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[GERMANY] 1957 Allemagne

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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Mer 15 Nov - 2:37

Pas besoin de demander. Nul intervention était utile pour demander qui ils allaient approcher.

C'est peut-être bien les seules personnes de cette pièce qu'elle avait tout de suite reconnu. Les voir en papier était déjà suffisamment impressionnant, alors les voir, les entendre, les côtoyer de quelques mètres... Cela était beaucoup plus que troublant.

Angst Salua. Angst resta au repos sans bouger, d'un millimètre, son regard n'exprimant que les émotions les plus violemment ressentit, par les murs.

A l'intérieur, le building avait prit feu.

Elle ne bougea pas d'un micro poil en se rendant, enfin, compte que l'homme, que l'être, qui avait décidé de la former, faisait parti d'un des hommes les plus puissants du Reich. Cela était étrange de ce dire cela. Et en se rappelant la scène d'enfantillage qui s'était déroulée plus tôt, la masse de la honte pesa de nouveau sur ses entrailles. Bien heureusement rien de visible.

Son regard azur passait d'un dignitaire à l'autre. Tous avaient un verre d'alcool dans la main, et au moins deux dans l'estomac. Ils buvaient à une vitesse étonnantes. Les plus malins étaient ceux qui ne trempaient que leur lèvres.
D'autres choses. Il fallait qu'elle trouve d'autre chose à analyser.

Le lieutenant Dorian venait clairement de la présenter, de lui donner de l'importance, d'expliquer que Hitler lui-même avait discuter d'elle. Cette humaine se sentant si petite en cette instant. Elle possédait des dons puissants, mais de là à intéresser le Führer...

Les bonhommes faisaient la file indienne pour sauter de l'immeuble en ruine.

Son monde s'écroulait.

Himmler entra dans son espace vitale, il bu, puis parla, il s'adressait à elle. A Angst le sous officier.

Un autre monde s'érigeait.

Un monde où elle était reconnu, où elle connaissait et où le pouvoir aurait sa place. Le vrai pouvoir.

Elle inspira profondément. Elle était droite. Ferme. Elle hocha légèrement la tête, puis l'inclina subtilement, explicitant son obéissance.

" Je ne sais pas si je suis digne de son apprentissage ou de tant de considération de votre part. Mais je ferais tout pour mériter votre regard, et sa fierté. "


Elle ponctua son dernier mot avec un regard au meilleur soldat de la SS. Son regard revint se planter, poliment dans celui de son interlocuteur.

" Quoi qu'il advienne, je ferais également tout pour dépasser sa rotule et atteindre son épaule. "

L'océan céruléen était plus audacieux et déterminé qu'il ne l'avait jamais été.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Mer 15 Nov - 3:52

La réunion de l'équipe de recherche aura lieu demain.
Ce soir, il y a une réunion pour la remise de médaille au parlement.
Bon, ça me laisse du temps pour réfléchir à une solution.
Comment entrer en territoire ennemis ?

Je rentre chez moi, un appartenant dans les beaux quartier de Germania.
Je prends une douche, je me taille ma moustache, je me coiffe et je me change pour un uniforme propre.
Il vaut mieux ne pas paraître négliger. Je viens ce soir surtout pour le travail.
Le Reichsführer-SS Himmler souhaite que nous donnions une bonne image de l'Ahnenerbe, paraître négligé serait impensable.
En général, je déteste ce genre de cérémonie, rester comme un pingouin toute la soirée avec des gens convaincus de leurs supériorités. Personnellement je n'aime pas, mais mes sentiments personnels non rien à faire là.
J'appelle aussi par téléphone Aidan Auditore, mon assistante et ma cavalière pour ce soir. J'ai eu un mal fou pour lui obtenir une invitation et la connaissant elle a du oublier.
C'est aussi une très bonne assistante malgré ces gaffes, plus dû à des fautes d'inattentions qu'autres choses.

"-bonjour Aidan, vous allez bien ?"
*
*
*
*

Encore une fois elle est un peu à côté de la plaque, mais bon elle aussi doit bien se tenir.

************************************************************************************************************************************************************

Après ma préparation finies, je descends. Mon voiturier m'attend, m'ouvre la porte (comme si je ne pouvais pas le faire moi-même) et je rentre dans le véhicule.
Il reprend ensuite sa place en temps que chauffeur et nous allons chercher Aidan.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Mer 15 Nov - 15:51

1945, Italie


Une enfant d'une dizaine d'années aux oreilles de renard poursuit un homme dans une rue, des bruits de fusillade résonne un peu partout

- Papa revient !
- Ma chérie ? Que fait tu ici ? Rentre tout de suite à...

Un coup de feu rententi, l'homme s'éffondre. L'enfant ne comprend pas immédiatement, elle le secoue

- Papa ? Papa ! Réveille toi ! Hé !


Les larmes coulent. Un nouveau coup de feu ce coup-ci, c'est la petite qui s'effondre. Le noir et la peur l'envahissent, elle continue d'appeler son père, elle a froid, elle ne comprend pas. Un visage se dessine devant elle, des yeux gris, très clairs, vraiment clairs. Puis plus rien.

1957, Germania

*driiiiiing, driiiiiiiiiiing*

Le bruit du téléphone me réveille, je décroche et réponds d'une voix ensommeillée :

- Oui ? C'est pour ?

- ....
- Ah c'est vous Adquilius... Un cheval ? Pourquoi faire ?
- ...
- Une cavalière... Ah oui, c'est vraie la réception. Ne vous en faites pas, j'y serais.

Je raccroche et soupir. Je n'apprécie pas spécialement les mondanités, surtout que je m'attire toujours la jalousie des autres femmes. Mais bon je lui dois bien ça. Après tout, c'est grâce à lui si je suis en vie aujourd'hui. Et puis en tant que son assistante, je me dois d'être toujours disponible.
Je vais dans la salle de bain de mon modeste appartement et commence à me préparer. J'enfile une jolie robe histoire d'être présentable même si je préfère les pantalons et tente tant bien que mal de discipliner mes cheveux. En me regardant dans le miroir, je repense à mon rêve... Enfin à mes souvenirs plutôt, si le regard d'Aequilius à changé ce n'est pas le cas du mien, les autres soldats me surnomment l' "innocente", celle qui n'a jamais réellement connue les batailles. Il faut dire que la seule bataille à laquelle j'ai participé, c'est celle pour obtenir mon poste d'assistante.
Je dépose quelques gouttes de parfums sur mon cou et mets une plaque militaire autour de mon cou. Ce n'est pas vraiment un collier de femme, mais ce n'est pas non plus n'importe quelle plaque militaire, elle appartenait à mon père, c'est la seule chose qui me reste de lui. On m'autorise à la porter même en service du moment qu'elle n'est pas visible, mais ce soir, je ne suis pas vraiment en service.

J'entends qu'on klaxonne, cela doit être le chauffeur, je descends rapidement les escaliers et entre à l'intérieur.

- Bonjour Aquilius, comment allez vous ?

On n'a beau avoir que quelques années de différences, il m'impressionne toujours autant, je ne parais pas à ses côtés. Je tourne la tête vers la vitre et observe la route tendis qu'on se dirige vers le lieu de la réception
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Mer 15 Nov - 20:13

La voiture s'arrête et klaxonne, quelque minute après Aidan apparait.
"Bonjour Aidan, très jolie robe."
Ma voix peut sembler morne et taciturne, mais mon assistante a fait de vrais efforts et je le pense sérieusement.
Elle qui déteste les robes et les mondanités, me suivre doit êtres un vrai calvaire. Je me demande pourquoi elle me suit depuis tant d'année. Je veux dire c'est une jeune femme intelligente, elle pourrait avoir une vie plus simple et où elle n'aurait pas à supporter ça.



Nous voilà arrivé au parlement, le chauffeur ouvre la porte. Aidan sort en première, je la suis.
Nous arrivons devant le réceptionniste, a qui nous donnons nos invitations.
Et la commence le vrai défi de la soirée, paraître le plus droit et digne possible, tout en gardant un œil sur Aidan histoire qu'elle ne se fasse pas trop embêter par une bourgeoise, fier de sa réussite, de sa fortune et d'êtres ou de devenir une des meilleures pondeuses du Reich, qui va venir tenter de casser de la roturière (même si j'ai plus peur pour la bourgeoise que pour la roturière).
Je remarque que la salle est déjà bondée, nous sommes pourtant arrivés 10 minutes en avance. Le Führer est déjà là, à côté de lui le Reichsführer-SS Himmler et Alexander Walahard son garde du corps robotique.

Himmler m'avait demandé de venir les saluer après le discourt et la remise des médailles. Mes travaux sur la lance de Longinus sont classés secrets défenses et Himmler souhaiterait me faire rencontrer quelqu'un, Mais nous ne devions pas attirer l'attention d'aucune façon.



************************************************************************************************************************************************************



Le discourt doit bientôt commencer et
" Aequilius Sohnkries ! Mon petit, quelle joie de te revoir. "

"-Madame Crumble." je la salue avec tout le respect que l'on doit à une femme comme elle. Elle fut en quelque sorte comme une deuxième maman. Elle a veillé sur moi durant les testes du programme erhöhen.

" La dernière fois que je t’ai vu tu n’étais encore qu’un enfant. Comme tu as changé… mais je te reconnaîtrais toujours entre mille. "

Je vois un officier avec qui elle semblait discuté me regarder un peu de travers. Avant de partir sans demander son reste.

"-La dernière fois qu'on s'est vue ça doit remonter a il y a 13 ans maintenant, vous n'avez pas changez"

Je vois un jeune homme à côté d'elle, j'avais du mal à l'imaginer marié, mais avec un homme aussi jeune. Ma mémoire a dû êtres altéré par le temps.

