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La louve et le géant (Avec Meknes)

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MessageSujet: La louve et le géant (Avec Meknes) Dim 12 Nov - 11:22

L’hôpital de Laurel. Je n’aime pas du tout l’odeur de ce lieu… La maladie, la peur, la douleur, et même parfois la mort. Pourtant, je suis bien obligée de m’y rendre pour aller voir Sonja. D’après son patron, elle a été agressée par un certain Carnage. J’ignore qui il est, mais je compte bien lui faire payer son acte après m’être assuré qu’elle va bien. On m’indique sa chambre à l’accueil, je passe bien dix minutes à comprendre comment leurs drôle de téléporteur fonctionne, finalement une infirmière vient m’aider et je finis par arriver dans la chambre.
La colère monte en moi quand je vois l’état de Sonja. Cependant, ce sentiment est vite remplacé par un autre. J’ai un mouvement de recul quand je le remarque… Mjölnir… L’arme d’une des personne que je déteste le plus au monde. Je comprend mieux d’où venait l’étrange aura entourant Sonja. Elle serait donc l'hôte de cet être abjecte, celui qui a déjà causé tant de tort à ma famille. Je prends sur moi pour ne pas lui sauter à la gorge, c’est après Thor que j’en ai, pas Sonja. Et pourtant, je l’ai à ma portée, quelqu’un a déjà fait une partie du boulot pour moi. C’est tellement simple, j’ai juste à revenir ici avec mon épée et à mettre un terme à sa vie. Papi et Père seraient tellement fiers de moi. Je me mords la lèvre au sang. Non ! Je ne dois pas céder à ma pulsion, c’est Soja que j’ai en face de moi et elle est blessée. De plus, je n’aurais aucun honneur à vaincre Thor de cette façon, c’est indigne de la combattante que je suis. Je sors donc de la pièce, puis de l'hôpital. Je songe un instant à prévenir Papi que son pire ennemie est en ville, mais je décide de ne pas le faire. Si je le mets au courant, il s'empressera d’aller tuer le fils d’Odin sans se préoccuper de Sonja.

Je repasse par l’appartement d’André pour aller chercher mon arme ainsi que mon masque, j’ai appris lors de mon enquête que la personne que je cherche se trouverait dans la forêt. Je compte commencer mes recherches là-bas. Savoir que Sonja est l’hôte de Thor change tout pour moi. À la base, je comptais juste foutre une raclée à son agresseur. Après tout même si on m’a dit qu’il était très fort, il reste un habitant de Midgard, une descendante d’un puissant Asgardien ne peut pas perdre face à un simple humain. Enfin un Klong comme on m’a dit, j’ai pas trop compris ce que c'était et je m’en fiche, il reste un faible habitant de Midgard à mes yeux. Mais désormais, je compte savoir pourquoi il s’en est pris à elle avant de mordre. Surtout que s'il a réussi à vaincre un prince d’Asgard, cela change tout, il n’est peut-être pas aussi faible que ce que je pense, je vais devoir rester sur mes gardes si je l’affronte.
Je continue ma traque, en restant sur le qui-vive. Finalement, une odeur me parvient, une odeur étrange, indéfinissable, mais surtout, une odeur de sang et de mort. Cette odeur est très atténuée, mais une personne pour qui cette odeur ne part jamais vraiment est très certainement la personne que je cherche. J’avance désormais en me fiant à mon flair.
Je ne tarde pas à arriver devant un habitant de Midgard gigantesque. Je frissonne, il est bien plus grand que moi, même plus grand que certaines Ases. Un choix intelligent serait de rebrousser chemin, mais un guerrier ne recule pas une fois sa décision prise, et puis… J’ai une folle envie de l’affronter, de voir s'il est si fort que ça. Peut-être même de le battre…
Je m’avance vers lui, pour l’instant l’arme au fourreau.

- Toi être celui qu’on appeler Carnage ? Moi, Lagherta, fille de Fenrir et petite-fille du puissant Loki. Il y avoir quelque temps, toi avoir affronté une femme appelée Sonja, hôte de Thor. Toi l’avoir blessée. Moi vouloir savoir pourquoi toi avoir fait ça !


