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Un rendez vous à l'improviste. [PV Alphée Keegan]

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❝ LOCALISATION : Ville basse de Laurel.
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MessageSujet: Un rendez vous à l'improviste. [PV Alphée Keegan] Mer 31 Mai - 14:38

La nuit était tombée depuis fort longtemps. Le bungalow était totalement calme, d'un silence assourdissant. Karisu ouvra doucement ses paupières, l'une après l'autre. Décidément, les mauvaises habitudes avaient la vie dure. Impossible pour le criminel de retrouver un cycle de sommeil normal. Il était allongé, torse nu sur le canapé.Il se redressa et regarda ses bras avec insistance.

Il commença par jeter un rapide coup d’œil a son membre plâtré. Ce plâtre était un gros handicap pour le droitier qu'était Karisu. Il effleura la matière rugueuse de ce sarcophage blanc avec les doigts endoloris de sa main gauche. Son autre bras, encore recouvert de points de suture et de pansements imbibés de désinfectant, lui faisait assez mal. Ce qui toutefois semblait relativement logique, cela faisait tout juste deux jours qu'il avait quitté l’hôpital et que Lilou et Klaus l'avait invité a vivre chez eux.

Le télépathe sauta sur ses pieds et jeta un coup d’œil a l'horloge surplombant le salon. Il était deux heures du matin. Ses deux amis devaient dormir a poings fermés.
Karisu retourna la pile de vêtements qui se trouvaient sur la table basse en face lui. Il y piocha un bas et une veste de costume noirs , ainsi qu'une chemise d'un blanc éclatant. Il enfila le pantalon, non sans peine, en manquant de tomber plusieurs fois, a cause de ses bras invalides.

« Fais chier... » chuchota t-il

Il passa ensuite son bras gauche dans l'une des manches de la chemise blanche, puis son bras plâtré, avec plus de difficultés. Cependant, le vêtement disposait de manches larges, judicieusement choisies, et le plâtre finit par passer, au bout d'une lutte acharnée.
Karisu soupira et commença a enfiler sa veste de costume. Son bras gauche passa une fois de plus sans encombre, mais les manches serrées du costume ne laissaient pas passer le plâtre cette fois.

Karisu pesta de nouveau et commença a tirer sur la manche a l'aide de bras gauche. Une vive douleur l'interrompit. Ses pansements commençaient a se teinter de rouge.

« Pas de veste pour ce soir. Merde. Je crois que j'ai ré-ouvert mes plaies. »

Le télépathe frissonna. Lilou allait le tuer au moment ou elle verrais l'état de ses pansements. Il retroussa ses manches, boutonna la chemise aux trois quarts et ébouriffa ses cheveux d'un bref passage de la main. Il ramassa sa canne-rapière qui était allongée sur le sol, a coté du canapé.

Il se dirigea ensuite vers la cuisine et y ramassa son briquet ainsi que sa petite boite métallique contenant ses cigarettes.

Karisu ouvrit doucement la porte du bungalow et la referma sans faire le moindre bruit. C'était une magnifique nuit dégagée, les étoiles scintillaient tels un millier de lanternes blafardes, a la lumière du croissant de lune. Karisu alluma sa cigarette en s'asseyant sur le palier et leva les yeux au ciel, pris d'un sentiment de nostalgie, mêlé a une certaine tristesse. Il prit une longue inspiration sur la petite clope, qui s'embrasa dans un joli spectacle ardent éclairant momentanément la scène d'une faible lueur mourante.

Karisu se releva. Impossible de se rendormir. Il allait se balader un peu. Il se dirigea hors de l'établissement. Oui il allait visiter le centre ville cette nuit. C'était un quartier qui lui était très peu familier après tout.

Le télépathe marchait nonchalamment dans les rues de Laurel, laissant derrière lui un sillage de brouillard albâtre. Cela faisait un petit moment qu'il marchait, il allait bientôt atteindre la grande place de Laurel, le cœur du centre ville. Karisu était déjà passé plusieurs fois a cet endroit mais n'avait jamais réellement pris la peine de s'y attarder. Perdu dans ses pensées, absent et oisif, le criminel percuta quelqu'un sur le trottoir.

« Hé ! Regarde ou tu va l'handicapé. T'excuse surtout pas enfoiré. »

Le télépathe sortit de sa torpeur.

« Désolé, c'est pas la politesse qui t'étouffe toi en tout cas. »

Karisu s’apprêta a continuer son chemin, mais se retourna quelques instant pour jeter un bref coup d’œil ce malpoli énergumène Il semblait être assez jeune.. Il avait l'air louche. Très louche. Il était totalement vêtu de noir, et une capuche recouvrait son visage, laissant échapper quelques mèches de cheveux. Seulement un détail était assez troublant. Ses vêtements étaient parsemés de trous de différentes tailles. Ce n'était pas de l'usure, les trous étaient trop nombreux et nets pour cela.

