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[GERMANY] 1957 Allemagne

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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Mer 22 Nov - 22:13

Quel péteux désagréable. Encore quelqu’un qui se croyait au dessus de tout, sous simple prétexte qu’il avait du galon. Il était vraiment intrusif, sa présence m'incommodait  grandement. Vivement qu’il s’en aille. Il ne se targua que de quelques répliques emplies de narcissisme latent. Je ne remettais pas en cause son efficacité en tant que bureaucrate, juste son efficacité en tant qu’être humain. Un critique de couloir incapable de tenir un discours honnête face à un supérieur ou quelqu’un d’important. Juste de la vantardise face à un subordonné, pour se donner une impression de dissidence et de pensée différente. A vomir.
Heureusement il comprit rapidement que sa présence était insupportable, et ce, certainement par mon air tendu ou mon faux sourir en coin, mêlé d’un regard empli de colère.

Après un salut, il s’en alla, se permettant de nous toucher. Je détestais les gens tactiles. Mais ce ne fut pas la chose la plus désagréable. Ma colère s’envola comme par “magie”. On venait de me l’arracher, elle et les souvenirs douloureux qui l’alimentaient. On venait de me voler une des rares choses que je possédais : Ma colère.

“C’est un doté. Un manipulateur”.

Mon regard perdu croisa celui de Angst. Il s’agissait d’une accusation sans preuve, mais je savais qu’elle avait raison. Après tout, en tant que altéré elle devait le ressentir mieux que moi. Lorsque le mot “manipulateur” fut prononcé, ma main se  glissa furtivement dans ma veste, posant mon doigt sur le chien de mon Luger. Du coin de l’oeil, j’ai attendu qu’il s’éloigne de la porte en bois massif dont nous venions de sortir, tandis qu’Angst réalisait ses magouilles. Elle revint vers moi, un air enfantin sur le visage, comme si elle venait de saboter la plume de son instituteur. Son regard s’encra de nouveau dans la réalité, et en un instant, je venais de récupérer “mon” élève.

J'avais toujours beaucoup de difficulté à assimiler la présence de telles personnes dans les hautes sphères de l'état. Des gens destructeurs et manipulateurs, sans aucun amour pour l'empire. Ce genre de personnes étaient même pires que les résistants. Ils ternissaient l'image immaculée et rayonnante du Reich. Un peloton d’exécution, voilà tout ce qu'ils désiraient.

Je ne comprenais pas vraiment ce qu’il venait de se passer, mais je le supposait. Nous nous sommes dirigés vers l'extérieur, et j’ai poussé un long soupir une fois à l'extérieur.

“Oui nous rentrons, je ne passerais pas une minute de plus dans cet environnement transpirant les dessous de table et la bureaucratie. Nous allons marcher pour rentrer, je n’habite pas très loin. Mais oui vas-y, tu es libre de me dire tout ce que tu sais, et surtout ce que tu as ressenti tout à l’heure.”

Le ciel, bien que très sombre, était gorgé d’eau. Nous n’avions pas beaucoup de temps pour rentrer, ou nous le ferons trempés. J’ai instauré un rythme de marche soutenu, attentif aux paroles d’Angst. La lumière électrique des lampadaires se reflétait sur le sol marbré du quartier parlementaire. Tout y était décoré, même les poteaux disposaient de moulures et d'ornements. Une opulence parfaitement maîtrisée, et qui donnait une ambiance particulière. Les nuits de Germania étaient sans commune mesure, et même Paris ne pouvait pas rivaliser.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Sam 25 Nov - 0:27



3 Novembre 1957

Angst hocha la tête, et suivi son tuteur à l'extérieur. Elle attendit qu'ils soient seuls pour s'exprimer.

L'atmosphère était humide, le ciel noir semblait couvert. Les lampadaires en fer forgé, décorés de complexes gravures éclairaient leur chemin.

" J'ignore ce qui est écrit dans mon dossier, mais voilà ce dont je suis capable. "


La demoiselle attacha et remonta son col un peu plus près d'elle. Une légère bruine ce mit à tomber.

" Je peux décrypter n'importe quel code, si c'est un de ceux que j'ai déjà eu à étudié je peux le révéler en moins d'une minute, sinon en moins de trois minutes. Je suis capable de communiquer de façon parfaite dans n'importe quelle langue, d'écrire un dialecte étranger comme si je l'avais apprit toute ma vie. Voilà pour ce qui est du langage concret.
Mes capacités les plus immatérielles et complexes se déroulent au niveau de l'affecte des être vivants. Je suis très compétente dans la lecture, la compréhension, l'analyse des émotions, et ressentit des différents individus. Et seulement en cas d’extrême nécessité, je me permet de manipuler les sentiments. Je ne cache pas que j'ai beaucoup de facilité à contrôler l'âme des êtres vivants. "


L'officier suivait le rythme imposé de son capitaine de manière souple. Son souffle éjectait une épaisse brume humide.

Leurs pas ne se ralentissaient pas, la fatigue la gagnait. Elle avait hâte d'arriver à destination, mais redoutait ce qu'elle pourrait y découvrir.
Ce serait la première nuit à l'extérieur, la première nuit d'une nouvelle vie, de nouvelles possibilités, un nouveau monde.
Débutant sous une  pluie battante, s’amplifiant au fur et à mesure.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Sam 25 Nov - 3:21

J’écoutais très attentivement les paroles d’Angst. Si nous avions été au sec, j'aurais certainement pris quelques notes. Mais heureusement pour moi, cette densité d’informations ne souffrait pas du même problème que celle du dossier. Dans ce ramassis de feuilles, toutes les informations étaient brouillonnes, démontrant de par ce simple fait, un manque de compréhension de la part de l’équipe des camps. Eux non plus n’y piffraient rien. Ce qui était le comble pour une équipe qui se targuait d’être les meilleurs.
Les mots étaient plus simples ici. Les concepts mieux vulgarisés. Je parvenait à dessiner les frontières de ses capacités dans ma tête, et dieu c’est que le tracé était long et large. Celà était donc la raison pourquoi elle avait ressenti la manipulation de Général-sourire-en-coin. Les deux pouvoirs étaient effectifs sur les sentiments et la psychée. Mais la chose qui m'intéressait le plus résidait dans ses compétences linguistiques. Elle serait très utile dans des pays très reculés, ne parlant que quelques dialectes imprononçable. Je notais cela dans un coin de mon cerveau, avant de me rendre compte que le temps se gâtait.

La bruine commença à obscurcir un peu plus la rue, réduisant la visibilité, et se posant de manière désagréable sur ma peau. Mes cheveux en profiteraient certainement pour faire n’importe quoi, comme d’habitude. Mais à mesure que nous avancions, le temps empirait. Et le son d’une pluie violente commença à se faire entendre, atténuant la présence de tout autre son autour de nous. La réverbe était parfaite, digne d’un Wagner.

Heureusement, notre calvaire ne dura que quelques longues secondes, avant d’arriver sur le parvis. Je suis entré en m’essuyant les pieds, avant de grimper de beaux escaliers en pin, flanqués de rambardes moulurées d’un noir profond.

“Je vois. Je commence à comprendre comment ton don fonctionne. Mais tu n’es pas avec moi pour apprendre à mieux t’en servir, mais si tu en trouve le temps et la possibilité, ce serait très bien. Malheureusement je ne peux pas t’aider, et comme je t’ai dit. Si j’apprends que tu fais mumuse avec moi, ça risque de mal se passer”

Nos bottes de cuir humides laissaient un son très particulier sur le plancher de mon palier. Nous nous tenions debout devant la porte, tandis que ma main, légèrement maladroite, cherchait les clés. Comme à leurs habitudes, elles se cachaient dans la poche opposée à celle que je chercheais. Au bout de quelques instants, le barillet cliqueta, et la porte s’ouvrit sur un petit couloir, flanqué de deux placards et d’un porte manteau. Nous nous sommes avancés jusque dans une cuisine adjacente à un salon. La décoration était sobre, mais le mobilier semblait quand même provenir d’une personne aisée. Les chauffages électriques dernières générations, étaient accolés aux murs clairs, vides de toute décoration. Les fenêtres disposaient de “double-vitrage”, une des innovations de nos chercheurs en domotique.
La vue donnait sur la rue, ou s'abattait une puissante pluie. Une grande table en chêne se situait au centre, posée sur le parquet. Le salon, visiblement inutilisé se trouvait par delà. De nombreux objets liés au domaine de la domotique étaient présents. Réfrigérateur, four électrique, ainsi que de nombreux autres.


