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/!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia

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MessageSujet: /! 18 + /! Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Mer 23 Aoû - 1:59







Par une nuit pluvieuse
Ft. Urselia




Toutes les journées à la S.A.D ne sont pas forcément passionnantes, et certaines, carrément ennuyeuses. Comme celle-ci, du moins, au début,, ou j’ai attendu ma coéquipière pour un entraînement, qui était, comme à son habitude, en retard. Une fois terminé, je me suis rendu aux centre de renseignement pour continuer ma traque d’informations sur les événements les plus sensibles de me concerner. En clair, j’ai farfouillé dans toutes les données ramenées par les agents de terrains. Mais c’est lors de ma paperasse que je fus interpellé par un de mes supérieurs, qui me somma de m’équiper, il avait besoin de moi. Quelque chose d’assez basique, mais suffisant pour me dénouer les muscles. Je devais me rendre dans une usine désaffectée, pour y obtenir les données d’un informateur “anonyme”. Récupérer l’information, et et si je jugeais cette personne nuisible pour la société, le ramener là bas. J'étais accompagné d’un petit nouveau, qui me permettrait de le ramener, sans avoir à le faire moi même.

Une fois là-bas, les “négociations” se passèrent normalement. Les informations concernaient Carnage. Rien de transcendant, mais dans le doute, on prends tout. Mais ce n’est qu'à la fin de tout ça, que je compris pourquoi le patron m’avait envoyé la bas. J’ai toujours détesté la manière qu’il avait de m’envoyer à des endroits, sans préparations et en occultant des détails. Du genre “Oh, tu sais STALKER, le gars la bas, c’est un doté qui fait de la rétention d’information”. Ce qui voulait dire que le “Ramène le si tu flaire quelque chose”, voulait en réalité dire “Ramène-le”. Mais cette petite frappe ne maîtrisait rien de dangereux, du moins pour moi. Des bouts de verres volaient en ma direction. Que de pyrotechnique, s’en était presque artistique, mais mon dieu, cruellement inefficace. Une petite pirouette, et un coup de pied dans la jugulaire, et boum, on en parle plus. Faudras vraiment qu’un jour j'apprenne à ses minables qu’un combat ne se gagne pas qu’avec son don, mais avec sa tête. Enfin bon, on l'a attaché et j’ai laissé le nouveau le ramener.

Attendant la confirmation du patron, j’ai farfouillé partout, cherchant des micros ou choses cachées, mais sans étonnement, il n’y avait rien. Mon service était terminé, et le soleil se couchait déjà. Je suis donc rentré à pieds, comme à mon habitude. Une petite heure serait suffisante pour traverser Laurel. Mais tout ne se passa pas réellement comme prévu. De gros nuages se maniféstèrent, et une pluie torrentielle me tomba dessus. En quelques secondes j'étais trempé, et le seul hôtel dans le coin était un coin pompeux, pour gosses de riche. Cela tombait bien, j'étais un gosse de riche. Alors je me suis rendu la bas, bonnet sous mon hoodie, simple pantalon, rangers. J'étais certainement moins bien sapé que l’intégralité du personnel, mais bon, dans ce genre d’hôtels “qui ne posent pas de questions”, ce n’était pas un problème.  

Je me suis avancé, mouillant le tapis, de l’eau dégoulinant sur mes vêtements. J’ai soupiré, et me suis approché vers le comptoir, en quête d’une chambre.




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Dernière édition par Osvaald Dorian le Jeu 14 Sep - 15:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Jeu 24 Aoû - 5:23

*Toc toc*


" Madame Ávyssos, je vous prit de m'excuser."

Le bureau dans lequel il venait d'entrer était modeste, parquet ancien sur le sol, de nombreuses étagères, emplie de livres et d'objets  en tout genre, quelques tableaux de peintres amateurs, qui représentaient tous, d'une façon ou d'une autre, l'océan.

Une grande fenêtre prenait presque la totalité du mur d'en face. Et devant, un grand bureau, en bois d'acajou, importé directement du Pérou.
Habituellement parfaitement rangé, il y régnait un désordre ordonné. Derrière ce bureau était installé une femme d'une grande beauté. Il n'avait jamais vu pareil créature, et maintenant il travaillait pour elle.

La divine créature, à la chevelure d'argent, leva les yeux. A première vu ses iris étaient gris pâle, tirant d'un soupçon sur le bleu. Mais lorsqu'on fixait un peu trop intensément son regard, on avait l'impression qu'ils changeaient de couleur, du vert au bleu en passant même parfois par un noir profond.

Georges, l'homme qui se tenait dans l'encadrement de la porte, avait toujours cru qu'il s'agissait d'une hallucination. Mais plus il passait de temps avec elle plus il en doutait.

" Georges ! Cela fait trois fois. "

Il sursauta.

" Pardonnez-moi Madame.
- Je vous pardonne, mais dites moi ce qui vous amène ici ?
- Votre Rendez-vous de 14h  Monsieur Clauthsmith est là. Lisbeth m'a fait savoir qu'il appelait deux fois par jour pour avoir un rendez-vous avec vous.
- Bon puisqu'il faut que je le rencontre un jour autant que ce soit aujourd'hui. Faite le entrer.
- Bien Madame. Je vous fais apporter du thé ?
- Oui merci. "
L'homme sorti. La directrice replongea rapidement dans ses papiers. Elle nota quelques choses importantes sur l'ordinateur puis rangea son bureau.
Geoges savait, sans qu'on le lui ai un jour demandé, qu'il fallait toujours laissé l'espace d'au moins 10 minutes pour laisser entrer quelqu'un dans son bureau. Il avait le chic pour anticiper ses demandes.

*toc toc toc*

Urselia se leva.

" Entrez. "

Un homme d'une quarantaine d'année, les cheveux blond gominés, maigrichon entra dans la pièce d'une façon.....invasive. C'est cela, c'était le mot. Son parfum trop clinquant rendait l'atmosphère autour de lui étouffante.

" Urselia Ávyssos !! C'est un plaisir de se rencontrer de nouveau ! "

La femme n'eu aucune expression pour lui, elle retira même sa main lorsqu'il la lui prit.

" Monsieur Clauthsmith, vous avez forcer la main à ma secrétaire en la harcelant, ça ne sera pas le cas pour moi. Soyez clair que voulez-vous ? Je n'ai que très peu de temps à vous accorder j'ai une réception ce soir à superviser. "

L'homme d'affaire éclata d'un rire faussement amusé.

" J'aime les femmes clairs dans leur intentions. Bien, je vais vous expliquer. "

Et pendant le quart d'heure qui suivit il lui expliqua qu'un groupe d'hommes riches et puissants s'étaient formés "secrètement" pour améliorer le rendement de leur entreprises, hôtels, casino etc...
Et Oh surprise Urselia était convié à en faire partie. Il y ajouta tout de même beaucoup de forme, de détail complètement inutile.

Urselia jeta un œil à sa montre.

" Votre temps est écoulé. Vous avez fini ? "

Il sembla quelque peu désarçonné.

" Bon maintenant, écouter moi bien, je déteste me répéter. Comme je l'ai bien expliquer à votre prédécesseur; qui n'a pas  cru bon de vous informer. Je ne rejoindrais pas votre communauté quel qu'elle soit.
- Mais..
- Non. "

L'homme se leva d'un bon, son regard devint noir d'aversion.

" Eh bien puisque vous nous rejetez ainsi je suppose que vous ne tenez pas vraiment a votre hôtel miteux ! "

Erreur grossière et infantile.

La créature, un sourire cruel aux lèvres, s'approcha de l'homme d'affaire. Elle entra dans son espace personnel puis dans son espace intime. Elle le prit délicatement par le col et l'approcha d'elle. Ses lèvres rouges effleurèrent les oreilles rougis du businessman.

" Marc, je me permets, vous ne savez nullement à qui vous avez affaire. Vous êtes nouveau dans le coin pas de soucis. Mais sachez une chose. On ne vient pas à l'Eden pour en insulter la directrice ou son travail. Jamais. Sinon là effectivement vous pourriez le regretter amèrement et perdre beaucoup plus que votre business."

Le genou de la séductrice reposait menaçant contre l'entre-jambe de Monsieur Clauthsmith.

Elle s'éloigna lui épousseta les épaules et lui demanda.

" M'avez-vous bien compris ? "

Blême il hocha la tête et sorti sans un mot. Urselia s'appuya sur son bureau.
Lisbeth, sa secrétaire et Georges entrèrent. La jeune femme à lunette lui tendit un porte document, sa patronne l'ouvrit et feuilleta les pages en en signant quelques unes.

" Quel personnage ennuyant n'est ce pas ? "

Georges hocha la tête.

" Il avait une posture très agressive en sortant. Nous l'auront sur le dos quelques mois.
- Non pas besoin de s'en encombrer. J'ai des projets assez important en ce moment. Envoie le "photographe" nous trouver quelques choses de croustillant à révéler au public. Nous le menaceront tout d'abord gentiment, sinon nous le couleront, et prendrons son affaire. Il possède le casino de son père il me semble "
Georges eu un petit sourire amusé. Lisbeth comme à on habitude baissa les yeux et remonta ses lunettes.

" On vous attend pour l'inspection de la préparation de la réception. Plusieurs livraisons ont déjà été livrées.
- Merci Lisbeth, j'ai des coups de file à passer je vous rejoins dans peu de temps."



***



La fin d'après-midi se déroula relativement bien, aucun incident majeur. La réception avait tout pour bien se dérouler. Aucun musicien ne manquerait à l'appel, une personne était même chargé de surveiller leur consommation de boissons. Les invités appelaient pour confirmer une énième fois leur présence. Tout avait été livré à l'heure prévu et dans la quantité demandé.

George interrogea Urselia à l'abri des oreilles indiscrètes :

" Avez-vous trouver un bras pour ce soir ? "

Ah oui c'est vrai... Les réceptions voulaient que l'on soient accompagné. Pour un homme car cela leur permettait de se pavaner, et pour une femme pour éviter de se faire accoster par tous les hommes de moins de 80 ans. Pendant une longue période Urselia avait refusé de se trimbaler un boulet mais finalement avoir quelqu'un avait quelques avantages subtiles.

" Non je pense qu'il est un peu tard pour ça malheureusement.
- Pas tout à fait. Il y a l'officier Ford qui se propose de...
- Georges."

Elle se tourna vers lui. Personne ne se trouvait près d'eux.

" Cette réception porte sur l'anniversaire de l'ouverture du premier poste de police à Laurel et de la promotion d'un gros bras. Il va y avoir des policiers partout et vous me proposer de me faire accompagner par l'un d'eux ? Vous aller me décevoir si vous continuez. Je me débrouillerais. "

Georges se tue. Et la directrice se débrouilla en ne se faisant tout simplement pas accompagner. Elle passa a son bureau, donna deux heures de repos au majordome puis se dirigea dans ses appartements.

Son bureau se trouvait au rez-de-chaussez avec tous les bureaux, la salle de réception, les réserves d'entretien et les vestiaires des employer. Bien-sûr aucun d'entre eux n'entraient par la grande porte. Quant aux logements de la créature abyssale, ils se trouvaient au dessus du dernier étage de l’hôtel, un bouton s'actionnait, par l'empreinte digital d'Urselia et ainsi elle se retrouvait chez elle.

