AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



Partagez|

Patience mère de vertu ? Non Patience est sœur de " attention tu vas mourir " [SOLO] /!\ 16 + /!\

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Message
❝ LOCALISATION : Dans tes rêves et cauchemars les plus foux
❝ POINTS : 130

MessageSujet: Patience mère de vertu ? Non Patience est sœur de " attention tu vas mourir " [SOLO] /! 16 + /! Ven 15 Sep - 15:52

*Toc Toc*

Urselia prit une grande inspiration.

" Entrez. "

Georges entrouva la porte, il se glissa à l'intérieur. Il était vétu de son veston écossais et d'un chapeau melon qu'il tenait à la main.

" Madame Avysos, la voiture  est prête, il ne manque plus que vous."

La créature de ses rêves hocha la tête d'un air grave.

" Vous êtes sûr que vous souhaitez continuer ? "

La directrice eu un petit sourire arrogant.

" Êtes vous en train de douter de mes capacités d'actrices ? "

Le majordome paniqué s'empressa de répondre :

" Non non ! Je m'inquiète juste pour vous. Vous aller tout de même devoir..."

Le visage de sa maîtresse le figea. Rien n'avait bougé, pas un cil, pas un zigomatique.  Mais son regard...
En moins d'un millème de seconde il c'était transformé en arme redoutable. Une arme qui le transperçait de part en part. Il était paralysé. Privé de la parole. Même privé du droit de respirer.

" Je sais parfaitement ce que je vais devoir faire et endurer. Et je sais aussi que TON rôle n'est pas de "t'inquiéter" mais de me servir convenablement. Alors tu vas me servir correctement et cesser tes gérémiades humaines. C'est bien compris ? "

Lorsque Urselia employer le tutoiement avec ses employers cela e signifiait qu'une chose. Ils allaient en baver. Georges ne le savait que trop bien. Il inspira de petite bouffée d'air et lui répondit :

"Bien Madame
- Dépose mes affaires dans la voiture, je termine une chose et j'arrive. "

L'homme d'âge mur hocha la tête, s'inclina et sortit en silence.


**********


Tous les passagers étaient installés. Les portes de l'avion se fermèrent. C'était un vol en classe affaire. Pas d'enfant, ni de touriste et encore moins de personne stressée. Toutes les personnes présentes se trouvait dans l'avion en raison de leur travail.

Elle éteint son téléphone, et mit sa ceinture. Le pilote fit un allocution très courte, quand aux hotesses elles passèrent discrètement dans les allées pour s'enquérire du besoin d'hydratation de leur clients.
La directrice de l'Eden se fit servir un verre d'eau et de jus d'ananas, sur sa demande.

Les yeux fermés, elle appuya sa tête contre le dossier dans l'intention de se reposer. Mais la chose qu'elle réussi à faire c'était de se souvenir de la question de Georges dans la voiture :

" Et...hm...Excusez-moi de vous importuner  mais...
- Oui Georges exprimez-vous, qu'y a t-il ?
- Si Monsieur Dorian vient vous rendre visite à l'Hotel ? Comment dois-je le gérer s'il fait son apparition ? "

Urselia avait alors rit à son interrogation.

" Tout d'abord sachez que ce n'est surement pas vous qui allez le "gérer". Il sait très bien y faire tout seul, tout comme prendre les choses en main pour rêgler une facheuse histoire, j'en suir sûr. De plus je l'ai informé de mon départ urgent et inopiné pour l'europe. Il sait que je reviendrais sous peu et que je ne serais pas connecté tout le temps.
- Et...
- Georges cessez d'hésiter ainsi.
- Oui Madame. Avez-vous songé à sa réaction lorsque vous "disparaitrez" des radars quelques temps ? "

Urselia prit une expression sérieuse, professionnelle.

" Je ne devrais pas être absente plus d'une semaine même si tout se déroule comme cela est prévu.... Je l'espère du moins. Sinon vous devrez le rassurer, mais sans lui réveler notre plan.
- Bien madame. "

C'est sur cette pensé, de ne pas vouloir léser son amant et de terminer ce gros contre temps que la nimphe s'endormit.

_________________
Viens Invité, approche toi. Tu es intrigué n'est-ce pas ?
Tu ne repartiras pas, tu resteras  près de moi.
Tu me serviras, tu seras mon ombre, tu le deviendras.
Je dévorais ton âme et ainsi mon ombre sur l'océan grandira.




