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Quelqu'un a un petit creux ? Artémise (Hôte de Famine)

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❝ EXPERIENCE : 10

MessageSujet: Quelqu'un a un petit creux ? Artémise (Hôte de Famine) Dim 17 Déc - 14:24


 

 
Criminel


 

Il parut un cheval noir, et celui qui était monté dessus

avait une balance à la main

 
GALINSKI Artémise
____________________________________________________________________
  Deux pour le prix d'une


 
❝ Âge : 16 ans en apparence même si on lui en donne plus quand on voit son regard / 21 ans sur sa carte d'identité / Plusieurs siècles en réalités
  ❝ Sexe : Femme
  ❝ Origine : France
  ❝ Race : Artémise est humaine / Famine est un cavalier de l'apocalypse
  ❝ Orientation : Hétérosexuelle
  ❝ Métier : Membre de la bande à Robin / Livreuse de journaux le jour
  ❝ Statut social : Moyen
  ❝ Situation amoureuse : A du mal à oublier Edward
  ❝ Date de naissance : Artémise est née vers l'an 1000 / Famine ignore quand elle est née
 

 
Caractère
____________________________________________________________________
  Libre comme l'air

 

Artémise :


Artémise a un caractère qualifiable d'imbuvable au premier abord:
Elle se montre râleuse avec tout ce qui ne semble pas trouver grâce à ses yeux, c'est à dire à peu près tout ce qui se trouve sur terre et ailleurs. De plus, elle est franche et se fiche totalement de vexer son interlocuteur ou pas. Bien que se qualifiant d'opportuniste par rapport à son désir de rester en vie quoi qu'il arrive, elle n'hésite pas à se montrer généreuse avec le gens et si quelque choses à de l'importance à ses yeux elle n'hésitera pas à se battre jusqu'au bout. Artémise n'hésite pas à se compotrter de manière insolente et vantarde dans l'unique but d'exaspèrer les gens. Son passé la rattrape souvent ce qui la rend extrêmement lunatique la faisant passer du rire au larmes. De plus elle est terrifiée à l'idée d'oublier ceux qu'elle a aimé dans le passé et qui l'ont aimé en retour.

Quuand on apprend à la connaître elle montre d'autres facettes de sa personnalités:
Elle se montre ouverte et amicale voir espiègle avec les gens qu'elle apprécie n'hésitant pas se montrer affectueuse. Cependant il lui faut énormément de temps pour nouer des liens, la plupart du temps elle se montrera distante voir aggresive avec les gens si ils insistent trop.

Artémise à la chance d'être agile, discère et vive ce qui est bien pratique quand le vol est notre métier. De plus elle n'arrive pas à tenir en place.

Famine :


Famine est quelqu'un d'extrêmement curieux qui à toujours envie de tous savoir, principalement lorsque ça concerne les humains.  Elle parle peu sauf pour taquiner Artémise, la réconforter ou bien la pouser à réfléchir voir à agir. Au vu de sa situation elle n'a d'autre choix que d'être très contemplative vis à vis des situations qu'elle vit. Bien que calme elle peut cependant se montrer impulsive si son hôte est en danger. Etant donné ce que les humains lui ont fait subir, elle à tendance à énormément s'en méfier même si sa curiosité finit toujours pas prendre le dessus.


 

 
❝ Particularités : Bien qu'elle aurait pu la faire disparaître, Artémise conserve une cicatrice au visage qu'elle à obtenue lorsqu'elle à été torturée, une manière de se souvenir de ses compagnons morts à ce moment là
  ❝ Tics et manies : Artémise à tendance à faire défiler les perles de son chapelets sans pour autant le réciter. Quand elle pense à Edward elle à tendance à jouer du violon.

  ❝ Passions : Le violon, Ed lui a appris à jouer après la guerre. Elle a gardé le sien après sa mort et en prend grand soin.
  ❝ Phobies : Le feu, Perdre ou oublier un être cher.

  ❝ But : Accomplir l'apocalypse.
  ❝ Rêve : Ne plus être seules. (rêve partagés autant par Artémise que par Famine)

 

 
Identité secrète ❝ MOINEAU
____________________________________________________________________
  L'oiseau de nuit doit prendre garde à la cage


 
❝ Origine : mythologique
  ❝ Don : Hôte de Famine
Artémise est l’hôte de Famine, cela signifie qu’elle possède la totalité de ses pouvoirs ou du moins ceux dont Famine à connaissance et qu’elle sait utiliser. Ce pouvoir offre également l’immortalité à Artémise et la possibilité de se régénérer et de revivre si on la tue, mais pas de manière instantanée.  

- Nécrose : Artémise peut nécroser les gens qu’elle touche que ce soit avec ses mains ou bien une autre partie de son corps. Ce pouvoir est lent, mais il provoque une douleur intense à la victime, sans compter qu’il a tendance à sérieusement réveiller son instinct de survie. Artémise peut aussi choisir de stopper la nécrose. Si Artémise utilise autre chose que ses mains, elle se blesse elle aussi. Il lui arrive également de nécroser la chair de ses doigts afin de faire disparaître ses empreintes digitales.
Maitrise 9/10

- Nuée de sauterelles : Famine a évoqué la possibilité qu’Artémise en soit capable un jour, mais pour l’instant la seule nuée de sauterelles qu’elle a vue, c’est celle qui apparaît lorsqu’elle invoque Espérance.
Maitrise 0/10

- Invocation d’Espérance : Artémise peut invoquer Espérance quand elle veut et où elle veut.
10/10

- Invocation du sceptre : idem. Artémise manie très bien cette arme qui est en plus sacré, elle lui a déjà servie contre un ou deux mort-vivants.
10/10

- Projection Fantomatique : Famine peut se rendre visible aux yeux des autres, elle a alors l’apparence qu’ils imaginent pour elle. Famine est automatiquement visible par les autres cavaliers et créature divines et elle peut se rendre tangible pour Artémise.
10/10

- Détection d’aura : Famine peut deviner instantanément si la personne en face est liée ou est une créature lié à la mythologie ou au fantastique et ce peu importe la nature de son don, elle peut également savoir si il est simplement humain ou non. Cependant, elle choisit ou non de le révéler à Artémise (avec accord du partenaire de rp).
10/10

- Forme de cavalier : sous cette forme, c’est Famine qui prend le dessus sur Artémise. Elle a alors sa vraie apparence. Une aura l’entoure qui affame progressivement les gens et les décomposent sans qu’elle n’ait besoin de les toucher. Toucher une personne accélérera la nécrose et pourra même aller jusqu’à la réduire en poussière en à peine une heure si le contacte est maintenu. Cependant, l’utilisation prolongée de cette forme tue Artémise à petit feu. Elle ne peut actuellement pas l’utiliser plus de 5 minutes sans qu’Artémise en souffre, au bout de dix minutes elle risque de ne pas pouvoir revenir.
2/10 (ce chiffre est pour la maîtrise du don sans tuer Artémise, si elle n’est pas prise en compte Famine le maîtrise parfaitement)
Famine:
 

- Esprits liés : plus une conséquence du pacte qu’un pouvoir. Les âmes de Famine et d’Artémise sont liées, elles ressentent donc les émotions de l’une et de l’autre ainsi que leurs souvenirs. Si Artémise est blessée Famine, sera blessée aussi. Elles peuvent également communiquer par télépathie. Cependant, elles peuvent également choisir de couper la connexion, mais elles ne pourront plus communiquer et Artémise aura plus de mal à utiliser les pouvoirs de Famine. (Hormis l'invocation d'Espérance et du sceptre)

  ❝ Points forts :
- Régénération : Artémise peut se soigner sans trop de soucis sauf si c’est une blessure due au feu. Si un de ses membres est coupé, il repoussera.

- Résurrection : si Artémise est tuée, elle revivra quelques jours plus tard (arme à feu et arme blanche) ou siècles. (le feu)

- Artémise n’a pas besoin de manger, mais elle continue de le faire par habitude.
  ❝ Faiblesses :

- Décomposer quelqu’un prend beaucoup de temps, si Artémise veut accélérer les choses, elle doit continuer de tenir son adversaire s’exposant à une contre-attaque.

- Artémise est obligée d’être en contact avec quelqu’un pour le nécroser et s'il porte des vêtements elle doit d’abord détruire ceux-ci pour atteindre la peau.

- les autres cavaliers sont immunisés aux pouvoirs de Famine et d'Artémise, de plus ils peuvent voir Famine, elle peut également être tangible pour eux tout comme pour Artémise. Les autres créatures bibliques le peuvent également mais ils ne sont pas immunisés

- Un bon médecin peut de nos jours facilement soigner les blessures causé par Artémise.

- Le feu : si Artémise meurt par le feu, elle met plusieurs siècles à revivre. Une blessure causée par le feu mettra un temps normale à se soigner.

- Régénération : Artémise l’a appris à ses dépens, se régénérer est une bonne chose, sauf quand on cherche à vous soutirer des informations.

- Lorsqu'elle est en cavalier Famine ne peut pas cibler ceux touchés par son aura.

- Actuellement Artémise ne peut décomposer que de la matière organique (ça inclue les vêtements sauf si ils sont métalliques), elle ne peut pas le faire avec du métal ou de la matière minérale.

