivi d'un direct du droit, que le télépathe esquiva en pivotant a la relevée. Le malfaiteur fit ensuite une feinte de crochet du droit. L'escrimeur esquiva la feinte, et se rendit compte bien trop tard qu'il venait de commettre une grave erreur. A peine eut-il le temps de réaliser le stratagème, qu'un violent direct du gauche s'approchait de son visage. Il ne pourrait pas l'esquiver, le bandit frappait trop vite. Il n'y avait qu'une seule solution. Karisu jeta sa rapière derrière lui puis croisa ses bras devant son visage pour parer, quelques millième de secondes avant le coup.

Le choc fut épouvantable, l'impact, un immonde craquement d'os, suivi d'un bruit sourd résonna dans toute la pièce, tandis que Karisu glissait en arrière, debout, a cause de la puissance du coup. Il plaça  ses mains aux sol pour se freiner.
Ses avants-bras lui faisaient atrocement mal. Son bras gauche, celui qui était placé en premier, était en miette. D'horribles fractures ouvertes parsemaient sa peau sur la quasi totalité de son bras, comme les pointes d'un porc-épic. On aurait dit que ce bras avait explosé de l'intérieur. De plus l'épaule gauche du télépathe s'était elle aussi déboîtée a cause du choc. Fort heureusement, son bras droit n'était « que » cassé a de multiples endroits, il était donc encore utilisable, avec beaucoup de volonté et au prix d'une insoutenable douleur.

Karisu se releva en ramassant sa rapière, l'air de rien en riant. Il releva la manche de bras gauche, laissant apparaître un membre mutilé, difforme et imbibé de sang.

« Joli coup. » lança t-il a l'intention de son adversaire. Karisu mit sa main droite dans sa poche et sortit sa boite de cigarette et son briquet. Il pinça la cigarette tâchée de sang entre ses lèvres encore endoloris par ce choc au visage, puis l'alluma.
Sans plus attendre, Karisu se précipita sur son adversaire, rapière vers l'arrière. Rien ne pourrait le faire abandonner. Ni la douleur cuisante que lui causait son bras gauche, qui pendait, désarticulé pendant qu'il courait, ni cet enfoiré qui avait osé poser la main sur Lilou. Karisu faisait des écarts de gauche a droite, rendant impossible a deviner l'endroit ou il allait frapper. Ce n'était pourtant pas difficile a deviner. Il allait frapper en plein cœur.

Le télépathe prit appui sur sa jambe gauche et asséna un puissant coup d'estoc, en sautant vers l'avant. Le bandit se recula, et fit pivoter son torse, pour éviter d'être touché a un organe vital cependant, son bras gauche avait eu le temps d'être transpercé, juste en dessous de l'épaule. Karisu n'avait pas retiré sa lame vers l'arrière, mais latéralement, et avait  donc découpé une bonne partie du biceps du criminel en l'extrayant, rendant le bras gauche de de celui ci totalement inutilisable. L’hémorragie était importante, si bien qu'une flaque de sang commençait a se former peu a peu, en dessous des longs filets d'hémoglobine qui descendaient le long du bras gauche du malfrat.

« Touché. » lança Karisu, avant de prendre une grande inspiration sur sa cigarette.

Même s'il tentait de ne rien laisser paraître, l'escrimeur peinait a refréner ses tremblements de douleur. Les doigts de sa main gauche se crispaient de manière aléatoire, pris de spasmes et de tremblements, baignés de sang. Le bandit suait a grosse gouttes, essoufflé lui aussi.

Les deux « manchots » ne se laissèrent cependant aucun répit supplémentaire et recommencèrent a se foncer dessus. Ils se rapprochaient a une vitesse folle, l'enragé engagea les hostilité par une longue série de coup de poings en direction de l'escrimeur. Cette série était évidemment plus facile a éviter. Karisu se contenta d'esquiver en sautillant vers l'arrière de gauche a droite. D'un coup, l'homme pivota sur lui même, et en donnant le maximum de force et d'impulsion qu'il pouvait, envoya son bras inanimé en direction de Karisu qui fut touché de plein fouet aux côtes.

Le télépathe fut projeté quelques mètres plus loin, et tomba lourdement sur le sol. Tout tournait autour de lui, sa vision était trouble. Cela était du au choc qu'il venait d'encaisser, mais aussi a la quantité de sang non négligeable qu'il avait perdu. L'escrimeur arrivait a peine a tirer sur sa cigarette, recrachant la fumée par de douloureux petits a coups saccadés. Ses côtes lui faisaient atrocement mal. Le bandit se précipita vers lui, prêt a l'achever.
Le télépathe roula sur le coté, et posa son bras droit au sol. Sa respiration était haletante et sifflante. L'air qui sortait de ses poumons faisait le bruit d'un millier d'âme souffrantes. Karisu fut prit d'une violente quinte de toux.
« Merde... Poumons perforés... » balbutia difficilement Karisu, en crachant du sang

Le bandit s'apprêta a lui asséner un violent coup de pied au visage., alors qu'il était encore au sol. Karisu ne fit rien, et l'esquiva au dernier moment, avant d'attraper la jambe du bandit et de se relever brusquement, ce qui eut pour effet de faire tomber le malfaiteur sur le dos.
Karisu profita de ce moment de répit pour récupérer sa rapière qui était tombé, a cause du choc. Il couru en direction de son arme, la ramassa, et se mit en garde.
Le télépathe était essoufflé, mais ne pouvait pas reprendre sa respiration correctement, a cause de la cuisante douleur qu'il ressentait dans la poitrine. Sa vision commençait a s'obscurcir. Il était temps de mettre fin a ce combat. Et rapidement.

L'homme s'était entre temps relevé, non sans peine. Il posa sa main droite sur son crâne. Lui aussi était mal en point. Il perdait du sang en quantité très importante, si bien que l'endroit en était recouvert.
Karisu ne laissa pas passer cette chance et se rua sur lui en hurlant. Il porta un coup d'estoc similaire a celui qui avait neutralisé le bras gauche du criminel auparavant. Le bandit recula, par réflexe, afin d'éviter le coup. Or ce n'était qu'une vulgaire feinte, et en un instant, Karisu profita de l'espace que le bandit venait de laisser entre eux pour tourner sur lui même et s'accroupir.

Le malfaiteur s'apprêta a riposter instantanément. Mais il n'eut pas le temps, Karisu projeta son bras invalide derrière la nuque du bandit en se relevant. Il rapprocha la tête du malfaiteur de sa lame, avant de la retourner et de la tenir comme un poignard a la manière d'un assassin.

