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[HALL] L'étrange noël de Mr.Han ♣ Nonoha & Han

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MessageSujet: [HALL] L'étrange noël de Mr.Han ♣ Nonoha & Han Mar 24 Oct - 3:40





Dans la nuit de Halloween, se réunissaient les lumières des briquets appartenant à ceux qui l'ont perdue de vue. Des centaines de petites lumières rougeâtres, qui à travers la pénombre de cette ruelle sans issue ; créaient un halo flamboyant. Leurs murmures, ensemble, sonnaient comme un capharnaüm, et ce, même si le son de leurs voix, seule, n'était guère plus audible qu'un soupir. Ces porteurs de flammes minuscules étaient vêtus des mêmes uniformes, en cette occasion de remercier l'esprit chanceux, pour les bienfaits qu'il a apporté à leur vie de tout les jours. Pointez du doigt n'importe quel homme, n'importe quelle femme ou enfant, et ils vous dirons. Ils vous chanterons les louanges de l'être suprême, qui en un jour spécial à chacun, embellis l'aventure terrestre de ses croyants. Des femmes à la peau sombre et aux tatouages blanchâtres, se mirent à humer une ode à leur sauveur. Des voix similaires à celles d'anges, qui avaient requis bien des séances d'entraînement intensifs, et une très longue histoire tribale. Oui. Tous avaient eut une expérience personnelle à partager avec l'icône de la sérénité. Celui qui essuie nos péchés, lavant les parcelles les plus sombres de nos corps et esprits. « Il n'est pas en toi ; cependant, tu le vois tout les jours, et le tient dans la paume de ta main. Tout ce qu'il te demande, est une pensée journalière, et un amour inconditionel ».

- Zoooo haaaaa haeeeehaheyaaa … oooo ti kachiiii chiiii ha taaaaaaa

Les chanteuses, à l'unisson, ouvrirent les prières et offrandes. Les fidèles, drapés d'épais mentaux rose, myrtille, violets, blancs, ou simplement imprimés de fleurs ; se posèrent au sol. Joignant leurs mains, ils laissèrent leurs émotions prendre le dessus sur leur sens civil. Il n'était plus question d'être un employé, une femme au foyer, un « boss »... non, tout le monde est égal, face au meneur de la balance. Un homme à la voix extrêmement forte, derrière les danseuses, se mis à hurler de toutes ses forces. Tel le rugissement d'un lion, allié à la puissance du cri d'un éléphant ; cet homme semblait exprimer la colère – mais aussi la joie – de ces fidèles, et de leur être profond.

- UAAAAAHHHH ! AAAH !! AAAAAAH !!! AAAAAAAAAHHHHHH !!!!! UH UH ! AAAAAAH !

Au son de sa voix, les fidèles se soumirent. Un cri si puissant qu'il a détruit le budget du post et est parti en complète 3D. Des larmes coulèrent le long de leurs joues, le poids de leurs erreurs, n'étaient que déchets, occupant une place dans leurs âmes. Cet homme, et ces chanteuses ; au nom du seigneur de la libération, invitait les prières à s'accumuler, et ces poids à se défaire du plus profond de leurs êtres. Un moment d'introspection, de fureur, et de pure remerciement.


Le temps des prières était bientôt terminé. Les fidèles, réunis autour de la fontaine du cul-de-sac, semblaient complètement ignorer la vieille dame au chignon gigantesque qui leur criait dessus à s'en déchirer les tripes, depuis une heure et demi déjà. Il était maintenant temps pour le porte-parole du sain sauveur des déchus, de s'exprimer, et de passer en ces croyants, les mots de celui qui règne en tant que maître et frère. La petite silhouette s'amenait dans la pénombre, suivi par six frères, protégeant ses côtés, en tenant de grandes torches. Encapuchonné également, le porte-parole du saint, semblait être une jeune lycéenne, qui en dessous de son manteau imprimé floral, portait un pyjama trop grand pour elle. Des cheveux blonds quelque peu ondulés et des yeux noirs comme les tréfonds des ténèbres, elle s'amena alors sur l'estrade, et saisit entre ses doigts le micro. Les fidèles se turent, et en silence, se souvinrent, de ce jour bénis, il y a un mois, où le sauveur de tous est entré dans leur vie.

- Mes frères, mes sœurs, mes enfants, mes exs de Tinder. Mes ennemis, mes enfants, mes percepteurs d'impots, mes enfants illégitimes, mes professeurs de maternelle, Maman, Papa, Le président des états-unis, Kirby... Ce soir, marque le premier mois du conseil de remerciement, au Lord, qui essuie nos péchers.

Des murmures se firent entendre, après le passage de la voix de la jeune femme. Mais bien rapidement, elle repris, d'une voix calme et agréable, alors qu'elle avançait lentement vers les fidèles.

- Lorsque le sauveur vous a trouvé, vous étiez perdus, confus. Vous êtiez un businessman, ou peut-être étiez-vous un tueur en série. Peut être que la personne qui se trouve sur votre droite, il y a un mois, était une personne méprisable. Mais ce mois dernier, il a été pardonné, et vous avez également été pardonné. Pardonné pour l'impudence d'avoir fait des différences, entre le rang social, ou l'ethnicité. Mes frères, mes sœurs... à la fin nous sommes tous les mêmes.

