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Quel froid ... [Edwin/Elizabeth]

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MessageSujet: Quel froid ... [Edwin/Elizabeth] Mar 6 Fév - 0:51

Comme chaque matin, la jeune femme eu de nombreuses difficultés à quitter son nid, et par extension, la peau brulante de sa sœur qu’elle aimait tant. Surtout qu’à l’extérieur, depuis quelque jours, de la neige tombait du ciel. Bien que n’en ayant jamais connu dans son ancienne vie, Elizabeth était une femme curieuse. Elle s’intéressait à toutes les choses qui caractérisaient son nouveau monde géographique et temporel, et puis, lors de son expédition dans les montagnes, elle avait foulé de ses pieds nus cette matière froide et immaculée. Bien que cette chose aurait pu être un énième motif d’émerveillement pour la jeune curieuse, il n’en était rien. Elizabeth détestait le froid, cela lui rappelait bien trop sa cage de pierre, au fin fond d’une chapelle enclavée.  
Cette chapelle. Pas une journée ne passait sans que la créature n’ai d’images ou de souvenirs de cette période.  Et même la plus petite image de ce calvaire, suffisait à la submerger d’émotions. Sa respiration se bloquait, et un flot de larmes s’écoulaient, en silence. Mais ce matin, ce ne fut pas le cas. Elle se leva et se prépara aux côtés de sa sœur, prenant rapidement sa douche et dévora en quelques minutes son petit déjeuner. Elle la suivit jusque sur le pas de la porte, se penchant le plus possible, pour éviter de fouler le sol froid du pallier, tout en restant quelques millisecondes supplémentaires aux côtés de Lyssa. Elle la serra contre elle, lui susurrant quelques mots d’amour fraternels, et lui souhaitant une bonne journée. Fermant à contre cœur la porte, elle se précipita sur le canapé, enroulée dans sa couverture, avant de vaquer à ses occupations.

Depuis quelques semaines, la jeune femme avait entreprit un grand projet.  Consciente de ses différentes capacités, elle décida de tenter de trouver un emploi aux côtés de sa sœur. Elle avait rapidement compris le lien entre son ancienne profession d’apothicaire et celle d’infirmière. Il y avait certes de nombreuses différences, mais le fond restait similaire. Il y avait donc quelques lieux ou un simple test d’aptitude était nécessaire, comme à l’endroit ou travaillais se sœur par exemple. Elizabeth passait donc une grande partie de ses journées, à étudier grâce à des livres audio, et à quelques passages furtifs dans la bibliothèque de la ville, aux côtés de sa sœur.

Mais ce matin, Elizabeth ne se sentais pas de réviser. Un petit quelque chose la tracassait, un élément assez important dans sa vie, qui ne cessait de grandir petit à petit dans sa tête. Elle était consciente que toute la surcharge émotionnelle récente était surtout à l’origine de ce genre de pensées obscures, et que la solitude les noircissaient. C’était une chose qui lui avait sauté aux yeux en arrivant ici. Elle était libre. Elle était libre de sortir avec sa meilleure amie ou bien sa sœur, et comprenait leurs sentiments vis-à-vis d’elle. Alors pourquoi ceux-ci différaient de ce qu’elle ressentait avec feu son âme sœur. Pourquoi cette relation pour laquelle, elle avait tant donné lui semblait si froide ?

Les pensées de la jeune femme n’arrivaient pas à s’organiser normalement, si bien qu’une profonde migraine survint. Mais cela ne l’arrêta dans son entreprise, de comprendre ce qui la tracassait. En réalité, depuis qu’avec sa meilleure amie, elles avaient eu une discussion sur « l’amour », elle sentait en elle, une sensation bien trop désagréable. Les quelques moments d’amour dans sa tête, furent remplacés par les innombrables réprimandes qu’il lui adressait. De la manière dont il la traitait comme une enfant, comment il l’a cachait au reste du monde, et surtout comment l’amusement était relativement prohibé. Cette surcharge émotionnelle lui broya la poitrine. Elle se sentait si « dépossédée  et trahie ».

Munie de ses vêtements d’été (qu’elle porte en théorie à la maison, pour une question d’aise) elle se dirigea vers l’extérieur, sans réfléchir, sans penser au froid et au climat. L’attention de l’intégralité de son système nerveux était dirigé vers cette douleur abdominale.  Elle s’envola depuis sa fenêtre, déchirant dans un cri de douleur, une énième fois sa peau dorsale. Elle vola quelques minutes, à une vitesse folle, avant d’atterrir sans y réfléchir, dans un endroit ou le sol était recouvert d’herbe et de neige. Elle chercha à tâtons un mur pour se repérer, et toucha une matière organique, rugueuse. Il s’agissait d’un arbre. Elle s’effondra en larmes, grelottante, pieds nus dans la neige, se faisant recouvrir petit à petit d’une fine couche de neige, criant intérieurement son dégout pour son cœur, incapable de ne pas souffrir plus d’une semaine d’affilée.

Autour d’elle, il n’y avait pas un bruit, comme si l’heure était creuse, et que tout le monde s’était réfugié chez sois à la recherche d’un peu de chaleur.
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MessageSujet: Re: Quel froid ... [Edwin/Elizabeth] Mar 6 Fév - 11:04

Quel froid...
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Elizabeth, John Snow et moi, cela commence comme une histoire rocambolesque et incroyable. C'est effectivement le cas.



Hier après-midi, Edwin avait rencontré Jack Falcon, le jeune homme brûlé sur une grande partie de son corps. Il avait fait un test, concluant, mais Edwin continuait de s'interroger. Lorsqu'il arriverait à des parties cruciale, comme le visage, il faudrait l'endormir, et donc il lui fallait une salle d'opération, mais où ? Et surtout qui allait cautionner cela ? Mais il y avait d'autres questions, pour la première fois de sa vie, il lui fallait une assistante, opérer un patient nécessitait qu'une personne lui donne les instruments, ou l'aide pour ce qui arrivait ensuite.

Mais il  ne pouvait pas demander à la Sup', il fallait qu'il sélectionne lui-même quelqu'un. La moindre infirmière lambda ne ferait pas l'affaire, d'ailleurs il n'avait pas besoin d'une infirmière, mais d'une personne rassurante, qu'il pourrait former au fur et mesure, quelqu'un qui n'a pas peur du sang, qui apprécie les enfants et surtout qui est apprécié des enfants. Durant la journée il inscrit sur un bloc note, toutes les qualités que devait avoir la demoiselle, ou le jeune homme, un surveillant tomba dessus et pour rigoler il lui demanda si s'était les critères de validation pour sa futur femme. Non pas vraiment. Mais ils rirent ensemble,

Le soir venu il rentra chez lui, l'esprit toujours hanté par de multiples questions. Hors de question de demander à la SAD de lui prêter une salle d'intervention. A l’hôpital la paperasse serait trop impressionnante, et s'il branchait un collègue chirurgien pour avoir une faveur, celui-ci allait filmer ou en parler aux scientifiques. Il était hors de question qu'Edwin soit étudié comme un animal ou que des personnes viennent le voir pour guérir toute les maladies du monde.

Ce n'est que lorsqu'il sortit de sa voiture qu'il remarqua la neige. Edwin sourit. Il en connaissait un qui allait être fou de joie !

Il prit les clés dans son sac et les glissa dans la serrure, automatiquement il entendit des pattes se presser derrière la porte. Quelques couinements, Chaussette et Pantoufle, et un miaulement lointain, Legolas.

Lorsqu'il entra il fut submergé par raz de marré de chiens fous et heureux. Edwin les calma puis les fit sortir.

Tous, sauf un, rentrèrent très rapidement. La neige et le froid ce n'étaient pas leur truc. Mamy resta d'ailleurs couché près de Wolverine.

Par contre, John snow, lui ne voulait plus rentrer. Il allait neiger encore comme ça une bonne partie de la soirée, autant en profiter un peu. Il partit chercher la laisse pour celui-ci.

Ils sortirent tout les deux. John Snow était obéissant il restait toujours près de son maître lorsque celui-ci lui demandait, mais en ville, il préférait le garder attacher, on ne sait pas sur quoi ou qui on pouvait tomber.

Edwin avait trouvé ce chien en allant faire du ski avec un vieux camarade de lycée. Ils étaient montés en haut de la piste par un télésiège, il firent quelques kilomètres de pistes et décidèrent de faire la grande rouge pour finir, mais quelque fut pas leur surprise en découvrant un chien seul tout en haut. Le médecin n'hésita pas une seconde, il ouvrit sa combinaison et y plaça le petit chiot. C'est le premier chien qu'il avait recueilli. Ils avaient descendu la piste ensemble, le vent dans les oreilles et la gueule John Snow était déjà heureux, quand à son nouveau maître il riait, entendre et sentir le petit bout si enthousiaste le ravissait.