“Retire ton manteau, et mets toi en chemise, tu va attraper froid. Et retire tes bottes s'il te plaît.Tiens”
lui dis-je en lui tendant une sorte d’immense chemise en flanelle, absolument pas à sa taille.

“Je te le dit d'office, ce n’est pas moi qui cuisine. J’ai une intendante, mais elle est absente ce soir, elle ne s’occupe pas que de moi. Mais si l’envie t’en prends, libre à toi de t’essayer aux arts obscures culinaires”
dis-je en souriant.

Nous nous sommes ensuites dirigés sur un couloir, donnant sur deux portes de chaque côté de ce dernier, se terminant par une baie.


“La première à droite, c’est ma chambre, au fond à droite, c’est la salle de bain. Au fond à gauche la buanderie, et à ma gauche ta chambre. Pardonne moi du bazard, je vais essayer d’arranger ça, tout à été assez soudain. C’est propre mais y’a de nombreux placards remplis à rabord. Je range mes affaires et mes armes dans cette chambre en règle générale. Mais maintenant c’est la tienne.”
dis-je en tapotant la porte de cette pièce.

Il faisait bon dans l’appartement, les chauffages électriques étaient vraiment une belle invention.

Je l’ai fixé

“Bon, je te dit d’office, c’est pas décoré, mais vu que tu va rester pendant un moment, tu t’occuperas d’arranger ça.” lui dis-je en lui indiquant de rentrer.


Tout était propre, seul la disposition des nombreux meubles étaient assez chaotique. Sur le lit se trouvait le nécessaire pour dormir. Quelques vêtements amples, qui m'appartenaient à l'origine, dans un état plus que correct.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Dim 26 Nov - 13:01



3 Novembre 1957

Angst hocha la tête à ses dires. Elle savait pertinemment que ce ne serait pas avec lui qu'elle exercerait son pouvoir. Pour l'instant, elle ignorait encore de quelle manière et avec qui elle pourrait le faire, mais cela viendrait surement.
Quant au fait d'utiliser son don sur le capitaine, l'idée, la pensée ne lui était même pas venu à l'esprit.

Ils étaient rentré dans un bâtiment, aussi impressionnant que les autres. Comme un ourson elle avait imité l’aîné et avait essuyé ses chaussures, puis grimpé les escaliers de l'olympe.

Avant d'entré elle essuya une nouvelle fois ses pieds. Hors de question de salir l'appartement de Monsieur Dorian.

“Retire ton manteau et mets toi en chemise, tu va attraper froid "

Elle l'étendit sur le porte manteau, elle retira ensuite sa veste "d’apparat" qu'elle disposa à côté. Devait-elle aussi enlever le... le bas ? Elle ne posa pas la question et fit comme si elle avait à le garder.

Par contre...

"Et retire tes bottes s'il te plaît."

C'est exactement ce qu'elle  était en train de faire. Elle les rangea dans le petit couloir de l'entrée.

Elle prit l'immense vêtement qu'on lui tendait, l'observa un instant.

Elle haussa les épaules, retourna auprès du porte manteau, elle retira le haut qu'elle portait. Ainsi que le soutien gorge qu'on lui avait discrètement offert, il était confortable, mais pas plus de deux heures. Elle enfila l'ample poncho et revint vers Osvaald en le reboutonnant.

Suite du programme la visite, ou plutôt une suite d'émerveillement intérieur. Des bonhommes, de nouveau, complètement incontrôlable.

Le logement était...douillet, il y avait une cuisine, où elle se proposa pour faire le dîner lorsque que son intendante ne serait pas la.... Il avait une intendante !!!

Le capitaine Dorian faisait parti de la haute.

Le lieu, l'habitat avait des murs gris, alternant le sombre et le pale, la nuit, en cette instant donc, il semblait obscur, mystérieux, regorgeant de chose à découvrir. Mais le jour, il devait être débordant de lumière, Angst avait tout de suite remarqué les différentes fenêtres, de manufacture épaisse, surement une nouvelle "mode" ou invention.

"Maintenant c'est la tienne."

Son petit monde intérieur s'effondrait à nouveau. Que se passait-il dans le petit monde des mini business brain. Il vaut mieux l'ignorer.

Le reste Lilou l'occulta. Inconsciemment. Parce qu'en fait elle n'entendit plus rien après cela. Ni la pluie battante, ni les paroles du capitaine, ni même son propre cœur.

Était-elle vraiment encore en vie ? Le doute lui vint.

Elle pénétra doucement dans la pièce, à la manière d'un explorateur sur des terres inconnus. Il y avait un tas de tissus, des vêtements trop grand pour elle, surement ceux de son supérieur, sur le lit. LE LIT !!!

Il y avait une couette, un drap, ça sentait bon la lessive. Elle fit un pas en arrière. Vraiment ?

Pour elle ?! Tout ça ? Toute seule ?

Elle tourna la tête un regard très méfiant vers Osvaald, les yeux plissés, elle l'observa.

Non, il ne mentait pas. Pas besoin de lui demander. Il respirait l'honnêteté.

Elle s'approcha de l'animal sauvage, inconnu. Il avait quatre pieds, court, carré, un dos immense. Elle posa sa main, le tata. Et enfin elle su. Qu'entre lui et elle il y aurait une très grande histoire d'amitié, la seule qu'elle ai jamais eu d'ailleurs. En tout cas ce lit et elle tout les deux, ils allaient passer des nuits merveilleuses.

Angst se débarrassa de son air béat et tourna le dos à son nouveau meilleur ami.

" Pouvez-vous me montrer les ustensiles de cuisine et ce que vous possédé comme denrée alimentaire ? Je ferais de mon mieux pour nous faire quelque chose de mangeable. "


Son air faussement austère peinait à cacher sa joie, sa surprise et le bonheur qu'elle ressentait à vivre dans cet endroit.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Dim 26 Nov - 23:39

Je l’observais avec grande curiosité. Elle semblait totalement perdue dans cet environnement pourtant si sobre.  Je ne vivais certes pas dans un lieu modeste, au contraire. Je disposais des services d’une personne tierce, et vivait à deux pas des beaux quartiers ou se succédaient opéras et restaurants chics. Mais il n’y avait rien d’impressionnant, c’est pour cela que j’étais si attentif à ses réactions. Elle était comme une enfant découvrant ses cadeaux de noël. Son regard était à mi-chemin entre l’admiration et l’appréhension. C’était à la fois amusant à regarder, mais à mieux y penser, assez dépitant. Je sentais mes sentiments passés revenir à moi. C’était agaçant d’avoir l’esprit obnubilé par ça.
Elle se retourna, et d’une expression faussement droite, elle me demanda ou se trouvaient les ustensiles, j’ai tourné les talons et me suis dirigé vers la cuisine. J’ai commencé à lui expliquer comment le tout fonctionnait. Four, plaque ect.

« Voilà. Il me semble qu’il y a des légumes frais dans le frigo. Et de la viande dans le congélateur. Les ustensiles  dans le tiroir, si tu as besoin de quoique-ce sois, fait le moi savoir, je vais me changer je reviens. »

Je me suis éclipsé sans plus de cérémonies, retournant dans ma chambre. Je me suis fixé quelques secondes dans le petit miroir apposé sur le mur grisâtre, avant de retirer ma veste ainsi que tout mon attirail de SS. J’ai rangé méticuleusement toutes mes décorations, et ai troqué mes bottes pour des chaussures noires.
Je portais un pull noir et un jean. Après plusieurs minutes je suis retourné dans la cuisine, pour m’enquérir de son état et l’avancement de la pitance. Aucunes traces de sang ou d’incendie. Ca semblait sous contrôle.