La jeune femme posa sa main contre sa poitrine, les yeux mi-clos.


- « Tous sont égaux face à la mort »... vos connaissances, les livres, beaucoup de sources différentes répètent la même chose. Mais peu réalisent ce que cela signifie réellement. La mort n'est pas juste, et elle ne rend pas les gens égaux. Certains auront de plus belles funérailles, d'autres auront une mort plus douce, ou plus brutale. Le véritable sens de cette phrase est le suivant... Ouvrez votre livre à la page 44, versé 14, Joseph Gayetti.

Des pages, à l'unisson, furent feuilleutées. La petite blonde fit de même, et posa son doigt sur le livre. Bien que les fidèles ne pouvaient pas réellement le voir, ce livre n'était pas seulement un cahier de brouillon – non, c'était un cahier de brouillon vide. Mais le porte-parole n'avait pas besoin d'écrits pour retransmettre les paroles du sauveur, alors il continua.

- « Dans la savane, faisant face à un soleil de plomb ; deux hommes se retrouvèrent sous un arbre. L'un était un homme de richesse, et l'autre un homme de pauvreté. Ces hommes venaient de contrées différentes, mais partageait un dilemme identique. Leurs estomacs étaient atteints par la souillure du repas de la veille. » On peut interpréter ce passage, comme la tolérance envers autrui. Le passage suivant, parle justement de cette dite « fête des morts ». Il est écrit : « Ces deux hommes, affligés par les désastres du curry, tentèrent de joindre le sauveur. Vidant leurs péchés sur le sol, ils réalisèrent qu'ils n'étaient pas si différents après-tout. N'ayant que des herbes pour nettoyer leur erreur ; ces hommes furent bénis par le libération de la mort. »... Voyez-vous, les plantes avec lesquelles ils s'étaient essuyés l'arrière-train, n'étaient pas les fleurs du sauveur – elles étaient des imitations, elles ont empoisonné leurs @#~+, et les tuèrent. La morale de cette histoire, est que chaque homme n'est réellement égal, et frère, lorsqu'il est coincé dans la savane avec une intoxication alimentaire, et aucun papier toilette pour s'essuyer.


Des applaudissements se mirent à résonner tel un tonnerre, alors que la petite blonde faisait de son mieux pour garder le calme de l'assemblée. Mais alors que l'humeur générale s'enflammait, elle sentit qu'il était de son devoir de clouer cette séance par une louange.

- Car, mes frères, mes sœurs ! Le soir de la fête des morts, chaque hommes et femmes ont connu la même bénédiction après leur dernier soupir : leur colon s'est libéré, et ils ont laissé sur terre, leurs déchets, afin de laisser leur âme s'en aller vers le sauveur, souillé ! Vénérez notre père ! Le saint, RIGOR MORTIS !


Toutes les lumières illuminèrent alors le centre de la fontaine, et tout les fidèles crièrent leur joie au sauveur. Une statue de bronze, prenant la forme d'un rouleau de papier toilette, munis de deux magnifiques, unilatérales ailes de carton, seulement sur le côté gauche de la statue. Tous partageaient une obsession mystérieuse pour l'objet, et en l'espace d'un seul mois, cet objet était devenu le sujet principal d'une bande de supersticieux. Tout ça grâce à la publicité involontaire du cul-de-sac. Prenant un rapide bain de foule ; le porte-parole du saint papier toilette, se retira de l'assemblée et rentra dans sa maison, juste au bout de l'allée. Mais sur le pas de la porte, un fidèle demanda.

- Grand Essuyeur ! Puis-je vous poser une question ?


Le porte-parole semblait quelque peu ennuyé par cette soudaine interruption : il s'apprêtait à placer toutes ces bêtises derrière son dos pour le reste de la soirée, en espérant que les gamins seraient trop effrayés par ces types pour aller en trick'or'treat strike. Haussant un sourcil, Lord Pyjamas tourna la tête.

- Hm ?..
- Nous souhaitons, avec la confrérie, investir dans----


Ah, trop tard, Nonoha avait déjà arrêté de payer attention. Il se décrottait le nez avec l'air de complètement ignorer le fidèle. Après-tout, il n'avait aucune intention de démarrer ce business stupide pour commencer. Une idée de Miranda et Sakamoto de profiter des conséquences étranges planant autour du cul-de-sac comme mouvement publicitaire pour se faire de l'argent. Tout ça n'était parti que d'un jeu de mot qui est rapidement devenu une superstition. « Cul-de-sac », « Cul », « Papier toilette » ; « there's weird shit happening » , « Shit & Cul = Papier toilette ». il y avait une statue de papier toilette en bronze soudée sur la fontaine... vu la stupidité des habitants du coin, il n'était pas complètement époustouflant qu'ils se lancent dans une connerie d'un tel niveau. Pendant tout ce temps, le fidèle avait continué de parler. L'androgyne en avait réellement rien à cirer, alors il se contenta de le fixer et hocher la tête sans être capable de se rappeler de ce qu'il avait dit la seconde d'avant.