 
■■■ Ton matériel de héros ■■■

  ❝ Costume : Une tenue médiéval (les fringues qu'a Ciri dans the Witcher) avec un long manteau noir et un masque ressemblant à ceux des médecins de la peste ainsi que des gants.
  ❝ Arme : Un sceptre en métal avec une balance au bout dont les plateaux peuvent servir de fléau
  ❝ gadget : réponse
  ❝ Véhicule : Le Cheval de Famine "Espérance", elle peut l'invoquer comme elle le souhaite, il apparaît dans une nuée de sauterelles.
Espérance:
 
 


Dernière édition par Artémise Galinski le Mer 14 Fév - 19:39, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Quelqu'un a un petit creux ? Artémise (Hôte de Famine) Mer 14 Fév - 19:17

Histoire
____________________________________________________________________
 L'immortalité, une bénédiction qui se révèle être un fardeau


 
Spoiler:
 

Histoire de Famine

Antiquité


J’ignore mon âge exacte, je sais juste que je suis vieille, très vieille, peut-être même plus que le monde. Mais j’ai pris conscience de moi-même il y a peu, une voix étrange à été perçue par mes oreilles, elle m’a dit de venir et de voir. Alors je suis montée sur le dos d’Espérance ma monture et j’ai suivi la voix jusqu’à ce qu’une lumière m’apparaisse. Quand je suis sortie, je me trouvais dans un immense désert, à nouveau, j’ai entendu quelqu’un me parler, il m’a dit que je me nommais Famine et qu’avec trois autres personnes nous étions destiné à provoquer la fin des êtres vivants du monde où je venais d'apparaître.

Depuis, j'erre sans autres buts que d’attendre le jour de ma mission. Les êtres dont on m’a parlé m’intriguent tout de même. Malheureusement, je ne peux les approcher sans qu’ils ne fuient ou ne se sentent mal. Je comprends rapidement que c’est mon apparence ainsi que mes pouvoirs qui leurs fonts peur.

À mesure que le temps passe, ma curiosité pour eux grandit, quel est leurs noms ? Qui sont-ils ? Pourquoi doivent-ils à terme disparaître un jour ? Trop de questions envahissent mon esprit, je décide donc de tout faire pour prendre leur apparence afin de pouvoir satisfaire cette curiosité qui me ronge.

Il me faut beaucoup de lunes pour atteindre mon but, mais je finis par y arriver, bien sûr, j’ai une apparence squelettique, mais je suis sûr que je ne les effrayerais plus.
Les choses ne sont pas vraiment passées comme prévues, en me voyant ces êtres m’ont d’abord accueillie comme l’une des leurs, mais dès que j’ai eut la malchance de faire pourrir certaines de leurs vivres, ils m’ont attrapées et attachés à une immense croix en plein soleil avant de m’abandonner.
J’ai chaud, en plus mes membres me font mal, c’est comme s'ils étaient près à céder. Heureusement, je peux décomposer ce bois. Mais je ne comprends pas… Pourquoi cette hostilité ? Je veux juste apprendre… Je veux juste ne plus être seule… On dirait qu’il m’est interdit de vivre normalement parmi eux en attendant mon heure.


Moyen Age

Plus de 1000 ans. Cela fait plus de 1000 ans que je voyage sur cette terre. En un millénaire, j’ai appris énormément de choses. Les êtres qui m’intriguaient autrefois et qui continuent aujourd’hui sont des humains. Ils ont donné un nom à toutes les choses de ce monde et l’une d’entre elle porte mon nom. La Famine, un fléau qui fait de nombreuses victimes parmi eux. Remarque ils n’ont pas tort de l’appeler ainsi étant donné que j’en suis responsable. J’aimerais y mettre fin, mais c’est l’une des missions qui m’incombe alors je ne peux pas.
J’ai appris une autre chose, les humains sont des créatures effrayantes… Si cela n’était pas impossible pour moi, j’aurais déjà disparu à plusieurs reprises de leurs mains. J’ai longtemps espéré qu’ils changeraient, mais non, à chaque époque c’est la même chose, dès qu’ils se rendent compte de qui je suis vraiment, ils essaient de me tuer… Et parfois, ils y arrivent, me condamnant à plusieurs cycles d’inconscience le temps que mon corps ne se reconstruise. À chaque fois, j’ai peur d’échouer dans ma mission principale. Que se passerait-il si l’apocalypse avait lieu quand je suis morte ?

Malgré ma peur grandissante de ces êtres, je persévère à vouloir l'intégrer à eux, ils sont tellement passionnants. Leur volonté et leur courage sont impressionnants. Peu importe les épreuves qu’ils reçoivent, ils s’y adaptent et finissent par survivre, je me dis souvent qu’ils pourraient parfaitement s’adapter à l’Apocalypse. C’est pour ça que je reste près d’eux, je vous les connaître le plus possible. J’aimerais bien découvrir qu’ils sont capables d’autres choses que de se faire continuellement la guerre et de détruire ceux qui leur sont différents.


Malheureusement, une fois de plus, je me retrouve face à l'agressivité de ces hommes, j’ai bien essayé de me défendre quand ils m’ont capturé, mais leurs nombres était trop important. Cependant cette fois à été pire que les précédentes, ils n’ont pas hésité à me briser les membres et à m'infliger de nombreux supplice pour me faire avouer des crimes que je n’avais pas commis. Voyant que je ne parlais pas, ils m'ont coupé la langue.
Désormais, je me retrouve dans une cellule humide accompagné de deux de ces humains. Ma peur a pris le dessus sur la curiosité et alors qu’une jeune fille semble être disposée à m'accepter et à me parler. Le goût du sang me rappelle que je n’en serais plus capable pendant un moment.
Histoire d’Artémise

Début du IX ème siècle

Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi j’ai aussi mal à la main ? Où-est ce que je suis ? Ce sont les trois première questions qui me viennent à l’esprit quand j'émerge difficilement. Une voix masculine retentit à mes oreilles, elle semble inquiète :

- Hey petite, tu vas bien ?
- Où est-ce que je suis ?
- Ils ont vraiment dû te donner un gros coup sur la tête pour que tu oublies à quoi ressemblent des cachots.
- Les cachots ?

Un flash me revient, mon dernier larcin a mal tourné, les gardes m’ont capturée, l’un d’entre eux m’a proposé un marché, j’ai refusé, il m’a embrassé de force, je me suis débattue… Ensuite une grande douleur et je me suis évanouie. Je risque un coup d’œil vers ma main… Je comprends rapidement pourquoi j’ai eu si mal. J’essaie de me lever, mais mes jambes flageolent, je m’effondre immédiatement, l’homme me rattrape.

- Du calme petite, économise tes forces.

J’ai l’impression d’être glacée, des larmes coulent le long de mon visage, je tremble, sans doute le choc, enfin j’en sais rien, j’ai mal et j’ai peur, c’est tout, je ne veux pas mourir ici. Mon compagnon d’infortune m'assoit contre le mur et me tend un morceau de pomme. Surprise, je le fixe sans rien dire.

- Ces enfoirés daignent nous nourrir de temps en temps malgré tout, tiens, ça te redonnera quelques forces.

Il semble avoir un certain âge, ses vêtements sont dans un sale état, j’en conclus qu’il est là depuis longtemps. J’accepte le morceau de pomme, il est brun et collant, mais je m’en fiche, je me calme un peu, épuisée, je m'endors.

Quand je me réveille, je me sens un peu mieux, je commence à m’habituer à la douleur, un filet de lumière passe dans la cellule, je remarque alors qu’il y a une troisième personne avec nous, une femme squelettique, elle a les bras et les jambes en mauvais état et semble enchaînée, elle détourne le regard quand je la fixe, je me demande qui c’est. L’homme de la veille se rend compte que je suis réveillée.

- Ça va mieux ?
- Un peu… Enfin, je ne sais pas trop…

Mon esprit est toujours aussi embrouillé même si je refuse de l’admettre.

- Ton nom petite ? C’est quoi ?
- Artémise et je ne suis pas petite.

C’est vrai quoi, j’ai 16 ans après tout, je suis une adulte, je pourrais même déjà avoir des enfants.

- Si tu le dis “petite”. Moi c’est Béranger.

- Et la personne là-bas ?
- Aucune idée petite, elle refuse de me parler, on dirait que je lui fais peur.
- Je vois… Au fait, appelle-moi encore petite et je t’en colle une.
- Tu peux toujours essayer… Petite…

Je veux lui mettre un coup, mais je suis trop faible pour avoir de la puissance, il rigole, vexé, je lui tourne le dos. Je remarque qu’une branche d’arbre, un pommier, dépasse dans notre cage, le fruit, dessus, n’est pas encore mûr, je me demande si je vivrais assez longtemps pour le voir tomber de l’arbre et devenir atteignable. Qu’est-ce qui m’arrive ? Bien sûr que je vais vivre, je le dois, peu importe le prix.
Des murmures me font tourner la tête, je remarque que Le Vieux tient un chapelet dans sa main et qu’il le récite.

- Comme si Dieu pouvait nous aider ici…
- Il aide, il aide toujours d’une manière ou d’une autre.
- Je considère qu’il nous a abandonnés il y a longtemps. Et je le comprends, les humains sont si pitoyables.
- Si tu le dis, mais ce chapelet et mes prières, ils me donnent l’espoir, il m’aide à tenir, à rester en vie. Si tu ne crois en rien, qu’est ce qui te motive à vivre ?
- Je veux vivre, c’est tout, peu importe le prix, je n'ai pas besoin de raisons particulières.

Je le regarde un moment avant de laisser mes pensées s’envoler. Les jours qui suivent, je dors pas mal et je me chamaille avec Béranger, je commence à avoir faim aussi, ça fait faire quatre jours que je croupis ici, les trois premiers jours, je ne pouvais pas me lever sans tomber dans les pommes, mais ça va un peu mieux… Pommes… Pourquoi j’ai employé ce mot ? J’ai tellement faim moi. Je prierais presque avec le foutu chapelet de Béranger.