Pour être fixé sur la nature de l'homme, Karisu utilisa brièvement sa télépathie.

« Vite, il faut que je retourne dans la ville basse. J’espère que je n'ai pas éveillé les soupçons de ce connard. »

L'intuition de Karisu s'avérait être bonne. Cet homme avait quelque chose a se reprocher.

« Et toi. Pas si vite. Faut qu'on parle. » lança t-il a l'intention de l'homme encapuchonné.

Celui ne se retourna même pas et commença a s'enfuir en courant. Karisu partit instantanément dans ses traces.

«Oh bordel, je déteste quand on me fais courir. Et je peut pas le neutraliser tout de suite. Faut quand même que je sache ce qu'il a fait. »

Les deux individus couraient a un rythme soutenu.A travers les rues de la ville, en direction du centre. Cette course poursuite était effrénée,  les deux participants slalomaient entre les poteaux et obstacles divers. Karisu sourit, cela lui rappelait ses nuits dans la ville basse, il avait eu raison de sortir ce soir la.

Le télépathe rattrapait peu a peu le malpoli. L'écart se réduisait. Karisu pouvait de nouveau revoir ces si étranges trous qui parsemaient les vêtements de l'homme sur l'entièreté de son corps.

Le télépathe s'apprêtait a lui bondir dessus, quand l'homme fit un soudain écart a gauche pour s'engager dans une ruelle moins éclairé. Karisu s'y engagea a son tour, mais avec un léger temps de retard.  Le malpoli avait pris un peu d'avance, et n'était plus dans le champs de vision du télépathe.

« Merde faut que j'accélère ! Il va me semer sinon. »

Karisu sprinta, avant de ralentir, découvrant que cette ruelle n'était autre chose qu'une simple impasse. Le jeune homme était cerné, il aurait désormais a répondre de ses actes.

Le télépathe commençait peu a peu a discerner le malpoli, au milieu de l’obscurité. Mais quelque chose clochait véritablement. Le fuyard était au sol, immobile, tassé dans un coin au fond de l'impasse. Il était la, recroquevillé sur lui même en sanglotant.

« J'ai rien demandé moi ! Laissez moi tranquille! Je veut juste rentrer chez moi  Vous m'avez fait peur. »

Quel changement soudain d'attitude. Ce jeune homme rustre et malpoli montrait des signes de faiblesses, lui qui semblait si confiant. Et si, ce jeune homme n'était qu'une âme en perdition, enfermée dans la solitude et la souffrance. Il venait de la ville basse, cela n'aurait pas été si étonnant.

Karisu était perplexe mais accorda tout de même sa confiance au jeune homme.. Il avait bien fait de ne pas lui cramer la cervelle d'entrée de jeu,  cela n'aurait eu, pour seul effet que de rajouter une victime inutile, une nouvelle erreur, a la si longue liste dont Karisu disposait.. Lilou serait fière de lui sans aucun doute .Il s'approcha doucement et amicalement du jeune homme.

« Du calme, je ne te veut aucun mal petit. » dit-il d'un ton rassurant.

Karisu s'agenouilla tout près du jeune homme a quelques centimètres de lui. Il commença a poser amicalement une main sur son épaule pour le réconforter. Le criminel eut a peine le temps d'apercevoir le rictus maléfique qui venait de se dessiner sur le visage du jeune homme.
Des pointes blanches, d'apparence calcaires sortirent  du corps du malpoli. Ces pointes d’à peu près soixante centimètres de long, transperçaient désormais Karisu de toutes part. Le criminel toussa violemment.

Son bras plâtré était transpercé a quatres endroits différents. Son bras gauche lui était transpercé au poignet, et deux fois au milieu de l'avant bras.
La chemise blanche du télépathe s'imprégnait peu a peu de sang. Son abdomen était également touché.

« Argh. Ce salaud m'a bien eu. En temps normal, je l'aurais anéanti d'entrée de jeu. Quel con. C'est quoi ce don ?! »

L'homme porc-épic riait aux éclats. Il commença a faire grandir les pointes bloquées dans le bras droit de Karisu. Elles passèrent au travers du plâtres avec une force et une aisance inouïe. Le criminel grimaça de douleur. Il utilisa instantanément sa télépathie afin de découvrir l'origine de ce don.

« Je vais lui transpercer le cœur avec mes Os !!! »

Ses Os ?! Ce type utilisait ses os comme armes. Karisu tremblota d'excitation, quel don fabuleux !
Sans se poser la moindre question supplémentaire, le télépathe utilisa son choc cauchemardesque sur le jeune homme. Celui se mit a hurler de douleur, emprisonné dans les plus sombres cauchemars de Karisu. Les pics se retirèrent instantanément, dans une effusion de sang. Le porc-épic était désormais inconscient.

