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Laisse le travail aux professionnels ! [PV Klaus]

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MessageSujet: Laisse le travail aux professionnels ! [PV Klaus] Mar 18 Juil - 16:58

Quartier Vegga, 22h18, toit du casino.

Red Coat profitait d'un champ de vision optimal. Il avait reçu des informations supplémentaires depuis l'appel que lui avait passé Hadès. Sa cible était un démon dénommé Argaddon, il avait sévi durant le moyen-âge où il avait passé des pactes avec des hérétiques qui cherchaient à asseoir leur domination sur une ville d'Espagne. Appréhendé par des inquisiteurs, il en avait massacré une partie avant que l'un d'entre eux n'invoque des forces sacrées pour l'exiler en enfer. Ses capacités comprenaient, entre autres, la possession, le contrôle mental, la dévoration d'âme, le polymorphisme et la pyromancie. Il était associé au péché d'avarice, ce qui faisait qu'il gagnait des forces à proximité de l'argent et des personnes avares.
Cependant, Fried savait aussi que les démons qui avaient fui l'enfer d'Hadès s'étaient matérialisés, ils n'avaient pas besoin de prendre possession d'un humain pour maintenir une quelconque forme physique étant donné que leur corps avait suivi leur esprit dans le monde des vivants. Autrement dit, une balle entre les deux yeux mettrait fin à ses jours comme elle le ferait avec n'importe quel humain.
Le cavalier avait pris ses précautions en choisissant son arme : un fusil anti-matériel chargé avec des munitions perforantes de calibre 50 et équipé d'un trépied et d'une lunette infrarouge. Il ne raterait pas sa cible, il n'en avait pas envie, il savait que les démons pouvaient se montrer relativement puissants, il en avait affronté un en Sicile et s'en était sorti avec des fractures un peu partout sur le corps, et la puissance de feu qu'il déployait était là pour s'assurer que la balle traverse l'éventuelle armure naturelle dont disposaient certaines créatures démoniaques.
Non, ce tir ne devait pas rater, il se mettait en danger rien qu'en étant dans la même zone que sa cible, et s'il la manquait, il pourrait y avoir des morts parmi les civils à cause de la panique occasionnée auprès du démon.

D'après les Ombres, Argaddon venait au moins deux soirs par semaine à l'arrière du casino pour pratiquer des trafics de toutes sortes, notamment d'armes et d'êtres humains, aussi bien en tant qu'acheteur qu'en tant que vendeur. L'échange se déroulait à peu près toujours vers 22h30 et durait entre cinq à dix minutes, ce qui représentait une fenêtre de tir plutôt raisonnable pour Red Coat, surtout en considérant le fait qu'il dispose d'un don décuplant ses capacités de tireur.

Il le voyait, Argaddon, démon avare, déguisé en simple humain, mais reconnaissable à ses cheveux blancs caractéristiques de leur état : des Revenants, pas tout à fait morts, mais loin d'être vivants. Des fantômes et des démons étant devenus corporels en fuyant le monde d'en-dessous. Fried remonta ses lunettes sur son front et plaça son foulard par-dessus son nez. Il avait sa cible dans le viseur, la balle était dans la chambre, elle allait être propulsée à travers le canon et se logerait dans la tête du démon qui s'évaporerait au-delà de la mort. Le cavalier de l'Apocalypse passa lentement son doigt sur la gâchette de l'arme immaculée, couleur caractéristique de ses invocations. Sa respiration ralentit, s'arrêtant presque, il était presque en transe, l'univers n'existait plus autour de lui, il n'y avait que ce qu'il voyait dans sa lunette. Le cours du temps sembla s'estomper. Puis il remarqua quelque-chose du coin de l'oeil. Une silhouette drapée d'une cape blanche se cachait dans l'ombre. Mais qu'est-ce que ce type faisait là ? Il avait l'intention de se faire descendre ?

Fried révoqua son arme, remit ses lunettes à verres teintés, et sauta du toit dans une ruelle adjacente, il contourna l'arrière du casino en sautant par-dessus une impasse et en franchit une autre pour se retrouver dans la même ruelle que le héros inconnu. Arrivant discrètement par derrière, il l'attrapa en pressant sa main contre sa bouche et en lui faisant une clé de bras. Puis le ramena lentement en arrière avant de le relâcher en s'assurant qu'ils n'étaient pas dans le champ de vision d'un quelconque gangster, gangsters dont le 4x4 noir extrêmement cliché venait d'arriver à l'arrière du bâtiment.

-Qui es-tu ? Et qu'est-ce que tu fais là ? Ces types sont extrêmement dangereux, ce n'est pas le moment de tenter de jouer aux héros. Lui chuchota-t-il.
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MessageSujet: Re: Laisse le travail aux professionnels ! [PV Klaus] Mer 19 Juil - 10:05

Klaus rentrait des cours. Ils n'avaient pas été aujourd'hui les plus sympathiques à faire. Il pénétra dans son bungalow pour le voir ... vide. Complètement vide. Trop vide. Il n'en pouvait plus de ce vide, il était devenu insupportable. Certes, Lilou devait être occupée, et reviendrait sûrement plus tard, mais cela ne lui suffirait probablement pas pour le moment. Quant à Karisu ... eh bien disons que Klaus ne savait pas si le mieux serait qu'il revienne ou non, car il n'était absolument pas sûr de comment il réagirait à sa vue. Sans doute serait-il pris d'une rage immense, due à sa fuite incompréhensible alors qu'il faisait ce qu'on lui demandait de faire. Et plus il y pensait, plus il réfléchissait à tout ça, et plus une colère remontait, ressurgissait en lui. Il devait prendre l'air, cela lui ferait du bien.

Il prit son costume, ainsi que sa cruche, et s'apprêta à sortir. Pour ne pas que Lilou s'inquiète il écrit : "Je vais patrouiller en ville. Je ne sais pas quand je reviendrai. Sans doute tard dans la soirée. Guten Abends."

Il sortit au pas-de-course de la SUP, et se promena en ville, prêt à la moindre action. Il le fallait, sinon il allait craquer. Pourvu que quelque chose essaye de se passer, et qu'il arrive au bon moment. Une très bonne occasion pour se défouler sur quelqu'un. Klaus eut un début de rictus qu'il réprima de suite. Il s'arrêta.

"Nan mais qu'est-ce qu'il t'arrive, Klaus ? Tu vas quand même pas devenir un fou furieux à cause de lui ? Contrôle-toi, Arschloch !"

Il se gifla, et continua, s'efforçant de penser à autre chose.

A force de marcher, plusieurs heures étaient passées, et il était 22h. Il chercha où il s'était retrouvé. Le quartier Vegga, près du casino. Mais ... quelque chose se passait. Herr Strom apercevait un groupe d'individus en noir, qui avaient l'air très louche.

