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Un rendez vous à l'improviste. [PV Alphée Keegan]

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❝ LOCALISATION : Ville basse de Laurel.
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MessageSujet: Un rendez vous à l'improviste. [PV Alphée Keegan] Mer 31 Mai - 14:38

La nuit était tombée depuis fort longtemps. Le bungalow était totalement calme, d'un silence assourdissant. Karisu ouvra doucement ses paupières, l'une après l'autre. Décidément, les mauvaises habitudes avaient la vie dure. Impossible pour le criminel de retrouver un cycle de sommeil normal. Il était allongé, torse nu sur le canapé.Il se redressa et regarda ses bras avec insistance.

Il commença par jeter un rapide coup d’œil a son membre plâtré. Ce plâtre était un gros handicap pour le droitier qu'était Karisu. Il effleura la matière rugueuse de ce sarcophage blanc avec les doigts endoloris de sa main gauche. Son autre bras, encore recouvert de points de suture et de pansements imbibés de désinfectant, lui faisait assez mal. Ce qui toutefois semblait relativement logique, cela faisait tout juste deux jours qu'il avait quitté l’hôpital et que Lilou et Klaus l'avait invité a vivre chez eux.

Le télépathe sauta sur ses pieds et jeta un coup d’œil a l'horloge surplombant le salon. Il était deux heures du matin. Ses deux amis devaient dormir a poings fermés.
Karisu retourna la pile de vêtements qui se trouvaient sur la table basse en face lui. Il y piocha un bas et une veste de costume noirs , ainsi qu'une chemise d'un blanc éclatant. Il enfila le pantalon, non sans peine, en manquant de tomber plusieurs fois, a cause de ses bras invalides.

« Fais chier... » chuchota t-il

Il passa ensuite son bras gauche dans l'une des manches de la chemise blanche, puis son bras plâtré, avec plus de difficultés. Cependant, le vêtement disposait de manches larges, judicieusement choisies, et le plâtre finit par passer, au bout d'une lutte acharnée.
Karisu soupira et commença a enfiler sa veste de costume. Son bras gauche passa une fois de plus sans encombre, mais les manches serrées du costume ne laissaient pas passer le plâtre cette fois.

Karisu pesta de nouveau et commença a tirer sur la manche a l'aide de bras gauche. Une vive douleur l'interrompit. Ses pansements commençaient a se teinter de rouge.

« Pas de veste pour ce soir. Merde. Je crois que j'ai ré-ouvert mes plaies. »

Le télépathe frissonna. Lilou allait le tuer au moment ou elle verrais l'état de ses pansements. Il retroussa ses manches, boutonna la chemise aux trois quarts et ébouriffa ses cheveux d'un bref passage de la main. Il ramassa sa canne-rapière qui était allongée sur le sol, a coté du canapé.

Il se dirigea ensuite vers la cuisine et y ramassa son briquet ainsi que sa petite boite métallique contenant ses cigarettes.

Karisu ouvrit doucement la porte du bungalow et la referma sans faire le moindre bruit. C'était une magnifique nuit dégagée, les étoiles scintillaient tels un millier de lanternes blafardes, a la lumière du croissant de lune. Karisu alluma sa cigarette en s'asseyant sur le palier et leva les yeux au ciel, pris d'un sentiment de nostalgie, mêlé a une certaine tristesse. Il prit une longue inspiration sur la petite clope, qui s'embrasa dans un joli spectacle ardent éclairant momentanément la scène d'une faible lueur mourante.

Karisu se releva. Impossible de se rendormir. Il allait se balader un peu. Il se dirigea hors de l'établissement. Oui il allait visiter le centre ville cette nuit. C'était un quartier qui lui était très peu familier après tout.

Le télépathe marchait nonchalamment dans les rues de Laurel, laissant derrière lui un sillage de brouillard albâtre. Cela faisait un petit moment qu'il marchait, il allait bientôt atteindre la grande place de Laurel, le cœur du centre ville. Karisu était déjà passé plusieurs fois a cet endroit mais n'avait jamais réellement pris la peine de s'y attarder. Perdu dans ses pensées, absent et oisif, le criminel percuta quelqu'un sur le trottoir.

« Hé ! Regarde ou tu va l'handicapé. T'excuse surtout pas enfoiré. »

Le télépathe sortit de sa torpeur.