Dernière édition par Urselia Ávyssos le Mer 11 Oct - 3:03, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Dans tes rêves et cauchemars les plus foux
❝ POINTS : 130

MessageSujet: Re: Patience mère de vertu ? Non Patience est sœur de " attention tu vas mourir " [SOLO] /!\ 16 + /!\ Mar 19 Sep - 22:32

Officiellement Mademoiselle Avyssos se rendait en Italie pour visiter un petit hôtel en bord de mer. S'il lui plaisait, elle l’achèterait, et le ferait rénover pour en faire un petit et luxueux palace. Urselia connaissait déjà le nom qu'elle pourrait lui donner : Le Jardin.

Officieusement la directrice était "menacée". Des mystérieux hommes la surveillaient et la suivait nuit et jours, où qu'elle aille.

Après une séance de torture...Disons plutôt: Une minutieuse enquête,  sur l'un des humains qui la suivait d'un peu trop près. Elle apprit, rassurée et même un peu flattée, qu'il s'agissait de l'un de ses "concurrents". Il souhaitait l'effrayer et si cela n'était pas concluant, il avait prévu de l'enlever.

Pour ne pas faire trop de remous dans sa ville et surtout pour ne par alerter ses employés, ses actionnaires, la police et son amant, elle avait décidé de partir en voyage d'affaire et de se  faire kidnapper là bas. Elle détruirait ainsi cette petite organisation de l’intérieur. Rien de bien compliqué, juste un peu fatiguant et salissant.

Impliquer Laurel dans son enlèvement aurait été trop compliqué à gérer. Entre la police son amant, son identité secrète, elle aurait commis des erreurs.

Tout était beaucoup plus simple quand on se rendait dans un pays étrangers. De plus Abyss s'était assurée que deux hommes, compétents, serait là bas pour aider à " l'extraire". Sans qu'ils saches que la personne qu'ils allaient sauver était la dirigeante de l'Ombre.

*****

Le voyage se déroula sans accro, ni aucune perturbation. A l'arrivée de l'avion, le pilote remercia les passagers de leur "confiance" et deux trois mots de plus, puis les relâcha.

Urselia avait pu se reposer, elle prit son temps pour sortir. L'avantage lorsqu'on payait le prix, c'était que quelqu'un était assigné à aller chercher vos bagages et à apprêter votre voiture. Être riche avait vraiment ses avantages.

La créature mythologique avait tout de suite repéré les hommes qui la surveillaient. Ils étaient discrets, mais pouvait l'être encore plus. Enfin pour la filature de son véhicule ce fut des plus flagrants. Même le chauffeur sembla le remarquer.

La berline noire déposa la directrice près du petit hôtel familial. Elle fut accueilli avec beaucoup trop d’engouement.
Toute la famille était là, et bien habillée. Enfin, ils se voulaient bien vêtu, pour leur caste.  Elle serra la main de chaque personne, de la mère au tout petit bout de femme à peine née. Les bébés humains ne sont pas gracieux.
Ils ont d'énormes yeux, sont potelés comme des porcelets et braillent ou vous dévisagent constamment.

" Vous avez des  enfants ? " Demanda innocemment la gérante du petit hôtel.

Urselia lui jeta un regard pétrifiant. La froideur inspirée par ses yeux claires immobilisa l'humaine.

Mauvaise question.

" Non. Veuillez me montrer ma chambre, je vais m'installer et je vous accompagnerais ensuite pour la visite. "

L'humaine hocha la tête. Elle confia son mini-elle à sa plus grande fille et invita la célébrité à entrer. Son mari s'affaira près de la valise de leur "invité".

Urselia congédia la petite directrice. Elle préférait découvrir sa chambre seule. Elle n'était pas très grande, coquette, chaleureuse, mais lourde de souvenirs, d'histoire, tout ce que la clientèle de Mademoiselle Avyssos ne désirait pas. Pour les chambres il y avait plusieurs choses à faire. Si elle décidait d'investir dans celui-ci. Le seul vrai soucis, est qu'elle ne pourrait pas loger les employés dans l'hôtel, comme à Eden. Sauf la petite famille.

Ils avaient promis de réduire grandement le prix s'ils pouvaient être logé à coût bas. Urselia avait accepté en leur proposant aussi un travail à tous les deux, et plus tard leur enfants s'ils en avait besoin. Cela lui ferait moins d'employés à engager. Il faudrait seulement, instaurer un uniforme et leur faire faire quelques formations d’hôtellerie. Le minimum pour savoir que l'on ne présente pas toute sa famille à un acheteur potentiel par exemple.

La nymphe prit ses aises, autant qu'elle le pu et commença la visite du petit établissement. La concierge lui présenta les cuisines, le restaurant, le petit sauna au sous sol, leur petite cave à vin, et une multitudes d'autres pièces.
Dans sa tête Urselia était déjà en train de tout programmer, les budgets, les dates de la finition des travaux.