Il se cacha dans une ruelle, et tenta de les écouter, prêt à l'action au moindre signe de danger. Heureusement, sa cruche était pleine. Au sens littéral comme figuré. Il attendait, attendait, et ...

Une main se passa dans sa bouche, et il sentait son bras se tendre douloureusement, il ne comprenait absolument pas se qui se passait.

"Qui es-tu ? Et qu'est-ce que tu fais là ? Ces types sont extrêmement dangereux, ce n'est pas le moment de tenter de jouer aux héros." lui chuchota son potentiel ravisseur.

Étonnamment, sa voix lui disait quelque chose ... mais qui était-il ? Klaus chercha dans sa mémoire, sur-analysant presque ce qu'il entendait. Il avait un accent bavarois, mais il n'avait pas vu de bavarois, sauf ...

"Professeur Holzmann ?" essaya-t-il de prononcer à travers la main de son interlocuteur.


Dernière édition par Klaus Sokovitch le Mer 19 Juil - 15:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Laisse le travail aux professionnels ! [PV Klaus] Mer 19 Juil - 15:32

Cette voix étouffée... elle lui rappelait quelqu'un... en plus l'accent allemand n'était pas si répandu que ça dans la région.

-Sokovitch ?! Demanda-t-il silencieusement.

Fried était partagé entre l'inquiétude et la frustration. Il ne pouvait pas se permettre de mettre en danger un élève, ça serait une faute impardonnable. Mais en même temps, Klaus représentait clairement une gêne dans l'opération de ce soir. Qui plus est, il n'allait probablement pas le laisser agir et tuer comme ça, de ce qu'en savait Fried, son élève avait un sens aiguë de l'héroïsme. Il avait trop réfléchi, il fallait agir, au moins pour les retenir ici.

-Klaus, s'il-te-plaît, je ne peux pas t'expliquer ce qui se passe, mais tu dois partir, il est plus que probable qu'il y ait des morts.

Il l'analysa de la tête aux pieds. Décidément, ce costume était ridicule au possible, mais la personne qui le portait était loin de l'être. L'assassin se ravisa, ça ne servait à rien de lui dire ça, il avait une raison de plus pour rester maintenant...
Il risqua un coup d'oeil en direction des trafiquants, puis pointa Argaddon du doigt pour le montrer à Klaus, tout en restant au maximum dans l'ombre.

-Je sais que tu vas rester maintenant que je t'ai dit ça, alors j'aurais besoin que tu me rendes un petit service : ce type est ma cible, c'est un démon majeur, il n'est pas censé être ici, il faut donc que je l'élimine...

Il plaça ses mains devant lui et des filaments d'énergie blanche apparurent de nulle part. L'invocation prit progressivement forme, se matérialisant dans les mains du Cavalier, pour former un FAMAS intégralement blanc. Red Coat soupesa l'arme, regarda dans la mire pour s'habituer à viser avec l'arme, et retira la sécurité.

-Il se nomme Argaddon, il peut briser des blocs de béton en appuyant dessus avec son pouce, maîtrise le feu et peut prendre possession de ton corps et de ton esprit si tu n'y es pas préparé. Quant aux autres, ce sont de simples humains, mais ils sont armés et probablement bien entraînés, tout ce que je te demande, c'est de faire en sorte qu'ils ne me gênent pas dans mon combat.

Il se retourna pour estimer la hauteur des bâtiments, et, juste avant de sauter entre les murs pour atteindre un toit il lui annonça :

-Mais surtout, tu dois survivre...

Une fois au sommet d'un petit immeuble, il sentit la pluie commencer à tomber, suivie par quelques coups de vent. L'échange était en train de se conclure, les hommes faisaient rentrer des caisses métalliques tandis qu'Argaddon serrait la main de celui qui semblait être leur chef.
L'averse s'intensifiait, Fried savait que son élève pourrait abuser du phénomène météorologique à l'aide de son don pour maîtriser leurs adversaires. Red Coat se tenait prêt à sauter, il attendait simplement la diversion de Klaus.
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MessageSujet: Re: Laisse le travail aux professionnels ! [PV Klaus] Mer 19 Juil - 17:01

Fried expliqua à Klaus ce à quoi il devait se préparer et ce qu'il devait faire, avant de s'éclipser sur le toit d'un bâtiment. Klaus était légèrement dans l'incompréhension. Il se posait tellement de questions au sujet de son professeur. Comment connaissait-il l'identité de cette personne ? Qui était-il exactement ? Si seulement il avait l'occasion de les lui poser, cela ne serait pas plus mal. Mais pour l'heure, il devait faire ce qu'il lui avait demandé de faire. Et il ne devait surtout pas se rater.

Afin de mieux voir la situation, il grimpa lui aussi sur le toit d'un immeuble, et observa, réfléchissant à un plan d'action. Il y avait quatre personnes à côté de la cible de Fried, dans une sorte d'arrière-cour. Il pleuvait, une chance pour lui. Cela lui permettrait sans doute d'agir bien plus facilement. Il s'assit en tailleur sur le toit, et, se concentrant, accumula de l'eau, voulant atteindre sa limite. Une fois son énorme bulle formée, il le releva, se mit à expirer fortement, et envoya ses deux tonnes d'eau autour de ses cibles.

Ils furent pris à l'intérieur d'un tourbillon d'eau chaude qui montait telle une colonne qui maintenait les malfrats piégés sur une hauteur de trois mètres. Il les observait essayer de se débattre, en s'efforçant de maintenir sa concentration au maximum pour ne pas que la figure se dégrade.

"Allez, professeur, c'est à vous de jouer, maintenant, je me charge d'eux." pensait-il, avant de se mettre à crier, pour que tous l'entendent : "Ich bin Herr Strom, der wässriger Held, und ich wird euch veraftet machen !"*

Il fit se resserrer légèrement la colonne autour de ses ennemis, un grand sourire satisfait sur le visage. Il avait trouvé quelqu'un sur qui se défouler.

