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La genèse d'une vie de merde ft.Osvaald

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❝ LOCALISATION : dans la rue
❝ POINTS : 80

MessageSujet: La genèse d'une vie de merde ft.Osvaald Sam 1 Juil - 20:07


01 juillet 2018.

Dire que j'étais méfiante et craintive était un euphémisme. Ma dernière expérience avait réussi à ruiner le peu de confiance et de stabilité que j'avais si durement acquis. Je jetais toujours des regards inquiets derrière moi, longeant les murs et évitant le plus possible les coins et ruelles sombres. J'avais toujours une boule au ventre et j'étais toujours sur le qui-vive.

N'ayant plus d'emploi, j'avais fait une croix définitive sur l'idée d'avoir à nouveau une vie rangée et calme. Je n'avais plus de maison non plus. Enfin, plus à moi, je vivais chez Carnage. Sa maison était immense et qu'on le veuille ou non, je ne voulais pas le déranger avec mes problèmes même si nous en avions parlé. Il vaquait à ses occupations, il voulait m'aider mais même si j'étais au bord de la rupture, je refusais de dépendre de lui. Mauvaise idée, j'imagine mais la disparition d'Akainu m'avait profondément marqué.

Heureusement pour moi, Lincoln était la lumière de ma vie. Mon fil d’Ariane sans quoi je serais perdue à jamais et n'aurais pas hésité de me jeter du haut d'un pont. J'avais besoin de donner de l'amour et du temps à mon fils car je ne voulais pas faire comme mes filles : les oublier, tout oublier pendant deux longues années. Je savais que j'avais échoué et je vivrais avec ce fardeau toute ma vie. Mais si ce n'était que cela, ça irait encore...je suis un échec à moi toute seule, regardez-moi...je suis frêle, amaigrie parce que je ne réussis plus à manger correctement, je suis affaiblie par des nuits de cauchemars et d’insomnies, j'ai la peau verte trahissant des pouvoirs. Les dotés sont de plus en plus mal vus à Laurel, les insultes et lancer de fruits fusent de toute part.

« Tuez-moi, s'il vous le voulez. Je n'ai jamais choisi d'être comme ça... »

Mais personne ne voulait m'entendre, personne voulait m'écouter. Raisonner une foule ancrée dans une colère sombre et sûrement justifiée pour certains est impossible. Alors je me cachais, blottis dans les couettes auprès de mon bébé qui m'épuise aussi par l'allaitement. Je partais la nuit, laissant Lincoln auprès de Saturnin et Meknes. Lincoln ne faisait pas ses nuits, lui aussi cauchemardait. Meknes voyait qu'il n'y avait parfois personne auprès de lui au milieu de la nuit. Il comprenait, du moins, je l'espérais.

Mais il arrivait des fois que je me déplaçais la journée pour Lincoln, pour manger. Alors j'essayais de masquer ma peau sous des tonnes de fonds de teint, je masquais mon visage et mes cheveux sous une capuche noire, je ne voulais pas qu'on voit mes cicatrices, j'en avais honte et c'était un souvenir trop frais pour que je puisse répondre à la curiosité de certains.

« ça ferait 150 dollars ma p'tite dame. »

Je sortis une liasse de 500 dollars et en sorti trois billets de 50 dollars.

« Voici...au...au revoir, Monsieur. »

Je ne les avais pas vu moi qui suis d'ordinaire si prudente, je n'avais pas fait attention que quatre bonhommes me suivait. L'un deux me prit dans ses bras et me balança dans une ruelle sombre.

« Hé, passe ton fric ! »

Je me relevais et l'un d'eux m'enleva la capuche.

« Aha, t'as un jolie minois, pourquoi tu le caches ? A cause de la cicatrice sur ton crâne ? Aha »

Je tentais de reprendre ma capuche.

« Fous-moi la paix, connard... »

Le troisième me prit le bras violemment, enlevant au passage de ses doigts du fond de teint.

« Erk, elle a la peau verte !! »

La quatrième faisait le guet.