Les deux amis arrivèrent au parc. John s'assit laissant un regard quémandeur à son maître. Edwin rit, il savait très bien se faire comprendre. Il décrocha la laisse. Le berger suisse, aussi blanc que la poudreuse parti à vive allure, sautant pour attraper les flocons, se roulant dans les tas de neiges par endroit, un enfant complètement désinhibé.

Il ne neigeait pas violemment, mais les flocons étaient très gros, de quoi recouvrir une voiture en quelques minutes.

Soudain il y eu un bruit, sourd, léger, d'aile ? Oui, mais d'immenses ailes. John l'entendit aussi. Il fixait le ciel.

Une jeune femme se posa près d'un arbre, elle n'était vêtu que de...de quoi d’ailleurs, une robe d'été pas à sa taille ? Ses jambes, ses bras, ses pieds étaient nus. Elle se recroquevilla sur elle même sanglotant à chaudes larmes.

Le chien blanc se précipita sur la silhouette, son maître à sa suite. Il se glissa sous ses ailes, il parvint jusqu'à ses mains et son visage, sa longue langue rappeuse parcouru abondamment ses joues, pleurer par un temps si glacial n'était pas une bonne idée.

Le médecin arriva près d'elle a son tour.

" Mademoiselle, ça va ? Vous avez besoin d'aide ? "

Il posa une main sur son épaule et fut surprit de la température si froide de son corps. Sans hésiter une seconde il retira sa longue écharpe rouge, il la glissa autour du cou de la demoiselle, puis sa doudoune qu'il lui enfila par l'avant et enfin, il retira ses chaussures pour en sortir ses chaussettes, il remit ses souliers et se permit de mettre les chaussettes à la demoiselle. Si elle restait là, elle allait faire de l’hypothermie. Et ça peu importe quel sorte de créature mythologique elle était.

Le chien se blottissait contre elle lui confiant ainsi toute la chaleur dont il était capable.

" Vous ne devriez pas restez ainsi dehors mademoiselle. Allons dans un endroit où la température est agréable, je vous offrirais une boisson très chaude et délicieuse. "

Il frôla son épaule et lui tendit la main.

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MessageSujet: Re: Quel froid ... [Edwin/Elizabeth] Jeu 8 Fév - 0:55

Les larmes de la jeune femme ne parvenaient pas à s’arrêter de couler. Grelottante, ses ailes avaient formées comme un parapluie au dessus de sa tête, comme pour la protéger du mieux que possible, de ses bétises. A mesure que le froid venait paralyser ses nerfs, et affecter sa capacité à respirer normalement, elle continuait de se sentir déchirée par ce conflit interne.

« Pourquoi tout est si compliqué avec moi ? » se demandait-elle.

La raison était assez simple, et au fond d’elle, elle parvenait à le comprendre sans vraiment l’accepter. Contrairement à toute personnes sur cette terre, Elizabeth n’avais jamais appris à appréhender ses sentiments. Sa nature, bien qu’endormie, continuait de les repousser, de les emmagasiner, jusque ce que cela n’explose. La jeune femme était fatiguée d’être différente, et pourtant, elle ne pourrait renoncer à ce qu’elle était pour rien au monde.  

Sous son visage, la neige était déformée, par ce flot inarétable de larmes salées. Mais quelque chose la sortit de sa tourmente, sans pour autant la stopper dans celle-ci. Des pas, plusieurs, s’approchaient d’elle. Elle pouvait les entendre, car le vent glacial, bien que douloureux, était sous son commandement, tout les sons passant sous son contrôle étaient apportés aux oreilles glaciales d’Elizabeth. Ses ailes rentraient petit à petit, afin d’être dissimulée, dans une douleur à peine supportable, et ce très lentement. Elle avait du mal à respirer, lorsqu’un animal vint lui sauter dessus. Elle poussa un petit cri de surprise. Elle passa doucement ses mains congelées sur la fourrure épaisse de la créature. Lentement, elle comprit qu’il s’agissait d’un canidé. Ses doigts terminèrent leur analyse en sur la truffe de ce dernier.

« Un loup … » murmura-elle.

C’était amusant, du moins étrange en quelques sortes. Une fois encore, affalée dans le froid glacial d’un terrain recouvert de neige, un canidé sauvage venait de nouveau pour la sortir de ses pensées négatives.  Quelle chance. Un petit sourire fatigué, sur son visage recouvert de larmes givrantes apparu. Elle se blottit contre l’animal, pour capter sa chaleur. Elle se laissa laper en rigolant quelque peu, entre sanglots et grelotements incontrôlés.

Puis un voix traversa les oreilles de la jeune femme. De l’aide ? Elizabeth avait elle besoin d’aide ? Bien sur qu’elle en avait besoin, cruellement même. Son corps était au bord de l’hypothermie.

« N..non…ça va… »
Parvint-elle à prononcer, sa poitrine se resserrant à cause du froid.

Mais l’homme, visiblement, commença tout de même à prendre soin d’elle. Les humains étaient si bons. Pas une fois, lors de ses balades solitaires elle n’avait été ennuyée par un quelconque être. Au contraire même, tout le monde lui proposait son aide. Lyssa semblait penser qu’il ne s’agissait là, que d’attendrissement lié au physique avantageux, et souvent dénudé de la jeune femme, mais l’avis d’Elizabeth divergeait. Comment pourrait-elle massacrer des êtres si bons, Sous les ordres d’un être aussi froid ? L’homme l’habillait, délicatement, tandis que le loup continuait de la réchauffer. Elle le serrait contre elle, comme si elle n’était qu’une enfant serrant contre elle sa peluche.

Il lui proposa de partir se réchauffer. Une personne lui avait un jour, formellement interdit de parler aux étrangers. C’était une règle qu’elle détestait, mais qu’elle avait appris à respecter, par amour par celui qui l’avait édicté.  Mais une personne, qui à ses yeux avait l’absolue légitimité pour lui dicter ses faits et gestes, était bien plus laxiste à ce sujet là. Lyssa laissait de grandes libertés à sa petite sœur, et ce, même avec sa condition physique. La seule chose qu’elle lui demandait, sous forme de promesse fraternelle, était de faire attention.  La jeune femme aux cheveux blancs grimaçait de douleur, en pensant à cela. Mais elle ne voulait plus écouter ces promesses qu’on lui avait forcé à faire il y à de cela plusieurs siècles, et ce, pendant des décennies.

Elle hocha la tête, incapable de parler, se hissant contre l’épaule du jeune homme.

« Je ne pensais pas être parti si loin. Lilou m’avait assurée qu’il n’y avais plus de loups à Laurel depuis des centaines d’années » dit-elle, grelotant, se réchauffant peu à peu.

« Merci de m’avoir aidé. Je ne sais pas comment te remercier. » dis-elle, souriant, cherchant de sa main libre, le canidé qui les suivait.
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MessageSujet: Re: Quel froid ... [Edwin/Elizabeth] Jeu 8 Fév - 11:42

Quel froid...
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Elizabeth, John Snow et moi, cela commence comme une histoire rocambolesque et incroyable. C'est effectivement le cas.



La demoiselle fini par lui donner sa main et se relever contre lui. Elle était gelée. Une chose étrange qui frappa Edwin, ce fut ses yeux, ils étaient clos, pourtant elle se déplaçait comme si elle percevait le monde alentour. Quoique, après avoir vu ses ailes se rétracter devait-il s'étonner de cela ?

Edwin écouta sa réflexion pleine de naïveté en souriant.

" Pas besoin de me remercier, je n'ai pas fait grand chose. "

Leur chemin d'herbe s’arrêtait à leur pied, devant eux une centaine de mètres, voir plus était couvert d'une dizaine de centimètre de neige.

" Pour ne pas que tes pieds gèles je vais te porter. La neige est froide et humide."

Et ainsi Edwin, sans aucun effort souleva la demoiselle. Elle était beaucoup plus légère que ce qu'elle avait l'air. Le décors qu'ils ornaient avait une drôle de teinte, un tableau monochrome, d'un homme portant une mariée, peut-être la sienne, accompagné d'un loup guide.  

" Ton ami à raison tu sais, il n'y a plus de loup à Laurel. Il s'agit en fait d'un chien. Il s'appelle John snow. Je l'ai trouvé dans les montagnes lorsque j'étais en vacance. Mais c'est vrai qu'on peu facilement le comparer à un loup. "

A son nom l'adorable berger suisse aboya. Sa queue remuait, il était très content. John Snow était le genre de chien à toujours ramener quelque chose à la maison. Aujourd'hui il pourrait se vanter auprès de ses copains, il avait ramener un ange.

