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Ceux qu'on oublie, ceux qu'on ne reconnait point [Naya] :

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MessageSujet: Ceux qu'on oublie, ceux qu'on ne reconnait point [Naya] : Mer 9 Aoû - 15:23

La silhouette qui s'éloignait le long de l'avenue me fit m'arrêter aussitôt. Je l'avais déjà vu à peine trois jours plutôt et pour rien au monde ne n'aurait pût l'oublier et je n'étais déjà pas habituée à oublier les gens. Avec un don comme le mien cela pouvait se comprendre. Ce n'était pas seulement le fait de la reconnaître qui me fit changer mes plans dans l'instant pour la suivre. Non. La première fois que je l'avais croisé je n'y avais pas prêté plus attention que ça, à ce moment j'avais d'autres sujets de préoccupations. Je venais, une fois de plus, de perdre mon job. Ce n'était pourtant pas vraiment ma faute si j'étais arrivée en retard, ni cette fois, ni les précédentes.
Comme si j'avais pût savoir que le violeur présumé que je surveillais ces derniers temps passerait à l'acte juste à l'heure pour moi d'aller au travail ! Et puis, je n'avais pas pût abandonnée la pauvre fille à son sort. Mais cela je n'avais pas vraiment pût l'expliquer à mon patron... ex-patron. Déjà, je n'avais pas réussi à en placer une, il s'en moquait probablement éperdument et je ne tenais pas vraiment à divulguer mes activités d'héroïne.
J'avais calculé qu'en retrouvant un job d'ici demain je pourrais probablement manger tout le mois sans pour autant être virée de mon actuel logement. Au pire des cas je pouvais toujours retourner dans la zone abandonnée, je l'avais fait les premiers mois, mais je m'étais vite lassé de prendre mes bains dans la cave inondée, de me réveiller au moindre bruit et de ne pouvoir rien posséder de plus que ce que qui tenait dans mon sac. Non avoir un appartement à moi était bien plus confortable. Si je ne trouvais pas de boulot je trouverais toujours un moyen de réduire le reste de mes dépenses. Enfin heureusement que cette silhouette me distrayait de mes sombre pensées.
En le suivant je l'observais, c'était un garçon plus grand que la moyenne avec des cheveux sombres. Un meurtrier. Le lendemain de mon licenciement j'étais repassée par cette même rue et appris qu'il y avait eu un meurtre. D'après les informations que j'avais récoltées cela ne pouvait être que lui. Il fallait donc que je l'appréhende et que je le livre à la police. Mais pas au milieu d'une rue passante, j'allais attendre qu'il rentre chez lui ou … oui ici. Les petites rues près de l'église étaient plutôt vides à cette heure-ci.
Je m'approchais sans bruit, aidé en cela par mon don que je dissipais juste au moment où je collais le canon de mon arme entre ses omoplates.
« - Pas de mouvements brusques. Dis-moi tu connais une certaine Sally Mason ? Elle est morte il y a deux nuits. »

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MessageSujet: Re: Ceux qu'on oublie, ceux qu'on ne reconnait point [Naya] : Lun 21 Aoû - 7:17

Ceux qu'on oublie, ceux qu'on ne reconnait point
« Chaque bonne réalisation, grande ou petite, connait ses périodes de corvée et de triomphe; un début, un combat et une victoire »
Fanny & Iwan

Laurel était une ville trop paisible à ton goût. Depuis que vous étiez revenus, tu avais l’impression que cette ville avait perdu son charme, son sentiment d’incertitude. Tu te souvenais encore du ravage de Robert et tu te disais que la sécurité avait dû être renforcée à cause de cette histoire. Une histoire qui te faisait regretter cette ville. En plus d’une ville calme, tu te rendais compte que tu n’avais pas pu « discuter » avec cet homme que tes deux confrères adoraient, admiraient et craignaient. Tu n’avais pas pu « discuter » avec cet homme qu’ils appelaient Jonas. Pour avoir ce mélange de sentiments, il devait vraiment être exceptionnel. Pour briser ce calme, tu allais devoir y mettre les moyens.

Une… puis deux… et enfin trois. C’était le nombre de victime que tu avais fait et pourtant, cela était insuffisant pour toi. Ces proies n’étaient pas drôle, fade. Ce n’était que des pauvres trainées, des âmes perdues et abandonnées. Ce n’était que des esclaves de Satan en quête de rédemption. Une quête que tu leur avais empêché d’accomplir. Ce soir, tu allais t’en prendre à ta quatrième victime. Tu l’avais déjà trouvé. Elle squattait souvent le bar où Kiyo allait. Un bar qui était un vrai nid à déché pour tes yeux. Quoi que… non, pas ce soir. Ce n’était pas ton mode opératoire. Tu ne faisais que par lot de trois. Ce soir, tu allais seulement te promener. Du moins, c’était ce que tu croyais.

Alors que tu marchais tranquillement dans les rues, appréciant le monde de la nuit à Laurel, tu sentis quelque chose sur toi.  A en croire les sensations, c’était une arme à feu. Etait-ce de la même portée que tes bébés ? Tu ne bougeas pas d’un pouce. Puis la personne se mit à parler. Tu ne reconnaissais pas la voix mais il semblait que Naya et Kiyo, eux, la connaissait. Naya forçait sur son pouvoir pour empêcher Kiyo se sortir. Il hurlait qu’il voulait la buter, la tuer à main nue. C’était donc une connaissance à eux. A cette idée, tu affichas un sourire.

Quand elle te demanda de ne pas faire de mouvement brusques et surtout, si tu connaissais une certaine Sally Mason, tu levas les mains en signe de bonne foi avant de te retourner, te trouvant face à elle.