« Bah bute-la. La nation nous remerciera, aha. »

J'observais rapidement les alentours à la recherche d'une touffe d'herbe, une plante que sais-je. Je repérais alors un pot de fleurs cassé avec un peu de terre proche d'une poubelle. J'avais toujours quelques graines sur moi, mais peut-être pas assez face à trois gaillards pareils. De vrais armoires à glace...De plus, je n'avais plus utilisé mon don depuis des mois. La dernière fois étant en...Égypte. Je frissonnais à cette pensée avant de me concentrer.

« Faites vite quand même ! »

« T'es marrant gros, elle est sûrement dangereuse! »

Je me déplaçais doucement vers le pot en question. Aussi fou que cela puisse paraître, j'étais incapable d'activer des graines sans terre. Il fallait que je mette mes graines dans la terre. Je doutais que balancer des graines au sol, comme cela peut m'arriver pour dissuader des gens, les fasse fuir. Les cons ça ose tout et ça n'a peur de rien.

« Hé ! Bouge pas toi ! »
Un des hommes sorti un couteau.

« Sinon, j'te saigne. »

Je me déplaçais maintenant rapidement vers le pot de fleur et d'une pirouette je me planquais derrière la poubelle et y mit activement les graines dans le pot.

« Bon foutez-moi la paix ou je vais me fâcher !! »

Les quatre hommes se mirent à rire jusqu'à ce que je lance le pot de fleurs au milieu d'eux laissant graines et terres au milieu de débris de terre cuite.

« Quoi, C'est ça ton pouvoir ? Lancer des pots de fleurs ? »

Je sortais de ma cachette prête à en découdre avec le peu de force que j'avais.

« Non, Messieurs. C'est cela. »

De multiples plantes se mélangèrent et grossissaient pour devenir un énorme poing végétal que je dirigeais tant bien que mal pour leur casser les dents. Le guetteur s'enfuyait en voyant ses trois potes à terre et sonné. Je ramassais donc mes affaires et courses pour rentrer chez moi, le plus discrètement possible.

« Pourvu qu'il m'arrive rien d'autres...je suis fatiguée... »
"Foutez-moi la paix."
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❝ LOCALISATION : En train de bosser.
❝ POINTS : 275

MessageSujet: Re: La genèse d'une vie de merde ft.Osvaald Lun 11 Sep - 1:44







Genèse d’une vie de merde
Ft. Neith





Les congés. Probablement le pire moment de la semaine. Forcé à rien faire, et interdit de bosser. En règle générale, je pervenait à rentrer en cachette au boulot, et de faire mes recherches, caché tel un enfant dans les archives, mais depuis plusieurs semaines, quelqu’un m’a balancé. Le DRH m’a surpris et m’a interdit l’accès. Je jure sur mon honneur que je trouverais le traître, et lui ferais payer sa trahison. Elle sera forcée de ranger ce que je sort, et elle en aura pour un moment.

Je me “promenais” donc dans Laurel, dans le quartier Vegga. Même si les rues réstaient peuplées, l’afflux majeur n'arriverait que dans quelques heures. La, c’était plutôt respirable. Lorsque je suis en civil, je suis habituellement armé. Mon dispositif de furtivité est toujours dans ma poche, ainsi que mon pistolet. Mes couteaux dans les bottes, ainsi que ma lunette dans mon sac. Rien d’illégal ici, je dispose d’assez de passe droits, pour posséder une arme semi automatique, mais ce n’est pas pratique. Cette dernière reste chez moi, ou dans mon véhicule. Ma “promenade”, comme toutes les semaines, consistait en une bonne cinquantaine de kilomètres de course, et la, je me dirigeais vers les parcs. Le tout calmement, le but étant plus de m’entretenir, que de me donner du challenge, donc pas de sac lesté cette fois ci.


J’adore courir, en réalité, j’adore surtout toutes les pratiques sportives. De la nage à la course, en passant par le renforcement musculaire. Cela faisait d’ailleurs ,trop longtemps que je n’avais pas nagé, et pourtant, j’aime vraiment ça. Mais si je devais faire un choix entre ciel, terre et flotte, ce serait air. Au bout de plusieurs kilomètres, je me suis arrêté quelques secondes, histoire de boire en plein cagnard. Il faisait très chaud ce jour la, et le but n’était vraiment pas de jouer au kéké.