" Mais alors, si tu es ici, tu reçois sûrement une médaille ? Tu as donc continué à travailler pour l’armée. Je suis contente de te voir en un morceau. "

"Madame, je pense avoir déjà suffisamment de médaille et je ne pense plus avoir assez de place pour les accrocher. Et oui je travaille toujours pour l'armée mais d'une autre manière, je suis comme vous un chercheur, mais j'ai bien peur de ne pas pouvoir vous en dire plus. Je suis content de vous revoir aussi, vous êtes toujours chercheuse ?"


J'évitais de parler des autres Altérés artificiel, certain sont morts du contre coups des expériences et de l'utilisation des prothèse, inutile de gâcher ces retrouvailles avec ces histoires morbides.

" Je te présente mon cavalier. Il a eu la bonté de m’accompagner en ces terres hostiles "

" Ravis de vous rencontrer Herr Sohnkries. J'ai lu plusieurs dossiers à votre sujet. Vous êtes une mine d'or pour le Reich. J'ai beaucoup aimé le rapport de performance concernant les testes sur la molécule Ares et aussi bravo sur vos travaux concernant les vertus thérapeutiques de l'application d'huile des oliveraie Asclépios sur les blesser et sur ces effets secondaires à long terme."

"-Je vous remercie, Monsieur .... ?"

De toute évidence non, ma mémoire n'est pas altéré. Barbara n'a pas changé et cet homme doit êtres son assistant.

"-Ah, sincèrement désoler, je manque a tous mes devoirs. Je vous présente Aidan Auditore mon assistante et ma cavalière pour ce soir."
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Mer 15 Nov - 20:24

Ce genre de moments qui n’étaient qu’un condensé d’éloges à mon égard, n’avaient que très peu de place dans mon cœur. J’ai toujours été, et le resterais, un homme d’action. Bien que cet uniforme noir me siée à la perfection, je préférais largement mon uniforme de combat. Un fusil sur l’épaule, plongeant dans le sol boueux sous un tonnerre d’explosions. Je savais clairement que la présence de Angst à mes côtés repousserait ma prochaine affectation, mais bon, je devais prendre ça comme une chance.
D’un sourire presque forcé, je réagissais aux phrases d’Angst et de Himmler, je détestais vraiment ce genre d’interactions sociales inutiles.

« Je ne l’ai pas vu à l’œuvre, mais elle semble avoir de la ressource, et son dossier montre qu’elle est très prometteuse. Ne vous en faites pas, je m’en occupe. » lui dis-je.

Himmler se mit à rire.
La discussion dura quelques minutes. Je pris des nouvelles des champs de bataille ou je servais. Visiblement, l’Allemagne voulait prendre les îles anciennement Françaises, pour obtenir une interface pour attaquer les USA. D’autres détails politiques et économiques furent énoncés dans une non calanche assez déconcertante.

« Sinon, j’ai observé la présence de « cette » jeune femme tout à l’heure. Est-ce bien judicieux de laisser un élément si secret se promener comme ça ? »

Goering, qui était l’homme qui visiblement s’occupait de sa situation, me répondit en souriant.

« Ne vous tracassez pas pour ce genre de choses Osvaald. La situation est entre de bonnes mains. Et puis elle nous apprécie, elle n’est pas très belliqueuse. Je suis conscient que vous ignorez la nature de cette personne, mais vu que le Fürher en personne va la présenter dans quelques minutes, je pense que nous pouvons en parler ici. Il s’agit du projet C.Y.R.E.N.E, un acronyme particulièrement compliqué. En résumé, il s’agit de notre arme de dissuasion, avec elle entre nos mains, notre victoire est assurée » dit il en riant.
J’ai soupiré et ai hoché la tête.

« Très bien, j’ignorais que nous possédions un tel élément, mais cette nouvelle m’emplie de joie. » dis-je avec engouement.

Himmler se racla goulument la gorge, avant de reposer une ultime question à Angst.

« Et bien, vous êtes bien silencieuse. N’avez-vous pas un avis sur cette situation ? Ou quelques mots à dire sur votre nouveau tuteur. Je suis sur qu’il est impatient de savoir ce que vous pensez de lui. Allez-y ne soyez pas timide. » Dit-il en lui offrant une coupe de champagne.

Sans même trop savoir si elle attendait mon approbation, je lui ai hoché la tête en guise d’acceptation. Une simple coupe de champagne ne pouvait pas lui faire de mal. Même si je n’appréciais guère que l’on parle de moi de la sorte, j’étais curieux de sa réponse. J’ignorais quelle impression je lui avait donné. Peut être avais-je été trop rude, ou trop distant avec elle. La vérité étant, que je n’étais pas taillé pour les relations sociales.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Mer 15 Nov - 23:31

Le ministre de l'intérieur rit. Angst retint un sourire, mais pas pour la même chose : Le lieutenant avait déclaré : " Je m'en occupe" comme s'il s'agissait d'une cible à éliminer. Elle n'était donc qu'un travail à abattre, avant qu'il ne retrouve sa solitude paisible ?

Était-elle déçue ?  Non, tous ses petits bons-hommes d'émotions s'étaient donnés la mort. Elle serait, peut-être, déçue un peu plus tard. En repensant à tous ça.

Les paroles qui suivirent ne la concernaient plus. Son regard  se porta donc sur d'autres détails. Son attention n'avait, quand à elle, pas dérivé, elle écoutait.

Elle aperçu au loin la belle créature, malheureusement ses iris, étant un mélange fin entre vert de gris et vert menthe, étaient occupés ailleurs. Lilou s'y serait volontiers noyé à nouveau.
Les hommes influents abordèrent son sujet, c'était bien ce qu'il lui était apparu, elle était très puissante. Peut-être trop.

Himmler fit racler ses cordes vocales. Angst détacha ses yeux cobalts pour les fixer sur son interlocuteur.

Il tendit une coupe de champagne. Il posa sa question. Son tuteur hocha la tête discrètement.

" Je vous remercie pour la boisson, mais je ne peux accepter. Je ne bois pas d'alcool, et encore moins au travail."

Pouvait-elle se permettre de dire qu'elle travaillait actuellement ? Peut-être pas, en tout cas elle l'avait fait.

L'officier s'approcha un peu de l'homme, comme pour lui confier un secret. C'était son heure pour une petite vengeance non ?

" Monsieur, m'autorisez vous à être parfaitement honnête ? "


Angst n'était pas timide. Elle savait juste ce taire et parler lorsqu'il le fallait.

L'homme paru surprit mais hocha la tête.

Et là on lui avait permit de le faire.

Un très mince sourire parvint sur les lèvres de la demoiselle, trop discret pour être interprété ainsi par des inconnus, mais peut-être pas pour lui...

C'était à son tour de se racler la gorge.

" Je suis flattée que vous vous intéressez à mon avis. Je suis aussi persuadée que vous en savez beaucoup plus que moi sur le lieutenant Dorian, mais voici  mon avis.
C'est un homme qui vit seul, dans une habitation qui j'imagine très impersonnelle, il porte beaucoup d'attention et d'importance la tenue, mais aussi à la discipline. Il n'a pas de compagne, ni d'animal de compagnie. Il possède très peu, voir pas du tout, d'ami très proche. Il est froid, têtu, rude, impatient, et ne porte pas beaucoup d'attention aux menus détails. Il a beaucoup de mal avec les mots et dans la continuité les relations humaines. "


Lilou marqua une pause, juste le temps de prendre une inspiration. Elle connaissait les effets de ces "pauses". Là avait été sa "vengeance", pour avoir été  considérée auprès de lui comme une simple chose, maintenant voilà le reste de la vérité :

" Malgré cela, c'est un homme bon, à l'écoute des personnes qui l’entourent, leur bien, leur santé est pour lui quelque chose d'important, surement plus que le reste. Il est généreux, fort, protecteur, pédagogue. Il possède beaucoup de sang froid et même si je suppose qu'il l'ignore, il possède un certain charisme. Couplé à cela, son autorité naturelle. Il est normal qu'il soit le meilleur dans sa catégorie.

Je suis très heureuse et fière de l'avoir pour tuteur. "


Et qu'il ne prenne pas la grosse tête après cela, elle pouvait rapidement lui rappeler la première partie de son discours.

Dans tous les cas, voilà le résultat de ses observations, simplement ce qu'elle avait ressentit et remarqué en l'observant ses dernières heures.

Et sans utiliser son pouvoir.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Jeu 16 Nov - 1:31

J’étais presque heureux de ne plus avoir à parler. Je n’avais qu’une seule envie, c’était de voir notre Führer et parler de sujets véritablement intéressants. Ce genre de mondanités, elles, étaient vraiment fatigantes.
Angst refusa poliment le verre d’Himmler. Cela ne m’étonnait qu’à moitié. D’un côté elle devait avoir envie de profiter de toute cette opulence, et de l’autre côté elle suivait le choix de la raison. Elle devait ignorer sa résistance à l’alcool, et avait donc peur de l’expérimenter en face des plus hauts dignitaires du Reich. Malheureusement, elle ne fuirais pas l’attrait de l’alcool éternellement. Un jour ou l’autre, elle serait forcée de boire, étant donné que cela représentait la majorité de nos rations sur le terrain.