Finalement, les gardes semblent se souvenir de nous et nous balancent un peu de pain dur. Le Vieux l’attrape au vol, on dirait bien qu’il me faudra attendre la prochaine fois. Alors que j’envisage de manger le sol, il rompt le pain et m’en donne la moitié.

- J'espère que tu n'es pas difficile.

Cette fois encore, je ne comprends pas.

- Pourquoi ?
- Pourquoi quoi ?
- Physiquement, je ne peux pas me battre, t’aurais pu garder tout pour toi…
- Pourquoi se battre quand on peut partager ?
- …
- Si on se bat, on s’épuisera pour rien, alors que si on partage, on verra tous la lumière du jour au moins demain, tu m’as dit que tu voulais vivre à tout prix non ? Alors pourquoi tu te plains ?
- Je… Pourquoi t’es toujours aussi souriant et gentil malgré la situation ?
- Parce que je ne peux rien y changer petite, alors autant sourire quand la situation me le permet, et puis…
- Et puis ?
- Ça compense avec ton sale caractère, tu ne crois pas ?

Sa phrase me fait sourire un peu, il n'a peut-être pas tort, j’ignore combien de temps, je vais rester ici, alors autant garder le sourire, en plus ça fera chier les gardes et l’idée me plaît.

- Et sinon, elle ne mange pas ?

Je montre la femme du doigt.

- J’ai bien essayé, mais elle refuse obstinément, de ce que j’ai compris, c’est une sorcière… Ça ne m'étonnerais pas vu qu’elle ne se nourrit pas et que pourtant elle reste en vie.
- Je vois…

Je finis mon morceau de pain en silence. Finalement, les jours passent et se ressemblent, étonnamment ma main ou du main mon poignet semble guérir lentement. Le manque de nourriture est dur à supporter, mais Béranger m’a dit que les gardes nous nourrissaient au moins une fois par semaine. Je me dis que je suis chanceuse d’être tombée sur quelqu’un qui partageait, j’ai presque honte de me dire qu’à sa place, je ne l’aurais pas fait. La troisième personne dans notre cellule m’intrigue, le fait que ça soit une sorcière devrait m’effrayer pourtant ça me fascine. J’essaie bien d’engager la conversation, mais comme me l’a dit Béranger, je semble la terroriser plus qu’autre chose, comprend t’elle seulement notre langue ?
Cette fois-ci, c’est une pomme qu’on nous donne, on ne va pas aller loin avec ça, mais bon, c’est mieux que rien, je laisse Germain la couper, il a un caillou en guise de couteau.

- Voilà ta part, petite.
- Merci Le Vieux.

Je m’apprête à manger, mais je me fige dans mon mouvement.

- Je peux t’emprunter ton “couteau” ?
- Le voilà.

Je coupe un quartier de ma pomme et m’approche de la femme. Celle-ci a un mouvement de recul, elle semble terrifiée. Voyant cela, je m’accroupis pour être à sa hauteur et lui parle doucement.

- Tu sais si j'avais voulu te faire du mal, je l’aurais déjà fait.
- …

À nouveau, je n'obtiens pas de réponse.

- À croire qu’ils t’on coupé la langue.

Elle regarde le sol.

- Ah, je vois… Désolée, je ne voulais pas te blesser…

Je ne comprends même pas pourquoi je m'intéresse à cette femme, après tout, elle n'a pas besoin de manger… Béranger commence à déteindre sur moi, je lui tends le quartier de pomme.

- Tu sais que tu sois une sorcière ou un démon je m’en fiche, tu devrais manger un peu même si ça n’en as pas besoin… Ca fait du bien au moral et puis… Je sais comment sont les gardes avec ceux accusées de sorcellerie, un bon jour, ils viennent les chercher pour les brûler… Alors autant que ton dernier souvenir soit celui d’une pomme sucré que celui d’un cachot humide la faim au ventre non ?


La femme me regarde, je sens du trouble dans son regard, on dirait qu’elle ne comprend pas trop ma démarche. Elle finit par ouvrir la bouche pour prendre un morceau puis tout le quartier. J’ignore si c’est pour me faire plaisir, pour que je lui foute la paix ou bien parce qu'elle en a réellement envie.

- Tu en veux d’autre ?

Elle secoue la tête négativement, je lui souris. Un rictus se forma sur ses lèvres. J’ignore ce qu’on lui a fait, mais elle a dû subir des choses horribles pour devenir comme ça. Je retourne auprès de Béranger.

- Apprendrais-tu à être altruiste ?
- Pas spécialement… Tu as dit qu’on devait être heureux malgré la situation non ? Je fais qu’appliquer ce que tu dis, il n'y a pas de raisons qu’on soit que deux sur trois à l’être.

Désormais, à chaque repas, je propose à la femme de partager, elle n'accepte pas toujours, mais sourit un peu à chaque fois et ne recule plus quand je l’approche. Je reste parfois longuement auprès d’elle à lui raconter des histoires quand ce n’est pas Béranger qui le fait. Je n'ai pas un grand répertoire mis à part des histoire de voleurs et de gamins des rues. Pourtant, elle m’écoute attentivement, je l’ai même vue sourire une ou deux fois.

Les semaines passent, je remarque que Béranger a l’air un peu faible, je ne comprends pas pourquoi, mais ça m’inquiète. Pourtant, il continue d’être joyeux, il me raconte des histoires de la bible, j’ai jamais aimé la messe, ni le clergé, mais je l’écoute quand même, ça passe le temps, je me demande ce qu’il faisait avant de finir ici pour être aussi pieux. Pourtant, un matin, je ne le trouve pas à prier son chapelet, il est étendu au sol assez pâle, je comprends vite aux bruits de son ventre qu’il meurt de faim, pourtant, on a eu à manger hier.

- Le Vieux ! Tien bon ! Bordel pourquoi t’a pas gardé le dernier repas entièrement pour toi ?

Je fonce à la porte et tambourine.

- Hey les gardes, faut l’aider, il va mourir si on fait rien !

Évidemment, je n’ai aucune réponse, après tout ce n'est pas comme s'ils se souciaient de nous… Pourquoi je panique moi ? S'il meurt ça fera plus de nourriture pour moi après tout… Mais je m’y suis attaché au Vieux et à ses bondieuseries… Mon regard se tourne vers la toute petite fenêtre de la cellule, la pomme du premier jour est presque mûre, mangeable, mais elle ne tombera pas avant plusieurs jours, mais il sera trop tard. Évidemment, la fenêtre est hors d’atteinte au cas où on voudrait passer par là pour s’évader, du coup la branche aussi. Je tente quand même de l’escalader, oubliant ma main absente, au moment de trouver une prise avec cette dernière, je me cogne contre le mur et glisse, je sens la plaie se rouvrir, mais je m’en fiche. Je dois trouver un moyen. Je retente mon escalade en vain, avec mes deux mains, j’aurais peut-être pu, mais pas là. J’arrive tout juste à grimper la moitié du mur, une anfractuosité est assez grande pour que j’y passe ma main… Cela dit, j’ai la pomme bien en vue. Je retourne auprès du Vieux et je prends sa pierre avant de retourner au mur. Ce que je m’apprête à faire est stupide mais bon. Je coince mon poignet dans le trou et me sers de ma main libre pour lancer la pierre sur la pomme. Sous mon poids, je retombe au sol, égratignant un peu plus le moignon, ça me fait un mal de chien. Je recommence jusqu’à ce que la pomme tombe sous mes assauts. J’ai de nouveau mal, mais j’ai à manger. Ignorant la plaie qui s’est rouverte bien que ça ne soit pas au point de me vider de mon sang, je me dépêche d’aller jusqu’à Béranger et lui tends la pomme.

- Mange… Tu n'as pas intérêt à crever…

Je lui donne la pomme quartier par quartier. Dieu si t’existe t’as intérêt à le sauver ! Je remarque qu’il reprend quelques couleurs, il devrait tenir encore quelques jours de plus, mais je ne fais que retarder l’échéance, il faut qu’on sorte d’ici d’une manière ou d’une autre. Je retourne au niveau du trou et entreprends de commencer à l’élargir.

Je continue mon travail de fourmi les jours suivants, ignorant la douleur qui me lancine à nouveau la main, je force Le Vieux à manger entièrement notre repas de la semaine, il se sent mieux depuis, de toute façon moi, je n’ai pas faim, je me sens un peu nauséeuse. Je ne vais pas gâcher un repas en le vomissant. J'aperçois un tout petit peu de lumière filtrer.

Je me suis évanouie immédiatement après m’être levé aujourd'hui, Béranger a insisté pour que je reste allongée, il semble inquiet, c’est vrai que j’ai un peu de fièvre depuis quelques jours, enfin bon ça devrait aller mieux demain.

Je peux même plus me lever, mon compagnon de cellule m’a forcé à avaler quelque chose, je l’ai rejeté immédiatement, lui aussi à demander de l’aide au garde, mais sans réponse comme d’habitude, il a pris un peu d’eau du repas et déchiré un pan de sa chemise pour me faire une compresse humide sur le front. Je pense que ma blessure a dû s’infecter. Bordel, dire que je voyais de la lumière par ce foutu trou… Béranger n’arrête pas de prier. Comme si Dieu allait se bouger pour me sauver, j’en rirais presque si je n'avais pas aussi peur… Je ne veux pas mourir… Je veux vivre moi…

-----------

La jeune humaine n’en a plus pour longtemps, je le sens… Quel dommage je commençais à l’apprécier malgré ses actions incompréhensibles… Elle se dit égoïste, mais se préoccupe bien plus des autres que la plupart des humains, elle ressemble beaucoup plus au vieil homme à ses côtés qu’elle ne veut l’admettre. Et elle n’est pas effrayante… Pas comme les gardes qui m’ont brisée et jetée ici en attente d’une mort prochaine… Une fois de plus… Les hommes ne savent faire que ça… Tuer ce qui est différent d’eux. Les époques changent, mais pas eux.