Urselia prit une demie heure pour se reposer, suivi d'une autre pour se préparer, après une douche d'eau fraîche elle se sécha et prépara ses affaires.

Ce soir elle porterait une robe cocktail couleur bleu nuit. La robe moulante était parfaite pour mettre en valeur son corps svelte. Son dos est nu, le tissus attaché derrière son cou revint à l'avant pour former un décolté plongeant. Le pourtour orné de perles marines.
Au niveau de la taille un pan de la robe est remonté pour former une chute ondoyante de tissus, laissant ainsi entrevoir ses longues jambes. Comme au bord du décolté, sur la taille est disposé une rasade de perles éludant une forme raffinée. Avec ceux-ci elle enfila de délicat escarpins ouverts blanc et se permit de mettre de longues boucles d'oreilles en argent. Une très légère touche de maquillage pour flatter sa beauté et elle fut prête.

Lorsqu'elle descendit une foule de monde se trouvait déjà dans la salle de bal. Une scène y avait été installé pour l'occasion, au milieu un espace dédié à la dance avait été laissé vide et tout autour des tables avaient été disposé. La directrice fit le tour de ses principaux invités, habillée de son professionnel et magnifique sourire, félicitant ceux qui devait l'être. Tout en surveillant minutieusement et discrètement le travail de ses employés.

Mais une soirée de cette envergure peut-elle se dérouler sans accroc ? Elle l'aurait espéré, malheureusement ce ne fut le cas.

George vint l'interrompre alors qu'elle discutait avec un sénateur. Elle lui lança un regard si glacial que si cela n'avait pas été urgent il serait parti s'exiler.

"Excusez moi Messieurs, un petit contre temps. Je reviens dans quelques  minutes."

La directrice suivit son homme de main jusqu'à l'accueil. Un attroupement de quatre invité masculin s'y trouvait. Urselia fronça les sourcils, pourquoi fallait-il toujours qu'on se mêle de tout ?

Urselia s'approcha.

" Messieurs, qu'y a t-il pour que vous génériez tant d'animation ? "  Demanda t-elle le ton léger.

Ils s'écartèrent, la saluèrent, et c'est à ce moment précis qu'elle l'aperçu. Un humain, mâle, épaules carrées, le regard franc, viril et ... à croquer.

Elle le dévora un instant du regard, pendant qu'un des hommes tentait de lui expliquer la situation. Elle leva l'index vers l'humain jacassant. Il se tue. Elle détourna enfin les yeux pour s’adresser à la personne tenant l'accueil. Une femme d'âge mur, rousse, presque en embonpoint.

" Clara dites moi pouvez-vous m'expliquer ce qu'il se passe ?
- Oui madame. Eh bien en fait il s'agit de..euh...
- Clara regardez moi. Soyez brève clair et concise. Soyez professionnel, je vous écoute.
- Ce Monsieur est entré, il a souhaité prendre une chambre, c'est alors que ces messieurs sont arrivés pour le questionner de sa provenance et de manière...
- Merci Clara. Quant à vous messieurs je souhaiterais que vous n'interveniez plus dans un travail qui n'est pas le votre. "

Un homme un peu plus imposant que les autres avança vexé dans sa fierté.

" Madame si je puis me permettre nous sommes de la police et...
- Excusez moi de vous couper , mais si je puis me permettre à mon tour, vous n'êtes pas en service, vous vous trouver dans mon hôtel et ce monsieur  que vous jugez si facilement par l'apparence est mon invité et mon cavalier, retardé par un malheureux contre temps. Dois-je continuer ?!"

Son ton au début calme s'était mué en une intonation dur et menaçante.  Ils ne demandèrent pas leur reste, s'excusèrent platement et partir en direction de la fête.

" Clara mettez à la disposition de Monsieur la chambre disponible qu'il souhaitera. Et si " elle s’adressa au bel homme " Vous souhaitez prendre part à la réception vous être mon invité, des costumes seront mit à votre disposition " Elle s'approcha pour lui révéler tout bas. " Ce n'est pas un soirée des plus exceptionnelles, mais je suis sûr qu'en votre présence elle peut au moins espérer y parvenir."

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Viens, approche toi. Tu es intrigué n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Ven 25 Aoû - 0:53







Par une nuit pluvieuse
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Je ne savais pas vraiment à quoi je m’attendais lorsque je suis rentré, mais tout ce que l’on peut dire, c’est que c’est fastueux. Le genre de luxe dont je me passe volontier habituellement. A quoi bon dilapider ses richesses, lorsque l’on peut l’utiliser à meilleur escient ? Enfin, après tout, c’est mon boulot de faire en sorte que des gens comme ça puissent faire ce qui leur sieds avec leurs richesses. Mais bon, cela ne m’empêche en rien de trouver cela presque malsain. Les riches restent entre riches, et les pauvres entre pauvres, c’est dommage. Les premières valeurs que l’on apprends à l’armée, c’est que le statut social, la race ou encore l’orientation sexuelle ne change pas la valeur d’une personne, c’est que c’est de la foutaise dans les relations sociales. Par contre, suis-je bien placé pour parler de relations sociales ? Pas vraiment.


Les mains dans les poches, je me suis approché du comptoir, pour prendre une chambre. Je savais pertinemment que ça allait me coûter cher, mais au fond, je pouvais me le permettre. Je laissais des traces humides derrière moi, et de l’eau me coulait dans la nuque. Une sensation peu agréable bien que habituelle. J'aurais pu faire une autre heure de marche pour rentrer, l’optique de tomber me dérangeait. Question professionnelle, c’est mieux de s’infiltrer sans attendre toutes les trente secondes.

Autre chose que je remarquais, c’était à quel point le monde affluait. Tous bien habillés, dans le lots, quelques personnes que je reconnaissais, à savoir des officiers de polices. Une réception peut être. Ou une mission sous infiltration ? Dans tous les cas, ça ne change pas mon objectif : trouver une douche.

Mais je fut stoppé dans ma quête par un groupe de personnes. Bien habillés, allure de fils à papa, tête à claque. Je n’avais pas spécialement envie de parler du beau temps, étant donné que j'étais trempé jusqu’aux os. Je les ai bousculés, mais il se sont replacés. J’ai soupiré.


-” Vous voyez pas que je suis trempé et que je n’ai qu’une envie, c’est de prendre un douche ? Alors retournez faire des claquettes au lieu de m’emmerder.”
ai-je dit d’un ton neutre, sans agressivité.


Ils continuèrent à me poser pleins de questions. D'où je venais ? Ce que je faisais ici ? J’ai toujours trouvés que la police américaine manquait de quelque chose. Mais aujourd’hui, je venais de mettre le doigt dessus : un QI supérieur à 22,5. Sérieusement, ils avaient que ça à faire ? Je commençais à perdre patience et j’ai donc commencé à sortir ma fausse carte du FBI, ou bien de la CIA, au choix. Normalement je ne m’en sers pas, mais ça reste utile. La S.A.D m’avait donné tout les passes droits possibles et imaginables, et c’était bien pratique.  Mais je fut coupé dans mon élan d’abus de pouvoir par l’arrivée d’une femme. Sa tenue et sa manière de parler supposaient que c’était la patronne. Du coin de l’oeil, je l’ai observée, et je fut forcé de constaté qu’elle était vraiment charmante. Vraiment très charmante. Mais outre la vision fort agréable, elle venait me sauver. D’une voix inquisitrice, elle soma les policiers de partir. L’excuse qu’elle avait trouvée me plaisait fortement. J’était selon elle son cavalier, ce qui me fit sourire.

La manière dont elle s’exprimait attisait ma curiosité. Froide et sèche, imposant son point de vue, et ce, même face à des policiers. J’ai toujours aimé les femmes fortes, avec de l’assurance. Quelques phrases et secondes plus tard, j'étais seul avec la jeune femme, et manifestement sa secrétaire, à qui elle ordonna de me mettre une chambre à disposition. Dans la foulée, elle m’invita à participer à la réception de ce soir. Chose qui ne m’intéressait pas réellement, à un détail près. La présence de cette femme m’intriguais, simplement pour elle, je me disais que la nuit ne serait pas perdue, et ses avances confirmaient mon choix.


“Je suis sûr qu’une soirée aux côtés de ma sauveuse  ne pourra qu’être agréable." dis-je d’un air intéressé. “Du moment que vous ne me demandez pas de danser, je pense que ça se passera bien” ai-je continué d’un ton amusé.  

J’ai ensuite pris congé pour me préparer. Même si ma dernière réception était une réception militaire, pour mon entrée chez les commandos marines, j'étais persuadé que mes prédispositions à bien me comporter en haute société étaient encore utilisables. Je fus amené dans une immense suite. Même si elle était riche et aux premiers abords, extrêmement sympathique, je n’eu pas le temps de m’attarder sur la décoration. Mes mesures furent prises rapidement, et je suis parti me laver, puis me préparer. Une fois sorti de la salle d’eau, un costume à ma taille était plié sur le lit. Je me suis habillé, et j'étais fin prêt. Même si mes cheveux, comme à l’accoutumée étaient un peu chaotiques, ma barbe, elle, était parfaitement taillée, question d’habitude.
J’ai glissé mes deux couteaux dans les chaussures, question de sécurité. Avant de me rendre, l’air nonchalant, les mains dans les poches, dans la grande salle. Attendant l’arrivée de la jeune femme, pour faire plus amples connaissance.



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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Ven 25 Aoû - 23:19

Cela faisait maintenant quelques temps qu'il n'avait pas vu un sourire si satisfait sur le visage de sa maîtresse. Etant retourné dans la salle de réception il n'avait assisté à la scène et semblait très curieux d'en savoir plus.

Urselia passa à proximité et ne lui annonça :

"  Finalement nous allons surement bien nous amuser ce soir. Et comme vous me l'avez si bien conseilliez, j'ai trouvé le cavalier idéal."

Elle s'en alla de sa démarche souple et légère. Il restait dans l'entrée; Ayant comme titre " chef du personnel" il se devait de veiller sur eux. Depuis la place dont il avait prit possession, Il voyait tout. La salle de réception était plus basse de quelques marches que le sol initial de l'entrée.
Il fixa sa patronne souhaiter le bonjour à quelques invités, sa parfaite connaissance des noms, statuts et différentes influences l’impressionnait. La dessus elle était imbattable.

Une présence se fit sentir dans son regard périphérique, il pivota la tête. Georges était subjugué. Voilà qui elle avait invité. L'homme aux rangers de l'entré, il avait une allure détendu et pourtant si... si droite. Le majordome était impressionné. Il le salua comme il se le devait.

Urselia ne mit pas longtemps à l'apercevoir. Elle traversa la foule avec l’aisance d'un murène, sans accroc.
Elle l'attendit à mit chemin des escaliers, un sourire radieux sur ses lèvres rosées.

" Je suis ravie de vous revoir. Vous avez très belle allure ! Tout  à l'heure j'en ai oublié toutes les politesses. Je m'appelle Urselia Ávyssos, mais je vous en pris contentez-vous d'Urselia. "
Elle le prit par le bras de façon élégante. Par ce simple geste de civilité elle s'était rapprochée. " Qu'est-ce qui vous amène à l'Eden Monsieur...Comment dois-je vous appeler ? "

Le cadre était posé et permettait de commencer la discussion sans un interrogatoire trop classique.
Un serveur gêné s'approcha muni d'un plateau d'argent. La directrice le remercia et prit une coupe d'un liquide ambré à bulle. Une très discrète pastille blanche était collé sous le pied du verre.