« Ce n’est pas très prudent pour une jeune fille de ton allure de sortir comme ça, dans la rue et de braquer ton arme sur n’importe qui. », dis-tu. « Et non, je ne connais pas de Sally Mason. Je suis nouveau dans cette ville. », ajoutes-tu.

Elle était plutôt mignonne. Tu te demandais pourquoi Kiyo voulait la tuer plutôt que de la mettre dans son lit. Mais ce soir, cette beauté n’allait pas danser avec lui mais plutôt avec toi.

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MessageSujet: Re: Ceux qu'on oublie, ceux qu'on ne reconnait point [Naya] : Mer 27 Sep - 8:46

Le jeune homme semblait pas trop con et tenir à sa vie car il s’immobilisa quand je lui ordonnais. Puis écarta lentement les mains de part et d’autre de son visage avant de se retourner avec toujours autant de précaution. Si il voulait voir qui l’arrêtait je n’y voyais pas d’inconvénient surtout qu’il ne s’en souviendrais pas longtemps. Juste de temps de nous rendre au commissariat le plus proche.
« - Ce n’est pas très prudent pour une jeune fille de ton allure de sortir comme ça, dans la rue et de braquer ton arme sur n’importe qui. »
Je reculais de deux pas pour être hors de sa portée si il lui prenait de faire un truc débile. Je n’aimais pas du tout la façon dont il me regardait. Ni son air désinvolte.
« - Je n’ai pas besoin qu’un meurtrier s’inquiète de ma sécurité, je l’assure très bien toute seule. »
Et comment je traquerais les fils de pute dans son genre si je ne le faisais pas ? C’était une question rhétorique bien entendu. Je repris.  
« - Si tu connais pas le nom de tes victimes ce n’est pas mon problème. Mais comment tu vas expliquer d’être sortie de chez elle si tu ne la connais pas ? »
Ceci étant la réponse ne m’intéressait pas vraiment il n’avait qu’à aller se justifier auprès des flics. Mes mains étant occupées se fit un mouvement de tête vers le bout de la rue.
« - Aller, on a pas toute la nuit. Si tu tentes de fuir je te tire dans la jambe. Si tu m’attaques je viserais ta tête selon mon humeur. Le poste est par là-bas alors avance.  »


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MessageSujet: Re: Ceux qu'on oublie, ceux qu'on ne reconnait point [Naya] : Jeu 28 Sep - 11:42

Ceux qu'on oublie, ceux qu'on ne reconnait point
« Chaque bonne réalisation, grande ou petite, connait ses périodes de corvée et de triomphe; un début, un combat et une victoire »
Fanny & Iwan

Tu ne bougeais pas. Pourquoi bougerais-tu d’ailleurs ? Elle te menaçait avec une arme. Mais ce qui t’amusais, c’était le fait qu’elle était persuadée de ta culpabilité. Certes, il était vrai que tu avais tué cette demoiselle, sans connaitre son nom, mais le fait qu’elle en était sûr à ce point te faisais sourire. En la voyant, tu reconnaissais qu’elle avait un petit quelque chose que les autres filles n’avaient pas. Un petit quelque chose qui faisait que Kiyo avait mis son veto sur elle. Elle lui appartenait et tu respectais son choix. Même si rien ne t’empêchait de jouer avec elle. Juste un peu.

Alors que tu lui parlais, elle se mit à reculer. Savait-elle qu’elle devait se méfier de toi ? Son intelligence t’amusait encore plus. Cette femme était parfaite. Puis, tu te mis à sourire en entendant ses répliques. Croyait-elle vraiment que tu t’inquiétais pour elle ? Pauvre petite créature. Elle continua à parler. Et ses autres paroles coupèrent ton sourire. Les femmes étaient des femmes chiantes. Elles parlaient trop, pour rien et surtout pour ne rien dire. Un trait que tu ne retrouvais pas trop chez ta maitresse de maison. Un trait qui te faisait douter de son sexe. Elle devait être un mec en réalité.

Mais passons. Tu fis ce qu’elle te demanda quand elle te menaça. Cette voix. Kiyo en avait des frissons. Il te détestait. Il voulait jouer avec elle. Faire une dernière danse avec sa bien-aimée. Il savait qu’après ça, il ne pourra plus danser avec elle. Leur chemin était trop bien différent pour qu’ils puissent se revoir. Mais tu ne le laissas pas faire. Du moins, pas pour le moment. Toujours les bras en l’air pour qu’elle ait les mains en vue, tu avanças de quelques pas avant de te stopper.

« Savais-tu que ce n’était pas prudent de jouer avec des armes à feu quand on était une femme ? », demandes-tu. « vous êtes bonnes qu’à porter des mioches et à écarter les jambes comme des catins. », ajoutes-tu avant de te retourner vers elle. « Dis-moi ma chère, est-ce que tu penses pouvoir être assez rapide pour me tirer une balle dans la tête avant que je ne te tue ? », demandes-tu en affichant un sourire sadique.

Tu ne bougeais pas encore. Tu savais très bien que ta survie dépendait d’un timing parfait. Si tu te changeais trop tôt, elle pourrait te tuer avec ton autre corps et si tu changeais trop tard, Kiyo allait pouvoir prendre possession de la situation et jouer avec elle. Tu l’observas.

« Je sais que tu es rapide et habille, mais sauras-tu l’être face contre moi… », ajoutes-tu en observant la demoiselle. « Sauras-tu être plus rapide que moi Fanny Sharp ? », demandes-tu. Tu n’attendais qu’une chose : la peur. Tu attendais que la peur s’affiche sur son visage.

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MessageSujet: Re: Ceux qu'on oublie, ceux qu'on ne reconnait point [Naya] :

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