Acheter cet hôtel était une bonne affaire. La clientèle, elle l'avait, et elle ne ferait que se développer. Au bout de deux ans, les bénéfices couvriraient largement l'argent dépensé dans les travaux. C'était une affaire en or.

Au dîner elle émit son avis et sa décision d'acheter leur bien. Des mains furent serrées, le notaire invité pour le repas leur fit signer une multitude de papiers, de contrats, et Urselia leur céda quelques petites miettes de son projet. Ils ne posèrent aucune question. Ils étaient heureux.

" Bien je vous laisse, je vais me promener dans votre belle ville. Je risque de rentrer tard, et si je ne rentre pas ne vous inquiétez pas. Cela est dans mes habitudes. Ne me dérangez sous aucun prétexte, même si vous n'avez plus de nouvelle de moi pendant plus d'une semaine. Comprit ? "

Les ex-directeurs hochèrent la tête, soumis.

Urselia sourit de contentement et se rendit dans sa chambre pour se préparer.

Le grand soir c'était surement pour maintenant. Elle allait se retrouver seule, ne l'étant jamais ses futurs ravisseurs allaient  surement en profiter.

Urselia se vêtu d'un pantalon de toile noire, tombant droit sur de jolie bottine bordeaux italienne. Elle avait choisi un haut élégant, mettant en valeur son buste, mais elle le recouvrit d'un pull en cachemire, très flatteur pour ses courbes et assez protecteur pour le vent en bord de mer.

Elle sorti muni de deux téléphones portables. Son professionnel rangé dans une petite pochette et celui d'Abyss caché dans un endroit stratégique et indétectable.  

Tout de suite après sa sortie, des pas la filèrent. Elle se permit de les faire tourner en bourrique. Elle visita tout d'abord la ville. Assez animée en cette heure tardive, puis quelques bars et finalement la mer.

La plage était magnifique. Urselia s'approcha de l'eau. Sans jamais la toucher. Son désir de s'y plonger était grand. Cela faisait si longtemps. Cette sensation lui manquait terriblement. La lumière du croissant de lune se reflétait dans l'eau. Les vaguelettes d'argents venaient s'écraser au pied de la nymphe marine. Le spectacle était magnifique, il sentait bon l'iode et rappela à Urselia l'amour inconditionnel qu'elle vouait à l'océan.

Une personne posa la main sur son épaule. Elle senti un tube métallique froid s'appuyer contre sa nuque. Une arme à feu.

L'homme se racla la gorge. Pour avoir gâcher ce bon moment il méritait de mourir, dans d'atroces souffrances bien entendu.

" Venez avec moi Madame."

Il le paierait cher.

Urselia leva les mains faussement surprise. D'autres hommes les attendaient un peu plus loin. Il lui lièrent les mains, sans hésiter à bien serrée l'épaisse corde. Ils la dépouillèrent de sa pochette et l'installèrent dans un fourgon. Le sol était froid, dur et bossu. Un véhicule loué.

Une pensée d'un prince charmant lui effleura l'esprit. Elle sourit amusé de ses propres réflexions. Ce prince avait le visage d'Osvaald.

" Eh pourquoi tu souris ? T'a un problème ?
- Calme toi Antho !
- Lâche moi ! Cette nana un problème, elle ressemble à un monstre. Je te dis qu'elle est pas normale. Regarde ça. "

Provoquer ses geôliers fut une mauvaise idée, mais Urselia le fit quand même.

" Je ne fais pas qu'y ressembler... Vous devriez dire adieu à vos proches."

La seule réponse de l'humain fut une droite latérale. La tête de la Nymphe rebondit douloureusement sur la taule de l'habitacle. Pour son bien physique elle se tu le reste du trajet.  

_________________
Viens Invité, approche toi. Tu es intrigué n'est-ce pas ?
Tu ne repartiras pas, tu resteras  près de moi.
Tu me serviras, tu seras mon ombre, tu le deviendras.
Je dévorais ton âme et ainsi mon ombre sur l'océan grandira.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Dans tes rêves et cauchemars les plus foux
❝ POINTS : 130

MessageSujet: Re: Patience mère de vertu ? Non Patience est sœur de " attention tu vas mourir " [SOLO] /!\ 16 + /!\ Ven 6 Oct - 0:07

" Mademoiselle Urselia !
- Clauthsmith.
- Je ne m'excuse pas du tout de l'éventuel mauvais traitement que vous avez subit pendant le trajet. Je m'en réjouis même.
- D'accord."

La non réaction de la directrice agaçait le kidnappeur.