Le vieux ne fait que prier… Le boss viendra pas malheureusement il a d’autres choses à régler. Les humains sont effrayants, mais c’est pour ce genre de moment que je continue à les côtoyer, mes deux compagnons n’ont cessé de veiller l’un sur l’autre. Quel dommage que ça s’arrête maintenant. Et Voilà que la gamine essaie de réconforter le vieux, c’est le monde à l’envers, elle peut à peine parler. Tiens, j’ai une émotion étrange, c’est comme si j'avais envie que mes larmes coulent à l’idée de ne plus entendre ses histoires. Oh puis zut, je vole le travail de Mort. Mais je n'ai pas envie de me sentir mal. Je n'aime pas ce sentiment.

Mes bras sont douloureux, mais je parviens à faire signe à l’homme de s’approcher avec elle, il s'exécute, je ferme les yeux. J'espère qu’elle n'est pas cardiaque, vue qu’ils m’ont coupé ma langue, je ne peux pas parler sous ma forme humaine.

-----------


Je flotte, est-ce que je suis morte ? Non, j’entends encore Béranger, je lui ai dit que tout allait bien aller, que je verrais le jour demain, mais il ne m'a pas cru, faut dire que ma voix est si faible, je me sens partir, j’ai peur. Si peur, mais au moins je ne suis pas seule. Je souris au Vieux et le remercie alors que mes yeux ne s’ouvrent déjà plus. Je sens qu’il me porte pour me déplacer, j’ignore où, on dirait bien que c’est la fin pour moi.

“Pour quelqu’un qui voulait se battre à tout prix, tu abandonnes bien vite, jeune humaine.”


Cette voix d’où elle vient ? Une image flotte soudainement dans mon esprit, c’est… Une chèvre ? Qui se tient sur deux pattes ? Je devrais être effrayée, mais bon, je suis en train de mourir alors je me fiche de ce qui peut m’arriver désormais.

“On dirait que le Vieux avait raison… Par contre, tu es affreux Dieu… À moins que tu ne sois Satan, vu ma vie ça ne m’étonnerais pas…”
“Je ne suis ni l’un ni l’autre… Les cavaliers de l’apocalypse ça te dit quelque chose jeune humaine ?”
“Ah la belle blague… Et pourquoi un cavalier se soucierait d’une voleuse manchot ?”
“J’ai mes raisons...”

Son regard change, je reconnais le regard troublé de la femme.

“Mais tu es la sorcière !”
“Ton esprit est bien lent jeune humaine. Je ne suis pas vraiment une sorcière, je suis Famine, c’est pour cela que je n’ai besoin de me nourrir.”

Famine ? Comme le cavalier ? Je devrais paniquer un peu plus voir être en état de choc mais bizarrement le fait d'être en train de mourir me paraît beaucoup plus grave.

“Et pourquoi tu m’apparais ?”
“Pour te proposer un marché.”
“Ah tes fameuses raisons ?”
“Oui… “

Son regard montre qu’il y a autre chose, mais je dois délirer, c’est un genre de démon donc bon.

“Quel est ce pacte ?”
“Je t’offre mes pouvoirs et mon immortalité”
“Et en échange ?”
“Tu devras me libérer le jour de l’apocalypse”
“Qui aura lieu quand ?”
“Je l’ignore, ça peut être dans un an comme dans des millénaires.”
“Chouette, j’aime les jeux de hasard… Ce pacte m’a l'air très unilatéral, en quoi il t’avantage toi qui es immortelle ?”
“Et bien vois-tu, ces humains veulent me livrer aux flammes sous peu… Et je vais mettre des années à me reconstituer, alors que si tu deviens mon hôte, j’aurais un corps en état de combattre pour sortir d’ici et échapper au bûcher, j’ai peur de rater l’apocalypse si je mets trop de temps à me régénérer.”
“Je vois, ça se tient. Donc j’aurais la vie sauve et tes pouvoirs, quels sont ils ? “
“Tu le sauras en temps et en heure.”
“Ai-je le choix ?”
“Bien sûr, mais tu mourras et ton ami en sera attristé.”
“Si j’accepte on est gagnant tous les trois, c’est cela ?”
“Oui… Dis donc jeune humaine, tu poses beaucoup de question pour quelqu’un qui veut vivre à tout prix.”
“Tu as raison, très bien, j’accepte. “

Je ne comprends pas tous, mais je veux vivre, et si Béranger peut vivre aussi alors ça me va… Pourquoi est ce que je me soucie de lui-même mourante ? Et pourquoi j’ai l’impression que cette… Cette quoi d’ailleurs ? On va dire femme, a d’autre raison de me sauver ?

-----------

L’humaine accepte ma proposition sans trop de soucis, je pose ma main sur son front et me concentre, j’espère que c’est sans douleurs… Vu qu’elle se débat, je dirais que ça ne l’est pas. Le vieux nous regarde sans trop comprendre, mais laisse faire, surtout quand un bâton surmonté d’une balance apparaît aux côtés de la jeune fille. Quant-à moi, je me retrouve dans un genre d’oasis avec un champ à côté. Je sens que la jeune fille est terrifiée. Ce n'était pas prévu que je sente toutes ses émotions, je m’empresse de dissimuler mon trouble, il va falloir que je fasse attention désormais. C’est assez étrange comme sensation, j’ai mes propres pensés et émotions, mais je ressens également celle de l’humaine, comment elle a dit qu’elle s'appelait déjà ? Artémise… Ah, apparemment, j’ai aussi accès à ses souvenirs. J’adorais y jeter un œil, mais j’ai plus important à faire pour l’instant.

- Jeune humaine, réveille toi ! On a du boulot !


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Une voix retentit dans ma tête, sur le coup, je ne comprends pas, je gémis

“Réveille toi !”

“Bordel t’aurais pu me dire que ça faisait mal”
“Je l’ignorais, mais je le sens, et je sens ta main aussi, désolée pour la sensation de membres brisés, mon enveloppe humaine a assez souffert.”

En effet, j’ai mal, mais je pense pouvoir bouger. C’est marrant ça, je peux sentir les émotions et Famine, moi qui pensais qu’elle n’en avait pas. Oh et je peux voir ses souvenirs.

“Tu as été crucifié ? Et tu t’en es sortie ? Hé bé… T’as quel âge du coup ?”
“Hé ! Je fouille pas TES souvenirs donc tu ne fouilles pas les MIENS !”
“Pas la peine de t'énerver, je le ferais plus.”

Je sens qu’on me secoue, sûrement Béranger, le pauvre, il n'a pas dû comprendre, j’ouvre les yeux.

- Artémise tu est en vie… Et l’autre femme ? Elle t’a touché puis a disparu, puis ensuite, tu as semblé te débattre et puis…
- Longue histoire…

Je lui résume rapidement la situation, il n’a pas l’air de trop comprendre, mais ne mets pas non plus en doute mon histoire.

- Et maintenant je nous faire sortir d’ici, enfin…


Je réfléchis.

“Dit Famine, je sors comment d’ici du coup ?”
“Pose ta main sur la porte et regarde, oh et n’oublie pas mon sceptre!”
“Le machin avec la balance là ?”
“C’est cela, crois moi un jour tu sera contente de l’avoir, il y a des situation ou mes pouvoirs ne sont pas les plus utiles”

Je ramasse son arme, il est fait dans un métal léger, je m’avance ensuite vers la porte en bois et pose ma main dessus, je recule en voyant qu’elle commence à se décomposer

- Qu’est-ce que... ?
“ Mon pouvoir, je peux décomposer les choses vivantes, et sous ma vraie forme, tu n’aurais pas besoin de toucher, mais il te faudra du temps pour le maîtriser et tu es encore trop faible”

Je repose ma main sur la porte et flanque un coup de bâton dedans quand elle me semble assez abîmée, les gardes semblent surpris de nous voir sortir si soudainement.

“ Tu peux invoquer Espérance ?”

“Espérance ?”
“Mon cheval, il nous permettre de partir rapidement d’ici”
“Je ne sais pas monter…”
“T’inquiètes pas pour ça, invoque le juste, tu ne pourras pas battre tous les gardes dans ton état actuel.”
“Comment je l'invoque ?”
“Pense juste très fort à lui… Oh puis attend, je vais le faire pour cette fois”

Une fumée noire apparaît à côté de moi, un cheval à la fourrure noire comme la nuit vient à mes côtés.

- Le Vieux, grimpe, je t’emmène en balade.


Pendant que Bérenger grimpe tant bien que mal sur le cheval, j’éloigne le gardes grâce à mes nouvelles facultés, il semblerait que la nécrose ne se répande que là où je les aie touchés. Je monte à mon tour sur le cheval qui s’élance au triple galop, Famine me donne deux trois conseils afin que je ne tombe pas de selle. Ma monture est extrêmement rapide, ses yeux rouges luisent même en plein jour. Il ne s’arrête que quand on est assez loin de la ville, près d’un cours d’eau. Je remarque que ma peau est un peu plus pâle, sans doute une conséquence du pacte. Un picotement au niveau de mes doigts me fait remarquer qu’ils sont légèrement nécrosés eux aussi.