L'homme aux cheveux incandescents posa ses mains au sol. La douleur était insoutenable. Ses bras récemment réparés le faisait atrocement souffrir. Le télépathe craignait de devoir repasser sur le billard. Mais ce qu'il craignait le plus n'était autre que le courroux de ses amis. Mais qu'auraient t-ils fait a sa place ? Il avait tenté de bien agir cette fois.
Il se releva péniblement. Il piocha une cigarette dans sa poche et l'alluma prestement. Il devait rentrer au Bungalow, et ce immédiatement.
Certes, Lilou allait lui passer un sacré savon, mais au moins, elle le soignerait. Karisu se dirigea hors de la ruelle quand un bruit qu'il ne connaissait que trop bien l'interpella.

« Des sirènes de polices ?! Merde, il viennent sûrement pour ce type. Que faire, leur dire que je suis un héros et que je vient de l'arrêter ? Impossible, ils risquent de se renseigner sur moi. Et même si je leur donne une fausse identité, il vont regarder la manière dont j'ai éliminé ce type et reconnaître mon modus operandi. Ma seule solution est de fuir, a la manière d'un type louche blessé, recouvert de sang. »

Karisu éclata de rire. Oui cela semblait être un très bon plan. Le criminel déboula a toute vitesse hors de la ruelle. Les policiers, qui s'étaient garés non loin commencèrent a se ruer sur lui.

« Au nom de la loi je vous ordonne de vous arrêter. ! Nous allons faire usage de la force !»

Karisu ne se retourna même pas, et continua de courir. Il allait bientôt se retrouver sur la grande place. Les policiers qui le suivaient de quelques centaines de mètres firent demi tour afin d'utiliser leurs véhicule.Ils étaient 5, a deux voitures. Karisu n'avait aucune chance de leur tenir tête, surtout dans l'état qu'il était. Il augmenta donc son rythme de course, afin de distancer les policiers.

Cependant, les blessures et leurs conséquences rattrapèrent Karisu, et ce, bien plus vite que les policiers n'auraient pu le faire. A cause de son augmentation de rythme cardiaque, Karisu perdait beaucoup de sang. Il ne pourrait pas fuir éternellement, il devait trouver une cachette.

Karisu était arrivé près de la grande place, il fit une petite pause et scruta les alentours. Un détail attira son attention. Une fenêtre, sur une façade de ce qui pourrait d'apparenter a un bâtiment lambda était grande ouverte. Sans réfléchir, Karisu se précipita vers cette fenêtre, et y entra en vérifiant que personne ne l'avait vu rentrer. Il s'écroula au sol après l'avoir enjambées, ensanglanté et a bout de souffle.

« J'espère que les gens qui habitent ici dorment, sinon je suis cuit. »

Le télépathe fut pris de sueur froides. Qui pouvait bien laisser sa fenêtre ouverte en pleine nuit de la sorte, a part quelqu'un d'éveillé ?

Les sirènes se rapprochaient.... Peu importe, il allait rester la. Et neutraliser les habitants de cet endroit, si il le fallait.
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MessageSujet: Re: Un rendez vous à l'improviste. [PV Alphée Keegan] Jeu 29 Juin - 10:50


Un rendez-vous à l'improviste.

Au moment où c'était le plus effroyable, un rire de démon, un rire qu'on ne peut avoir que lorsqu'on n'est plus homme, éclata sur le visage livide du prêtre.
Karisu & Alphée

Un enfant. Tu voyais un enfant. Puis, une île. Tu voyais un enfant sur une île. Tu n’arrivais pas à voir si c’était une fille ou un garçon. Tu étais trop loin et l’enfant était jeune, trop jeune pour que tu puisses le distinguer. La seule chose que tu pouvais voir, c’était son ombre qui volait à côté d’elle. Qui s’amusait avec elle tout en ricanant. Pourquoi rigolait-elle ?
Puis, tu voyais d’autres enfants. Tu voyais beaucoup d’autres enfants. Tu voyais aussi des cadavres. Des cadavres d’enfants. Certains étaient même des squelettes. Quand tu remarquas ça, l’ombre te remarqua et fonça vers toi. Elle entra en toi. Tu te réveillas en hurlant, transpirant de sueur froide.

Il était plus de minuit quand tu te réveillas en sursaut. Tu détestais ça. Dans ces moments-là, tu détestais ton don. Parce que oui, tu remarquas rapidement que ce n’était pas un simple rêve, mais la manifestation de ton don, de l’évolution de ton don. Tu venais de te réveiller avec des écritures sur ton bras gauches. Pendant que tu dormais, tu venais d’écrire une nouvelle berceuse mortelle. Mais contrairement aux autres, celle-ci te fis l’effet d’une douche froide. Tu ne supportais pas de voir un enfant blessé et voir ces cadavres, tu ne le supportais pas. Même si ton rêve était en rapport avec un conte, qu’il était la manifestation d’une nouvelle partition pour ton pouvoir, tu n’arrivais pas à faire la part des choses. Les rêves pour ce don étaient bien trop réels.