" Je suppose que vous avez été surprise et effrayée.
- Ais-je le visage de quelqu'un d'effrayé ? Je dirais plus... ennuyé. Oui c'est ça, je m'ennui. Dépêchez-vous de me "révéler" vos intentions de m'enfermer quelque part pendant quelques temps et ensuite réclamer une rançon pour ma liberté. J'ai des affaires à régler, contrairement à vous, je travaille. "

Le quadragénaire était rouge de rage. Elle avait surement touché dans le mille. Sans lui "offrir" d'autre explication il ordonna à ses hommes de la conduire au sous-sol.

Des débutants. Ils ne lui couvrirent même pas la tête. La nymphe retint le chemin qu'ils venaient d'effectuer, pour sortir cela serait pratique.

Il la firent entrer dans une salle très modeste. Au plafond pendait une ampoule, sur le sol se trouvait un tapis en piteux état et dans un coin de la pièce, un seau.

Peut-être les avait-elle un peu sous estimé. Ils l'assirent sur le sol, contrôlèrent ses liens et l'attachèrent à une sorte de mousqueton ancré dans le sol.
Ils sortirent sans plus de cérémonie laissant la créature seule.

Un doute vint alors. Et si son identité avait été percée ? Sa réelle identité ? Ce n'était pourtant pas possible. Même son alias ne figurait pas dans les dossiers de la police. Il n'y avait aucune preuve de son existence.

Mais pourquoi tant de précaution quand à son enfermement ?
Ses questions restèrent sans réponse, pendant vingt quatre heures; Puis quarante huit...

Durant ses longues heures, personne ne vint, ni pour lui donner à boire, ni pour la nourrir, et encore moins pour s’enquérir de son état de santé. Deux hommes étaient devant la porte. Elle les entendait lorsque qu'ils faisaient leur changement de post.

L'ampoule pendante éclairait la petite pièce d'une vive intensité mais pas de quoi s'inquiéter, là où il y avait de la lumière, l'ombre savait se trouver une place, même petite. Urselia attira hors du trou une ombre d'une taille relative. Elle lui donna consistance, et la modela , l'étendit, et la sculpta. Elle plaça l'applique aux allures métallique contre le plafond, donnant à la pièce une ambiance plus tamisée.

Grâce aux nouvelles ombres qu'elle venait de créer elle se confectionna un lit de ténèbres très confortable ainsi qu'une douce couverture.

La faim et la soif la rongeait. Mais les ombres avaient rendu ce temps écoulé plus douillet.

Enfin, un bruit de verrou se fit entendre. La créature fit disparaître ses ombres, elle s'assit droite contre le mur du fond. Deux hommes entrèrent. L'un la tenait en joue, l'autre détachait ses liens du sol.
Ils nouèrent un tissus opaque contre ses yeux et l’entraînèrent dans de tortueux et sombres couloirs. Urselia sentait les ombres l'entourer.

On l'assit sur une chaise, dans une grande pièce, il y faisait froid.

Faisait-il jour ou nuit ? Aucune idée. On lui retira le bandeau. Il n'y avait pas de fenêtre. Les murs et le sol étaient sales, infectés de liquides biologiques, souillé de...cette odeur...d'essence. Le propriétaire de se bâtiment était un grand malade.

Urselia n'était plus si sûr de ce qu'elle était en train de faire. Une table bancale en étain précaire fut installé devant elle.

Un homme vetu comme un serveur vint mettre une petite nappe et un couvert. Il ne regarda pas la prisonnière dans les yeux. Il tremblait. C'était la première fois qu'il faisait ça. Urselia rit et il sursauta. Son travail terminé il décampa à une vitesse folle.
Clauthsmith s'assit sereinement face à la femme de pouvoir. Il souriant, heureux. Un autre serveur, plus expérimenté lui apporta un ver de vin, un grand verre d'eau clair et pur, ainsi qu'une assiette bien chaude et fumante d'un faux filet accompagné d'une superbe et alléchante julienne de légume.

Urselia contracta son ventre, hors de question qu'il gargouille devant un tel festin.
Le blond aristocratique commença à manger.

" Quel est votre secret Mademoiselle Avysoss ? "

Elle fronça les sourcils faussement inquiète. En fait elle était rassurée, immensément.

" De quoi parlez-vous ? "

Il bu une longue gorgée d'eau, ce breuvage si doux à l'ingestion. Il le fit d'une façon si lente, si... Urselia était assoiffée.

" De votre secret, vous en avez forcément un. Tant de pouvoir, tant d'influence cela ne peut venir naturellement. Nous avons enquêté sur vous Urselia. Sur vous, et tous vos employés. Il se trouve que nous avons trouvé une chose et une chose "manquante".
Votre Majordome, il se trouve qu'il a souvent travaillé pour des personnes influentes, et puis du jours au lendemain, son "maître" est mort et il s'est retrouvé à la rue, c'est devenue le camé le plus impotent de l'histoire. Et puis le voilà maintenant à votre service. On peine encore à découvrir ce qu'il s'est passé entre les deux."