D'un coup, le télépathe planta son arme sous la mâchoire du bandit. La rapière en ressortit par le sommet du crâne, dans un immonde giclement de sang. L'homme émit quelques gargouillis gutturaux et sinistres avant de tomber de tout son poids sur Karisu. C'était fini.  

« Bon... Faut que je rejoigne les autres. Pourvu que Klaus s'en sorte j'ai même pas fait gaffe a ce qui lui arrivait avec tout ça. Ah. Et faut aussi que j'évite de me vider mon sang. »

Karisu écarta le cadavre de son adversaire en riant, cracha dessus et se ralluma une cigarette.

« Lilou, Klaus, j'arrive. »
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MessageSujet: Re: " Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu] Mer 24 Mai - 20:14

Les yeux de la brunes étaient tiraillés entre les deux combats, impossible d'intervenir sans jouer les boulets. Leur adversaires étaient tellement fort et entraînés. Mais la technique de combat des héros étaient beaucoup plus impressionnante ! Elle n'en revenait pas. Ils étaient d'une puissance incroyable, résistant à une douleur qui semblait extrême, accompagné d'un sang froid sans la moindre faille. Il fallait qu'elle trouve le moyen d'être digne de leur capacités.

Ses yeux se fixèrent sur le combat de l'homme aux cheveux incandescents. Il était en mauvaise posture. Elle se leva et s’approcha de quelques mètres. Elle distinguait parfaitement les coups échanger, les esquives de la dernière chance et.... tout ce sang.

Lorsque le corps du "monsieur muscle" tomba enfin au sol elle reprit sa respiration qu'elle avait stoppé cinq minutes plutôt. Elle sortit son téléphone et envoya un texto aux urgences. Il fallait de l'aide et vite.

Apercevant Kari encore debout elle se rua sur lui. Elle jetât un coup d’œil à l'arme au sol. Quelque chose mûrissait. Sans lui laisser le choix elle l'amena sur un banc en face du karaoké et l'obligea à s'y allonger.

" Karisu Ryuketsu tu n'as pas le moindre choix, alors tu t'allonges sinon tu seras obliger de me tuer. " Ses sourcils étaient froncés, et sous son faux air de colère, Lilou était grandement inquiète.
Son grand-père Loïc, le breton, était chirurgien aux service des urgences. Il lui avait apprit de nombreuses techniques pour aider au maximum les secours qui débarquait sur un accident.

Si elle réussissait à sauver la vie de Karisu cela serait grâce à lui. Elle sorti de son sac "de fille" une petite paire de ciseau, un porte carte des mouchoirs et une petite bande adhésive. Elle déchira le tissus imbibés de sang et découvrit la plaie au thorax qui empêchait le rouquin de respirer correctement. Au moins il n'avait pas d’œdème. Elle épongea le sang autour de la plaie. Il plaça des mouchoirs. Elle découpa le plastique du porte carte et le plaça par dessus. Avec la bande adhésive elle colla le bord supérieur et ceux sur les côtés laissant la face inférieur libre.

" Les mouchoirs sont là pour éponger le sang qui sort de la plaie et le plastique pour empêcher une dépressurisation de ta cage thoracique, ainsi lorsque tu inspiras le plastique sera comme aspiré, tu devrais déjà mieux respirer. Maintenant ton bras, enfin tes bras..."

Par où commencer... Il s'était vraiment mit en mauvaise position. Lilou fit deux pas pour prendre sur le sol quatre branches assez solide. Elle déchira, à l'aide de ses ciseaux, le bas de sa robe et en fit des lambeaux de tissus. Elle immobilisa le bras droit avec deux branches des bouts de tissus bien serrés. Ensuite vint le problème du bras gauche.
Elle coupa la manche de Karisu.

" Désolé pour ton costume, et pour ce qui va venir. Mais reste éveillé, juste ta tête, je vais en avoir besoin ensuite. "

Elle passa ses mains sur son épaule pour réchauffer le muscle, d'une main la brune prit son poignet et de l'autre son coude.

"Tu vas inspirer très fort et ensuite je remettrais tout ça en place. Je suis  vraiment désolé." Elle lui fit un sourire navré et sans le prévenir tira d'un seul coup sur le membre, elle lui fit faire une rotation. En deux secondes l'humerus reprit sa place. Sous la tension le radius et l'ulna fracturés avaient quelques peu rentré leurs parties apparentes. Elle disposa deux branches de chaque côté, et comme l'autre bras elle immobilisa le tout avec de longs morceaux de robe.

" Reste là je reviens tout de suite. Il faut que tu me face confiance comme la première fois que l'on s'est rencontré. Et quand il sera assez près tu lui grille les méninges. " Elle lui fit un clin d’œil et parti chercher le revolver.

Elle s'introduisit dans le karaoké discrètement. Elle jeta un dernier regard en arrière. Kari ne devait pas bouger, mais surtout rester conscient. Elle lui en demandait beaucoup mais il le fallait. Ensuite se serait terminé.

En entrant elle n'aperçu pas Klaus; Elle disparut derrière le comptoir de l'affaire musicale. Elle se retrouva dans la pièce où précédemment ils creusaient. Mais seul le téléporteur s'y trouvait, et continuait le troue béant dans le mur. Elle tendit l'arme devant-elle.

" Arrêtez vous tout de suite ! C'est terminé vous êtes cerné."

L'indien se retourna.
" Toi ! Encore toi ! Mais quand est-ce que tu vas nous lâcher. Sale parasite je vais te..."
Lilou tira le petit loquet sur l'arme.

Elle tremblait, jamais elle n'avait touché de machine à tuer. Elle en avait peur. Mais la perceptive de retirer la vie d'une personne l'effrayait d'autant plus. Qui était-elle pour le juger...

" Tu es trop faible pour me tirer dessus. Tu ne le feras jamais. " Il s'approcha étonnamment confiant.

" Vous ne devriez pas, le magasin est encerclé de policiers. Je les ai appelé. Ils sont là. " Sa voix était tout aussi confiante que sa démarche.

Devait-il la croire ou non ? Devait-il se rendre et comprendre qu'elle mentait ou tenter de fuir mais se faire tuer ?

Lilou eu un petit sourire.

" C'est donc ça. "

Le téléporteur eu un mouvement de recul.

" Vous pouvez vous téléporter mais que de quelques mètres, et non quelques kilomètre. Ainsi vos transports sont limités. Sinon vous m'auriez désarmé depuis longtemps, ou fuit."

La demoiselle n'était pas si bête. Et malgré les multiples douleurs faisant sentir gravement leur présence elle était parfaitement capable de réfléchir. Enfin....

" Sortez calmement et nous ne vous feront aucun m..."

Il lui restait des cartes dans sa manche. Il se précipita vers elle, baissa la tête et la percuta de plein fouet. Le coup parti...