“ Ne t’inquiète pas pour ça, tu te régénéreras et avec de l’entraînement, tu ne devrais plus avoir ce problème.”

“Je vois.”

Le Vieux éclate de rire.

- Hé bien, qui aurait cru qu’une créature de l’Apocalypse nous viendrait en aide. Que comptes-tu faire Artémise maintenant que tu es libre ?
- …

C’est vrai ça qu’est ce que je vais faire à présent ? Cette ville est la seule chose que j’ai jamais connue

- Pourquoi ne pas voyager ensemble ? J’aurais bien besoin d’une petite grincheuse au sale caractère possédant un cheval pour me déplacer…

Je souris :

- Ça marche Le Vieux.

Il me donnerait presque envie d’avoir de nouveau foi en l’humanité.

10 ans plus tard

Dix longues années ont passé, pour ce qui est de mon cas, je n’ai pas vieilli d’un pouce mis à part mes cheveux devenus blancs, sûrement un effet secondaire du pacte. Mais Béranger si, on ne s’est pas séparés depuis notre fuite. Il est devenu comme un genre de père pour moi. Cependant, depuis quelque temps, il semble fatigué. Il se désespère souvent de n’avoir aucun héritage à me transmettre. Je n'aime pas quand il dit ça. Et dire que moi, je garde ma jeunesse.

En ce qui concerne ma cohabitation avec Famine, elle se fait sans trop de souci, j’ai désormais la connaissance de tous ses pouvoirs, ma main a même repoussée plutôt rapidement. Famine m’a expliqué que sa régénération était relativement efficace, sauf avec le feu. Je dois porter des gants très épais qu’il me faut changer régulièrement si je ne veux pas blesser les gens que je touche par accident ou gâter mes aliments, j’ai gardé l’habitude de manger même si en théorie, je n’en ai pas besoin.

Ce que je craignais finit par arriver, alors qu’on marche sur un chemin, Le Vieux s’écroule avant même que je ne puisse le rattraper. Je comprends bien vite que c’est la fin. Je le prends sur mon dos malgré tout.

- Accroche-toi ! On va bien trouver un médecin…

- Ce n'est pas la peine et tu le sais. J’ai fait mon temps.
- Dit pas ça…
- C’est la vérité pourtant.
- Je sais bien, mais… TU N'AS PAS LE DROIT DE ME LAISSER !
- Famine est avec toi.

]Je retiens mes larmes, hors de question que je pleure. Béranger me tend son chapelet.

- Je sais que tu ne l'utiliseras pas, mais… C’est tout ce que j’ai à t’offrir, tu veux bien le prendre ?
- Le Vieux, je…

Mes larmes coulent sans que je ne puisse me retenir cette fois. Famine aussi semble triste, enfin, je ne sais pas trop si c’est ça.

- Ça va aller petite, j’ai eu une belle vie, tu sais, faut bien partir un jour.
- Ne dis pas ça ! ET NE M'APPELLE PAS PETITE !

Il sourit.

- T’as vraiment un sale caractère

Je lui souris aussi alors qu’il ferme les yeux. Mes larmes continuent pourtant. Je reste longtemps sans bouger le chapelet à la main. Famine sent ma détresse, elle apparaît à mes côtés, je suis la seule à pouvoir la voir quand elle fait ça, sauf si elle décide le contraire, et me prend dans ses bras. Je rougis un peu, surprise par sa réaction. Curieuse vision qu’une jeune femme en larme qu’une créature à l’apparence de bouc enlace alors qu’elles sont au chevet d’un vieillard.

“J’aurais voulu lui dire qu’il était comme mon p…”
“Il le savait, Arty, il le savait.”

La nuit est tombée quand je me décide à lui creuser une petite tombe. Sur cette dernière, je dépose une branche où j’ai dessiné une balance. Je veille toute la nuit laissant couler mes larmes, Famine reste auprès de moi en silence avec Espérance.
Le lendemain, je reprends ma route, le chapelet autour du cou et mon sceptre à la main. Je commence à comprendre le prix de mon immortalité.

XVIIIème siècle

J’ai cessé de compter les années depuis que je suis avec Famine. Ca doit bien faire plusieurs siècles à présent. J’ai eu le temps d’apprendre à maîtriser mes pouvoirs, désormais, je n’ai plus besoin de gants et je peux nécroser avec d’autre partie de mon corps, mais j’ai tendance à me blesser quand je n’utilise pas mes mains.
Je n’ai plus voyagé avec d’autres gens depuis Béranger, enfin, j’ai essayé… Mais je finis toujours par me séparer de mes compagnons par peur de les perdres.

J’ai bien rencontré un autre immortel comme moi, Lucius, mais je ne sais pas quoi penser de lui. Famine me taquine souvent en disant que je refuse d’admettre que je le vois comme un grand frère. C’est faux, je ne le supporte pas même si c’est vrai qu’il me manque quand il n’est pas là.

Cette époque est agitée, enfin, j’ai connu de nombreuses périodes de trouble, mais cette fois, c’est différent… Le peuple s’est soulevé contre le roi, il était temps cela dit, contente de connaître ce moment, j’ai participé moi aussi à cette Révolution. Si j’avais su…

Un homme, Robespierre à instauré un climat de peur, il guillotine à tour de bras. Un peuple de l’ouest refuse le nouveau système… Il se fait massacrer sans distinction entre les hommes, les femmes et les enfants. Je ne me suis pas battue pour que de telles choses soient commises, je me suis battue pour la liberté. Pourquoi me battre alors que je veux vivre à tout prix ? Et bien, j’ai capté un truc tout bête… Je ne peux pas mourir, alors autant me battre pour ce qui me révolte.

Alors que je marche en maudissant la bêtise humaine, j’entends quelqu’un appeler au secours, une odeur de brûler me parvient, du feu, il doit y avoir un incendie quelque part. Je soupire et décide de continuer mon chemin, les appels se re-font entendre, il s’agit d’une enfant, je m’arrête.

“Tu comptes foncer dans ce brasier ?”


Famine a parfaitement deviné, je fonce dans la fournaise. La fumée me fait tousser presque immédiatement, je continue d’avancer tandis que la petite fille appelle toujours. Mon plan est simple, la trouver et sauter par la fenêtre, même si je me brise un membre, il guérira. Je vois de moins en moins bien, j'atteins tant bien que mal le lieu d’où vient la voix. Je souris à l’enfant.

- Ne t’en fais pas tout va bien.

Pourtant, ses yeux s’agrandissent de terreur, je comprends pourquoi quand un objet lourd est brûlant me tombe dessus, une poutre vient de s’écrouler, je ne peux plus bouger et ma peau me brûle tandis que mes vêtements s’y collent. Je ne suis pas la seule à paniquer, Famine et la gamine aussi. La douleur est trop intense, je perds connaissance.

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Je beau l’appeler Artémise ne me répond pas, les flammes dévorent son corps tandis que ma propre conscience disparaît peu à peu.
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Dernière édition par Artémise Galinski le Mer 14 Fév - 19:35, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Quelqu'un a un petit creux ? Artémise (Hôte de Famine) Mer 14 Fév - 19:19

Histoire
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  L'immortalité, une bénédiction qui se révèle être un fardeau


 
Spoiler:
 

Fin du XX ème siècle

- Mademoiselle vous allez bien ? Hé Oh ?
- …

Une voix me parvient, comme un écho. Où suis-je ? Qu’est-ce qui s’est passé ? J’ai l’impression d’avoir dormi longtemps.

- Mademoiselle...

L’incendie ! C’est vrai, je suis morte… Je me redresse en sursaut tandis que l’homme à côté de moi continue de parler… Cette voix m’est familière…

- Lucius ! Qu’est-ce que…
- Ah, la belle aux bois dormant se réveille. Alors l’Enfer, c'était comment ?

Je le fixe en faisant une mine boudeuse, la personne que je veux à la fois le moins voir et le plus voir au monde se tient devant moi.

- Va donc faire tes mauvais tours ailleurs !
- Et moi qui passais par là et qui me suis dit que j’allais te rendre visite. Ils allaient t’envoyer à la morgue, tu sais, j’ai dû me faire passer pour un médecin.

Il continue de sourire, je remarque qu’il fait tournoyer quelque chose autour de son doigt.

- Hey, mais c’est mon chapelet !
- Rends le moi vil voleur ! C’est ce que tu vas me dire. Alors sache que je te l’ai précieusement gardé après que tu aies finit en cendre dans l’incendie, tu as de la chance qu’il soit en os et qu’il n’ai pas brûlé d’ailleurs.

Il me le pose sur les genoux.

- Tu devrais prendre soin de tes affaires, tu sais.
- Vas t’en !
- Mais de rien, je savais que ma visite te ferait plaisir.

Il sort de la pièce pendant que je lui jette un oreiller, quelques minutes après il repasse sa tête.

- Au fait, on est en 1920, le 1er avril et tu es dans un hôpital. Oh, et la gamine pour qui tu est morte allait bien, elle à fini centenaire.

Il dépose une affiche en forme de poisson sur le mur et s’en va pour de bon. Famine apparaît à mes côtés, je devine à ses mouvements qu’elle rigole.

- Ce n’est pas drôle !

Évidemment, elle ne s’arrête pas, ma réaction accentue même la sienne, elle finit par se calmer.

- Pourquoi tu rejettes toujours ce pauvre Lucius ?
- Pauvre Lucius ? Cet homme symbolise tellement de choses que je déteste…
- Et pourtant, tu l’adores… Tu ne devrais pas le rejeter autant, tu sais… C’est sûrement la seule personne avec Espérance et moi que tu ne perdras pas de sitôt… Puis il est agréable, personnellement, je l’apprécie beaucoup.
- Si l’Apocalypse à lieu demain, on le perdra, tu sais… Je vous perdrais également Espérance et toi...