Je le fixe. Cela m’oblige à lever la tête. Ai-je réellement une chance contre un tel géant ? Bien sûr que oui, pourquoi je doute comme ça ? Je suis une guerrière, une Managarm. Les humains sont mon gibier. Enfin bon, avant de lui sauter à la gorge sans réfléchir, attendons d’écouter ce qu’il a à dire.
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MessageSujet: Re: La louve et le géant (Avec Meknes) Dim 21 Jan - 14:44

La forêt était le sanctuaire secret de Carnage.

Plein de bonnes idées lui venaient en tête dans les moments où ses pas le guidaient en ce lieu pour le faire ensuite errer.

C’était un endroit où se cacher était extrêmement facile. Meknes savait comment se faire passer pour une ombre furtive, un mouvement de feuilles ou une brise tout à fait innocente. Les arbres étaient plus fins que les buildings, alors se faufiler entre eux était un jeu d’enfant. Même s’il fallait souvent mobiliser ses pouvoirs afin de ne pas tout écraser sur son passage.

Aussi artificiel cet espace puisse être, l’Ambassadeur parvenait à lui trouver une dimension sauvage. Cela dit, pas de prédateur, pas de danger particulier, et pourtant ce n’était pas un environnement décevant.

C’était peut-être l’usage que les terriens faisaient de cet endroit qui amusait le monstre. Passer du bon temps, se détendre sans se presser. Il s’agissait là d’idées qui plaisaient à Meknes. Cela changeait de l’environnement plus particulier de la ville qui avait tendance à être anxiogène. Dans la forêt, il y avait plus de terre et moins de boîtes…

Dans les faits, ce territoire était devenu l’autel de Meknes. Pas pour se repentir de ses crimes, non, plutôt pour faire le point sur sa vie, respirer, recharger ses batteries, pour repartir ensuite avec force dans toutes les tribulations de la vie.

Un usage qui était partagé par de nombreux autres terriens, en réalité. Mais Carnage se moquait bien ici d’une éventuelle comparaison.

Ce qui importait étaient les résultats. Lui était destiné à de grandes choses. Les autres étaient destinés à faire de leur mieux.

Ce n’était pas faute de tenter de les tirer vers le haut, pourtant. Meknes avait changé progressivement ses façons de se divertir et s’intéressait désormais aux élèves sans maître, aux potentiels dormants qui peuplaient la planète et qui, s’ils avaient eu le niveau à l’époque, auraient excusé l’échec de la tentative d’invasion lancée par le peuple d’Havöck.

Pour Carnage s’était une occasion de corriger le passé et de détruire son ennui.

Des résultats satisfaisants avaient été apportés avec la révélation de quelques apprentis tels que Sonja et Saturnin.

Restaient à voir s’ils seraient capables de tenir sur la durée. Car l’entraînement allait être long, rude et difficile.

Il ne fallait pas non plus négliger les conséquences qui venaient avec cette nouvelle politique : déjà que le monde avait du mal avec Carnage, il risquait d’encore plus se crisper s’il voyait que le géant constituait peu-à-peu une armée.

Et puis ces élèves ne provenaient pas du néant, alors…

Alors il y avait des connaissances, des amis, des personnes auxquelles ces élèves étaient liés et qui avaient une fâcheuse tendance à réagir à partir du moment où Meknes s’était décidé à intervenir dans la vie de leur camarade.

C’était pour cela qu’actuellement le géant était importuné une bestiole humanoïde qui ne faisait même pas la moitié de sa taille et qui avait des difficultés à parler. Pourquoi pas. C’était toujours plus agréable que les simples civils inconscients et les détachements de force spéciale un peu revanchards (même si ces-derniers pouvaient avoir leur lot de surprises).

Carnage avait du mal à se retenir de rire, cependant, même si cela ne tarda pas.

Le colosse renforcé éclata dans un grondement ignoble et c’était si fort que cela fit trembler les branches et fuir les animaux. Un évènement plutôt banal dans la vie passablement extraordinaire des citoyens de Laurel.

« Tu veux quoi, tu veux la venger ? Alors que tu ne sais pas du tout à qui tu parles, c’est ça ? »

La dénommée Lagherta ne semblait pas vraiment apprécier la réaction de l’Ambassadeur, mais heureusement celui-ci décida de faire un effort.

