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Bercée d'illusions | Nere ♥

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❝ LOCALISATION : Dans la même rue que toi
❝ POINTS : 303

MessageSujet: Bercée d'illusions | Nere ♥ Lun 10 Juil - 15:04


Bercée d'illusions

"Natsukashii" désigne la nostalgie heureuse..., l'instant où le beau souvenir revient à la mémoire et l'emplit de douceur. Vos traits et votre voix signifiaient votre chagrin, il s'agissait donc de nostalgie triste, qui n'est pas une notion japonaise.
Nere & Alphée

Laurel était vraiment une ville particulière : elle était la ville qui recueillait le plus de criminel au mètre carré malgré le nombre de super héros qui y vivait. Surtout que ces héros n’étaient pas des Kick Ass en puissance mais bien de réels héros. Un peu comme des Barman ou des Superman. Comment pouvait-il y avoir autant de criminel ? Plus tu te posais la question, plus une idée émergea en toi : et si c’était les héros qui créaient les criminels ? Après tout, un héros ne peut pas être ce qu’il est, s’il n’y a pas de Némésis, s’il n’y a pas de méchant en face de lui. Comme il ne peut pas avoir d’ombre sans lumière. Une pensée qui te donna quelques frissons. Comment le gouvernement pouvait-il cautionner ça ? Des pensées qui te firent penser que le mal était bien plus profond, bien plus encré dans la société que tu ne le pensais. Un mal qui allait mettre du temps pour être éradiqué. Et plus tu y pensais, plus tu te demandais si ta technique était la bonne : si les criminels étaient le résultat de l’orgueil des héros, ne serait-il pas préférable de s’attaquer à eux, étant plus faible, pour détruire ensuite les héros ? Sans criminels, les héros n’avaient plus de raison d’exister et devenaient eux-mêmes des criminels.

Pour tes recherches personnelles, tu avais décidé de jouer avec quelques brigands. Ton allure de petite fille sage faisait qu’ils tomberaient rapidement dans le panneau. Une petite robe mignonne pour accentuer le côté fragile, des talons pour dire qu’elle ne pourrait pas fuir et un sac à main pas trop grand, mais pas trop petit - pour pouvoir transporter ta flûte - pour te donner un côté nunuche. Cette allure était un appât parfait pour eux. Les truands étaient des abrutis en règle générale. Une bonne paire de cuisse saupoudré de naïveté et le tour était joué. Tu allais pouvoir t’amuser un peu. Et avec un peu de chance, ton piège pour les criminels allait faire apparaitre des héros que tu pourrais soigner en même temps. Tu allais faire d’une pierre deux coups avec ton plan, s’il fonctionnait comme tu le prévoyais. Après tout, personne n’était à l’abri d’une petite complication comme par exemple, l’absence d’héros,  l’intervention d’un super héros plus tôt que prévu ou des criminels bien plus fort et résistant que tu ne le pensais. Mais pour ce dernier, tu n’avais pas spécialement peur. Ton pouvoir était puissant pour les contenir physiquement et ils étaient trop idiots pour trouver l’autre réponse. Te préparant tranquillement chez toi, tu vérifias ta tenue devant le miroir qui se trouvait dans le couloir. La robe était parfaite. Tes talons étaient parfaits aussi. Et la flûte ne sortait pas de ton sac. Ton costume de victime était parfait.

Maintenant que tu étais dehors, tu te demandais où est-ce que tu allais pouvoir t’amuser. Le centre ville était un endroit passe partout pour ce genre d’intervention. Tu étais sûr de trouver des héros et des criminels. Mais ce n’était pas pratique pour ton plan. Il te fallait un endroit où il y avait plus de criminels que d’héros . Ton but premier était de t’attaquer aux criminels et non aux héros. Le centre-ville était donc une idée à supprimer. Le quartier vegga était un bon endroit pour ton jeu. Il y avait beaucoup d’argents et donc, parallèlement, beaucoup de criminels. Qu’ils soient de petites ou de grandes envergures, il y avait des criminels et c’était le seul détail qui t’importait. Malheureusement, le détail de l’argent faisait qu’il y avait aussi beaucoup de civils, beaucoup d’innocents. Tu ne pouvais donc pas travailler dans ces lieux. Les innocents faisaient que tu ne pouvais pas, non plus, travailler dans les vieux quartiers. Il ne te restait plus que la ville basse. Endroit parfait : assez pitoyable pour avoir un taux de criminalité assez haut sans pour autant avoir trop d’innocents ou de héros dans les parages. Tu te dirigeas donc vers ce lieu.