- Ai-je votre bénédiction pour cette opération ?!
- Yeah yeah, fais ce que tu veux, t'es l'élu, etc etc. Ok bonne nuit.
- Que le papier essuie votre chemin, porte-parole ! Je rendrais le sauveur fier de ses fidèles.
- K

Le petit blond soupira en lui tournant le dos, refermant la porte derrière-lui. Première chose qu'il fit fut de se débarrasser de cette nappe de table atrocement laide qu'il portait sur le dos, puis rapidement se défis du reste de son pyjamas pour juste commencer à glander devant la télé dans toute sa splendeur ; sa main occasionnellement replaçant l'élastique foireux de sa paire de shorts.

Le brouhaha incessant des fidèles à l'extérieur du cul de sac rendait les choses compliquées à apprécier, d'autant plus que leurs cris à eux commençaient à couvrir ceux de l'actrice de la euh... « comédie romantique » de Nonoha. Grinçant des dents et prêtant une oreille un peu plus attentive aux envahisseurs plutôt qu'à son matériel d'exploration, il put entendre quelques paroles du jeune fidèle de tout à l'heure.


- ….Et donc, avec l'autorisation du porte-parole de notre sauveur, nous allons lancer l'opération d'evangelisation.... Et forçant notre voie dans les appartements des mécréants, et détruirons leurs toilettes par la force !!!

Au début Nonoha crut que l'endorphine avait pris le mauvais chemin et était parti dans ses tympans plutôt que son cerveau. Mais forcé de réaliser qu'il n'avait pas fini son business, ce n'était pas réellement possible. Est-ce qu'il venait juste de lâcher la laisse d'un groupe extrêmiste sur le voisinage ? Impensable.

- A MOOOOORT !!!

il cligna des yeux quelques minutes plus tard, alors qu'une bande d'illuminés, sappés comme des rouleaux de papier toilette, se mirent à foncer à travers les rues, armés de n'importe quel outil de destruction improvisé, allant de la fourche à la pelle, en passant par le pied de biche, et finalement le marteau de construction.

Nonoha Urahaha, instigateur du complot du génocide hygiénique de Laurel... Il ne pouvait pas se laisser finir en prison pour quelque chose d'aussi stupide que ça, et pourtant il pouvait déjà imaginer cette ligne apparaître dans les journaux ! Blanc comme un linge, en sueur, Nonoha repris ses esprits après avoir entendu le cri de l'actrice de télé. Claquant ses joues ; les yeux exorbités, il devait trouver une solution, et vite, ou bien toutes les toilettes de Laurel allaient disparaître comme offrande au dieu de la mort, en ce soir d'Halloween ; et c'est lui qui devra payer pour leur pêchers !
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MessageSujet: Re: [HALL] L'étrange noël de Mr.Han ♣ Nonoha & Han Ven 3 Nov - 18:33



Doritos


Feat some bullshit

Halloween.

Sans surprise ce n’est pas un évènement que je fête. À vrai dire, il y a peu d’évènement populaire auxquels je participe, d’autant plus qu’elle donne souvent une occasion pour des fêtes de familles. Je ne compte pas abandonner mon travail pour si peu. Au grand dam de ma mère avec qui je garde toujours une correspondance régulière. Je comprend tout de même l’origine de la fête et la respecte, une commémoration mortuaire doit être respectée même si elle a été dévoyé par des siècles de culture populaire. D’autant plus que c’est un évènement qui joue un grand rôle dans aux états unis. Je ferai juste en sorte de faire profil bas durant la semaine afin d’éviter d’autres imprévus comme la jeune demoiselle de la dernière fois.

Une semaine entière de festivité, la municipalité ne sait vraiment plus comment gérer l’opinion public. La chute perpétuelle en avant n’est pas une solution et ce ne sont pas quelques paillettes et autres activités qui soigneront cette ville de l’infection qui la ronge. Cependant le directeur avait sous entendu des changements dans les prochaines semaines. Interpretant cela comme une étapes importante de la vie de notre organisation je redouble d’effort durant cette semaine. Il est important qu’en période charnière la S.A.D puisse accorder une confiance totale en ses membres.

Je rentre d’ailleurs chez moi à une heure assez tardive après une « discussion » avec un agent de terrain particulièrement actif ces derniers jours. Un élément efficace, cependant le surmenage ou des interactions trop régulières avec des altérés dangereux peuvent impacter la qualité de son travail. Il n’est pas le seul agent capable, individualité ne veut pas dire individualisme. De plus, une implication trop importante dans des missions de contrôle radical d’altérés peut traduire un état d’esprit agressif à leur encontre, ce qui n’est pas dans la politique de l’agence.

Je ne devais que récupérer des informations et faire un rapport, pas reprendre son comportement.

Cependant mes « craintes » étaient infondées, visiblement il avait redoublé d’effort ces dernières semaines afin de justifier la demande de congés. Largement méritées, j’en ferai mention dans mon rapport.