« Je suis Meknes 3MAJ, l’envahisseur. J’ai affronté la Légende électrique Strider il y a vingt ans, et puis j’ai croisé Sonja. Elle m’a fait penser à lui alors je l’ai affrontée. Elle a cette foudre et ce regard déterminé dans les yeux… »

Le colosse faisait des gestes avec les mains en même temps qu’il se perdait dans son récit. Son pouce et son index semblaient tenir entre eux un objet minuscule et invisible que seul l’extraterrestre était capable de percevoir.

Il ressemblait à un vieil orfèvre qui parlait d’un de ses meilleurs produits.

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MessageSujet: Re: La louve et le géant (Avec Meknes) Mer 31 Jan - 16:00

Le géant se moque de moi, un grondement discret se fait entendre dans ma gorge. Comment ose-t-il ! On ne se moque pas d'une guerrière, l'envie de lui faire ravaler ce rire me prend quelques secondes. Mais je me ravise, mon instinct me fait plutôt comprendre que je devrais fuir en courant. Je ne le fait pas non plus. Pourtant même un être sans notion du danger hésiterai, cet homme empeste le sang et la mort. Même les odeurs de la nature ne parvienne a le masquer. Même Helneim me paraît avoir une odeur cadavre moins fort... Ce qui est certainement faux vu la nature de l'endroit, mais c'est ce qu'il m'inspire.
Il finit par se calmer et daigne tout de même me répondre.

- Envahisseur ? Quoi ça être ? Toi pas habitant de Midgard ?

Serai-ce un asgardien lui aussi ? Peut-être que je n'aurais pas dû lui déclamer mon identité complète.
Il m'explique qu'il a affronté Sonja, car elle lui rappelle une vieille connaissance. Je serre les poings, sa foudre lui vient de Thor, il est donc en partie responsable de ses blessures. Et il se dit protecteur des humains...

- Qui être Strider ? Nom de Thor ici ? Pourquoi toi avoir blessé alors que simple match nul aurait suffi ! - Moi venir pour venger mon amie... Mais inutile si raison du combat être bonnes... Toi être guerrier ? Si être le cas moi pas pouvoir en vouloir à toi.

En disant ces mots, je m'avance jusqu'à lui, presque menaçante et je dis bien presque. Je veux lui faire comprendre que je pourrais être une menace sans pour autant provoquer le combat.
Cependant, je ne peux pas lui jeter la pierre, Thor est quelqu'un de fort, c'est normal qu'on ait envie de tout donner contre lui. Je m'arrête pile devant l'homme et lève la tête pour le fixer. Un sourire se dessine sur mon visage. La partie inconsciente et suicidaire de mon être à très envie de l'affronter. Ne serait-ce que pour mesurer ma force. Après tout les humains sont mes proies, ils devraient trembler devant moi, ils ne peuvent pas me battre. Cependant, ce monstre est-il vraiment humain ?
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MessageSujet: Re: La louve et le géant (Avec Meknes) Dim 18 Fév - 12:25

Meknes déconsidérait de plus en plus Lagherta au fur et à mesure qu’il la voyait agir, parler, exister. Elle ne semblait pas en mesure de lui apporter quoi que ce soit, si ce n’est un puissant sentiment de frustration et l’incapacité de profiter pleinement de cette pause qu’il s’accordait afin de se ressourcer.

Si le but secret de la gamine était de le rendre fou afin qu’il se lance dans une nouvelle série de meurtres, elle réalisait jusqu’ici une opération parfaite.

Pendant que l’enfant poursuivait son babillage, Carnage détaillait la forme de son crâne, ses mimiques, les traits de son visage, et il s’imaginait à quel point tout cela pouvait se déformer sous l’impact d’un crochet lancé avec le gantelet archaon.

Quand l’étrangère eut fini de balbutier ses propos boiteux, le géant la voyait déjà étendue par terre, les articulations brisées et la mâchoire détruite, le tout constellé par de multiples blessures et coloré par un sang qui coulait à flot.

Une belle image douce et sucrée comme un beau rêve.

Ce qui empêcha Meknes de mettre ses fantasmes à exécution, ce fut le lien étroit entre l’énergumène et la précieuse disciple de l’Ambassadeur extraterrestre.