Lilou avait la respiration haletante. Sur qui ou quoi avait-elle tiré ? Il était... ? Non. Il se releva retira son masque, il portait un sourire cruel. La balle s'était logé dans le faux plafond. L'homme la prit par le cou. Une nouvelle fois. C'était une très mauvaise habitude... Il prit le revolver, plaça le canon sur sa tempe en se plaçant derrière elle et rit.

" Nous allons maintenant voir qui va s'en sortir et si la police osera tirer sur le preneur d'otage d'une jolie demoiselle. "

Il y croyait. Parfait pensa Lilou. Un élan de violence lui prit aux tripes, elles avait envie de faire du mal, de tuer, de fuir. Ce monstre ressentait de multiples choses toutes plus souillantes les unes des autres.

Une brume verdâtre vint les entourer.
Lilou fera les yeux, lorsqu'elle les rouvrit ils se trouvaient dans la rue. Le cercle froid du canon appuyait fortement sur sa tempe. Elle senti une forte et lourde colère monter en elle.

Il avait comprit. Elle chercha Kari du regard. La voyait-il  ? Elle lui fit un signe du regard.

" Grille le " pensa t-elle.

Il la touchait. Son bras libre était autour de son cou et s'amusait avec ses cheveux. Elle allait tout ressentir. Tout ce que Kari allait projeter dans l'esprit du criminel. Pourvu qu'il n'y pense pas...
Dans ces pensées elle ne pensait qu'à une chose :

" Il va s'enfuir vite. Grille le ! "

Elle déglutit et inspira profondément. C'était bientôt terminé....
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MessageSujet: Re: " Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu] Jeu 25 Mai - 13:13

Klaus et son adversaire se fixaient intensément. C'était le premier à bouger qui déclencherait le combat. C'était bien, cela lui laissait le temps de réfléchir à ses prochaines actions. Comment allait-il devoir s'y prendre ?

"Je ne peux pas faire le premier pas, sinon il va bouger dans tous les sens, avec son don. Aaah, comment faire, comment faire ? Il est trop rapide, je ne peut rien faire ... quoique, le sol est rempli d'eau, j'ai largement de quoi l'attaquer. Je peux-"

Mais à peine eut-il le temps de penser que son opposant lui fonça dessus à une vitesse impressionnante. De la main il lui envoya une impulsion en plein visage, ce qui repoussa Klaus et le fit manquer de tomber.

"Tu comprends ? Tu ne peux rien contre moi, je suis trop rapide pour toi."

Il fit une démonstration de mouvements, l'air assuré de celui qui ne croit pas pouvoir perdre. Il bougeait à une vitesse considérable, et ses impulsions lui permettaient même de se mouvoir dans les airs, ce qui faisait de lui un adversaire redoutable. Le voir bouger ainsi avait le don d'énerver Klaus, qui commençait à préparer une offensive. Mais l'impulsif, voyant l'eau commencer à bouger, fondit de nouveau sur lui. Arrivé à niveau, il le frappa au ventre.

"Ha ha, ne tente rien, tu ne peux pas m'avoir."

Klaus se recroquevilla, le souffle coupé. Il lui fallait trouver une solution, ou ce type finirait par se lasser de jouer avec lui. Ce dernier commença à le rouer de coups, dont la puissance était largement accrue par la vitesse d'impulsion. Autrement, Klaus aurait pu aisément le maîtriser, mais dans la situation actuelle, il était celui qui se faisait battre.

Mais le criminel avait fait une erreur en lui montrant son enchaînement. Désormais, Herr Strom se rendait compte qu'il y avait un temps d'attente entre chacune de ses impulsions. Court, certes, mais existant. Il se fit frapper, contractant tous ses muscles pour retenir les coups, et attendit le bon moment pour frapper le criminel à la gorge de son poing. L'impulsif s'arrêta net, sans parvenir à respirer.

"Elle est là, ta faiblesse. Tu ne peux pas faire tes impulsions si tu n'as plus d'air. C'est bête, tu aurais presque pu m'avoir au corps à corps avec une telle technique si tu t'en servais mieux."

Klaus rassembla toute l'eau de la pièce, et encercla son ennemi dans une bulle géante.

"Maintenant, Hurensohn, prépare-toi à prendre cher."

Il fit rétrécir la bulle autour de son adversaire, lentement. Klaus comptait le noyer. Pas suffisamment pour le tuer, mais au moins assez pour qu'il ne cause plus d'ennuis. Mais l'impulsif avait plus d'un tour dans son sac. Klaus vit sa bulle exploser et son adversaire s'échapper dans les couloirs en courant, suite à une impulsion d'une puissance incroyable.

"Scheiβe ! Une vraie anguille, celui-là !"

Klaus se mit à courir après lui. Il traversa la pièce principale à toute allure et rentra dans les couloirs. Ces derniers étaient un vrai dédale de portes, et faisaient un terrain de jeu idéal pour son adversaire. Il devait mieux connaître l'endroit que lui, pour être capable de le conduire dans un tel piège. Herr Strom se mit à genoux, et ferma les yeux, pour tenter de se concentrer. Il se devait de bien visualiser dans son esprit ce qu'il comptait faire. Et lentement, il fit monter de l'eau au plafond, gouttes par gouttes, tout en faisant un tapis d'eau par terre. Ainsi, quand les gouttes tomberaient du plafond, elles produiraient un son particulier, et il n'avait qu'à attendre que ce son change, comme si la goutte tombait sur une tête. Puis il attendit. Au moindre son suspect, la source du son se prendrait une masse d'eau sur le crâne.

Les gouttes tombaient délicatement dans les couloirs, dans un cliquetis régulier, tel une horloge. Les gouttes tombaient, tombaient, tombaient, et à chaque fois, un petit split, split, split, quand soudain, un bruit différent. Klaus réagit aussitôt.

"Par là, la troisième porte à gauche."

Il envoya une quantité pharamineuse d'eau vers la source, qui défonça la porte, et rentra dans la pièce. Il entendit un fracas de tous les diables dans cette pièce, suivit d'un bruit sourd, avant de voir son adversaire sortir sur une impulsion dans le couloir et continuer à s'enfuir. Il avait l'air blessé, vu qu'il ne se reposait plus sur sa jambe gauche, et qu'il se tenait le dos avec sa main droite.

"Cette fois, c'en est fini, Arschloch !"

Klaus provoqua un raz-de-marée dans le couloir, qui faucha complètement son adversaire, et l'envoya valser contre le mur du fond. Il courut vers lui, pour s'assurer de sa victoire. L'homme était allongé par terre, complètement trempé, l'arcade déchirée, en sang, plusieurs os cassés, au vu de la position que prenaient sa jambe gauche et son bras droit. Il ne bougeait plus, mais respirait encore. Herr strom le ramassa, et vint le déposer dans la pièce centrale du karaoké, à côté de son partenaire.