Elle prenait visiblement la confiance. Elle se permit de vouloir répondre « honnêtement » au chef de la SS. Tant de familiarité n’étaient pas la bienvenue. Himmler était quelqu’un de sympathique si l’on retirait ses penchants malsains pour les génocides industriels. Il avait vécu toute sa vie dans une ferme, avant de rejoindre la SS. Mais d’autres comme Gobbels, n’auraient pas laissé ça passer. Je devrais donc lui expliquer que sa poussé de « confiance en sois » était une mauvaise chose.

Elle m’analysa. Chose que je n’appréciais guère, mais que pour « l’évaluer », pouvait être une bonne chose. J’ai donc laissé faire. Elle exposa mes lacunes sociales, que je connaissais bien. Elle s’arrêta une fois la besogne finie. Son raisonnement était dans l’ensemble vrai, sauf quelques points. Comme l’impatience par exemple.
Elle se reprit sur une série d’éloges qui me mirent certainement plus mal à l’aise que ses mots précédents. Autant je n’avais aucun mal à percevoir mes défauts, autant les qualités c’était autre chose. Le fait qu’elle pense cela de moi avait un aspect assez flatteur. Il s’agissait certainement d’une technique pour ne pas être punie sur le champ. Mais au fond, il y avait une certaine véracité dans son ton.

Les hommes se décomposèrent, et eurent de la pitié dans le regard. Et elle ne m’était pas adressée. Tous me fixèrent, attentifs à mes prochains mots, et surtout mes prochaines actions. Dans leurs yeux, la sentence était déjà fixée.

« Et bien. Quand je vous disais qu’elle était prometteuse. Malheureusement pour elle, elle ne dispose pas de cette capacité appelée « bon sens ». Ne vous en faites pas messieurs. Ce genre de choses n’ont rien à voir avec de l’irrespect. Je lui ai demandé moi-même de faire preuve de discernement et d’analyse, et dans l’ensemble, elle est plutôt douée. Sauf pour faire le choix du lieu et du moment pour rendre son rapport visiblement.»

Je me suis retourné vers elle.

« Ne t’en fait pas. Je suis quelqu’un de « bon » comme tu dis. Tu ne dormiras pas dehors comme tu aurais pu le faire au sein d’une vraie compagnie. Mais laisse-moi-t’expliquer quelques petites choses. Si je n’ai pas de compagne, c’est car je considère que mes capacités peuvent servir le bien commun, et non mes propres intérêts. Ma vie est entièrement dédiée au Reich et à notre bien aimé Führer. Je n’ai pas le temps pour ce genre de choses. Et cela explique pourquoi mon uniforme était déjà couvert de médailles à ton âge, et que toi pas. Pour les erreurs ton analyse, car il y en à, nous verrons ça plus tard » dis-je sans hausser le ton.

Les dignitaires pouffèrent de rire. Himmler s’approcha en souriant et dit.

« C’est vrai que le Lieutenant est sans équivalents concernant les relations sociales, mais il est également sans équivalent dans les compétences militaires. Il est dévoué et aime son Reich, on ne peut pas lui retirer » il avala.

« D’ailleurs, nous avons une histoire amusante par rapport à ça ».

Non. Pas « Cette » histoire. Je me suis raclé la gorge en signe de protestation.

« Saviez vous que le lieutenant, contrairement à tout les jeunes hommes de 16 ans, ne rêvait pas de relations amoureuses et de belle vie. Le jour de son seizième anniversaire, il à dépensé une fortune d’économies pour se payer une maquilleuse. Il était déjà assez grand. Et vous savez ce qu’il en à fait ? » dit il en riant.

« Et bien il s’est fait maquiller pour sembler plus vieux, et à également menti sur ses papiers. Tout ça pour rentrer à l’armée deux ans avant l’âge légal » ria-il

J’esquissait un petit sourire forcé.

« Vous semblez beaucoup apprécier cette histoire ReichFührer. Je pense avoir entendu plus souvent cette histoire de votre bouche que de celle de mes parents »

Je me suis une nouvelle fois raclé la gorge en lançant un regard à Quill.

« Malheureusement, nous devons vous abandonner quelques instants. J’ai à faire avec le ministre des finances. Nous nous reverrons plus tard ».

Ils nous ont salués, avant de reprendre leurs discussions, alors que nous nous éloignions.

« Soit heureuse d’être tombé sur quelqu’un comme moi. Je connais de nombreux gradés qui t’auraient fait exécutés pour moins que ça. Tu as conscience des risques que tu as pris ? Imbécile. » dis-je, légèrement énervé.

Elle avait joué avec sa vie pour impressionner les politiques. Elle ne survivrais pas longtemps avec cette mentalité.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Jeu 16 Nov - 2:09

Qu'avait-elle fait après tout ? Donner des faits, dire la vérité ? Faire ce qu'on lui demandait ?

A aucun moment elle n'avait jugé le comportement de son supérieur. Aucun et voilà ce qu'il se passait. On la regardait avec pitié, on la réprimandait en public, et bien sûr on se moquait. Avait-elle signifier qu'être seul était un défaut ? Avait-elle décris le fait qu'il avait gâché ça vie ou quoi que ce soit d'autre ?

Angst ne dit rien. Elle ne dirait plus rien.

Oh oh oui qu'est que c'est mignon, un jeune homme qui se maquille pour affronter sa carrière plus rapidement.

Quoi ? Elle aurait pu faire ça plutôt elle aussi ? Quand  ? Avant de ses faire arracher aux siens ?  Pendant qu'elle fut enfermé pendant 10 ans de sa vie sans possibilité de sortir ?

Une boule écrasait ses poumons, elle n'était pas encore assez haut pour exploser, ou à même d'être percu, mais elle était bien là.

Oppressante et humiliante.

Enfin il était temps de les quitter. Pour en retrouver d'autres surement.

Angst salua, Angst suivi.

Comme à son habitude il parla, sans la regarder. Sa voix transpirait la colère et la déception. Comme d'habitude.
Pour lui elle ne serait qu'une source de déception ambulante...

Il connaissait tous les gradés, et puis oui il connaissait des personnes pires que tout. Mais il n'y avait pas de risque. Parce que elle, elle connaissait les humains, elle connaissait les gens avec qui elle conversait. C'est pourquoi elle avait passé plus de la moitié de sa vie enfermé. Elle analysait systématiquement leur comportement avant de réagir, elle était réfléchit, pas comme une éventuelle bécasse d'une autre vie.

Et à cet instant, à ce moment précis, rapidement elle avait jugé que ses mots ne seraient pas réprimandé. Elle n'aurait subit de leur part aucune représailles. Ce n'étaient que des faits. Une succession de résultats.

Mais elle devait se taire. Laisser les autres décider pour elle. Laisser croire qu'elle agissait en fonsant dans le tas.
Qu'elle était une imbécile...

Elle ne répondit pas tout de suite.

" Oui. Vous devriez l'échanger. Elle ne vous apportera rien de bon. "

Son ton était amer. Elle avait souhaité lui donné une tonalité monocorde, quelque chose de "normal".

Mais elle était trop blessé. Pas dans son ego, cela elle le gardait quand elle se trouvait avec plus faible qu'elle. Mais dans sa personne, ce qu'elle était véritablement. Elle était perdu dans un nouveau monde et chaque pas qu'elle faisait à taton et pourtant réfléchit on lui rabâchait ses défauts et ont lui ordonnait de reculer. Comment évoluer ? Comment grandir ?

Cette épreuve était beaucoup plus dur qu'elle ne l'avait laissé présagée.

Effrayée de la moindre représailles elle fuit le regard de son supérieur. Rien ne l’empêchait de lui mettre une tarte, une gifles, un coup de pied, en public, c'était la punition principale au centre. L'humiliation public.

Ou même une balle d'ailleurs, cela serait peut-être plus supportable que cette plaie béante qu'il continuait à ouvrir.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Jeu 16 Nov - 2:41

Nous déambulions dans la pièce, en direction d’une petite salle excentrée de la réception. Une petite salle ou je nous saurais au calme, et ou nous pourrions discuter en attendant Hitler. Je n’avais pas réagi à se petite réflexion, mais il ne m’était pas difficile de comprendre ce à quoi elle pensait. Nous allions aborder cela, avant même de rentrer à la maison.
J’avais certes menti à mes supérieurs, et aux hommes les plus influents du monde « libre ».  Cette histoire de ministre était fausse, car c’est le Führer lui-même qui remplierait les papiers pour toute cette histoire de formation. Nous avons traversés la moquette rouge, évitant de potentielles conversations bien trop ennuyeuses pour être énumérées.  Refusant les verres de tout les valets du coin.

D’un air grave, j’ai poussé la petite porte, avant de rentrer dans le petit salon. La décoration était toute aussi fastueuse que celle de l’extérieur. Faux chandeliers et lustres, le tout alimenté par électricité. La pièce était étrangement calme, étant donné le brouaha de la pièce principale.
Je lui ai demandé de s’asseoir, cela serait plus agréable pour discuter. Je me suis assis, et ai posé ma casquette sur la petite table ou était posé un buste en marbre du promulgateur de la solution finale.  J’ai pris ma respiration.

« Pourquoi restes tu silencieuse Angst. Je vois bien que quelque chose te chiffonne. Nous allons vivre sous le même toit, et partager toutes nos journées durant de longs mois.  Je n’ai pas envie que ça se passe mal. Visiblement, mes mots t’ont blessés, et je m’en excuse, ce n’était pas vraiment l’effet escompté. Ce que j’essaie de te faire comprendre, c’est que tu es dans une société, et non plus dans ton école dont tu étais la chef. »


J’ai soupiré.