L'homme bu son vin observant méticuleusement son "invitée".

" Et que manque t-il ? " Demanda la nymphe curieuse.

Le blond sourit, il posa son verre.

" Eh bien justement, il manque tout. Tout ce qui se trouve avant vos 26 ans est inexistant. Vous êtes un mystère, un fantôme. Alors je vous le demande, qui êtes vous ? "

C'était autour d'Urselia de sourire.

" J'ai peut-être changé de nom ? Les personnes de pouvoir ont l'habitude de faire cela, qu'en dites-vous ?  "

L’Hôte grogna. Il fit un signe subtil à ses hommes. La chaise de la directrice fut reculée de quelques centimètres. Un homme se plaça entre la chaise et la table.

" Mais que.." Une droite vint abréger la fin de sa phrase.

Sa joue était en feu. L'homme qui venait de la frapper se massa le poignet. Et oui elle n'était pas aussi molle et fragile qu'on pouvait l'imaginer. C'était la fille d'un Titan après tout.
Malheureusement cela ne la rendait pas invulnérable. Sur sa joue rouge et légèrement gonflé une entaille ornait sa pommette.
Orner, oui, Urselia était belle en toute circonstance. Même attaché sur une chaise, peu décoiffé, toujours propre sur elle, et une haine sans nom dans le visage. Oui, même comme ça elle était magnifique.

" Ne souriez plus s'il vous plait, cela m'obligerais à vous faire du mal. Vous croyez que nous n'avons pas cherché ? Nous avons fouillé chaque petits recoins de la planète pour vous trouver, mais rien. Et pourtant vous avez un physique qui ne se laisse pas oublier. Nous avons pensé à la chirurgie esthétique, mes confrères sont persuadés que vous êtes une poupée de plastique. Moi par contre je sais qu'il s'agit de votre réelle apparence. Vous êtes trop parfaite pour exister, c'est ce qui vous rends si insupportable et puissante. "

Impossible de ne pas rire devant le désarroi de son agresseur, oui même en sachant ce qui allait se passer une nouvelle fois.

Clauthsmith fut prit de folie. Était-il sous l'emprise d'une quelconque souffrance ?  Il se leva en renversant sa chaise et s'approcha d'une manière très agressive de la demoiselle. La baffe partit seule.

" Je vous ai dit de ne pas sourire, ni rire d'ailleurs, vous n'êtes pas en position de force. "

Il s'approcha un peu trop près de son visage.

" Vous êtes même en position de faiblesse. Vous devriez faire disparaître cette étincelle de provocation de votre regard."

Il poussa la chaise, celle-ci bascula en arrière et tomba lourdement. Si Urselia n'avait pas eu le réflexe de relever la tête, sa boîte crânienne serait percée, et son cerveau s'écoulerait sur le sol, se mêlant aux autres liquides biologiques douteux et séchés.

Le quarantenaire se plaça à califourchon sur la demoiselle.

" Même dans la pire situation vous semblez encore tout contrôler. C'est très désagréable vous vous en rendez-compte ? "

Le poids de l'homme sur son ventre creux était déplaisant, ce poids serait plus attrayant DANS son estomac.
Cette pensée l'amusa, et ce qui l'amusait la faisait sourire. Le sourire rendait son "ami" acariâtre, si bien qu'il était pris d'aliénation. Il commençait à trembler, ses pupilles noisettes se rétractaient tellement qu'on avait du mal à percevoir sa pupille.

Que pouvait-il bien faire à une femme attachée sur une chaise, au sol, sur laquelle il était lui même assis ?

Facile...

Il posa ses mains sur la gorge de sa "victime".

" Tu va fermer ta putain de gueule. "

Ses mains se serrèrent peu à peu.

" Tu me gâches la vie ! Tous ces enculés de richoux me mettent la pression pour te faire t'agenouiller devant moi. ALORS FERME TA GUEULE !"

Il bascula son poids en avant, sur la frêle gorge de la nymphe. Son sourire n'était plus. L'air ne parvenait plus à ses poumons, mais elle était douée en apnée. S'il ne s’arrêtait pas elle serait obligée de le tuer.

" Tu vois tu la ferme enfin ! HAHAHAHA ! " Son rire ressemblait a celui d'un fou qui avait complètement perdu la raison.

Ses hommes bougeaient très légèrement à ses côtés. Ils ne savaient s'ils devaient l’arrêter ou le laisser continuer. Ils ne firent rien.