"Bon, maintenant, Lilou et .... et où sont-ils ?"

Il regarda dans la pièce mais ne vit plus personne d'autre que ses deux ennemis vaincus, ainsi que ceux de Eristos.

"Et Scheiβe !"

Il courut vers la porte d'entrée, grande ouverte, et vit le téléporteur, Lilou dans les bras, au beau milieu de la rue, et Karisu au fond, dans un piteux état. La scène était d'une tension insoutenable. Klaus devait faire quelque chose. Si ça se trouvait, l'homme la tenait en joue. Que faire ? Que faire ?

Le sang de Klaus ne fit qu'un tour. Il attaqua le bras qui tenait Lilou par une attaque aqueuse ascendante, ce qui le fit tirer dans les airs, juste après avoir crié, du plus fort qu'il le pouvait :

"MAINTENANT, ERISTOS !"
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MessageSujet: Re: " Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu] Ven 26 Mai - 11:37

Karisu fumait, triomphant en regardant le cadavre de son adversaire. Ses yeux étaient rivés sur la marionnette inanimé qu'était devenu le monstre enragé qu'il venait de combattre. Ce pantin, désarticulé, qui se vidait se son sang la bouche ouverte faisait cruellement pitié. Depuis peu, l'homme avait repris une apparence normale. Sa peau rouge devint livide, et ses yeux blancs retrouvèrent leurs pupilles brunes d'origine. Karisu eut une irrépressible envie de rouer le cadavre de coup de pied et de le découper en morceaux. Comment cet enfoiré avait t-il osé touché a Lilou ? Mais le télépathe se ravisa. Il n'y avait aucun intérêt a perpétuer une telle horreur. Aucun intérêt de se rabaisser de la sorte.

Karisu s'agenouilla près du corps. Il était encore très chaud, presque brûlant. Il posa ses doigts sur les deux paupières du bandits et les fit recouvrir ses sinistres yeux écarquillés. Il ferma la mâchoire de l'homme a l'aide de la paume de sa main. Il posa les bras du bandit sur son torse et allongea ses jambes. Il avait une bien meilleure mine. L'enragé,de ce fait, devint paisible.

Karisu, réprima une violente quinte de toux en prenant une grande inspiration sur sa cigarette. Sa vision était trouble, très réduite. Sa tête était sur le point d'exploser. Son corps tout entier le faisait atrocement souffrir. Chaque mouvement qu'il faisait avec son bras droit pour porter la cigarette a sa bouche lui lançait une indescriptible souffrance dans l'intégralité du corps. Son bras gauche ? La question ne se posait plus, il n'était plus que douleur. Aucune autre sensation. La pièce entière tournait autour du télépathe. Il n'allait pas tarder a s'évanouir. Ou mourir. L'escrimeur souri, tandis que ses forces s'amenuisaient rapidement. Il ne pouvait quasiment plus respirer a cause de son poumon perforé, mais continuait de fumer.

« Peu importe. Lilou est saine et sauve, c'est le principal. Le reste n'est que superflu. » pensa le télépathe, au bord du trépas.

La vision de Karisu était devenue presque noire. Son mégot vint s'écraser sur le sol dans un minuscule feu d'artifice incandescent. Il suffoquait. Ses poumons sifflaient d'avantage. Il toussa abondamment et cracha du sang. Il vacilla.

« C'est la fin. Klaus, Lilou, merci pour tout. »

Il commença a tomber quand il sentit une présence s'approcher très rapidement de lui. Il peinait cruellement a voir de qui il s'agissait, mais il n'en avait besoin. Il connaissait cette cadence de pas par cœur. C'était Lilou.

« Mais qu'est ce que je fous ! Je vais pas me laisser mourir comme ça ! Pas après tout ça, il est encore trop tôt, j'ai encore beaucoup trop de choses a accomplir. »

Soudain la jolie jeune femme passa sous son bras droit et commença a supporter son poids pour l'emmener dehors. Karisu se laissa emporter incapable d'agir, il aurait bien aimé soulager les épaules de Lilou, mais il en était incapable. Il ne voyait plus rien. Sa tête tournait trop. Au fond de lui, le télépathe ne voulait pas laisser son ami Klaus a l'intérieur. Mais il fallait voir la réalité en face, il était a deux doigts d'y passer. Cependant, Karisu avait une profonde envie de retourner a l'intérieur.

« Au diable ma misérable vie, j'y retourne !» pensa le rouquin.

Cependant, la jeune femme l'allongea de force sur ce qui ressemblait a un banc, c'était difficile a affirmer, étant donné la quasi-cécité du télépathe. Il s'apprêta a se relever quand la brunette l'interrompit brusquement.


« Karisu Ryuketsu tu n'as pas le moindre choix, alors tu t'allonges sinon tu seras obliger de me tuer. »

Cette phrase fit sourire le télépathe. L'inquiétude était palpable dans ce ton ferme. Karisu trouva très amusant et mignon la façon dont Lilou tentait de jouer la méchante, sous ses faux airs d'énervement, les sourcils froncés. Il se rallongea sur le banc, docile. Lilou était visiblement très inquiète pour lui, et il n'avait aucune envie d'aller contre sa volonté.

Karisu n'arrivait pas a distinguer ce qui se passait autour de lui. Seul l'agitation qui se tramait autour de lui arrivait a lui parvenir.

« Qu'est ce qu'elle fait ? »

Soudain, Karisu sentit que quelqu'un agissait sur son torse. Une certaine douleur vint s'étendre sur son thorax. Lilou était en train de s'évertuer a le soigner.

" Les mouchoirs sont là pour éponger le sang qui sort de la plaie et le plastique pour empêcher une dépressurisation de ta cage thoracique, ainsi lorsque tu inspiras le plastique sera comme aspiré, tu devrais déjà mieux respirer. Maintenant ton bras, enfin tes bras..." 

Ou Lilou avait-elle bien pu apprendre tout ça ? Karisu était admiratif. Si il y avait bien une héroïne ici c'était bien elle. Sans elle, les otages seraient sûrement morts. Mais ce n'était pas les seules vies qu'elles s'apprêtait a sauver. Karisu eut l'impression d'être un fardeau pour Lilou. Il aurait aimé avoir la force de lui demander de partir, de le laisser derrière, de rejoindre Klaus. Mais il n'arrivait plus a parler. Et il n'était pas question d'utiliser la Télépathie dans l'état qu'il était. Il était une fois de plus impuissant.