« Ici, toute tes paroles, ta tenue, tes regards sont à prendre en considération. Et chacun peuvent te valoir de lourdes sanctions. Je ne suis pas adepte des sanctions inutilement punitives. Je n’ai pas non plus l’objectif de te démolir psychologiquement juste pour me targuer face aux dignitaires de ma supériorité mentale. »

Je me suis relevé, m’approchant d’elle pour m’abaisser à sa hauteur, nos sièges étant bien trop éloignés à mon gout.

« Dans ce monde, ce n’est pas l’intelligence qui compte. Et ce n’est pas parce-que tu es persuadée que tu as raison, ou que tu pense que tes paroles sont purement objectives qu’il faut le faire partager. Malheureusement, le monde militaire est particulier. J’ai plus de galons que toi, donc j’aurais forcément raison aux yeux des autres. Et les dignitaires ont raisons car ils sont plus importants que moi, même si ce genre de longues discutions mondaines me fatiguent. Certaines de leurs stratégies sont mauvaises, mais je n’ai pas le droit de leur dire. J’ai le droit de les conseiller, mais il faut y mettre la forme. » lui dis-je.

« Tu es intelligente, et je sais que tu a parviendras à me surprendre. Tes capacités d’analyses sont vraiment efficaces.  C’est un bon point je le reconnais. Sauf sur l’impatience, tu as tout faux mais je ne peux pas te l’incomber, aujourd’hui est un jour spécial.  
Ce que j’essaie de t’expliquer, certainement maladroitement, c’est que le monde est fait d’une manière, et tu ne peux pas dire ce que tu veux, devant tout le monde.  Je t’ai remis à ta place pour une simple question de hiérarchie, mais au fond, j’étais agréablement surpris. Je peux même dire que je comprends pourquoi le Führer t’a choisi toi et non une dotée plus puissante. Tu as des compétences qui diffèrent de la norme, mais ne prends pas la grosse tête pour autant. Je me réserve le droit de te faire redescendre sur terre.

Je ne t’en veux pas, et comme je te disais, je ne te punirais pas pour ce genre de choses. La vie en société est une chose qui s’apprend, et je ne peux pas punir des maladresses liées à un manque d’apprentissage. Et si je me suis énervé tout à l’heure, c’est que tu as vraiment pris des risques. Himmler est techniquement ton supérieur, mais il est aussi très bienveillant.  D’autres t’auraient tout simplement incarcérés pour un tel « manque de respect » envers ton supérieur, même si de son point de vue, donc le mien, ce n’en était pas. Ne prends pas de risques inutiles comme ça pour rien. Tu comprends ? »
essayais-je de lui expliquer du mieux que je pouvais, sans pour autant la critiquer.

"Et non, je n'ai pas l'intention de "remplacer" un élément que je juge si prometteur." dis-je sèchement

« Bon. Maintenant parlons, dit moi ce qui va pas. Tu ne parles pas à ton supérieur, mais à l’homme qui va te former, et celui avec qui tu va vivre durant plusieurs mois. Vas y je t’écoute » dis-je en me redressant et croisant les bras.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Jeu 16 Nov - 21:53

Je rougis au compliment sur ma robe, il faut dire que ce n'est pas dans les habitudes de ce cher Aequilius.

Nous arrivons à la réception, avant de rentrer, je remets ma plaque militaire sous ma robe.
Les regards jaloux ne mettent pas longtemps à arriver. Je n'y prends pas garde et me contente de sourire.

Nous tombons rapidement sur une femme que mon cavalier salue joyeusement... Enfin joyeusement pour une dryade. Je suis étonnée, pour qu'il agisse comme ça, c'est qu'elle doit avoir une certaine importance pour lui.
En écoutant la conversation, j'apprends qu'elle s'appelle Barbara. Ah, c'es donc elle, il m'en a déjà parlé une ou deux fois. Sans compter que j'ai déjà entendu parler d'elle, mais où ?
Quand ils évoquent les médailles, je ne peux m'empêcher de sourire.

- Je confirme, j'ai même dû les ranger par taille et par couleurs.

Tandis que la discussion continue j'observe attentivement l'homme accompagnant la femme. Je n'aime pas le regard qu'il lance, mais je n'en montre rien, je demanderai plus tard à Aequilius s'il veut que j'enquête sur lui. Après tout avant d'être une chercheuse, je suis aussi une espionne.
Après qu'on m'ai présenté j'entre un peu plus dans la conversation. Je me souviens d'où j'ai entendu parler de cette femme.

- C'est un plaisir de vous rencontrer. J'ai lu quelques ouvrages sur vos recherches.

La curiosité faire ressortir mon accent. Cette soirée va peut-être s'avérer plus intéressante que prévue, je veux en savoir plus sur cette femme qui parvient à faire apparaître un semblant d'émotion chez mon camarade.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Ven 17 Nov - 1:13

Ils n'allaient pas voir d'autres personnes, le lieutenant évitait méticuleusement les sources de discussions ennuyantes. Plus de parquet à admirer, seulement une simple moquette rouge.

D'ailleurs elle serait surement très confortable pour y dormir. Ses pieds semblaient s'y enfoncer comme dans du beurre, donc s'imaginer dessus...

Sur quoi dormirait-elle ce soir ?

Angst leva la tête, on lui avait dit de se tenir droite, le regard haut. Tant qu'elle ne croisait pas son regard de braise ça allait.

Il y avait dans le mur une porte discrète élégante si bien qu'on aurait cru à une décoration. Mais son tuteur la poussa et y entra. Son élève sur les talons, qu'allaient-ils y faire ?

Sous son ordre elle s'assit. Le canapé était monstrueusement confortable.

Il prit une grande inspiration, elle frissonna ce n'était jamais bon si....

« Pourquoi restes tu silencieuse Angst. »

Elle se redressa surprise. Elle l'observa. Mais impossible de dire quoi que ce soit. Ne devait-il pas la punir ? Elle s'attendait à des coups, des menaces, des humiliations, pas...ça.

Il continua.

Que chaque mouvement, chaque mot et chaque clignement d’œil soit analysé et prit en compte, oui ça elle en avait conscience, mais encore une fois elle avait fait attention.

Il se leva, elle sursauta, il s'approcha et s'accroupi devant elle. Il était vraiment proche et ses yeux azurs ne pouvait plus fuir.

« Dans ce monde, ce n’est pas l’intelligence qui compte. Et ce n’est pas parce-que tu es persuadée que tu as raison, ou que tu pense que tes paroles sont purement objectives qu’il faut le faire partager. Malheureusement, le monde militaire est particulier. J’ai plus de galons que toi, donc j’aurais forcément raison aux yeux des autres. Et les dignitaires ont raisons car ils sont plus importants que moi, même si ce genre de longues discutions mondaines me fatiguent. Certaines de leurs stratégies sont mauvaises, mais je n’ai pas le droit de leur dire. J’ai le droit de les conseiller, mais il faut y mettre la forme. »

Elle détestait cela. Elle était intelligente, le lieutenant aussi, pourquoi se laisser dominer... pourquoi n'être pas respecté pour ce qu'ils étaient ?

Il ne lui laissa pas le temps de reprendre son souffle qu'il reprit de nouveau.

Comment pouvait-il ne pas lui en vouloir ? Il y a quelques secondes il semblait si énervé.

Lilou, les coudes sur les genoux, posa sa tête dans ses mains. Écoutant la suite.

Puis il la questionna, il lui demanda, ce qu'elle ressentait. Ce qui n'allait pas...


Sa machoire était crispée. Elle ne parla pas tout de suite. Elle ne bougea pas.

Sa bouche s'ouvrit.

Ses yeux fermés, dans la paume de ses mains, étaient sec.

Sa poitrine se gonflait douloureusement.


La vérité n'est-ce pas ?


" Je ne suis vraiment pas un cadeau hein ?"

Elle émit un petit rire acide.

" Ce n'est pas ce a quoi une personne comme vous pouvait, ou souhaitait, s'y attendre. Un coup j'ai l'air d'une gamine de 5 ans irresponsable, irréfléchie, impulsive etc et d'un autre côté j'ai l'air d'une adolescente qui fait sa crise existentielle mais effrayé par le monde entier. Et dans tout les cas je ne parais jamais ce que je souhaite vraiment être. "

Elle laissa tomber ses bras, ses yeux fixèrent la moquette écarlate.

" Je veux être quelqu'un qu'on respecte, pas seulement par la peur, pas seulement parce que j'ai un "bon" grade. Je veux être respectée, pas admiré, mais au moins considéré, par mes aînés comme mes cadets, comme quelqu'un de compétent, de doué. Au lieu de ça je reste la...chose. Et c'est cela qui ne va pas. Ce dont je ne supporte plus. Je ne veux plus être un objet. Plus être le jouet qu'on expose en public, plus l'attraction qu'on vend qu'on trimbale, et puis qu'on dresse, qu'on oblige établir un contrat.
Au centre je n'étais pas la chef. Si je l'avais été, il y a bien longtemps que je me serais accordée le luxe de ne pas dormir à même le sol. Il y aurait peut-être eu un moment où j'aurais eu des médailles. Peut-être même que nous aurions pu être collègue. Mais au lieu de ça on m'a cassé en tout petit morceau, puis ils m'ont obligé à faire ce qu'ils voulaient, tout ce qu'ils voulaient, créer un climat de peur, haïr tout le monde, se faire haïr en retour. Je n'étais que l'objet pour mieux les aider à contrôler leur "doté", en échange, mes...punitions, étaient plus espacées. "


Elle leva les yeux vers son tuteur.