« Demain matin nous irons t’acheter des vêtements, mais je ne compte pas te faire travailler l’après-midi, le temps que tu t’acclimates à ton nouvel environnement. Quelque chose en particulier te ferait plaisir ? » lui demandais-je, adossé à la table, les bras croisés.

« Tu avais l’air désorientée dans la chambre tout à l’heure ? Quelque chose qui ne va pas ? » lui demandais-je, connaissant sans aucun doute la réponse.

Je savais mieux que quiconque que la rigidité militaire disposait de nombreuses choses, et les véritables matelas n'en faisaient pas partie. Des lits de camps tout au plus. Un confort rude et archaïque, mais suffisant, du moins, loin du champ de bataille.

Tandis qu'elle préparait le repas, je me suis dirigé vers un petit placard ou j'ai mis le couvert pour deux personnes. Cela n'étais certainement jamais arrivé. Deux personnes mangeant à une table, moi et une autre. C'était perturbant.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Lun 27 Nov - 10:57



3 Novembre 1957

Lilou se rendit à la cuisine, ouverte sur le salon. L'air était tiède. Elle ne ressentait nullement la morsure du froid, c'était agréable.

Elle remonta les manches de la chemise jusqu'au coude. Elle glissa les pans dans son pantalon, elle avait l'air d'un pirate, un look assez décalé comparé à son uniforme.

Elle testa quelques ustensiles. Bidouilla deux trois boutons.

Les petits bonhommes laissèrent quelques souvenirs filtrer. La cuisine de son enfance.

Elle ouvrit le réfrigérateur. Elle sortit quelques légumes et la viande du congélateur.

Sur les plaques chauffantes elle disposa une grande casserole d'eau chaude. Elle se hissa sur la pointe des pieds pour fouiller dans différents placards, elle y découvrit de petites boites de poudres odorantes. Des épices !

Elle en renifla quelques unes, les plus agréable et fortes elle en disposa quelques pincés dans l'eau.

Ensuite elle fit chauffer une poêle à feu doux, et y mit la viande. Pendant qu'elle refroidissait, Angst s'occupa des légumes. Elle sorti une planche, un couteau et un récipient.

Elle lava méticuleusement les légumes, comme son père le faisait dans ses souvenirs. Puis à l'aide du couteau bien aiguisé elle entama l'épluchage.

Elle senti la présence du capitaine derrière elle. Il lui posa une question. Elle avait épluché le premier légume, qu'elle coupait maintenant.

Elle était paisible. Mais réfléchissait tout de même. Qu'est ce qui pouvait lui faire plaisir ? C'était une drôle de question, car tout ici lui faisait déjà plaisir.

De nouveau attentif à son bien-être il lui posa une question, sur l’événement précédent. Un mince sourire apparu sur ses lèvres.

" Ne vous inquiété pas Capitaine. " Elle se tourna vers lui. " C'était seulement à propos du passé, mais c'est fini maintenant. "

Elle retourna à ses légumes. Elle les coupa finement, méticuleusement, sans se blesser.

L'eau frémissait, le couvercle de la poêle grelottait. La viande devait être prête.

"Quand à la première question que vous m'avez posez, je ne sais pas trop quoi vous répondre. Je suis déjà très heureuse de ce qui est présent, et je ne vois pas ce que je pourrais demander de plus. "

Elle remua la viande, la mit à feu fort un instant puis l’éteignit.

Elle versa le tout dans la casserole. Laissant le gras dans la poêle. Elle remit le feu à une puissance intermédiaire. Elle jeta les légumes dans le récipient. Cela allait cuir avec la graisse de la viande, cela sentait déjà merveilleusement bon.

Elle se retourna vers son tuteur et s’essuya les mains sur un torchon qu'elle avait déniché.

" Mais vous, qu'est ce qui vous ferait plaisir de faire ? Ou de me faire découvrir ? Je vous fait confiance pour trouver quelque chose d'intéressant, et puis je ne suis pas difficile. "


Elle posa le torchon et sorti deux petites assiettes d'une étagère. Elle les posa sur la table.

" Et si je n'aime pas, je ferais semblant d'être émerveillé " rit-elle.

La demoiselle se retourna pour mélanger, à l'aide une grande cuillère en bois, les légumes dans la poêle, puis le bouillon frémissant.

Elle inspecta de nouveau les étagèrent pour trouver ce qu'elle cherchait.

Bingo ! Les grands bols se trouvaient dans un des plus haut placard. Elle empreinta une chaise pour y monter. Hors de question de demander au capitaine de l'aider, c'était à elle de faire le dîner. Elle prit deux de ces trouvailles.

Quelqu'un frappa à la porte de l'entrée.

Elle sursauta, recula d'un pas.

Les petits bonhommes étaient blasés.

Elle était sur une chaise, pas un sol. Elle entoura les bols contre elle. Au moins ils seraient protégés.

Son pied dans le vide elle trébucha en arrière. Une seconde après et le sol avait embrassé son dos, assez violemment  il faut dire.

Une grimace douloureuse apparu furtivement sur son visage. Elle ouvrit ses yeux l'un après l'autre. Rien de grave. Elle se releva comme si de rien était, les bols sain et sauf.

Qui cela pouvait bien être à une heure pareil ?

L'officier observa son précepteur se diriger vers l'entrée, elle tendit l'oreille.

Elle disposa de grandes cuillères pour le repas qui était bientôt près.
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Dernière édition par Lilou Quill le Dim 3 Déc - 22:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Jeu 30 Nov - 21:51

Je la regardais faire avec amusement. Elle semblait confiante dans ce qu’elle faisait, ce qui étais une chose positive. Ses mouvements n’étaient aucunement affectés par une hésitation particulière, elle semblait préparer quelque chose qu’elle connaissait parfaitement. Je me serais contenté de quelque chose de brûlé certes, mais la journée avait été longue, et j’avais atrocement faim. J’esquissais un léger sourire, signifiant que l’odeur me donnait envie, et que j’étais pressé de me mettre à table.
Toujours les bras croisés, j’ai attendu sa réponse.

« Capitaine ? » dis-je en me retournant « Je ne vois pas de capitaine ni d’uniformes ici ? » plaisantais-je, en gardant tout de même mon sérieux.

Une de mes oreilles était obnubilée par le crépitement de la nourriture. J’avais vraiment très faim. Mais j’étais tout de même intéressé par les réponses de Quill, bien qu’elles ne soient pas vraiment ce que j’espérais. Mais elle me demandait ce que moi me faisait envie. Une question que je me posais rarement, outre mon métier, rien ne me faisait envie. Toute chose ayant eu une importance pour moi avait été emporté par ce conflit, mes poings se refermaient lentement, se serrant avec force.

« Ne me dit pas que tu n’as jamais rien eu envie de faire en sortant de ton camp à la noix. C’est pas compliqué, tu y penses, tu me dit, et on vois tout les deux. J’ai horreur des gens qui refusent ce qu’on leur offre alors s’il te plaît réfléchis-y » dis-je froidement.

« Et moi j’ai déjà tout ce que je veux. Ca fait un moment que j’habite ici tu sais ? »

Je fus interrompu lorsque quelqu’un frappa à la porte. Qui cela pouvait il bien être à cette heure-ci ? Etrange… Je n’étais pas le seul surpris, car je vis Angst trébucher, je l’ai regardé en esquissant une grimace, montrant que je compatissais. Elle se relèverait bien toute seule. D’un pas pressé, je suis allé dans le petit couloir donnant sur la porte. Je l’ai entrouverte pour m’assurer de l’identité de la personne de l’autre côté. Quelques centimètres étaient suffisants. Il s’agissait de la voisine, une jeune femme un peu plus vieille que moi, mais particulièrement charmante et distinguée. Je l’appréciais tout comme j’appréciais ses petites visites pour me demander quelque chose de temps en temps. Du sel, du poivre, de l’attention. Je l’ai saluée avant de m’enquérir, maladroitement de ce qu’elle désirait. La célibataire désirait que je la dépanne en sel.