Tout en dévissant le bouchon, j’ai aperçu une personne assez louche. Très emmitouflée pour la journée, et badigeonnée telle une voiture volée de maquillage. Je l’ai suivie du regard, elle était pressée. Et mes soupçons furent confirmés lorsque je la surpris en train de déballer une liasse, avant de trottiner maladroitement. D’un pas léger, je l’ai suivie une nouvelle fois, à bonne distance. J’ai également remarqué une bande de petites frappes la suivre. La situation avait rapidement dégénérée. La jeune femme avait été prise à partie dans une ruelle. Les menaces fusèrent. Mais sciemment, j’ai décidé de ne pas agir. J'étais certes prêt à faire un tir de sommation en cas d’urgence mais je désirais vraiment voir ce qu’il se passais.

“Une dotée”. Tel étaient les mots qu’ils avaient utilisés. Mes “craintes” n’étaient donc pas infondées. Elle avait quelque chose à cacher, mais ce n’était pas une raison pour la laisser se faire planter, alors j’ai accouru. A peine eu-je le temps de faire une foulée, que de gigantesques plantes se sont abattues sur les malfrats. Tout semblait donc “réglé”. Elle était la, avachie contre le mur, transpirante et essoufflée, baragouinant des mots trop peu forts pour être perçues à cette distance.  Elle à ramassé ses affaires, et est partie dans une autre direction, ne remarquant visiblement pas ma présence, pourtant non dissimulée. Alors j’ai décidé de la suivre.

Une fois de plus, un événement arriva en un éclair. D’une rue parallèle sortait un homme massif, un alien visiblement, qui lui assena un violent coup de barre de fer à l’arrière de la nuque. Elle ne perdit pas connaissance tout de suite, mais elle tituba, faisant tomber ses sacs.  A ce moment la, seul ma rapidité sauva la vie de la jeune inconnue. Mon bras stoppa le second coup in extremis. Dans ma ruade, j’ai bousculé la dotée, qui chuta dans des poubelles, ce qui me permit de l’écarter des hostilités.

“T’es qui toi minus ?! C’est une saloperie qui à blessé mes potes, alors tu te casses ou je t’arrache la tête” cria l’alien, visiblement un klong.

Il était mal habillé, et vraiment peu ragoutant. Il était seul mais armé. Bien que très grand, je n’ai eu aucun mal à le neutraliser. Ses mouvements étaient trop amples pour me mettre en danger. Un balayage, deux coups de pieds et un coup de boule plus tard, ce grand truc était par terre, inconscient. Ce n’était pourtant pas le seul être évanoui dans cette rue.


“C’est embêtant comme situation. Et si je l’emmène à l'hôpital, j’ai l’intime conviction que ça va mal tourner. Pourquoi ça tombe toujours sur moi ce genre de zoufs.” me suis-je dit.


J’ai rapidement évalué les dégâts, rien de grave. Un peu de repos suffirait, il avait mal visé. J’ai donc pris transvasé les courses de la jeune femme dans mon sac, avant de la porter, tel une princesse jusqu'à un hôtel proche. Le quartier Vegga disposait de cette particularité de posséder un hôtel à chaque coin de rue. Et la ruelle en recelait un. Il semblait correct. Je suis entré, avec la femme dans les bras.

L’homme chargé de l’accueil eu un regard mal à l’aise en me voyant entrer de cette manière. Mais pour éviter toutes sortes de problèmes, j’ai sorti une grosse somme. Sans trop compter, j’évaluerais celle ci à 300 dollars. Ce qui était cher payé pour une chambre, mais j’avais les moyens. Il me donna les clés, accompagnées d’un sourire signifiant qu’il avait compris ce que je voulais lui faire comprendre. Quatre étages plus tard, j’ai déposé l’inconnue sur le lit, et je me suis assis, pensif et attentif, face à elle.


© Jawilsia sur Never Utopia

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