La créature expliqua à son invité qu'il s'agissait des boisson sans alcool, pour ceux qui n'en buvait pas ou ne le désirait simplement pas.

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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Sam 26 Aoû - 13:59







Par une nuit pluvieuse
Ft. Urselia





Je suis arrivé dans une salle bien trop grande à mon goût, et surtout bien trop bondée. Le monde est souvent, en théorie, mon outil de travail. Je me faufile, et je frappe, tel un spectre, mais dans le cas présent, je devais me détendre. Le chef lui-même m’avait ordonné de prendre un peu de temps libre. J'étais donc interdit de passage à la boîte pendant deux jours. Cela était donc, comme un appel du destin, appelé à faire autre chose que de travailler. Tout le monde était en train de bavasser autour de moi, chose que je n’appréciais guère.
        Avant de faire le premier pas dans la réception, j’ai rapidement remis mes cheveux en place, me rendant compte que je n’avais plus l’habitude d’un attirail aussi « serré ». Je me suis avancé quelque peu dans la gigantesque pièce, cherchant du regard la pulpeuse propriétaire des lieux. En passant l’encadrement de l’immense porte, je fus salué par le chef du service, ou le majordome. En réalité j’ignorais quels étaient les étiquettes en haute société dans ce pays. Les coutumes européennes s’en approchaient bien sûr, mais mon enfance était plus souvent liée aux grands banquets arabes que français. Je l’ai salué en retour, avant de continuer ma recherche. Tel un radar dernier cri, j’ai observé chaque personne, cherchant la jeune femme. Même si sa tenue était en théorie censée se fondre dans la masse, il ne me fut pas très longtemps pour capter l’aura de l’élégante demoiselle. Elle s’était faufilée d’une manière particulière vers moi. Semblable à ma démarche, traversant la foule sans toucher qui que ce soit, avant une grande adresse, la grâce en plus.

Elle s’approcha et les présentations commencèrent. Nous nous étions rangés près d’un mur, sans vraiment y prêter attention. Elle fit une remarque sur ma tenue, avant de se présenter.

« Si je puis me permettre mademoiselle, je fais pâle figure à côté de vous, ça doit bien faire plusieurs années que je n’ai rien porté de tel. » dis-je avec un sourire en coin, avant de me présenter à mon tour. « Dorian, Osvaald Dorian, mais je déteste que l’on m’appelle monsieur, alors Osvaald c’est très bien. »

Elle s’était rapprochée doucement, de manière si subtile que je ne l’eu pas remarqué de suite, mais ça ne me dérangeait pas spécialement, au contraire même. Une flûte à la main, j’ai continué.

« Rien de bien passionnant, je rentrais du travail, à pieds, lorsque j’ai été surpris par le temps. Je serais bien rentré sous la pluie, mais je déteste végéter dans mon lit à cause d’une mauvaise grippe, alors j’ai décidé de profiter un peu de mes vacances forcées. » Je me suis arrêté quelques secondes, buvant légèrement le liquide frais, avant de continuer.

« Mais j’ignore la raison de ma présence ici, mis à part d’être à vos côtés je veux dire. A en juger par le nombre de policiers, j’ai bien l’impression qu’ils fêtent quelque chose je me trompe ? En tout cas, une chose est sûre, c’est que vous leur avez fait forte impression tout à l’heure. » Dis-je d’un ton neutre, mais tout de même décontracté.

    C’était étrange. De mémoire, jamais à Laurel je n’avais parlé à quelqu’un, en dehors du travail. Constat à la fois déprimant et effrayant. Cela me donna quelques frissons, ou alors était-ce la proximité de la charmante créature à mes côtés ? Même si je n’ai jamais été coureur de jupons, et que par conséquent, j’attachais très peu d’importance au physique. Chose inutile dans ma vie professionnelle. Il était vrai que cette femme n’avait rien en commun avec celles que je côtoyais en général. Même pas avec la mignonne petite responsable des archives. Ici, n’importe quel guignol remarquerais que sa peau, ses cheveux, et que ses formes ressortaient plus de la peinture Romantique ou de la Renaissance, que d’une personne lambda.





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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Mar 29 Aoû - 16:47

Osvaald Dorian ? Un très élégant prénom qui va très bien avec sa stature. La famille Dorian était une famille Qatarienne très connu dans le milieu commercial.

Urselia lui offrit un chaleureux sourire.

" Eh bien Osvaald je suis très flattée de tant d'attention d'un homme tel que vous. C'est étrange et rare, mais je peux vous confier que vous m'inspirez une grande confiance. Ce soir est un événement particulier pour les policiers de Laurel, il s'agit de l'anniversaire de l'ouverture du premier commissariat de Laurel, le chef de la police en profitera aussi pour donner quelques récompenses et promotions. Rien de bien impressionnant. "  

Un homme vint les interrompre accompagné de l'un des truands du hall. Urselia réinstalla son masque de fer professionnel. Elle serra la main au gradé et fit un signe de tête au fils. Il avait l'intention de leur tenir la jambe quelques instants. Urselia n'aimait pas du tout être contrainte.

" Je vous pris de m'excuser, vous couper n'est pas polis, mais vous devriez choisir une place près de la piste, car un toast va bientôt être porté. "

Pas besoin d'être brillamment intelligent pour comprendre que la directrice le congédiait gentiment. Il prit son larbin et s'éloigna.

" Voyez-vous il n'est pas très compliqué de les impressionner. Eux ne sont principalement que les administratifs et leurs progénitures, les Haut-gradés. Les plus héroïques, ceux qui méritent vraiment des honneurs, sont un peu comme vous, humble. Et actuellement ils sont sur le terrain, à mourir pour défendre Laurel des criminels dotés. "

N'était-elle pas elle même une criminelle qui en engageait d'autre ? Si, mais cela ne l’empêchait pas de respecter le travail de ses humains qui dévouaient leur vie à la justice. Les "grands" hommes ici n'était là que pour la postérité. Il était si facile de les acheter. D'ailleurs n'était-ce pas le but de cette soirée ?

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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Sam 2 Sep - 0:32







Par une nuit pluvieuse






Confiance ? Était-ce l’impression que je donnais ? En réalité, j’ai toujours trouvé que mon air de vétéran mal luné éloignait les gens, et heureusement. Cela faisait du ménage sans trop m’en rendre compte, mais dans ce cas ci, c’était autre chose. Elle me disait que je lui inspirait confiance. Moi, un inconnu ? J’ignorais ce qui lui faisait dire ça, mais on va dire que c’est réciproque. Du moins, partiellement. J’étais à l’aise à ses côtés, chose étonnante pour ceux connaissant ma vie sociale, ou tout du moins, son absence. Mais ma confiance, est quelque chose qui s’acquiert, tout comme ma loyauté.
Je l’écoutais parler pendant que je scrutais la foule. Petit travail de mémoire, j’essayais de me souvenir de toute les têtes que je connaissais. Dans le lot, j’était persuadé d’avoir vu du monde avec les petites mentions “à risque” dans les dossiers. Mais bon, je devais arrêter de penser au travail, et me focaliser sur quelque chose d’important, la maîtresse de cérémonie. J’ai de nouveau posé mon regard sur elle, lorsque je l’ai vu se renfrogner. Avais-je fait quelque chose de mal ? Visiblement non, seulement des importuns venus nous déranger. Importuns qui se firent expulser magistralement par Urselia. Je pourrais la voir faire ça une infinité de fois, sans me lasser. C’était vraiment agréable à regarder.


Elle  continua en m’expliquant qu’elle méprisait les dirigeants, ce qui me fit avoir un grand sourire. Elle préférait les hommes d’actions. Cette fois, mon rictus se transforma en rire moqueur.


-”J’ignore si j’ai un jour trouvé une activité plus amusante que de vous voir repousser des gens de pouvoir de cette manière.”

J’ai légèrement bu dans mon verre, plus par politesse que par déshydratation, avant de continuer.

-”Mais vous ne semblez pas tenir les dirigeants en haute estime. C’est également mon avis, ce qui nous fait un point commun. Les médaillés sont toujours ceux qui prennent le moins de risques. Mais la gloire n’est pas quelque chose d'intéressant en soi. Le réel intérêt de combattre le crime, c’est ce goût du risque et cette adrénaline, et surtout, savoir que l’on a sauvé du monde.”

Qu’est ce que je peu être bavard quand je parle de l’armée. C’est presque effrayant d’ailleurs.

-”Excusez moi, pensée d’un vétéran. Ca vous aurait crevé les yeux si j’avais eu ma tenue cérémonielle habituelle, avec les médailles le béret et tout le tralala”


Même si j’avais l’habitude d’être secret au possible, plus que de raison, j’avais pour une fois, envie d’apprendre à la connaître, et par ce biais, je me devais d’être honnête, du moins dans une certaine mesure. La curiosité me pousse souvent à agir différemment, mais jamais de manière dangereuse, je ferais donc attention aux parties de ma vie que je lui révêlerais.







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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Mar 5 Sep - 0:22

C'était bien la première fois qu'on lui faisait un compliment si inattendu, et pourtant si satisfaisant. Urselia lui offrit un sourire reconnaissant.

Osvaal Dorian était de ceux qui aimait les humains. Intéressant. Selon lui, sauver une vie était aussi excitant que l'action du terrain. Cela semblait avoir beaucoup d'importance à ses yeux. Jusqu'à quel point se donnerait-il pour sauver des vies humaines ?
C'était une question qu'il faudrait explorer un peu plus tard.

En l'écoutant parler on sentait bien qu'il était un homme du front. Le fait qu'il révèle être un vétéran n'étonna guère Urselia, mais un autre point qu'il faillait creusé apparu. Cette fois-ci, la curiosité était trop présente pour remettre ce sujet à plus tard.

Très intéressée par son convive, elle cala une mèche de cheveux derrière son oreille.

" Vous étiez un homme d'action, c'est bien ce qu'on perçoit en vous observant. Mais il me semble aussi que vous l'êtes encore non ? Que faites-vous dans la vie Osvaald ? "

Contrairement à toute ses conquêtes, enfin disons plutôt ses proies. Urselia avait envie de le découvrir, de le savourer, le déguster,
prendre son temps avec ce jeune garçon étant bien plus homme que beaucoup de ses aînés. Il avait cette présence singulière qu'elle affectionnait tout particulièrement. S'il fallait qu'un moment il se déroule quelque chose entre eux. La nymphe avait l'intention de le faire dans les règles de l'art.

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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Mar 5 Sep - 1:11







Par une nuit pluvieuse
Ft. Urselia





J’appréciais le fait d’attiser sa curiosité. Ses questions étaient intéressées, et une certaine lueure naissait dans ces yeux. Le fait d’être un point d'intérêt autre que part mon CV créait en moi une certaine satisfaction. Même si je joue de cela, le fait d’être une machine à tuer, est quelque chose de très étouffant à vivre. S.T.A.L.K.E.R, le spectre de la S.A.D. Le membre secret de la société secrète, celui dont on ne connaît l'existence que si l’on doit mourir. Même mon prénom est une chose que je n’utilise plus. Personne ne m’appelle Osvaald. Monsieur Dorian pour les papiers, et basta. Dans ce cas ci, c’était nouveau.
La dernière fois que je me suis senti à l’aise, c’était à l’armée. Avec mes frères, bien que professionnels, nous nous accordions du temps pour déconner. Depuis que je suis à Laurel, tout est différent. Je tue plus que je ne sauve, et le visage des gens que j’aide m’est interdit. Je suis un homme de l’ombre, et plus un héros de la nation. C’est différent, moins bon ? Aucune idée.