Des tâches noirs dansaient, l'oxygène ne parvenait plus à son cerveau. L'homme qui l'étranglait déblatérait encore, mais elle ne l'entendait pas. Elle n'entendait plus rien. Elle étouffait.

Allait-il arrêter ? Allait-il détruire ses plans ?

Urselia sentait la déception poindre, et la mort aussi. Enfin l'insconscience d'abord.
Il était hors de question qu'elle fasse un malaise, pour qu'il la tue ou face ce qu'il souhaite de son corps ? Non cela ne serait pas possible.

La créature ferma les yeux. Elle appela les ombres. La prise autour de sa gorge se fit moins forte. Mais pas encore assez pour laisser passer de l'air.

Elle façonna ses ombres. Il y eu un cri, et deux coups de feu.

Deux bruits sourds se firent entendre. Des corps inertes tombaient.

" Mais qu'est-ce que...?"

L'homme d'affaire, en apercevant ses hommes tomber raides morts, se releva interloqué. Tout était parfaitement confus.

Une tentacule de ténèbres releva la chaise.

L'humain observa le monstre plein d’incompréhension. Il était paralysé.

" Vous..."

Urselia l'observa d'un œil incriminateur. La créature reprit doucement son souffle. Sa vision redevint nette.

La tentacule de ténèbres pénétra vicieusement dans le costume du "méchant", elle s'empara de son smartphone et l'apporta près de sa maîtresse.

Les rôles avaient changés. La nouvelle victime tenta une échappée. Les tentacules de ténèbres l'en empêchèrent. L'une se plaça dans sa gorge pour l’empêcher tout gémissement ou son inapproprié.

Urselia était toujours attachée, et ne souhaita pas se défaire de ses liens. Elle élagua le pseudopode créant de fins appendices. C'est l'ombre qui tapa un message pour elle.

Le message d'alerte fut envoyé à deux numéros précédemment mémorisé. Il indiquait.

" Extraction. Aucun témoin. Victime sous sol. Vous avez 1h. "


Urselia sourit. Le téléphone fut broyé.

L'homme pleurait.

" Vous souhaitiez connaitre mon secret non ? " Lorsqu'elle s'exprimait sa gorge la faisait souffrir, mais quelle importance ? Voir un humain si effrayé par sa présence valait toutes les douleurs.

Son index bougea. Les ombres tenant l'humain le rapprochèrent à grande vitesse de la déesse.

" Le voici" chuchota t-elle.

" Je suis Urselia Avyssos et Abyss, la future dirigeante de ce monde, des humains et des océans. Et mon secret est simple, mon pouvoir je ne l'ai pas acquis. Car je suis le pouvoir. J'en maîtrise les moindres subtilités, je m'en délecte, je l'expérimente, et je gagne. Toujours. "

Le misérable tenta de dire quelques choses.

Urselia fit non de la tête.

" Je n'ai nullement envie d'entendre un mot de plus de votre part. Penser à ce que vous souhaitez. Je vais vous tuer. "

Des coups de feu raisonnait au loin. Ses employés arrivaient.

Une silhouette d'appendice brumeux pénétra tout en douceur la poitrine de l'humain. Elle déchira l’épiderme, les muscles, les nerfs, tout cela à une vitesse de croisière. La douleur transpirait par ses pores. Son corps émit une courte résistance, lorsque l'ombre atteint l'os du sternum. Mais pas bien longtemps. Les os cédèrent dans un craquement glauque. Urselia se saisi, avec l'intermédiaire de son don, du cœur affolé. Il était petit, d'une couleur maladive.

L'organe fut arraché. La créature en fut aspergée.

Tout comme Ève se délectant de la pomme de la connaissance. Urselia croqua dans le cœur chaud du misérable.

Et ce n'était pas une image.

Il n'y avait  plus qu'à attendre les chevaliers de l'Ombre.

_________________
Viens Invité, approche toi. Tu es intrigué n'est-ce pas ?
Tu ne repartiras pas, tu resteras  près de moi.
Tu me serviras, tu seras mon ombre, tu le deviendras.
Je dévorais ton âme et ainsi mon ombre sur l'océan grandira.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Dans tes rêves et cauchemars les plus foux
❝ POINTS : 130

MessageSujet: Re: Patience mère de vertu ? Non Patience est sœur de " attention tu vas mourir " [SOLO] /!\ 16 + /!\ Mer 11 Oct - 3:02

"Madame...
- Non, mademoiselle s'il vous plaît."

Les hommes qui étaient venus "extraire la cible" furent un instant déconcertés. Et il y avait de quoi. Lorsqu'ils la trouvèrent elle était couverte de sang. Pas que le sien notamment, et autour d'elle trois personnes décédé d'une manière mystérieuse.