« Ah oui, je t’apporte ça j’arrive. » dis-je en me précipitant dans la cuisine, saisissant une salière pleine, et je la lui ai apportée.

Nous nous sommes regardés, mon regard s’est posé sur sa chevelure immaculée, avant de la saluer, presque à contre cœur. Je suis revenu lentement dans la cuisine.

« C’était la voisine, excuse moi. »
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Dim 3 Déc - 19:42

La lumière se profil à l'horizon


" Hey ma belle Syrène. "

L'homme passa une main rassurante sur la joue de sa fiancée.

" Je sais que c'est pour la bonne cause, j'en suis la première convaincue, c'est juste qu'il nous reste quelques heures et..."

Impossible de résister plus longtemps, il la prit dans ses bras.

" Oh, Urselia, ne pleure plus. Je vais dire au revoir aux autres et je te rejoins tout de suite d'accord ? "

Il se sépara d'elle le cœur lourd. Ses pouces séchèrent les larmes de la jeune déesse.

Ce fut la dernière nuit qu'ils passèrent ensemble, et cela, c'était il y a sept années.

Depuis, le groupe de jeunes dotés rebelles, s'était éparpillé dans tous le Reich, dans tous les domaines. Seulement deux étaient parvenus à s'installer à Germania. La SS était redoutablement efficace avec les activistes de l'opposition.

Abyss avait été recueilli, à sa sortie des eaux, par une jeune et ambitieuse communauté de démocratiques altérés.

Ils l'avaient formé, entraîné, aimé. Ils étaient devenus sa famille, son monde. Ils avaient ensemble élaboré des plans complexes, pour chacun, avec un nombre incalculable de possibilités. Et finalement ils s'étaient tous séparés, sur la promesse de ne jamais tenter de se retrouver avant la réussite du plan.
Ainsi, tant qu'il restait au moins un membre vivant, le plan continuerait à perdurer, à se réaliser, petit à petit.

Détruire le Reich, rétablir la démocratie.

La demoiselle, grâce à quelques papiers volés et une connaissance accrue du corps humain, avait prit un post de médecin, tout d'abord sur les champs de bataille, puis ensuite dans les campements, les dispensaires, centres médicalisés, hôpitaux. Toujours de plus en plus proche de Germania.

Et enfin, cela allait faire bientôt un an et demi que la jeune femme vivait de son métier. S'occupant des hauts et vieux dignitaires, ainsi que de leur familles et entourages. Peu à peu elle gagnait de la place et de l'argent, qu'elle mettait de côté; Elle avait le pécule pour vivre dans de grand endroit, de façon luxueuse. Mais ce n'était pas pour elle, pas dans cette vie du moins. Après tout, le plan de la Lumière était tout autre.

Les rebelles avait choisi ce nom de code, "Lumière" un magnifique mot français, plein d'espoir et de vie. Tous les rebelles connaissaient ce nom si grandiose, souvent utilisé tel quel :
" La lumière se profil à l'horizon"

Signifiant ainsi leur appartenance à la rébellion, mais fournissant également de l'espérance à ceux qui l'entendait.

Par contre les membres, les projets et les missions de la Lumière était connu par les seuls membres.
Et le plus amusant dans tout cela c'était que le nom de leur groupe est l'anagramme des prénoms des sept dirigeants du groupe. Dans l'ordre hiérarchique bien entendu.

L et U c'étaient promis de se retrouver après, peu importe ce qu'ils avaient du faire où avec qui ils se seraient unis.

Parfois, il lui faisait penser à son voisin.

De légers bruits se firent entendre dans le couloirs. C'était le séduisant voisin. Un membre éminent de la SS.

Le jours où elle avait visité le logement, il était rentré chez lui, dans un costume flamboyant. C'est le seul argument qui lui avait fait accepter de vivre ici.

Depuis, elle avait tendance à "oublier" de petites choses, pour aller lui rendre visite.
Le soir d'une célèbre fête humaine, elle s'était permise de lui préparer un plat délicieux, notamment pour le remercier qu'il soit si généreux avec elle.

Tout en côtoyant d'importantes personnes, elle s'approchait doucement d'Osvaald Dorian. Le croisant, volontairement, lorsqu'il sortait, glissant un petit mot simple sur son paillasson lorsqu'il partait pour de longue durée.

Mais ce soir, une chose avait changé. Il ramenait une femme. Certes jeune et maladroite, peut-être un peu sauvage. Mais une femme.

Urselia avait brossé sa longue chevelure et était allé chercher du sel, et des informations.

Le regard du SS sembla, selon ce qu'elle avait apprit de lui, la déshabiller du regard.

Il ne semblait pas intéressé par la "nouvelle", mais elle était chez lui, et cela pouvait se révéler dangereuse surtout si elle vivait près d'ici, ou qu'elle travaillait avec lui.

D'après ce qu'elle avait aperçu dans le judas et partiellement discerné dans la cuisine de son voisin.

La demoiselle ne devait pas dépasser le mètre soixante-dix, elle était mince, une poitrine tout de même avantageuse, une longue cascade brune et des yeux persans, d'un bleu saisissant.

C'était deux femmes bien différentes, la nymphe était  grande, peut-être plus que le soldat, ses cheveux étaient d'un blanc atypique, ses vêtements chic, toujours très élégant, choisissant chaussures et habits méticuleusement.

Si une femme entrait si ostensiblement dans sa vie, il fallait qu'elle passe à la vitesse supérieur.

Lorsqu'il lui rapporta la salière elle lui jeta un regard charmeur, chose qu'elle n'avait jamais vraiment osé jusqu'à maintenant. En prenant l'objet elle caressa ses mains subtilement. Elle le remercia et s'éloigna lentement.


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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Dim 3 Déc - 21:59



3 Novembre 1957


Si elle ne pouvait pas l'appeler capitaine, comment devait-elle le nommer ? Par son prénom ? Non, cela était trop familier, mais d'un côté l'appeler par son nom de famille serait peut-être mal interprété...

Il prit sa voix de maître et ordonna à la demoiselle de trouver ce qui pouvait bien lui plaire.  Il était dur, enfin il semblait l'être, mais que pour de bonne chose. Cet homme avait-il un point faible ?


Ce fut une fois sur la tabouret qu'elle eu une révélation, enfin pas tout à fait... Ce fut plutôt à l'instant, juste avant, d'entrer en contact avec le sol.

La demoiselle se releva en un bon, elle mit la table disposa tout ce qui serait utiles, pain, fromage, dessous de plat, couvert, torchon.

Elle entendit la voix de la voisine, une voix suave et...sensuelle ? Quelle sorte de voix pouvait bien avoir Lilou ?

Elle demandait juste un condiment. Angst n'y fit pas attention. Mais peut-être aurait-elle du.

Le visage du capitaine semblait presque être devenu humain. Un rictus amusé s'étira sur les lèvres de la cuisinière.

" Pas de soucis. La voisine devait-être très...intéressante. Je suis pratiquement sûr que vous vous croisez souvent " par hasard"."


La brune retint un rire. Pas besoin de don pour discerner ce qu'il se passait.

Sans lui laisser le temps de réagir elle posa la grosse marmitte sur la table. Le bouillon était près. Elle prit une louche et servit les assiettes.

" Asseyez-vous Cap...Do...Osvaald."

Angst se racla la gorge légèrement gênée.

"J'ai trouvé une idée, mais je ne sais pas si Germania en dispose d'un. J'aimerais aller visiter un endroit très particulier. Il n'y a que quelques livres qui parle de cette endroit exceptionnel. "

Une fois les assiettes creuses remplies jusqu'au rebord elle replaça la casserole sur le plan de travail.