Traduction:
 
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MessageSujet: Re: Laisse le travail aux professionnels ! [PV Klaus] Mer 19 Juil - 19:22

Fried distingua les gouttes de pluie qui commençaient à se diriger vers un unique point, puis il vit la sphère aqueuse se former grâce au pouvoir de Klaus. S'il arrivait à contrôler une masse aussi importante de liquide alors qu'il était toujours en pleine formation, alors il ne faisait aucun doute qu'il serait capable de déployer d'énormes ressources avec une maîtrise plus approfondie de son don.
L'énorme concentration d'eau s'écrasa tout autour des gangsters pour former une sorte de tourbillon qui les retenait prisonniers. Visiblement, la température était suffisamment élevée pour qu'un peu de vapeur se forme. Fried n'avait clairement pas envie de toucher la structure pour voir ce que ça faisait. Au moment où le héros aqueux s'annonçait, Red Coat sauta du toit en atterrissant sur ce qu'il pouvait pour ralentir sa chute. Disposant d'une agilité surnaturelle, il n'eut aucun souci à descendre rapidement. Argaddon était à quelques mètres de lui tout au plus, leurs regards se croisèrent, le démon afficha un sourire vicieux qui témoignait du plaisir sadique qu'il éprouvait à imaginer son adversaire réduit en lambeaux. Mais il était surtout satisfait de savoir que le chasseur de Revenants, le toutou d'Hadès, se présentait à lui.
Red Coat ouvrit le feu, il n'avait pas l'intention de viser les points faibles létaux immédiatement, il devait d'abord s'assurer qu'Argaddon serait incapable de riposter. C'étaient donc les tendons et les muscles qui allaient recevoir les premières balles.
Le démon esquiva à une vitesse ahurissante, Fried avait pu lire clairement dans ses mouvements grâce à son don, mais un humain normal n'aurait su dire où il s'était déplacé. Argaddon réapparut dans son dos et plongea son poing dans le sol à l'endroit où Fried se situait l'instant d'avant. Le bitume se fractura violemment en laissant un cratère de la taille d'un ballon de foot.
Fried fit un bond en arrière et tira une salve avant de voir son arme propulsée en l'air par un coup de pied du démon qui le saisit à la gorge et le plaqua contre un mur. Affichant toujours un sourire sadique, il s'exclama :

-Enfin, tu viens me rendre visite, Fried ! Cependant, tu me déçois... je m'attendais à plus de répondant venant d'un envoyé des Cieux !

Fried ne prit pas le temps de se questionner qu'il entama sa riposte en invoquant un fusil à canon scié dans sa main gauche et logea les chevrotines dans l'avant-bras d'Argaddon qui le lâcha en hurlant. Red Coat en profita pour se remettre en mouvement et plomber le corps du démon avec son fusil à pompe.
Seulement, Argaddon, semblait devenir plus résistant, et plus massif aussi...
Le démon aux yeux dont la sclère était devenue noire et dont les iris avaient pris une teinte dorée lança un projectile incandescent dont l'explosion atteignit presque Fried, laissant une marque de brûlure sur sa veste. Les flammes du démon étaient difficilement éteintes par la pluie, il en sortit une créature massive à la peau grise épaisse, aux dents pointues et acérées, aux ailes membraneuses et parée d'une paire de cornes épaisses qui descendaient le long de son visage.
Argaddon fit craquer ses phalanges, aucun des deux adversaires ne lançait d'offensive, ils se jaugeaient mutuellement.

-Je ne peux pas me permettre de perdre, Fried, ce monde a encore beaucoup à apporter à mon peuple, et tu es une des clés pour le bouquet final...

Le Revenant eut un moment d'absence en réfléchissant au sens de ce qu'il venait de dire. Argaddon profita de cet instant pour disparaître de son champ de vision. La chaleur fut tout ce que Fried perçut avant d'être jeté contre un bâtiment dont le mur se fissura légèrement lors de l'impact. Le démon venait de le frapper avec un poing enveloppé dans les flammes infernales, occasionnant de sérieux dégâts. Il s'avança lentement vers Fried en manifestant depuis ses flammes une épée dont la lame dentelée était composée de ce qui semblait être du platine. Une fois arrivé à hauteur du Cavalier, il pointa sa lame en direction de sa tête, puis se prépara à le délester de son chef.
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MessageSujet: Re: Laisse le travail aux professionnels ! [PV Klaus] Jeu 20 Juil - 12:17

Klaus observait la scène depuis le toit. Les quatre malfrats pris dans son tourbillon infernal devaient être en bien mauvaise posture, mais il en était de même pour Holzmann, qui ne semblait pas être très bien non plus.

"Que faire ?" se demandait-il. "Si je fonce vers lui, je condamne mes ennemis à une mort certaine, et je n'ai pas non plus envie de les tuer. Mais si je maintiens mon piège, Holzmann va perdre sa tête ... allez, vite, réfléchis ...."

Il commençait à sévèrement hésiter. Quelle était pour lui la meilleure solution ? En y songeant bien, il le savait, tout au fond de lui-même.

Il refroidit l'eau de son tourbillon, avant de la faire s'écraser sur ses ennemis, et de la projeter sur la cible de Fried. Un torrent vint s'écraser sur le colosse, qui, tout en encaissant le choc, protégeait involontairement Holzmann de l'attaque d'Herr Strom.

Klaus descendit en vitesse. Il espérait que cela aurait suffit à mettre en déroute ses adversaires, ainsi qu'à sauver son professeur.
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MessageSujet: Re: Laisse le travail aux professionnels ! [PV Klaus] Jeu 20 Juil - 19:46

Fried était complètement sonné, il avait du mal à percevoir ce qui se passait autour de lui et son corps était engourdi. De ce qu'il arrivait à percevoir, Argaddon était en train d'effectuer un coup horizontal afin de sectionner son cou.
Le démon interrompit soudainement son action, un bruit de roulis se rapprocha jusqu'à provoquer un vacarme du tonnerre. Fried pouvait sentir de fines gouttes fraîches atterrir sur son visage, et qui le ramenèrent suffisamment à lui pour qu'il se rende compte de la situation : Klaus venait de lui sauver la « vie » en projetant une trombe d'eau sur Argaddon qui était obligé de s'ancrer dans le sol et d'y faire face pour ne pas se faire emporter.
Sauf que le démon avait plus d'un tour dans son sac : sa lame se retrouva enveloppée de flammes infernales et il asséna un coup d'estoc en direction du jet d'eau qui s'évapora progressivement. Un épais nuage de vapeur se répandit dans la zone de combat. La voix caverneuse d'Argaddon vint briser le silence soudainement apparu.

-Je vois que tu n'es pas le seul à vouloir jouer...

Red Coat tenta de distinguer le moindre signe de mouvement, il avait un très mauvais pressentiment. Soudain, il aperçut une lumière dansante apparaître dans la brume, elle s'intensifiait d'une manière assez alarmante. Fried s'élança pour atteindre l'autre côté de la cour tout en évitant Argaddon.

-Strom !

Il attrapa son élève par la cape et le tira dans la ruelle où il l'avait interpellé. Il s'ensuivit une violente déflagration qui plongea l'endroit dans les flammes, à l'exception de la ruelle qui était positionnée de telle sorte que l'explosion ne pouvait y parvenir. Il y eut une nouvelle explosion, probablement le 4X4 des gangsters, qui avait très certainement emporté ces derniers dans la tombe. Il devait agir vite, sinon le nombre de cadavres augmenterait de façon significative. Argaddon était dangereux, et de toute façon, c'était lui ou Fried, et ce dernier n'avait pas prévu de tout de suite mourir une seconde fois.
Le Cavalier invoqua une grenade dans sa main gauche et un Beretta dans sa main droite, puis il tourna son regard dans la direction de Klaus.