" Osvaald, vous pourriez me faire dormir dehors, me donner de la nouriture pour chien, je n'en aurais que faire. La seule chose que je souhaite, c'est d'être une personne. "


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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Ven 17 Nov - 2:08

Angst se crispait à mes mots. Elle semblait perdue. Cela était une bonne chose de l’avoir isolé comme ça.  Elle pouvait s’exprimer librement, sans être effrayée par le regard des autres, si ce n’est le miens.  J’essayais pourtant d’être le moins acerbe et effrayant possible, mais visiblement, cela n’était pas très efficace, les mots avaient du mal à sortir. Pourtant, je ne l’ai pas brusqué. Si ces phrases et pensées devaient prendre des heures à apparaître, et bien je me montrerais patient. Ce genre de choses était bien trop importantes pour être passées sous silence.

Je l’ai laissé parler, sans la couper. Analysant chacunes de ses paroles et le ton avec lequel elle les avaient prononcés. Un discours empli de peine, de douleur. De nombreuses informations sur son mode de vie furent énoncées. Et malheureusement, je n’imaginais pas que ce genre de centres ait la même politique que les camps Polonais. Ce genre de pensée me donnaient la nausée, les vieux croulants du gouvernement étaient ils si bête ?
Sa dernière phrase était … alarmante. Comment une personne qui semblait si sure d’elle, pouvait ressentir autant de douleur, et pouvait faire preuve d’autant de pathétisme. Mais au fond, cela me semblait si absurde, que j’eu un petit rire.

« Personne ne te forcera à dormir dehors ou à manger de la pâtée pour chien tant que tu seras sous ma juridiction. Et quand j’aurais terminé de te former, personne n’osera y penser. »
dis-je en riant, en restant tout de même serieux.

« Tu n’es pas vraiment un cadeau non. Je l’avoue.  Mais c’est ça que je trouve intéressant. Tu l’as dit toi-même, je n’en suis pas un non plus. Cesse d’avoir cette image négative de toi. Je commence à comprendre les arrières pensés du Führer. Pourquoi toi et pas une autre ? Et bien c’est très simple. Ton mode de pensée est hors de celle des politiques et dirigeants. Tu es intelligente et déterminée. Continuer à faire de toi un bon petit soldat serait sans nul doute du gâchis. » dis-je en souriant légèrement, essayant de la rassurer.

Je me suis redressé légèrement, puis ai soupiré.

« Je comprends ce que tu peux ressentir. Penser que tu n’es qu’un objet. Que tu es différente. Mais honnêtement, regarde ma peau.  Je suis l’exact opposé des idéaux du Reich. Pour moi aussi ça à été compliqué. On m’envoyait faire toute la merde, et lorsqu’on  s’est rendu compte que j’étais bon pour ça, je ne suis devenu bon qu’à ça. Des années entières à servir des croulants sans aucun bon sens stratégique. Puis les médailles sont arrivées, et me voilà, pupille d’Hitler en personne. Tu sais Angst, je ne peux rien faire pour ce qui t’es arrivé, tout ce que je peux t’offrir, c’est un entraînement aux côtés de l’homme le plus médaillé de la SS. Je te traiterais comme un soldat sur le terrain. Je m’en fiche de ton don ou de tes capacités, j’ai aucune idée comment ça marche. Tu me montreras ce que tu as dans le ventre d’accord ?
Je sais que les conditions des altérées sont plus ou moins difficiles selon les corps d’armée, et tu as visiblement pas été gâté, et je ne te blamerais pas parce que ça te hante. Mais rappelle toi une chose Angst. Tu es partie, et à partir de ce soir, quand j’aurais la lettre du Führer, tu seras sous mon entière protection. Même tout les dignitaires réunis ne pourraient t’y soustraire. »
Dis-je en me relevant.

« Angst, tu es bien une personne à mes yeux. Et ce n’est pas l’incident de tout à l’heure qui me fera penser le contraire. Tu as les moyens de devenir important. Alors tu le deviendras, tu sais pourquoi ?

C’est un ordre. »


Puis j'ai détourné le regard.

"Quand tu iras mieux, nous repartirons à la réception. Le Führer ne devrait pas tarder.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Ven 17 Nov - 11:35

Ansgt ne le lâcha pas du regard une seule fois. Elle découvrit qu'il était capable de sourire, d'être amusé par une situation déroutante.

Il la rassura, il lui garanti que si le plus grand homme du Reich l'avait choisi c'est exactement pour ce qu'elle était et non ce qu'on voulait d'elle.

Lilou obéit, et regarda sa peau. Une fois qu'on observait bien, en occultant costume et médailles, on pouvait distinguer une peau mate naturellement. Ce genre de coloration allant à l'encontre des quelques idéaux Nazi. Mais il avait réussi à faire oublier aux gens ses origines.

Un soldat, ce serait la première fois qu'elle serait considéré comme tel. Oui elle allait lui montrer de quoi elle était capable, et il en serait, probablement, surprit. S'il y avait bien un domaine où elle était experte c'était ses pouvoirs. Mais le temps n'était pas encore venu de les lui dévoiler.

Elle hocha la tête à sa question.

Lilou rougis, flattée, impressionnée, le Führer faisait une lettre, pour elle.

Le lieutenant se releva, ses yeux le suivirent.

A son ordre, l'officier ce leva, un grand sourire aux lèvres, les yeux pétillants de bonheurs.

Les petits bons hommes étaient revenu à la vie et faisait la java dans les bureaux.

Elle épousseta son uniforme, elle en prendra soins comme à la prunelle de ses yeux, elle le lissa, remit sa casquette bien en place et déclara d'un ton ferme et sûr.

" Je suis prête mon lieutenant. Et je vous remercie de vos paroles. "

Elle lui sourit puis laissa son visage redevenir celui d'un vrai officier de la SS, dur et catégorique.
Lilou emboîta le pas de son supérieur et tuteur.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Ven 17 Nov - 19:36

Cela faisait quelques jours à peine que j'étais de retour au pays. Cette campagne en Afrique ayant pour but l'éradication d'un réseau de résistance c'était plutôt bien passée. Cela ne m'avais demandé que quelques semaines pour trouver et débusquer ces fous dissidents. A peine étais-je arrivé à Germania qu'un messager m'informa que j'étais cordialement invité à un gala qui devait rassembler les hauts-gradés de notre armée. Et naturellement, en temps que SS-Gruppenführer et ancien héros de guerre, j'étais invité.
En temps normal, j'aurai refusé, mais bon, peut-être que je pourrais saluer quelques têtes connues que j'apprécie, ou découvrir de nouveaux éléments prometteurs, même si ces mondanités obséquieuses me révulsent au plus haut point. S'il y a bien un reproche que j'aimerais formuler auprès de notre cher Führer, c'est que le jumelage entre les militaires et les politiques est devenue une réalité navrante. Le but d'une armée est de servir son pays et de se battre pour lui, pas de le contrôler...
J'ai donc pu en profiter pour me refaire faire un costume d'apparat. C'est peut-être la seule chose que j'apprécie dans ces réceptions, la beauté des costumes militaires présents sont souvent un régal pour les yeux.

Le soir en question était finalement arrivé. J'étais parmi les premiers arrivés et, a mon grand désarroi, aucune tête qui ne m'était sympathique n'était visible. Cependant mon arrivée illumina quelques visages, notamment ceux des "prestigieux" Goering et Himmler. Il appréciait mes résultats, mais dieu ce qu'ils m'étaient insupportables. Surtout Goering. Et par chance, ce dernier s'empressa de venir à mon encontre, après avoir poliment salué ses interlocuteurs, qui eux semblait soulagé de le voir partir.

"Ah ! Notre "Hoffnung Jäger" est des nôtres ce soir ? Je vous croyais en campagne en Afrique afin de mater quelques résistants." dit-il en s'approchant de moi, alors que je prenais une coupe de champagne  sur le plateau d'un des serveurs.

Je m'efforçai de prendre un sourire agréable et charmeur. Et c'est parti pour les échanges triviaux... Espérons qu'Himmler soit plus concis quand il rejoindra la conversation.

" Oh vous savez, les résistants ont plus de mal à m'échapper depuis que la guerre n'est plus ma principale préoccupation." dis-je avec un air amusé.

" Il est vrai que pour un chasseur tel que vous, ce doit être un jeu d'enfant maintenant. Vous avez bien prouvé votre valeur quand il s'agissait de traquer du juif ou du gibier à l'époque, et maintenant que les choses se sont tassées, ce doit être presque ennuyeux ! En tout cas, j'apprécierai grandement que vous vous joigniez à moi lors d'une partie j'organise la semaine prochaine." me fit-il, tout content.

"Ce serait avec plaisir, cela fait un moment que je n'ai pu m'entraîner au tir. Il ne faudrait pas que mes talents de tireur d'élite s'émoussent, où je ne serais plus pour vous un adversaire digne de ce nom, au risque de ne plus être si gentiment invité par des hommes raffinés comme vous." renchéris-je tout en buvant une gorgée de champagne pour laver l'arrière-goût des bottes que je venais de lécher.

Ce fut ensuite au tour d'Himmler de nous rejoindre et de prendre la parole.

"Ah, Général Nordholz. Il est vrai que votre compétence est remarquable pour vous acquitter de la mission que je vous ai confié en quelques semaines seulement. Si je ne tenais pas autant à vous avoir sous mes ordres, je vous conseillerais de changer de carrière et de faire vos preuves dans la Gestapo. Müller serait comblé ! Enfin, je ne regrette pas de vous avoir envoyé là-bas, les résultats sont là et votre léger bronzage vous va à ravir." dit-il avec son air sérieux habituel, très pince-sans-rire.  