" C'est un grand endroit, j'ai oublier le nom, mais je sais qu'il regroupe, de différentes régions du monde, des animaux. Ils se trouvent dans des cages séparés, dans des milieux d'habitats très différents. On peut les voir manger et vivre, comme dans leur état naturel. Je crois qu'il s'agit du boze, ou quelque chose comme ça. Il paraît qu'il y a une quantité phénoménale d'espèces. Si vous n'y voyez pas d'inconvénient et si cela existe vraiment, j'aimerais que nous y allions. "

Durant ces années de formation, il n'y a eu que très peu de fois où la demoiselle avait pu communiquer avec des animaux. Un rat ou deux tout au plus. Les premières fois elle avait été très mal vu, elle s'était donc arrêté.

Mais cette curiosité de découvrir si ses pouvoirs allait jusqu'à communiquer avec toutes les bêtes l'intriguaient beaucoup. Et puis qui sait, elle se découvrirait peut-être un nouveau talent de dresseuse, ou de capitaine animaux ?

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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Lun 4 Déc - 1:23

Je suis revenu lentement vers Angst. Comme à chaque fois, j’étais un peu chamboulé par ce genre de petites rencontres agréables. Quelques secondes sympathiques, au prix de longues minutes de questionnement. Lentement, mon coeur s’ouvrait. Je savais qu’il n’y avait rien de plus qu’une attirance avancée envers elle. L’amour n’était pas là. Je me l’étais autorisé une seule fois, et malheureusement, ça ne s’était pas bien terminé. Depuis ce jour, je me suis refusé de ressentir quoique soit. Mais Urselia semblait vouloir rompre cette promesse faite à moi même. Ma gorge s’est légèrement serrée, tout comme mon poing, avant de me diriger rapidement, comme si ma démarche avait pour objectif de dissiper ce genre des pensées mélancoliques.

J’ai aperçu le sourire d’Angst. Je ne voulais pas soulever, même si j’étais très curieux de la raison de ce dernier. Je fit mine de ne pas l’entendre, en détournant la tête. C’était de la pure mauvaise foi. Mais l’interpellation de cette dernière me fit rire légèrement. Celà avait quelque chose de particulièrement… “mignon”. Un mot que je n’utilisais presque jamais, même dans mes complexes schémas de pensée. Visiblement, nous allions nous changer mutuellement.

“Bien, tu as enfin compris ce que je voulais dire. Et qu’est-ce qui te fait rire ? Excuse moi, j’allais t'appeler jeune fille mais j’oubliais que nous sommes presque du même âge.” dis-je en riant légèrement.

Le plat avait l’air délicieux. J’ai commencé à boire ma soupe. Elle était vraiment bonne. J’ignore ce qui changeait des plats de mon intendante. Mais quelque chose était là en plus. Quelque chose ajoutant du goût. Une bonne chose.

Je l’ai ensuite écoutée attentivement, elle semblait avoir trouvé quelque chose qui lui plaisit. Maladroitement elle m’expliquait de quoi il s’agissait. Je savais ce que c’était sans trop qu’elle développe. Mais c’était amusant de la voir comme ça, cherchant ses phrases. Ce genre d’ambiance était vraiment différente de celle de la soirée. C’était très agréable et rafraichissant.

“Un Zoo, ou un parc Zoologique. N’oublie pas que Germania est la plus grande ville du monde, il y en à un dans la périphérie. Le Führer ne tenait pas à ce que des animaux en cage soient “détenus” dans la ville. Ils ont rénovés une ancienne carrière, et le micro climat permet aux animaux des pays chaud de tenir l’hiver sans trop de difficulté. Je t’avoue que ce n’est pas trop mon genre de truc, mais le parc se suffit à lui même, donc c’est agréable.” dis-je en continuant de manger.

“Donc si il fait beau nous irons, c’est à une trentaine de minutes d’ici.”



J’ai continué de me délecter du bouillon brûlant, manquant de bruler par gourmandise.

“Mh. On m’impose une intendante. Ordre des supérieurs, et je t’avoue qu’elle ne s’occupe que de la nourriture, vu que je suis un vrai ennemi de la cuisine. Du coup, vu que tu cuisine bien, je me disais que tu pourras t’occuper de ça. Et moi du ménage ? Vu que maintenant, nous sommes plus ou moins en collocation” dis-je sans la fixer. “Après c’est comme tu veux. Tu pourrais acheter ce que tu veux.”
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Lun 4 Déc - 2:57



3 Novembre 1957


Un Zoo ! Mais oui c'est cela !! Comment pouvait-elle avoir oublié ce mot si simple ?

La demoiselle croisait les doigts pour que le temps soit calme et doux, elle s'en fichait qu'il fasse gris bleu ou même nuit. Si cela était la seule condition à leur sortie c'était une chose merveilleuse, et pour laquelle elle espérait.

Qu'est qu'il voulait dire par " mon genre de truc " ? Qu'est-ce qui était son genre alors ? Et puis qu'entendait-il par là ?

Enfin, tant pis, elle ne s'acharnerait pas a comprendre, elle savait qu'un jour elle saurait. Enfin...peut-être.

Le dîner semblait faire sensation. Durant quelques instants il n'y eu que des bruits de régale, le silence était présent, mais comme une couverture chaleureuse, il n'y avait pas de malaise, d'ambiance malsaine ou autre. C'était deux personnes, un dîner chaud, des vêtements qui sèches, des pieds nus sous la table en bois. C'était simple.

Lilou inspira une grande bouffée. Elle s'avouera discrètement ce moment. Elle l'enregistra correctement, les odeurs, les saveurs, les paroles sereines de son tuteur, tout cela elle se le remémorerait lors des  moments les plus durs. Ainsi sa motivation n'en sera que décuplé.

La demoiselle écouta les paroles d'Osvaald attentivement. C'était étrange qu'on lui impose une personne pour s'occuper de lui. Cela ressemblait un peu à de la surveillance. Elle sourit à la référence du Némésis aux casseroles.

Ses yeux bruns étaient concentrés sur ce qu'il se trouvait dans l'assiette, se doutait-il que deux billes céruléennes le fixaient avec étonnement ?

Elle avala sa grosse bouchée en tentant de ne pas s'étrangler.

" Eh bien si ça ne dérange personne, et si je peux emprunter un ou deux livres de cuisine, je pense que oui, cela serait une bonne idée. Pour ce qui est d'acheter ce que je veux, le mieux, je pense est que nous fassions le ravitaillement ensemble, je ne voudrais pas préparer quelque chose que tu n'aimes pas, ou même que tu détestes. "

Soudain ses jouent prirent une teinte rouge, pas rose, ni teinté. Non, Rouge.

Elle plongea ses iris dans le bouillon.

" Euh..Je...Je voulais.... Je me suis trompée... Je voulais dire "Vous"..."

Avant de continuer de bégayer ainsi elle englouti une énorme cuillère de légume.

Pouvait-elle aller se cacher au fond d'un trou ? Pour toujours ?

Face à un court silence, elle se racla la gorge et demanda timidement :

" Est-ce que... vous aimer ? "


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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Lun 4 Déc - 23:43

J’aurais aimé que nous soyons plus bavards. Mais le repas étant d’une grande qualité, je me suis dit que nous pourrions repousser l’échange de toutes les informations essentielles à plus tard, et profiter de ce festin pendant qu’il était encore chaud. J’attendais sa réaction quant à ma proposition, certes étrange, mais bien sérieuse. Mais nos échanges étaient entrecoupés de coups de fourchette glissant silencieusement au fond de nos assiettes, histoire de ne pas en laisser une miette. La regardant, tout en mâchant ma viande, j’ai écouté sa réaction et décision, qui semblait positive. Jusqu’à ce que, tout comme moi, elle s’arrête. « Tu ». J’ai feint de m’étouffer. Elle eu un long moment de gêne, et commença à fuir mon regard, s’excusant de nombreuses fois, et essayant de noyer le poisson.

Cela n’était pas commun que l’on me tutoie, à l’exception de la voisine. Mais venant d’elle, cela avait un effet étonnant, et très amusant. Elle se renfermait une nouvelle fois, croyant qu’elle venait de faire une erreur. Nous étions vraiment différent, mon regard était toujours droit, tandis que le sien se cachais à chaque faute. Je pense que je commençais vraiment à l’apprécier.