Le colosse s’en voudrait de nuire au bon développement de son élève à cause de quelques bastonnades qui réduiraient en pièces le cercle d’amis de la petite combattante électrique. Néanmoins, la violence tentait de séduire le géant, de le posséder encore une fois, rien que parce que la tête de la brune ne lui revenait pas, et aussi parce qu’elle parlait de « venger ». C’était un thème que Meknes prenait très à cœur et manifestement Lagherta avait encore beaucoup à apprendre dans le domaine. Cela toucha très fortement la fibre sensible de l’envahisseur qui ne put s’empêcher d’accorder son pardon à la petite bête.

Il lui décocha un uppercut si rude que sa cible eut pendant un moment les pieds qui ne touchaient plus terre.

Le plus marquant, en dehors de la démesure de l’impact, avait été le son, le bruit du choc. Quelque chose de solide et d’organique, un craquement sans fracture, un cri de la matière qui avait quelque chose de spectaculaire.

C’était le son qui indiquait que le géant faisait ici face à un adversaire sur lequel il était possible de se déchaîner. Le genre d’ennemi d’origine insolite dont les capacités le rendait trop faible pour lutter mais assez résistant pour ne pas mourir. Le compromis parfait pour se détendre.

Pendant que Lagherta volait, tombait, chutait, Meknes avait les doigts qui se tendaient et se détendaient nerveusement, comme des espèces d’araignées qui revenaient à la vie, difficilement, qui hésitaient à bouger de nouveau, mais qui en étaient contraintes par des forces extérieures.

Carnage ne devait pas se battre, pas maintenant, il ne devait qu’entretenir le dialogue, et éviter de se laisser dominer par ses pulsions, alors…

Alors, il fit un effort. Il reprit une posture plus neutre, plus contrôlée, et il toisait Lagherta, monolithique comme un palais impérial, l’air noble alors qu’il venait de se comporter comme un monstre.

« Ça répond à ta question ? Sinon je peux te faire manger tous les journaux qui parlent de moi. Ça risque de te tuer, mais au moins ça t’imprimera quelques informations dans le crâne. »

C’était des menaces gentilles. Des propos formulés exprès pour faire gagner du temps, pour permettre à la petite de récupérer de cet assaut.

Il fallait néanmoins faire vite, car Carnage commençait à sentir s’effriter sa bienveillance diplomate.

Pour ne pas se perdre, il pensa à Sonja…

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MessageSujet: Re: La louve et le géant (Avec Meknes) Jeu 24 Mai - 15:38

Alors que je fixe le géant, je vois brutalement le paysage défiler devant mes yeux alors que je quitte précipitamment le sol pour atterrir quelques mètres plus loin, sonnée. Un grondement sourd monte dans ma gorge alors qu'un goût de sang se fait sentir dans ma bouche.
Je me prépare à prendre un second coup qui ne vient pas, mon adversaire semble disposé à me laisser tout le temps nécessaire afin de récupérer mes esprits, mais c'est qu'il me sous-estime ma parole... Non, c'est plutôt mon cas ça, il a vaincu Thor, je ne dois pas l'oublier.
Mon instinct me hurle définitivement de fuir le plus loin possible, mais je ne l'écoute pas. Au contraire, malgré la douleur, un large sourire se dessine sur mon visage découvrant mes crocs, tandis que je dégaine mon arme, j'essuie le sang qui coule sur mon menton.

- Joli coup, guerrier Asgardien dire bonjour comme ça eux aussi. Toi sous-entendre être connu ? Certes vu ta force moi pas étonnée. Mais valeur d'un guerrier pas se mesurer par parole, valeur se mesurer par acte.


J'ai conscience de n'avoir aucune chance, mais si je veux être une guerrière utile pour ma famille, je ne doit pas fuir ce genre d'affrontement, je dois faire face, je vais sûrement être blessée voir peut-être même mourir... Tant pis, je veux voir de mes yeux la valeur des guerriers humains. Je pose la pointe de mon arme sur le sol le temps d'une courte prière en asgardien, les yeux mi-clos.

- Grand père, père, donnez-moi la force nécessaire pour ce combat, mes chances sont faibles, mais je ne jetterais pas la honte sur vos noms.


Je rouvre mes yeux à présent plein de fougue et me mets en garde.

