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Bouffée d'air frais ... [Solo]

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MessageSujet: Bouffée d'air frais ... [Solo] Lun 23 Oct - 2:49

Le sommeil de la jeune femme aux cheveux d’argent fut bien troublée. Cela était régulièrement le cas depuis les événements du rendez vous avec Lilou. Elle tentait au mieux de le cacher, mais sa gorge et son ventre restaient douloureux. Cette once de colère restait, latente, au fond de son être. Et comme souvent depuis ce jour, elle réveilla en sursaut. Il lui fallait plusieurs secondes avant de comprendre que le monde sans sa soeur et sa meilleur amie, n’étaient qu oniriques. Mais tant de peur l’étouffait. Aussi bien psychologiquement que physiquement. Son souffle était saccadé et sifflant. Toute sa peau était recouverte de frissons d’épouvante, et elle était totalement crispée. Quelques gouttelettes cristallines coulaient le long de ses joues rougeâtres, avant de tomber comme la pluie sur ses jambes.
Le souffle de sa soeur sur sa peau la rassura, elle n’était pas seul après tout. Et c’est la boule au ventre, qu’elle décida de se rendormir. Prenant le bras de sa soeur et se réfugiant en dessous, remontant l’immense couette, et collant son visage contre la poitrine de Lyssa. Et ce n’est que lorsque son coeur repris un rythme normal, qu’elle parvint à s’endormir.

C’est toujours emmitouflée et embrassée qu’elle se réveilla. Le réveil sonnait, et comme toujours il lui cassa les oreilles. La jeune fille était d’une humeur massacrante assez unique. L’image de son bonheur à nouveau retrouvé disparaissant, la rendait malheureuse. Elle tenta tant bien que mal de le cacher à sa soeur. Elle lui expliqua qu’elle avait fait un mauvais rêve la nuit passée, et qu’il ne fallait en aucun cas qu’elle s’inquiète. Elle inquiétait tout le monde, et elle n’en pouvait plus. Cela faisait bientôt quatre mois qu’elle était une handicapée aux yeux du monde.
Elle resta étrangement silencieuse. La matinée se passa dans le calme, ce qui changeait un petit peu. Une fois son petit déjeuner pris, elle se dirigea vers la salle de bains. Elle se délesta de sa chemise en flanelle, et entra dans la douche. Ses doigts nacrés se posèrent sur le robinet, qu’elle tourna. Elizabeth appréciait sentir une eau presque bouillante sur sa peau, et pourtant, ce n’était pas conseillé. Les minutes s’écoulèrent comme l’eau sur sa peau. Lorsque toute la pièce baignait dans une vapeur épaisse, les poumons de la jeune fille commencèrent à hurler. Très rapidement, son corps tout entier en ressenti le contrecoup, et elle tomba à genoux. Le bruit de sa chute avait été occulté par le son de l’eau qui coulait.
Elle rampa à l'extérieur, encore trempée, cherchant encore une petite parcelle respirable. Elle attendit un moment, le temps que son corps s'imprègne de nouveau d’oxygène. Puis douloureusement, elle se redressa sur ses jambes, avant de sortir de fermer l’arrivée d’eau. Elle se sécha rapidement, et enfila son peignoire. Quelques larmes de honte se mêlaient aux gouttelettes dégoulinantes le long de sa chevelure humide.


Dans un tel état, il n'aurait fallu qu’un petit courant d’air frais pour qu’elle tombe malade. Elle était mal séchée, et totalement débraillée. Sa soeur s’approcha d’elle, l’aidant un s’essuyer quelque peu, la réprimandant.
Son visage resta fermé toute la matinée, et ce fut pire lorsque Lyssa dut s’en aller. Comme d’habitude, cela fut presque tragique. Pourtant, depuis quelques semaines, Elizabeth vivait un peu mieux le départ de sa soeur. Mais aujourd’hui, elle ne voulait pas qu’elle parte. Mais elle y était obligée. Quelques minutes plus tard, la jeune aveugle était seule, retourner s’asseoir dans son nid, enroulée de plusieurs couvertures. Elle était pensive.
Sa meilleure amie avait appelée, elle ne pourrait la voir aujourd’hui. Les heures seraient longues, Elizabeth était totalement seule. Le poids de cette solitude s’ajouta à toutes les choses qui la tourmentait. Mais une chose, occupait son esprit plus que le reste. Cette dramatique après midi à l'extérieur. Depuis, elle se refusait à remettre les pieds dehors. Elle s’en voulait amèrement. Tout cela aurait pu mal tourner par sa faute se disait elle. Et surtout.