Tu décidas donc de te prendre une tasse de thé avec quelques biscuits et de descendre dans ton bureau pour faire un peu le vide dans ta tête. Tu en avais besoin. C’en était devenu un besoin vital. Tu t’installas donc dans ton bureau, ouvrit la fenêtre pour que tu puisses respirer tranquillement. Quand tu étais dans ton bureau, tu te rendis compte que tu avais oubli un truc très important pour ta pause : un livre. Tu repartis donc dans ton appartement, à l’étage pour en choisir un. Pour couper avec ton rêve, tu pris un roman policier. Un bon thriller pour te changer les idées.

Toujours en haut, tu entendis les sirènes de police. Un autre crime venait d’être commis. En entendant ces sirènes, tu soupiras légèrement. Tu regardas ton avant-bras aussi. Tu n’avais pas besoin de mémoriser cette partition. L’avantage de ce don, c’était qu’il te permettait de mémoriser les berceuses mortelles d’un seul coup d’œil. La partition était inscrite dans ton don, dans tes doigts. Tu soupiras une seconde fois. Si ton don était utile pour ton travail, cette dernière vision te fit réfléchir sur certaines choses. Tu avais bien changé depuis la fin de tes études. Tu étais devenue une femme utile pour la ville, pour ses habitants. Et pourtant, tu semblais perdue. Une sensation bizarre qui t’habitas en descendant les escaliers. Mais à ce moment-là, tu entendis un bruit venant de ton bureau. Tu posas ta tasse doucement et tu partis chercher ton arme.

Si certains pensaient prendre une batte de baseball ou un révolver, toi, tu pris ta flûte traversière. De tout ce qu’il y avait dans cette maison, c’était l’arme la plus dangereuse entre tes mains. Tu avançais doucement, tout doucement. Tu serrais fortement ta flûte dans tes mains.

«Est… est-ce qu’il y a quelqu’un ? », demandes-tu en hésitant. On entendait presque ta voix trembler. « Je… je sais qu’il y a quelqu’un. J’ai… je vous ai entendu. », ajoutes-tu en te dirigeant délicatement vers ton bureau. Ta flûte était près de ta bouche. Tu étais prête à jouer pour neutraliser l’intrus.

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MessageSujet: Re: Un rendez vous à l'improviste. [PV Alphée Keegan] Dim 9 Juil - 17:23

La tête du pauvre télépathe tournait atrocement, son cerveau était pris comme dans un immense essoreur a salade. Il était au sol, assis et adossé contre le mur, a l'abri des regards pouvant provenir de la fenêtre située juste au dessus de sa tête. Les sirènes de polices projetaient des ombres dansantes, tantôt bleutées, tantôt rougeâtres sur le mur d'en face. Le criminel empoignait fortement sa canne en tentant malgré lui de maîtriser son souffle, comme sa douleur. La tâche était relativement ardue.

D'un coup, le visage perlant d'énormes gouttes de sueur du télépathe se leva, et ses yeux se dirigèrent en direction du plafond. Des bruits de pas. Il y avait quelqu'un a l'étage de cet appartement.

"Fais chier... C'était prévisible. Bon imaginons toutes les possibilités. Si la personne qui habite ici est dotée, et qu'elle a potentiellement un moyen de me résister, je suis mort. Impossible de me battre dans mon état actuel. Si c'est un simple citoyen, ce qui me semble bien plus plausible, je le met dans un léger coma, puis je part." pensa le criminel

L'escrimeur blessé jeta un coup d’œil a sa chemise teinté de rouge.

"Allez, je ne peut pas être si malchanceux que ça ? Il n' y aurait que dans le scénario d'un film ou le criminel se jetterait volontairement dans la maison d'un doté hein ?" tenta de se rassurer Karisu.

Soudain les bruits de pas commencèrent a se rapprocher peu a peu. Ils devenaient de plus en distincts. Un pas régulier, légèrement nonchalant. La personne a l'origine de ceux-ci n'avait pas encore remarqué la présence de Karisu, ou feignait magistralement de ne pas l'avoir remarqué. L'excitation gagnait peu a peu le télépathe. Sa main tremblait sur le pommeau en bois de sa canne. Il tira doucement sa rapière vers l'arrière de manière a la sortir de la canne. La lame crissait légèrement avant de se retrouver totalement sortie, prête a l'usage.

Des escaliers. Quelqu'un descendait des escaliers. Soudain Karisu fut pris de vertiges, et sa rapière tomba lourdement au sol, dans un fracas métallique.