- Toi être puissant, effrayant même. Mais moi pas fuir, je vouloir apprendre et voir de quoi guerrier humain être capable. Danse tout juste commencer...

Me jeter tête baissée ne servira à rien, je commence simplement par lui tourner autour guettant la moindre ouverture dans sa garde. L'excitation du combat me fait grogner.
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MessageSujet: Re: La louve et le géant (Avec Meknes) Dim 10 Juin - 12:35

Meknes reste noble et calme.

Il ne se met pas dans une posture particulière. Il observe son ennemie. Il attend.

Il attend mais son gantelet se serre. Céder à la tentation serait si simple, si primaire. Détruire les rêves de la petite, ses espoirs, et tout ce cérémonial que la guerrière a pris la peine d’instaurer afin de pouvoir donner le meilleur d’elle-même.

Tant de protocole… Cela lui rappelait sa planète et c’était désagréable.

Même là-bas, sur cette terre peuplée d’êtres parfaits où l’entraînement était presque un caprice, il y avait des artifices, des rituels et des costumes.

Tout ça pour quel résultat ? Une défaite à l’échelle interplanétaire, une arrogance à peine justifiée…

Que croyait-elle, cette gamine, en se dressant contre lui ?

S’entêter contre Carnage, c’était juste rejoindre la bande d’idiots qui se prenait pour des génies immortels. Puis c’était se faire punir, puis c’était enfin mourir.

Pendant combien de temps Meknes allait-il devoir continuer comme ça. Cela devenait gênant pour tout le monde, à force. Savait-elle qu’elle allait perdre ? Oui, elle savait. Elle ne le provoquait pas pour la victoire.

Une étincelle joueuse vint naître dans le petit regard du grand Carnage.

Le géant prit une posture de garde, plus appropriée pour le combat. Il commença à mesurer ses pas, à juger avec précision les distances, à préparer son plan, à anticiper les ripostes ainsi que ses futurs coups.

Il se prenait au jeu. Il fallait se prendre au jeu parce que c’était l’une des seules façons de s’en sortir. Le mépris et l’ennui ne pouvaient pas l’aider à devenir meilleur, alors il fallait s’amuser, et donner aux enfants un aperçu de la cour des grands.

Ainsi la danse pouvait continuer.

Comme la plupart des chorégraphies, celle-ci fut conforme à un code bien particulier. Meknes donnait des opportunités à son opposante pour la pousser à l’attaque mais aussi à la faute. Il ne se privait alors pas pour riposter, bloquer et dévier les assauts, avec la tranquillité du maître.

L’affrontement se déroulait sur un rythme de parc d’attraction : des creux, puis des ascensions progressives, et enfin des pics, des acmés redoutables où le concert des coups retentissait sans pitié dans un fracas du tonnerre.

Evidemment, c’était plus impressionnant pour Lagherta. Meknes, lui, avait l’habitude de cette démesure. C’était même quelque chose de banal en ce monde, et c’était ce qui expliquait tous les comportements irresponsables auxquels le géant devait faire face. Les personnes de cette ville qui se sentaient spéciales avaient tendance à se dire que cela les protégeait de la violence de la réalité. Dommage !

Le visage de la guerrière se fracassa contre le sol pour la énième fois. Les impacts et les blessures qu’ils provoquaient dessinaient des zébrures colorées sur le sol sinueux de la Terre mère.

Un bon enquêteur serait capable de deviner aisément le déroulement de ce combat. Il se positionnerait devant un arbre meurtri pour déclarer : « Oui, la victime a été propulsée depuis ce point et a atterri juste ici. Les marques de sang ici et là indiquent qu’elle a déjà été blessée, sans doute au niveau de cette clairière. Il y a des traces de lutte… et manifestement elle a été pressée contre le sol et trainée sur plusieurs mètres. Notez bien le sillon particulièrement profond et droit, celui qui a fait ça doit avoir une force de monstre. Hmm, je n’aime pas ça. En plus, le corps de la victime est introuvable… »

Toutefois Meknes ne comptait pas assassiner Lagherta. Il se contenterait de la pulvériser jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus combattre, jusqu’à ce qu’elle demande grâce, qu’elle ait eu sa dose d’humilité.