“Je n’ai pas pu la protéger. Je peux détruire le monde, mais je suis incapable de protéger ceux que j’aime.Si j’avais pu intervenir avant, Lilou n'aurais pas souffert. ” dit elle doucement.

Chaque syllabe raisonna, encore et encore, pendant plusieurs minutes. Quand les larmes saturent ses yeux, et qu’elle commencèrent à se déverser abondamment et silencieusement, elle se redressa brusquement. D’un coup, sans prévenir, son bras frappa la première chose qui lui passa sous la main, il s’agissait du réveil. Le coup avait été d’une telle violence, que quelques morceaux restèrent accrochés aux doigts du Ziz. Essoufflée par ce simple éclat de colère, elle plongea son visage dans un coussin, et hurla de toute ses forces.
Ce sentiment qu’elle haïssait au plus haut point était en train de la consumer à petit feu. Elle était perdue, que devait elle faire ?
Pourtant, au fond d’elle, elle avait une solution. A quoi bon se morfondre, cela ne changerait rien. Si elle devait pleurer, elle le ferait au retour de sa soeur, mais là, celà ne lui apportait rien. Aucun bien fait. Aucune satisfaction ou confort. Juste une peine grandissante.

Ayant une idée derrière la tête, elle se leva, et commença à s’habiller. Elle enfila toutes ses tenues dont le dos était visible, les empilant les unes sur les autres. Comme à son habitude, chaussures et sous vêtements manquaient à l’appel. Elle se dirigea d’un pas assuré vers le salon, ou elle s’écria.

“Ok Google, laisse un message à Lyssa s’il te plaît !”

“Quel est votre message ?”


“Je sors, si je ne suis pas de retour ce soir, ne m’attends pas pour manger !”


Elle avança vers la porte, ou elle se saisit de son écharpe et de ses gants, avant de revenir vers le salon. Elle n’était pas vraiment sereine. Elle ressentait pour la première fois depuis longtemps, un sentiment désagréable : Ses actions auraient des conséquences.
Sa main se posa sur la poignée en plastique froid du balcon, et le poussa difficilement. Elle inspira longuement, l’air était frais, mais le soleil semblait se frayer un chemin jusqu'à sa peau.
Sans peine, elle monta sur la barrière, et se laissa tomber dans le vide, souriante...


Dernière édition par Elizabeth Cyrene le Mer 25 Oct - 0:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bouffée d'air frais ... [Solo] Mar 24 Oct - 3:09

La chute ne dura que quelques secondes. Quelques instants ou la jeune femme se sentit libre. Cela fut bref. Quelques frissons de plaisir eurent le temps de se frayer un passage du bout de ses doigts jusqu'à sa nuque, et le tout s’arrêta brusquement. Bien que personne ne pouvait le voir, Elizabeth avait une expression très spéciale sur le visage. Celle qu’elle prenait régulièrement dans sa vie d’avant. Celle qui apparaissait lorsqu’elle prenait des décisions irréfléchies et dangereuses. Comme lorsqu’elle grimpait sur le clocher, pour y danser les jours de pluie.
Elle ignorait la distance qui la séparait du sol. Mais en réalité, elle s’en moquait éperdument. Pendant quelques secondes, ce n’était plus la frêle handicapée, ayant besoin de sa soeur pour se chausser la matin. Mais bien l’intrépide et insouciante jeune femme du désert.