"Merde !" chuchota t-il avant de ramasser son arme.

Les pas venaient de s'éloigner, avant de revenir, cette fois beaucoup moins sereins que ceux qui était auparavant perceptibles a l'étage.

"Aucun, doute, on m'a remarqué... Plus qu'a croiser les doigts."

"L’hôte" de Karisu descendait doucement les escaliers, d'une allure méfiante. Puis une voix s'éleva.

«Est… est-ce qu’il y a quelqu’un ? » demanda une voix de jeune femme, au ton peu rassuré.

Karisu acquiesça, même si personne ne pouvait le voir.

« Je… je sais qu’il y a quelqu’un. J’ai… je vous ai entendu. » Rajouta la jeune femme.

Le Télépathe était tiraillé entre plusieurs alternatives. Que devait-il faire ? Neutraliser immédiatement la jeune femme, au risque de lui laisser de potentielles séquelles, attendre, ou tout simplement....signaler sa présence. Les cheveux de Karisu commencèrent a se mouvoir, remplissant la pièce d'une lueur violette. Il souriait.

"Oui, il y a en effet quelqu'un chez vous. Je me nomme Karisu Ryuketsu, désolé j'ai un peu tâché votre appartement, je me suis.... réfugié chez vous. Je ne compte pas rester bien plus longtemps, juste le temps de reprendre mon souffle et de nettoyer tout ce sang, a la limite." avoua Karisu a travers l'esprit de la jeune femme

Karisu rengaina sa rapière puis se releva a l'aide de sa canne. Il sortit une cigarette de sa boite, et l'alluma avec son fameux Zippo. Il s'adossa a la fenêtre, avant de prendre une grande inspiration et de cracher la fumée dehors, en attendant la jeune femme.

Qu'allait-elle faire, le laisser en vie, le tuer ? Peu importe, cette fois ci Karisu pensait avoir fait le bon choix. Cette soirée n'était qu'un enchaînement de bon choix. Lilou serait probablement très fier de lui. Le premier choix s'était très mal passé a cause de cette volonté de se comporter comme un héros, comment se déroulerait le second ? Karisu attendait désormais la réponse a cette question,
légèrement amusé, en fumant.
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MessageSujet: Re: Un rendez vous à l'improviste. [PV Alphée Keegan] Mar 15 Aoû - 12:57


Un rendez-vous à l'improviste.

Au moment où c'était le plus effroyable, un rire de démon, un rire qu'on ne peut avoir que lorsqu'on n'est plus homme, éclata sur le visage livide du prêtre.
Karisu & Alphée

Cette soirée ressemblait à un film d’horreur. Le genre de film que tu détestais à cause de ces scènes gores, pleines de sang à en vomir. Tu détestais ce genre de film et pourtant, tu pensais que tu allais en vivre un. Quelqu’un venait d’entrer dans ton cabinet. Ce lieu qui était sacré. Ce lieu qui contenait tous tes dossiers sur tes patients. Ce lieu qui contenait toutes les preuves de tes crimes. Un lieu qu’aucune personne ne pouvait pénétrer sans ton autorisation. Et pourtant, une personne venait de le faire. Cet acte commençait à te faire paniquer. Pourquoi cette personne était venue dedans ? Que cherchait-elle ? Alors que tu t’avançais doucement, tu fis remarquer à la personne que tu savais qu’elle était là et qu’elle n’avait pas à se planquer. Et alors que tu t’attendais à un silence ou à un autre bruit, tu fus surprise d’entendre une voix dans ta tête.

Elle disait qu’elle s’appelait Karisu Ryuketsu. Ce nom te semblait d’origine japonaise. Il s’excusa de s’être introduit chez elle et il était même prêt à nettoyer le sang. A ce mot, tu écarquillas légèrement les yeux. Cette personne était blessée ou elle portait le sang de quelqu’un d’autre ? De ce que tu comprenais de sa phrase, c’était lui qui était blessé. Blessé ou non, tu ne supportais pas qu’on entre dans ton cabinet. Ta peur se transforma en méfiance. Tu ne connaissais pas cette personne et il pouvait très bien faire semblant. Tu ne pouvais donc pas lui faire confiance. Sans rien dire, tu pris ta flûte et tu commenças à jouer une partition. Cette personne allait regretter d’être entrée dans l’antre du démon

Marchant doucement dans la pièce pour voir l’inconnu, tu le vis allonger. Il était pris dans ton piège. Cela allait être la première fois que tu allais tuer une personne chez toi, dans ton cabinet.


******************


Le pouvoir d’Alphée a la capacité d’envoyer l’âme de n’importe qui dans un monde parallèle au notre, avec un détail près qui change. Ce, ou plutôt ces détails permettent de comprendre où la victime est et surtout, de donner une clef pour en sortir vivant.