« Désolé pour ton costume, et pour ce qui va venir. Mais reste éveillé, juste ta tête, je vais en avoir besoin ensuite. »

Karisu lui répondit par un sourire amical et un hochement de tête. Il ne lui en voulait pas le moins du monde pour le costume. Il comptait en racheter un neuf de toute façon. Ce costume usé appartenait certes a son père, mais il était nécessaire de tourner la page un jour ou l'autre. Mais que voulais t-elle dire par avoir besoin de lui ? Peu importe, Karisu était prêt a faire n'importe quoi pour sa sauveuse.

La jeune femme passa ses mains sur l'épaule gauche du criminel, puis saisit son coude et son poignet. Ce fut atrocement douloureux. Karisu grimaça.

"Tu vas inspirer très fort et ensuite je remettrais tout ça en place. Je suis  vraiment désolé."

Aucun doute la dessus, cela allait faire très mal. Karisu serra les dents et regarda le joli sourire navré de la brunette. Elle tira d'un coup sec, ce qui eut pour effet de surprendre le télépathe. Elle tourna ensuite le bras du criminel afin de le remettre en place. La douleur était insoutenable mais Karisu fit mine de ne rien sentir, et resta parfaitement immobile. Il avait connu pire après tout. La jolie brune immobilisa le bras a l'aide d'une attelle de fortune, avant de commencer a partir.


" Reste là je reviens tout de suite. Il faut que tu me face confiance comme la première fois que l'on s'est rencontré. Et quand il sera assez près tu lui grille les méninges. "

Lilou lui fit un clin d’œil en se retournant. Elle pouvait compter sur lui. Il ne s'évanouirait pas tant qu'il n'aurait pas fini sa tâche. Mais que comptait t-elle faire ? Mettre sa vie en danger ?
Un frisson glacé parcouru le dos de Karisu. Il n'aimait pas vraiment quand Lilou lui demandait de lui faire confiance. Elle pouvait être aussi barge que lui quand elle le voulait.

L'attente était insoutenable. Karisu trépignait. Son inquiétude pour Lilou demeurait la seule chose qui l'empêchait de s'évanouir. Non, il tiendrait sa promesse. Mais que pouvait bien faire Lilou. Il eut  rapidement des réponses quand il vit le téléporteur sortir, avec Lilou en otage. Karisu venait de comprendre. Elle voulait servir d’appât, pour lui permettre de lui cramer la cervelle. Une opération suicide !

Le télépathe fut pris de sueur froides. Si il ne faisait rien, le téléporteur allait sûrement la tuer. Si il lui envoyait une bonne dose de Choc Cauchemardesque, Lilou ressentirait une peur d'une intensité inimaginable. Que devait-il faire ? Sauver Lilou, ou prendre le risque de la traumatiser a vie ?

« Bordel ! Ce plan foireux ! Bon j'ai pas le choix. Désolé Lilou, ça va faire un peu bizarre »

Karisu s'apprêta a utiliser la télépathie cauchemardesque, quand il vit le bras du criminel se faire projeter vers le haut par de l'eau. Le coup de feu venait vers le ciel. Lilou réussi a se défaire de son étreinte. Le télépathe souri.

« Bien joué Klaus, tu m'enlève une sacré épine du pied tu sais ! Bordel la bouteille que je vais te devoir ! » Karisu ria, ce qui eut pour effet de le faire tousser abondamment.

"MAINTENANT, ERISTOS !"  s'écria son ami

Dans la synchronisation la plus parfaite, Karisu envoya une gigantesque décharge de choc cauchemardesque dans l'esprit du malfrat. Celui ci se mit a hurler en se tenant la tête entre la main, avant de s'écrouler lourdement au sol.

« On a réu... » Karisu n'eut pas le temps de finir sa phrase. Sa vision s'obscurcissait, son corps devenait lourd. Il était en train de perdre connaissance. Peu importe. Ses amis étaient sains et saufs. Un sourire rassuré se figea sur son visage, tandis qu'il tombait inconscient.
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MessageSujet: Re: " Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu] Dim 28 Mai - 0:21

Lilou était confortablement assise dans son lit, elle parlait au téléphone avec Papy Loic, le médecin urgentiste. Se rappelant d'une chose elle jeta un coup d’œil à l'heure.

Oups...Elle fit un au revoir très chaleureux à son papy et raccrocha. Elle sauta du lit, enfila un débardeur beige et un court short rouge. Et tout ça en même temps. Elle sortie en trombe de sa chambre. Elle mit un pied dans une chaussure.

" Klaus ! On va être en retard. " Elle mit l'autre pied dans une sandale jumelle. " Je n'ai pas du tout vu l'heure ! "

Ils interpellèrent un taxi sur le chemin et se rendirent au lieu de rendez-vous.

Lorsqu'ils arrivèrent dans le service de chirurgie Lilou était comme à son habitude essoufflée. Elle alla voir les infirmières pour les questions administratives de sortie de son "cousin" puis se dirigea vers la chambre de l'ex-mourant.

Elle entra le sourire aux lèvres :
" Kari ! On a une nouvelle à t'annoncer ! " La brune trépignait d'impatience rien qu'à l'idée de lui dire. Elle s'assit près de lui et lui fit son plus beau sourire. Son visage était encore violacé par endroit et cela tendait à disparaître rapidement.

" Nous te ramenons à la maison. Avec Klaus nous avons décidés que tu vivrais dorénavant chez nous " Son sourire s'agrandit " Et ce n'est pas une question ! "

Une infirmière entra penaude de les déranger. Elle tandis un petit dossier

" Voici les papiers de sortie avec ordonnance de médicaments et soins à faire. " Elle partit précipitamment.

Lilou haussa les épaules et suivi les hommes avec qui elle allait vivre. Elle repensa à ce qui l'avait décidé.

***
"MAINTENANT, ERISTOS !"

La situation qui c'était révélée presque désespérée quelques secondes avant venait de virer de bord d'une façon très favorable. Klaus avec une attaque surprise avait défait la menace qui pesait sur Lilou. L'ennemi fut grandement déstabilisé, son otage venait de lui filer entre les doigts. Et soudain un éclair d'horreur vint lui griller le cerveau.

Ils avaient réu....

Lilou se précipita sur son ami inconscient. Elle contrôla son pouls et sa respiration, c'était lent.

Des alarmes se firent entendre et tout le reste se déroula très vite, la police, puis une ambulance arrivèrent. Karisu fut emmené dans une ambulance, Lilou souhaita qu'ils l'accompagnent, mais la police réclamait des réponses. Elle dit au revoir à son ami et se résigna à témoigner auprès des autorités.