Malheureusement il fut rapidement déçu. Son maître ne porta pas l'ange jusqu'à chez eux, mais devant un boulangerie-chocolaterie qui se trouvait devant.

Edwin relâcha le petit corps et lui indiqua où elle pouvait s'asseoir.

" John tu restes avec la demoiselle, je reviens tout de suite. "

Bien-sûr qu'il allait rester près de la femelle, sinon qui allait la protéger et la réchauffer ? Certainement pas un animal sans poil comme les humains.

John se campa sur ses pates arrières et posa celles de devant sur ses genoux, il posa sa truffe sur les jambes nues de son ange. Elle était blanche comme lui, alors s'était sa copine maintenant.

Son humain revint chargé d'un plateau.

" Tenez voici, je pose devant-vous une tasse de chocolat chaud, je ne savais pas ce que vous aimiez, mais j'ai supposé que cela vous plairait. C'est doux et sucré, tout ce qu'il faut pour lutter contre un froid pareil. "


Edwin prit quelques gorgées de sa boisson brûlante et demanda.

" Dis moi ce qui te tracasse ? Pourquoi autant de larmes avant de t'avoir découvert ? Peut-être puis-je t'aider ?"

Pertinent humain ! Le canidé sentait encore un poids peser sur la demoiselle.

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MessageSujet: Re: Quel froid ... [Edwin/Elizabeth] Mar 20 Fév - 2:43

La jeune femme se laissait guider à travers le sol glacial par l’illustre inconnu. Ils marchèrent quelques pas dans une direction inconnue. C’était difficile, car bien qu’immortelle, le froid l’empêchait d’utiliser toutes ses capacités moteurs. Elle se revoyait, quelques mois en arrière, incapable d’enfiler un simple haut sans cracher ses tripes. Encore une fois, ses idioties l’avait conduite à cet état de vulnérabilité avancé. Si Lyssa était-la, elle hausserait certainement le ton. Elizabeth secoua la tête pour chasser ce genre d’idées de sa tête. Elle écoutait l’inconnu lui expliquer que sa gentillesse était normale. Les humains étaient vraiment bons.
Elle posa un pied dans de la neige un peu trop profonde, et elle s’enfonça jusqu’aux mollets, avant de pousser un petit gémissement de surprise. A peine eut-elle le temps de pousser ce petit cri d’étonnement, qu’un autre sorta de sa bouche. Une poigne puissante la souleva. L’inconnu venait de la prendre dans ses bras, comme une princesse, collée à lui, profitant de la chaleur de son corps. A cette sensation, la jeune femme ne savait pas quoi réagir, elle se contenta simplement de rougir, en balbutiant un remerciement maladroit. L’ambiance qui se dégageait de cette scène réchauffa rapidement le corps de la jeune femme, et ce jusqu’à leur point d’arrivée.

« D’accord… » Dit-elle à son sauveur, signifiant qu’elle avait compris l’explication.

John abboyait, ce qui effraya quelques peu la jeune femme, du moins au début. Sentant que son maître, n’étais absolument pas tendu, elle compris rapidement que c’était des aboiements de joie. Elle esquissa un sourire tandis qu’il la déposa sur le sol, à quelques pas d’un banc, sec sous un parvis de bois, qu’Elizabeth ne pouvait évidement pas voir. Elle s’approcha doucement, et à tatons, parvint à s’asseoir. John resta avec elle, ce qui l’a rassura quelques peu, de ne pas voir l’inconnu disparaître. Leurs deux présences avaient quelque chose de rassurant, et de physiquement chaud. La jeune femme caressa la tête du chien, jouant quelques peu avec ses oreilles en rigolant.
Son sauveur s’approcha, et posa à côté d’elle, une tasse chaude. La jeune femme eu un frisson en la prenant entre ses doigts gelés.

« J’adore le chocolat chaud, et tout ce qui est sucré … Le salé j'aime moins, ça donne soif, et j'aime pas trop l'eau. Le soda ça pique c'est amusant mais je préfère ce qui est chaud. Merci beaucoup, c’est trop gentil. » dit elle en avalant quelques gorgées.

« C’est chaud, ça fait tellement de bien. »
dit elle en souriant.

Mais son sourire disparu lorsque le jeune homme lui posa la question fatidique. Elle baissa la tête, comme si elle essayait d’esquiver à coup sur, de ses yeux clos, le regard de l’homme. Elle se pinça les lèvres, et d’une voix un peu tremblotante.

« Je … je … je … Non, je pense pas qu’on puisse m’aider. Je … en ce moment, tout est flou dans ma tête. Je suis heureuse, mais j’ai l’impression que quelqu’un s’est moqué de moi, et je déteste ça. Je suis trop bête pour arriver à tout comprendre » dit elle, la voix tremblante.

Elizabeth étouffa un sanglot, quelques larmes coulant le long de ses joues.

« Mais … C’est pas important… Ca va passer, comme à chaque fois. Merci pour le chocolat … euh j’ai pas retenu ton prénom.. »

La jeune femme essayait de garder le sourire, mais elle ne trompait personne, la douleur dans son ventre était perceptible sur son visage.
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MessageSujet: Re: Quel froid ... [Edwin/Elizabeth] Mar 20 Fév - 15:32

Quel froid...
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Elizabeth, John Snow et moi, cela commence comme une histoire rocambolesque et incroyable. C'est effectivement le cas.




Edwin affichait un grand sourire au quant au déclaration de la demoiselle. Son discours semblait être celui d'une jeune enfant découvrait le monde. Un ange tomber du ciel, tenté par la vie humaine elle était descendue pour goûter à la joie et au bonheur de vivre. Il nota précautionneusement cela dans sa mémoire, c'était le genre d'information que l'on pouvait trouver inutile mais qui le jour j se révélait d'une importance capitale.

Son beau sourire disparu laissant place à nouveau à une expression blessée. Des perles de cristal s'égarèrent sur ses joues.

Edwin aussi appelé " Monsieur pied dans le plat".

Il se rapprocha et passa un bras autour de ses épaules pour la réconforter comme il le pouvait. John Snow gémit et enfoui sa truffe sous les mains de sa demoiselle. Son maître parla tout bas, pour ne pas la casser, comme si l'on parlait à un chiot venant de naître, ou un flocon de neige. Oui John communiquait avec la neige qui tombait du ciel, principalement pour lui dire qu'il allait la manger, mais il le faisait quand même.

" Je m'appelle Edwin Tristan Bonners. Appelle moi comme il te plaira." Dit-il

" Je suis désolée de t'avoir rappeler tes maux, mais tu sais tout garder pour soit n'est pas forcément une bonne idée. Je suis persuadé que tu es maligne, se faire tromper n'est jamais facile à déceler. "

Sa gorge se serra.

" Cela m'est arrivé aussi. J'ai failli en perdre la vie. Mais il ne faut pas rester muet. Profite de moi, utilise moi pour dénouer cet entremêlement de souvenirs, si tu as besoin. Pour ce soir, l'inconnu que tu viens de rencontrer sera ton support. Je t'écouterais d'une oreille attentive, je châtierai ceux qui doivent l'être et je te rassurerai comme je le peux. "

Il lui frotta doucement le dos.

" Tu es une magnifique jeune femme, cela me briserais le cœur de te voir à nouveau souffrir."

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MessageSujet: Re: Quel froid ... [Edwin/Elizabeth] Mar 20 Fév - 19:42

« Edwin, c’est compliqué à dire. Moi je m’appelle Elizabeth » Souria-elle

La jeune femme gardait la tête baissée et pris du temps avant de répondre. Ses doigts caressaient le museau du canidé. Elle l’écoutait parler, et surtout s’excuser. Il lui expliquait qu’elle n’était pas si idiote, ce genre de compliments la faisait sourire, même si quelques larmes silencieuses coulaient toujours le long de ses  joues.  

« C’est pas grave. Tu ne pouvais pas savoir. Personne ne sait en réalité. C’est compliqué … » dit elle grelotant.

Le bras de l’inconnu était rassurant, et au fond d’elle, elle ressentait une certaine forme de joie, d’avoir la chance de pouvoir se confier à un inconnu. Une personne devant-laquelle la honte de pleurer était moindre. La jeune femme adulait sa sœur et adorais sa meilleure amie, mais pleurer face à elle lui était douloureux. Elle avait ce sentiment de les décevoir par sa faiblesse, même si ces dernières s’évertuaient à lui dire le contraire. Mais ce soir, c’était un inconnu, qu’elle ne revérait peut être jamais.
La jeune femme hocha la tête. Elle s’apprêta à ouvrir la bouche, mais fut coupée par une dernière phrase de ce Edwin. Il la complimentait, ce qui l’a fit rougir de plus belle. La jeune femme était bien trop sensible aux compliments pour son propre bien.