Te voilà donc dans un monde identique au tien, mais sans personne. A ton arrivé, tu entends une voix neutre qui te récite un poème. Ce poème ressemble à des instructions pour survivre à ce battlegame.

« Bienvenue à toi, Ô jeune aventurier,
Dans ce monde, te voilà ici prisonnier.
Si tu ne veux pas périr de la main du dominateur,
Je te conseille d’être fort observateur.

Ici, tu trouveras des indices pour sortir,
Toutefois, tu n’auras pas beaucoup de temps pour déguerpir.
Seulement dix minutes tu auras,
Ou le Roi viendra pour toi

Si tu es observateur ou chanceux,
De ce monde, tu partiras heureux.
Si ton savoir ou ta chance sont lacunaires
Tu dormiras dans un sac mortuaire.

La clef de ta sortie est le titre d’une histoire
Qui est faite pour être entendu dans le noir
D’une enfant à la peau blanche
Vivant avec sept mioches. »

Les éléments qui vont changer sont : l'apparition d'un pommier avec d'une femme enchaînée dessus sur la grande place, d'un convoi funéraire à cheval dans le centre ville, des oiseaux qui chantent, des animaux qui se promènent dans les rues.

******************

Cette soirée ressemblait à un film d’horreur. Le genre de film que tu détestais à cause de ces scènes gores, pleines de sang à en vomir. Tu détestais ce genre de film et pourtant, tu savais que tu allais en vivre un.

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MessageSujet: Re: Un rendez vous à l'improviste. [PV Alphée Keegan] Ven 25 Aoû - 12:59

Karisu attendait patiemment, accoudé contre la fenêtre du cabinet. La nuit noire, immobile, le vent inexistant, donnait a cette fenêtre une allure de majestueux tableau vitré. Le sang de Karisu tombait dans un goutte a goutte particulièrement rapide, si bien que le blanc cassé du rebord de ce "tableau" se teintait peu a peu d'un rouge mobile et dégoulinant,épais comme de la gouache,contrastant avec l'immobilité de la ville.

Les pas s'était totalement arrêtés. Plus aucun bruit ne demeurait également dans la maison. Pourquoi, pourquoi tout était si silencieux ? Karisu était comme sourd, l'esprit confus a cause de sa perte de sang.
Mécaniquement, il continuait de fumer. Il en était capable a moitié mort, par simple réflexe, donc également a moitié conscient. Le cerveau embrumé, admirant cette douce fumée embuée s'envoler, le télépathe se perdait une fois de plus dans ses sombres pensées, bien plus noires que ses poumons usés par le tabac.

Un bruit de souffle aigu vint interrompre les pensées du télépathe. Il tourna la tête en direction du bruit. Le bruit aigu donna suite a des notes. Un enchaînement aussi effrayant que mélodieux. Une flûte a n'en point douter. Soudain, Karisu vacilla, il perdait connaissance. Il laissa échapper sa cigarette par la fenêtre. Le mégot tomba lourdement sur le béton grisâtre du trottoir, en envoyant virevolter une nuées de cendres flamboyantes.
L'escrimeur tenta tant bien que mal de se rattraper, mais sa tête heurta le rebord de la fenêtre. Le choc fut violent, produisant un fort bruit sourd.

Un second bruit, plus fort vint ponctuer de sa rythmique, tel des percussions, la macabre mélodie dont Karisu était la proie. Ce n'était autre que le bras droit du télépathe, plâtré, qui venait de s'écraser lui aussi sur le sol.

Il était désormais étendu par terre, totalement inconscient, tandis que son sang continuait de ruisseler, moins vite qu'auparavant.
                                                                     

***


Les paupières du télépathe s'ouvrirent doucement, par à-coups irréguliers et douloureux. Il aurait certainement voulu ne plus jamais les rouvrir. Il commença a s’asseoir en s'appuyant sur son bras plâtré. Relever son torse était particulièrement éprouvant et fatiguant, si bien que Karisu grimaça. Une fois assis, il ébouriffa ses cheveux roux d'un bref passage de main, puis il commença a chercher sa canne. Elle n'était visiblement pas a portée de main.

« Bordel, je me suis évanoui. Je me pensais bien plus fort que ça pourtant... »

Le télépathe posa un genou a terre, et commença a se relever péniblement. Ses bras le faisait atrocement souffrir, il tremblait. Il examina un moment les alentours des ses yeux mi-clos. Il s’écarquillèrent instantanément. Son pouls s'accéléra.

Il était encore dans l’appartement dans  lequel il s'était introduit. Mais... Mais ou était passé son occupante ?

« Il y a quelqu'un ! Et vous ! Je vous ai entendue tout a l'heure ! »

Aucune réponse. Un silence de mort.