« Désolé, c'est pas la politesse qui t'étouffe toi en tout cas. »

Karisu s’apprêta a continuer son chemin, mais se retourna quelques instant pour jeter un bref coup d’œil ce malpoli énergumène Il semblait être assez jeune.. Il avait l'air louche. Très louche. Il était totalement vêtu de noir, et une capuche recouvrait son visage, laissant échapper quelques mèches de cheveux. Seulement un détail était assez troublant. Ses vêtements étaient parsemés de trous de différentes tailles. Ce n'était pas de l'usure, les trous étaient trop nombreux et nets pour cela.

Pour être fixé sur la nature de l'homme, Karisu utilisa brièvement sa télépathie.

« Vite, il faut que je retourne dans la ville basse. J’espère que je n'ai pas éveillé les soupçons de ce connard. »

L'intuition de Karisu s'avérait être bonne. Cet homme avait quelque chose a se reprocher.

« Et toi. Pas si vite. Faut qu'on parle. » lança t-il a l'intention de l'homme encapuchonné.

Celui ne se retourna même pas et commença a s'enfuir en courant. Karisu partit instantanément dans ses traces.

«Oh bordel, je déteste quand on me fais courir. Et je peut pas le neutraliser tout de suite. Faut quand même que je sache ce qu'il a fait. »

Les deux individus couraient a un rythme soutenu.A travers les rues de la ville, en direction du centre. Cette course poursuite était effrénée,  les deux participants slalomaient entre les poteaux et obstacles divers. Karisu sourit, cela lui rappelait ses nuits dans la ville basse, il avait eu raison de sortir ce soir la.

Le télépathe rattrapait peu a peu le malpoli. L'écart se réduisait. Karisu pouvait de nouveau revoir ces si étranges trous qui parsemaient les vêtements de l'homme sur l'entièreté de son corps.

Le télépathe s'apprêtait a lui bondir dessus, quand l'homme fit un soudain écart a gauche pour s'engager dans une ruelle moins éclairé. Karisu s'y engagea a son tour, mais avec un léger temps de retard.  Le malpoli avait pris un peu d'avance, et n'était plus dans le champs de vision du télépathe.

« Merde faut que j'accélère ! Il va me semer sinon. »

Karisu sprinta, avant de ralentir, découvrant que cette ruelle n'était autre chose qu'une simple impasse. Le jeune homme était cerné, il aurait désormais a répondre de ses actes.

Le télépathe commençait peu a peu a discerner le malpoli, au milieu de l’obscurité. Mais quelque chose clochait véritablement. Le fuyard était au sol, immobile, tassé dans un coin au fond de l'impasse. Il était la, recroquevillé sur lui même en sanglotant.

« J'ai rien demandé moi ! Laissez moi tranquille! Je veut juste rentrer chez moi  Vous m'avez fait peur. »

Quel changement soudain d'attitude. Ce jeune homme rustre et malpoli montrait des signes de faiblesses, lui qui semblait si confiant. Et si, ce jeune homme n'était qu'une âme en perdition, enfermée dans la solitude et la souffrance. Il venait de la ville basse, cela n'aurait pas été si étonnant.

Karisu était perplexe mais accorda tout de même sa confiance au jeune homme.. Il avait bien fait de ne pas lui cramer la cervelle d'entrée de jeu,  cela n'aurait eu, pour seul effet que de rajouter une victime inutile, une nouvelle erreur, a la si longue liste dont Karisu disposait.. Lilou serait fière de lui sans aucun doute .Il s'approcha doucement et amicalement du jeune homme.

« Du calme, je ne te veut aucun mal petit. » dit-il d'un ton rassurant.

Karisu s'agenouilla tout près du jeune homme a quelques centimètres de lui. Il commença a poser amicalement une main sur son épaule pour le réconforter. Le criminel eut a peine le temps d'apercevoir le rictus maléfique qui venait de se dessiner sur le visage du jeune homme.
Des pointes blanches, d'apparence calcaires sortirent  du corps du malpoli. Ces pointes d’à peu près soixante centimètres de long, transperçaient désormais Karisu de toutes part. Le criminel toussa violemment.

Son bras plâtré était transpercé a quatres endroits différents. Son bras gauche lui était transpercé au poignet, et deux fois au milieu de l'avant bras.
La chemise blanche du télépathe s'imprégnait peu a peu de sang. Son abdomen était également touché.

