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"Dites à Urselia que son amant est arrivé" [Osvaald/Urselia]

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MessageSujet: "Dites à Urselia que son amant est arrivé" [Osvaald/Urselia] Mer 25 Oct - 4:14







Je suis arrivé
Ft. Urselia







J’ignore encore si c’est la douleur, la joie, ou le soleil qui m’a réveillé ce matin là. Même si un léger filet de lumière, venait précisément se placer sur mon oeil droit, je suppose que mes blessures m’ont empêchés de me rendormir aussitôt. J’ai jeté un rapide coup d’oeil à mon réveil. Dix heures. Puis un autre à mes stores entrouverts. Il neigerais certainement cet après midi, cela faisait bien une quinzaine d’année que je n’avais pas fait la grâce matinée comme cela. La réalité était que je détestais dormir trop longtemps, et entamer une journée comme cela.
Je me suis hissé difficilement sur mes jambes engourdies, puis me suis fait craquer la nuque. Mauvaise idée visiblement. Le mouvement avait été un peu trop brusque, et la grande blessure sur ma clavicule se mise de nouveau à me brûler. J’étais clairement d’une humeur massacrante. La veille, j’avais arraché la vie à une de mes collègues. Je n’étais pas sentimental, mais le tollé que cela allait provoquer me gênais. J’en avais plus qu’assez de toute cette haine ridicule. De plus, j’avais été blessé. Rien de bien grave, pas de blessure par balles ou quelque chose dans le genre. Juste une blessure peu profonde dans le dos, mais étant donné la fraîcheur du conflit, cela restait pénible.

Je me suis dirigé lentement vers la fenêtre, frappant le bouton pour ouvrir le volet. Rectification, j’étais vraiment de très mauvaise humeur. Je pense que je tout avait été accentué par l’absence de signes de vie d’Urselia. Sans vraiment me prévenir, elle avait disparu, laissant un vulgaire message derrière elle. Il pouvait lui arriver n’importe quoi, et le mutisme de Georges ne faisait qu’empirer les choses.
J’ai pris un petit déjeuner sans saveur. Mes pensées étaient toutes tournées vers la même personne, et la simple idée qu’elle était absente m’octroya le désire assez profond de lancer mes couverts à travers l’appartement vide et immaculé. J’ai essayé de me calmer, comme d’habitude, en noyant mes pensées dans une activité physique. Quelques exercices ne nécessitant pas le dos furent amplement suffisant. D’habitude je ne me prenais pas autant la tête, j’étais de nature bien trop calme au goût de certains. Mais dès qu’une chose la concernait elle, malgré le courtesse de notre relation, ça me rendait dingue.

Lorsque mon corps fut en parfaite congestion, et mon esprit vidé de toute colère, je me suis dirigé vers la salle d’eau. Vidant aussi bien ma peau de toute sa sueur, que ma tête de toutes idées noires. Comme d’habitude, quelques coups de ciseaux sur la barbe, et quelques insultes sur mes cheveux, et j’étais propre. Quelques considérations médicales plus tard, j’avais fini ma douche.
Puis, comme toutes les fois ou j’étais seul, je m'apprêtais à une nouvelle fois à faire un attentat à la mode et au bon goût, en portant le fidèle trio, sweat, tee-shirt, bonnet. Mais une vibration de mon téléphone personnel me ravisa. Je l’ai saisi en catastrophe.
Il s’agissait d’un message de l’autre pingouin. Il m’annoncait que sa maîtresse était de retour. Les menaces proférées la veille de mon opération avaient portés leurs fruits. Il m’avait prévenu comme convenu. Une petite chemise blanche, un jean noir, une veste pas trop moche. J’étais près. J’ai saisi mes affaires, bien rangées. Et je me suis dirigé en urgence vers l'extérieur, appelant un taxi au passage.

Ce dernier, et heureusement pour lui, ne se fit pas attendre. Mes pensées étaient toutes exclusives à jeune femme. Peu importe les règles d’étiquettes, et autres considérations de noblesses à la con, je l’embrasserais à l’instant ou je la verrais. Elle m’avait manquée, et je je devais lui faire comprendre.
La route n'était pas longue, et après avoir laissé quelques billets sur le siège, je suis sorti, montant le grand escalier à grandes foulées. J’ai ensuite passé les grandes portes et suis rentré dans le hall, toujours aussi fastueux. Une intendante s’approcha de moi, me connaissant visiblement.