-Note bien ceci, Klaus... il y aura des moments dans ta vie où tu ne pourras pas sauver tout le monde, tu dois te faire à cette idée. Cependant, quoi qu'il arrive, tu dois limiter la casse au maximum et ne jamais abandonner le combat tant qu'il n'est pas terminé.

Il repensait à toutes les atrocités qu'il avait pu commettre pendant la guerre, tous ces massacres... plus jamais il ne voulait voir ça, il ne permettrait pas que ça arrive à nouveau.
Il dégoupilla la grenade.

-Tes actes ne s'effaceront jamais...

Il sortit de la ruelle, lança la grenade sur Argaddon, puis tira dessus pour forcer la détonation.

-...Alors ne tombe jamais aussi bas que moi !
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MessageSujet: Re: Laisse le travail aux professionnels ! [PV Klaus] Lun 24 Juil - 1:15

Klaus arrivait juste à temps pour voir un épais nuage qui camouflait les deux adversaires, ne laissant paraître que leurs silhouettes. Il était abasourdi. Comment son torrent avait-il pu être si facilement vaporisé ? Même sachant qu'il affrontait un démon, il ne s'attendait pas à se battre contre un adversaire qui pouvait anéantir ses munitions. Heureusement que le nuage restait liquide, il avait encore de quoi se battre.

"Je n'aurais qu'à garder l'eau à une certaine température lors de mes attaques, il ne pourra pas me neutraliser si facilement la prochaine attaque."
pensait-il. Mais une voix le tira de ses pensées. Une voix profonde et grave. Quasiment bestiale.

"Je vois que tu n'es pas le seul à vouloir jouer..."


Klaus vit une lumière s'envoler à travers l'épais nuage. La lumière devint si intense qu'il fut obligé de plisser les yeux. Il entendit l'appel de son professeur qui le traina par la cape jusqu'à un endroit sûr. Il rouvrit les yeux pour voir plus clairement. Il s'agissait de la ruelle dans laquelle ils s'étaient rencontré juste avant de déclencher le combat.

Il eut à peine le temps de se faire au fait d'avoir esquivé que l'attaque survint. Une puissante déflagration vint s'ajouter à le scène de bataille, transformant le décors en ruines enflammées dignes de la guerre du Vietnam.

"Il a ... il a osé faire exploser cet endroit ... et les gens autour ? Et ses alliés ? Comment peut-on perdre son humanité à ce point ?" Les yeux de Klaus se perdirent légèrement dans le vide. Il était perdu. Dans quel merdier avait-il encore trouvé le moyen de se fourrer ? Il se rendit compte qu'il n'avait jusque lors affronté que des bandits de seconde main, de simples humains qui se croyaient tout puissants car ils étaient dotés, souvent d'un don qui n'était même pas si puissant. Tandis que des créatures comme celles-ci existaient, pouvant faire des dégâts bien supérieurs à ce qu'un simple pompier comme lui pouvait imaginer. Même Eristos semblait humain face à cette chose.

"Was ... was tun ich hier ? I müchte nicht diese Dämon kämpfen !"* Klaus commençait à ressentir une profonde terreur au plus profond de lui. S'il s'était retrouvé seul face à ce monstre, il n'aurait eu aucune chance.

"Note bien ceci, Klaus... il y aura des moments dans ta vie où tu ne pourras pas sauver tout le monde, tu dois te faire à cette idée. Cependant, quoi qu'il arrive, tu dois limiter la casse au maximum et ne jamais abandonner le combat tant qu'il n'est pas terminé. Tes actes ne s'effaceront jamais... Alors ne tombe jamais aussi bas que moi !"

Fried lança une grenade sur Argaddon, avant de la faire exploser en tirant dessus. Klaus avait toujours peur de bouger.

"Il ... il ne craint rien en sortant ? Il ne craint vraiment rien ? Comment arrive-t-il à se comporter ainsi avec une créature pareille ? Toute ma vie je me suis trompé, n'est-ce pas ? Klaus, tu t'es planté d'état d'esprit. C'est comme lui que tu dois être, sans peur au combat, prêt à tout donner pour sauver les autres. Car si vous ne le terrassez pas maintenant, il va pouvoir continuer à foutre la merde en ville, et plus de gens mourront. Alors tu vas me faire le plaisir de te lever et d'aller affronter ce Hurensohn avec le sourire. Ce combat risque d'être grandiose, et tu risques d'en sortir grandi !"


Klaus se gifla, et se releva. "ICH BIN HERR STROM UND ICH BIN EIN HELD !"

Il accourut sur le champ de bataille, prêt au combat.
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MessageSujet: Re: Laisse le travail aux professionnels ! [PV Klaus] Mar 8 Aoû - 2:42

Une pure énergie maléfique, une puissance démesurée… Fried pouvait ressentir tout cela, Argaddon émanait une aura de destruction et de ténèbres qui se manifestait dans le monde physique. Les flammes infernales jaillissaient de ses paumes et engloutissaient la zone. C’était une véritable vision de cauchemar…
Oui, Fried avait conscience de la dangerosité de son adversaire, tout comme de celle de tous les précédents, et cette force, peu importe combien de fois il y faisait face, elle le terrorisait à chaque fois. Il avait relâché des êtres abjectes, indignes de l’Enfer lui-même, il comprenait pourquoi Hadès voulait lui faire réparer son erreur.
Bondissant sur les dernières surfaces épargnées par les flammes, le Revenant semblait mener une danse avec les flammes de l’Enfer, il était comme un serpent : agile, imprévisible, insaisissable…
Et pourtant si fragile…
Il savait ce qu’Argaddon préparait, il ne projetait pas ses flammes au hasard, il voulait faire en sorte que Fried se retrouve à son corps-à-corps, histoire de pouvoir le découper plus facilement. Sauf que...
Fried venait de trouver une ouverture dans la garde du démon. Il profita de son agilité surnaturelle pour se propulser dans les airs, quelques mètres au-dessus de sa tête, et tirer une balle explosive dans son dos lorsqu’il passa derrière lui.
Le Cavalier atterrit derrière son adversaire, au milieu des flammes, le pointant avec une paire de pistolets lourds et en faisant bien attention au moindre mouvement de sa part.
Et soudain, il l’entendit.

-ICH BIN HERR STROM UND ICH BIN EIN HELD !