« Je … je vais essayer. Pour résumer, avant, je vivais avec un homme. Cet homme, c’était tout pour moi. Il m’a recueillie quand j’étais seule, incapable de me débrouiller dans ce monde. Il m’a tout appris. Et puis … avec le temps, je ressentait quelque chose de fort pour lui. Je savais pas ce que je ressentais, j’ai beaucoup de mal avec tout ce qui touche aux sentiments. Il m’expliqua que c’était de l’amour, et nous avons fait notre vie tout les deux. Rien que tout les deux » dit elle en appuyant froidement sur les derniers mots, serrant les poings.

« Nous vivions tout les deux, je travaillais avec lui, sortait qu’avec lui, me faisait souvent gronder lorsque je m’amusait ou prenait trop de risques. C’était pénible. Mais je pensais que c’était normal. Mais maintenant que je vis avec ma sœur, je me rends compte a quel point je suis heureuse avec elle, et que ce n’était peut être pas tellement le cas avec lui. J’ai tout donné pour lui … Des choses que personne n’arrive à imaginer, et j’ai l’impression que je n’aurais pas du .. » dit-elle, se forçant à ne pas pleurer.

Le jeune femme plongea sa tête contre l’inconnu, cherchant à la fois réconfort et chaleur. Il faisait toujours très froid dehors, et il tardait à la jeune femme, de retrouver un environement chaud.
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MessageSujet: Re: Quel froid ... [Edwin/Elizabeth] Mar 20 Fév - 23:09

Quel froid...
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Elizabeth, John Snow et moi, cela commence comme une histoire rocambolesque et incroyable. C'est effectivement le cas.




La présence de John Snow semblait l'apaiser, les animaux avait-ils sur elle le même effet que sur lui ?

Edwin ne le dissimulait pas vraiment, mais ce n'est pas une chose qu'il cri sur les toits. Il n'aime pas être seul, avec ses réflexions, ses idées, ses souvenirs. S'occuper d'une meute était relaxant, parfois ils semblaient même le comprendre.

Il écouta attentivement ses paroles, accentuant certains mots. Il comprit parfaitement. Avec son amant elle était prise au piège dans une relation.

Il la prit totalement dans ses bras la protégeant de ce froid polaire. Edwin ne dit rien pendant un temps.

Qu'est ce qu'il se serait passé s'il ne l'avait pas trouvé ? Pire, que se serait-il passé si elle était tombé sur des personnes mal intentionnées ? Edwin peinait à ne pas y penser. Tout comme son histoire, c'était si dur à entendre. Comment priver un être de sa liberté par "amour" ? Qui était capable de faire ça ?

Le brun se leva et reprit le poids plumes dans ses bras.

" Ne pense pas que je t'enlève, mais si nous restons ainsi sous la neige nous allons nous transformer en glaçon. Je n'habite pas très loin, il y a du chauffage des plaids et la meute de John Snow. Et si tu es méfiante, parce que tu devrais être méfiante Elizabeth, tout le monde n'est pas bienveillant. De ce fait, si tu ne veux pas aller chez moi, nous iront dans la voiture je pourrais toujours l'allumer pour mettre le chauffage. "


Les joues du médecin étaient elles aussi un peu plus rose. A cause du froid ou de la belle demoiselle dans ses bras, qui sait.

Tout en marchant, le berger sur ses traces, il répondu à la déclaration de la demoiselle.

" Je pense que tu ne devrais pas regretter ce que tu as fait, tu pensais le faire par amour et c'était peut-être le cas. Peut-être que tu l'aimais et que lui aussi, mais d'une manière différente. Les sentiments ne sont pas similaires pour tous. Tu aimes ta sœur, que tu connais depuis toujours et tu aimes tes amies, mais d'une manière différente. Tu peux aimer ton compagnon mais t'en séparer à cause de problèmes, tu peux tomber amoureuse comme dans les livres romantiques où d'une autre manière.

A ce moment là tu pensais être amoureuse. Tu as tout donné, ce n'est en aucun cas de ta faute, tu ne dois pas te sentir coupable pour cela. Je suppose que tu es meurtrie, peut-être que cet homme t'a trompé. Car s'il faut blâmer une personne c'est bien lui. Il n'avait pas à te contraindre, te forcer à faire ce qu'il voulait.
Une relation amoureuse s'établie sur le partage, l'échange, et le consentement. Si tu as des doutes sur tes relations parles en à ceux qui t'aime et te connaisse depuis longtemps, ceux en qui tu as véritablement confiance. Je ne peux imaginer ce qui t'es arrivé, mais une chose est sûr. Un jour tu trouveras ton "prince charmant" un jour tu aimeras un homme autant que lui t'aimeras et tu en seras heureuse. Je crois en l'amour. Je crois aux belles histoires. "


Comme pour approuver sa révélation, le "loup" aboya heureux. Son maître lui parlait, mais il ramenait pas souvent des gens à la maison, et il ne l'avait jamais vu parler autant à quelqu'un. Sauf dans son sommeil, parfois il parlait beaucoup trop et réveillait tout le monde.

La queue blanche et touffue brassait l'air autour de lui. Il était content il était devant la maison. Mais... Pourquoi il s'arrête ? La meute est là, John l'entend et John veut présenter sa belle à ses amis. Est-ce elle qui ne veux pas rentrer ?
Elle semble pourtant aussi froide que lorsqu'ils l'ont trouvé.

Le chien s'assit au pied de son maître. Leur aventure se terminait-elle là ?
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MessageSujet: Re: Quel froid ... [Edwin/Elizabeth] Jeu 22 Fév - 2:01

Un léger silence survint lors de leur discussion. La jeune femme se mise à réfléchir. Elle creusait toujours plus loin dans ses souvenirs, oubliant presque l’environnement glacial qui l’entourait. Pendant cette petite accalmie de larmes, elle se revoyait, au sommet de cette église, sous une des rares pluies de cette terre aride. Des clochettes aux chevilles et aux poignets, un Crwth à la main. Elle dansait, jouant avec sa vie au sommet de cette bâtisse de bois et de pierre. Si on lui redonnait les instruments, elle serait certainement capable de rejouer cet air festif et de sautiller au dessus les quelques moellons saillants de pierre. Certains passages de sa vie auraient pu lui revenir, quelques uns marquants. Mais ce moment précis, elle s’en était toujours rappelée comme un moment d’euphorie et de liberté. Cette valse avec la mort sur ce clocher, était certainement le moment le plus amusant de son ancienne vie, et « il » était absent…

La jeune femme n’eu pas le temps de continuer à réfléchir à ces souvenirs créant en elle une grande mélancolie. Edwin la pris dans ses bras, une nouvelle fois. Elle enroula ses bras couverts de la veste de ce dernier autour de son cou, pour ne pas tomber. Il lui expliqua qu’il ne l’enlèverait pas. Ce genre de risques qu’ont lui rappelais souvent, avaient du mal à lui paraître tangible. Comment des créatures si faibles pourraient lui causer des soucis ? La jeune femme ne se l’expliquait pas, alors elle se laissa faire, heureuse d’être emmenée dans un endroit chaud. Sur ce, elle acquiesça silencieusement, à la première proposition du prince qui la portait. Seul point qui la faisait tiquer, pourquoi lui aussi la mettait en garde pour lui proposer de l’emmener chez lui ? Elle eu a peine le temps d’y réfléchir que le jeune homme se lança dans une longue tirade.

En temps normal, Elizabeth avait du mal avec les longs discours. Leur sens ne transparaissait que par les sens des différents mots. Et plus un discours était long, plus elle devait se concentrer pour ne se tromper nulle part pour tenter de le comprendre. Mais cette fois-ci, le discours d’Edwin était si plein de sincérité que même si quelques mots lui échappèrent, qu’elle en compris l’intégralité. Elle était touchée par le sens et l’amour présent dans ses paroles. Cela changeait de ce que disais sa sœur, qui avait beaucoup plus de mal à transmettre son amour par les mots.  

« »

La jeune femme ne parvint pas à répondre tout de suite. Elle ne savait pas trop quoi penser, elle restait muette, malgré sa volonté visible de lui répondre.

« C’est joli ce que tu dit, moi je suis incapable de dire des choses comme ça. » dit elle en riant quelques peu.