“Dites à Urselia qu’Osvaald est arrivé”

“Très bien, accompagnez moi dans le salon, et je lui transmet”


Je me suis contenté d'acquiescer sans plus de cérémonie. J’étais impatient, et l’intendante le sentais aussi visiblement. Notre pas fut rapide, et sans trop attendre, nous arrivâmes dans un petit salon, avec vu sur le jardin. Je n’avais jamais remarqué que des fontaines se trouvaient si proche des fenêtres. On m’apporta un verre, rempli d’un liquide ambré. Probablement du champagne, ou quelque chose qui s’en rapprochait sensiblement. Puis la jeune femme à la peau mat s’inclina, avant de sortir.
Peu à peu, l’impatience cédà la place à une certaine sérénité. Elle arrivait, et ce serait les grandes retrouvailles. Mes blessures étaient bien cachées, elle ne m’en tiendrait donc pas rigueur. Je n’avais pas envie de l’inquiéter pour de telles broutilles. J’ai porté le breuvage à mes lèvres, goûtant. C’était du champagne.


Puis au bout de quelques minutes, des pas se firent entendre de l’autre côté du mur orné. Des talons, et simplement à l’ouie, je savais à qui ils appartenaient. Urselia avait tendance avoir cette démarche dont les sons étaient semblables aux percussions d’un orchestre philharmonique. Puis ces derniers césserent quelques instants, avant que la porte ne s’ouvre. L'attendent de pieds ferme, accoudé à la cheminée, j’ai esquissé un sourire en coin, prêt à lui sauter dessus, pour capturer ses lèvres.





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MessageSujet: Re: "Dites à Urselia que son amant est arrivé" [Osvaald/Urselia] Sam 28 Oct - 7:25

*Toc toc*

Urselia n'attendit pas la permission pour entrer, c'était seulement un moyen de s'annoncer. Après tout c'était elle qui avait bâti cette empire. Elle avait racheter une rue d'Hotel miteux, noyau d'un réseau de prostitution, de trafic de drogue, d'être humain. Quelque chose de vulgaire de sale, accessible au plus pauvre. Elle avait racheté les terrain à un prix minable, elle avait tout détruit, et virer toute les personne s'y trouvant. Ensuite elle avait entreprit le plus grand chantier de sa vie, Eden. Lorsqu'il vint enfin au monde, Urselia avait eu le temps de reprendre les affaires décadentes des anciens propriétaires pour en faire quelque chose d'organisé, de clair, de beau et de chic. Et seulement accessible au plus riche.

Sa main, posée sur la poignée, ouvrit la porte, mais son esprit fut absorbé par tout autre chose. Une Lysbeth s'approchait, ni l'air effrayé, ni l'air stressé, que se passait-il ?

Le regard de la directrice se transforma en radar et analyseur. La secrétaire approcha :

" Bonjour Mademoiselle Avyssos."

Urselia plissa les yeux méfiante.

" Que se passe t-il Lysbeth ? "

Celle-ci ne paru pas comprendre tout de suite.

" Comment ça ? "

Urselia soupira.

" Pourquoi un changement de comportement si flagrant. Vous ne semblez plus effrayé par le monde.
-Aaah je comprend maintenant de quoi vous parlez. Oui c'est vrai je n'ai plus peur de vous.
- Et quel est la miraculeuse raison à cela ?
- Eh bien des rumeurs cours, à votre propos. Sur un homme plus particulièrement. Un bel homme. "

Urselia sourit.

" Des rumeurs ? C'est tout ? C'est bien triste. " Elle tourna la tête et croisa le regard de son amant. C'était à lui qu'elle souriait.

" D'ailleurs le voici, enfin je suppose que vous parler bien d'Osvaald, mon compagnon. "

Lysbeth eu les yeux comme des soucoupes. Avoir un scoop si important révélé par la bouche de la directrice elle-même, elle en ferait des envieux lorsqu'elle raconterait tout ça.

Osvaald et elle était ensemble c'était un fait, mais l'autre était le fait d'être craint par ses employés, hors cette seule rumeur la ne suffirait pas à terroriser le petit peuple.

Urselia un sourire malicieux aux lèvres se pencha près de la petite brune.

Elle ne lui chuchota pas de grande phrase. juste deux, et assez courte.

Ce ne fut pas long pour que la scribe, elle retrouva son teint pale que sa patronne aimait tant. Un regard effrayé, soumis et pourtant plein d'admiration.

" Avez-vous préparer les dossiers sur les banques et mes chefs d'entreprises clients à l'Eden ? "

Elle déglutit.