Sa voix était empreinte de doute, de peur… c’était compréhensible, il affrontait un démon après tout.
Sauf que Fried savait très clairement ce qu’il se passait dans la tête de Klaus, il avait vu des dizaines de héros, tous les soirs, dans les rues de Laurel, prononcer des paroles similaires dans des situations au moins aussi stressantes.
Il ne comprenait pas…
Argaddon ne se retourna pas vers le Revenant, il lui tournait son dos brûlé tout en observant l’apprenti héros. Un rire assuré s’échappa de la bouche du démon, il était toujours en pleine forme, et il voulait briser Klaus par pur sadisme, car l’héroïsme le dégoûtait, comme il dégoûtait tous ceux vivant dans l’ombre, préférant observer et manipuler plutôt que de se jeter à corps perdu dans la bataille.
Il fit un pas vers l’aquamancien.

-Les humains sont très étranges…certains désirent vivre à l’écart du danger, aussi longtemps que possible, et par tous les moyens. D’autres, comme toi, jeune « héros », préfèrent vivre avec le danger, et ces gens-là meurent jeunes, à cause de la violence dans laquelle ils se sont jetés. Enfin… tu sembles ne pas avoir fait ton choix… là, tout de suite, tu préfèrerais fuir et ne plus jamais me revoir, peut-être même abandonner le combat une bonne fois pour toutes.

Il se mit à avancer lentement à travers les flammes, le son de son épée frottant contre le sol couvrant étonnamment celui du crépitement du feu infernal qui avait cessé sa propagation car il venait d’atteindre la distance maximale pouvant le séparer de son maître.
Fried tira une nouvelle fois dans le dos du démon.

-Qui plus est… de simples humains comme vous… ou plutôt, comme toi, jeune héros…

Il se retourna avec la fulgurance d’une bourrasque et trancha le projectile dont les deux morceaux vinrent créer de petites explosions à côté de lui, frôlant ses ailes.

-… n’égaleront jamais la puissance d’un démon !

Fried eut du mal à suivre Argaddon alors que celui-ci se jetait sur Klaus pour l’attraper par l’arrière de la tête d’une seule de ses énormes mains. Il tendit le héros en direction de Fried et des veines violettes luisantes partirent de ses doigts pour arriver sur le visage de Klaus.

-Je vois... ton « héroïsme »… tu veux te sentir utile, tu veux oublier que ta misérable vie ne t’a apporté que le malheur ! Tu te raccroches à un idéal pour éviter de sombrer !

Fried comprenait ce qu’il était en train de faire : Argaddon s’était infiltré dans l’esprit de Klaus afin de faire ressortir tout ce qui pouvait le faire souffrir, tout ce qui pouvait le briser mentalement. La magie démoniaque était très probablement en train de faire remonter de vieux traumatismes de sa jeunesse, et peut-être des plus récents, qui sait ?

Show me what you got

-Klaus, je ne sais pas si tu peux m’entendre, mais si c’est le cas, alors écoute-moi bien. Ne l’écoute pas, ne cède pas aux visions qu’il te transmet, ce sont des fantômes du passé ! Je sais que tu possèdes d’immenses qualités qui feront de toi un grand héros, mais il y a une chose, une unique chose que je trouve insupportable chez toi : Tu ne comprends pas ce qu’implique le fait d’être un héros…

-Je pourrais aller voir ce fameux Karisu…

-Être un héros ne fait pas de toi un dieu, tu vas avoir peur, échouer, risquer ta vie…

-Et lui offrir cette chose qu’il désire par-dessus tout…

-Mais jamais, et je dis bien JAMAIS, tu ne pourras te payer le luxe de douter. Parce que si tu doutes, tu n’agis pas.

-Le chaos absolu.

-So Herr Strom, sei ein Held und kampf mit alle deine Stärke für deine Ideale, oder Sterbt mit deine Bedauern !

C’était tout ce qu’il pouvait faire actuellement, il avait beau être un tireur avec des capacités largement au-dessus des humains, il ne pouvait pas prendre le risque de toucher Klaus. Et en plus, si jamais ce dernier se libérait, Argaddon devrait probablement interrompre la liaison précipitamment et aurait du mal à reprendre ses esprits
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MessageSujet: Re: Laisse le travail aux professionnels ! [PV Klaus] Mar 8 Aoû - 11:41

"ICH BIN HERR STROM UND ICH BIN EIN HELD !"

Klaus avait prononcé ces paroles avec une sincérité qui le déconcerterait sûrement plus tard. Mais il ne comprenait pas d'où venait cette insécurité. Il n'était pas serein, pas le moins du monde. Ce démon semblait si impressionnant, malgré tout. Mais si le professeur Holzmann arrivait à le combattre, Herr Strom le devait aussi, même si Klaus était effrayé.

Argaddon se mit à rire d'un rire assuré, puis fit un pas vers lui, alors que Fried l'attaquait.

"Les humains sont très étranges…certains désirent vivre à l’écart du danger, aussi longtemps que possible, et par tous les moyens. D’autres, comme toi, jeune « héros », préfèrent vivre avec le danger, et ces gens-là meurent jeunes, à cause de la violence dans laquelle ils se sont jetés. Enfin… tu sembles ne pas avoir fait ton choix… là, tout de suite, tu préfèrerais fuir et ne plus jamais me revoir, peut-être même abandonner le combat une bonne fois pour toutes."

Il avançait lentement, de son air si ... effrayant. Il cherchait à le faire abandonner, il voulait le briser psychologiquement. Klaus le savait. Et pourtant ... quelle était cette boule qui grossissait dans sa gorge ?

"Qui plus est… de simples humains comme vous… ou plutôt, comme toi, jeune héros…"

Il se retourna pour trancher un projectile que Fried lui avait lancé, le faisant exploser.

"… n’égaleront jamais la puissance d’un démon !"


Il se montrait toujours avec un niveau au dessus de Klaus, mais il devait forcément avoir une faille. Ou bien n'en avait-il vraiment aucune ? Le démon lui fonça dessus, et il ne put rien y faire. Il se fit attraper la tête, puis une douleur vive et profonde se fit ressentir dans son crâne. Il ne pouvait voir se qu'il se passait, mais ... mais il n'était plus là où il était sensé être ! Il était plongé dans le noir de ses pensées, et la voix d'Argaddon résonnait, lui faisant presque mal.  

"Je vois... ton « héroïsme »… tu veux te sentir utile, tu veux oublier que ta misérable vie ne t’a apporté que le malheur ! Tu te raccroches à un idéal pour éviter de sombrer !"