Sur le trajet, tu te rendis compte que ton costume était plus que parfait, beaucoup de personnes te regardaient. Leur regard se traduisait par la question : mais que fait-elle habiller de cette manière dans un lieu pareil ? Un regard qui te satisfaisait. Quand tu arrivas dans la ville basse, les regards se tournèrent toujours vers toi. Mais cette fois-ci, ils ne se posaient pas la question de l’habillement mais plutôt que de qui allait se passer. Entre les regards lubriques et les regards malsains, tu ne savais plus où donner de la tête. Tu ne savais pas qui tu allais prendre dans tes filets en premier. Mais avant que tu puisses te poser une quelconque question, tu remarquas qu’un groupe de trois personnes te suivait. Trois personnes. C’était parfait pour toi. Tu avanças dans une ruelle sombre et étroite, mais pas trop. Tu voulais que les corps soient découverts et que le groupe puisse avancer sur une même ligne. Tu voulais les descendre, les fusiller à l’ancienne. Tu voulais leur couper la tête. Et ce que tu fis.

Des rires sadiques. Une douce mélodie. Et trois têtes tombèrent. Alors que le sang coulait vers le chemin principal, le bruit de tes talons montrait que tu te dirigeais dans la direction opposée. Les hommes étaient des créatures trop naïves pour survivre. Tu te posas ensuite dans un coin tranquille, dans les ténèbres en attendant que d’autres personnes viennent à ta rencontre.

C’était la soirée de la reine de cœur. C’était ta soirée.  


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❝ LOCALISATION : Dans la Forteresse 3MAJ, ou en voyage diplomatique.
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MessageSujet: Re: Bercée d'illusions | Nere ♥ Mer 1 Nov - 16:30



« Bercée d'illusions... »


« Non... Ce n'est pas ça les bas-fond de l'humanité. Je suis sûre qu'ils peuvent faire pire... »

Nere n’était pas très impressionnée par tout ce qu’elle était en train de voir. Les mendiants, les voleurs, les racoleurs, les contrebandiers, et la crasse, toujours la crasse... Lancée à travers les rues dans une démarche autoritaire et cadencée, la dirigeante faisait le tour des quartiers les plus mal famés de la ville de Laurel dans le contexte de sa « pacifique visite diplomatique ».

Une mission qu’elle ne regrettait aucunement et qui ne cessait de lui réserver son lot de surprise, et rien n’était décevant puisque la dirigeante ne s’attendait plutôt à rien. Elle prenait les choses comme elles étaient, sans manquer néanmoins de se dire parfois, lorsqu’elle remarquait quelque chose qu’elle trouvait exécrable : « Et c’est contre un peuple aussi laxiste que nous avons eu des difficultés… »

Au fur et à mesure de sa progression la cheftaine finissait tout de même par sérieusement se demander quand viendrait le moment pour l’un des pauvres ères qu’elle avait croisés de sortir de son coin de mur pour attraper le premier passant venu afin de lui faire la peau, histoire de récupérer ses habits et son argent…

Ah ! Un problème typiquement terrien, ça. Les possessions, cela peut se prendre, mais la compétence et la tranquillité d’esprit, cela ne s’achetait pas. C’était bien vrai car c’était sur cette logique que le monde de Nere fonctionnait, et grâce à ses mesures et à sa volonté de fer, la cheffe suprême menait son peuple vers le droit chemin de la réussite. D’ailleurs elle-même ne pouvait que se sentir comblée par les résultats apportés par tous ses travaux. Elle était sur un véritable petit nuage et ne voyait aucun obstacle obscurcir l’horizon de ses ambitions.

N’est-ce-pas… N’est-ce-pas ?

Certes il y avait quelques impondérables, mais tout ceci était extérieur au contexte auquel la dirigeante était en train de penser. Ce moment d’errance ne dura d’ailleurs pas bien longtemps, car il n’était pas de bon ton de se laisser distraire, et Nere était (bien sûr) toujours prête à l’action et à la réaction, pertinente et réfléchie.

« Elle est pas mal, la pétasse en blond… »

C’est ce qu’un membre d’un groupe d’autochtones se permit de dire tout en jugeant la gouverneure avec un regard torve.