« Argh. Ce salaud m'a bien eu. En temps normal, je l'aurais anéanti d'entrée de jeu. Quel con. C'est quoi ce don ?! »

L'homme porc-épic riait aux éclats. Il commença a faire grandir les pointes bloquées dans le bras droit de Karisu. Elles passèrent au travers du plâtres avec une force et une aisance inouïe. Le criminel grimaça de douleur. Il utilisa instantanément sa télépathie afin de découvrir l'origine de ce don.

« Je vais lui transpercer le cœur avec mes Os !!! »

Ses Os ?! Ce type utilisait ses os comme armes. Karisu tremblota d'excitation, quel don fabuleux !
Sans se poser la moindre question supplémentaire, le télépathe utilisa son choc cauchemardesque sur le jeune homme. Celui se mit a hurler de douleur, emprisonné dans les plus sombres cauchemars de Karisu. Les pics se retirèrent instantanément, dans une effusion de sang. Le porc-épic était désormais inconscient.

L'homme aux cheveux incandescents posa ses mains au sol. La douleur était insoutenable. Ses bras récemment réparés le faisait atrocement souffrir. Le télépathe craignait de devoir repasser sur le billard. Mais ce qu'il craignait le plus n'était autre que le courroux de ses amis. Mais qu'auraient t-ils fait a sa place ? Il avait tenté de bien agir cette fois.
Il se releva péniblement. Il piocha une cigarette dans sa poche et l'alluma prestement. Il devait rentrer au Bungalow, et ce immédiatement.
Certes, Lilou allait lui passer un sacré savon, mais au moins, elle le soignerait. Karisu se dirigea hors de la ruelle quand un bruit qu'il ne connaissait que trop bien l'interpella.

« Des sirènes de polices ?! Merde, il viennent sûrement pour ce type. Que faire, leur dire que je suis un héros et que je vient de l'arrêter ? Impossible, ils risquent de se renseigner sur moi. Et même si je leur donne une fausse identité, il vont regarder la manière dont j'ai éliminé ce type et reconnaître mon modus operandi. Ma seule solution est de fuir, a la manière d'un type louche blessé, recouvert de sang. »

Karisu éclata de rire. Oui cela semblait être un très bon plan. Le criminel déboula a toute vitesse hors de la ruelle. Les policiers, qui s'étaient garés non loin commencèrent a se ruer sur lui.

« Au nom de la loi je vous ordonne de vous arrêter. ! Nous allons faire usage de la force !»

Karisu ne se retourna même pas, et continua de courir. Il allait bientôt se retrouver sur la grande place. Les policiers qui le suivaient de quelques centaines de mètres firent demi tour afin d'utiliser leurs véhicule.Ils étaient 5, a deux voitures. Karisu n'avait aucune chance de leur tenir tête, surtout dans l'état qu'il était. Il augmenta donc son rythme de course, afin de distancer les policiers.

Cependant, les blessures et leurs conséquences rattrapèrent Karisu, et ce, bien plus vite que les policiers n'auraient pu le faire. A cause de son augmentation de rythme cardiaque, Karisu perdait beaucoup de sang. Il ne pourrait pas fuir éternellement, il devait trouver une cachette.

Karisu était arrivé près de la grande place, il fit une petite pause et scruta les alentours. Un détail attira son attention. Une fenêtre, sur une façade de ce qui pourrait d'apparenter a un bâtiment lambda était grande ouverte. Sans réfléchir, Karisu se précipita vers cette fenêtre, et y entra en vérifiant que personne ne l'avait vu rentrer. Il s'écroula au sol après l'avoir enjambées, ensanglanté et a bout de souffle.

« J'espère que les gens qui habitent ici dorment, sinon je suis cuit. »

Le télépathe fut pris de sueur froides. Qui pouvait bien laisser sa fenêtre ouverte en pleine nuit de la sorte, a part quelqu'un d'éveillé ?

Les sirènes se rapprochaient.... Peu importe, il allait rester la. Et neutraliser les habitants de cet endroit, si il le fallait.
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MessageSujet: Re: Un rendez vous à l'improviste. [PV Alphée Keegan] Jeu 29 Juin - 10:50


Un rendez-vous à l'improviste.