Au moment même où il prononça ce mot, un océan s'ouvrit sous les pieds de Klaus, qui tomba dans cette infinie masse d'eau. Il se noyait. Il sombrait dans les profondeurs abyssales, se débattant dans ce liquide, cette arme qui se retournait contre lui. Mais il ne savait pas nager, il n'avait jamais su. Le temps se dilatait autour de lui, semblait durer des heures, des jours, des années. Et Klaus était perdu dans ce flot, ce sentiment de ne pas pouvoir respirer sans pour autant perdre conscience. Quelle créature pourrait être assez vicieuse pour faire subir ceci à un être humain ?

Klaus entendait des paroles incompréhensibles, qui semblaient provenir d'en dehors de l'océan, mais le bruit des fonds marins les couvraient suffisamment pour qu'elles soient inintelligibles. Il ferma les yeux, l'espoir semblant s'évanouir au même endroit que celui que les rayons du soleil ne pouvaient atteindre. Dans son désespoir il ria. Quel idiot pouvait bien penser pouvoir sauver le monde ? De toute manière, il était fait pour mourir, ou gâcher des vies. Il avait échoué là où la difficulté devenait réaliste. Sauver l'honneur de ses parents, sauver Karisu, se sauver lui-même. Il n'était qu'un raté. Pas étonnant qu'un raté ait d'ailleurs peur de son propre pouvoir. Et ce pouvoir allait le consumer, travail qu'il avait entrepris depuis toujours ...

"Mais bordel à quoi tu penses, abruti ?! Tu vas te laisser mourir ici ? Tu n'as rien accompli encore ! Pense aux gens que tu peux sauver, pense aux vies que tu laisses mourir si tu tombes aujourd'hui ! Bats-toi ! Tu en es capable ! Tu maîtrises l'eau, non, Arschloch ? Alors montre au monde entier de quoi tu es capable ! Tu ne perdras pas ici !"

Klaus rouvrit les yeux. Il commençait à vouloir se battre contre cette peur qui le rongeait depuis trop longtemps. Il se redressa, puis se fit remonter par une colonne d'eau, qui formait un tourbillon. La voix d'Argaddon se faisait entendre, tentant de finir Klaus.

"Je pourrais aller voir ce fameux Karisu ... et lui offrir cette chose qu'il désire par dessus tout ... le chaos absolu."

Cette phrase tournait en boucle, couvrant celle du professeur. Mais elle servit non pas de presse, mais de piston à Klaus. Il sortit de l'océan en même temps que de son cauchemar, et un tourbillon d'eau vint le libérer de l'emprise du démon.

"Ne. Prononce. Plus. Jamais. Le. Nom. De. KARISU !"

Klaus était furieux. Et de toute sa fureur il frappa Argaddon. Il accumula chaque petite gouttelette d'eau en autant de poings qui venaient au contact du visage du démon, à la vitesse de balles de pistolet. Il ressentait la même rage que lorsqu'il était au collège, mais cette fois, il contrôlait son pouvoir, il savait ce qu'il faisait. Et il le voulait.

"Repentis-toi ou meurs sous mes coups, Hurensohn ! Je vais te renvoyer dans ce trou d'où tu n'aurais jamais dû sortir !"

Il voyait le visage d'Argaddon, qui n'était pas si loin du sien, se tordre à différents endroits à mesure que les coups tombaient.

"Quand tu retourneras en Enfer, tu n'oublieras pas que qui sème le vent ..."

Il finit son enchaînement par un double coup d'eau sous pression au niveau du coeur et du ventre de la créature.

"... récolte la tempête !"

Argaddon fut projeté contre le mur, à quelques mètres de ses jambes. Klaus respira profondément, avant de dire.

"Vous pouvez le finir, professeur, il ne bougera plus beaucoup, maintenant."

Il s'éloigna légèrement, avant de s'asseoir par terre, le temps de soupirer.
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MessageSujet: Re: Laisse le travail aux professionnels ! [PV Klaus] Mar 15 Aoû - 23:00

Tout se mit à aller très vite, Argaddon sembla toucher le point sensible de Klaus, mais au lieu de finir de l’écraser, il sembla à Fried qu’il ne venait de lui donner qu’une raison de se battre. Ce Karisu devait être une personne extrêmement chère aux yeux de l’élève, mais d’après les dires du démon, il était probable qu’il s’agisse aussi d’une menace, d’un psychopathe.
Fried vit la pluie bouger, pas comme dans sa chute habituelle, elle bougeait vers Klaus.
Le Cavalier vit un déluge de mort se déverser sur le démon, les projectiles pleuvaient littéralement sur Argaddon dont les os commençaient à se rompre en émettant des sons terribles.
Le coup final : deux torrents qui vinrent s’écraser contre leur ennemi, endommageant ses organes internes. Klaus savait où viser, et sa colère semblait maintenant lui servir de carburant pour tuer.
Fried sortit de son « extase », il se rendit compte du carnage qu’avait causé Klaus : Il y avait un démon coupé en deux, gisant à quelques mètres d’eux, tandis qu’une paire de jambes séparées de leur propriétaire était en train de se désintégrer un peu plus près. Le professeur était stupéfait, son élève venait de surpasser ses propres limites, il venait de déchaîner son pouvoir comme jamais auparavant, et il avait gardé le contrôle.
Fried le savait, Argaddon pouvait encore leur jouer un tour, il fallait agir vite avant qu’il ne reprenne conscience. Et de toute façon, il commençait à en avoir marre de cet assassinat qui avait pris bien plus de temps que prévu. Des filaments luminescents s’accumulèrent dans sa main, ils prirent une forme allongée, compacte : un fusil anti-matériel, quelque-chose de suffisamment puissant pour faire éclater le crâne du démon. Il engagea une balle dans le canon.

-Qu’espères-tu gagner à tous nous exterminer, Fried ? Une vie normale ? Tu veux reprendre là où tu t’étais arrêté ?

Le Revenant ne cilla pas. Il se contenta de poser son arme sur un trépied, il voulait le tir parfait, celui qui ne laisserait aucune possibilité de survie à Argaddon.

-Tu sais… il se dit des choses parmi les Revenants. Et ces choses n’annoncent rien de bon pour toi. La mort te suivra où que tu ailles, Fried. Tu perdras tous ceux qui te sont chers…

-À quoi bon me menacer ? Tu as déjà perdu…

Le démon laissa échapper un soupir.

-Ce n’est pas nous que tu devrais craindre, mais toi-même. Tu n’es plus humain, tu n’es qu’une arme. Une arme immortelle au service de cette raclure perchée tout là-haut.

Fried baissa sa garde. Il y avait quelque-chose qui l’intriguait dans ce que lui disait Argaddon. Quand les démons évoquaient Dieu, ils ne prenaient pas ça à la légère : Ils avaient peur du seigneur, c’était pour cela que les mortels les intéressaient plus qu’une guerre avec les entités célestes. Alors un démon qui se mêlait des affaires du Ciel, ça méritait forcément qu’on y prête attention.