Je cesse de me ressasser l’entrevue pour éviter de bousculer les enfants déguisés qui emplissent encore les rues de la ville. Je m’excuse en manquant de renverser une femme âgée accompagnant ceux qui sont certainement ses petits enfants. Prendre la voiture n’est pas vraiment une option et un peu de marche me fera le plus grand bien, je dois juste faire attention à mes pas. Mon simple poids est suffisant pour renverser la majorité des citoyens sur mon chemin, même si cela veut dire un trajet plus long, je suis contraint de ralentir le pas pour céder le passage aux bandes en quête de sucreries.

J’ai beau ne pas soutenir cette initiative de la mairie, je dois admettre que l’ambiance, du moins aujourd’hui, est bien plus détendue que d’habitude. C’est agréable, dans un sens, mais c’est aussi un prétexte qui me permet de rester à l’affut. Je me doute que les forces de l’ordre régulière aussi ont du prendre un peu de repos. Il n’est pas question que qui que ce soit trouble l’ordre public, les fêtes de la Justice ont bien prouvé qu’il s’agit pourtant d’une occasion rêvée pour les criminels qui visent le plus grand nombre.

« Monsieur, avez vous déjà entendu parlé de notre père, Rigor Mortis ? »

Une main se pose subitement sur mon épaule pour accompagner cette apostrophe. Prêt à décliner l’invitation de l’inconnu je tourne vers lui afin de lui faire face, la politesse est tout de même de mise. Même avec les individus sectaires.

« Non. Mais excusez moi… »

Je m’arrête au milieu de ma phrase. Surpris. Cela ne se traduit pas sur mon visage impassible mais l’homme qui me fait face m’arrache un temps de reflexion. Il s’agit d’un homme autour de la trentaine, les cheveux en brosse, bien rasé, typé caucasien, un physique assez oubliable en somme si on écarte la montre hors de prix qui pend à son poignet et sa toge recouverte de papier toilette. Intéressant comme costume d’Halloween. Pas particulièrement effrayant et assez étrange, donc je le qualifierai simplement ainsi : intéressant.

« Donc cela ne vous dérangerait pas de m’accorder quelques minutes afin que je vous parle de ses miracles. Voyez vous, la demeure du Grand Essuyeur se trouve non loin. C’est l’occasion rêvée pour vous de découvrir… »

Mon attention quitte ses paroles. Rigor Mortis ? Grand Essuyeur ? Il s’agit certainement d’une farce mise en place pour l’évènement. Cependant j’avoue ne pas saisir la dimension « effrayante » de la thématique du papier toilette. Peut-être est-elle développé vers la « demeure du Grand Essuyeur » ? En tout cas je n’ai ni le temps ni l’envie de creuser plus loin ma curiosité. Mon esprit recommence à procéder les paroles de l’individu qui est partie dans un monologue dithyrambique à propos de son culte. Il s’est bien imprégné du personnage au moins.

« Non, désolé, cela ne m’intéresse pas. Au revoir. »

Je reprend ma route. Il n’est pas question de lui laisser le temps de me coller plus longtemps et s’il se met de nouveau sur mon chemin comme une certaine personne, je lui ferai bien comprendre qu’il est tard et que je désire rentrer chez moi. Mais tout va bien, il me suit pas et jette visiblement son dévolu sur un nouveau passant probablement plus enclin à entrer dans son jeu.

Enfin, « tout va bien », tout est relatif surtout. Une vingtaine de mètres plus loin, à l’angle d’un cul de sac j’entend un vacarme bien inquiétant. Celui d’une foule en colère. Mes yeux ont beau être dans un état contestable, je sais tout de même différencier ce qui est un costume de ce qui ne l’est pas. Un marteau n’est pas un costume et les individus vraiment étrangement costumés étaient tous armé d’outils comparables. D’un petit mouvement je remet mes lunettes bien en place avant de m’approcher d’eux, il faut comprendre la situation avant qu’ils ne sortent de cette ruelle et se dispersent.

« Excusez moi. Puis-je savoir à quoi vous servent ces outils ? »

Je m’attends à une réponse en demie teinte, susceptible de dissimuler des intentions mauvaises, heureusement je suis de ceux qui savent lire entre les lignes.

« À PURIFIER LES INFIDELES ! »

Un cri de soutient retentit à travers ses compères. Soit ils sont vraiment très impliqué dans leur personnage, soit il ne s’agit pas d’un personnage. Je suis incapable de les empêcher de s’élancer dans les rues. Je ne suis qu’un homme après tout.

« Rejoins notre combat ! Toi aussi rejoins la parole de Rigor Mortis ! Prend les armes face à son ennemi. »

Là, ce n’est plus drôle. Je peux voir du coin de l’oeil des aliénés enfoncer des portes pour se précipiter dans des immeubles mais le regard inquisiteur de l’homme qui me fait face et son air peu sympathique à lui, ainsi qu’au deux compères qui l’épaulent, ne me dit rien qui vaille.

« Quel ennemi ? »

Méfiant, je me met subrepticement en position de combat. Je ne sais pas à quoi m’att-

« Les toilettes. »

Je… je pouffe.

« QUOI ?! TU OSE INSULTER LA CAUSE DE NOTRE SAUVEUR ?! »

J’ai à peine le temps de me remettre de mes émotions que les fanatiques, c’est évident désormais, tentent de m’attaquer avec leurs armes de fortune.

Un peu de concentration.