Une vive douleur survint dans son dos meurtri. Chaque parcelle de sa peau, chaque centimètre de chaire et chaque os se déchirèrent sous la puissance des ailes de la jeune femme. Cela était très douloureux, à la limite de l'insupportable. Mais lorsque Elizabeth était dans son élément, ce genre de peine ne s'inquiétait guère. Ce fut rapide, et bien moins douloureux que la semaine d’avant. En une fraction de seconde, la silhouette immaculée se couvra d’une robe d’un rouge profond. Tachant les fenêtres aux alentours.
Lors du premier battement, les vitres vibrèrent, et l’atmosphère qui l’encadrait changea brutalement. La légère brise se transforma en un vent violent, tel une lame glaciale. Ses pieds nus se posèrent sur le mur tout aussi froid. Et se recourbant légèrement, à l’horizontal, elle pris un puissant élan. Ses jambes étaient bien plus fortes que le reste de son anatomie, et ce fut sans peine qu’elle se propulsa en un instant, à la cime de cette forêt de grattes ciels.

Une fois qu’elle dominait le paysage, elle dessina quelques cercles dans le ciel, profitant de sa liberté éphémère. Elle s'esclaffa de sa voix puissante et avienne. Tel une nageuse professionnelle, elle se dirigea, sur le dos, vers le Nord. Il ne lui était pas difficile de se repérer. L’ouragan provoqué par ses élytres se réverberait sur les pointes aux alentours. Le tout mêlé à la direction du vent, elle pris la tangente.
Elle pris de la hauteur, se permettant quelques cascades aériennes.


“Enfin” se disait-elle.

Elle ne pu s’empêcher de penser à tout les soucis qu’un tel comportement pouvait provoquer. Et surtout, de l’inquiétude de son entourage si il l’apprenait, mais au fond, il le fallait. Aujourd’hui, elle prenait sa vie en main, elle ne passerait plus un jour sans ses deux poumons.
Une fois dans la troposphère, elle descendit légèrement. Sa vitesse provoqua une explosion auditive, qui fit grimacer le Ziz. Elle n’avait pas l’habitude d’un tel bruit, et ce n’était visiblement pas agréable.

Durant le trajet, elle tenta de rassembler toutes les informations qu’elle disposait. Le lieu vers lequel elle se dirigeait était probablement erroné, et serait certainement vide à son arrivée. Mais plusieurs éléments la confortèrent dans son idée.
Le premier, était que son organe était forcément quelque part. Un changement de plan l'aurait impactée, et elle l'aurait senti. De plus, ce dernier ne pouvait être consumé, étant donné sa nature et ses capacités de régénérations. Tout comme elle il y’a quelques temps, il devait être entravé, probablement meurtri, dans une zone presque inaccessible pour un Ziz. Des trois milieux qui existaient, la terre restait encore praticable pour elle, mais l’eau en revanche, consistait une véritable barrière.
C’est pour cela, que depuis l'événement du garage, Elizabeth avait demandé à son amie de tout lui apprendre sur les mers et océans de ce monde. Il y avait de grande chance que son poumon y était enfermé. Mais pour une planète composée en grande partie d’eau, la surface à explorer était colossale. Elle laissa donc son instinct lui parler.


De son point de vue, les océans étaient à écarter. Lyssa lui avait expliqué qu’en son absence, le Léviathan avait lui aussi réussi à se frayer un chemin hors de sa cage. Et cacher un fragment d’un des membres de la fratrie, dans le milieu de prédilection d’un autre, ne semblait pas judicieux. Elle s’est donc rabattue sur les lacs, et autres mers presque inaccessibles des mortels. Lilou avait longtemps épluché de nombreux noms dans pleins de langues très complexes, mais un lieu sortait du lot. Il se trouvait dans une certaine “Russie”. Il s’agissait du pays le plus vaste du monde, composé en grande partie d’une toundra glaciale et en altitude. Elizabeth savait pertinemment que son frère avait connaissance de son avulsion pour les températures négatives.

“Quoi de mieux que le plus grand lac gelé du monde pour y cacher mes poumons”
disait elle, évitant de trop ouvrir la bouche pour ne pas avaler d’insectes.

Guidée par son flair, elle avait longtemps pensé à y aller. Malgré ce que Lilou disait, le Ziz pouvait difficilement imaginer ce qu’était des températures si glaciales.