“Bien-vu. J’ai été radié de l’armée après une blessure incapacitante. Après avoir reçu mon ultime médaille, je me suis reconverti, comme beaucoup de vétérans, dans la sécurité privée. Je boss pour une boîte qui surveille les possessions non utilisées de Laurel. Pour le moment c’est pour une boîte pharmaceutique. Je surveille les vieux hangars, et je veille à ce qu’aucun voyou n’y touche. C’est pas bien passionnant, mais de temps en temps, je vais dans des endroits plus dangereux, ca dépends du patron.
Je déteste ne rien faire, et encore moi être une loque, alors je veille à avoir une hygiène de vie impeccable. Renforcements musculaires tout les deux jours, cardio, et surtout cent kilomètres de courses avec du poids sur le dos tout les week-ends, je garde mes habitudes de soldat en somme.”

Ayant peur de la perdre dans la conversation j’ai changé de sujet.

“Enfin, je conçois que ma vie est pas particulièrement passionnante, c’est souvent la même chose, du coup parlez moi de vous. J’étais curieux de savoir comment une femme si jeune avait fait pour accumuler autant d’argent, et surtout” je me suis rapproché d’elle, chuchotant presque le reste de ma phrase.
“De pouvoir.”

J’étais conscient qu’il était habituel qu’un hôtel offre ce genre de services, mais rarement dans le cadre officiel. La ville possédait des locaux pour ça.

“Ils vous respectent, ou même mieux, vous craignent. Je vais être franc avec vous, vous m’intriguez beaucoup, dans le bon sens du terme. Vous êtes bien plus intelligente que tous ces pingouins en costard, ça se sent” ai-je dit, avec un air bienveillant, le sourir au lèvre.

Je ne voulais pas qu’elle pense que je la suspecte de quoique ce soit, et je retranscrivais cela dans ma voix, qui n’était ni accusateur, ni inquisitrice. J’étais très sérieux dans mes propos, elle dégageait une force de caractère assez impressionnante.




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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Mar 5 Sep - 11:45

Un blessure si grave qu'il était radié ? Sa peau blanche, le teint halé, devait-être couverte de cicatrice; Lourdes de souvenirs et d'histoires plus croustillantes les unes des autres. Le regard clair d'Urselia se fit plus intense de désir. Elle l'imaginait nu à ses côtés, découvrant chaque parcelle de son corps. Elle s'humecta ses lèvres.

Il était maintenant agent de sûreté, un métier bien inférieur à ses capacités physiques et intellectuelles.
Quelque chose clochait. La créature l'écoutait attentivement.

L'armée avait radié un homme qui était encore capable de faire 100 kilomètre de courses chargé comme cinq hommes ? Soit l'armée avait vu ses critères de recrutement à la hausse, soit... soit il y avait autre chose, une chose qui ne se révèle pas à la première rencontre, ni au dixième rendez-vous.

Un humain lambda, avec un tant soit peu d'intelligence pour détecter cela, aurait creusé pour avoir l'information, à tout prix. Mais Urselia n'était pas humaine, et encore moins lambda. S'il ne voulait en parler il ne le ferait pas. Elle lui faisait suffisamment confiance pour savoir qu'il était capable de garder un secret jusqu'à la mort.

Elle ne lui tint donc pas rigueur du changement de sujet. Cela était dommage. Elle aimait écouter.

Et puis face à tant de flatteries et compliments comment résister ?  Urselia ne pouvait que répondre à son souhait de la connaître un peu mieux.

“Ils vous respectent, ou même mieux, vous craignent. Je vais être franc avec vous, vous m’intriguez beaucoup, dans le bon sens du terme. Vous êtes bien plus intelligente que tous ces pingouins en costard, ça se sent”

Un frisson de satisfaction lui parcourra l'échine. Sa franche honnêteté ne faisait qu’accroître son désir pour lui. Et fait très surprenant, voir même extrêmement rare, plus exceptionnel qu'une éruption a Pompéi. Les joues de la Nymphe rosirent très légèrement.

" Je suis comblée par tant d'attention à mon égard. Jamais on ne m'a fait autant de louange, sans se sentir menacer. Votre vie ne vous paraît pas extraordinaire, mais je vous garanti que vous êtes autant voir plus passionnant que tous les hommes réuni ici.
Si jamais vous avez besoin de trouver un nouveau travail, j'ai quelques contactes et même des propositions professionnelles à vous faire. Mais ne vous inquiétez pas, je sais pertinemment que vous êtes plutôt du genre à vous débrouiller "avec les moyens du bord", et que vous ne viendrez probablement jamais demander un service. Je veux seulement que vous le sachiez. "


Urselia capta le regard d'une de ses serveuses. Elle inclina la tête discrètement en signe de compréhension. Elle informa ses collègues. Le discours tant attendu allait commencer. Le personnel, synchroniser comme de parfait robot, prépara en un rien de temps l'espace devant la  scène ainsi que les tables.
Urselia sourit. Il était temps de lui raconter son histoire.
" L'argent n'est qu'une futilité, le véritable résultat de toute ses années de travail c'est, comme vous l'avez si bien nommé, le pouvoir. Mais il ne s'acquiert pas si facilement. "  Elle avait dit cette phrase en scrutant son royaume qui se préparait. Pour la suite elle plongea son regard dans celui d'Osvaald
" A la base je suis originaire de la côte méditerranéenne, mais j'ai vécu le plus clair de mon temps sur des petites îles entre le japon et l’Amérique du sud. Mon contexte familial est quelque peu singulier et ce que l'on pourrait qualifier de dur.  Je suis la dernière fille, ainsi qu'illégitime, d'une famille à la base très nombreuses. Mes parents sont des pécheurs, ce que l'on pourrait qualifier de petits commerçants, souhaitant démanteler les plus gros producteurs. Ils ne sont que haine et agressivité. Ils m'ont toujours forcés à faire plus qu'eux ne pouvait, ils m'ont tout apprit, mais sans cet attrait qu'on les familles américaines, sans amour.
Je ne suis pas née dans un contexte heureux, il était donc logique que cela continu ainsi. Il c'est passé mille et une péripétie mais finalement j'ai réussi à m'échapper. J'ai rejoins les Etats-Unis sans rien, presque nue. C'est une lointaine cousine rencontré, par hasard, qui m'a prit " sous sa nageoir". Elle m'a enseigné le monde des affaires. Elle était PDG des grandes entreprises commerciales. Son sens du business était incroyable. Elle m'a permit de m'élever de trouver mes marques, de devenir quelqu'un. Nos chemins ont malheureusement divergé, je m'orientais vers l’hôtellerie, un monde hostile au multiple jeu de pouvoir, quand elle souhaitait que je me consacre à un métier plus..Social.
Et puis il y a eu un accident. Un homme îvre est entré chez elle et l'a assassiné. Une histoire glauque. Sa mort me fut malheureusement bénéfique. Connaissant son travail par coeur j'ai reprit la main pendant quelques temps et finalement j'ai pu acheter un hôtel effleurant à peine le luxe pour le transformer en palais luxuriant, dans lequel vous vous trouver. "


Urselia se désaltera d'une grande gorgée de pétillant et rit.

" Je crois que je ne me suis jamais autant confié sur ma vie passée. Les seules informations que je laisse filtrer sont que je n'ai pas de famille, que j'aime les gens compétents et que ceux qui m'importune doivent se préparer au pire. "

Elle enclencha de nouveau le jeu du chuchotement; Des ses lèvres, elle effleura l'oreille du bel homme :

" Je compte sur vous pour garder tout cela secret. "

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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Mer 6 Sep - 1:06







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Ft. Urselia





J’ai perçu la crispation sur son visage. Quelque chose ne lui plaisait pas dans ce que j’ai dit. Son corps s’est légèrement raidit, d’un coup. Ses lèvres se sont courbées. L’intégralité de son corps élégant venait de laisser passer une multitudes de micros signaux, signifiants une forme de mécontentement. Il n’avait pas l’air de s’agire de colère, mais plus une forme de déception. La même que l’on ressent lorsque un film se coupe avant la fin.
Mon discour présentais certainement des failles. Pourtant, bien que incomplet, je n’ai pas menti. Une fois que j’ai eu ma foutu médaille, j’ai été mis dehors, du moins, c’est la version officielle. Le sous dirlo m’a fait quitter l’armée en douce en vérité, mais ça, je n’en parlerais jamais. Même sous la torture, je resterais muet. Et puis bon, elle n’as pas besoin de tout savoir pour m’apprécier, du moins j’éspère.


Mon changement de sujet fut un succès. Même si on ne dirais pas comme ça, j’apprécie pas trop de parler de moi. Outre mon aspect parano maniaco “je cache des choses”, j’ai pas grand chose à dire. “Tu aimes quoi dans la vie ?” Tirer sur des gens. “C’était quoi ton métier avant ?” Tirer sur des gens. “Et maintenant ?” Je tire toujours sur des gens. Ma vieille peau de collègue à probablement raison, je suis bon qu'à ça. Est-ce un soucis ? Non.  
Il semblerait que mes “compliments” l’aient touchés, ce qui est une bonne chose. Même si je ne considère pas avoir fait de compliments, car je dis ce que je pense et inversement, si j’ai pu lui décrocher un petit sourire en prime, c’est cool.

“Vous savez, je ne bosse pas par nécessité, juste pour passer le temps. Mes parents s’arrachaient les cheveux si ils voyaient comment je vis. C’est vrai que je suis pas très dépensier, mais bon. Et concernant votre offre, je vous la retourne. Si vous avez besoin de quelqu’un pour je sais pas, bouger un meuble ou assurer la sécurité pour une nuit, ça me gène pas, j’ai du temps en ce moment. Même si on se connaît à peine, je serais heureux de veiller sur vous. “ lui dis-je toujours proche d’elle, avant d’être interrompu par l’arrivée d’une serveuse.


La cérémonie ou je ne sais quoi allait commencer. Urselia semblait tout gérer du regard, je l’ai donc attendu pour continuer. Elle avait cette allure changeante, qui au fond, me faisait un peu rire. A mes côtés elle était douce, presque délicate, mais surtout détendue. Et en une fraction de seconde, elle se redressait légèrement, et d’un regard inquisiteur, elle faisait son boulot.
Tout le monde se pressait en salle. Cela me gênait en réalité. J’ai rarement eu l’occasion de discuter avec une personne comme ça. D’une manière détendue, sans protocole. Sans nom de code. Et je n’avais honnêtement pas envie que ça s’arrête.


Mais elle continua tout de même à me parler. Son regard épousa le miens, et pour la première fois depuis la conversation, je me suis arrêté sur ses yeux. Ils avaient quelque chose d’ hypnotisants. Etait-ce leur couleur argentée, peu commune, ou alors les lueures ondoyantes générées par les lustres ? Ou peut être autre chose ? Je ne saurais le dire. Je l’ai écoutée parler, sans quitter ses yeux. Son histoire était troublante, mais surtout assez triste.
Elle ajouta que j'étais l’un des premiers à entendre cette histoire, et que je devais, naturellement la garder pour moi. Elle me dit tout cela en riant, ce qui me fit décrocher un léger sourir. Sans trop savoir la cause, j'appréciais la voir rire.