Elle raconta toute la vérité : son cousin, son ami et elle avait décidé de faire un Karaoké lorsque soudain des hommes les avaient pris en otage. Mais deux héros. Elle fit très attention à bien mentionner leur nom, Herr Strom et Eristos, les avaient sauvé des méchants dotés. Elle leur raconta comment ils avaient sauvé tous les otages et réduit les oppresseurs en charpie, puis ils avaient disparu sans demander leur reste.

Le policiers la gardèrent quelques instants de plus pour connaître les moindres détails. Elle fut "relâchée"  et s'empressa de rejoindre le blessé.

Entre temps il était passé au bloc opératoire, la brèche dans son poumon avaient été refermée sans mal. Les médecins avaient déclaré être surprit d'un tel pansement. Le bras droit, sans fracture ouverte, avait été placé dans un plâtre, tant dis que l'autre dans une simple attelle. Les chirurgiens avaient du ouvrir pour installer des plaques et vis. Pas une mince affaire.

Il lui faudrait donc 21 jours sous antibiotique, pour annihiler la moindre infection, deux mois d'immobilisation plus un mois de kinésithérapie. Lilou avait tout scrupuleusement noté. Lorsqu'elle fut assurée qu'ils allaient bien tous les deux elle put rentrer se détendre. Elle prit une longue douche, où elle dénombra les multiples hématomes, elle s'étala un tube de crème d'arnica sur le corps avala deux cachets anti-douleur et s'installa sur le canapé. Des poches de glace sur les joues et la pommette.

Cinq minutes à peine passèrent et Lilou s'endormit sur cette pensée :
" Peut importe qui ils pensent être. Se sont mes héros et je deviendrais la leur ! "
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MessageSujet: Re: " Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu] Dim 28 Mai - 16:02

"MAINTENANT ERISTOS !"

La scène s'était déroulée en un éclair. Le salaud qui détenait Lilou avait tiré dans les airs, et cette dernière se libéra de son emprise juste avant que Karisu ne lui envoie un choc au cerveau. Ils avaient réussi. Ils avaient enfin réussi à sauver tout le monde. Klaus ne pouvait être plus heureux. Mais sa joie retomba lorsqu'il vit Karisu perdre connaissance. Il voulut se précipiter vers lui mais Lilou fut la plus rapide. Elle contrôla son pouls et sa respiration. Il semblait être en vie mais dans un état critique. Son combat avait-il été aussi compliqué que cela ? Il n'avait pu le voir, trop absorbé par sa propre bataille. Et d'ailleurs, en quoi consistait son pouvoir au combat, exactement ? Il ne l'avait jamais su, mais n'osait pas demander à qui que ce soit. Après, il était suffisamment puissant pour se défendre, et cela lui suffisait amplement.

Il entendit des alarmes. La police et des ambulances. Ainsi donc, les rescapés avaient bel et bien fait ce qu'il leur avait demandé. C'était une bonne chose, quoi qu'ils arrivaient trop tard. Ils auraient pu aider à affronter ces enflures. Mais sans doute jugeaient-ils inutile de prêter main forte à des héros. L'inspecteur de police vint le trouver.

"Bonjour monsieur, inspecteur Gallaham, police de Laurel. Vous êtes bien l'un des héros qui êtes arrivé ici, n'est-ce pas ?"

"Euh oui, Herr Strom. Comment le savez vous ?"

"L'une des victimes que vous avez aidé à secourir nous a tout raconté en détail. Mais vous ne semblez pas être dans les fiches en tant que professionnel, avec votre collègue. Puis-je savoir pourquoi ?"


"Et bien, en fait, je suis étudiant à la SUP, et Eristos travaille à son compte."

"C'est drôle, vous savez, la victime qui nous a rapporté les faits a fait une drôle de description de votre ami. Il ressemble beaucoup à un criminel que nous recherchons."

"Ah vraiment ? Et bien, moi, je peux vous assurer qu'il est plus héroïque que bien des héros. Il n'a rien d'un criminel, croyez moi."

"De toute façon, rassurez-vous, nous n'allons pas le poursuivre à cause d'une bête ressemblance. Il nous faut plus de preuves. Mais, que vous le trouviez héroïque ou non, si c'est un criminel, et que vous nous empêchez de faire notre travail, vous serez considéré comme complice et serez arrêté pour entrave à la justice. J'espère que c'est bien compris. Bon, indiquez moi où sont les coupables. Vous les avez attaché, j'espère."

"Croyez-moi, inspecteur. Dans l'état où ils sont, il ne risquent pas d'aller bien loin. Suivez-moi, s'il vous plait."

Klaus guida le policier à l'intérieur du karaoké. La pièce était dévastée, et l'on pataugeait dans l'eau, qui faisait bien deux millimètres de haut. Les chaises étaient toutes retournées, dans tous les sens. On aurait dit qu'une tornade était passée par-là.

Les bandits étaient toujours là, dans le même piteux état, et aucun ne semblait disposé à faire le moindre mouvement. L'inspecteur se pencha et examina les corps. Ceux que Karisu avait affronté étaient morts. L'un d'on ne sait trop quoi, comme s'il était littéralement mort de peur. L'autre d'une hémorragie, le corps mutilé à l'arme blanche. Klaus se garda bien de lui dire qui s'en était occupé. Eristos avait déjà bien trop de soupçons sur lui.

Les deux malfrats arrêtés par Herr Strom étaient en vie. Le non doté étant dans un bien meilleur état que son partenaire. Il semblait simplement avoir été assommé, mais aurait très bien pu se noyer, pour peu que l'eau fut quelques millimètres plus haute. L'autre, c'était une autre histoire. De haut, il aurait très bien eu l'air d'une poupée de chiffon, désarticulée. Personne n'aurait pu dire qu'il était en vie si l'on n'entendait pas une très légère respiration émanant de sa bouche, qui était grande ouverte, et faisait face au plafond.

En les voyant tous, l'inspecteur appela les ambulanciers, qui se dépêchèrent de déposer les deux seules personnes en vie dans une ambulance, et s'occupèrent également des cadavres.

"Bon, eh bien je suppose que je dois tout de même vous remercier, Herr Strom. Vous pouvez être fier de vous. Vous avez réussi à arrêter des bandits, et à sauver des otages, alors que vous n'étiez que deux. Félicitations." L'homme lui sourit.

"Oh, nous n'avons pas été seuls. En réalité, une autre personne nous avait prévenu. Elle était là avant nous, et avait suivi les preneurs d'otages. Elle a même été capable de les retenir le temps que nous arrivions, et c'est grâce à elle que les otages ont pu s'enfuir. Nous n'avons fait que prendre le relais. Et cette héroïne a oublié de mettre son costume. Comme pratiquement chaque fois. Mais il s'agit de Cocci. Sans elle, je ne donnais pas cher de la peau de ces personnes."