“Une écharpe suffira” pensait elle, naïve.


Mais c’est en arrivant dans le ciel sub-arctique du pays qu’elle commença à comprendre ce que signifiait glacial. Elle commença à greloter, et douter de ses capacités à continuer par un tel froid.
Mais au bout d’une heure, ou elle s’approchait rapidement de son point d’intéret, qu’une sensations la tira de ses pensées climatique. Une aura englobait la zone. Il ne s’agissait pas de celle d’un autre être mythologique, ou encore celle d’un de ses frères. Non. C’était la sienne.
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MessageSujet: Re: Bouffée d'air frais ... [Solo] Mar 24 Oct - 19:37

Il s’agissait probablement du sentiment le plus étrange qu’elle n’ai jamais ressenti. D’ailleurs, elle imaginait sans soucis que personne ne puisse sentir quelque chose d’aussi particulier. Une partie d’elle était là, perdue dans la région, loin de son propriétaire. A mesure qu’elle s’en approchait, elle pouvait même sentir cet organe, fonctionner, au loin. Elizabeth était confuse, ce n’était pas normal. Et même la joie d’être si proche du but, ne parvint pas à l’arracher à ses pensées.
Le contour de tout son système respiratoire lui vint à l’esprit. Comme un écrin organique et sanginolant, n’attendant que de recevoir ce poumon. Un puzzle inachevé. Cela état désagréable. Agaçant même. La même sensation horripilante qu’elle ressentait lorsqu’elle passait trop de temps à essayer d’effectuer une action simple, mais en vain. Ce bouillonnement d’énervement, accolé aux températures glaciales, la crispait énormément.


ll fallut une bonne dizaine de minutes, pour que la jeune femme retrouve ses esprits. Elle s’était accoutumée, lentement et avec douleur à cette aura si spéciale. Son rythme avait drastiquement ralenti depuis qu’elle avait traversé une chaîne de montagne. Elle était frigorifiée, mais restait alerte. Suivant cette sensation désagréable, elle perdit lentement son altitude, avant de s’approcher de l’immense étendue d’eau. Elle y trempa son doigt de pied, et un long frisson presque douloureux se propagea sur son épiderme. Quand ses grelottements s’éstompèrent, elle compris que le milieu serait bien plus impraticable que ce qu’elle pensais. Ce lac était visiblement bien plus profonds que certaines mers, et si le poumon avait été caché ici, cela serait problématique.


A un rythme doux, elle épousa les berges de l’immense étendue d’eau, cherchant inlassablement à se rapprocher de l’épicentre de cette aura. Quelques cimes d’arbres lui frôlaient les plumes, et plusieurs rochers lui caraissaient les pieds. Une bonne demi-heure à la vitesse du son passa, avant que la jeune femme daigne mettre pied à terre. Mais quelque chose était étrange.
L’aura était bien ici, dans le coin. Mais elle ne semblait non pas dans l’immense étendue aqueuse, mais au contraire, sous la terre. Et à l’instant ou elle se tenait debout sur le merzlota, il y eu un certain retour à la réalité. Sa nature surpuissante s’éclipsa quelque peu, laissant tout ses organes reprendre le contrôle de son existence. Son inhibition au froid, et surtout son système respiratoire. Elle perdit pieds avec la réalité, et tout son esprit devint embrumé. Le choc thermique était tel, qu’elle tomba à la renverse, glissant le long de la berge pentue. Et à une telle altitude, ce n’est pas son unique organe qui pouvait réussir à la maintenir à flot. Sa poitrine se comprima. Pourquoi l’impératrice des cieux souffrait elle autant de la hauteur.


Ses ongles tentaient en vain de ralentir sa chute, déchirant le terre et provoquant pour Elizabeth, une vive douleur. Les branches et autres pierres lui déchirèrent le ventre, laissant couler un léger filet rouge sur le sol blanc. Puis, incapable de se rattraper, sa tête heurta un rocher tranchant, et elle perdit connaissance.