« Je regrette uniquement car ce que j’ai fait pour … lui … me poursuivent toujours. A cause de ça je suis incapable de me débrouiller toute seule et d’aider les autres.  Je fait tout les efforts possibles, mais j’ai toujours l’impression d’être un poids pour ceux qui m’entourent. Je sais qu’ils m’aiment, et qu’ils sont heureux de s’occuper de moi, mais au moins une fois, je voudrais savoir ce que ça fait de donner comme ils le font… » dit elle en agitant ses mains devant ses yeux clos.

« Et puis … C’est étrange mais, Lilou aussi me parle de cette différence entre les « amours ». Mais moi je suis incapable de le voir ou de le ressentir. J’aime ma sœur, j’aime ma meilleure amie mais … j’ai juste l’impression que je les aime plus que les autres. Quand Auguste m’avais expliqué ce qu’était l’amour et bien, ça n’a rien a voir avec ce que je ressentais. J’ai toujours eu beaucoup de mal à expliquer ce qui se passait dans mon ventre quand je suis avec quelqu’un que j’aime bien. J’ai juste envie de faire des câlins moi, sentir que personne ne viendra plus me faire du mal, c’est tout … Et pas ces truc bizarres de … » La jeune femme s’arrêta soudainement.

Comme une enfant en bas âge, elle n’arrivait pas à expliquer correctement la notion de relation sexuelle. Elle ne trouvait pas cela spécialement ça sale, mais plutôt quelque chose qui ne lui venait pas à l’esprit. Ce genre de choses la gênait énormément, si bien que son visage se mit à rougir et son cœur se mis à battre, en imaginant quelques images « obscènes » à ses yeux.

« Mais, merci pour ce que tu dit. Ca me fait un peu mal de m’avouer et de reconnaître que j’ai été aussi idiote pendant longtemps pour penser que notre vie était saine. J’aurais aimé en parler à d’autres personnes, mais j’étais coincée dans un pays ou je ne connaissais rien. Mes sorties étaient rythmées par des règles strictes, c’était rare quand je parlais à des gens, et puis ma grande sœur était si loin à ce moment là. Le moment ou elle est venue me chercher c’était … » sa gorge se serra brutalement, tandis qu’elle baissa la tête.

« Le plus beau jour de ma vie. Depuis, je veux juste vivre à ses côtés, et qu’elle soit fière de moi.  Mais c’est tellement difficile sans mes yeux… »
dit elle en baisant encore plus la tête, laissant comprendre que sa cécité était liée à cette histoire.

Quelques secondes de silences survint, avant qu’en tremblant, elle remonta la tête.

« Dit on est bientôt arrivé ? J’ai froid … » demanda-elle, un peu gênée.
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MessageSujet: Re: Quel froid ... [Edwin/Elizabeth] Ven 23 Fév - 22:09

Quel froid...
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Elizabeth, John Snow et moi, cela commence comme une histoire rocambolesque et incroyable. C'est effectivement le cas.




" Oui nous sommes arrivé." Répondit-il d'une voix douce.

Durant de brèves secondes il porta l'ange d'un bras. Ce n'était pas très compliqué, elle n'était pas bien lourde et ses bras étaient habitués à porter beaucoup plus imposant. Son autre main s'occupait de trouver les clés puis déverrouilla la serrure.

" Je vais te déposer sur le paillasson, cela risque d'être un peu plus rugueux et de piquer. Je passerais devant toi, je ne voudrais pas que tu te fasse chambouler par la meute. Tiens moi par la chemise, je te guiderais en éloignant les boules de poils. "

La fée ouvrit la porte. Comme d'habitude les chiens déjà prêt à fêter l'arrivée de leur maître, se dandinaient dans l'entrée.

John Snow entra, puis le brun. Ce dernier présenta sa trouvaille à ses compagnons, comme un trésor.

Edwin guida l'invitée jusqu'au canapé, une fois la demoiselle assise, les jeunes jumeaux posèrent leur corps ridés contre elle.

"Je te présente Pantoufle et Chaussette. Des enfants un peu fous mais adorables. Je vais te chercher une couverture, je reviens tout de suite. "

Dans sa chambre, il trouva les deux félins. Lorsqu'il réapparu, chaque bête avait pris une place prêt d'Elizabeth.

"Tu as le don de te faire rapidement des amis ! "
Rit-il.

Il l'emmitoufla dans le grand et confortable plaid puis lui présenta chaque bestiaux ; y compris Mamy, la doyenne, qui était couchée à quelques mètres de là. Elle n'aimait pas vraiment les étrangers.

La demoiselle était vraiment adorable, lorsqu'ils étaient encore à l'extérieur, malgré un handicap majeur elle souhaitait aider ses proches et ne plus "être un poids". Edwin ne connaissait pas ses proches, mais il était persuadé que s'occuper d'elle c'était loin d'être une corvée.

Le prénom auquel elle fit référence l'interpella, il lui semblait se souvenir d'un dossier à la sup' comportant ce prénom.

Faisait-elle aussi partit de la Sup' ? C'était peu probable, il avait lu tous les dossiers d'étudiants handicapés ou ayant beaucoup d'antécédents.

Lorsqu'elle avait tenté d'expliquer le terme "relation sexuelle". Le médecin avait rit amusé de la voir si gênée. Mais une chose était sûre, si cet homme lui avait fait du mal, le Bistouri le retrouvera, le kidnappera et se servira de son corps pour la science, jusqu'à sa mort. Et si Edwin était doué pour une chose, s'était bien de maintenir une être en vie pendant très longtemps.

L'amour qu'elle portait à sa sœur semblait incommensurable. Celle-ci devait être plus que comblée.

"Peut-être puis-je t'aider pour tes yeux. Je suis médecin à l'école des héros, mais je suis un peu particulier, j'ai un don que me permets de guérir toutes blessures physiques. "

Edwin posa délicatement sa main gauche sur ses yeux clos. L'autre main il la cala à l'arrière de sa nuque. La peau porcelaine de la demoiselle était encore fraîche.

Une lueur scintillante apparue autour d'eux. Il l'a connaissait à peine, pourtant il était persuadé qu'elle aurait aimé le spectacle.

Pantoufle tenta d'attraper les paillettes de poussière de fée. Edwin lui intima, d'un regard, de se recoucher. Il avait du mal à se concentrer à sentir les yeux et les cellules de la demoiselle.

Rien n'y faisait. Mais que se passait-il avec son pouvoir ? L'avait-il perdu ? Il ferma les yeux pour se recentrer.

La fée retira ses mains abasourdi.

" Je... Je ne comprends pas. C'est...Tu es un mystère, c'est comme si tu n'avais jamais eu d'œil, comme s'il n'y en avait pas la place, que ton corps n'était pas fait pour ça, ou comme si tu en avais déjà. Je n'aime pas trop ne pas comprendre, et cela ne m'arrive pas couramment. Mais je t'avoue que là je suis complètement perdu..."


Le brun replaça une mèche de cheveux immaculée derrière l'oreille de la jeune femme.

" Qui es-tu Belle Elizabeth ? "

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MessageSujet: Re: Quel froid ... [Edwin/Elizabeth] Sam 24 Fév - 4:25

La jeune femme avait posé la question à un timing visiblement proche de la perfection. Un large sourire se dessina sur son visage rougit par le froid, à mesure qu’elle entendait la clé dans la serrure. Elle allait enfin pouvoir quitter cet environnement glacial. Edwin lui expliqua qu’elle risquait de se faire agresser par une meute d’adorables toutous. Elle fut doucement déposée au sol, frissonnant au contact désagréable du tissu humide entre ses pieds gelés et le paillasson. Elle s’empressa de retirer les chaussettes trop grandes pour elle. Elle les déposa non loin, sur une petite table ou quelque chose y ressemblant. En “retard” sur le jeune homme, elle accourait vers lui, le bousculant quelques peu, s’accrochant à lui. Se laissant guider, elle se concentrait sur le bruit des pattes accourant vers elle. Combien y’avait il d’animaux ici ?

Elizabeth pris place sur le canapé mou, tandis que deux grosses boules de poils vinrent se blottir contre elle. Ils étaient doux, mais leur peau était bizarre, comme si elle était très très ridée. Ce constat fit rire la jeune femme, qui n’était habituée à voir que des canidés très maigres des terres désertiques aux abords de la méditerranée. Elle passait ses doigts entre les interstices de leurs fourrures, tout en souriant.

“Merci !” s’exclama-elle, avant de tourner sa tête en direction des chiens

“Bonjour vous deux, je m’appelle Elizabeth.”