" Je m'y met de suite. "

Elle afficha un sourire faussement rassuré et s'échappa, après un signe au gentleman.

Urselia adorait ça. C'était son plaisir matinale, mieux que le petit déjeuné.

La nymphe s'approcha de son humain. Elle déposa sur ses lèvres un délicat baiser.

" J'ai réservé une table dans un restaurant français, gastronomique bien-sûr, mais spécialisé dans les plat Savoar, non...Savoihar. Non ce doit être plutôt Savoyard. "

Il paraîtrait que son homme était né dans un de ses endroits, en bas des Alpes Françaises, il devait donc, normalement, être un féru de leur met.

La créature n'était plus nerveuse. Elle savait qu'il verrait ses marques, alors autant ne pas le lui révéler tout de suite. Autant repousser au maximum le moment fatidique.

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MessageSujet: Re: "Dites à Urselia que son amant est arrivé" [Osvaald/Urselia] Mar 31 Oct - 23:38







Je suis arrivé
Ft. Urselia







La nymphe entra doucement, sans être annoncée. Cela aurrait pu en étonner plus d'un, les règles d'étiquettes sont bien complexes. Mais moi, je m'en fichais éperdument, je voulais juste la voir, et puis, elle était chez elle. Elle me jeta un petit regard, avant d'entammer une petite conversation ennuyeuse avec son intendante. Chaque seconde en sa présence sans pouvoir l'embrasser me semblait bien trop longue.

Une seule mention dans la discussion me parut intéressante. Non, ce point était particulièrement délicieux. Visiblement, nous étions ensemble, officielement entends-je. J'était donc assez important et stable à ses yeux, pour qu'une personne de son rang daigne à déclarer sa relation avec un vulgaire agent de sécurité. Ca me touchais, du moins, je crois.

Ursela congédia la jeune intendante, qui semblait terrorisée. Je pense que je commençais à apprécier le statut officiel d'Urselia. Bien que cela nous empêchais souvent de faire ce que nous voulions. C'était amusant de voir des gens terrorisés par une simple expression faciale. Je l'ai salué sobrement, inclinant à peine mon visage basanné.

Urselia m'a ensuite embrassé doucement, avant de me parler de ses projets. Il était très amusant et enrichissant de la voir ainsi tenter de prononcer des mots dans sa langue natale. J'ai probablement esquissé un sourir sans m'en rendre compte. Ce n'était pas vraiment de la moquerie, juste une once d'amusement. Et puis, si elle savait quelle réputation avait la nourriture savoyarde chez moi, elle ravalerais certainement son argent. Mais bon, l'intention était plaisante, et étant donné son statut, ce ne serais certainement pas une vulgaire fondue dans un chalet de montagne.

"Savoyard"  ai-je dit en ponctutant parfaitement mon mot.

En la regardant, quelque chose semblait discencieux avec son comportement habituel. Non, il ne s'aggissait pas de son comportement, mais bien de sa tenue. Depuis quand portait elle autant de tissu ? Il ne faisait pas froid et elle était plutot adepte de la philosophie consistant à dévoiler son corps majestueux. Une épaisse couche de maquillage en plus.

"J'ignorais que la grande Urselia Avyssos sois du genre à avoir des petites intentions comme celà, mais ça me plaît" dis-je d'un ton légèrement moqueur.

Depuis quelques secondes, ma vision périphérique était attirée par un détail sur son visage. Une immense trace ressemblant à ... une coupure ? Cela ne semblait pas accidentel. J'y connais un rayon en balafre, étant donné que je suis un des actionnaire majoritaires dans la distribution de celle-ci dans la région. Mon regard à ensuite plongé vers son cou, ou j'y ai appercu la base de quelques traces violacées. Trop cachées pour en définir la nature.

Elle aurrait certainement pu continuer de noyer le poisson jusqu'à ce soir concernant son absence sans nouvelles. Mais ce genre de choses m'énervait. J'ignorais ce qu'elle avait fait, et je ne le lui demanderais pas. Mais je voulais connaître la cause de ces blessures, et de tout ce costume de carnaval. Ma colère fut brutale, instantannée, mais je parvint à la contenir, du moins partiellement. Mon corps ne bougea pas, mon visage resta de marbre. Mais ma main, elle. Elle serra avec force la coupe de champagne, la brisant en quelques morceaux. Le pied m'égratina quelque peu, mais le contenant lui, n'avait pas été brisé, du moins, jusqu'à ce qu'il touche le sol.