Aucun d’eux ne termine avec de graves blessures. Quelques contusions tout au plus. Je les désarmes par précaution, il parait évident qu’aucun d’eux n’avait jamais tenu d’arme contondante, mais pour de simples civil cela peut être dangereux.

Je m’engouffre dans la ruelle, prêt à trouver l’origine de tout cela, laissant à la police l’intervention plus large dans la rue. Ce que je découvre… est intéressant.

Oui, intéressant. Je n’ai encore une fois pas d’autres mots pour le décrire. Une vieille dame à la coiffure… je vais me répéter, avec une sacrée coiffure vient me féliciter pour avoir rousté ces gredins, selon ses mots, mais je l’ignore. Quoi que…

« Madame, auriez-vous l’obligeance de me dire quelle est la raison de tous ceci ? »

Et par tout ceci j’entend les fanatiques, l’installation son et lumière dans un cul de sac mais surtout la statue bien particulière sur la fontaine.

Elle ouvre à peine la bouche.

Je regrette ma question.

© code by Lou' sur Epicode

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MessageSujet: Re: [HALL] L'étrange noël de Mr.Han ♣ Nonoha & Han Lun 20 Nov - 20:05





Derrière chaque cruelle blague de l'humanité, se cache une lourde partie de réalité. à la seconde où les sentiments d'une personne sont atteins d'un côté ou d'un autre, un impact aggravant son identité creuse un trou au plus profonds d'elle. Si "un culte basé sur le papier toilette! ha ha ha ha ha ha! tellement random!" est l'une de vos manières d'interpréter ce tragique événement, résultat de l'idiocracie, vous êtes également loin de la vérité.

Nonoha s'était mis à courir tellement rapidement à travers les ruelles qu'il en avait perdu ses chaussons en cours de route. En début d'Automne, ce n'était déjà clairement pas une température à se balader en pyjamas au milieu de la nuit. Mais la panique lui tenait chaud, et l'idée de finir en taule pour cette "erreur" gardait ses paupières grandes ouvertes. Ils étaient partout.. un nombre incroyable d'extrémistes qui s'invitaient chez les gens sans leur demander aucune autorisation, détruisant leurs pots de chambres et autres accessoires reliés de près ou de loin à une infraction du Bushidump, le code du saint défécateur.

Ravalant sa salive, le petit blond aux yeux de panda regarda à droite et à gauche, tentant de trouver un point stratégique pour amorcer son infiltration au sein de son propre culte. Il avait réussi à les rallier - aucune raison pour qu'il ne puisse pas les séparer? Malheureusement ce nabot était naïf, trop inexpérimenté dans ces histoires de conflits sectaires. Ses iris furent réduites à la taille d'un pixel sur un plan de travail , alors qu'il sentit des mains velues s'étaient posées sur son épaule.

---


Et alors que ces constatations du chaos grandissant se menaient à quelques rues d'ici; l'employé de la légion raciste au nom le plus triste au monde faisait également face à un autre type de tristesse humaine - une vieille mégère au gigantesque chignon. La vieille dame était composée à 80% de ses cheveux, le reste étant suspecté d'être une sorte de cocon de chaire qui ressemblait à quelque chose 5 ou 6 millions d'années dans le passé -ou en tout cas c'est ce que la légende raconte-. La mégère du cul-de-sac où est né la religion sectaire , était bien évidemment le témoin le plus convainquant possible dans cette affaire. Des détails : elle en avait! elle avait même des détails de détails sur les détails des détails. Et malheureusement le coton-tige humain se devait de supporter cette avalanche de ragots insensés et pelleter la neige d’imbécillités pour récupérer les quelques cristaux d'informations intéressantes dans ses blablas.

- Monsieur Lapin-Crétin! C'est comme j'vous l'ai dit! c'est ces petits rats encore!! Les hommes-à-tout-faire! oui oui! c'est eux j'vous dis! ils ont ravagé nos réserves d'eau potable! ils ont cramé nos proches, ils ont pris nos étoiles! --- ah non ça c'était les nazis. Mais ces sales gosses sont pratiquement pareille! je veux dire, regardez-les monsieur albinos, ils ont la face du clochard en suspend! Et le petit - oui le petit! le petit c'est le pire! c'est lui qui les a tous ramenés là ! il est pas net le petit, il est pas jeune non-plus! il s'habille comme une petite fille mais moi j'suis pas aveugle! oui oui monsieur fluide blanc, je suis pas née de la dernière pluie!! je sais tout, je sais tout ce que vous cachez oui! les Réptiles! Vous pouvez pas m'faire taire! je suis la voie du peuple, j'ai tenu le bunker depuis 1875! Cette planète c'est la notre!! ARURGHGH---

La mégère toussa quelques insultes tout en s'étranglant dans son apparemment-incurable toux des marécages. Après avoir ajusté ses lunettes, ramassé son dentier et re-placé son poumon à l'intérieur de sa cage thoracique, la vieille dame pris une grande inspiration - puis re-toussa grassement occasionnellement - avant de re-placer ses binocles sur son nez. Le regard de la vieille semblait s'être attardé sur le costume de l'homme ; un détail qui reflétait quelques peu ses accusations reptiliennes d'il y a quelques secondes. Une chance pour elle ; elle n'était pas encore consciente que l'homme à qui elle "parlait" était en réalité le quadruple champion du monde de Pokerface, non-pas qu'il n'était pas ennuyé. Alors inconsciente de l'ennui qu'elle provoquait chez l'homme de neige, elle poursuivit plus en détail.