Au moment où c'était le plus effroyable, un rire de démon, un rire qu'on ne peut avoir que lorsqu'on n'est plus homme, éclata sur le visage livide du prêtre.
Karisu & Alphée

Un enfant. Tu voyais un enfant. Puis, une île. Tu voyais un enfant sur une île. Tu n’arrivais pas à voir si c’était une fille ou un garçon. Tu étais trop loin et l’enfant était jeune, trop jeune pour que tu puisses le distinguer. La seule chose que tu pouvais voir, c’était son ombre qui volait à côté d’elle. Qui s’amusait avec elle tout en ricanant. Pourquoi rigolait-elle ?
Puis, tu voyais d’autres enfants. Tu voyais beaucoup d’autres enfants. Tu voyais aussi des cadavres. Des cadavres d’enfants. Certains étaient même des squelettes. Quand tu remarquas ça, l’ombre te remarqua et fonça vers toi. Elle entra en toi. Tu te réveillas en hurlant, transpirant de sueur froide.

Il était plus de minuit quand tu te réveillas en sursaut. Tu détestais ça. Dans ces moments-là, tu détestais ton don. Parce que oui, tu remarquas rapidement que ce n’était pas un simple rêve, mais la manifestation de ton don, de l’évolution de ton don. Tu venais de te réveiller avec des écritures sur ton bras gauches. Pendant que tu dormais, tu venais d’écrire une nouvelle berceuse mortelle. Mais contrairement aux autres, celle-ci te fis l’effet d’une douche froide. Tu ne supportais pas de voir un enfant blessé et voir ces cadavres, tu ne le supportais pas. Même si ton rêve était en rapport avec un conte, qu’il était la manifestation d’une nouvelle partition pour ton pouvoir, tu n’arrivais pas à faire la part des choses. Les rêves pour ce don étaient bien trop réels.

Tu décidas donc de te prendre une tasse de thé avec quelques biscuits et de descendre dans ton bureau pour faire un peu le vide dans ta tête. Tu en avais besoin. C’en était devenu un besoin vital. Tu t’installas donc dans ton bureau, ouvrit la fenêtre pour que tu puisses respirer tranquillement. Quand tu étais dans ton bureau, tu te rendis compte que tu avais oubli un truc très important pour ta pause : un livre. Tu repartis donc dans ton appartement, à l’étage pour en choisir un. Pour couper avec ton rêve, tu pris un roman policier. Un bon thriller pour te changer les idées.

Toujours en haut, tu entendis les sirènes de police. Un autre crime venait d’être commis. En entendant ces sirènes, tu soupiras légèrement. Tu regardas ton avant-bras aussi. Tu n’avais pas besoin de mémoriser cette partition. L’avantage de ce don, c’était qu’il te permettait de mémoriser les berceuses mortelles d’un seul coup d’œil. La partition était inscrite dans ton don, dans tes doigts. Tu soupiras une seconde fois. Si ton don était utile pour ton travail, cette dernière vision te fit réfléchir sur certaines choses. Tu avais bien changé depuis la fin de tes études. Tu étais devenue une femme utile pour la ville, pour ses habitants. Et pourtant, tu semblais perdue. Une sensation bizarre qui t’habitas en descendant les escaliers. Mais à ce moment-là, tu entendis un bruit venant de ton bureau. Tu posas ta tasse doucement et tu partis chercher ton arme.

Si certains pensaient prendre une batte de baseball ou un révolver, toi, tu pris ta flûte traversière. De tout ce qu’il y avait dans cette maison, c’était l’arme la plus dangereuse entre tes mains. Tu avançais doucement, tout doucement. Tu serrais fortement ta flûte dans tes mains.

«Est… est-ce qu’il y a quelqu’un ? », demandes-tu en hésitant. On entendait presque ta voix trembler. « Je… je sais qu’il y a quelqu’un. J’ai… je vous ai entendu. », ajoutes-tu en te dirigeant délicatement vers ton bureau. Ta flûte était près de ta bouche. Tu étais prête à jouer pour neutraliser l’intrus.
© Grey WIND.
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MessageSujet: Re: Un rendez vous à l'improviste. [PV Alphée Keegan] Dim 9 Juil - 17:23

La tête du pauvre télépathe tournait atrocement, son cerveau était pris comme dans un immense essoreur a salade. Il était au sol, assis et adossé contre le mur, a l'abri des regards pouvant provenir de la fenêtre située juste au dessus de sa tête. Les sirènes de polices projetaient des ombres dansantes, tantôt bleutées, tantôt rougeâtres sur le mur d'en face. Le criminel empoignait fortement sa canne en tentant malgré lui de maîtriser son souffle, comme sa douleur. La tâche était relativement ardue.