Famine ne répond rien, je viens d’évoquer à haute voix un sujet qui la perturbe même si elle ne le dit pas ouvertement. À force de la côtoyer, j’ai fini par comprendre pourquoi elle m’avait sauvé ce jour-là. J'espère bien ne jamais être touchée par la peur de la solitude.

Ce siècle à l’air plus calme que les précédents, une chose, cependant, m’agace, la médecine à tellement progressé que mon pouvoir n’est plus aussi mortel qu’avant, mes victimes souffrent beaucoup, mais peuvent être facilement soignés, je vais avoir du mal à me défendre si l’on m’attaque.

J’ai repris mes activités de voleuse, mais je travaille en groupe.

1942

J’ai dit que ce siècle était calme ? Il faut croire que je me trompais… Un petit moustachu à décidé de mettre la pagaille en Europe, son nom Adolf Hitler. Quand je vois comment les choses tournent, je me demande si c’est pas ça l’Apocalypse qu’on m’a prédit. Famine m’a assuré que non, si c'était l’Apocalypse les choses seraient plus propres selon elle. Avec le groupe de voleurs dont je fais partie, on a diversifié nos activités, on a choisi de prendre le maquis et de se battre contre le nazisme, enfin pas tous, mais la plupart d'entre nous. On a rejoint un groupe de communisme. Ce qu’on fait est dangereux, mais ce n’est rien pour défendre la liberté. Je suis impressionnée par mes camarades, ils mettent constamment leurs vies en périls alors que pourtant, ils veulent vivre. Mais ils préfèrent mourir libres que vivre enchaînée, ils me rappellent les révolutionnaires. J’ai presque honte de moi, à leurs places… Si je n’étais pas immortelle… Je me serais enfuie.

Un nouveau membre nous est arrivé de Pologne hier, il a dit que son nom, c'était Edward Galinski. Il nous a rapporté des histoires horrible, on savait qu’il existait des camps où l’on enfermait des gens, mais de ce qu’il nous a raconté il y a pire… Des camps qui sont de véritables usines à faire mourir. Quand il a dit ça personne ne l’a cru, moi y compris. Pourtant, j’en ai vu des horreurs, mais là… Ca voudrait dire qu’il y a pire que la Terreur de Robespierre ?

Edward est quelqu’un de passionnant, je passe énormément de temps avec lui, il joue du violon à merveille, j’en oublierais presque la situation, beaucoup de nos amis se sont fait capturer par la Gestapo. Pourtant, on arrive encore à rire quand on est tous les deux. Malgré tout, je tente de garder une distance, il ne comprend pas pourquoi. Je ne peux quand même pas lui dire ce que je suis vraiment. Mes sentiments grandissants pour lui me perturbent de plus en plus. Alors que je suis une nouvelle fois perdue dans mes pensées, il m’en tire.

- Au fait Artémise, pourquoi avoir choisi moineau comme nom de code ?
- Je ne sais pas, comme ça…
- Oh, allez, tu ne me feras pas croire ça, tout nos noms de code on un sens, le mien par exemple, c’est le mélomane.
- Le Mélomane ?
- Un de mes amis avait ce surnom, il s'appelait Andrej, Andrej Soubarov… Il était musicien comme moi.
- Je vois, j'espère qu’il va bien.
- Il est mort lorsque l’Allemagne a annexé notre pays.
- Ah… Je suis désolée…
- Ce n’est rien, tu ne pouvais pas savoir… Du coup ton surnom ?
- Tu ne vas pas te moquer hein ?
- Mais non !
- C’est le surnom qu’on m’avait donné à l’orphelinat, aussi bien les adultes que les autres enfants parce que je ne tenais pas en place, je voulais toujours sortir et aussi parce que j’avais le défaut d’être opportuniste… Comme les moineaux donc.

Malgré ce qu’il a dit Edward à un sourire amusé.

- Hey, t’avais promis de pas rire !
- Désolé, c’est juste que ça te va bien.

Il se tait longuement.

- Dit… Tu crois qu’on sera libre comme des oiseaux un jour ?

Je le fixe sans répondre, j’ai tendance à oublier que beaucoup de mes compagnons ont passé plus de temps en guerre qu’en paix ou du moins, ils ne s’en souviennent pas. Je pose ma tête sur son épaule sans m’en rendre compte. Une phrase que m’a dite un jour Lucius me revient en tête “Ne tombe jamais amoureuse d’un mortel”... Tu devrais pourtant savoir que je ne t’écoute jamais mon chère Méphisto.

J’ai l’impression que la guerre ne finira jamais, nos journées commencent à toutes se ressembler, saboter quelque chose, fuir la Gestapo, réunir des informations, fuir la Gestapo, monter un plan, fuir la Gestapo, Faire un nouveau sabotage, fuir encore et encore. J’ai dû dévoiler mes pouvoirs à mes camarades, certains ont été effrayé, mais ils sont tous d’accord pour dire que je reste Artémise et qu’en plus mes pouvoirs sont utiles. Famine à même développer un pouvoir qui lui permet de se rendre visible aux mortels, le seul bémol, c’est qu’elle prend l’apparence qu’ils s’imaginent, enfin bon, je pense être la seule humaine à être attirée par l’Apocalypse.

La dernière opération à foirée et la majorité d’entre nous à été capturés. Ce qui me rassure, c’est qu’Ed a pu s’enfuir ainsi qu’une dizaine d’autres.

- Tu ferais mieux de répondre ! Où sont passé le reste de ton groupe ?!


Je fixe l’homme qui m’interroge d’un air méprisant pendant que des hurlements parviennent à mes oreilles. Je tente de me libérer de la chaise où je suis attachée, mais en vain.

- Parle où toi aussi, tu chanteras !
- Chanter… Tiens, mais c’est une bonne idée ça. Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines...

Il me gifle, un goût de sang m’arrive dans la bouche. Je lui crache au visage et continue de chanter. Les gifles se changent en coup, je ne me tais pas. Mon chant est même repris par d’autres, les larmes me viendrais presque, car je reconnais la voix de certains de mes compagnons. En faisant ça, je tente d’utiliser mon don, mais les gants de l’homme le protège, il ne me touche pas assez longtemps pour que j’aie le temps de les décomposer afin d’atteindre la peau. Un coup de couteau me taillade le visage, je laisse échapper un gémissement ce qui semble beaucoup plaire à mon interrogateur. Je sens Famine bouillonner, furieuse d’être prisonnière de mon corps. Elle tente bien d’apparaître, mais ça n'effraie en rien l’homme.

- Oh une dotée, je comprends mieux ton impertinence… C’est quoi ton don ? L’illusion ?

Nouvelle coupure, à l’épaule ce coup-ci, je grimace, mais ne dis rien. J’entame même un nouveau couplet. Le nazi s'énerve et va chercher de nouveau outils sur la table, on dirait bien que sa méthode, c’est d’aller crescendo dans la douleur et l’horreur. Très bien… J’ai l’éternité devant moi pose tes questions, je ne répondrais à aucune.
…..

Quel jour on est ? Est-ce que je deviens folle ? Ces questions n’ont aucune réponse. L'absence de réponse, c’est ce qui me vaut ces questions. Je pensais pouvoir tenir vraiment, mais je me trompais, j’ai oublié ce que c'était que de ne pas avoir mal, mon corps ne se régénère pas assez vite pour me soigner entièrement. Ces ordures se relaient jour et nuit depuis qu’ils ont compris que je guérissais sans soin, ils s’arrangent pour ne pas me tuer. J’ai bien tenté d’utiliser mon don, mais ça les à juste poussés à êtres plus violents que jamais. J’ai essayé de ne pas leur montrer ma peur, de ne pas hurler, mais je n’en ai plus la force.

Pourquoi je me bats déjà ?

Les autres sont mort, ils me l’ont dit, ils m’ont même montrés les photos se satisfaisant de mes larmes de désespoir et de ma haine vaine.

Pourquoi est-ce que je ne leur parlerais pas ? Si je répondrais, ils me tueraient, mais c’est rien ça, je ressusciterais vite et je ne souffrirais plus…

Mais qu’est-ce que je raconte… Pardonne moi Ed comme je peux penser à te trahir, à trahir les autres, souffrir, ce n'est rien, vous si vous mourrez, c’est pour de bons.

-----------

“Artémise est ce que ça va ? Réponds moi ! Je t’en prie !”

Quel est ce sentiment qui m’envahit ? C’est comme lors de l’incendie, je l’ai appelée, mais elle ne répondait pas non plus, cette fois-là aussi elle s'était totalement coupé de moi pour m’éviter de souffrir.
Ça ne m'empêche pas d’assister à toute la scène… Et de ressentir ses émotions. Haine et détermination on laisser place à de la peur, du désespoir et du remords. Elle veut mourir… C’est donc possible que quelqu’un comme elle abandonne son désir de vivre.

L’envie de tout détruire me prend soudainement accentué par la vue de ses larmes et de son corps brisé et meurtri, même si elle voulait parler elle ne pourrait pas, ses hommes continuent de lui faire du mal simplement pour le plaisir et pour étudier son pouvoir de régénération… Elle est comme un rat de laboratoire pour eux, un jouet qu’ils comptent user et jeter ensuite.

L’esprit d’Artémise est si faible… Est ce que je vais la perdre ? Je refuse que ça arrive !