Petit à petit la jeune femme fut submergée de créatures aux fourrures plus douces les unes que les autres. “Pas besoin de couverture” pensait-elle, la présence de tout ces animaux suffisaient à la réchauffer, même si elle aimais bien pouvoir se cacher sous un drap, ou quelque chose s’en rapprochant grandement.

Pourquoi n’avait elle pas de chien ? Ou du moins un petit animal pour lui tenir compagnie durant l’absence de sa soeur ? Ses journées seraient bien moins longues avec un petit camarade baveux à qui parler. Quelques langues râpeuses se posèrent sur sa joue, ce qui, la surpris avant de la faire rire. Celà faisait longtemps qu’elle n’avait pas rit à des choses aussi simple. La jeune femme était de nature à rire de tout, et à profiter de chaques petites choses de son existence, mais Laurel était très particulier en ce moment. Lilou et Lyssa refusaient de sortir de trop, pour des raisons étranges. Songeuse, Elizabeth fut surprise de la courte tirade d’Edwin. L’école des héros ? Comme Lyssa ? Comme sa soeur ? Elle voulut répliquer, mais les doigts bouillants de l’homme se posèrent sur ses yeux. Un profond malaise se fit sentir. Elizabeth n’aimait pas cette partie de son corps.

Edwin semblait abasourdi par la réaction de son corps. Mais pour la jeune femme cela semblait si simple. C’était “son” oeuvre. Michel avait oeuvré pour faire en sorte que ce genre de tour de passe passe soient impossible, et qu’elle soit condamné à la cécité, pour avoir fait preuve de colère. Elle combattait ardemment la vive douleur présente dans sa poitrine, avant de dire.

“Quand je te disais que cette relation m’avait tout pris. On s’habitue à force. Tu sais, je n’ai pas toujours été comme ça. Mais bon, ma grande soeur cherche une solution, et elle va trouver, car c’est ma grande soeur.” dit-elle la tête baissée.

Elle arrêta de parler, essayant de refouler les pensées affreuses, et le visage de son frère. Ses doigts pénétrant lentement dans le creu de ses yeux, arrachant ses globes occulaires. Ce sentiment de délivrance une fois aveugle, libérée de la vision de ce visage si terrifiant. La respiration de la jeune femme devenait douloureuse, lente et ample. Elle ravala sa tristesse avant de continuer.

“Je ne suis pas grand chose. Je m’appelle Elizabeth Cyrene. J’habite ici depuis quelques mois, avant que ma grande sœur ne vienne me chercher. J’apprends lentement à vivre dans cette ville que je connais à peine, et j’apprends malgré le fait que je sois aveugle. C’était pas facile au début, mais j’ai eu deux bons professeurs. Malheureusement, vu que je ne peut pas lire, c’est plus aussi facile qu’au début pour apprendre... Tu travailles comme docteur ? Ca me rappelle quand j’étais plus jeune. J’étais une … comment ça s’appelle en anglais …”

La jeune femme réfléchit un moment.

“Apothicaire. Mais maintenant ce métier n’existe plus trop, du moins c’est ce qu’on m’a dit.”
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MessageSujet: Re: Quel froid ... [Edwin/Elizabeth] Sam 24 Fév - 14:57

Quel froid...
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Elizabeth, John Snow et moi, cela commence comme une histoire rocambolesque et incroyable. C'est effectivement le cas.



Edwin n'était pas souvent en colère. En fait, en y réfléchissant bien, il n'avait jamais été  si furieux. Cet être adorable avait donné tout son amour son attention et ce putain d'enfoiré de merde lui avait volé de son temps et profiter d'elle, à un point qu'il ne pouvait imaginer. Edwin en avait conscience, il ne savait pas grand chose à propos d'elle, mais peu à peu le brouillard devenait brume.

Il allait le retrouver, et le démanbrer. Il s'arrangerait même pour le faire vivre avec un coeur en dehors du corps. Son dos frissonna.
Il fallait qu'il te calme. Ses ailes pourraient apparaître.

Edwin passa une main sur son visage puis dans ses cheveux.

* Calme toi TB, sinon j'appelle ta mère !*

La voix de son meilleur ami résonna clairement dans sa tête.

L'homme passa par une succession d'émotion, puis retrouva son état normal.

Une dotée mythologique, une jeune femme ayant cette âge depuis plus d'une centaine d'année. Voilà ce que la belle était. Cela le frappa en une seconde. Mais autre chose aussi. Sa sœur, l'amour de sa vie, n'était d'autre que la bibliothécaire de la Sup'. Après Carnage c'était la seconde source de cauchemars des élèves. D'après les rumeurs.

Ils n'avaient jamais discuté, ce n'était pourtant pas faute d'avoir essayé. A chaque fois qu'il avait tenté de prendre du temps pour rencontrer l'équipe pédagogique il ne trouvait personne.

" Tu as donc des connaissances de bases sur la médecine. Oui Apothicaire c'est une sorte de mélange entre les infirmières de maintenant et les pharmaciens. Je connais quelques sites internet très intéressant si tu souhaites poursuivre dans cette voie là. Et je connais également un logiciel informatique qui permet d'écouter un article sur internet. "

Edwin fit une pause dans ses dires puis songeur déclara :

" Tu sais, tu me disais tout à l'heure que ta grande sœur cherchait une solution, je ne connais pas exactement ton problème, mais je pense que c'est à toi de trouver la solution, avec autant d'aide que tu peux trouver, mais tu es surement la personne la plus à même pour régler tes problèmes. Enfin bon, c'est à toi de décider.

D'ailleurs, je travaille dans le même établissement que ta sœur, je l'ai déjà croisé, mais je nous n'avons jamais discuté. Si tu souhaites que je te ramène chez elle ou que je lui passe un coup de fils n'hésite pas a me le dire. Elle doit surement s'inquiéter de ta disparition soudaine."


Edwin  se leva du canapé.

" Je dois donner à manger aux bestiaux, souhaites-tu que je te prépare quelque chose, une boisson ou un repas ? "
Demanda t-il d'un ton éprit de douceur.

Sans la laisser répondre il rajouta, un sourire serein aux lèvres:

" Ah oui, et si jamais j'apprend que les personnes qui t'ont fait du mal son encore en vie, je m'en occuperais personnellement."


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MessageSujet: Re: Quel froid ... [Edwin/Elizabeth] Lun 26 Fév - 23:34

La horde de boules de poils autour de la jeune femme, disparaissant petit à petit sous une masse de couvertures, se calmait petit à petit. Quelques uns, dont elle ne parviendrait pas à définir la race, s’éloignaient, tandis que d’autres, restaient à ses côtés, la gueule posée sur ses cuisses. L’animation dans la pièce s’était un peu calmée, et cela laissait la possibilité aux deux humains de parler plus sérieusement, même si la jeune femme esquissait toujours un sourire de joie.  Elle était contente d’être au chaud, aux côtés d’un collègue de sa sœur. Elle savait qu’en cas de problème, il pourrait l’appeler.
L’homme lui parla longuement, de nombreux sujets attisant sa curiosité. Il lui expliqua la différence entre apothicaire et médecin. Cela faisait écho à ce que lui avait déjà expliqué Lyssa. C’était comme une piqûre de rappel, qui était la bienvenue. Il parla longuement abordant même un sujet qui était, il y a quelques secondes, au centre de ses songes innocents. C’était amusant d’ailleurs. Dès que la jeune aveugle rencontrait quelqu’un, qui, d’une manière ou d’une autre connaissait sa sœur, elle se sentait heureuse. Elle était emplie d’une fierté débordante, qui se lisait sur son visage. Elle entendit le canapé grincer, signe qu’Edwin se levait. Quelques chiens sautèrent sur le sol, le suivant. La jeune femme compris que c’était pour eux l’heure du repas. D’ailleurs, son estomac aussi gargouillait. Puis, avant qu’elle ne puisse répondre, Edwin rajouta une dernière phrase. Elle ne lui en tenu pas rigueur, car il ne pouvait pas savoir. Son visage se referma brutalement, lui renvoyant une nouvelle fois, l’image de l’archange de la guerre.

« Si seulement c’était aussi simple … »
dit-elle doucement, d’une voix basse.

Elle se renferma dans ses pensées quelques secondes, avant de secouer la tête, afin d’en éloigner toute les idées noires. Elle redressa son visage de porcelaine, et dit :

« J’ai un peu faim. Un peu soif. Mais je n’ai pas envie de m’imposer ... » visiblement génée.
Puis, prenant une grande inspiration, elle décida de répondre à Edwin, qui ne lui avait pas vraiment laissé le temps, trop emporté par la discussion.