Autant, je déteste Goering car c'est un bouffon incompétent qui nous a souvent mis dans une merde noire par son incompétence durant la guerre, autant j'ai du mal avec Himmler parce qu'il me renvois toujours l'impression qu'il me suspecte de trahison ou de conspiration. Mes capacités surnaturelles m'ont beaucoup aidé durant la guerre et ma carrière, mais je ne démérite pas pour autant. Je vais finir par croire qu'il est jaloux de mes résultats, mais pour le moment, restons-en à la pensée innocente que c'est un coincé.

J'échangeât quelques politesses avec mes deux supérieurs, avant de me mêler au reste des invités. Rapidement lassés, et soucieux de conserver mes forces pour le discours du Führer, je me mit en route pour les cuisines et les petits salons isolés afin de pouvoir me sustenter et surtout éviter les emmerdeurs. Je réapparaîtrait discrètement peu avant le discours et j'aviserai à ce moment de qui mérite mon attention.

Une heure ou deux s'écoulèrent ainsi où je pus jouir d'une relative tranquillité. Puis ce fut bientôt l'heure du discours. Je pris le chemin de la salle principale, afin de participer à la suite de la soirée.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Sam 18 Nov - 1:12

Hitler


Le vieil homme entra dans la pièce, sous un tonnerre d’applaudissements. Une ovation générale qui ne dura que quelques secondes. Lorsque ses chaussures cirées foulèrent l’estrade de bois massif, un silence solennel tomba sur l’immense pièce. Pas un chuchotement, pas un tintement de verres, pas un seul pas maladroit sur la moquette écarlate, tous attendaient attentivement. Comme toujours, le Führer était accompagné de son androïde et garde du corps. Il était le garant de sa sécurité, et par définition, de celle du Reich tout entier. Il se tenait droit, comme une statue antique, à la seule différence que son corps n’était pas de marbre, mais de métal.  

Hitler se tenait droit, comme si des années et des années de vies, n’avaient en rien affecté sa condition. Qui aurait pu croire qu’un homme de cet âge paraisse en si bonne santé ? A chacune de ses apparitions publiques, il était énergique, comme le puissant chancelier d’antan. Après tout, il s’agissait d’Adolf Hitler. Le sauveur du Reich, et le maître de la moitié du monde. Mais un bruit courait. Une rumeur qu’il était risqué de propager, au risque de finir six pieds sous terre ou devant un peloton d'exécution. Ces bruits de couloirs, racontaient que le Führer était épuisé par tant d’années, et que l’âge avait bien plus d’effet sur lui, qu’il ne le laissait penser. Evidemment seuls les infidèles pouvaient y croire.

Habillé dans une tenue sobre, il se dirigea vers son pupitre, qui était équipé d’un micro. Mais tous savaient, que celui-ci était presque inutile. Il s’agissait de l’orateur le plus éloquent de son époque car même vingt ans après, l’Alliance craignait cette voix si reconnaissable et puissante. Ses mains se posèrent avec force sur le bois rutilant du pupitre, et il s’exclama :

“Je suis fier de vous voir réunis ici en cette soirée d’automne. Je suis heureux de voir, qu’aujourd’hui encore, tant de personnes vouent leur existence au Reich, et défendent avec force ses intérêts. Des militaires aux scientifiques, en passant par les hommes d’affaire et autres personnes aux illustres compétences. Je suis heureux de voir, que le Reich, après toutes ses années, se renforce de jours en jours. J'aperçois des jeunes gens, qui étaient absents lors des événements charnières de 1933. Cela me remplit de joie de voir que la nouvelle génération, est aussi impliquée dans l’agrandissement de l’empire, que la précédente, mais je m'égare.


Aujourd’hui, est un jour spécial. Il y a quelques jours, un télégramme m’est parvenu, annonçant la victoire au Pakistan. Je n’ai pas eu besoin de rapports pour comprendre à quel point, les défenseurs de la véritable pensée ont combattus ardemment pour reprendre ses terres aux immondes communistes. Aujourd’hui, est le jour où  je, ainsi que le Reich tout entier, rendons hommages à la Wehrmacht et la Waffen SS d’avoir sacrifié autant d’âmes pour étendre l’empire…”
dit-il, continuant son discours avec autant d’énergie et de hargne.


Le discours dura plusieurs longues minutes, tandis que toute la pièce était plongée dans une admiration sans nom. Ce genres de discours poignants, emplis de conviction et d’amour pour le peuple étaient vraiment uniques.
S’en suivi une remise de médailles. Il s’agissait d’un aigle d’argent orné de quelques symboles propres au pays conquis. Une bonne quinzaine de militaires et dotés furent récompensés, et quelques-uns reçurent un peu plus. Quelques montées en grade ainsi que le remerciement humble et véritable du “guide”. Une fois le tout terminé, Hitler passa en revue les différents acteurs de la prospérité de l’empire. Chercheurs de reliques, scientifiques, SS, ainsi que de nombreux autres furent nommés. Après quelques secondes de pause, le vieil homme continua d’une voix plus grave.


“Mais la véritable raison de cette “réunion” réside dans une annonce que j’ai à vous faire. Une annonce qui changera le cours de la guerre, et qui permettra une fois de plus, de terrifier l’ennemi. J’ai une grande confession à vous faire. La conquête de la France, et l’intégralité de la bataille de France, à servi un but plus grand que de simples objectifs militaro-stratégiques. Le réel objectif était : Paris. De nombreux manuscrits, de Saint-Thomas d’Aquin à Pie VII en passant par Borgia, faisaient la référence d’une arme. Une arme crée par “Dieu” lui-même. Une arme bien plus puissante que n’importe quelle fusée ou missiles. Il s’agit d’une bête de l’apocalypse !”
S’exclama-il.


Au même moment, une jeune femme timide grimpa sur scène. Elle était vêtue d’une longue robe comme on en faisait plus. Ses cheveux étaient d’une blancheur céleste. Ses yeux étaient d’un vert émeraude des plus hypnotisant, elle restait silencieuse.

“Nombreux sont ceux qui penseront que révéler de telles informations à de potentiels espions est une mauvaise idée. Mais je vous rassure, cette jeune femme sait quel est le bon côté dans ce conflit, et cela n'enverra qu’un message plus fort aux forces qui se liguent contre nous. “


Adolf Hitler fit mention d’autres projets, ou de potentielles innovations dans le génie civil, avant de terminer par un grand éloge de Germania, et du Reich tout entier. S’essuyant le front avec un mouchoir, il s’écria :

“Sieg Heil !”

Tous répondirent...

“Heil Hitler !”

Et ce de nombreuses fois. Le Reich évoluait depuis de nombreuses années, mais le sentiment de puissance et d’importance des doctrines du Reich à travers ce seul salut n’avait pas décroit. Tout était resté authentique, depuis l’immense réunion de la SS, à Nuremberg plusieurs années auparavant.

Une fois le tout terminé, il repartit dans le même silence que lors de son arrivée, avant de s'éclipser de la pièce, après un discours prononcé de manière éloquente et impériale. Le court de la soirée repris lentement son cours, après de nombreux applaudissement, ne parvenant aux oreilles du concerné, que par le biais d’échos dans les longs couloirs emplis de moulures et de dorures, du parlement du Reich.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Sam 18 Nov - 1:24

Enfin la honte et la peur disparaissaient de son doux visage. Plus aucune appréhension, juste de la flatterie. Ses pommettes tournaient au rouge, ça en était presque mignon. L’atmosphère s’était détendue rapidement, visiblement, je n'étais pas si maladroit avec les mots. Il aura fallu du temps, et un espace dédié, mais je m’étais fait comprendre. Ses yeux respiraient la joie et la bonne humeur. Tant mieux. Cela faisait plaisir de la voir enfin remise sur pieds, fidèle à la première impression que j’avais eu. Sûre d’elle et droite comme un piquet.

“C’est normal. Je dit ce que je pense.” lui dis-je en me dirigeant vers la sortie.

La porte frotta sur le sol, et les bruits de la réception pénétrèrent le petit salon. Cette porte était vraiment bien isolée, bien plus que mes murs. En partant de mes murs, j'appréhendais légèrement la soirée. Je ne savais pas comment Quill allait s’adapter à son nouvel environnement. Nous verrons bien, je suppose qu’un cadre plus intime et calme ne lui ferait pas de mal, comme tout à l’heure dans le salon.

Nous avons marché vers la scène. Le Führer allait arriver d’un moment à l’autre, et je savais que j’allais grimper en haut. Une médaille de plus dans mon armoire. Cela ne s'arrêtera donc jamais ? Légèrement désaxé de l’estrade, j'attendais les bras croisés l’arrivé de l’hôte de cette soirée.

“Angst ? Je vais devoir m’absenter quelques minutes. Je te laisse ici.”
lui dis-je calmement.

Je me suis éloigné d’elle, pour une petite trentaine de minutes, ne la quittant du regard qu’au dernier instant, soucieux de la laisser ainsi seule dans un milieu aussi dangereux. Personne n’oserait parler durant le discours du Führer, mais les quelques minutes de battement entre son début et sa fin, m’inquiétaient. Si un homme un peu trop entreprenant et ivre osait faire quoique ce soit, j’en serais informé, et je veillerais à ce qu’il reçoive la punition qu’il mérite. Hitler haïssait ce genre des personnes.



Le silence survint, et s'ensuivit un long discours. Un discours poignant et plein de puissance. Un discours impressionnant. Notre chef suprême était vraiment quelqu’un d’unique. Je me délectais de chacun de ses mots, m'imprégnant de son énergie et de son éloquence. Il était vraiment unique. Et si je ne portais pas tous les dignitaires dans mon coeur, cet homme lui, disposait de mon entière et indéfectible loyauté. Ce n’était pas par amour de la guère que j’avais rejoint l’armée, ni pour les idées qu’il véhiculait. Ce n’était que pour lui. Il était bien trop unique, et j’avais tellement foi en son potentiel à l’époque. J’aurrais tout fait pour rejoindre ses rangs. J'étais conscient que mes yeux brûlaient d’admiration. Je n’arrivais pas à me détacher de ce qu’il disait.

