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La chute du faucon noir (RP SOLO)

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❝ LOCALISATION : En train de bosser.
❝ PT. EXPERIENCE : 422
Non doté


 : A

MessageSujet: La chute du faucon noir (RP SOLO) Jeu 12 Oct - 2:54

L’alarme retentit. Il est cinq heures. Ma main droite s'abat tel une guillotine sur le bloc noir, raison de mon énervement, et le fait taire.. Sans beaucoup de cérémonie, je me redresse, laissant ma couverture glisser le long de mon torse nu. Je jette un oeil autour de moi, et c’est un flot de déception qui me submerge. Pas d’ambiance chaude, décorée de meubles en bois tropicaux, ou une lumière tamisée. Et surtout, à ma droite, personne. La nymphe avec qui j’avais passé la nuit passée était absente. Quelques dizaines de secondes passèrent, avant que je ne me résolve à me lever, agacé par ce réveil simple, et surtout froid.
Aucune main ne se promenait sur mon torse, ni aucun son pour me sommer de rester quelques minutes de plus. Seulement moi, et une lame disposée sous mon coussin. D’un soupir je me suis levé, avant de faire et replier mon lit. Il s’agissait d’une habitude, un peu étrange que j’avais. Je ne gardait jamais mon lit fait, je dépliais les draps, et autres couettes chaque matins, pour le refaire intégralement le soir.

Nu comme un ver, je me suis dirigé vers ma salle de bain. Ou je me suis préparé. Un rapide coup d’oeil dans le miroir, me mis face à cette cruelle réalité : J’avais mal dormis. Il n’était pas rare que mon sommeil soit agité. Je parlais, bougeais, et des fois, me réveillait en sursaut. J'étais pourtant incapable de me souvenir de ce qui m’avais tourmenté, même si je pouvais l'imaginer sans soucis. Mon regard se focalisa sur l’une des nombreuses marques, vestiges des veillées torrides que je passait aux côtés de mon amante. Je me suis rasé, et ai affronté mon plus grand ennemi. Mes cheveux. Peu importe toute la sueure ou la volonté que j’avais à revendre, je ne parvenait jamais à les coiffer correctement, ils se cacheraient donc sous un bonnet aujourd’hui encore.
Après une rapide douche, je me sentais déjà plus d’aplomb, paré à partir. Je me suis sustenté de quelques gâteaux secs, et d’un café bien noir. J’ai par la suite, nettoyé ce que j’avais sorti, détestant toute forme de saleté dans mon espace vital. Même si j’étais focalisé sur mes activités ultra-matinales, un coin de ma tête ne parvenait pas à se défaire de l’image d’Urselia, et de penser à quel point tout serait différent si je n’étais pas parti la veille. Mais un son particulier retentit. Une vibration.


“Etais-ce elle ?” me demandais-je, avec une pointe d’envie.

Je me suis précipité sur mon téléphone personnel, qui restait, à mon grand désarroi, éteint. Il s’agissait du petit boitier sur le côté. Une sorte de bipeur aux allures futuristes, uniquement orné d’une simple série de L.E.D. Il s’agissait du boîtier de la S.A.D. Il était difficile d'imaginer comme ça, à quel point cet objet était un bijou de technologie, doté de toutes les améliorations de pointe, concernant la sécurité. Les petites lumières étaient tout le temps en lien avec un code couleur très précis. Du simple retard, aux alertes générales, le tout assez simple pour qu’un externe ne puisse pas comprendre leur nature.
La couleur ici, était inquiétante. Noir. Seul quelques boitiers étaient ornés de cette diode. Et il signifiait une alerte, d’une extrême gravité. Quelqu’un à la S.A.D avait déserté, et c’est moi que l’on envoyait. J’ai rapidement attrapé mon sac, ou j’y ai placé tout le nécessaire en cas de départ précipité. Un fusil, mon pistolet dans la ceinture, mes deux lames placées à portée de main, quelques rations, et tout un tas de bazar. J’ai également attaché mon dispositif de furtivité, et ai au préalable relié tous mes gadgets à mon interface. Ce genre demandait une grande précipitation, car chaque seconde pouvait mettre l’équilibre du pays, en péril. Une fois mes rangers lacées, et ma capuche sur le crâne, j’ai trifouillé la tablette de mon appartement, et me suis rendu au garage. Sans attendre,je me suis mis en place, activant le pilotage automatique. La venue des aegis sur terre, avait permis un essor considérable au niveau de la technologie. L’itinéraire étant déjà configuré, je serais arrivé en quelques minutes. Mais ces minutes furent longues à attendre, tiraillé par autant de questionnements. Mais la chose sur laquelle je me focalisais le plus, était mon téléphone. Je devais prévenir mon amante de mon absence, elle pourrait être longue ou non.