« Tu peux me tutoyer tu sais ? Ne te flagelle pas pour ça. On va dormir à quelques mètres l’un de l’autre. Partager la même salle de bain, nettoyer nos affaires ensembles. Et oui c’est délicieux, c’est bien pour ça que je ne suis pas bien loquace. Je suis profondément heureux que cela ne te dérange pas, et nous irons prendre tout les manuels que tu veux. Et nous irons faire les « courses » ensemble, cela va de sois. Et pas nous « ravitailler ». T’es pas à la caserne ici je te rappelle. »

J’ai continué à manger lentement.

« Tu es au moins consciente que nous ne sommes plus en guerre proche depuis des années et que nous disposons d’immenses boutiques permanente ? » dis-je, sans moquerie.

« Tu sais. J’ai l’impression que vous viviez à des années lumière de la réalité dans ton camp. Donc prends le temps de t’accoutumer. Et ne te sens pas idiote quand je te parle de choses qui me semblent logiques. Moi aussi certaines choses habituelles me semblent obscures. Comme les relations sociales ou amoureuses par exemple » dis-je en souriant.

C’était certainement la première fois que j’abordais ce genre de sujets. Mais la présence d’Angst avait la particularité de me mettre à l’aise. J’avais l’impression que je pouvais bien plus me lâcher, qu’en société. Aborder quelques faiblesses mineures ou points un peu honteux comme certaines anecdotes. Être simplement Osvaald et non un capitaine de la SS. J’ai légèrement sourit à cette pensée. Je continuais le repas, entrevoyant une relation, plus que simplement professionnelle.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Mar 5 Déc - 0:16



3 Novembre 1957


Après que la demoiselle assume enfin d'observer son tuteur, elle découvrit que cela ne le dérangeait pas tant que ça.

La couleur de ses joues diminua en intensité. Elle posa la cuillère au bord de l'assiette.

" J'accepte de vo.. de... te tutoyer "

Cela était vraiment étrange. Une sensation nouvelle, que l'on pourrait qualifier de...rapprochement, c'était cela.

" Mais seulement dans cet encl... dans votr... dans notre appartement... Seulement ici. "
Elle inspira.

" Hors de question que je le fasse ailleurs. Et moi aussi je suis profondément heureuse que v..tu aimes ce repas. C'est un des derniers que j'ai préparé avec mon père, avant de partir pour le centre. Je ne me souviens plus très bien de ce qu'il y avait dedans, mais le principal y est. De la passion. C'est ce qu'il me disait toujours, l’ingrédient secret de ses plats délicieux, c'était cela, la passion. "

La demoiselle prit une bouchée. S'ouvrir aux autres était difficile, plus que ce qu'elle aurait pu imaginer.

"Effectivement et objectivement, je vais avoir besoin de temps pour m'accoutumer à tout cela, surtout au fait que nous habitons ensemble, que tout les deux. Mais si v..tu m'aides, en retour..."

Sa gène disparu et un sourire amusé s'étira faussement innocemment sur ses lèvres.

" Je pourrais vous aider à aller peut-être un peu plus loin avec la belle voisine. Et même te donner quelques secrets sur les fondements des relations sociales. "  

Son estomac était déjà bien rempli, mais interdiction de gâcher quoi que ce soit. Elle termina son assiette, moins vorace que précédemment, mais n'en laissa pas une miette.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Jeu 7 Déc - 2:05

Cela n’était pas compliqué de comprendre ce qui la mettait dans un tel état. Mais je ne parvenais pas à accepter que c’était aussi terrifiant de modifier quelques règles de grammaire. Tout cela était probablement lié à son passé, ou tout du moins de sa formation. Loin de moi le désir de la brusquer. Mais petit à petit, la gêne disparue sans trop de difficulté, ce qui me fit sourire légèrement. Je voulais répondre, mais visiblement, elle avait de nombreuses choses à me dire.
Elle me parla quelques temps de sa famille. Une notion à laquelle je ne vouais que très peu d’intérêt. Tout comme celle d’amitié, ou pire, celle d’amour. Puis sa carapace se reforma quelque peu. Elle se mit à balbutier légèrement. Je me suis avancé légèrement, l’air interrogé : Qu’est-ce qui pouvait la mettre dans état pareil. Quelques secondes furent suffisantes pour le comprendre. Dans l’étonnement, un morceau de viande tomba au fond de ma gorge sans que je ne puisse le macher. Me tapant avec force dans le torse, j’ai réussi à survivre. Je l’ai fixé, un air gêné, avant de prendre une longue respiration, signifiant que j’allais tout reprendre depuis le début.

« Et bien. Tu fait des progrès, on dirait presque que tu as tutoyé toute ta vie » dis-je en moquant légèrement.

« De toute façon, lorsque je porte l’uniforme ou n’importe quelle forme de treillis, c’est Capitaine. Quand ce n’est pas le cas je m’en fiche. » dis-je avant de prendre une inspiration.

« Tu sais, moi, toute ces considérations familiales ne m’intéressent pas spécialement. Mais si tu dit que la « passion » te permet d’être meilleure cuisinière je te crois. Je prends plaisir dans mon travail, et c’est certainement pour cela que je suis l’un des meilleurs. Je t’expliquerais ça lorsque tu devras abattre ta première cible. C’est compliqué au départ mais on s’habitude vite. »

Je me suis raclé la gorge, avant de me saisir de mon grand verre d’eau, et de le vider d’une traite. Ca faisait du bien.

« Et pour ce genre de choses, je serais tenté de te dire que cela ne te regarde pas, mais la réalité est que je m’en fiche éperdument. Visiblement il va être compliqué de cacher mon peu de vie privé avec toi, donc autant être Franc. Elle est très jolie, et de très agréable compagnie. Je n’ai malheureusement pas le luxe ni la possibilité de me lier comme cela à une femme en dehors de la SS. Je reviens à peine d’une opération de six mois au Moyen Orient. J’y ai abattu 128 hommes au total. Je suis bien meilleur pour comprendre et réparer la mécanique complexe d’un fusil d’assaut, que pour « plaire » à la gente féminine. Je connais sur le bout des doigts les molécules composant les 48 armes chimiques utilisées par notre armée, mais incapable de retenir une vulgaire date d’anniversaire. » Dis-je en haussant les épaules.

J’ai ensuite fixé Angst avec un regard et sourire amusé.

« Et puis si elle était vraiment intéressée je doute qu’elle apprécie ta présence. Je peux la comprendre. Moi au côté d’une jeune femme aussi jolie, cela doit être grisant pour elle » dis-je en riant
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Jeu 7 Déc - 5:00



3 Novembre 1957

Face à la boutade de son supérieur, la brune bougonna faussement touchée.

Au moins ils étaient d’accord sur le même point, lorsqu’ils étaient habillés ils étaient Capitaine et élève, lorsqu’ils étaient… « Nu »…non… en civil – mieux – ils étaient colocataires.

Lorsqu’Osvaald fit référence à son futur premier assassinat elle sentit un frisson lui parcourir la colonne. Elle n’avait jamais tué personne. L’ablation d’une vie, la première tout du moins, était toujours impressionnante et laissait une marque à vie. Comment serait la sienne ? Le capitaine serait-il là, près d’elle pour la soutenir ? Ou devrait-elle affronter la perte, et son acte, seule ?

Lilou sourit en l’entendant révéler que leur vie privé ne serait pas si « intime » entre eux. Elle sentait que le jeune homme – Oui bien qu’il soit haut gradé et tuteur (et tueur) il était jeune – avait envie de se lier à la belle voisine, mais effectivement comme il le disait, dans sa vie il n’y avait que très peu de place. Et encore moins maintenant que Angst avait fait irruption.

Le regard chocolat se mua en une expression étrange, Lilou ne l’avait jamais vu dans les yeux de son tuteur et peinait à la décrypté. Qu’allait-il encore rajouter ?

« Et puis si elle était vraiment intéressée je doute qu’elle apprécie ta présence. Je peux la comprendre. Moi au côté d’une jeune femme aussi jolie, cela doit être grisant pour elle »

Les petits business man se figèrent. Deux explosèrent sous la pression.