Durant ce sommeil forcé, son imagination fut entachée par toutes les mauvaises choses qui hantaient son esprit. Il n’y avait ni images réconfortantes, ni bonheur. La chaleur y était absente, tout comme le soleil. Seul un blizzard parvenait à se faire sentir à travers les abysses. Ou étaient les brulantes caresses de Lyssa ? Ou encore les douces papouilles de Lilou ?
La notion d’espace disparu. Ou se trouvait elle ? Et surtout, pourquoi avait elle débuté un tel périple ? Elle l’ignorait. Les doux baisers de l’hiver, continuaient de tirer l’immortelle, vers un long, très long sommeil.
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MessageSujet: Re: Bouffée d'air frais ... [Solo] Mer 25 Oct - 0:55

Quelque chose la sortie de son coma. Quelque chose de rupeu et humide. Elle se releva difficilement, se hissant sur ses bras couverts de givre. Ses cheveux, et ses vêtements, tout était recouvert d’eau. Une eau bien trop froid à son goût.
Elle faisait craquer ses muscles, recouvertes de ses immenses ailes, semblables à de gigantesques couettes immaculées. C’était elles, qui, inconsciemment l’avaient protégés du blizzard. Grognant, elle se hissa sur ses bras, avant d’être interrompu. Une petite langue venait de se coller à son visage. C’était elle qui, plus tôt, l’avait arrachée à une “mort” certaine. De l’autre côté de cette langue, se trouvait une truffe humide, puis un pelage, des oreilles, et un corps touffu. A la forme, la jeune femme estimait qu’il s’agissait d’un chien, ou tout du moins, quelque chose s’en rapprochant. Son pelage était doux et chaud. Il s’agissait certainement d’une bête sauvage, mais elle ne semblait pas belliqueuse.

“Merci toi, viens j’ai un peu froid” dit elle, grelotante, amenant le loup contre sa peau.

Ce dernier n’eu pas de réaction violente, et se laissa faire, venant s’abriter sous la voûte formée par les ailes.
L’air froid avait toujours du mal à se frayer un chemin jusqu’à son système respiratoire meurtri, mais assez d’oxygène arrivait pour ne pas qu’elle s’évanouisse une nouvelle fois. Elle patienta quelques temps, profitant de son nouveau compagnon. Lui sussurant des choses qu’il ne comprenait certainement pas, mais la chaleur de l’animal réchauffait sa peau, autant que son coeur. La main frêle se frayait un chemin de ses oreilles jusqu’à sa queue. La pensée que la créature était aussi blessée et seule qu’elle lui traversa l’esprit. Elle eu un sourir.

“Même les animaux m’aiment bien.” disait-elle, doucement.


Quand tout le givre eu séché sur sa peau, elle se leva. La créature canine s’était déjà en allé, certainement partie retrouver sa meute. D’un puissant batement, elle s’envola. Elle se sentait déjà mieux. Les considérations des mortels ne s’appliquaient que sommairement maintenant, et elle ne referai pas l’erreur de se poser une nouvelle fois.
Comme au tout début, elle dessina plusieurs cercles resserrés dans le ciel. Cherchant l’épicentre parfait de son aura. Mais comme précédemment, il était sous une épaisse couche de terre. Elle était déstabilisée. Pourquoi chercher le plus grand lac du monde, si c’était pour enterrer à même le sol cet artefact. Elle réfléchi plusieurs minutes, et une image lui vint en tête. Celle d’Auguste. Ce dernier lui avait donné de nombreux cours sur la géographie. Et l’océan étant une part complexe mais non moins centrale dans leur monde, elle se devait de connaître comment il fonctionnait. De ce qu’elle en avait retenu, le monde était assez creux, comme un morceau de fromage. Il se pouvait donc, que la porte y menant reste aquatique. Son poumon serait donc conservé dans une grotte.
Elle s’approcha de la berge, totalement gelée de ce côté ci. De nombreux problèmes s’ajoutaient à l’équation. Elle ignorais comment nager, et sa forme l’handicaperait sous une eau si glaciale. De plus, elle avançait à l’aveuglette, bien plus qu'à l’accoutumée. Et pour finir, une imense couche de glace lui bloquait le passage.