Un léger filet de sang mêlé à un fond de liquide jaune coula le long de mes doigts. Et d'un regard inquisiteur je l'ai fixé.

"On peux attendre ce soir si tu veux, mais cette fois Urs', tu va devoir me raconter."






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MessageSujet: Re: "Dites à Urselia que son amant est arrivé" [Osvaald/Urselia] Lun 6 Nov - 0:40

Cela ne mit pas longtemps à lui sauter au yeux, mais beaucoup plus que Urselia l'avait imaginé.

Tout d'abord il fit une petite remarque malicieuse, innocente, si l'on peut dire. Sans un mot sans un expression la créature l'observait. Elle vit le regard brun se resserrer, affiner sa vision.

Il y eu la fébrile  trace d'une étincelle. Si subtile, comparé au brasier qui explosa dans ses iris, la seconde d'après. Sa poitrine se soulevait plus régulièrement, ses narines étaient légèrement plus dilaté que d'habitude. Il ne bougeait plus, figé, crispé, peut-être de peur de détruire tout ce qui l'entourait.

La nymphe devinait facilement la forme des muscles tendus sous la tension de son amant.

La coupe qu'il tenait se brisa, comme la vie d'un éventuel agresseur d'Urselia. Il était en colère. Il l'exprima d'une voix bien trop dure et amer.

Le bruit de verre brisé attira les serveurs, un s'excusa platement, quand un autre allait chercher de quoi nettoyer, un troisième s'approcha pour prendre soins du membre blessé.

La directrice leva le doigt. D'une voix ferme et froide elle l'interpella.

" Ne le touchez pas. "

Elle se leva, prit le matériel de "premier secoure" et renvoya les larbins une fois le sol nettoyé et le verre remplacé.
Elle fit rapprocher sa chaise pour se placer aux côtés de son ours sauvage.

" Nous ne voudrions pas que le personnel se blesse en tentant d'aider le grizzli. "

La demoiselle sorti son téléphone professionnel. Elle tapa quelques mots. Et finalement plaça dans la main saine du jeune homme un article de journal.

Cette article provenant d'un journal lambda américain, parlait d'un fait étrange s'étant déroulé en Italie la veille : La villa de vacance du célèbre M. Clauthsmith aurait brûlé. La police criminelle et une intervention de l'état témoigne qu'il ne s'agit pas d'un simple accident. L'article tenta d'émettre une hypothèse folklorique sur ce que s'était passé tout en rappelant l'identité de la victime principale; Le fils d'un riche business man ayant établie nombre de casino dans différents pays.

Urselia lui laissa le temps de lire. Puis continuant de nettoyer sa main elle lui raconta.

" Ce "week-end" je suis allée en Italie. C'est un très beau pays, nous irons un jour. Je te ferais visiter l’hôtel que je viens d'acheter. Et puis j'ai revu une vieille connaissance qui m'a aimablement invité dans sa maison. Il s'agissait de ce Monsieur. " Elle désigna la photo du millionnaire.  " Malheureusement il est une personne avec qui nos opinions divergent bien trop souvent. Nous avons tout d'abord tenté de nous accorder. Mais nos discussions étaient bien trop virulentes. Nous nous sommes donc quitté, de manière incommodante, mais définitive. "


La créature appela un serveur pour débarrasser le matériel médical.

Elle posa un chaste baiser sur la joue de l'ours et reprit sa place face à lui. Son téléphone était resté à ses côtés, au cas ou il souhaitait vérifier l'information de la mort du fou.

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MessageSujet: Re: "Dites à Urselia que son amant est arrivé" [Osvaald/Urselia] Mer 15 Nov - 20:55

Tout était bien trop compliqué. Je devais faire preuve d’énormément d’énergie pour contenir cette rage qui montait en moi. Ma respiration était brulante, mais je restait droit. Si jamais je perdait le contrôle sur mes émotions, les murs en pâtiraient certainement. Depuis combien de temps étais-je à ce point affecté par de simples blessures ? La question était rhétorique, je le savais trop bien. Depuis cette nuit magique dans sa chambre d’Atlantide, tout ce qui la concernait m’affectait. Les marques étaient vraiment laides, il ne s’agissait pas de simples blessures. Si une personne lui avait fait cela, il le paierait bien très cher, et son seul vœu serait de souhaiter mourir à mon arrivé.
J’avais du mal à croire que la mort de centaines d’enfants ne m’affectent pas, tandis que les marques sur la peau d’une femme que j’avais rencontré il y a de ça quelques semaines me mettent autant hors de moi.