Si il y avait bien une médaille que j’avais apprécié dans ma carrière, c’était la croix de fer. La première et l’une des seules offertes par le Führer en personne. Je me rappelle encore de mon état de fierté lorsqu’il s’adressa à moi pour la première fois.

Lorsque mon nom fut prononcé, je suis grimpé sur la surélévation au fond de la pièce. Je me tenait droit et humble devant lui. La tête haute, une fière expression sur le visage, je l’ai laissé me récompenser. Puis je me suis dirigé vers Himmler, qui me posa de nouvelles épaulettes, j’étais dorénavant capitaine. Une grande récompense à mes yeux, car chaque grade que je gagnais, me donnait plus de pouvoir sur les hommes, et donc plus de ressources pour prouver leur efficacité, ainsi que leur “bien être”.
Une fois équipé de mes nouveaux insignes de capitaine, je suis redescendu, et ai attendu avec dignité la fin du discours. Et à sa fin, j’ai levé le bras, le saluant.

Hitler passa devant moi, et me serra la main énergiquement, me proposant de le rejoindre sur le champ. Quelques politesses plus tard, j’ai cherché ma pupille du regard, lui demandant de s’approcher d’un signe de tête et de main.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Sam 18 Nov - 14:54

La foule était en ébullition. On ne parlait plus que de l'arrivé imminente du chef suprême. L'air était emplit d'impatience, une sensation étrange lorsqu'on ignorait nous même ce qu'on ressentait. De l’excitation aussi, et Angst n'avait pas besoin d'utiliser ses pouvoirs pour analyser quoi que ce soit. S'en était presque étouffant.

Le lieutenant l'informa qu'il la quitterait pour un petit moment. L'officier hocha la tête. Cela ne l'effrayait pas, au contraire, cela lui permettait d'être seule un moment, d'être capable de trouver ses marques.

Elle inspira profondément l'air chargé d'odeur.

Elle se trouvait à côté de personnes singulières. Aux comportements pour le moins étrange. Lilou écouta leur conversation d'une oreille attentive. Son regard étant fixé sur la scène.

Il y avait un dénommé Aequilius, un prénom bien orientale, une Madame Crumble, au nom de famille très américain, son assistant sans nom apparent et une jeune Aidan.

L'homme au prénom grec travaillerait pour l'armée et serait une sorte de cobaye humain, Les noms des produits qu'il citait lui disaient vaguement quelque chose. Elle le nota dans un coin de sa tête pour interroger le lieutenant Dorian un peu plus tard. La femme au prénom de dessert, serait apparemment une scientifique.

Angst écouta leur bavardage pendant quelques secondes. Mais un chose à quelques mètres l'interpella. Un serveur. Il était pale, transpirait, il semblait mal en point, il n'avait pas l'allure d'un traître, mais d'une personne malade, faible. Ses yeux bougeaient dans tous les sens, comme pour se maintenir éveillé. Il marchait d'un manière empotée. L'officier fronça des sourcils. Le malade s'approchait maladroitement du petit groupe. Un grand plateau de coupes de champagne dans une main.

Lilou fit irruption au milieu de ce petit groupe.

" Excusez-moi " Elle bouscula légèrement la plus jeune fille et rattrapa in extremis le serveur et son plateau.

Aucun verre ne fut brisé et aucune "jolie robe" salie ou froissée. Le personnel fut rapidement alerté, l'homme inconscient déplacé et le plateau emporté.

Lilou épousseta son uniforme et réduit les plicatures.

Elle prit poliment la main de la demoiselle qu'elle avait percuté.

" Je vous pris de m'excusez mademoiselle [en français] vous bousculer n'était pas dans mes intentions. "

L'officier Angst s'inclina légèrement.

" Messieurs, Mesdames "

Elle reprit sa place un peu plus loin.

Le silence se fit, le Guide arrivait.

Il y eu un discours. Non, il y eu Le discours. Une intervention magistrale, prenante et inspirante.

Lilou n'avait jamais assisté à de pareil cérémonie, sa voix si impressionnante ne lui avait été divulgué que par enregistrement ou vidéo de mauvaise qualité.
Le virtuel n'avait rien à voir avec la réalité de cet instant. Sa poitrine se gonfla de fierté pour sa patrie. Pour cette homme si impressionnant.

Elle était très admirative, pourtant, quelque chose la chiffonnait. Une impression, ça aurait pu être quelque chose de futile et qu'elle imaginait, mais son instinct lui soufflait autre chose, de minuscule signe, quasiment invisible. Seulement elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus.

En apercevant la remise des médailles approchés elle repoussa sa réflexion à plus tard.

Une série de nom qu'elle ne connaissait pas défilèrent sur la scène pour recevoir leur récompense et puis soudain.

" Lieutenant Dorian "

Angst chercha son tuteur des yeux, elle ne l'aperçu que lorsque son immense carrure s'éleva sur la scène. Si elle pouvait elle aurait eu la tête d'une enfant fière, un grand sourire aux lèvres, mais elle n'était pas cette Lilou. Au lieu de ça elle se tenait droite, le menton haut, le regard pétillant d'admiration.

Ce ne serait plus lieutenant. Mais Capitaine. Une grade bien plus élevé, bien plus à la hauteur de ce qu'il était. Il serait...Non, il était déjà un bon Capitaine. Elle ne le quitta plus du regard jusqu'à ce que Hitler reprenne.

La magnifique créature s'éleva, à son tour, sur la scène. Une bête de l'apocalypse. Un être qui n'avait pas d'âge, dont on comptait les histoires dans de rares et très anciens ouvrages. Aucun mot ne pouvait qualifier ce qu'elle ressentait.

Le discours se termina par d’innombrables saluts, et ovations. Elle perçu le regard de son capitaine, lui intimant de venir près de lui. Elle hocha la tête. Passa près du petit groupe et le rejoignit.

" Toutes mes félicitations Capitaine Dorian ! "
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Hier à 21:02

Elle s’approcha sans que je n’ai à me répéter. Au moins, elle comprenait rapidement ce qu’on lui demandait, pas besoin d’envoyer un télégramme ou de lui installer une antenne radio dans le crâne, un simple signe de tête était suffisant. J'espérais que la communication entre nous deux soit toujours aussi simple. Mais malheureusement, les événements précédents ont confirmés que ce serait compliqué.
Elle me félicita de mon nouveau rang. Mais contrairement à ce que je pouvais penser ,il ne s’agissait pas d’une simple formule de politesse. Il y avait un petit truc en plus, mais j’ignorais quoi.


“Merci Angst. Un jour ce sera certainement toi, si tu t’en donnes les moyens”
lui ai-je dit, sans vraiment la regarder.


Nous nous sommes dirigés à travers les longs couloirs de l’immense bâtisse. Nos bottes foulaient le tapis silencieusement. Tout le passage était désert, à croire que personne ne s’aventurait aussi loin. Les invités restaient là ou était leur place. En règle générale, il s’agissait des zones où l’on croisait quelques couples ivres ou personnes désireuses de rester au calme, mais là, personne. Le sillon du Führer était vide. Consciemment, je restait silencieux. Ce n’était pas par simple sadisme sociopathe que j'occulte la raison de notre petite marche nocturne. Au fond, je voulais que ça soit comme une forme de surprise, et qu’elle rencontre, l’homme que je respectais le plus.
Je connaissais son bureau, je me suis approché de la porte, et ai toqué. Une voix électronique nous proposa d'entrer, ce que nous avons fait. Le vieil homme était assis, un papier sur le bureau. Il s’agissait du sésame, pour soustraire Quill à toute cette bureaucratie. Lui permettre d’évoluer avec moi comme seul garant.

“Mein Führer.” lui ai-je dit en hochant la tête.


“Osvaald, pardonnez l’environnement dans lequel je vous accueil”



“Ne vous en fait pas, nous ne faisont que passer récupérer la lettre.”


Il hocha la tête et fixa Quill.

“Alors, c’est donc toi. Assieds toi prends un siège, et parle moi un peu des centres dans lequel tu as été. Je suis curieux de savoir comment cela fonctionne.”

Je l’ai regardé à mon tour, opinant également du chef. Lui signifiant d’un simple regard, qu’elle pouvait être honnête.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Aujourd'hui à 0:26

Le visage d'Osvaald ne resta pas totalement indifférent, enfin si, mais quelques muscles frémissèrent, informant l'esprit de l'empathique qu'il avait apprécié la remarque. Apprécié, pas plus. Il ne fallait pas s'emporter. On parlait du lieu...du capitaine Dorian.

Une fois de plus Angst lui emboîtant le pas, ils se sont éloigné du brouhaha de la foule.

Leur chaussures avançait dans un couloir très long, vide et silencieux, seul le bruit de leur pas brisait la monotonie. Cela ressemblait étrangement au son que pouvait faire des pas dans la neiges. C'était amusant.

Les petits bonhommes étaient heureux.

Angst était sérieuse.

Où allaient-il ? Encore dans une salle secrète ? Voir un musée, une collection ?

La réponse lui fut rapidement apportée. et ce n'était pas du tout une salle secrète, ou alors très mal cachée. La porte, comme celle de l'entrée était en bois massif. Gravée, elle aussi. L'officier n'eu pas le temps d'analyser les gravures que son supérieur ouvrait déjà la porte.