« Merci c’est gentil de me proposer ça. On fonctionne déjà comme ça avec ma grande sœur, on à acheté une sorte de robot qui parle, et qui me permet d’aller sur Internet dans clavier. Je lui demande des choses et il me les lis. Mais le plus souvent, c’est Lyssa ou Lilou qui cherchent les documents que la machine lit. Quand ce n’est pas elles qui lisent. Car je ne peux pas trop chercher toute seule.
Pour la situation dont je parle, c’est un peu pareil enfait. Vu que je suis aveugle, c’est vraiment pas facile de chercher. Lyssa à pleins de livres, moi j’ai rien du tout. Mais quand on aura trouvé ce qu’on cherche, on ira toutes les deux en amou… entre sœurs »
dit-elle en toussant.

« C’est plus compliqué qu’une maladie, mais j’y crois dur comme fer. Puis, c’est pas la première fois que ça m’arrive. Mais c’est gentil de proposer pour appeler, mais elle à l’habitude que je sorte. J’ai juste oublié mon téléphone, je t’emprunterais ton téléphone tout à l’heure, juste pour la prévenir. »

Elle balança ses jambes.

« Mais tu m’as dit que tu as failli mourir, ça m’interesse. Car moi aussi, plusieurs fois. Dit moi tout, s’il te plait ! »
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MessageSujet: Re: Quel froid ... [Edwin/Elizabeth] Lun 5 Mar - 16:52

Quel froid...
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Elizabeth, John Snow et moi, cela commence comme une histoire rocambolesque et incroyable. C'est effectivement le cas.



La demoiselle était vraiment adorable. Elle avait des mimiques très infantiles, pourtant à la vision de son corps on avait aucun doute sur le fait que ce soit une femme épanouie.

Il déposa dans les gamelles une dose de croquettes, lorsqu'il en donna l'ordre tous se précipitèrent sur la nourriture.

Pendant qu'il sortait les restes d'une tarte aux légumes qu'il avait fait la veille, il écoutait la douce voix d'Elizabeth. Dans deux assiettes il disposa un quart du plat, il les passa rapidement au micro-onde et leur servit un verre de vin blanc. Un moelleux sucrés, doux et qui convient très bien à ce type de repas léger. Il déposa également sur la petite table du salon une carafe d'eau et deux verres.

Il écouta attentivement la demoiselle. Pendant qu'il lui donnait ses couverts il eu une pensé. Lyssa aussi avait-elle des ailes comme celle d'Elizabeth ? Il l'informa des ingrédients présent et que l'assiette qu'il avait posé près d'elle était chaude.

Mais soudain l'air devint froid. Des bruits lointains refirent surface. L'atmosphère semblait pesante...

Que ... Pourquoi lui avait-elle demander cela ? Pourquoi lui-même lui avait-il révélé ? Ses mains tremblaient. Impossible de se ressaisir. C'était si soudain.

La nuit il réussissait à calmer ses crises d'angoisses, les chiens venaient le voir et naturellement il se calmait, mais là... Pourquoi maintenant ? Pourquoi devant quelqu'un ? Lui qui essayait et réussissait si bien à le dissimuler.

" Je... Il... Ce... Je ne suis pas mort..."

* Bordel ressaisi toi ! Tu vas lui faire peur. Relève toi, mets toi de l'eau sur le visage. * La voix d'Oscars lui hurlait de se relever.

John Snow aboya. Il aboyait toujours pour le rappeler à la raison. Mais aujourd'hui cela semblait différent.

Le vétéran se leva de la banquette. Trop vite. Il se prit les pieds dans les chiots, ils couinèrent. Ses ailes apparurent par réflexe, pour les protéger, elles battirent l'air en vain, il trébucha et tomba sur le dos. Il posa les mains sur ses yeux d'or. Ses jouent étaient humides.

" J'aurais pu les aider..." Chuchota t-il.

C'était lui qui quelques minutes auparavant avait déclarer qu'il fallait parler de ses peurs et de sa douleur. Il ne l'avait pas fait, et maintenant tout ce qui se rapportait à cet événement  le terrorisait, la voix de son meilleur ami le hantait chaque jour depuis.

Un poids énorme pesait sur sa poitrine. Était-ce une illusion ou la réalité ? Edwin l'ignorait et ses cicatrices le faisaient beaucoup trop souffrir pour qu'il se relève. Son corps en était couvert. Ses bras, son torse, son crâne. Il n'avait fallu que d'une salve de fusil mitrailleur pour le marquer à vie.

Ses migraines habituelles ne mirent pas longtemps à réapparaître. Son corps frémissant resta ainsi sur le parquet de son salon, ses ailes tremblant encore, dicté pas ses émotions.
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MessageSujet: Re: Quel froid ... [Edwin/Elizabeth] Ven 30 Mar - 23:23

La jeune femme entendait l’ensemble des animaux se jeter sur leur nourriture. Le son était amusant,  les petits blocs de nourriture tapaient contre leur gamelle, tandis que les toutous  dévoraient le tout bruyamment. La jeune femme souriait en entendant toute l’activité à ses côtés. Puis, le jeune homme s’approcha d’elle et posa à ses côtés une assiette  et un verre qui n’était visiblement pas rempli d’eau.  Bien que la jeune femme ne sois pas très familière de l’alcool, l’odeur puissante du breuvage lui fit rapidement comprendre la nature du liquide. Elle trempa ses lèvres et redressa rapidement la tête, grimaçant fortement. Sois le monde entier aimait les choses dégoutantes, sois sa langue n’était pas encore habituée à la violence du vin. Reposant son verre, attentivement pour ne pas le renverser, elle approcha son nez de l’assiette. Tandis que le docteur lui énumérait les différents ingrédients, elle se focalisait sur son odorat afin de relier les odeurs aux noms prononcés.

Mais tout à coup, le tintement des couverts de son nouvel ami lui fit relever la tête, faisant glisser quelques cheveux blancs le long de son visage immaculé. Elle les remit derrière ses oreilles.  Elle se tourna vers lui, pendant qu’il murmurait quelques mots qu’elle ne parvint pas à comprendre. « Mort ». C’est le seul mot qu’elle entendit. Un terme étrange pour elle. Une chose qui lui était interdite. Il y a quelques siècles, elle le souhaitait à l’univers entier, après, elle le voulait comme une libération. Maintenant, elle ne voulait voir personne mourir. Elle savait que elle, elle ne risquait rien, mais qu’en était-il de Lilou ? Ses traits se rigidifièrent quelques peu à cette idée. Un monde sans sa meilleure amie ? Jamais de la vie. Même si il lui arrivait d’être maladroite, ou de se comporter de manière infantile, elle s’en voulait toujours après coup. Mais ses pensées obscures se volatilisèrent lorsqu’elle entendit le divan se reculer rapidement.  Edwin fit quelques pas et s’effondra rapidement, sous un léger cri de surprise de la part de la jeune femme. Dans une situation de stress la jeune femme était incapable de se repérer, surtout dans un milieu étrange. La table tapa dans ses genoux ce qui la fit grincer des dents. Mais elle ne se fit pas prier pour se jeter aux côtés de l’homme. Celui-ci murmurait encore des paroles complexes.

Elizabeth se posa à genoux, cherchant à tâtons le corps d’Edwin. Ses mains glissaient sur le tapis, avant de toucher une surface étrange. Vitreuse, douce, comme des pétales de fleurs ou quelque chose s’en rapprochant. Elle remonta ses doigts avant de toucher le bras de l’homme. De toutes ses forces elle le hissa et posa sa tête brune sur ses genoux nus. Elle posa une main rassurante sur ses cheveux avant de lui dire d’une voix douce.

« C’est ma faute c’est ça ? J’ai dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Je dis tout le temps des choses qu’il ne faut pas. Je suis vraiment désolée. Mais … faut que j’appelle les docteurs ? Ou la police ? C’est 911 le numéro c’est ça ?  » Commença-elle, maladroitement.

Avant de continuer, elle esseya, dans sa mémoire de comprendre comment sa sœur et sa meilleure amie faisaient pour la rassurer, lorsqu’elle pleurait. En réalité c’était simple. Quelques caresses sur ses longs cheveux.  Une immense embrassade et des paroles rassurantes. Elle soupira un grand coup, la raison étant qu’elle devait elle-même se calmer, quelques larmes de stress perlant au coin de ses yeux.

« Edwin. C’est moi Elizabeth, je suis là. Et je suis pas toute seule, il y a John Snow aussi, et puis tout les autres animaux. Ca va aller. Tout est sur ici. » Dit-elle, sa voix tremblant quelques peu.