Pour la première fois depuis notre rencontre, je décide de prendre le dessus, la jeune fille s'efface pour me laisser place tandis que son tortionnaire recule.
En quelques secondes, il gît au sol en poussière, je décompose même l’acier de la chaise et celui de la porte avant de foncer dans les couloirs massacrants ceux que je croise et qui ont la malchance de ne pas mourir sous mon aura.

J’ouvre toutes les cellules que je croise en espérant ne pas tuer les prisonniers, enfin je m’en fiche un peu ce ne sont que des humains. Artémise aussi cela dit… Mais elle a un pacte à tenir. Je lui interdis de sombrer, du moins je tente de m'en convaincre. Je sait parfaitement que la raison est toute autre.

Je ne tarde pas à trouver la sortie. Dans ma colère, je ne m’étais pas rendu compte que les choses bougeaient dehors, un groupe d’hommes désespéré à pris d'assaut le lieu d’interrogatoire… Ce ne sont pas des désespérés, mais le groupe de résistants resté libre. Leur acte est fou, ils n’ont aucun espoir de sauver leurs camarades, mais ils essaient quand même. Les hommes sont vraiment passionnants.

Finalement avoir massacré tous ceux que j’ai croisés leur facilitera la tache… Moi, je veux juste éloigner Arty d’ici.

Je mets du temps à me rendre compte que quelque chose cloche, Artémise a l’air d’aller vraiment mal, ses blessures empirent. Il me faut encore quelques minutes pour comprendre que c’est moi qui la blesse, je suis en train de la décomposer et donc de la tuer.
Dès que je m’en rends compte, je la laisse prendre le dessus, j'espère qu’elle est en sécurité.


-----------

Pourquoi je suis dans un désert ? Où est Fam… Ah, je vois, elle a pris le contrôle. Pourquoi elle fait ça ? Elle avait juste à attendre que je meure comme les autres fois, encore plusieurs mois ou années de souffrance et c'était réglé, alors pourquoi ?
Une douleur encore plus intense me prend, je me recroqueville, si je le pouvais, je hurlerais. C’est donc ça que ça fait de se décomposer vivant ? Au moins ça ira plus vite que les nazis, je laisse mon esprit sombrer.
…..

La première chose que je vois en ouvrant les yeux, c’est Ed, il est couvert de sang et a les traits tirés. J’essaie de me relever, mais la douleur m’en empêche, tout me revient, je me mets à pleurer et à m’excuser sans pouvoir m’arrêter. Edward me prend dans ses bras. Je le repousse comme si j'avais peur qu’il me blesse. Il attend que je m’agite un peu moins pour faire une nouvelle tentative et commence à me bercer, il fredonne une berceuse en polonais, je finis par m’endormir, mon sommeil est peuplé de cauchemars.

S'il a fallu à peine un mois à mon corps pour récupérer, j’ignore combien de temps, il faudra à mon esprit, je panique dès que j’entends une fusillade ou le bruit des bottes, seul Ed arrive à me calmer. Je m’en veux, notre groupe à besoin de combattant, pas d’une poupée brisée, je ne suis qu’une gêne pour eux. Je les mets en danger. Ed m’a interdit de partir, il veut veiller sur moi et puis il a dit que désormais, on connaissait mon visage, il a peur qu’on me capture à nouveau. J’ai gardé une profonde cicatrice sur la joue, ma manière de ne pas oublier. Famine aussi s’en veut, enfin, j’ai cette impression, elle m’a vu vivre un enfer sans pouvoir réellement agir et quand elle a enfin pu, ça à été pour manquer de me tuer. Je commence à en avoir marre de cette guerre. Heureusement, Ed est là, il fait de son mieux pour m’apaiser, il ramasse et recolle chaque morceau, les uns après les autres...

1945

Nos larmes n’arrêtent pas de couler depuis ce matin… La paix ! Enfin ! L’Allemagne a capitulé, Paris est libéré, l’enfer est fini… Finis.

Notre joie est ternie par la découverte des camps… Ed disait donc vraie, quelle horreur tous ces gens semblables à des poupées de chiffon et à des squelettes vivants. Même Famine est écoeurée par ce qu’elle voit à travers mes yeux.

“Tu trouves toujours l’humanité si intéressante ?”
“Oui parce que malgré l’horreur, je sais qu’il existe de bonne personne, des gens qui mérite qu’on s’y intéresse
“Si tu le dis…”

Ed regarde les images les poings serrés, il n’avait fait qu’entendre des histoires sans jamais voir les faits. Je le prends contre moi et le fixe.

- J’imagine que tu veux toujours quitter ce pays ?
- Oui… Plus que tout.
- Pourquoi les Etats-Unis plutôt que la Russie ?
- Je veux quitter ce continent, partir loin… Accompagne moi.

Il caresse ma joue, je frissonne un peu.

- Non, je ne peux pas.
- Pourquoi ?
- Tu ne comprends pas, tu vas vieillir et moi je…
- Et alors ? M’aimeras-tu moins sans cette apparence ?
- Ce n’est pas ça…
- Alors viens, toi aussi tu ne supporte plus tout ça !

Je me perds dans son regard quelques instants avant de détourner le mien. Il a raison, l’Europe m’a attiré plus de douleur que de bonheur au final, les Etats-Unis seront peut-être mieux. Et puis je serais avec lui.

“Lucius parlait d’aller là-bas aussi…”
“C’est censé finir de mon convaincre ?”
“Oui”
“Tu devrais revoir ton argumentation alors.”

Ed attend ma réponse. J'hésite, la peur me prend à nouveau, je sais qu'il me rendra heureuse, mais le temps va passer et il va finir par mourir... Et le bonheur avec lui. Mes poings se serrent légèrement, avec ce que j'ai vécu dernièrement... Ce qu'il a vécu... On a bien le droit au bonheur, même s'il ne dure que quelques secondes.

- Bon, très bien, je viens avec toi.

Un grand sourire se dessine sur son visage pendant qu’il me fait tournoyer dans ses bras.

Quelques mois plus tard, nous sommes en route vers l’Amérique, vers notre nouvelle vie… Entre temps, on a appris que certains nazis avaient fui en Amérique du Sud, on a fortement hésité à les traquer, mais le temps qu’il nous reste ensemble est incertains. On préfère en profiter.

2015

- Ed, je t’en prie, ne me laisse pas…


Je retiens mes larmes, je savais que ce jour arriverait pourtant, je devrais en avoir l’habitude. L’immortalité me condamne à perdre ceux que j’aime. J’aurais pu partir, mais j’ai choisi de rester jusqu’au bout. Ed lève faiblement sa main pour me désigner son violon posé sur la table de chevet. Malgré les années sont regard est toujours le même, mis à part les rides qui les encadrent.

- Tu veux que je joue… À un moment pareil ?

Je ne veux pas m’éloigner du lit, mais je ne peux pas lui refuser ça. Je prends l’instrument et commence à jouer son air favori, trop joyeux à mon goût. Je joue jusqu’à l’aube alors que tout est déjà fini depuis longtemps.
…..

Le chant d’un hibou me fait sursauter, je me lève chassant doucement mon rêve et prends le violon posé sur une chaise avant de commencer à jouer.

“Tu as encore rêvé de lui ?”
“Qu’est-ce qui te fait dire ça ?”
“Chaque fois que tu rêves de lui, tu joues sa chanson à ton réveil”
“Ca fait des année qu’il est mort… Pourtant, je n’arrive pas oublier…”
“Regrettes-tu ?”
“Non… Si c'était à refaire, je le ferais, c’est juste que ça fait mal, je ne devrais pas pourtant, je t’ai toi et j’ai Espérance”

Famine se matérialise et me serre contre elle.

- Tu devrais arrêter de te torturer avec ça… Lucius ne t’a pas proposé de venir ici pour que tu te tourmentes tu sais, d’ailleurs tu l’as lui aussi.

Je souris un peu.

- Bon, j’ai du travail…

Je n’en suis pas vraiment fière, mais j’ai repris mes activités de voleuse. Cependant, je ne choisis que des cibles qui ont mal acquis leurs fortunes, sûrement pour me déculpabiliser. Et Famine qui continue à penser que je suis une bonne personne, elle me fait bien rire.

Ce soir, je m’attaque à un homme qui fait de le pillage d’œuvres archéologiques, j’ai longuement espionné sa demeure. Je me mets en tenue, un pantalon en cuir noir, des bottes en cuir également, un chemisier blanc, un long manteau noir et un masque rappelant les médecins de la peste. Si besoin, je peux invoquer mon sceptre. Je porte également des gants même si je peux aussi choisir de nécroser mes empreintes digitales pour qu’elles disparaissent.

Une fois sur place, je me faufile discrètement dans le bâtiment, je remarque que les alarmes sont déjà éteintes, il y a quelque chose de bizarre. Je ne tarde pas à tomber sur une jeune femme qui semble avoir le même objectif que moi. Étant donné qu’elle est beaucoup plus rapide et habile que moi pour déjouer la sécurité, je décide de la suivre et songe à lui dérober le butin une fois à destination.

On ne tarde pas à arriver devant une vitrine ou trône une magnifique statuette, j'espère qu’elle n’est pas trop lourde. Pendant qu’elle s’affaire autour de l’alarme, je décide de me faufiler discrètement derrière elle. Elle chuchote :

- Salut ma belle, ce n’est pas très poli de suivre l’ombre des gens...

Je sursaute.

- Depuis quand tu sais que je suis là ?
- Depuis un moment déjà.
- Dans ce cas, je vais juste prendre ce qui m'intéresse et partir. Merci d’avoir désactivé les pièges pour moi.