- V'savez mon p'tit, 's'pace des choses bizarres ici! des choses pas nettes! Ces gamins ils rendent tout les autres voisins coupés d'la ciboulette. Après que tout les sorciers soient partis, ils ont dit qu'ils allaient réduire en miettes toutes les toilettes des non-croyants. Qu'ils essaient! mes toilettes ont survécu les pires calamités biologiques, le seul moyen qu'ils arrivent à elles ça s'rait au dessus de ma dépou---URAATGHHG--

Alors que le poumon de la vieille dame s'en alla pour une deuxième toupie sur le sol, l'agent du gouvernement était maintenant - quelque peu - informé sur la situation qui soupirais en ces lieux. Une zone qui avait souvent été notifiée de "quelque peu étrange" sans jamais une description trop détaillée; de quoi attiser une certaine forme de curiosité.

---


Peu de personnes sur cette planète étaient réellement conscients de la raison de l'arrêt du calendrier Maya - un affreux problème digestif eut frappé l'homme qui comptait les jours, et terrassé avant la fin de sa création, il sema la paranoïa de millions d'imbéciles quelques millions d'années dans le futur. Ou en tout cas... c'est ce qui est instruit aux extrémistes de la secte des croyants de Rigor Mortis. Et ces conneries étaient répétées haut et fort, Verbatim, par les vandales qui s'introduisaient au milieu de la nuit dans la demeure des gens et détruisaient leur système de corbeille fécale.

Un croisement de regard quelque peu perturbant entre un gentil couple nu terrifié caché dans leur couverture, et Nonoha qui s'était invité également chez eux par la porte pulvérisée à l'entrée. Pas un mot fut échangé, et pourtant un vacarme assourdissant retentissait entre tout les murs de l'appartement délabré - il y avait l'un des vandales dans leur salle de bain et visiblement ces gens là étaient un peu trop terrifiés pour oser y faire quoi que ce soit. Le petit blond hocha doucement la tête à l'air de dire "ne paniquez pas, je ne suis pas un ennemi" avant de commencer à marcher sur la pointe des pieds jusqu'à la zone où le boucan était le plus puissant.

De la porcelaine cassée, des ballais de toilettes brisés en deux; le rideau de douche faisait maintenant office de tapis. Le fanatique était là, frappant incessamment le bol de toilettes avec ce qui semblait être un manche de guitare cassée. Il hurlait des insanités, des extraits tout droits tirés de ce qui ferait une bonne bible - mais qui n'était nullement emprunté du répertoire de conneries que Nonoha leur avait appris.

- ET LES PROFANATEURS TREMBLERONS DEVANT LE MONSTRE QU'ILS ONT CRÉER! De la mer naît l'enfant illégitime de l'homme! frottant la lampe magique de création et rejetant ses responsabilités dans les égouts!! Pitié tu n'auras point! toi qui éjecte la beauté de la naissance à travers les cavités!! Et il reviendra! et il t'aimera comme son père! l'enfant de la mer!! Son faciès humain telle une malédiction! Te rappellera pour l'éternité le regret de ton érecti-----
- OIIIIII!!! C'EST PAS UN RP PG18 SALE CON!!


Le vacarme du fanatique s'acheva lorsqu'une lampe électrique vola au dessus de sa tête. C'était une erreur de mouvement - Nonoha avait prévu de lui fracturer le crânienne avec, silencieusement, mais sa perte de patience suite à ses paroles, l'avaient forcé à accélérer le pas. Bien que le petit adrogyne avait trouvé un moyen de stopper sa vague d'insanités, il avait attiré l'attention sur lui.

- Cette voix.... Grand Essuyeur?! Vou---Vous!
- On se calme hey! c'était une blague! une blague okay? Il y a pas de dieu du papier toilette! c'était juste une blague! regarde! y'a une camér---
- BALIVEEEEEEEERNES!!!!!!


Un cri qui déchira le ciel. L'homme drapé de papier toilette renforça sa poigne autour de son manche de guitare. Ce regard qu'il avait, Nonoha le connaissait bien. C'était celui d'un homme prêt à piétiner son adversaire dans la boue - et plus précisément dans cette situation, contre le carrelage. Grognant tel un chien enragé, l'homme s'élança de tout son poids en avant, faisant reculer de quelques pas le gnome efféminé qui évita de très peu le bout du manche de guitare. Ses pieds glissants sur le rideau de douche l'avaient sauvé d'un traumatisme crânien assuré.

- Ma vie a changé!! Ma vie a changé depuis que j'ai rencontré l'enfant de la mer!! L'ENFANT ILLEGITIME DE MA MISÉRICORDE OOAAAA

Ses jointures s'enfoncèrent profondément dans l'estomac du petit blond qui fut projeté en arrière avec une violence quasi-démoniaque. Son dos avait eut le temps de mordre la poussière deux fois de suite avant que sa destination finale - le placard - ne l'accueille. La douleur lui avait arraché un cri et quelques larmes. Se penchant légèrement en avant, Nonoha venait de réaliser - cette situation n'avait rien de la légèreté habituelle des événements qui se manifestaient dans le cul-de-sac. C'était bien plus sérieux que ça - anormalement sérieux.