-Qu’est-ce que tu veux dire ? Je n’ai jamais cherché à servir Dieu de quelque façon que ce soit.

-Est-ce que tu l’as vu ?

-De quoi est-ce que tu parles à la fin ?!

-Du Destrier blanc !!!

Fried avait été distrait par le rugissement interrogatif du démon, il n’avait pas vu que les veines magiques d’Argaddon s’étaient dirigées vers lui à travers le sol. Il eut l’impression qu’on lui enfonçait un fer incandescent dans le crâne. Il vit sa vie défiler à l’envers devant ses yeux, comme si on rembobinait une cassette. Il vécut pendant quelques secondes l’horreur des Enfers d’Hadès, puis sentit la balle lui traverser à nouveau le cœur, il vit sa femme morte, il se retrouva derrière un fusil à tirer sur des soldats français, puis à son mariage, puis sur les bancs de l’école, puis chez lui, il vit à nouveau son père dépressif. Puis soudain, plusieurs scènes de sa vie défilèrent devant ses yeux : il était en train de se battre dans la cours de l’école, c’était la première fois qu’il s’était rendu compte de sa précision absolue. Oui, cette fois-là, il s’en souvenait, sur le toit de l’école, il y avait une forme étrange qui l’empêchait de voir le Soleil. Cette forme, c’était celle d’un cheval, qui disparut en un battement de paupières.
Puis il se retrouva sur la banquette d’un train à destination d’une base de la Wehrmacht dans le nord de l’Allemagne. Il regardait dehors, il le vit à nouveau, au milieu d’un pré, immobile, majestueux, et en même temps si effrayant : un cheval étrange, recouvert d’une armure immaculée, qui semblait le fixer perpétuellement.
Finalement, il se retrouva sur le champ de bataille, lors de l’affrontement qui mena à son retour au bercail. Aucun soldat ennemi ne pouvait passer le périmètre que Fried avait établi, il tirait avec beaucoup trop de précision et de vitesse, mais pourtant, il eut un moment d’absence, et pas d’hésitation comme formulé dans le rapport de ses collègues. Il l’aperçut à nouveau du haut de son perchoir : ce destrier blanc dont la présence semblait effacer celle de tous les êtres aux alentours, ce mirage qui revenait le hanter sans cesse, perché en haut d’une colline. Il le fixait encore, et Fried ne ressentit qu’une chose en le voyant : une peur infinie, une peur face à un futur qui semblait inéluctable, et pourtant si lointain. Il sentit la balle frôler son crâne.

-Cette terreur, tu en seras la source. Tu seras le premier de tous les maux qui détruiront le monde.

La voix d’Argaddon résonna dans sa tête, le tirant de sa torpeur. Le temps de remettre ses idées en place, il se rappela de cette terreur infinie qu’il avait ressentie, et alors que son esprit était en train de se faire broyer par la magie démoniaque, il s’échappa de l’enchantement de la même façon qu’il s’était libéré de son châtiment infernal : Il prit la fuite, mentalement cette fois-ci, il ne resta plus de Fried qu’un instinct de survie exacerbé et amplifié par la peur.
Il hurla, il poussa un hurlement inhumain, un mélange de rage et de folie. Son fusil de sniper disparut et une espèce de matière métallique à l’aspect liquide s’enroula autour de son bras droit et s’étendit quelques centimètres plus loin avant de se diviser en deux branches recourbées et reliées par quatre fils argentés. L’extrémité de l’appendice se termina par une sorte de pince, le tout formant ce qui semblait être un arc.

-Je le savais ! Allez ! Perce-moi de tes flèches qu’on en finisse et que tu acceptes enfin ce que tu es !!!

Un rire fou sortit de la gorge du démon qui semblait ne plus rien avoir à perdre, couvrant le bruit des sirènes de police qui se rapprochaient. Fried, quant à lui, voulut tirer un projectile sans en avoir, jusqu’à ce que, sur les cordes, se manifestent quatre aiguilles de pure lumière divine qui irradiaient d’une puissance incroyable, une puissance qui semblait prête à détruire le monde. Fried ne semblait pas sortir de sa transe.
Sa prise sur les cordes se relâcha.
Argaddon fut réduit à moins que des cendres, lorsque les projectiles le touchèrent, une colonne de lumière ardente s’éleva dans les cieux depuis le point d’impact, dispersant les nuages et supprimant la pluie tout autour du casino.
Le métal autour du bras de Fried se résorba, faisant au passage disparaître l’Arc. Fried reprit ses esprits, c’était comme si son corps avait été contrôlé par une force au-delà de son imagination, mais que cette force provenait bien de lui. Il lui fallut un peu de temps avant que tout ce qu’il venait de faire n’intègre son cerveau, mais lorsque les informations lui parvinrent, il tomba d’épuisement et de frayeur à genoux. Il haletait, son front était couvert de sueur et son bras droit lui faisait un mal de chien. Lorsqu’il releva sa manche, il constata que des sortes de fissures lumineuses parcouraient le membre, et que celles-ci se refermaient doucement.
Il entendit les sirènes qui se situaient tout près, puis regarda Klaus, les yeux écarquillés, avant de le prendre par le poignet et de l’emmener avec lui dans une ruelle adjacente où ils pourraient se dissimuler.
Fried s’assit par terre, il était exténué, aussi bien mentalement que physiquement. Ce dernier exploit semblait l’avoir vidé de ses forces, et parallèlement, il sentait qu’il avait puisé bien plus loin dans les capacités de son pouvoir que les fois précédentes. Klaus avait probablement tout entendu toute l’histoire avec les Revenants, maintenant qu’il était plongé dedans, ça ne servait plus à rien de lui cacher la vérité.

-Dis-moi, Klaus… tu me donnerais quel âge ?

Une question terriblement simple, et pourtant lourde de sens.
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MessageSujet: Re: Laisse le travail aux professionnels ! [PV Klaus] Sam 19 Aoû - 0:12

Klaus était assis, et, vu à quel point il venait de se dépenser, il aurait sans doute du mal à retourner se battre. Il avait dû donner beaucoup d'énergie pour arriver à un tel exploit martial, et cela l'avait énormément épuisé. Il resta donc là, attendant que le professeur Holzmann en finisse avec la demi-raclure démoniaque.

Holzmann se tenait devant lui, préparant son arme avec trépied, mais il prenait du temps, plus qu'il ne l'aurait penser. Il semblait discuter avec le démon, mais Sokovitch ne parvenait pas à entendre distinctement ce qu'ils se disaient, ils étaient un tout petit peu trop loin. Puis il entendit son professeur s'énerver.

"De quoi est-ce que tu parles à la fin ?!"

"Du Destrier blanc !!!"