“C’est assez cocasse. Vous avez lutté pour quitter votre vie de pauvreté et obtenir argent et pouvoir. Nous sommes différents sur ce point. J’ai quitté une vie de richesse et de pouvoir, pour vivre modestement. J’ai rejoins un milieu faisant fi de tous les titres et autres richesses. En tout cas, vous méritez de posséder tout cela, vous avez tout mon respect” dis-je en riant légèrement moi aussi.

Tout se goupillait, la cérémonie allait commencer. Je me suis approché de son oreille, et lui ai murmuré les mots suivants.

“Et n’ayez craintes, je sais garder un secret”

Puis je me suis addossé au mur, comprenant qu’elle devrait faire acte de présence sur “scène”. J’étais persuadé que je ne devais pas la suivre, mais j’ai ajouté, avant qu’elle s’éloigne.

“Et moi, dois-je me préparer au pire ?” ai-je dit d’un ton taquin, espérant lui décrocher un nouveau sourire.


Même si elle ne s’était pas encore éloignée, j’ai senti mon corps se crisper légèrement. Le fait qu’elle doive me quitter pour quelques temps, m’agaçait. Ce n’était pas de la colère, mais cela restait gênant. Mais passé cela, la curiosité pris le dessus. J’avais très envie de la voir si elle devait s’adresser à la foule, car j'étais persuadé, qu’elle possédait un grand don concernant la rhétorique.


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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Sam 9 Sep - 18:23

Urselia sourit, elle lui offrit une expression éprise de sensualité et de malice.

" Qui sait, vous êtes, peut-être, en train de risquer votre vie en ce moment même. Et ainsi, seriez-vous capable de vous éclipser avec moi dans un lieu... moins propice au travail ? "

Elle passa furtivement sa main sur son épaule, elle le dévora du regard une dernière fois. La  créature n'attendit pas la réponse de son homme; Dans une démarche souple et féline, elle lui tourna le dos pour se rendre sur l'estrade.

Sur le chemin elle avait déposé son verre. Elle n'avait pas besoin d'un objet pour se donner de la consistance.

Les employés de l'Eden aperçurent leur directrice s'approcher du microphone, leur régime baissa instantanément, attirant l'attention des invités vers la scène.

Il n'y eu pas de raclements de gorge pour réclamer la concentration de son audience. Leur vigilance était déjà toutes intéressée.

" Bonsoir"

Chaque gestes étaient calculés, le ton de sa voix inspirait la sérénité et le respect. Chaque personne dans la salle pouvait sentir son regard pâle peser sur lui ou elle.

" Malgré les événements tragiques de ses derniers temps, je parle notamment de l'évasion de nombreux prisonniers et les morts innombrables de nos gardiens de la paix. Je suis enchantée d'accueillir ce soir, une partie, des forces publiques. Vous voir tous ici ce soir me rassérène dans le fait que la grande ville de Laurel est sous-contrôle et sécurisante pour ses habitants.
Je vous prit d'applaudir pour vos hommes actuellement sur le terrain et pour accueillir Monsieur le Sénateur et le chef de la police. "


Elle même applaudit, invitant les deux dirigeants à monter sur le plateau. Elle leur sera la main ravi qu'ils essayent de cacher leur embaras. Ils la remercièrent.

" Merci Mademoiselle Avyssos de votre accueil si chaleureux."

Telle une ombre elle s'effaça laissant place au gros bonnet et leur discours aussi intéressant que le développement et la vie d'une huître.

Les serveurs avaient reprit leur rythme normal. Georges veillait au grain. Il aperçu sa patronne revenir vers son cavalier.
Le majordome retenait son sourire. Il adorait la voir discourir, déstabiliser les foules tout en les considérant.

Urselia rejoint le vétéran, sa présence lui avait, presque, cruellement manqué. Elle déposa sa main sur l'avant-bras du gentleman.

" Alors Osvaald, avez-vous réfléchit à ma proposition : de se soustraire de ce monde partial ? "

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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Dim 10 Sep - 1:48






Par une nuit pluvieuse
Ft. Urselia





J’étais vraiment persuadé qu’elle ne se retournerait pas, qu’elle vaquerait à ses devoirs sans réellement marquer son “départ”, et pourtant, j’avais tort. Elle m’offrit un dernier contact, suivi d’une réponse à ma taquinerie. Frissonnant et satisfait, je me suis adossé au mur, la regardant partir, toujours plus curieux de la voir sur scène.
Sa proposition était alléchante, et elle, tout comme moi, désirait quitter cette ambiance étouffante, pour un milieu où personne ne blameras, ou ne remarqueras nos paroles, et surtout, nos actions.
Tout en étant attentif à ses déplacements, et la manière assez unique avec laquelle elle traversait la foule sans la toucher, j’ai réfléchis à ses mots. Outre sa demande, le reste de son propos semblait bien plus intéressant qu’il le semblait. Peut être est-ce un défaut de ma part, de conserver cette constante analyse et remise en question de tout ce qui m’entoure mais, dans ce cas, cela semblait plausible.
J’étais présent, en ce lieu que je n’appréciait guère. Ce genre de lieu, qu’en théorie, selon la volonté de mon milieu et de ma famille, je devrais fréquenter en abondance. Une atmosphère hypocrite, emplie de coups dans le dos, ou la franchise est presque proscrite. Un lieu qui, était ce que j’avais fui pendant si longtemps, dont j’ai oublié les codes, et dans lequel, je ne suis pas à mon avantage. Loin de moi l’idée de parler de combat. Mais nombre des forces en présences, ont eu un rapport de près ou de loin, un jour avec la corruption.

La haute société à toujours été régie par les lois de la jungle. Les plus faibles se soumettent, ou meurent, tandis que les plus fort règnent et brillent. L’animal qui me correspond le plus à toujours été le chien. Fidèle, loyal, pratique, et surtout protecteur. J’étais à ce monde ce que le chien était au berger. Je protégeais le troupeau des bêtes sauvages. Et en ce jour, la pluie m’a forcé à me cacher dans la forêt. Forêt remplie de créatures. Certains n’étaient que de simples clébards sauvages, mais le reste, c’était des loups. On pense souvent que le chef d’une meute est ce “mâle alpha”. Orné de médailles, il baigne dans le mérite de sa meute, et ne dirige que par opportunisme. La vérité concernant la meute, est que c’est une femelle qui dirige. Elle gère les déplacements, la répartitions de la nourriture, elle commande “en secret”. Et la seule femme présente dans mon champ de vision, venait de monter sur l’estrade. Tous ces grands hommes la tenaient en respect, ou mieux, en terreur. Ce n’était pas sa force ou sa carrure qui faisait que tout le monde la suivait, mais son intelligence et sa force mentale.

Cette petite parabole me fit sourire. “Osvaald, un chien parmis les loups”, ca ferait un super bouquin, si seulement j’aimais lire. Mais après coup, j’ai compris que je n’étais pas tant dans le faux. Et les réactions des gens face à elle confirmèrent mes propos, du moins, en apparence. Tout le monde était droit, silencieux, presque terrifiés de parler. Pour faire régner la loi dans Laurel, j’avais une arme. Elle aussi visiblement, son regard. L’expression fusiller du regard prenait tout son sens. Je l’ai remarqué tout à l’heure. Chaque écart de conduite valait aux policier, un regard presque létal.

La seule chose qui m’empêchait de penser que cette prestance et cette aura qu’elle imposait n’étais pas le fruit d’un don, étais que je n’avais jamais vu sa tête dans les dossiers. Et honnêtement, je m’en serais souvenu, c’est pas le genre de visage qu’on oublie.


Lorsque le micro s’activa, j’ai scruté la pièce, cherchant à jauger les réactions du public. Et le constat était unanime, c’était une hécatombe de force mentale. Outre les quelques sourires lubriques des plus vieux, les autres en avaient sur le visage, une crispation assez reconnaissable chez les gens, notamment sur le point de se faire interroger. Ce même respect que l’on a lors d’un oral ou d’un entretien d’embauche, ou lorsque l’on est convoqué chez son supérieur. En apparence un profond respect, mais au fond, une peur qui nous prends aux tripes.  


Lorsqu’elle pris la parole, j’eu un léger frisson, suivit d’un léger sourire qui s’éstompa rapidement. Son discours était certes d’une grande qualité, et un véritable plaisir pour les oreilles, mais le sujet lui, était bien moins amusant.
Une évasion massive avait eu lieu dans la ville. Provoquée visiblement par des dotés. Quel merdier. Déjà que la société aime pas trop ces types, et bien ça n’as rien arrangé. J’étais comme ça aussi, avant. La haine constante des “dotés”, mais j’ai appris tout au long de mes missions, que c’est le genre humain qui est dangereux, et qu’un don n’est pas différent d’une arme. Juste moins prévisible et plus destructeur. Toute la semaine ils n’ont parlés que de ça, et cela posait de réels soucis. Comment une prison comme celle de Laurel avait elle réussit à tomber face à de tels débutants. Quand est-ce que la ville consentieras à construire un complexe sous marin ?

Je fus interrompu dans mon monologue oh combien intéressant, par une fine main venue se poser sur mon bras. Elle avait surgi de nulle part, et ma mine froide se changea en un visage plus intéressé.

“Excusez, j’étais dans mes pensées, je réfléchissait à un plan pour nous évader du discours ennuyant du sénateur” dis-je d’un ton très sérieux.

Je lui ai ensuite tendu mon bras, comme le font les “gentlemans”. Pour le coup, j’ignorais si cela était en adéquation avec l’étiquette. Il fallait paraître classe. Cette phrase semblait très niaise lorsque je me la répétait intérieurement. C'était surtout un mensonge, la réelle raison était que je voulais être proche, à son contact.
Nous nous sommes ensuite enfuis de la pièce, ou la tension était tout à coup redescendue. J’ignorais vraiment ce que je devais ou voulais lui dire dans les couloirs. J’ignorais même ou nous nous rendions, un salon privé certainement. J’ai donc décidé d’être direct.

“Vous savez Urselia, je me suis rendu compte que sans vous, cette soirée est mortellement ennuyante. Quand vous êtes partie, et qu’ensuite les deux autres ont commencés à parler, j’ai cru que j’allais m’évanouir d’ennui” ai-je dit, regardant autour de moi, discrètement.

Je savais que cela aussi était un manque d’étiquette. Mais ma voix laissait comprendre que je ne critiquais pas la réception qu’elle avait organisée, mais bien les convives. Plus tard, je compris que c’était surtout le fait qu’il me l’avaient soustraite qui m’avait valu tant d’animosité à leur


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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Dim 10 Sep - 23:11

Face à la franche déclaration de son convive Urselia émit un rire amusé. Personne n'osait jamais lui parler ainsi. Personne n'avait jamais osé de tel familiarité avec elle. Et elle adorait ça. Ses yeux engloutirent le regard brun de l'homme à son bras.

A la première vue de n'importe qui, ses iris semblaient d'un marron  commun. Mais il en était parfaitement autrement. Urselia l'avait observé et continuait de s'en délecter. Ses yeux avait la parfaite couleur du bois du chêne Daimyo. Un arbre provenant des Balkans, un feuillu qualifié d'isolé et solitaire. Son bois a une couleur toute  particulière, d'un sombre brun qui selon la lumière tirait vers la braise ou l'ébène, et d'une dureté reconnue, un des plus denses et résistant de son espèce. Et bien sûr, un des plus grand chêne.