Les pommettes de la demoiselle redevinrent cramoisies. Gênée…non elle n’était pas gênée, troublée, c’était cela. Son esprit était embué.

Elle n’y avait jamais réfléchit, elle était consciente de ne pas avoir un physique repoussant, mais de là à dire qu’elle appréciait son corps… Elle n’avait jamais pris le temps d’y penser. Encore une chose qu’elle mettrait sur la liste des choses à découvrir. Avait-elle du charme ? Elle reprit une couleur naturelle et répondit :

«  Merci, je suis flattée par tes paroles. »


Son regard vint se poser sur le visage d’Osvaald, elle pencha très légèrement la tête sur le côté, ses yeux décortiquait son colocataire. Elle lui sourit, mais pas par moquerie cette fois ci, ni par malice. Seulement un sourire.

«  Je pense que tu es le genre de personne qui, physiquement plait à toutes les femmes. Tu as un physique très avantageux, un regard sombre et tous les hommes devrait-être jaloux de tes mains. Elles sont immenses, on imagine très bien que tu puisses protéger une multitude de personnes avec. »


Lilou termina son assiette en deux bouchées.

« Si tu veux mon avis, tu n'as besoin de rien faire pour plaire. Sauf, éventuellement, sourire un peu plus, mais au pire ça ne fait que rajouter des point à ton côté mystérieux. »


La fin de la phrase parvint avec un long bâillement. Ses yeux papillotèrent. Elle se leva, débarrassa les plats vides et sales pour les mettre dans l’évier.
Elle fit couler l’eau froide, un fond et s’empara de l’éponge et du savon. Dos à Osvaald elle commença à nettoyer les plats.

«  Moi aussi un jour je serais la meilleur, et je pourrais me vanter de connaître un millions de choses, enfin je ne pourrais me vanter qu’auprès des autres, parce que ça sera surement grâce à toi si j’arriverais jusque là-bas. »


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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Dim 17 Déc - 22:49

Amusant. J’étais en train de parler de ma vie intime et amoureuse. Bien que presque inexistante, Angst et moi étions en train de converser à ce sujet. Encore une chose nouvelle dans mon existence. Nous étions deux inconnus il y a encore quelques heures. Je la connaissais moins que mes frères d’armes, et y tenait bien moins. Pourtant, avec eux, ce genre de sujets ne venaient jamais sur le tapis. Mais cet étonnement n’étais pas grand chose face à la gêne que je ressentais sans vraiment la montrer. Même si avec elle, cela n'était pas bien utile. J’ai penché la tête doucement vers mon assiette vide, écoutant ses paroles. C’était certainement la première fois que pouvais autant m’ouvrir avec une “inconnue”. Notre vie commune serait certainement plus simple et agréable que je ne pouvais le penser à l’origine.

“Je m’en fiche pas mal de la jalousie des autres hommes. J’ai le mépris facile alors je t’avoue que si quelques blancs-becs viennent me casser les pieds pour la circonférence de mon indexe, ma vie risque d’être bien énervante” dis-je en souriant.

Je me suis raclé la gorge, avant de vider d’une traite mon verre d’eau.

“Mais si tu veux vraiment que l’on parte dans un florilège de compliments, tu risque de perdre Angst” dis en riant cette fois ci.

Puis j’ai continué après un très court instant.

“Bien sur que tu deviendras très forte. Et sur certains points bien meilleure que moi ça ne fait pas de toute, mais nous verrons ça sur le terrain. A chaque excès de fierté qui dépassera je te ramènerait à l’ordre, histoire que tu ne sois pas trop imbuvable comme je l’était pendant mes classes.”

Je me suis relevé, et ai commencé à débarrasser la table, tout en gardant la jeune femme dans ma vision périphérique, un léger sourire aux lèvres. Je me suis approché du plan de travail, ou un petit plat était recouvert d’une serviette à carreaux. Je l’ai retiré, ai récupéré machinalement une spatule dans le tirroire et l’ai posé sur la table. J’y ai ajouté deux petites assiettes. Je n’étais pas quelqu’un qui raffolait des gâteaux, et de la nourriture en général. Mais je ne voulais pas instaurer un climat de crainte, donc j’avais demandé à ce que l’on prépare un petit gâteau au chocolat. Et même si notre rencontre était récente, je savais que ça lui ferait plaisir.

“Voilà. Il est pas bien gros, mais je me suis dit qu’on pouvait “fêter” ton arrivée.” dis je en commençant à servir deux parts.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Dim 28 Jan - 13:26



3 Novembre 1957

Perdre ? Oh non ! Angst n'avait pas été fabriquée pour perdre, surtout dans une bataille si amusante !
Elle l'observa rire en souriant. Son aspect décontracté était aussi attrayant que les expressions d'inquiétude ou de colère du capitaine.


La demoiselle rinça la vaisselle. Qu'elle disposa ensuite a sécher sur un ustensile en plastique blanc, qui semblait être fait pour ça.


Osvaald ne cesserait sûrement jamais de la surprendre. Disposer sur un plat, une pâtisserie qui lui semblait immense !
Brune presque noire, à l'odeur alléchante, du chocolat. Elle l'observa couper les part et prit l'assiette qu'il lui tendit.


" C'est très gentil Osvaald ! Merci ! "


Elle prit une première bouchée.


" Tu es adorable ! Ce gâteau est vraiment délicieux ! Cela fait tellement longtemps que je n'ai pas mangé de chocolat ! Il y a un goût étrange dont je ne me souviens absolument pas, un petit goût acide. C'est délicieux. "

Elle prit une seconde bouchée, puis une troisième et soudain se stoppa. Elle mit la main devant la bouche du capitaine. L'empêchant de prendre sa première bouchée.
Ses sourcils se froncèrent.


Elle voulut parler, articuler correctement. C'était étrange comme sensation, son corps ne semblait plus lui répondre.


Elle blêmit.


" ... Vous... Gâteau ..?"


Les mots qu'elles tentaient d'exprimer ne sortaient pas. Le chocolat n'était pas acide, mais amer, les ingrédients d'un gâteau n'était pas acide, mais sucré, mais ce goût, d'où venait-il ? Un sédatif ? Était-se lui qui l'avait mit là ? Est-ce que ça n'était qu'une façade ? Un entraînement futur ? Ou n'importe quoi d'autre de sa part ?


Sa vision devint floue, des taches noires firent disparaître le spacieux appartement. Un vil sifflement l'empêchait d'entendre quoi que se soit. Sa tête pencha sur le côté, le haut de son corps, puis la totalité bascula.
Que se passait-il ? Plus rien ne répondait...


La seule chose qui répondait était ses yeux et sa respiration, plus rapide, effrayée. Et puis petit à petit, elle eue envie de dormir, elle était épuisée, on la tirait vers le néant, vers l'inconscience. Comment y résister ? Pourtant, il le fallait... C'était si dur. Sa main se leva et agrippa fermement quelque chose, peut-être la réalité. Etait-se lui qui avait fait se gâteau ? Qui l'avait empoisonné ?

Ses yeux clignaient pour tenter d'apercevoir une lumière. Mais rien...

Sa respiration se fit plus lente. La créature du sommeil la tirait doucement à elle. Son bras retomba. Le mouvement de sa poitrine se stabilisa. Enveloppée dans les bras de Morphée, elle ne s'éveilla pas.
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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Lun 29 Jan - 3:36

Le repas, et donc la soirée arrivait à son terme. Il était déjà tard, et la journée de demain serait bien remplie, ils nous fallait donc nous coucher tôt, même si depuis que j’étais rentré à l’armée, j’avais appris à vivre sans dormir, d’un seul œil un somme. Visiblement, la surprise que j’avais fait commander était une bonne idée. Angst avait le sourire aux lèvres, et pour une raison que j’ignorais, cela me comblait d’une manière ou d’une autre. Depuis la dernière décennie, le prix du chocolat et autres pâtisseries avaient nettement baissés, faisant de cette confiserie, non plus un met réservé à l’élite, mais quelque chose de plus modeste. Cela était du à notre main mise sur une bonne partie des zones tropicales de l’Afrique, en plus des ressources ferreuses des sous sols. Pour une poignée de Marks, une famille pouvait se permettre d’acheter ce genre de choses. Il y a vingt ans, 1 000 000 de Marks ne suffisaient pas à acheter du pain. Le Furhër à vraiment redressé le pays, je suis fier de le servir. Qu’il est bon de vivre dans un empire comme celui-ci.