«Bon. Si tu te cache, tu a bien conscience que je finirai par te trouver tôt ou tard hein ? »
Toujours aucune réponse. Un silence encore plus assourdissant. Enfin, plus pour longtemps. Une voix d'une neutralité inhumaine, vint percer son esprit. Cette voix...
                                   


                                   « Bienvenue à toi, Ô jeune aventurier, 
                                       Dans ce monde, te voilà ici prisonnier. 
                                 Si tu ne veux pas périr de la main du dominateur,
                                         Je te conseille d’être fort observateur.

                                       Ici, tu trouveras des indices pour sortir, 
                      Toutefois, tu n’auras pas beaucoup de temps pour déguerpir.
                                        Seulement dix minutes tu auras, 
                                            Ou le Roi viendra pour toi

                                        Si tu es observateur ou chanceux, 
                                        De ce monde, tu partiras heureux. 
                                    Si ton savoir ou ta chance sont lacunaires
                                      Tu dormiras dans un sac mortuaire. 

                               La clef de ta sortie est le titre d’une histoire
                                Qui est faite pour être entendu dans le noir
                                      D’une enfant à la peau blanche 
                                         Vivant avec sept mioches. »

« Hein ? Qui, qui vient de me parler la ? Hé ho ! Je te parle Mons... euh Madam.... Enfin bref quoi que soit tu, te fous pas de ma gueule ! »

Karisu commençai a perdre patience. Il vit sa canne allongée contre le mur en dessous de la fenêtre. Elle avait roulé pour finir sa course contre le mur quand il était tombé. Il fonça sur celle ci avant, de dégainer sa lame dans un strident bruit de métal frotté. Il commença a courir dans l'appartement, quand un bruit l'interpella.

Des oiseaux. Une multitude d'oiseaux chantaient... En pleine nuit. Karisu arrêta tout mouvement..

« Quoi ?...  Ok je me barre d'ici, cet appartement est vraiment trop bizarre.» s'exclama t-il en riant.

Il se dirigea vers la fenêtre pour sortir de cet appartement, qui n'était autre que l'antre du diable quand il fut pris de stupeur. Deux écureuils le fixaient, assis sur le rebord. Ils ne bougeaient pas, ils n'avaient aucune peur de lui. Le télépathe s'approcha doucement des deux rongeurs au poil brun et soyeux. Ils étaient magnifiques, presque beaucoup trop beaux et propres pour être vrais.

« Euh... Ça va vous deux ? Vous pouvez vous écartez que je passe ? »

Les Écureuils le regardait avec d'autant plus d'insistance, en tournant légèrement la tête sur le coté.

« Bordel, pourquoi je parle a des écureuils moi ? Allez barrez vous ! » Dit-il en s'approchant des deux rongeurs. Ils ne réagissaient pas. Il penchèrent juste leur tête de l'autre coté ,cette fois.

« Ok, j'ai compris, vous vous moquez de moi en fait ? Bon.... »

Karisu, se mit a trembler de colère. Un immonde sourire vint illuminer son visage suivi d'une effusion de sang.
Il venait de lancer un estoc éclair dans un des deux écureuils. Il pendait de façon macabre au bout de la rapière d'Eristos, totalement inanimé, le yeux écarquillés. Il décrocha la dépouille et a lança sur le second écureuil.

« Je déteste me répéter. » Dit-il en enjambant la fenêtre.

Il se retourna une dernière fois vers l'écureuil restant. Il était a coté de la dépouille de l'autre rongeur. Une horrible tristesse pouvait se lire sur son « visage » d'écureuil.

« C'est pas possible... J'hallucine. Nan j'dois rêver la. » dit il en se pinçant du plus fort qu'il pouvait.

Il ne rêvait pas. C'était bien pire que ça. Karisu tomba au sol, de stupeur. Les rues étaient bondés d'animaux de la forêt. Des biches, des cerfs, des écureuils, des lapins, des ratons laveurs, des oiseaux en tout genre.... Il marchaient tous, l'air paisible.

« Bon... Je... Putain de merde, je suis ou la. Le message au début disait donc vrai ? Je suis coincé dans ce monde bizarre. Il ressemble pourtant pas mal au nôtre. A l’exception près, qu'il n'y a pas un putain de zoo qui se ballade dans les rues ! »

Il se frappa le crâne a l'aide de la paume de la main.

« Souviens toi, souviens toi... Le titre d'une histoire, le titre d'une histoire... Oh la la... »

Le télépathe s'allongea, dépité.

Sept minutes, il restait sept minutes.
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MessageSujet: Re: Un rendez vous à l'improviste. [PV Alphée Keegan] Mer 13 Sep - 11:40


Un rendez-vous à l'improviste.