“Soucis au boulot. Je serais peut être pas disponible pendant plusieurs jours. Ne t’inquiète pas, je vais faire en sorte d’expédier ça. On ira dîner si je rentre entier. Promis.” ai-je envoyé à Urselia.

En règle générale, ce genre de choses ne m'inquiétait pas, mais maintenant, j’avais quelque chose à défendre.  Si je ne revenais pas, cela aurait des conséquences. Mais plutôt que de laisser cette situation devenir ma faiblesse, j’en ferais ma plus belle force. Maintenant, j’avais un but, pour devenir encore plus fort. Personne n'arrêtera mon ascension.


Je me suis posé, comme à chaque fois, non loin de la S.A.D, puis je me suis précipité, passant les portiques de sécurités, et les nombreuses installations de sécurité. J’ai dévalé les marches en furie, et ai presque bousculé tout le monde, sans pour autant courir. Une démarche rapide, sans précipitation inutile.
Une fois au bureau du directeur, je l’ai salué. Un dossier papier, se trouvait sur la table. Cela pouvait paraître anodin, mais la S.A.D ne disposait que de peu d’informatique. Les dossiers papiers disposaient d’un avantage, ils n’étaient pas piratables ou transportables si facilement. Il était rare de voir ce bon vieux Samuel, un air si froid sur le visage. J’ai rapidement compris l’ampleur de la situation. Si cela s'apprenait, la crise ne serait pas seulement nationale, mais la S.A.D souffrirait une nouvelle fois de cette ségrégation anti dotée. Comme je le craignais, le nom sur la fiche était :


-Lou Hastford. Nom de code Amhéticus.


Sa désertion ne me choquait pas plus que ça. Il ne s’agissait pas d’un élément faible, au contraire. Mais sa condition de dotés à l'origine mutation, lui valait beaucoup de problèmes au sein de l'institut. Regards menaçants, chuchotements de couloirs. Elle incarnait ce que bon nombre d’agents haïssaient au plus haut point. Malheureusement, cette affaire ne faisait que confirmer mon avis général sur l’endroit. Cette haine si acerbe, engendrait de nombreux problèmes. Et celui là, en était un.
Heureusement, ma “paranoïa” comme le définirait si bien ma chère partenaire, allait s’avérer utile. Amhéticus était l’une des personnes de la S.A.D, dont je possédais un dossier assez touffu et complet, en cas de besoin. Certains cas semblent plus utiles à travailler, et encore une fois, mon instinct s’était révélé juste.





Sans plus de discours, je me suis dirigé chez elle. Même si les chances de la trouver là bas étaient faibles, peu de personnes cachaient totalement leurs informations, surtout si la désertion avait été accomplie sur un coup de tête.
Arrivant rapidement à la résidence, je me suis décidé à entrer. Focalisé sur chaque traces ou indices pouvant indiquer un quelconque piège, j’avançais lentement. Le tapis étouffait mes pas, et malheureusement, je ne pouvais me permettre de sortir mon arme. Si je croisais d’autres habitants, je serais obligé de perdre du temps pour étouffer le problème.

Comme il l’était écrit dans le dossier, Lou ne possédait pas de grandes richesses, son appartement n’était donc pas, contrairement au mien, doté d’un grand dispositif de sécurité. Mais il fallait rester prudent. Tout ce temps perdu à surveiller chaque recoin, était en réalité un choix cornélien. Un choix qui survenait à chacune de mes interventions, celui du temps contre la sécurité. Mais étant donné qu’il s’agissait d’un agent, et non d’un bureaucrate, je devais rester sur mes gardes, la petite ne fuirais pas bien loin, comme toujours.

Ma main glissa lentement sur la poignée, avant de me rendre compte que le tout était fermé. Je n’avais pourtant, pas le temps de jouer aux apprentis voleurs. Ce n’étais pas très discret, mais au moins, nous serions fixés.


D’un coup de pied sec, la porte en pin verni s’ouvra, comme par magie. Une magie bruyante, laissant des traces certes, mais une magie quand même. Je suis entré, rapidement, comme à l’armée. Pistolet et couteau croisés,, regard rapide et efficace, si elle se cachais dans le coin, il ne me tarderais pas de le découvrir.
Mais je fit face à une dure réalité. Au fil de mes pas légers sur le sol grincant, je me rendit compte sans trop d’étonnement, que l’appartement était totalement sécurisé, mais surtout, vide.
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