Elle fut bloquée sur le pas de la porte.

Le lourd battant allait se refermer sur elle. Elle fit un pas sur le côté en avançant. Impossible d'avancer plus.
La jeune fille salua le chef suprême comme il se le devait.

Elle déglutit. Il avait demandé à Osvaald de le pardonner du peu de désordres qu'il y avait dans le bureau. Mais dans quel monde étions nous ?

L'officier ne bougea pas d'un cil, pas même pour respirer.

Elle apercevait le robot immobile en arrière plan. Waou. C'était la première fois qu'elle l'apercevait d'aussi près. L'horrible curiosité de le toucher, pour augmenter ses pouvoirs, et tenter de le sonder l'envahit.

Mais le regard brun du Führer la ramena rapidement à la réalité.

Elle obéis, prit le siège qui lui semblait le plus près et s'y installa rapidement. Le regarder en face était impressionnant, surtout en se rappelant chaque de seconde qui il était.

Elle déglutit de nouveau. Elle lança un regard effrayé à son tuteur. Il hocha la tête. Il était là. Il lui donnait son accord.

Elle se racla la gorge. Il lui fut très difficile de sortir le premier mot.

" Je... Je n'ai pas un avis objectif et complet sur la question. Je n'ai visité qu'un centre... Je n'ai jamais été transférée ou déplacée. Je ne suis jamais sortie. Les sorties sont très limitées. Elles sont autorisées en cas de missions mineurs demandées par le directeurs lui-même, ou ..."
Elle regarda une nouvelle fois le capitaine. " Ou lorsque des familles de personnes dotés ont les moyens de convaincre le directeur. Je pense que... si vous me le permettez bien entendu, que la méthode d'apprentissage de la discipline n'est pas forcément la plus..élaborée. " Elle sélectionnait ses mots avec une grande prudence. " Le directeur du centre, qui à l'air d'une agréable et chaleureuse personne, assoie son pouvoir sur des personnes dotés grâce à l'humiliation et la peur. Pratiquement toutes interactions sociales non autorisés par lui-même sont interdite; les coups, les ... " Son poing se serra brièvement " Les électro-choques sont malheureusement choses courantes. Je tairais les punissions corporelles d'ordre... vénériennes.
Je n'ai aucun jugement à porter sur ses choses là, je n'en connais pas le fonctionnement, les travaux étaient exécutés par les élèves, mais les informations sur la gestion de l'établissement nous était strictement interdit. Les locaux sont froids, dur pour certains enfants. Tout le monde n'a pas la même résistance aux températures, ainsi que celle de l'eau en hivers. Pourtant rien n'est fait pour plus jeune, en dessous de 7 ans. C'est un milieu difficile. "


L’officier était concentrée, elle se répétait une phrase dans la tête, une phrase prononcé par son tuteur. Une phrase qui lui permettait de ne pas se rappeler du centre. Aucun souvenir ne devait remonter à la surface. Pas maintenant.

- Tu as les moyens de devenir important. -
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Aujourd'hui à 1:38

Je détestais ce genre de situations. Quelques minutes auparavant, je lui avais fait une véhémente leçon sur l’importance de garder son avis en présence de gens importants, et là, je me contredisais. Elle était littéralement face au chef suprême du Reich, et je venais de lui donner l’autorisation de parler. Même si elle devait sélectionner avec parcimonie ses mots, pour atténuer leur gravité, elle se devait d’être parfaitement honnête fac à « lui ».
J’étais accroché à chacune de ses paroles. Le Führer m’avait arraché les mots de la bouche. Il s’agissait d’une discussion que je voulais aborder cette nuit, mais visiblement, nous étions sur la même longueur d’onde. Je savais que la mobilité de ce dernier avait réduit avec le temps, et administrer un empire l’empêchait de visiter chacune des infrastructures. Tout comme moi, il ignorait le discours des membres, contrairement à celui mielleux, de tous les gérants.

Pendant qu’Angst cherchait ses mots, la main fébrile d’Hitler vint signer la longue notice, et y apposa son tampon, doucement et silencieusement, veillant à ne pas l’interrompre. Au début, j’étais presque fier de la réaction de la jeune femme. Une surprise agréable que de voir son regard ainsi, incompréhensif face à la chance qu’elle avait. Malheureusement, j’ai rapidement déchanté.

Mes premières impressions étaient que la complexité du ton du discours d’Angst, provenait de la pression infligée par nos deux regards. Que la présence du Führer l’endiguait, dans son schéma de pensée, ce qui était comprénsible. Mais son regard était bien trop hésitant, et ses paroles trop tremblantes, pour n’être dues qu’à cela.  Il y avait quelque chose d’autre. Quelque chose d’enfoui. Son comportement était similaire à celui de la cabine d’essayage. Elle était effrayée. Elle avait visiblement tant à dire, et si peur des réprimandes. Elle n’était pas à l’aise, ce qui se comprenait. Ses constats étaient difficiles, et comme un enfant qui se plain d’être tombé par terre, elle redoutait probablement une punition immédiate. Après tout, critiquer le système d’Hitler en sa présence, était risqué.
Petit à petit, mon visage s’est renfrogné. Les situations qu’elles nous décrivaient étaient assez triste, voir inconcevable en une telle époque d’évolution.  Des éléctrochoques ? Il s’agissait pourtant des espoirs du Reich, et pas de simples opposants. Mais ma respiration se bloqua lorsque la jeune brune prononça un mot. Vénérienne. Avais-je bien compris ? Connaissait-elle bien le sens du mot ? Non, ce n’était pas si grave que ça ?
Mes poils se sont hérissés en faisant ce constat. Le peu de données que je possédais se lièrent entre elle, formant une toile de données cohérente et consternante. Ce genre de choses était inacceptable. J’ai pris une longue respiration, signifiant mon état psychologique, j’étais hors de moi.

Lorsque les derniers mots de Quill se sont fit entendre, j’ai soupiré, plaçant ma main devant elle, lui signifiant de ne pas reprendre la parole.  Elle semblait tétanisée, et au fond, je n’aimais pas cette vision. Elle était officiellement sous mon indéfectible protection, et cela n’était pas juste physique.
Presque instinctivement, mon poing s’est écrasé sur le bureau, faisant rêlever la tête des deux êtres de l’autre côté de ce dernier. D’une voix glaçante, j’ai demandé :

« Mein Führer, puis-je ? »


Il opina du chef, d’un air grave.

« Vous me connaissez bien. Vous savez que je n’accorde jamais trop de crédit aux paroles des inconnus. Hors, Angst n’est pas une inconnue, et si elle est ici aujourd’hui, c’est que nous avons tout deux fondés de grands espoirs en elle. Elle est peut être supérieur ou différente des autres, elle n’en reste pas un membre de ces enfants visant à devenir les nouveaux super-soldats du Reich. Comprenez moi bien, il s’agit ici de citoyens de notre empire ». J’ai soupiré

« Alors comment ce fait-il que leurs conditions soient aussi archaïques ? Même les geôles de Stalingrad semblent plus accueillantes, et je sais de quoi je parle, j’y suis resté une année. Que les conditions y soient difficiles, je veux bien, à l’armée c’est pareil. Mais qu’ils soient traités comme de vulgaires … étrangers, je ne trouve pas ça normal. Je suis prêt à parier que les chenils sont mieux entretenus. La torture électrique ? Même nous n’utilisons plus ça ! J’ai conscience des enjeux qui ont poussés à convertir les anciens gérants de camps de concentration en directeurs d’instituts. Mais les mentalités de ces vieux croulants n’ont pas changés. Toujours dans la haine de l’étranger, celui qui n’est pas différent. Ce n’est pas normal » dis-je en tentant de ralentir mon ton.
« Vous me connaissez Mein Führer. Vous savez ce qui me met dans cet état là.  Vous connaissez exactement la raison qui m’a poussé à passer en cour martiale. Vous savez que ce genre de « pratiques » sont contraires aux idées du Reich. Tant d’années nous avons repoussés la menace bolchévik, qui à engrosser tellement de nos femmes. Les récits de Varsovie parlent de femmes qui sautaient des toits pour éviter d’avoir à faire à eux et leur … La Wehrmacht et la SS sont peut être coupables de nombreux crimes, mais celui là n’en fait pas parti. Alors s’il vous plaît, ci ce n’est pas en tant qu’ami, prenez cette requête en tant que militaire loyal. En tant que fidèle défenseur des intérêts du Reich, et conseiller proche. Levez une commission d’enquête, que je dirigerais au besoin, et faites lever un peloton s’il le faut. Outre les dégâts humains, si de telles choses impunies venaient à être révélées, ce serait un désastre. »
Dis-je en le fixant.

J’ai repris ma respiration, conscient que j’avais été trop bavard, ou peut être trop véhément et agressif. Heureusement, je savais de source sure que je ne risquais rien, car mes paroles étaient peut être brutales, mais elles étaient justes et justifiées. Hitler était un homme juste. Ce dernier hocha la tête, pensif.

« Je comprends. En effet, vous savez quel dégout j’éprouve pour ce genre de choses, et je vous promets que je ferais le nécessaire. » dit-il en soupirant.

« Veuillez m’excuser, tout ses événements m’ont un peu fatigués, je vais prendre du repos »
J’ai opiné du chef en frappant légèrement le fauteuil du pied, indiquant qu’il fallait s’en aller. Un salut le bras levé, et quelques pas plus tard, et je me trouvais dans le couloir à ses côtés, incapable de faire disparaître cet air renfrogné et emplie de colère de mon visage.
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[GERMANY] 1957 Allemagne

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