Les larbins d’Urselia se sont approchés de moi, comme si j’avais besoin d’aide. Ce n’était pas un peu de sang qui allait me déranger, chaque nuit à ses côtés me valaient de plus grandes blessures. Cette dernière injoncta à ses employés de s’éloigner de moi, comme si j’étais tout à coup devenu dangereux, ou alors que nul autre n’avait le droit de me toucher. La seconde option était celle qui me plaisait le plus. Visiblement, c’était la mauvaise, car j’étais un « grizzli » capable de les blesser. Cette remarque certainement empreinte d’humour de me plaisait pas. J’étais certes hors de moi, mais je n’aurais pas frappé des personnes pleines de bonne volonté sans raison, et surtout pas devant elle.
Tandis qu’un tampon de coton imbibé d’alcool venait faire frémir ma blessure, j’ai posé mes yeux sur le téléphone. Une histoire sordide d’un meurtre en Europe. Je commençais à comprendre, et ça ne me plaisait pas. Elle m’expliqua ensuite, sans gène, qu’il s’agissait de son œuvre. Un règlement de comptes de riches qui aurait mal tourné. Sans véritablement se cacher, elle me révéla qu’elle avait oté la vie. La mort ne me gênais pas, c’était mon quotidien, à un tel point ou cela ne m’affectais absolument plus. Chose que certains louaient, et d’autres me reprochaient. Mon estomac se contracta brutalement.
Ce n’est pas le fait qu’elle m’avoue avoir arraché une vie, et être par extension une meurtrière. Ce n’est pas non plus un dilemme moral et professionnel qui me fit mal. Je savais depuis le début qu’elle était dangereuse, et certainement du « mauvais côté ».  Mais c’était de savoir qu’une personne comme elle s’était abaissée à tuer un crétin aussi loin d’ici. Aussi loin de moi.
Mes yeux se sont baladés sur le téléphone, avant que je le lui rende. Les quelques détails de l’enquête parus dans le journal, confirmaient ce que je savais d’elle. J’ai poussé un long soupire, attendant que l’intendante s’éclipse de nouveau, avant de prendre la parole.

J’avais du mal à contrôler ma voix, je ne voulais pas m’énerver contre elle, même si au fond, j’étais fou de rage. La prenant par la taille, je l’ai guidé pour la plaquer doucement contre un mur. Capturant ses lèvres avec  puissance, je l’ai regardé dans les yeux, tentant au mieux de ne pas paraître agressif.

« Tu me promets de ne pas prendre de risques inutile et de considérer mon soutient. Et après des jours sans nouvelle, tu reviens comme ça, blessée… » Dis-je froidement.

J’ai légèrement desserré son écharpe, qui cachait elle aussi quelque chose. Tous les efforts que j’avait déployé pour me calmer s’envolèrent, ici aussi elle avait des traces.

« Du jour au lendemain, tu disparaît sans prévenir. J’étais inquiet Urselia. Même ton incapable de majordome n’a pas voulu me répondre. C’était dans tes plans ça ? De revenir pleine de cicatrices et de traces de strangulation ? Tu ne t’es pas dit qu’il pourrait être utile de me prévenir ? Pour éviter ce genre de … » j’ai pris une respiration, en essayant de ralentir mon débit qui montait creshendo

« Imprévus ? Avant, tu pouvais faire ce qui te chantait, mais n’oublie pas Urselia que maintenant tu ne peux plus faire joujou avec ta vie comme simple outil de pouvoir. Tu m’appartiens, autant que moi je t’appartiens. Je m’en tamponne de tes magouilles pour du patrimoine hôtelier. Je m’en fiche que des gens perdent la vie pour un simple quatre étoiles. Mais toi, tu n’es pas une simple « personne ». Tu es à moi. »

Je me suis reculé, soucieux de ne pas trop la brusquer, même si je supposais qu’il était trop tard. Je n’avais pas envie de lui donner d’ordres, mais sa vie m’était bien trop précieuse pour qu’elle s’amuse avec comme ça.
Ma main s’est ressérée, en tenant de calmer cette voix dans ma tête, me réclamant de pulvériser le miroir sur le mur.
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MessageSujet: Re: "Dites à Urselia que son amant est arrivé" [Osvaald/Urselia]

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"Dites à Urselia que son amant est arrivé" [Osvaald/Urselia]

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