Elle était tenace, un peu à la manière de Sonja. Cela faisait un total de deux jeunes filles vaillantes qui demandaient à s’améliorer afin de pouvoir prouver leur valeur. Encore un petit peu plus de volontaires et Carnage pourrait ouvrir un dojo pour donner des cours particuliers.

De cette façon il pourrait rendre de l’espoir à tous ces imbéciles qui ne méritaient même pas le statut d’adversaire.

Un bon massacre et cela les aiderait à se rentrer du plomb dans le crâne, parce que jusqu’ici toutes les mesures terriennes semblaient avoir été inefficaces pour créer des ennemis puissants, dignes et valeureux. La surcharge d’enfant à pouvoir avait plongé tout le monde dans un climat de menace généralisée. C’était le règne des inconscients.

Carnage se sentait quelque-peu responsable de tout cela car ses occupations sanguinaires n’avaient fait que mettre le feu aux poudres.

Il fallait maintenant qu’il frappe et qu’il tue pour donner du sens, et plus pour seulement se distraire. Il avait un rôle à jouer dans les diverses mascarades qui agitaient l’ensemble de la planète.

Il étouffait Lagherta en lui écrasant le cou avec son avant-bras, et en même temps il réfléchissait. Il dut s’arrêter bien vite, sinon il allait définitivement la tuer.

Meknes recula et laissa la gamine reprendre son souffle. Il fit craquer ses poings dans un geste nerveux. C’était une manière de dire que le pugilat était terminé et que tout nouvel effort serait considéré comme absurde. Ce-faisant, le géant toisait la guerrière. Il semblait lui reprocher de ne pas récupérer assez vite.

« J’espère pour toi que tu n’as plus envie de te venger. »

Un gémissement maladroit lui servit de réponse. Carnage n’aida pas Lagherta à se relever. A la place, il la regardait avec une indifférence tranquille, même s’il était curieux de découvrir comment la petite parvenait à lutter contre la douleur. Il lui fallut attendre encore un peu avant de poursuivre ses remarques. En revanche, si cette fois-ci il n’avait pas droit à une réponse compréhensible, il comptait bien laisser la jeune fille à sa peine, quand bien même ses jours étaient en danger si elle ne recevait pas rapidement des bons soins.

C’est pourquoi les mots tombèrent comme une ultime sommation.

« Qu’est-ce que tu comptes faire maintenant ? »

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MessageSujet: Re: La louve et le géant (Avec Meknes) Mer 20 Juin - 12:55

Je ne comprends rien à ce qui m'arrive, au début, je pensais vraiment pouvoir tenter quelques choses, tournoyant autour de mon adversaire avec toute la dextérité donc je suis capable, tentant même quelques feintes. Puis tout s'est déroulé très vite, je gis désormais au sol, le sang s'accumule dans ma bouche me forçant à cracher. J'ai horreur de ça, mais je prends le temps de reprendre mes esprits et le fil des évènements me contenant de répondre par un gémissement à mon adversaire, gémissement beaucoup trop plaintif à mon goût. Alors que je pensais lui placer un coup, c'est son poing que je me suis prise, ce dernier m'a envoyé contre un tronc d'arbre. Alors que je me relevais, il m'a attrapé par le bras et traîné au sol. Du moins, c'est ce que j'ai compris de l'affrontement, le reste des événements n'est qu'une succession de douleurs et de sang versé... Mon sang en plus. Pourtant, je ne prends pas cette correction comme une humiliation, certes d'un point de vue extérieure ça peut être pris comme tel, mais quelque chose m'en empêche, la manière donc cette correction a eu lieu.

- Pourquoi toi jouer alors que toi pouvoir vaincre moi en un coup ?

Je tente de me relever en vain, je suis forcée de ramper... Ramper moi ! Une guerrière Managarm ! Vraiment ! Bien que je ne me considère pas comme totalement humiliée, je suis obligée d'admettre que mon honneur a pris un coup, mais pas autant que mon corps meurtri. Je me mets debout malgré mes jambes tremblante et la douleur qui m'amène doucement vers l'inconscience, je jette mon arme au sol pour bien montrer que j'ai eue ma dose, je ne réfléchis pas toujours quand je me bats, mais suffisamment pour comprendre que je ne suis pas de taille.