Ses poings entrèrent en collision avec ce mur. Il était résistant, et il lui faudrait donc de la force pour le traverser. Avec un peu d’élan, elle parvint à plonger quelques mètres, avant de ressortir, étouffante. L’eau l’avait repoussée, et elle avait de nouveau très froid. Sans s’arrêter, elle fit quelques longueures, histoire de se sécher.


“Lyssa aurait surement trouvé une solution, j’en ai marre d’être si bête.” pensait-elle.

Une honte latente lui remonta jusqu’à ses paupières. Étouffée par cet échec, elle perdit plusieurs larmes coulèrent le long de ses joues rougies par le froid. Il y avait certainement une solution simple, mais la seule qui lui venait à l’esprit était la persévérance. Même si elle était subergée par l’envie d’abandonner, elle se l’interdisait. La prochaine fois qu’elle reverrais les deux femmes dans sa vie, elle serait valide. Et une nouvelle fois, elle pourrait danser à leurs côtés.

Elizabeth pris donc de la hauteur. Une hauteur telle que ses vêtements, et mêmes ses cheveux gelèrent. Il n’y avait plus d’oxygène, mais sous cette forme, ce n’était pas gênant. Les différentes couches atmosphériques furent traversées, avant que le Ziz ne se retourne. Elle se mise à prendre de la vitesse, énormément de vitesse. Elle était bien plus rapide que le son, et personne ne pouvait l’arrêter. Elle se sentais bien, la jeune femme adorait les caresses du vent sur sa peau.
Quand le sol se rapprocha, ses ailes les plus petites donnèrent un immense coup. La tempête qu’elle venait de créer écarta quelques peu les eaux, comme l’envoyé de son père il y a quelques siècles. Les ailes les plus larges, elles, formèrent un cocon, pour la soustraire à l’emprise du lac, du moins, pour quelques temps. Et c’est à cette vitesse folle qu’elle transperça la glace. A cette vitesse, même cet élément ne pouvait la retenir, et elle se retrouva rapidement à l’entrée de la grotte.
Ses ailes éffectuaient des mouvements pour la faire avancer. Et après quelques secondes de douleur intense, elle était au sec. Elle dégoulinait de partout, et elle avait tellement froid, qu’elle était tétanisée à l’idée d’une nouvelle fois céder. Cette fois-ci, personne ne la retrouverais. Emmitouflée sous les milliers de plumes humides, elle avança. Les paroies étaient tout aussi trempées, et le sol tranchant.

Pas à pas, elle sentait son poumon respirer, au loin. Et puis, presque instinctivement, elle toucha une boîte. Elle était faite d’un alliage particulier. Tout ce qu’Elizabeth pouvait en voir, c’est qu’elle était d’un métal rugueux et damasquiné. Elle ne se fit pas attendre, et s’empressa de remonter à la surface. La route fut bien plus éprouvante, mais une fois dans les airs, elle esquissait un sourire radieux. Le coffret ne résista pas longtemps aux assauts répétés de la jeune femme, et un morceau de viande dégoulinant vint se poser sur ses mains.

Elle savait, au fond d’elle, qu’il n’y avait qu’un seul moyen de se le réapproprier. Pas de formules magiques ou de prières, juste quelque chose de plus terre à terre. La serre puissante du Ziz se planta sans se peur dans sa propre poitrine. Ses hurlements de douleur glissaient sur l’eau, tel un banc de mammifères marins, se transmettant sur des kilomètres. Une fois l’opération terminée, les parties coupées se régénèrent, et elle se sentit revivre. Elle hurla de joie, avant de repartir aussi rapidement qu’elle était arrivée. Durant sa route, elle tentait au mieux de s’adapter à cette nouvelle sensation.


Mais avant toute chose, Elizabeth n’avait pas seulement récupéré un poumon. Organe lui rendant une part de son indépendance, et marquant une nouvelle victoire contre son frère. Ce voyage lui avait surtout amené une chose : un bon gros rhume.
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MessageSujet: Re: Bouffée d'air frais ... [Solo]

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