"Oh vraiment. Et bien nous allons lui demander directement. Bon, vous avez l'air éreinté, votre combat a l'air d'avoir été compliqué. Allez vous reposer, nous vous convoquerons après pour que vous nous racontiez tout dans le détail. Au revoir Herr Strom, et merci encore."

"Ce n'est rien, inspecteur, je ne fais que mon devoir. Au revoir."

Et Klaus se mit en route vers l'ambulance. Mais il avait du passer un peu trop de temps à discuter avec l'inspecteur, car toutes les ambulances étaient parties.

"Et merde ! Plus qu'à aller à l'hôpital à pieds, maintenant !" s'écria-t-il tandis qu'il marchait difficilement, éreinté des évènements.

Finalement, il appela un taxi, qui passait par là, pour se rendre à l'hôpital. Il rentra dans le grand édifice, et demanda le numéro de chambre de son ami. Non sans mal, puisque celui-ci n'avait pu donner son identité. Il rentra dans la pièce, et vit Karisu, dans un état effroyable, sur son lit, harnaché de partout, et emplâtré comme s'il était le moule d'une sculpture d'art moderne. Il se posa près de lui, posa la main sur son épaule, et patienta ainsi pendant quelques minutes. Il ne savait vraiment pas quoi lui dire, ni même s'il était en état d'écouter quoi que ce soit. Alors il resta là, jusqu'à ce que l'infirmière vienne le voir et lui dire :

"Ne vous en faites pas, monsieur, nous allons prendre soin de lui. Oh mais vous avez une mine épouvantable, vous aussi, et pourquoi ce masque ? Vous étiez avec lui ? Vous êtes un héros ? Vous savez, nous disposons d'un service exclusif pour les héros professionnels."

"Je ne suis pas un héros professionnel. Enfin pas encore. Je suis Herr Strom, étudiant à la SUP. Et ne vous en faites pas, je n'ai que quelques hématomes et une côte fêlée, rien de bien grave, comparé à lui."

"Dans ce cas, rentrez vous reposer. Nous nous occuperons de votre ami, ne vous en faites pas. Bonne soirée, monsieur."

"Merci à vous, bonne soirée."

Klaus rentra chez lui. Il était épuisé, et l'envie d'un lit se faisait pressante.

"Mais où est Lilou ?"

Il se mit à chercher dans le bungalow, mais ne la trouva pas. Quand il se rappela que l'inspecteur lui avait dit qu'ils l'interrogeraient. Sans doute était-elle avec la police. Aussi Klaus décida-t-il de se coucher.

* * *

Klaus fut réveillé en vitesse.

"Klaus ! On va être en retard."

Il se leva précipitamment, et se dépêcha de s'habiller. Ses blessures lui faisaient encore un peu mal, mais la douleur était assez supportable pour qu'il continue de se dépêcher.

Finalement, une fois qu'il fut prêt, ils prirent un taxi pour se rendre à l'hôpital où se trouvait encore le télépathe. Ils rentrèrent dans la chambre de Karisu, et Lilou dit :

"Kari ! On a une nouvelle à t'annoncer." Klaus sentait que cette dernière était extrêmement heureuse de l'annoncer. Il hocha la tête en direction de Karisu.

"Nous te ramenons à la maison. Avec Klaus nous avons décidés que tu vivrais dorénavant chez nous. Et ce n'est pas une question !"

"Exactement, dorénavant, chez nous sera chez toi." fit-il dans la continuité de Lilou. "Il vaut mieux pour toi que tu aies un vrai toit sous lequel dormir. Tu dois en avoir marre des ruelles et des bâtiments en ruine à ciel ouvert. C'est certes très joli, mais pas très confortable !" Il se mit à rire.

L'infirmière vint faire signer les papiers à Lilou, puis ils partirent tous les trois. Un trio venait dorénavant de se former.
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MessageSujet: Re: " Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu] Dim 28 Mai - 22:53

La noirceur enveloppait peu a peu Karisu. Sa conscience l'abandonnait doucement. Les longs frissons glacés des caresses de la faucheuse demeurait ses seules sensations. La lumière l'appelait. Il s'en rapprochait inexorablement. Il fut tenté d'attraper la main froide qui se tendait lui, aussi inquiétante que rassurante.

« C'est ça ? La mort ? C'est plus excitant que je le pensais. » pensa Karisu, encore a moitié conscient.Le criminel trouvait cela presque agréable.

Il fut cependant pris de violents sentiments de regrets, a l'article de la mort.

« C'était trop tôt. J'avais encore beaucoup trop de choses a faire avant de passer de vie a trépas. J'aurais aimé revoir Juri avant de m'éteindre. Elle a du tellement grandir.... »

Le criminel plongea dans une profonde tristesse en tentant d'imaginer l'apparence de sa petite sœur. Cela faisait huit ans qu'il avait quitté sa famille. Huit ans que sa mère élevait seule sa petite sœur dans la souffrance, huit ans que Juri grandissait, sans père, ni frère. Huit ans d'erreur perpétuelles au compte du télépathe. Méritait-il seulement le droit de vivre ? Ne devait-il pas se laisser mourir ?

Lilou et Klaus allaient lui manquer eux aussi. Le hasard avait précipité des rencontres incroyables. Herr Strom, le seul héro qui fut capable de changer la vision erronée de Karisu vis a vis de ceux-ci, et ce, sans le moindre mot. Oui, Klaus était incroyable. C'était ce genre de  type qui donne envie de se surpasser, de repousser continuellement ses limites, de se donner corps et âme pour les autres. Un véritable exemple a suivre. Karisu espérait de tout son être que son ami Klaus deviennent un jour le plus grand des héros.

Et Lilou...Encore une fois le hasard avait fait que la colocataire de Klaus soit une personne aussi exceptionnelle que lui. Karisu ne pourrait jamais oublier leur rencontre. Cette si jolie jeune femme, au mental d'acier, prête a tout pour son idéal de justice, au caractère bien trempé.
Elle qui avait réussi a faire comprendre au criminel que son idéal de vengeance le mènerait a sa perte, et l'écartait peu a peu du droit de chemin et de son idéal. Elle qui avait tout tenté pour sauver sa misérable vie...

Karisu n'arrivait tout simplement pas à rester indifférent face a Lilou. Il était prêt a lui donner sa vie. Et était bien parti pour le faire soit dit en passant.

Mais ce n'était pas encore assez. La dette du télépathe envers ces deux la était impossible a combler. Ces deux étudiants exceptionnels avaient réussis a changer a jamais la vision du monde d'un criminel drogué a la souffrance.