Il était accompagné par plusieurs de ses semblables, à l’instar d’une meute à peu près organisée dans le but de chasser une proie.

A peu près seulement parce que la bande ne s’était pas divisée afin de couper à leur cible toute tentative de fuite. Cela ne changeait pas grand-chose en vérité, mais Nere avait un certain sens de la rigueur en matière d’affrontements ce qui faisait qu’elle savait relever ce genre de petits détails importants.

Elle avait refusé que les forces du gouvernement s’organisent afin de lui garantir vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept une protection de très haut niveau. Elle était assez vieille pour savoir se gérer en toute autonomie. Et surtout, la seule menace que Nere jugeait considérable par ici n’était pas un ennemi originaire de la Terre.

Alors à quoi bon…

Elle n’adressa pas de discours particulier au bandit qui avait cherché à l’insulter avant de se mettre à la menacer. Ce n’était pas nécessaire. A la place elle le laissa venir, une fois qu’elle eut bien fait comprendre à sa garde personnelle qu’il n’était pas question d’intervenir dans cette affaire.

Les combats en équipe n’avaient rien de dégradant, mais si jamais un des Kherrrs présents jugeait que sa dirigeante avait besoin d’assistance sur ce coup-ci, cela aurait été très mal interprété…

Le poing de Nere s’enfonça dans l’estomac du garçon dans un mouvement direct. Un petit pas sur le côté avait permis de créer une ouverture et le bras tendu du malfaiteur fendit l’air avec un couteau papillon, avant de lâcher l’objet sous l’effet de la douleur.

L’assaillant tomba à genoux dans un gargouillis. Il cherchait visiblement à reprendre de l’air et puis il fut emporté par un puissant vomissement. Nere fit bien attention à ce que ses fluides ne viennent pas salir ses bottes. Elle regarda même sa main pour s’assurer que son gant n’avait pas été trop souillé par le contact avec la peau et les vêtements de l’indigène. Ce n’était rien. Elle s’épousseta en jugeant les autres compères.

« Vous ne me semblez pas très au courant des dernières informations… » Commenta Nere alors qu’elle faisait rouler le corps de son ennemi en lui poussant l’épaule du pied.

Le pauvre avait bavé et sali sa veste. Bien fait pour lui.

« Salope ! » Jura un des partenaires du truand parce qu’il fallait bien dire quelque chose.

Une mâchoire, une côte, un poignet et puis le genou. C’est bien ce qu’il fallut pour neutraliser les quatre larrons qui s’étaient lancés dans une attaque coordonnée contre la cheffe suprême.

Celle-ci ordonna à ses camarades de reprendre la route d’un simple mouvement du menton. Il n’était pas nécessaire de s’attarder plus longtemps sur ce spectacle misérable.

La promenade continuait. Nere poursuivait son inspection les sens aux aguets, comme un explorateur dans une forêt dense dont le regard est assailli d’informations diverses, importantes et inutiles.

Cela continua jusqu’à ce que l’extraterrestre finisse par s’arrêter devant un petit filet carmin qui était en train de s’épancher parmi les irrégularités du pavé.

A bien y regarder l’écoulement était plutôt généreux. Nere le suivit du regard encore quelques instants, afin de bien tout comprendre. Et c’est là qu’elle vit les cadavres.

« Voilà, dit-elle à ses alliés, voilà comment on arrange bien des problèmes. Plus de place pour celles et ceux qui en ont besoin et pour celles et ceux qui le méritent. »

Durant sa tirade Nere avait eu l’indifférence du vieux soldat mêlé au professionnalisme du guide touristique patenté. Elle était déjà prête à reprendre la marche. Non pas que ces petits épisodes musclés n’avaient pas été divertissants, mais il y avait une différence entre profiter de ce que l’environnement extérieur avait à nous offrir, et papillonner d’attraction en attraction sans que cela ne résulte en autre chose qu’une triste perte de temps.

La ville basse devait bien receler d’autres choses que des minables et des vieilles affiches… Des boutiques « du quartier », des « petites épiceries »… Le « charme du rustique ». Ce n’était pas ça les installations regrettées par les terriens de cette époque ? Cette manie de considérer comme charmant et intime ce qui relevait du manque de moyens et de la précarité ?
@Eques sur Never-utopia.
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