Je lui réponds avec mon air le plus sarcastique.

- Et pourquoi je ferais ça alors que je pourrais aussi t'éliminer ma mignonne ?
- Et être recherchée pour meurtre plutôt que pour un simple vol ?

"Elle marque un point"

Je soupire :

- Je vais donc simplement prendre cet objet, m'en aller et tu vas faire comme si tu n'avais rien vu.
- Non, je ne crois pas.
- Et qu'est-ce qui m'en empêcherait ?
- Qu'est-ce qui te permettrait ?
- Tu as vraiment envie de le savoir ?

Je reste méfiante, Famine ne sent rien de particulier en lui, j'aurais limite préféré que ce soit un doté mythologique ce qui m'aurait permis de savoir à quoi m'attendre.

- Ma chérie, tu crois tout de même pas que je vais te remettre le prix de mes efforts sans raison.

Je soupire et invoque mon sceptre.

- Je vais devoir me battre, j'imagine...

Inutile d'utiliser mon don tant que je ne sais pas à qui j'ai affaire.

- Si tu veux attirer les voisins avec le boucan oui.
- Je sais être très silencieuse
- T'es sûre chérie ? Et si moi, je ne le suis pas ? Mais on peut s'arranger sinon ?
- Je t'écoute.

Si elle a effectivement un moyen de régler ça autrement pourquoi pas, je n'aime pas faire des victimes inutile sauf s'ils l'ont mérités.

- Il y a plusieurs objets de valeur ici. On peut faire moitié-moitié. Ne trouves-tu pas injuste que ce genre de personne ait toutes ces richesses et que d'autres se traînent dans le caniveau ?

J'allais accepter sa proposition, mais son discours m'interpelle, je l'ai déjà entendu il y a bien longtemps, je ne résiste pas à l'envi d'écouter ses autres arguments.

- Développe…
- J'ai besoin de cet argent pour ... Diminuer cet écart. Aider les personnes tout en bas de l'échelle. Empêcher que nos concitoyens meurt de froid et de faim dans la nuit. D'aider les familles qui n'ont pas les moyens de vivre correctement. Et permettre à des enfants d'aller à l'école...

Son discours dure plusieurs longues minutes et me rappelle Edward et mes amis résistants, je me mets même à fredonner les gens des partisans sans m'en rendre compte.

- Un voleur altruiste...

J'éclate de rire malgré moi.

- Un robin des bois des temps modernes et moi qui pensais que ça n'existait plus.
- Tout type de personne existe en ce monde. Alors tu en dis quoi ?

Bordel... C'est qu'il me plaît avec ses idées.

"C'est marrant ça me rappelle une voleuse de 16 ans qui partageait son pain avec des orphelins quand elle était sûre de ne pas mourir de faim derrière, et qui le fait encore aujourd'hui"
"Rho ça va, ça doit m'arriver à peine une fois par mois ! Et on avait dit quoi pour les souvenirs ? Je ne lis pas les TIENS et tu ne lis pas les MIENS"

- Bon disons qu'on va faire 1/3 2/3 pour toi... Mais ne vas pas croire que c'est parce que l'idée me plaît ou quoi... C'est juste pour avoir la paix !


“Tu lui dit ça avec un grand sourire pourtant, heureusement que ton masque t'aide à lui mentir, Avoue que ces méthodes te plaisent"


La femme me fait un grand sourire et accepte, nous effectuons le cambriolage ensemble. Au moment de repartir chacune de notre côté, elle se tourne vers moi.

- Les journaux me nomment Robin, j'ai une bande avec moi. On se reverra, et peut-être que la prochaine fois, on pourra travailler ensemble. Penses-y.
Et elle disparaît dans la nuit.
….


Le destin me fait recroiser cette femme à plusieurs reprise… Enfin cette femme cet homme plus exactement. Je ne peux pas faire un cambriolage sans le trouver sur mon chemin. À force je finis même par l’aider à charger son van et à ranger le hangar comme si je faisais partit de la bande.
Il me propose souvent de le rejoindre, mais je refuse constamment. Je ne veux plus m’attacher. Ca ne l’empêcher pas d’insister jusqu’à m’exaspérer.

- C’est bon, tu as gagné, je vais vous rejoindre, comme ça, tu me foutras la paix ! Puis comme ça, je me battrais pour que tu n’aies pas à le faire. Mais je te préviens jamais je ne deviendrais amie avec aucun d’entre vous !

2019


Ca fait maintenant un certains temps que j’ai rejoint les robins, nos activités sont un peu perturbés par la quarantaine récente, mais ce n’est pas si grave que ça. Malgré ce que je m’étais promis, j’ai fini par m’attacher à Robin. Bien que je lui aie promis de me battre pour qu'il n'ait pas à le faire, j'essaie au maximum d'être la moins violente possible afin de respecter son credo, après tout bien qu'on ne soit pas obligé de faire comme lui, il reste notre chef et un ami. Je lui fais même suffisamment confiance pour lui avoir révélé ma véritable identité et mon don. Il m’a également révélé la sienne, je trouve ironique qu’il bosse pour les héros d’ailleurs. En plus, il m'a aidé à trouver un job, je livre des journaux tous les matins, en plus ce métier me permet de faire du repérage pour lui.

Cependant, je ne fais pas encore entièrement confiance aux autres de la bande et c’est réciproque. Officiellement, je suis dans ce groupe pour voler tout en gardant bonne conscience, officieusement, c’est parce que l’idée me plaît beaucoup.

J’attends toujours l’Apocalypse avec impatience, mais j’ai l’impression que c’est moins le cas pour Famine, je ne sais pas trop pourquoi.



 

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MessageSujet: Re: Quelqu'un a un petit creux ? Artémise (Hôte de Famine) Dim 25 Fév - 15:02

Bonjour ma petite,

J'ai pris du temps à lire ta fiche et je m'en excuse mais je tiens à te rassurer, elle l'histoire est très agréable à lire.

Malheureusement qui dit longue fiche dit contenu plus susceptible de recevoir des reproches, j'ai donc quelques remarques à te faire avant de pouvoir te valider.

Déjà, pour ce qui est de ton caractère tu devrais faire des phrases plus courtes. Avec tes longues phrases sans ponctuation tu te perds et perds ton lecteur. L'impression qui ressort le plus est qu'Artémise est très contradictoire, qu'elle est tout et son contraire. Je t'invite à relire ton caractère, le reformuler et peut-être le développer un peu pour nous permettre de mieux comprendre les nuances de ton personnage.

D'ailleurs fais attention aux termes techniques que tu utilises car "lunatique" a un sens très particulier parmi les troubles caractériels et Artémise n'est certainement pas lunatique.

Ensuite pour ce qui est de ton don, plusieurs remarques. D'abord, même si ça te semble plus clair je pense qu'une description sans liste aurait été plus agréable et t'aurai permis de mieux expliquer en quoi les compétences se rejoignent sous l'image de Famine, mais ce n'est pas le principal. Il faudrait qu'on sache pourquoi le feu est tant que ça la faiblesse de Famine. Est-ce parce que c'est l'élément de la purification dans de nombreuses croyances ? Je pense que c'est pour ça mais après peut-être que je me trompe, quoi qu'il en soit j'aimerais savoir. Je ne comprends pas pourquoi les sens d'Artémise en ce qui concerne les auras s'étendent aussi aux fantastiques. La plupart des créatures mythologiques se restreignent générale à reconnaître leurs pairs mais effectivement rien ne t'empêche d'avoir des sens plus larges, même si je pense qu'il serait plus logique que le tout se limite aux mythologiques.

Enfin, un point qui est incohérent avec d'autres parties de ton histoire : les limites de la décomposition. Déjà tu la dis uniquement capable d'affecter les êtres et matières organiques mais dans ton histoire, dans la scène de l'évasion de la prison, sans que Famine ne prenne le dessus tu affectes une porte de fer. Deuxièmement il faut savoir que de nos jours une majorité de vêtements sont fait à base de fibre plastique, essaye de prendre cela en compte dans tes rp.

Pour le costume, s'il te plaît prends la peine de décrire ton costume comme il se doit. On ne demande pas de description physique d'une manière générale, essaye de faire un effort sur le seul champ où l'on demande de s'attarder dessus. Pour ce qui est des gadgets, je suppose que si tu as laissé "réponse" c'est qu'elle ne doit pas en avoir... même pas de l'équipement de voleur ? Corde, boite à outil, etc ?

Enfin pour ce qui est de l'histoire, fais attention à plusieurs reprise il y a des fautes de frappes/phrases incomplètes/erreur dans le choix des mots. Je sais qu'écrire une longue fiche rend assez inattentif sur ce point-là, mais par exemple durant la scène de la prison tu parles de "Germain" à un moment. Je suis presque sûr que tu t'es trompée de nom. Dernièrement ton histoire comporte de nombreuses incohérences mais la seule que je vais te faire remarquer c'est celle qui entre en conflit avec l'histoire du forum. Les dons, bien qu'existant depuis longtemps n'ont été connu des gens "normaux" qu'après les années 60 moment à partir duquel les premiers Mutants ont apparu et qu'on a vu une croissance du nombre de doté d'une manière générale. De plus il faut attendre les années 2000 pour qu'ils ne soient plus stigmatisés à travers le monde. Donc les discussions durant l'interrogatoire de la Gestapo ne respecte pas cette partie du contexte.

Je te laisse avec ces premières remarques et te souhaite une bonne journée,
Spoiler

_________________

Je suis le Papa des meilleurs poussins de l'univers! *-*

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Quelqu'un a un petit creux ? Artémise (Hôte de Famine)

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