Au moment où c'était le plus effroyable, un rire de démon, un rire qu'on ne peut avoir que lorsqu'on n'est plus homme, éclata sur le visage livide du prêtre.
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En effet, il ne te reste plus que 7 minutes. Un chiffre qui se met à résonner dans la ville. C’est comme si tu entendais la cloche crier « 7 » « 7 » quand tu entends les tic-tacs de chaque horloge, montre, … tout objet en rapport avec l’heure.

Quand tu parcours la ville, en plus des animaux de la forêt, tu peux rencontrer des hommes. Enfin plutôt un homme. Il est grand et musclé (il ressemble à Gaston dans le film la belle et la bête si tu veux plus de détail). De là où tu es, tu ne peux pas voir trop de détail. Mais tu te rends compte qu’il a les cheveux plutôt foncés et surtout, qu’il a un fusil à la main. Il ne semble pas spécialement dangereux, il semble plutôt chercher quelque chose.

Si tu comptes t’approcher de lui, tu peux observer que son visage n’est pas dessiné. Il a juste des formes quelconques pour lui donner un visage humanoïde. Et si tu comptes aller lui parler, il n’aura qu’un seul mot à la bouche « la tuer, je dois la tuer. Il faut que je la retrouve pour la tuer, ma reine me l’a demandé. ».

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MessageSujet: Re: Un rendez vous à l'improviste. [PV Alphée Keegan] Ven 20 Oct - 12:54


Un rendez-vous à l'improviste.

Au moment où c'était le plus effroyable, un rire de démon, un rire qu'on ne peut avoir que lorsqu'on n'est plus homme, éclata sur le visage livide du prêtre.
Karisu & Alphée

La musique avait une place importante dans ta vie. Elle rythmait ton travail, ton humeur, tes sentiments. La musique animait tes journées, tes minutes, tes heures. Sans elle, tu ne pouvais rien faire. C’était surement pour cette raison que ton pouvoir était lié à elle. Tu l’aimais tellement qu’elle avait fini par te prendre d’affection, vouloir te protéger. Ce raisonnement était sans doute faux, erroné, mais c’était ce que tu te disais. Depuis petite, tu possédais ce don et depuis petite, elle te protégeait. Il te suffisait de prendre ta flûte, cette partie de toi et de t’exprimer pour te sauver. Une sensation qui faisait que tu savais que ce que tu voulais faire comme métier. La parole était le salue de l’âme. Même si au début, tu reniais cette partie de toi, parce qu’elle te faisait comprendre que tu étais en partie humaine, tu appris à l’aimer, le chérir comme le bien le plus précieux que tu avais. Ton don, la musique, était la seule chose qui te permettait de te protéger, mais aussi de protéger les autres. Et aujourd’hui, en ce soir, c’était toi qu’elle protégeait.

Même si cette personne ne semblait pas mauvaise, elle osait pénétrer dans ton sanctuaire, dans ton cocoon. Personne n’avait le droit d’y entrer. Personne n’avait la permission d’y entrer sans ton accord. Et cet homme avait franchis l’interdit. Une chose que tu ne pouvais pas accepter. Mise à part toi, seul tes patients y avaient l’autorisation. Ils étaient l’exception. La seule exception. Alors que tu jouais, tu le regardais. Il était allongé, par terre. Tu ne savais pas ce qui s’y passait, mais dans les trois quarts des cas, la personne ne se réveillait pas. Très peu de patients arrivaient à revenir à eux, à connaitre un début de bonheur. Une situation qui te tracassait. Normalement, tu utilisais ce précieux, ce présent pour ceux qui le méritaient, ceux que tu voulais sauver. Pas des personnes comme lui. Il n’était pas ta priorité. Tu arrêtas donc de jouer. Tu le laissais un peu de temps, le temps qu’il reprenne ses esprits. De ce que tu savais, il avait dû frôler la mort. Il était à quelques minutes du compte à rebours.

« Je… je sais pas qui vous êtes mais je vous conseille de partir, maintenant. », dis-tu, la voix légèrement tremblante. « Si dans 5 minutes, vous êtes pas partis, je réutilise mon pouvoir. », ajoutes-tu en posant tes lèvres sur ton instrument.

Tu comptais les secondes. Tes partitions, ta musique étaient belles, le son de la flûte traversière avait toujours été ton point faible. Tu voyais que l’homme commençait à partir. Il regardait seulement si personne n’était pas dans la rue. A ce moment-là, tu te demandais si les sirènes de police n’étaient pas pour lui. Si c’était le cas, c’était une raison de le faire partir. Il allait t’attirer des ennuis, trop d’ennuis…. Heureusement pour toi, la raison était une vertu chez cet inconnu. Tu le vis donc partir et tu profitas de son départ pour fermer la fenêtre. Plus jamais tu l’ouvrirais quand tu bosserais le soir. Plus jamais.

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Un rendez vous à l'improviste. [PV Alphée Keegan]

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