Cette couleur lui allait à la perfection. La nymphe aurait pu passer l'éternité à analyser son complexe regard. Mais l'éternité aurait-elle suffit ?

Urselia le guida jusqu'à l'ascenseur. Ils y entrèrent, mais à l'instant de se refermer une main intercepta le mécanisme. Les portes se rouvrirent sur un majordome au regard désemparé. Sa maîtresse désertait-elle ? Le laissait-elle seule ?

On aurait pu s'attendre à une réaction d’extrême violence et fermeté envers son employé, mais il s'agissait de Georges. Et puis n'était-ce pas une de ses superbes soirées, si rare qu'il fallait en profiter un maximum ?

" Georges, je vous laisse la main sur la réception. Ma présence n'est plus requise et vous saurez très bien vous débrouiller. Ne nous dérangez que si un minimum de dix vies sont en danger directe" plaisanta t-elle, enfin... badinait-elle vraiment ?
" Avant demain soir, je souhaiterais qu'un rapport soit déposé sur mon bureau. Bonsoir Georges."


L'homme quadragénaire retira sa main et s'inclina. Les portes se fermèrent. La directrice posa son pouce contre un bouton dissimulé. Une lumière bleutée scanna son empreinte. L'étage "secret" fut enregistré et l’ascenseur se mit en mouvement.

La créature s'appuya contre la parois et soupira d'aise. Le poids de son travail disparaissait au fur et à mesure que les étages défilaient.

Le portique métallique s'ouvrit sur un couloir de taille modeste. Elle invita l'héritier Dorian à rentrer dans sa demeure.

L'appartement plein pied se divisait en deux parties bien distinctes. Le salon, cerclé de bais vitrée, offrant, d'un côté, une vue imprenable sur la ville et de l'autre l'immense terrain que possédait l'hôtel, la piscine extérieur et plus loin les jardins parfaitement entretenus. Dans cette première partie de sa demeure, il y avait aussi une cuisine équipée modestement, ouverte, elle était néanmoins délimité par un bar en bois précieux de Palmier Patawa. L'autre partie de son logement était constitué de différentes pièces closes, et encore inconnu à son invité.

La créature posa la main contre le mur. En un geste presque humain elle retira ses escarpins. Elle préférait redescendre de quelques centimètres et marcher pieds nu lorsqu'elle en avait l'occasion. Ainsi lorsqu'elle regardait Osvaald elle devrait légèrement lever les yeux. Elle lui sourit malicieusement.

Elle établi un nouveau contact physique en effleurant du bout des doigts le cou du vétéran.

" Ne sommes-nous pas mieux ainsi au calme ? " La lumière de l'appartement était tamisée, permettant aux résidents d'admirer le spectacle des lumières de la ville.

Elle rompit le contact et s'éloigna silencieusement près du bar.

" Puis-je vous offrir à boir Osvaald ? "

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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Lun 11 Sep - 17:57







Par une nuit pluvieuse
Ft. Urselia





Une fois de plus, j’avais réussi à la faire rire. Ce n'était pas réellement mon intention mais, j’appréciais beaucoup la voir ainsi. C’était comme si son masque glissait légèrement, laissant paraître un peu de son vrai visage. Et de ce que je pouvais en deviner, il était magnifique.
Notre marche jusqu’à l’ascenseur fut silencieuse. Nous étions trop occupés à nous perdre dans le regard de l’autre. Je n’ai jamais vraiment eu la fibre poétique, mais ses yeux avaient une couleure inconstante. Changeante au fil des pas, dépendant de la lumière, et surtout, je les aimais beaucoup. Pas besoin d’en faire une balade ou une sérénade ridicule. J’apprécie pas grand chose dans la vie. Ca tiendrait certainement sur une liste, pas bien grande d’ailleurs. Mais cette soirée, me forcerait certainement à y ajouter des pages.

Une fois dans l’ascenseur, notre progression fut interrompue par un visage familier. Il s’agissait de son majordome. Personne qui, bien qu inconnue pour moi, je n’appréciait déjà pas. Il avait passé toute la soirée à me fixer, un sourire aux lèvres. Il semblait attentifs à chacuns de mes faits et gestes, du moment que cela concernait sa maîtresse. Il semblait y être loyal. Une loyauté dépassant de loin un simple contrat de travail. Il disposait de cette qualité, très rare, qui était de me mettre mal à l’aise. Sa ruade était presque animale, et il tenta de rentrer avec nous, quitte à se blesser.
J'espérais grandement qu’elle le congédierais , sans vraiment attendre  de violence. Son abrupte arrivée venait de détruire l’intensité de cet échange de regard complice. C’était très agaçant. Mais elle lui ordonna, en plaisantant, de nous laisser. Encore une fois, tout était flagrant. Elle n'était absolument pas la même personne avec moi qu’avec les autres. Cela m’emplissait d’un intérêt profond, mêlé à une pointe d’excitation. Sa voix, ses mimiques, rien n’était comparable. Une fois qu’il fut partie, elle redevint “normale”. Elle soupira, et s’adossa au mur, comme épuisée par la journée. J’étais prêt à parier qu’elle ne se montrait jamais comme cela. Qu’elle cachait la difficulté de sa vie, et la lourdeure de ses ambitions. Mais tout comme moi, elle semblait à l’aise dans ce petit ascenseur.

Mon regard fut attiré par la lumière bleue, et la position de son pouce sur le tableau. Je connaissais ce genre de choses. C’était du bon matos, pour qui cherche à être tranquille. Ca reste moins poussé qu’au boulot, mais cela montrait un désir de se “cacher”. De mémoire, cela ne semblait pas être un modèle pouvant recevoir plusieurs empreintes. La détresse de Georges s’expliquait donc, si un problème survenait, il ne pourrait pas intervenir, et par extension, je rentrais dans son petit sanctuaire.
La porte s’ouvrit, après un petit couloir, sur une sorte d’appartement vaste. Semblable au miens en taille, il y régnait néanmoins une ambiance bien plus humaine. Un petit sourir de satisfaction apparu sur mon visage lorsque je compris que mes hypothèses étaient vrais. C’était sobre, bien plus que tout le reste de l’appartement. Une sobriété certes luxueuse, mais qui ne prenait pas la peine de se munir de richesses et autres mobiliers brillants.

“La princesse se cachant en haut de sa tour” ai-je pensé.

Urselia semblait être une personne bien plus simple qu’en apparence. Nous baignons dans une lumière tamisée. Cela changeait vraiment de l'éclairage puissant, presque royal de l’hôtel. Mon attention fut attirée par les “murs”. D'immenses baies vitrées permettant à l'impératrice d’observer son domaine d’un côté, et peut être, ses ambitions de l’autre.
Elle venait d’ailleurs de se délester de ses talons hauts, et avait donc perdue quelques centimètres. Ces mouvements, bien que toujours gracieux, semblaient cette fois ci plus naturels, moins “chorégraphiés”. Je percevait qu’elle était enfin plus détendue, ce qui me rassurait.

Elle s’empressa de me caresser le cou, y laissant quelques frissons, avant de se diriger vers un bar en bois exotique.

“Oui, je préfère le calme. Comme je vous l’ai déjà dit, je fuis ce genre de réceptions fastueuses en règles générale. Et puis, il faut bien que quelqu’un veille sur vous, sinon votre pauvre majordome va faire une syncope. ”
lui dis-je, mon regard oscillant entre elle et la vue.


La pluie avait cessé dehors, et je pouvais apercevoir au loin, l’immense immeuble ou je résidait, au centre ville. C’est d’ailleurs pour cela que mon choix d’appartement c’était fixé à la plus grande tour d’habitation de Laurel. La vue était imprenable. Et j’affectionais les ambiances lumineuses de grandes villes. Tout en fixant cette baie, je me suis également mis à l’aise. J’ai retiré ma veste, et ai retroussé mes manches de chemises. Si j’avais été seul, je l'aurais arrachée aussi.
Une fois le “monde” contemplé, je me suis rapproché d’elle, m’accoudant derrière le bar, à ses côtés. Elle me proposait à boire. Ce que j’accepta en hochant simplement la tête. Elle sortit une bouteille d’un meuble, cherchant un tire bouchon. C’était très particulier de la voir ainsi, s’occuper d’une chose aussi simple que d’ouvrir une bouteille. De loin, on pourrait croire qu’une armée de serviteurs lui font tout. Mais la cuisine me laissait penser qu’elle se nourrissait elle même, me rappelant mes compétences culinaires désastreuses.

J’ai posé ma main sur la sienne, pour capter son attention. Elle était douce, bien loin de mes grosses mains de militaires. Puis j’ai glissé le long de ses doigts, lentement, pour me saisir du contenant. Pas besoin d’outils quand on est habitué. J’ai tiré un coup sec sur le bouchon, le retirant sans peine.


“Vous savez, il suffit de me demander, vous me semblez bien épuisée, allez vous asseoir, je devrais bien trouver des verres sans carte.” dis-je un sourire amusé aux lèvres.

Un sentiment presque oublié m'envahit. Une chose que je n'avais ressenti pour personne depuis bien des lustres. J'avais envie qu'elle se repose, car bien qu'encore inconnue, son bien être m'importait.


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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Mar 12 Sep - 1:39

Urselia observait les réactions de son invité. Il semblait apprécier le lieu. Son lieu, son cocon. Elle avait mit un temps assez long et fastidieux à l'élaborer et ensuite suivre les travaux. Cela avait été la dernière partie de l'hôtel construite.

A l'instant où il était entré dans son appartement, son espace intime avait été envahi. Mais cela n'était pas négatif, au contraire. Jamais personne y était entré, même Georges. Il n'avait de toute façon pas l’accréditation pour monter jusque là.

La nymphe aimait être occupé par une présence si séduisante.  

La remarque sur son majordome la fit sourire.  Si son visage avait été si troublé c'est qu'il avait peur de rester seul, et peur pour l'invité d'Urselia. Il connaissait son secret, ainsi que sa passion pour les bains de sang. Bien que cela fasse un temps qu'elle n'avait pas savourer la mort d'une proie.

La silhouette du mâle  face à la ville était d'une grande beauté, cela ajoutait une puissante prestance à sa carrure. Urselia eu presque envie de saboter ce tableau et de lui arracher sa chemise pour le posséder tout entier.

Mais il fallait être patiente, voir ce qui allait se passer, regarder de quel façon elle pouvait de plus en plus l’apprécier...

Ses gestes gracieux ne découlaient plus son emploi. Elle était chez elle, elle pouvait enfin se relaxer. Cela n'y paraissait peut-être pas, mais les événements de cette si grande envergure était une source de tension, pas de stress, non, tension était le mot juste.

Elle sorti une bouteille de vin. Un vin blanc sec peu alcoolisé,  très peu sucré mais très boisé. C'était un de ces vins très rares qu'Urselia ne trouvait que chez de petits récoltants français et qu'elle gardait pour sa consommation personnelle. Ils n'auraient été de toute façon pas accepté  par sa clientèle aristocratique.

Une main glissa sur la sienne. Elle fut surprise de ce geste si doux. Urselia avait cherché un outil pour ouvrir le breuvage, mais Osvaald résolu son problème en moins d'une seconde. Ses mains puissantes ouvrirent la bouteille de manière si banal. S'en était bluffant.