J’ai regardé en souriant légèrement Angst se délecter de la première bouchée. Tout semblait aller pour le mieux jusqu’à ce que son visage change d’expression rapidement. Trop rapidement. Cela était bien trop brutal pour ne pas signifier un problème, elle posa difficilement sa main devant mes lèvres, m’ordonnant de ne pas manger. Quelque chose n’allait visiblement pas, et elle semblait penser que cela venait du gâteau. Sans attendre, je me suis levé de ma chaise et me suis précipité à ses côtés. Sa peau était immaculée, et elle ne tarda pas à s’effondrer sur la table. En vitesse j’ai approché la part de ma bouche, cherchant à sentir quelque chose. Une fine odeur, à peine perceptible. Un sédatif. Pour confirmer mon analyse, j’ai apposé deux doigts sur le pouls d’Angst, afin de m’assurer qu’il ne s’agissait que d’un sommeil artificiel, tout en approchant mon oreille de son nez. Mes piètres compétences en poisons semblaient me certifier que ce n’était qu’un sédatif.

J’ai accouru dans ma pièce privée, et ai ouvert une sorte de placard. J’y ai saisi mon fusil, et ai allumé ma radio. Un bijou de technologie gracieusement offerte par mon supérieur. Je l’ai allumé, patienté quelques secondes avant d’entendre que la connection était établie. J’ai ordonné :

« Ici le Capitaine Osvaald Dorian de la SS. Ceci est un message d’alerte, j’ordonne le déploiement d’un groupe de combat , d’un commissaire militaires, et d’une aide médicale à mon domicile, 22 Avenue des Sudètes, je répète 22 Avenue des Sudètes. J’ai été victime d’une tentative d’assassinat, exécutez l’ordre 27-35, je répète 27-35. Bouclez les rues. Capitaine Dorian, à vous » dis-je rapidement.

Quelques secondes s’écoulèrent.

« L’ordre d’urgence à été transmis mon Capitaine, des fantassins sont en route. A vous »

« Très bien. Capitaine Dorian, terminé »
.

Je me suis dirigé, arme à la main dans mon salon, gardant un œil sur Angst, toujours affalée sur la table. Je l’ai positionnée de manière à faciliter le vomissement, avant de rechercher toute forme de pièges, micros ou bombes potentielles dans mon appartement. Rien.
Tout en m’éloignant des fenêtres, et en tenant la porte en joue, j’ai attendu les renforts, en réfléchissant à la solution. Une seule personne était au courant de la présence d’Angst, donc j’avais fort à parier qu’il s’agissait d’une attaque sur ma personne. L’agresseur n’est pas encore intervenu, et s’il ne se présente pas, c’est qu’il est au courant que je ne suis pas touché. Cela laisse deux possibilités. Ou il me voit ou m’entends, ou alors il à piraté les communications. Pour être sur, je vais faire interroger tout le monde dans le bâtiment.


L’attente ne fut, dans les faits, pas si longue que ça, mais dans ma tête, elle s’éternisait. J’étais prêt à abattre une armée, comme tout le temps lorsque ma vie en dépendait.

Les militaires sont finalement intervenus, mettant en place la procédure à la perfection. Tout les civils furent déplacés au poste de police le plus proche, afin d’être entendus. L’unité médicale à commencé à prodiguer les premiers soins à Angst, l’emmenant à la clinique la plus proche. La nuit fut bien longue, l’entièreté de l’immeuble fut fouillée, mon appartement « nettoyé », les civils entamèrent une longue période, de plus d’une journée d’écoute, et j’ai passé le gros de ma nuit à donner des directives d’enquête, et bien sur, convoquer une « punition » pour le lendemain, midi, sur la place de la justice. L’enquête fut dirigée envers toute forme de pâtissiers, ou choses s’y rapprochant.

Les cinq heures restantes furent consacrées à attendre au chevet d’Angst, le temps qu’elle se réveille, et que son corps élimine toute les toxines. J’ai attendu, des poches sous les yeux, livre à la main, prêt à m’assoupir à tout moment, aux côtés de ce lit d’hôpital, ou se reposais, ma pupille.



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MessageSujet: Re: [GERMANY] 1957 Allemagne Lun 29 Jan - 4:48



4 Novembre 1957

Des hommes armées jusqu'aux dents pénétrèrent dans l'appartement du capitaine. Leur uniforme étaient méconnaissables, impossible de les identifier. Qui étaient-ils ? Des rebelles ? Des mercenaires de pays en guerre ? Qui bordel ?!

lls mirent en joue le propriétaire de l'appartement. Il fallait s'y attendre: il ne se laissa pas faire. Il plongea derrière un meuble, pour tirer, du dessous, une arme automatique. Le corps de Angst était là, sur le sol, inconscient. Elle sentait et voyait tout, mais ne pouvait bouger d'un centimètre. Que se passait-il ?

Finalement Osvaald fut touché, à l'épaule, puis à l'abdomen. Il tomba au sol, au bord du néant, mais il ne céda toujours pas, il se battu jusqu'au bout, jusqu'à ce que quelqu'un lui assène le coup final, celui qui l’assomma. Ils l'attachèrent pour plus de précaution.

Ca y est, enfin elle pouvait bouger. Elle se leva en un bon, se jeta sur les assaillants. Elle en assujetti deux, l'un par étouffement, l'autre avec un coup de poêle. Mais d'autres arrivaient, et son pouvoir ne fonctionnait pas. Il n'y avait pourtant que dans ses rêves où elle était incapable de se servir de ses dons....

Et si... Non, c'était pourtant si réelle... Si douloureux...

Elle ne bougeait plus. Était-ce...?

L'homme sourit. Il posa le canon de son arme sur le front du brun inconscient.

" Si tu bouge, je le tue."

Elle fit un pas, pour le retenir, par réflexe.

La balle partit à une vitesse de 400 mètres par seconde, la scène se déroula au ralenti. Un film insoutenable. Le bout de métal perfora une première fois le crane, réduisit le cerveau en bouilli, puis ressortit de l'autre côté, projetant une gerbe de sang et de chair sur le mur.


Elle cria, elle s'entendit crier. Elle allait les tuer.

Angst ouvrit les yeux, se releva d'un coup, poins armés, prête à anéantir quiconque lui barrerait le chemin. Elle se releva sorti du lit, ses jambes ne la portèrent nullement, peu importe, même au sol elle pourrait cuir des cerveaux....

Mais... Ses pouvoirs... De l'inquiétude...De la chaleur.

Elle regarda autour d'elle. Les battements de son coeur ralentir. Où se trouvait-elle ?

Une migraine lui rappela violemment la "douceur" de la réalité. Sa vision redevint flou. Quelqu'un entra, à son parfum elle devina qu'il s'agissait d'une femme, portant une longue tenue blanche. Elle l'aida à se déplacer de nouveau jusqu'au lit. Elle l'allongea, pratiquement de force, et reposa sur son front un linge humide.
L'infirmière disparu, laissant sa patiente épuisée, mais réveillée.

Ansgt ferma les yeux, la lumière lui était douloureuse. Elle tendit la main et agrippa la même personne que quelques heures plus tôt.

" C'était un rêve n'est-ce pas...? Vous êtes en vie. Dites moi que vous allez bien.. Dîtes moi que rien ne vous est arrivé. J'ai besoin de savoir. "

Ses sourcils se froncèrent, elle n'entendit pas la réponse tout de suite, les yeux clos la douleur semblait s'estomper peu à peu. Au loin le soleil commença son ascension dans un ciel sanglant.


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[GERMANY] 1957 Allemagne

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