D'un coup, le visage perlant d'énormes gouttes de sueur du télépathe se leva, et ses yeux se dirigèrent en direction du plafond. Des bruits de pas. Il y avait quelqu'un a l'étage de cet appartement.

"Fais chier... C'était prévisible. Bon imaginons toutes les possibilités. Si la personne qui habite ici est dotée, et qu'elle a potentiellement un moyen de me résister, je suis mort. Impossible de me battre dans mon état actuel. Si c'est un simple citoyen, ce qui me semble bien plus plausible, je le met dans un léger coma, puis je part." pensa le criminel

L'escrimeur blessé jeta un coup d’œil a sa chemise teinté de rouge.

"Allez, je ne peut pas être si malchanceux que ça ? Il n' y aurait que dans le scénario d'un film ou le criminel se jetterait volontairement dans la maison d'un doté hein ?" tenta de se rassurer Karisu.

Soudain les bruits de pas commencèrent a se rapprocher peu a peu. Ils devenaient de plus en distincts. Un pas régulier, légèrement nonchalant. La personne a l'origine de ceux-ci n'avait pas encore remarqué la présence de Karisu, ou feignait magistralement de ne pas l'avoir remarqué. L'excitation gagnait peu a peu le télépathe. Sa main tremblait sur le pommeau en bois de sa canne. Il tira doucement sa rapière vers l'arrière de manière a la sortir de la canne. La lame crissait légèrement avant de se retrouver totalement sortie, prête a l'usage.

Des escaliers. Quelqu'un descendait des escaliers. Soudain Karisu fut pris de vertiges, et sa rapière tomba lourdement au sol, dans un fracas métallique.

"Merde !" chuchota t-il avant de ramasser son arme.

Les pas venaient de s'éloigner, avant de revenir, cette fois beaucoup moins sereins que ceux qui était auparavant perceptibles a l'étage.

"Aucun, doute, on m'a remarqué... Plus qu'a croiser les doigts."

"L’hôte" de Karisu descendait doucement les escaliers, d'une allure méfiante. Puis une voix s'éleva.

«Est… est-ce qu’il y a quelqu’un ? » demanda une voix de jeune femme, au ton peu rassuré.

Karisu acquiesça, même si personne ne pouvait le voir.

« Je… je sais qu’il y a quelqu’un. J’ai… je vous ai entendu. » Rajouta la jeune femme.

Le Télépathe était tiraillé entre plusieurs alternatives. Que devait-il faire ? Neutraliser immédiatement la jeune femme, au risque de lui laisser de potentielles séquelles, attendre, ou tout simplement....signaler sa présence. Les cheveux de Karisu commencèrent a se mouvoir, remplissant la pièce d'une lueur violette. Il souriait.

"Oui, il y a en effet quelqu'un chez vous. Je me nomme Karisu Ryuketsu, désolé j'ai un peu tâché votre appartement, je me suis.... réfugié chez vous. Je ne compte pas rester bien plus longtemps, juste le temps de reprendre mon souffle et de nettoyer tout ce sang, a la limite." avoua Karisu a travers l'esprit de la jeune femme

Karisu rengaina sa rapière puis se releva a l'aide de sa canne. Il sortit une cigarette de sa boite, et l'alluma avec son fameux Zippo. Il s'adossa a la fenêtre, avant de prendre une grande inspiration et de cracher la fumée dehors, en attendant la jeune femme.

Qu'allait-elle faire, le laisser en vie, le tuer ? Peu importe, cette fois ci Karisu pensait avoir fait le bon choix. Cette soirée n'était qu'un enchaînement de bon choix. Lilou serait probablement très fier de lui. Le premier choix s'était très mal passé a cause de cette volonté de se comporter comme un héros, comment se déroulerait le second ? Karisu attendait désormais la réponse a cette question,
légèrement amusé, en fumant.
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Un rendez vous à l'improviste. [PV Alphée Keegan]

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