"Ok. Mademoiselle suivez nous, nous avons pour mission de vous sortir d'ici et de vous mettre en sécurité. "

Urselia était une très bonne actrice. Même un détecteur de mensonge n'aurait pu la démasquer.

" Oh mais qui êtes vous ? Et qui voudrait voir ma vie sauve ? "
Dit elle surprise.

Les deux mercenaires échangèrent un regard et un hochement de tête.

"Nous n'avons pas le droit d'en parler, sachez seulement que des gens très haut placé et avec de gros moyens tiennent à vous."

Urselia hocha la tête et ne posa plus de question. Elle était fière de ce qu'elle avait créé.

Les hommes lui conseillèrent de fermer les yeux lorsqu'ils traverseraient la maison. Urselia les remercia de leur prévenance et refusa poliment. Voir le sang de ses ennemis se répandre doucement sur le nouveau parquet la ravissait.

Elle eu soudain envie d'Osvaald, de sa présence sauvage, et surtout de sa virilité en elle. Mais il n'était pas encore temps. Il lui restait deux choses à régler. Deux choses très importantes.

Devant la maison les attendait une clio grise. Tant de discrétion frôlait la perfection. Et ce n'était pas un sarcasme.

" Ne bougez pas Mademoiselle nous avons encore une détails à régler. Enfin deux. "

L'un des hommes entra dans la maison chargé d'un sac de sport, qu'il sortait du coffre. L'autre individu se chargea de rentrer les corps des gardes qui se trouvaient sur la terrasse. Puis il ouvrit la portière avant, il jeta un œil hésitant à la créature, sur son fauteuil. Il ne dit rien mais débarrassa tous les déchets et bouteilles, pleine d'un liquide jaunâtre.
Il faut dire qu'il avait passer pas mal de temps en planque avant de recevoir un message de l'Ombre.

Son collègue revint. Il vida un bidon jusqu'au bas des escaliers de la villa. Une fois installé dans la voiture et près à démarrer le plus baraqué lança une allumette sur le liquide précédemment rependu.

Tout s'enflamma en un instant.


***


Urselia fut déposée devant un petit cottage,il était typique de la campagne, un petit chalet à l'orée d'un bois. La seule chose qui contrastait atrocement avec ce serein spectacle était la multitude de voiture de luxe garées devant.

" Attendez moi ici Messieurs, je ne serais pas longue, vous pourrez ensuite me déposer à mon hôtel et disparaître."
Le deux personnages n'émirent aucune réticence et acceptèrent le deal.

La nymphe frappa à la porte. Sans attendre de réponse elle ouvrit la porte et y entra de sa propre initiative. Dans la petit maison de bois se trouvait une petite dizaine de personne. De fortunés cochons et leur chauffeur. Urselia leur offrit un beau sourire.

" Bonsoir Messieurs."

Elle s'approcha de leur table. Elle se permit de prendre une serviette. Elle rapprocha la carafe d'eau et y trempa le tissus. Méticuleusement et délicatement elle retira le sang qui lui couvrait le visage, la poitrine, et même les mains.
Pas un bruit de vibrait dans la pièce, l'assistance était abasourdie.

" Je suis vraiment désolée de me présenter à vous dans cette tenue. Pour une personne de mon rang il c'est vraiment inacceptable. Vous avez eu la bonté de m'inviter et de me préparer une si belle surprise avant notre petite sauterie. "

Un téléphone sonna. Son propriétaire répondit. Ses yeux s'arrondirent. Il lâcha le téléphone et se leva. Sa chaise tomba. Il bégaya.

" V...VOU...VOUS !"

La créature explosa de rire. Un son cruellement effrayant.

" Oui. Et si vous souhaitez préserver vos activités et votre vie je souhaites quelque chose de votre part....
- Comment osez-vous venir ici. Interrompre une réunion secrète d'un groupe dont vous n'êtes pas convié ?! Pour qui vous prenez vous ? "

Ce n'est pas le bégayeur qui avait prit la parole. Mais un autre porc, du même gabarit, gras et répugnant.

" Ooooh vous me poser vraiment la question ? Je sais que vous me connaissez, puisque vous avez tenté à de nombreuses reprises de me recruter dans votre cercle malsain. Mais maintenant j'y suis alors de quoi pouvez vous vous plaindre ? Vous le demandez encore. Je me sens d'une humeur généreuse ce soir. Je vais vous révéler qui je suis. Je suis celle qui a défait le règne de votre brouillon de chef, Clauthsmith n'est plus. Vous allez m'appartenir."

Il eu des protestations dans les rangs. Le sourire de la belle s'agrandit.