Elle hissa l’homme contre elle pour l’enlacer, afin de lui administrer ce genre de « câlins réparateurs » qu’elle connaissait si bien.

« Ca va mieux ? Tout le monde va mieux après un câlin. Je suis vraiment désolée si j’ai dit quelque chose de mal. »
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MessageSujet: Re: Quel froid ... [Edwin/Elizabeth] Jeu 31 Mai - 22:59

Quel froid...
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Elizabeth, John Snow et moi, cela commence comme une histoire rocambolesque et incroyable. C'est effectivement le cas.

Sa poitrine se soulevait par accoup.

* Respire TB, ne vois tu pas que tu l'effraie ? Ressaisis toi. Explique lui que ce n'est pas de sa faute. Dit lui, parle lui. Il faut que tu en parles à quelqu'un. Quelqu'un qui n'aboie pas ou ne miaule pas. Tu ne vas pas rester seul toute ta vie quand même !*

Une grimace de douleur tordi le visage du vétéran.

*Je fais disparaître tes migraines seulement si tu ouvres tes yeux pour la regarder.*

D'un léger hochement de tête, il accepta le deal. Il se laissa aller aux étreintes de la demoiselle. Il entoura ses bras autour de son corps frêle. il la serra fort contre lui...

Sa respiration reprit une vitesse normale, ses larmes se tarirent.

" Je suis désolé Elizaabeth. Non ce n'est pas de ta faute. Je suis simplement malade.

*Ah bah enfin tu l'avoue !!*

J'ai un syndrome post-traumatique, c'est une maladie de l'esprit. Du à un événement très dur. Il y a longtemps j'ai été un soldat, en fait, j'étais surtout le médecin de la brigade. Notre dernière mission c'est très mal déroulé. "

Edwin relacha peu à peu la demoiselle.

*Continu TB, parle lui de moi.*

Il déglutit.

" Une personne dotée, un terroriste, a pris possession de l'esprit de mon meilleur ami, il m'a tiré dessus, et c'est suicidé ensuite."

Le brun prit délicatement la main de la belle, la posa sur le haut de son bras, sur un souvenir de cette mission.

" Des cicatrices comme celle-ci, j'en ai sur tout le corps. Mais la plus douloureuse est celle de mon esprit. "

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MessageSujet: Re: Quel froid ... [Edwin/Elizabeth] Dim 3 Juin - 17:25

Même si à cet instant, la jeune demoiselle était tiraillée par la peur d’avoir une nouvelle fois causé du tort, sans pour autant pouvoir y remédier, la jeune femme essaya au mieux de cacher ses sentiments. Les secondes qui suivaient ses dernières paroles lui semblaient bien trop longues. Le plus souvent, ce genre d’attente était synonyme de mauvaise chose, tout comme le silence qui envahissait petit à petit la pièce. Un mutisme lourd remplaçant des sanglots douloureux. Mais quelque chose la tira de ce conflit interne. Les bras du jeune homme l'enlacement, glissant ses mains sur le dos couvert de cicatrices de la jeune femme, ce qui ne manqua pas de la faire grimacer quelque peu.

L’homme semblait s’être calmé, comme la jeune femme l’avait fait plus tôt. Elizabeth poussa un petit soupir de soulagement, accompagné d’un sourire bienveillant. Il prit la parole, laissant muette la jeune femme, très concentrée à essayer de comprendre le message derrière les paroles complexes du médecin. Il guida la main frêle de la jeune femme sur une partie rugueuse de sa peau, peu agréable au toucher.

“Je n’ai pas compris tous les mots, mais je pense avoir compris l’idée. Mais du coup, je comprends pourquoi ça t’a rendu triste. Moi, si quelqu’un faisait du mal à ceux que j’aime, je sais que je “serais” incapable de me contrôler. “ Dit-elle doucement, appuyant avec dégoût sur le “serais”.

“Mais je comprends. Depuis que je suis arrivée en ville, je pleure souvent. Il y a des choses que j’ai faites et vécues qui m’empêchent de dormir. Bien sûr maintenant ça va mieux, et quand je suis triste, j’appelle quelqu’un pour être avec moi, mais ce n'est pas agréable. Mais je crois que je progresse, bientôt, j’espère devenir aussi forte que Lyssa. Elle pleure jamais elle. Heureusement, elle est jamais loin surtout la nuit”
continua-t-elle en souriant.

“Je pense que les câlins c’est important pour arrêter de penser à tout ça… Penser à autre chose, éviter ce genre de conversations. Avec Lyssa et Lilou on à fait une liste des choses qu’on devait pas dire,comme parler des “autres” membres de notre famille..” dit elle avec un sourire très gênée.

Elle continua de caresser du bout de ses doigts la cicatrices, avant de suivre le bras d’Edwin avec sa main, d’un mouvement doux et lent. Elle guida la main de l’homme jusqu’à ses yeux.

“A part pour mon dos et mes yeux, mon corps ne garde aucune trace de blessure. C’est bizarre, mais c’est comme ça. Mais j’ai au moins celle-là, donc on est un peu pareil non ?” chuchota-elle, souriante.

La demoiselle angélique avança une main quelque peu hésitante vers le visage de l’homme, cherchant à dessiner les traits du bout des doigts. Ce genre de choses, bien que logique pour une aveugle, elle se refusait souvent à le faire. Le contact était quelque chose de très important pour elle, alors elle ne voulait brusquer personne avec ses manières étranges et non adaptées aux codes de ce monde qu’on lui avait expliqués.
Malheureusement, cet instant presque intense fut brisé par le ventre de la jeune femme, qui lui ordonnait de continuer le repas qu’elle avait entrepris il y à quelques minutes.

“Désolée” dit-elle, gênée.

Elle se redressa lentement et légèrement, sans montrer de volonté de retourner sur le divan. Après tout, son plaid l’avait suivit ici, et le sol n’était pas si dur. De plus, ses petits bras frissonnant tenaient un vêtement de l'homme à la peau mat, comme pour l'inciter à rester au sol.

“Dit, on parle beaucoup de moi. Mais toi, t’as une amoureuse ?”
demanda-elle innocement
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MessageSujet: Re: Quel froid ... [Edwin/Elizabeth] Mar 5 Juin - 0:25

Quel froid...
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Elizabeth, John Snow et moi, cela commence comme une histoire rocambolesque et incroyable. C'est effectivement le cas.

Elizabeth tenta de rassurer celui qui se trouvait contre elle. Et c'était surprenant de voir à quel point elle réussissait. Ses paroles éprisent de puretés, ses gestes d'une douceur infinie. L'homme sous ses doigts se calmait petit à petit. Ces larmes s'étaient taries. Tous deux avaient vécu des événements terrifiants, des choses qui les marqueraient à vie. Il existait tellement peu de personne capable de les comprendre.
Les doigts de velours de l'ange se posèrent, hésitant, sur le visage d'Edwin. Il ferma ses yeux et la laissa faire.
Un gargouillis sorti les deux personnages de leur rêveries, la demoiselle s'excusa, l'homme hocha négativement la tête et lui expliqua de ne pas s'excuser pour si peu.

" C'est à moi de m'excuser d'être un si mauvais hôte. "

Edwin rapprocha le plaid pour qu'ils puissent en profiter tous les deux. La main de la demoiselle était toujours cramponné à lui. Cela le fit sourire. Un point d'attache à cette réalité aveuglante.

Lyssa. Elle lui semblait si indispensable. Edwin avait une Lyssa aussi, en plus sociable, plus lourd, plus adorable, il s'appelait Oscar. C'était normalement lui qui aurait du le sortir de ce burn-out, mais au lieu de ça c'était à cause de sa disparition que cela avait lieu. Cette douleur constante était insupportable. Son cœur se serra à nouveau. Il glissa sa main contre celle de la demoiselle. Il avait besoin de contact, de sa présence.

“Dit, on parle beaucoup de moi. Mais toi, t’as une amoureuse ?”  Edwin releva la tête surpris.

" Euh...je..." Elle le prenait complètement au dépourvu. " Non, je n'ai pas d'amoureuse, jusqu'à maintenant je ne m'en préoccupais pas vraiment. Je ferais probablement fuir les femmes. Mais j'avoue que l'idée de tomber amoureux un jour me plairais. Pourquoi me poses tu cette question ? "

C'est vrai, sortie de nul par forcément que ça l'intriguait ! Entendant à nouveau l'estomac gronder il se pencha, il étendit son bras libre et attrapa une à une les assiettes puis les couvert. Il les posa près de la demoiselle en les lui signalant.
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MessageSujet: Re: Quel froid ... [Edwin/Elizabeth]

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Quel froid ... [Edwin/Elizabeth]

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