Il était fort. Elle s'humecta ses lèvres. Plus le temps passait plus elle éprouvait le désir de le posséder, et bien au delà du côté physique du mot.

Et puis soudain il prit la parole...

Incroyable. Devait-elle se méfier ?

Urselia le fixa un instant. Etait-il sérieux ? Il.... Cela semblait lui plaire. il était amusé ...?

Elle s'était stopper dans son geste. C'était réellement la première fois qu'elle rencontrait une personne de la sorte. Et elle ne se priverait pas de lui dire.

Elle balada sa main le long des siennes , se rapprochant de plus en plus elle atteint ses avants bras. La créature leva les yeux vers lui. Elle était perplexe, intéressée, curieuse, et inquiète de l’influence qu'il pourrait avoir sur elle. Une multitude d'émotion la traversaient.

Sa main se déplaça jusque sur sa joue le caraisant dans un geste doux et délicat.

Un sourire complexe apparu sur son visage.

" Osvaald, personne n'a jamais souhaité ou même imaginé prendre soins de moi. Alors pourquoi toi, voudrais-tu te sacrifier à cette tache si complexe ? "

Le tutoiement semblait devenir naturel. Tout geste entrant dans leur intimité semblait le devenir.

La nymphe approcha son visage du sien. Au dernier moment elle décala sa tête et lui révéla :

" Mais je pense que je pourrais me laisser faire, me détendre près de toi "

Urselia déposa ses lèvres sur la joue d'Osvaald et parti tranquillement s'asseoir sur son confortable canapé. Un sourire malicieux aux lèvres.

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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Mar 12 Sep - 23:22







Par une nuit pluvieuse
Ft. Urselia





Sa réaction fut très particulière et inattendue. Pour la première fois, elle fut étourdie par ma réflexion. Elle était désarmée. La voir seulement rire m’offrait une grande satisfaction, d’un côté car je la voyais plus détendue, et de l’autre car elle se montrait réellement à moi. Alors quelle fut ma réjouissance lorsqu’elle eu cette réaction unique. Mes mots l’affectaient, et d’une manière positive. Même si son expression était complexe, je parvenait sans mal à la comprendre. Comme si, moi seul possédait les clés pour la comprendre. Je pouvais y lire de la satisfaction, mêlée à de l'incompréhension. Probablement une once de peur, à en voir son regard. L’affection lui semblait inconnue, et tout le monde sait, que l’inconnue effraie.

Ce genre de choses étaient également nouvelles pour moi. Je ne parvenais malheureusement pas à déchiffrer ce qui se passait dans ma tête. Je savais ce que je voulais, et je sentais ce manque grandir en moi, mais j’ignorais pourquoi. J'étais d’habitude certain d'absolument tout, et en quelques heures, tout cela était en train de s'effondrer. Etais-ce douloureux ? Un peu. Mais c’était une douleure subtile et agréable, presque sensuelle. Je savais cacher mes sentiments, mais pour la première fois, je n’en avais pas envie. Je voulais être franc envers elle.

Je sentais ses doigts délicats glisser le long de ma peau. Ils laissaient de légers frissons sur leur passage. Elle s’approchait de plus en plus de moi. Mais je fut pris par surprise, lorsque ses lèvres douces se posèrent délicatement contre ma joue, y laissant certainement une marque. Durant ces courtes secondes, je ne saurais dire ce qui était le plus agréable. Le tutoiement dans la jeune femme, ou ce fin baiser. Tout comme elle quelques secondes auparavant, j’étais immobile. Agréablement surpris, je sentais monter en moi un désir. Pas réellement sexuel, mais un désir d’être à ses côtés.

Elle s’est éloignée, avant de s’installer sensuellement sur son canapé. J’ai cherché dans les placards deux coupes, que j’ai trouvé sans difficulté. La bouteille me convenait grandement, comme si le choix n’avait pas été anodin. Je l’ai donc rejoint au centre du salon. Je sentais qu’elle attendait ma réponse, mais je faisais exprès de la faire languir. J’ai donc feint de ne pas vouloir répondre à sa question.

“Je suis flatté d’être le premier à recevoir de tels privilèges. A quoi buvons nous ?” dis-je d’un air moqueur. "Et pour répondre" ai-je continué

Je me suis donc approché rapidement d’elle, et je lui ai murmuré, d’une voix presque sensuelle, au creux de l’oreille.


“Ma vie et ma loyauté ont toujours appartenues au bien commun. Pas une seule fois je n’ai faibli et n’ai courbé l’échine face à ce lourd fardeau. Je suis toujours resté droit. Mais en ce jour, j’ai le désire profond d’être égoïste. J’ai une envie incontrôlable d’offrir tout mon corps et toute mon âme à une intrigante inconnue. Une inconnue dont le sort m’importe maintenant bien plus que celui du monde. Une inconnue dont je ne supporte pas de savoir seule, à porter ce fardeau qu’est le pouvoir. Et surtout, une inconnue dont je me blâme de ne pas assez connaître” dis-je, avant de poser lentement  mes lèvres sur son cou brûlant.  

Je me suis ensuite reculé, faisant redescendre la pression. Et avant de la rejoindre sur le divan, je lui ai tendu une coupe pleine. Après cette longue tirade, qui ne me ressemblait pas, j’ai senti comme une douleur dans mon ventre. Pas une fois dans mon existence je n’avais envisagé de parler comme cela. Je ressentais la même chose que je devinais chez elle. Nous étions deux personnes craintes, masquées d’un voile sombre et froid. Vivant dans la solitude, au profit de nos ambitions. Cette ambition avait pour prix un lourd tribut. Une somme étouffante qui visiblement, nous consumaient l’un comme l’autre. De mon côté, j’avais senti depuis l’accident à l’ambassade, mon humanité s’évaporer, et que mon seul but était de devenir létal. Je ne ressentais plus rien depuis ce jour. Les cadavres ne me faisaient plus de tort, et le sang ne m'effrayait plus. Et pourtant, en l’espace d’une heure, toutes ces choses que j'avais enfouies au plus profond de moi, hurlaient au fond des abysses, me suppliant des les laisser émerger. Et les mots que je lui avait donné signifiait deux choses. Ma volonté de lui montrer, et surtout que je franchissais un point de non retour. J’avais l’impression qu’après cet échange, plus jamais ma vie ne pourrait fonctionner sans être influencée de près ou de loin, par cette rencontre fortuite.

Je ne croyais pas au destin, mais j’étais forcé de constater que ma présence à ses côtés n’étaient pas un hasard. Derrière nous, la pluie tombait de plus belle, glissant contre les paroies vitrées, comme pour m’interdire de fuir. Mais loin de moi cette volonté, je voudrais bien rester dans cette tour pendant des mois, si cela pouvait me permettre, de revivre cette soirée encore et encore.


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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Mer 13 Sep - 17:08

Les lumières de la ville étaient devenue floues. Les ombres de l'appartement semblait danser au rythme de sa respiration. La pluie avait reprise. Elle battait violement contre les vitres. On n'entendait qu'elle. Si on regardait au loin on pouvait percevoir des éclats lumineux. Des orages surement, ou peut-être certains dotés faisant de leur sienne.

Mais aucun des deux ne regardaient au loin.

Urselia était focalisée sur l'homme à ses côtés; A son expression sereine et pourtant si troublée; A ses yeux aux expressions intenses; A ses gestes doux, délicats, emplis d'attention; A ses lèvres charnu qui l'avaient dégusté.

Elle ne voulait pas se concentrer sur elle. Sur cette atroce douleur à la poitrine, sur cet organe qu'elle sentait battre trop vite. Sur son air si désorienté et les trop nombreuses question quelle se posait. Elle ne voulait pas faire attention à l'interrogation qui revenait le plus : Devait-elle le tuer ?

Devait-elle supprimer se regard protecteur ? Devait elle écraser les émotions et sentiments qui surgissait du tréfond de ses abysses ? Mais surtout en était-elle capable ? Maintenant que tous les rapprochaient ?

Elle se souvint des prémices du sentiment de l'amour. A son arrivée sur terre, une soeur l'avait prit sous son aile, l'avait guidé et lui avait ouvert le monde des Hommes. Quelques temps après qu'elle s'est décidé à s'orienter dans la branche hotélière Urselia avait sentit son âme s'attacher à elle. Mais il ne fallait pas. Les blessures monstrueuses, infligées dans son passé, étaient alors trop recentes. La haine était la seule source d'énergie qui la motivait à vivre. Pour son propre bien, pour son avenir, Urselia avait poignardé sa soeur, puis elle avait monté une histoire crédible pour couvrire son tout premier meutre terrestre.

Mais là.... C'était.... C'est impossible, il est trop tard ! Jamais elle ne pourrait se séparer de sa présence, de ses paroles, son inteligence arrogante, son esprit de rebellion ( qui ne demandait qu'à se developper un peu plus).

La haine n'était plus autant présente, ou tout du moins, bien plus ensevelie. Le regarder était si douloureux. Mais tellement merveilleux.

La créature bu quelques gorgées de son verre.

Il avait l'air de lire en elle d'une façon si simple et déroutante. Elle était sous son influence.

Urselia Avyssos, fille du Titan Phorcys, Maitresse des ténèbres, Nimphe, future déesse des océans,  Dirigeante de l'Ombre, était devenue complètement accro à un humain.
Mais heureusement ce n'était pas un simple humain. Il avait la carrure pour devenir quelqu'un de grand.

Elle laissa cette douloureuse brulure l'envahir. Peut-être avec le temps, en l'acceptant peu à peu cela deviendrait-il agréable...

La créature détacha son regard de lui. Elle s'avança et posa son verre à moitié plein sur la table basse en verre et fer forgé.

Elle se retourna lentement. Ses longs doigts vinrent de nouveau carresser la joue de l'humain.

Mais cette fois-ci elle ne dévia pas la tête, elle s'arreta quelques milimètres près de ses lèvres. Elle engloutit ses iris dans son regard abyssale, captant la moindre de ses réactions. Elle aimait ce qu'elle voyait.

Elle clos ses yeux et offrit à Osvaald un baiser langoureux, éprit de tout le tumulte intérieur qu'elle éprouvait.

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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Jeu 14 Sep - 1:05







Par une nuit pluvieuse
Ft. Urselia





Lorsque je me suis écarté. J’ai une nouvelle fois observé une multitude de sentiments sur son visage. Pourquoi n’arrivais-je pas a faire naître du bonheur pur. Ses yeux, bien que magnifiques, créaient en moi un profond malaise. Plutôt une douleure, mêlée à une once de colère. Pourquoi gardait elle cette lueure paradoxalement obscure aux confins de ses iris ? Pourquoi était-ce ancré en elle ? Et pourquoi ne pouvais-je pas lui arracher ?
Ma seule ambition, à cet instant, fut d'effacer cette dernière, quit à me laisser consumer par les abysses.

Moi qui était de nature si calme, je me sentais envahi par ses sentiments. La peine, la peur et la colère, qui grandissaient à mesure qu’elle s’approchait de moi, me dévorant du regard. Puis tout cela, à commencer par le doute, s’estompaient. La crainte de me laisser corrompre par des ambitions qui n’étaient pas les miennes, ainsi que mon insatiable envie de lui venir en aide. Le simple contact de ses doigts brûlants, suffit à m'immobiliser. Mon sourir en coin disparu. Je me suis laissé faire, désarmé, a cause de la surprise peut être. Non, nous savions que cela devait arriver, j’étais seulement avide de sa peau, et désireux de sentir ses lèvres sur les miennes depuis le début.