Non, il ne voulait pas mourir, il était trop tôt. Karisu se devait d'exister aussi longtemps que possible, au moins pour rembourser l'immense dette qu'il avait, vis a vis de ses deux amis.
Le télépathe arracha son bras de la main glacée qui l'agrippait. Il détourna son regard de la lumière, autrefois rassurante, désormais aveuglante. Karisu s'accrocha de toutes ses forces, lutta sans relâche, insultant la mort elle même. Elle ne le prendrait pas.

Il vivrait.
                                                               

***

Karisu ouvrit doucement des paupières. C'était difficile. Il força ses yeux a s'adapter a la lumière, l'un après l'autre. Il commençait enfin a distinguer ce qu'il y avait autour de lui. Il se redressa, difficilement et scruta les alentours. C'était une chambre d’hôpital. Il jeta un coup d’œil aux équipements médicaux autour de lui. Tout avait l'air normal. Karisu était heureux. Il avait survécu. Le télépathe regarda ses bras en faisant la moue. Son bras gauche était simplement attelé, mais recouvert de points de sutures. Son bras droit, lui était plâtré jusqu'au doigts. Karisu pensa instantanément a tout un tas de choses de la vie quotidienne qui allaient devenir un enfer. Comment ferait t-il pour « camper » dans la ville basse dans ces conditions ? Le criminel pensa a une façon d'enlever le plâtre, mais se ravisa instantanément, Lilou serait capable de le décapiter pour moins que ça surtout au vu de ses talents en médecine. Le télépathe frissonna. Non c'était une mauvaise idée.
Il reposa doucement sa tête sur son oreiller et fixa le plafond. Il s'était vraiment mis dans un sale état tout de même. Il sourit et palpa son torse mécaniquement, a la recherche de ses cigarettes. C'était bien évidemment inutile. Il jeta donc un coup d’œil a l'horloge situé en face de son lit. Une infirmière entra dans la chambre. C'était une petite blonde aux yeux bleus très coquette, a la voix douce et rassurante.

« Oh ! Vous êtes réveillé ? Vous avez eu une sacré chance, votre opération s'est passé a merveille. Vous pouvez remerciez la personne qui s'est occupé de vous avant l'arrivée des secours, le pansement qu'elle vous a fait au thorax vous a clairement sauvé la vie. D'ailleurs un certain Klaus est venu vous rendre visite, mais vous n'étiez pas encore conscient. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas a nous le faire savoir.»

« Je vous remercie. » lui répondit prestement le criminel avant de replonger dans ses pensées, tandis que l'infirmière quittait la chambre.

« Sauvé la vie... C'est assez drôle d'aller sauver quelqu'un, pour finalement être celui qui doit être sauvé. Klaus est venu me voir ? Ils sont impressionnants ces deux la » pensa Karisu, avant de se rendormir


***

Karisu était éveillé quand Lilou et Klaus vinrent lui rendre visite. Lilou pénétra en trombe dans la chambre et se plaça aux cotés du télépathe, trépignante. Klaus se rapprocha lui aussi, visiblement très content

"Kari ! On a une nouvelle à t'annoncer !" s'écria la jeune femme, pendant que Klaus acquiesçait.

Karisu profita du fait que Lilou était assise près de lui pour analyser son visage. En excluant ce si joli sourire ce visage était encore assez abîmé, mais la jeune femme semblait être en pleine forme. Elle semblait surexcité, prête a annoncer une grande nouvelle. L'homme au cheveux incandescent en profita pour jeter un coup d’œil a Klaus. Il semblait lui aussi être en pleine forme. Karisu souffla, soulagé.

"Nous te ramenons à la maison. Avec Klaus nous avons décidés que tu vivrais dorénavant chez nous. Et ce n'est pas une question !"  Commença, Lilou, encore plus souriante

"Exactement, dorénavant, chez nous sera chez toi. Il vaut mieux pour toi que tu aies un vrai toit sous lequel dormir. Tu dois en avoir marre des ruelles et des bâtiments en ruine à ciel ouvert. C'est certes très joli, mais pas très confortable !" continua Klaus avant d'éclater de rire.

Le visage de Karisu s'illumina. En plus d'avoir de fidèles amis, il avait désormais un toit. Le même toit qu'eux qui plus est ! Une larme de joie coula le long de la joue du criminel. Il l'essuya aussi discrètement que prestement. Il serra la personne la plus proche de lui, c'est a dire Lilou, dans ses bras cassés avec précaution.

« Merci infiniment vous deux. Bon je vous prévient, vu l'état de mes bras je vais pas être super facile a vivre au début. Et bordel, je cuisine super mal ! » ajouta Karisu avant d'éclater de rire.

Une infirmière pénétra dans la chambre. C'était la même que celle qui s'était occupé du télépathe a son réveil.

" Voici les papiers de sortie avec ordonnance de médicaments et soins à faire. " dit l'infirmière visiblement gênée d'avoir interrompu les retrouvailles.

Karisu lâcha Lilou, qui partit signer les papier de sorties. Il se redressa, sauta du lit, et remarqua qu'il portait l'une des horribles tenues de l'hopital. Son costume était imbibé de sang, sa chemise déchiré. Ce n'était pas très grave, il enfila ces vêtements pour le moment. Ils passeraient par un magasin de vêtements sur le retour. De toute façon, Le télépathe souhaitait se refaire une garde-robe.
Il s'approcha de son ami Klaus.

« L'infirmière m'a prévenue que t'es venu me voir hier. Merci beaucoup. » lui dit le télépathe avant de prendre son ami dans les bras.

« Bon faut qu'on rejoigne Lilou » rajouta Karisu en mettant fin a l'accolade.

Klaus et Karisu rejoignirent donc Lilou, qui venait de finir de signer les papiers concernant Karisu. Elle lui fit également part du traitement qu'il aurait a suivre.

« Tout ça ?! Bordel, je vais pas assumer. 2 mois d'immobilisation et de la Kiné ?! » Karisu commença a tourner de l’œil avant de s’asseoir en tailleur sur le sol en se laissant tomber et en croisant les bras, l'air bougon

Sur ce, le trio récemment formé, était désormais officialisé. Rien ne pourrait arrêter une équipe aussi soudée.

Karisu quitta donc l’hôpital avec ses amis en direction de sa nouvelle demeure. Arrivé a l'extérieur, il sortit sa fameuse boîte métallique et et son briquet. Il s'alluma une cigarette.

« Promis je ne fumerais pas a l'intérieur. » Rajouta t-il avant d'éclater de rire.
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MessageSujet: Re: " Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu]

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" Je serais vôtre" [PV Klaus+Karisu]

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