Le couple s'enfuit rapidement avec une promesse d'appeler la police en renfort; mais Nonoha n'avait pas réellement l'intention de compter sur cette promesse. Essuyant la salive sur le coin de sa bouche, le petit homme se remis debout, attrapant du bout des doigts un objet de bois sur la commode, une canne de gentleman. Le fidèle de la secte s'approchait à une vitesse irrégulière, parfois accélérant le pas, parfois le ralentissant - il semblait zombifié, perdu dans ses pensées. Pour la première fois depuis des années, le visage de Nonoha était extrêmement sérieux et dépourvu de légèreté. Il était vigilant, quoi qu'un peu terrifié également.

- Grand essuyeur, vous ne m'avez jamais dis cela avant... Le Poope a été le premier à nous le dire, le secret derrière l'humanité, l'enfant illégitime de la mer... Tout les jours des millions de jeunes hommes font ces "choses" devant leur ordinateur, ou dans leur chambre... ils jettent le cadeau du ciel dans les égouts et ravagent la mer... puis il est finalement venu à moi... Il est venu à moi, trois jours en arrière... mon péché.
- ....

Les doigts de Nonoha se resserrèrent sur la canne, alors qu'il semblait maintenant la tenir comme une épée à l'envers, son autre main positionnée devant lui dans une posture de combat. L'homme, sous sa capuche de papier toilette, sourit. Ses yeux étaient inondés d'une lumière rougeâtre, comme s'il avait été pervertis par la folie.

- Ses premiers mots... il a dit "Papa".... Il avait mon visage... mais des nageoires.. le Poope l'a envoyé à moi pour qu'on soit à nouveau une famille... cette monstruosité... Ahhh-- pardonnes l'enfant de la mer, pardonnes ton père.. il n'est pas trop tard pour fonder une famille....

Quelques gouttes d'eau tombèrent sur la moquette. Des larmes? Pas réellement...

- Qu'est-ce que---.....


Les yeux de l'homme étaient injectés de sang, mais également écailleux. De l'eau en sortait en abondance, comme un véritable robinet. Grinçant des dents, Nonoha eut peine à parer le coup de guitare que l'homme avait élancé à une vitesse incroyable. Une vitesse si grande et un impact si violent que le petit androgyne manqua de tomber une fois de plus en se protégeant. Ses chevilles étaient pratiquement prêtes à ne faire qu'un avec le sol; maintenant sa position. Cette force était bien plus grande que votre régulier thug des rues. Le petit avait beau ne pas être particulièrement solide, il en avait maté des bien plus épais que ça par le passé.

Un copeau de bois tombant de la canne annonça la condition précaire de la solidité de l'arme de Nonoha, lui faisant comprendre qu'il n'allait pas avoir l'opportunité de garder une position défensive trop longtemps. Forçant un pas de côté, Nonoha abandonna sa garde et se jeta en direction du lit, laissant l'homme perdre sa balance et écraser la commode derrière lui. Une ribambelle de coups aveugles furent projetés en la direction de l'androgyne à la suite de cet abandon de parade; mais aucune de ces attaques ne lui laissait d'espace pour renvoyer la pareille - des esquives maladroites et in-extremis qui résultèrent en des destructions matérielles ne plus en plus effroyables. Un coup en marteau-pilon du fanatique en direction du nabot , força ce dernier à s'élancer plutôt qu'esquiver.

- Bla-bla-bla-bla-blah, t'es bruyant!!

Le manche de guitare passa à quelques centimètres de ses globes occullaires, alors que le petit samurai improvisé s'élança droit sur son adversaire, pivotant et abattant la canne droit dans la cage thoracique du fanatique. Une maîtrise de l'arme bien trop experte pour appartenir à un simple gamin de ruelle; et la preuve en était cet inconfortable bruit d'os brisés qui suivirent l'impact. Un coup dont l'impact fit trembler les meubles aux alentours, faisant perdre la balance du fanatique qui s'effondra dans la pile d'armoires brisées pour quelques secondes.

- Cette merde deviens un peu trop dramatique pour un gag d'Halloween! Vous êtes un peu trop à fond dedans! les flics von-..... uh?

Tout ceci n'aurait du être qu'un innocent RP gag d'halloween... mais une histoire simple, le soir de la célébration des morts, serait un gachis. Les iris de Nonoha rapetissèrent quelque peu, alors que son courage temporairement gagné, commençait dors-et-déjà à le quitter. Qu'est-ce que quelques skills de combat, face à une insanité diabolique naissante dans un appartement?

Des bruits de porcelaine brisée et de "slap" étranges se firent entendre. Comme si quelqu'un avait lâché un poisson au milieu d'une baignoire, sans eau. La raison de ces bruits se trouvait au bout de la salle, là où la lumière clignotte. Là où le ravage eut lieu... Des mains bleuâtres frappaient les rebords du bol de toilettes. Des bras désarticulés, convulsants, qui surgissaient du fond de la fosse sceptique. Comment étaient-ils arrivés là? ils étaient bien plus gros que le trou des toilettes pour commencer.