Le moment fut silencieux, sans aucune parole, aucun gémissement. Seulement la tempête, que nous avions totalement occulté. Ses lèvres épousèrent les miennes dans un mouvement mêlant fougue et douceur. Et sans vraiment réfléchir, je me suis laissé guider par mon envie. J'aurais pu briser ce baiser, pour continuer à jouer avec elle, mais cette idée ne me traversa même pas l’esprit. J’ai posé lentement ma main à l’arrière de sa joue, caressant du bout des doigts ses mèches argentées. Sans cesser de l’embrasser, j’ai placé ma tête au dessus de la sienne, quittant mon siège. Je l’ai légèrement poussée pour qu’elle s’allonge de moitié, ses jambes restant immobiles. Mon buste épousa le sien, et je sentais son coeur battre contre le miens.. Une fois “allongée”, j’ai rompu le baiser, ne m’éloignant pas plus de quelques millimètres de sa bouche. Puis je me suis de nouveau plongé dans son regard. Pour la première fois peut être, je ne montrais pas de la compassion, seulement de l’envie.Tout cela, en l’espace d’une respiration emplie de désir.
Puis, j’ai capturé ses lèvres dans les miennes de nouveau. Une de mes mains continuait de se perdre sur son visage, glissant entre sa joue et sa nuque, tandis que mon autre bras vint se poser au bord du sofa, l’emprisonant autant symboliquement que physiquement, formant une cage de mon corps massif. Tous mes mouvements battaient la mesure donnée par ma respiration. Douce, puissante enrichie d’une once de véhémence.

Même si nous avions tant de choses à dire, et que j’avais tant de questions, il m’était impensable de briser cet instant. Ce baiser n’était pas seulement un acte de désir corporel, mais également un moyen de sceller et graver mon attachement envers elle. Un attachement qui certes devrait se construire, mais qui était déjà tout tracé pour moi. Le monde entier venait de perdre son serviteur le plus dévoué, et il n’y aurait pas de retour en arrière. Mes amis et collègues, légendes et criminels, dieux et démons, aucuns ne parviendraient plus jamais à atténuer ce brasier qui brûlait en moi. Un feu qui avait toujours été présent, mais que seul un regard abyssal et des lèvres brûlantes pouvaient attiser. Et le pire, c’est que j’abandonnais tout sans le moindre regret.

Même dans ce moment si intense, je sentais une profonde douleur. Un déchirement extrême, entre l'irrépressible envie de lui appartenir, et le désir de la posséder. Je ne savais que choisir, et je fit le choix de me laisser porter par ses caresses.

Puis une nouvelle fois, je me suis séparé de sa bouche, désireux qu’elle se saisisse de moi, pour tout recommencer, encore et encore.


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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Jeu 14 Sep - 18:56

Un simple baiser, voilà ce qu'il avait fallu pour tout faire dégénérer. Ils auraient pu encore parler des heures, mais la discussion était fini, pour un long moment...

Le fracas du vent sur les vitres se faisaient plus fort. Tout comme le désir d'Urselia.

Sans rompre le contact un instant il la fit doucement basculer sur le canapé. Il captura ses lèvres et barra tout échappatoire . La créature était retenue par un geôliers bien trop sexy pour être laissé en paix.

Il rompit un baiser qui aurait du durer une éternité. Urselia passa une main dans sa chevelure ébouriffée, elle le flatta quelques secondes pour l'admirer. Et dans un élan soudain de désir elle l’attira à elle. Son corps se cambra pour se rapprocher plus de son homme. Elle luttait contre la fougue et la sauvagerie qui la tentait irrésistiblement. Elle abandonna ses lèvres mais ne le lâcha nullement.

Elle se releva pour atteindre son visage sans qu'il ai à se baisser. Elle l'attrapa par le col de sa chemise.

La nymphe, une lueur malicieuse dans le regard, déposa un baiser sur ses lèvres, sa joue, sa pommette, elle s'attarda un long moment dans son cou. Elle aimait à jouer avec des parcelles de peau qu'elle mordillait, suivit d'un baiser pour son absolution.

Une de ses jambes s'enroula autour des siennes. Sentir contre ses chevilles deux masses distinctes l'amusa. Alors comme ça monsieur Dorian ne sortait jamais nu ? Elle aimait cela.

C'était à son tour de le capturer.

Mais une chose l'a dérangeait encore. Elle appelait les ombres. Une goûte, une toute petite et discrète ombre vint se poser dans la main d'Urselia. En continuant de s'occuper de son homme elle modela la goûte d'ombre en une très fine lame. Elle la fit migrer sur son index libre.

Elle s'appropria de nouveau ses lèvres. Son regard ébène était occupé ailleurs. Elle passa son doigt aiguisé près de chaque couture. Au fur et a mesure que les fils sautaient, son sourire satisfait s'étirait.

La main dans ses cheveux s'amusait a effleurer sa nuque.

Elle se détacha lentement de lui se rallongea complètement. Le dernier bouton avait sauté. L'Ombre avait disparu comme elle était venue.

Urselia se délecta de la vue de son corps pratiquement nu. Sur le bas de son sternum elle perçu une goûte de sang perler. Sans le vouloir elle l'avait entaillé. Elle espérait juste ne pas lui avoir fait mal.

Elle... quoi ? Elle espérait ne pas lui... ? Oh mon dieu.... mais depuis quand elle s'en voulait de faire du mal à un humain...enfin Son humain. D'ailleurs il fallait le lui révélé. Qu'a partir de maintenant il lui appartenait.

Urselia l’attira a elle. Elle déposa un délicat baiser ses ses lèvres. Son sourire satisfait réapparu.

" Tu es au courant qu'à partir de maintenant si tu as une femme ou une fiancé tu dois la quitter. Je suis une femme très possessive et je ne voudrais pas être obligé de faire du mal à une jeune femme innocente."

Quoi que finalement ça lui plairait surement, sauf le principe que son partenaire en possède d'autre.

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MessageSujet: Re: /!\ 18 + /!\ Par une nuit pluvieuse - Ft Urselia Lun 18 Sep - 22:16







Par une nuit pluvieuse
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La liberté. Combien d’années ai-je lutté pour elle. Combien de vies ai-je otés en son nom. Et pourtant, je ne pensais pas que cet idéal était aussi fragile. Il y’a encore quelques minutes encore, je lui montrait à quel point j’était droit et fière, soulignant mon indépendance, mais tout cela était en train de s’envoler. Même si ses mains étaient bien plus frêles que les miennes, et ses bras beaucoup plus fins, elle disposait d’une force incroyable. Pas physique, mais je ressentais son désir brûlant dans ses gestes. Une envie qui écrasait ma volonté, me laissant me faire mordiller. Mes jambes lui obéirent, et sans me débattre, j’ai laissé ses chevilles caresser les miennes, révélant l’arsenal qui je possédait. Son sourire en coin me fit comprendre que cela l’amusait.

Normalement, je ne laissais jamais personne connaître mes moyens de me défendre, sous peine de perdre un avantage tactique très important. Mais une fois de plus, mes valeurs et autres protocoles disparaissaient à mesure que ses lèvres épousaient ma peau. Elle pouvait bien être la plus grande menace que cette terre ai connue, je ne pourrais me résoudre à utiliser mes compétences pour lui faire du mal. Cette éventualité m’était insupportable, peut importe les événements à venir, et les moyens qui pourraient être déployés, ma loyauté était sienne. Mais pas seulement ma loyauté, mais tout mon être.

Après avoir sûbi les assauts répétés de ses dents et de ses lèvres, j’ai perçu un sourire narquois sur son visage. Son index, recouvert d’une substance intangible, dessina une ligne le long de mon torse. Les boutons sautèrent, et mon torse se révela lentement à elle. Je n’appréciait pas montrer mon corps à qui que ce sois. Il n’était rien de plus qu’une immense fresque relatant mes batailles et échecs les plus violents. Mais cette soirée n’était qu’un condensé de choses que je haïssait plus que tout, et qui à ses côtés, prenaient une tout autre dimension. Même le fait qu’elle possédait un don, ne rajoutais que de l’envie à son égard. Elle était si complexe, intéressante et pourtant si facile à déchiffrer.

Son doigt laissa une légère coupure sur mon ventre, laissant s’écouler un léger filet rouge. Pourquoi à ce moment précis, la seule pensée qui émergea en moi ne fut pas la condamnation de cet acte, ou du fait qu’elle sois dotée mais seulement.

“Pourquoi cette marque est elle si petite ?”

Au fond, je n’avais qu’un seul désire, celui que cette marque soit visible de tous. Sur mon cou, ou à n’importe quel endroit que je pourrais voir facilement, et que je pourrais porter, tel un étendard devant tout le monde.

J'apercevais sa mine légèrement déconfite lorsqu’elle aperçut cette blessure. Elle semblait s’en vouloir, et je n’eu pas la possibilité de lui montrer que cela ne me faisait rien, avant qu’elle ne m’attrape. Ses lèvres se colèrent aux miennes avec envie, et au bout de ces quelques secondes intenses, elle s’adressa à moi.

“Ne t’en fait pas. Je suis libre, du moins je l'étais. Je ne te trahirais jamais, à la seule condition que cela soit réciproque.” lui-ai je dit, avant de me rapprocher de son oreille

“J’aime les femmes possessives” ai-je continué, lentement, avant de lui mordiller doucement le lobe de l’oreille.

Je me suis une fois de plus collé à elle, faisant glisser mes doigts sur les liens qui me séparaient de sa peau. Mais je voulais faire durer le plaisir, la nuit était encore longue, et cela ne servait à rien de se précipiter. J’ai ensuite retiré les loques de tissus sur mes épaules, pour finir totalement torse nu. Puis je me suis saisi d’elle, et me suis levé, la hissant contre mon torse, lui injonctant du regard d’enrouler ses jambes autour de mon ventre. Tout cela sans peine.

J’avais aperçu en entrant un petit couloir, menant sur une porte, différente des autres. L’organisation des portes laissaient penser que celle-ci était la chambre. Son visage était à la hauteur du miens, alors je m’empressait de capturer une nouvelle fois ses lèvres brûlantes.

D’un seul bras, je la maintenait à mon niveau. Celui ci était était placé tout en bas de son dos.


Sans la lâcher, j’ai enfoncé la porte, qui était légèrement entrouverte, me permettant d’entrer dans cette chambre. Sobre, mais trahissant une grande richesse. Mais je n’avais pas envie de la poser délicatement sur le grand lit, tel une princesse. Je voulait la dévorer, encore et encore. Je l’ai plaqué avec fougue contre le mur, a quelques centimètres du lit, mordillant sa nuque, la couvrant ensuite de baisers. Ma main libre venait lui caresser les cheveux, descendant lentement avant de se poser sur son dos. Sa peau était bouillante, et je voulais coller mon torse contre celle ci. J’ai donc retiré avec force la ficelle qui liait sa robe, attentif à ne pas la blesser. Je ne sentais ni bretelles, ni sous vêtements.


“Mademoiselle aurait donc tout prévu ?” dis-je avant de l’embrasser une nouvelle fois, avec force, et mélant nos langues, en plus de nos lèvres.






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