Soudain, le professeur se mit à montrer des signes de souffrance mentale. A tous les coups, Argaddon venait de réussir à pénétrer dans son esprit, comme il l'avait fait avec lui. Et Klaus savait qu'il n'y avait pas grand chose à faire pour ça. Cela dura ce qui semblait être des heures à regarder le professeur souffrir sans qu'il puisse intervenir à quoi que ce soit. Il se mit à bouger, puis à hurler, poussant un cri déchirant, horrible, qui tenait plus de la bête que de l'homme, avant de faire apparaître un arc au lieu de son sniper. Mais que lui était-il donc arrivé ?

"Je le savais ! Allez ! Perce-moi de tes flèches qu’on en finisse et que tu acceptes enfin ce que tu es !!!"

Le démon se mit à rire, tandis que des sirènes se rapprochaient de leur position. Holzmann fit apparaître quatre traits de lumière pure sur son arc, avant de les projeter sur Argaddon. La lumière émise aveugla Klaus. Elle était si forte qu'elle perçait les cieux eux-mêmes à son contact, alors qu'elle réduisait le démon à l'état de poussière et faisait disparaître la pluie. Klaus était à la fois impressionné et effrayé. Qui était finalement ce professeur ? Qu'était-il, plutôt ? Le Destrier blanc ? Une destinée ? A quoi cela correspondait-il ?

Finalement Holzmann fit disparaître son arc, avant de tomber à genoux, visiblement lui aussi en souffrance et épuisé. Il se releva enfin pour prendre son élève par le bras et l'emmener se cacher dans une ruelle, à l'abri des regards inspecteurs de la police. Ils s'assirent tous deux, puis le professeur lui posa une question étrange.

"Dis-moi, Klaus ... tu me donnerais quel âge ?"

"Euh, bah, je suppose que si vous me demandez cela, c'est parce que j'ai toutes mes chances de me rater dans mon estimation, alors je vais devoir jouer les détectives et éveiller mon imagination. Vous vous battez comme un soldat, et vous avez un accent bavarois, vous avez donc été un soldat allemand. Vous avez les cheveux blancs, ce qui est un signe évident de vieillesse. Vous êtes un ancien combattant ? Une guerre mondiale, peut-être ? Vous avez l'air d'avoir subi un traumatisme très lourd, alors vous êtes peut-être un ancien SS ? Ce qui vous ferait ... disons ... plus de cent ans ?"

Il émit un rire d'incrédulité envers ce qu'il racontait lui-même.

"Mais, c'est absurde, vous ne pouvez pas être aussi vieux. C'est le pouvoir de ce Destrier blanc qui vous permettrait cette longévité impressionnante ? Et d'ailleurs, c'est quoi cette histoire de destinée, je n'ai rien compris à votre discussion avec Argaddon."
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MessageSujet: Re: Laisse le travail aux professionnels ! [PV Klaus] Hier à 0:46

Klaus était brillant, il avait un très bon esprit de déduction et savait visiblement analyser la gestuelle d'une manière très efficace. Seulement, il ne connaissait pas toute l'histoire...
Il ne savait pas où Fried s'était retrouvé...

-Je dois en être à cent-sept ans, maintenant...

La pluie se remit à tomber, plus fine cette fois. Le Cavalier passa ses doigts sur son torse, là où la balle avait traversé sa cage thoracique pour aller se loger dans son cœur. C'était la seule marque qu'il gardait de son passé, un trou qui lui rappelait qu'il n'appartenait plus au monde des mortels désormais.

-J'ai servi dans la Wehrmacht en tant qu'Unteroffizier chez les Jäger, m'engager chez les SS aurait été un déshonneur pour moi, contrairement à la plupart des gens que j'ai connu de mon temps j'ai gardé un certain sens de l'éthique.

Un certain sens de l'éthique qui ne l'avait pas empêché de rester du côté des méchants de l'histoire et de dégommer des Alliés par centaines. Fried ne niait pas qu'il faisait preuve d'une forme d'hypocrisie en se présentant comme un gentil, mais il n'avait fait que servir la nation qui l'avait vue naître.

-Seulement, le Führer a toujours eu tendance à jeter les éléments indésirables à la poubelle.

Par éléments indésirables, il sous-entendait « personnes soupçonnées de trahison », et par jeter à la poubelle, il voulait bien entendu dire « tuer ». Il souleva le T-shirt qu'il portait sous sa veste pour révéler l'orifice laissé par le projectile qui avait traversé son pectoral gauche pour atteindre son cœur. Ce n'était pas une vision très agréable, après tout, c'était un signe qu'il n'était qu'une sorte de cadavre ambulant, et même moins que ça, un fantôme ayant pris corps dans le monde matériel. Les tissus cicatriciels formaient un anneau autour du trou, comme s'ils n'avaient pu qu'arrêter le saignement de la chair déchirée et avaient rencontré un obstacle qui avait empêché la plaie de se refermer.

-Je suis mort il y a soixante-seize ans, Klaus. Ce que tu vois ici n'est que mon fantôme qui s'est matérialisé de la même façon qu'Argaddon est parvenu à amener son véritable corps dans le monde alors qu'il est censé ne pouvoir faire sortir que son âme des Enfers. Mes cheveux ont commencé à blanchir lors de mon châtiment en Enfer, à cause du stress occasionné, mais ils le seraient devenus quoi qu'il arrive du fait de la condition que partagent tous ceux qui se sont enfuis des Enfers en même temps que moi : Nous sommes des Revenants, des aberrations qui défient les lois de la vie et de la mort.

Il baissa son T-shirt et se releva en se tenant le bras droit qui lui faisait toujours un mal de chien à cause de l'énergie divine qui s'en échappait. Il commença à partir en direction de la ville-basse, histoire d'avoir une cachette pour la nuit. Il pensait toujours à ce cheval, et s'attendait à le voir apparaître d'une minute à l'autre.

-Quant à cette histoire de Destrier, je ne sais pas moi-même ce qu'il est. Tout ce que je sais, c'est qu'il me suit probablement depuis ma naissance et que le fait qu'il soit parmi nous n'annonce rien de bon, peu importe ce que ça peut être.

« Le premier des maux qui détruiront le monde », comme disait Argaddon. Une arme immortelle servant Dieu. Il avait un horrible pressentiment. Il essaya de penser à autre chose, histoire d'arrêter de se faire peur tout seul.

-Au fait... c'est qui ce Karisu ? Apparemment, Argaddon a tiré ta corde sensible quand il l'a évoqué. Et je pense ne pas me tromper en disant que vous êtes très proches et qu'il a mal tourné.
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MessageSujet: Re: Laisse le travail aux professionnels ! [PV Klaus]

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Laisse le travail aux professionnels ! [PV Klaus]

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