Une vision d'horreur se manifestait devant le petit androgyne qui avait été attiré dans un monde complètement différent des petites blagues d'halloween - c'était une situation sérieuse, extrêmement sérieuse. Et alors que cette créature difforme et désarticulée sortait du trou des toilettes; sa sensation de confiance s'en allait. Cette chose était finalement sortie, posant maladroitement ses pieds palmés sur le rideau de douche déchiré au sol. Un homme bleuâtre, aux allures de requin; une face difforme et pourtant humaine pour la majeure partie.. son corps était passé à travers les tuyauteries de manière inexpliquée. Cette monstruosité commença alors à marcher en direction de Nonoha, respirant à un rythme irrégulier.

- Papa...Papa...Pa pa pa pa pa pa pa pa pa
- ....Oy...
- Pa-.... pa.

La créature avait marché pendant un moment avant de s'arrêter soudainement. Il regardait Nonoha, de ses yeux blancs, dépourvus d'iris.

- m---mam----mam---mmm---m---ma---mm--mamam--mamamam

Il n'y avait rien qu'il pouvait faire dans cette situation. Nonoha reculait de quelques pas, s'apprêtant à prendre ses jambes à son cou pour fuir l'appartement aussi vite que possible et laisser la police ou ces "héros" s'en charger. Cette chose n'appartenait pas à "son" monde. Ces choses qu'il voyait à la télévision, ou dans les comics - ça n'avait rien à voir avec lui; il n'était qu'un humain.

Grinçant des dents et reculant de quelques pas supplémentaires, l'androgyne laissa la créature passer. Il s'était baissé et avait ramassé le fanatique, le portant sur son épaule. Cette chose semblait étrangement satisfaite. C'était ça "l'enfant de la mer" ?

---

Les dernières paroles de la vieille dame avaient guidés les pas de l'investigateur au costume blanc. Ces mots résonnaient convenablement dans sa tête comme pour lui rappeler ce que nous n'avons pas été en mesure d'entendre durant l'altercation de Nonoha. La vieille dame avait mentionné quelques détails qui d'abord paraissaient n'être rien de plus que des exagérations d'une mémé qui perds la boule , et pourtant...

"Parfois , ces hommes se réunissaient dans le vieil entrepôt à l'extérieur du cul-de-sac, oui oui! ils parlaient de trucs incompréhensibles! de la gagaterie j'vous dis! ils parlaient des pêchers de la jeunesse et la solitude! et des gamins qui viennent de leur douche, c'était bizarre! j'vous jure , des fous! Et y'avait un grand dadé qui récupérait les imbéciles que le nabot foutait dehors! ils disaient que le nabot ne voyait pas la vérité, qu'il pensait qu'à l'argent. C'est vrai oui oui mais ces gars là, ils y croyaient dur comme fer! comme quoi l'océan est la mère de leurs enfants ou un truc comme ça! bwah!"

Devant l'investigateur plongé dans ses pensées, réalité et élucubrations ne firent qu'un : Le petit corps de Nonoha fut violemment projeté hors de la zone résidentielle de la première rue après le cul-de-sac. Quelque peu ensanglanté et manifestement paniqué, l'androgyne faisait face à une "chose" bleuâtre gigantesque, tenant dans sa main quelque chose de long et difforme... un corps.

Le petit blond laissa s'échapper un petit grognement de douleur alors qu'il ramassait sur le sol la canne délabrée qu'il avait laissé tomber; ré-adoptant une position de combat.


- PA-PA-PAPAPAAPAPAPAPAPAPAPAPAPAPAPPPPPAPAPAPAPPPP

La créature marine bipède élança un nouveau coup de "Papa" en direction du petit homme qui esquiva de peu, roulant sur le sol et perdant sa balance après le second coup; il était attaqué par le corps désarticulé du fanatique qu'il avait précédemment affronté. La créature marine utilisait son "géniteur" comme une massue. Un nouveau coup esquivé de peu et voilà que le crâne du fanatique teinta le sol une nouvelle fois. Un autre et cette fois c'était Nonoha qui valsait sur un mètre avant d'être immédiatement frappé dans l'épaule par un énorme coup de genoux qu'il aurait sûrement comparé exagérément à une presse hydraulique.

Se relevant difficilement; son bras à peine fonctionnel; il s'apprêtait à y retourner... jusqu'à ce qu'il ne remarque l'homme en blanc.

- .....Hey.... hey, 'reste pas là ! Fous le camp ! Hey!!! Coton-tige---

Ses réflexes permirent à Nonoha de parer maladroitement le nouveau coup de cadavre - un coup parti du sol en direction du ciel, à but de désarmer le petit androgyne, le corps démembré du fanatique peinturelurant le visage de l'androgyne tout en lui arrachant des mains son arme improvisée. Aveuglé et paniqué, il était complètement dominé, foutu, kaput--

- FUUUUCK!!!!

Même si....

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[HALL] L'étrange noël de Mr.Han ♣ Nonoha & Han

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