- Ce que moi compter faire à présent ? Ça être évident, devenir plus forte, sinon comment moi pouvoir protéger être précieux ? Comment moi pouvoir accomplir ma mission ? Si tous guerriers terriens être comme toi ma race avoir soucis à se faire. Toi pouvoir me tuer si toi en avoir l'envie, moi être vaincue après tout... Mais moi avoir une faveur à demander, toi laisser moi occasion devenir plus forte et montrer toi force des guerriers Managam.

Je joue les fières, mais mon état me rattrape, mes jambes se dérobent sous moi, me forçant à m'agenouiller, pire.... Je reprend ma forme lupine laissant à mon adversaire l'image d'un pitoyable louveteau incapable de la moindre menace, je lutte pour rester consciente encore un peu.
Je vais peut-être mourir ici à cause de mon manque de force et de réflexion, mais au moins ça sera en tant que combattante, c'est toujours mieux que de mourir en me noyant dans les sombres rivières d'Helneim, j'espère juste ne pas finir au Walhalla. S'il cède tout de même à me requête, je me jure d'être un jour un adversaire digne d'intérêt. J'aurais quand même aimé qu'au moins un de mes coups l'atteigne.
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MessageSujet: Re: La louve et le géant (Avec Meknes) Dim 30 Sep - 13:18

La petite boule de poils venait de déclarer forfait. Meknes la regardait se recroqueviller progressivement jusqu’à ne plus bouger. Le combat était fini, mais les arbres n’osaient pas applaudir. Ils craignaient que le géant ne les violente davantage.

Ce-dernier regarda les alentours à la recherche d’éventuels témoins. Son œil d’alien discerna quelques mouvements, et son éclair eut vite fait de repérer des présences lointaines. Des promeneurs avaient été attirés par les bruits de bataille, avant de battre en retraite dès qu’ils avaient cerné la nature de la menace. La police et les militaires n’allaient pas tarder.

L’Ambassadeur poussa un soupir. Ces braves gens devaient en avoir assez d’être baladés dans tous les sens à chaque fois que l’envahisseur se manifestait, surtout dans les cas où ses apparitions n’étaient pas hostiles. Ce petit jeu de guerre lassait profondément le guerrier qui ne pouvait cependant s’en prendre qu’à lui-même : il payait les prix de ses vingt années passées à pourrir sans arrêt la Terre, alors qu’il aimait tant cet astre.

La reconversion allait être difficile mais l’extraterrestre s’efforçait d’y croire. Peut-être qu’en accomplissant quelques hauts-faits spectaculaires, ou plus simplement, en disparaissant de la circulation, il lui allait être possible d’apaiser les esprits qu’il ne cessait d’agiter. Une petite voix au fond de lui soufflait cependant que c’était inutile : que la haine était trop présente dans les cœurs, et qu’il n’allait être possible de drainer ce mal qu’au travers d’une terrible explosion de violence.

Pour faciliter le travail des agents, Meknes passa un appel anonyme. Il indiqua précisément où se trouvait Lagherta, et raccrocha au moment où son interlocutrice venait de comprendre qu’elle s’était adressée à Carnage.

Il vérifia une dernière fois que tout était tranquille autour de lui. Lorsqu’il fut assuré que rien n’était en mesure de porter atteinte à la petite demoiselle, le colosse n’avait plus rien à faire ici.

Un soupir plus tard, et il n’était plus là. Il était sur le chemin du retour, à envisager le plat qu’il comptait se préparer une fois rentré, en plus du livre qu’il allait avoir ce soir sur sa table de chevet. Son pas était anormalement puissant mais ses pensées étaient ordinaires. Grâce à son éclair qui lui permettait de se fondre dans la masse, Meknes pouvait agir comme un simple citoyen, et cela lui faisait du bien.

Pas de conflit interstellaire, ni d’adversaires grandiloquents assez forts pour dévaster des villes. Pas d’intrigue politique, ni d’affrontements démesurés. Juste le plaisir simple de se promener, de boire un verre dans un bar puis de rentrer chez soi pour regarder la télé.

« De quoi bien recharger les batteries pour le prochain combat, » pensait le géant avec un sourire amer, et cruel à la fois...

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MessageSujet: Re: La louve et le géant (Avec Meknes)

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La louve et le géant (Avec Meknes)

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