" Mais enfin êtes vous folle ? Aucun de nous ne se mettra jamais à votre service. Vous n'êtes qu'une sale sorcière. Vous n'avez aucun moyen de pression contre nous."

Le doute lui vint soudain. Urselia était dans un tel état d’excitation qu'elle aurait pu dévorer chaque goret ici présent. La pointe de ses seins s'était tendue. C'était dans ces ambiances dures et cruelles qu'Urselia aimait faire l'amour. Il faudrait qu'un jour elle y invite son amant.  

" Je suis un peu vexée de n'être qu'à vos yeux une vulgaire petite sorcière. Vous devriez plutôt me voir comme une déesse. Celle du chaos et de la discorde. Celle qui va vous asservir. Qu'en dîtes vous ? N'est-ce pas plus... stimulant ? Puisque je suis une femme d'une grande générosité je souhaiterais vous révéler quelque chose. Je possède, un dossier très important, sur chacun de vos gros culs. C'est à dire que si demain je confis ses documents à une autorités quelconque, vous aurez, dans les 4h la croupe empalée sur la queue d'un damoiseau incarcéré. Voici mon offre. Soit vous m'appartenez corps et âme, soit, vous décidez de vous réduire à néant. Alors ? "

Les quelques individus qui s'étaient levés furent obligés de reposer leur postérieur traumatisé. Les regards étaient fuyants. L'impératrice se délectait de son pouvoir.

" Bien, je vois que nous sommes tous d'accord. Comme cadeau de bienvenu, et puisque j'ai découvert votre plan. Vous allez m'offrir les terrains de la zone abandonnée, que vous avez tous acheté un part un. Par des sociétés écrans, déclarons le clairement. Je vous laisse 48h pour préparer tous les papiers. S'ils ne sont pas sur mon bureau dans le temps imparti vous n'imaginez même pas ce qui vous attend."

Elle se leva de la table sur laquelle elle s'était assise. Elle leur fit un petit signe de la main et ouvrit la porte.

" Bonne soirée Messieurs. "



*********



* Toc Toc *


Georges entra dans le bureau. Un sourire retenu barrait son visage.

" Qu'y a t-il Georges ? "


L'homme avança de deux pas.

" Si je n'étais pas sûr que vous me frapperiez, je vous prendrait dans mes bras Mademoiselle."

Urselia haussa un sourcil. Elle leva les yeux vers lui septique.

" Bon retour parmi nous. Il se fait en plus entendre que vous avez acquis de nouvelles...propriété ? "

Urselia hocha la tête.

" Mais vous ne le saurez que le moment venu. Tout cela reste pour le moment secret. Pourquoi êtes vous venu ? "

Georges fit disparaître son sourire. Il s'inclina légèrement.

" Il est là, il vous attend dans le hall."

Urselia se raidit. Elle congédia son majordome.

Elle se leva douloureusement de son fauteuil. Elle se plaça devant son miroir. Son corps entier était douloureux. Suites à des liens trop bien noués, ses poignets avaient prit une teinte violacée presque noir. Elle avait de multiples hématomes sur l'abdomen, heureusement dissimulés sous ses vêtements. Sur sa pommette une entaille d'une longueur raisonnable, impossible à dissimuler sous le maquillage (comme elle l'a fait pour le bleu), était maintenu fermée par deux strips.

Mais le pire ce n'était rien de tout cela. Si elle n'avait que ça elle aurait encore pu prétendre à une chute. Mentir aurait été facile. Mais là non. Sur son cou des marques de strangulations s'enroulait. On y voyait très nettement la forme des doigts, il était d'autant plus facile d'imaginer la scène.

Urselia dégluti. Comment cacher, ou même minimiser cela à son amant ?

Elle descendit ses manches longues pour dissimuler les marques. Elle enroula un élégant foulard autour de sa nuque. Il le découvrirait tôt ou tard. Mais les autres eux, ne devait  pas savoir.

Elle sorti de son bureau et rejoignit son bel Osvaald.

_________________
Viens Invité, approche toi. Tu es intrigué n'est-ce pas ?
Tu ne repartiras pas, tu resteras  près de moi.
Tu me serviras, tu seras mon ombre, tu le deviendras.
Je dévorais ton âme et ainsi mon ombre sur l'océan grandira.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Patience mère de vertu ? Non Patience est sœur de " attention tu vas mourir " [SOLO] /!\ 16 + /!\

Revenir en haut Aller en bas

Patience mère de vertu ? Non Patience est sœur de " attention tu vas mourir " [SOLO] /!\ 16 + /!\

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Heroe's SUP :: Le reste du monde :: Les autres pays-
Partenaires
bouton partenariat

Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit