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Qui a peur du grand méchant Bloodshed ? (Mit Jack und Bloodshed)

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MessageSujet: Qui a peur du grand méchant Bloodshed ? (Mit Jack und Bloodshed) Jeu 3 Mai - 16:29

Sur la terrasse d'un café du centre-ville, Klaus attendait sagement, sirotant un thé noir, à défaut d'avoir le droit à quelque chose de plus fort. Jack lui avait donné rendez-vous pour une sortie entre amis, comme cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu, enfin pas depuis ... une certaine personne.

"Ne pense pas à lui tout de suite, idiot ! Il ne faut pas que tu déprimes avant l'arrivée de Jack, retiens-toi jusqu'à au moins son départ." se disait-il à lui-même.

Il regardait les passants, ainsi que les autres clients, entendant des bribes de conversations par ci, par là. Le climat de la ville, malgré que le temps commence à se réchauffer, était plutôt froid, et la quarantaine n'avait pas arrangé la pression du peuple, déjà bien présente en ville.

Cela faisait plusieurs mois, maintenant, qu'ils étaient coupés du reste du monde, et ce dernier commençait à s'impatienter, à force d'attendre qu'un jour le champ de force se stoppe. Mais les jours filaient, et l'on n'osait imaginer les pauvres gens qui avaient juste voulu traverser la ville lors de la levée de ce champ magnétique géant.

En attendant, les gens faisaient leurs vie, enfin essayaient, mais la peur, le sentiment d'être enfermé avec le grand méchant loup, ressortait d'avantage de la bouche des citoyens que leur quotidien bien terne.

Dans un climat pareil, il ne faisait pas bon avoir des super-pouvoirs. La criminalité des "Altérés" augmentait, mais pas elle seulement, celle des citoyen lambdas aussi, envers les soi-disant surhommes. On entendait des rumeurs d'étudiants de la Sup agressés en pleine rue, ce qui n'était pas sans inquiéter Klaus, et les manifestations anti-altérés se faisaient de plus en plus nombreuses devant l'école des héros, soupçonnée de façonner davantage de criminels que de héros.

Leurs messages passaient en boucle dans certains journaux locaux, des associations se fondaient, pour combattre la menace Altérée, et, de plus en plus, le doute sur le bien fondé des héros s'installait dans les esprits, y compris celui de Herr Strom. Fallait-il être un héros pour sauver la population ? Avait-il l'étoffe ? Qu'est-ce qui le séparait des autres guignols masqués qui usaient de pyromancie pour braquer des commerces ?

Non, il ne fallait pas penser ça, il se le répétait souvent, mais cela ne suffisait pas. Quelque part, au fond de lui, il était persuadé de ne pas être légitime à être le héros qu'il prétendait. Et un héros était-il nécessaire, d'ailleurs ? Ce monde avait-il besoin de héros ? Il partait trop loin dans sa réflexion, il valait mieux ne pas trop y penser.

Alors il s'arrêta de réfléchir et se contenta d'attendre l'arrivée de son ami pyromancien.
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MessageSujet: Re: Qui a peur du grand méchant Bloodshed ? (Mit Jack und Bloodshed) Jeu 3 Mai - 19:01

Bon... J'ai mes clefs, j'ai mon casque, ma rapière est sur la moto et mon fouet à la ceinture, je vais peut-être éviter de prendre mon flingue hors mission... Bon.... Hé ben c'est parti !

Après avoir enfourché ma bécane, je me mis en route pour le centre-ville sans même me rendre compte que j'avais oublié ma veste, c'est seulement après quelques minutes de route que je me rendis compte que j'étais en train de rouler en T-shirt, mais comme j'ai apprivoisé la bête, je n'ai pas peur de tomber...

En chemin, je passai devant l'école... Qui était encore assailli de manifestant anti-doté.... Bande de crétin... Vous nous mangerez dans la main quand vos misérables vies seront en danger et que les flics ne suffiront plus...

Je jugeais, en voyant les légers mouvements de la cime des arbres, qu'un petit vent s'était lever, les gens doivent s'étonner de ma tenue à l'heure qu'il est. M'enfin... De toute façon, je m'en fous un peu et en plus, je suis pratiquement arrivé...

Je me gare en bordure de la terrasse où se trouve mon Allemand préféré, j’enlève mon casque et replace les quelques bandages rebelles, je coupe le contact et place mon casque sur la selle, de toutes manières, celui qui voudra me le tirer, il n'est pas encore né, je me dirige finalement vers mon ami et m'installe en lui serrant la main...

- Salut Klaus, comment tu vas ? Je suis désolé, je suis en retard, mais avec ce qui se trame, ces temps-cî, je préfère ne pas rouler trop vite, on ne sait pas où se cachent les fous.

Je commande un café lorsque le serveur vient à notre table...

Je continu à le regarder lorsqu'il se dirige vers le comptoir avant de replacer mon regard sur Klaus.... Pourquoi les serveurs doivent toujours être si choux....
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MessageSujet: Re: Qui a peur du grand méchant Bloodshed ? (Mit Jack und Bloodshed) Dim 24 Juin - 15:24



■ Bande de moutons ! ■

Personne ne me voit !

Je suis présent au milieu de la foule, gigantesque, terrible, je marche sur le pavé et tout autour ça parle mais personne ne réagit au fait que je sois là.

C’est de la magie. C’est tout bonnement de la magie.

Quelque part, ça m’amuse.

Ça me permet de faire ce que je veux. D’être encore plus subtil et d’avoir plus d’options pour choisir mes cibles, avant de frapper là où ça fait mal et d’entendre les cris et les pleurs pendant que je tue dans un horrible fracas.

Et ça fera parler de moi dans les journaux. Bloodshed, le terroriste inarrêtable qui met à genoux la capitale des héros…

Ennemi public numéro 1, aucune force de police n’est capable de l’arrêter, et sa simple existence met en péril la stabilité de tous les systèmes et de tous les gouvernements qui dirigent actuellement la Terre.

L’instinct de survie écrase peu-à-peu les convenances sociales et bientôt la peur triomphe pour chambouler ce monde avec un ordre nouveau…

Partout, on craindra son nom. Colossal, effrayant et pourtant pourvu d’un immense charme, nul ne pourra ignorer ce pseudonyme synonyme des pires tourments de l’univers. Ce pseudonyme qui est…


« Carnage ? Ne m’en parle pas. Depuis la mise en place de ce dôme il est devenu fou. Non seulement il attaque plus souvent qu’avant, mais en plus on raconte qu’il se serait retourné contre ses propres alliés criminels. Quelque part ça nous rend service, mais tout part en vrille, je te le dis… »



« En plus maintenant il est vraiment bizarre. Je l’ai vu dernièrement à la télé et il se tenait tout tordu, enfin, tu as pas vu ? On aurait dit une bête. Je veux dire, avant il faisait peur, mais au moins il avait du style. Là, je sais pas à quoi il joue mais même s’il multiplie les meurtres et qu’il a pété les plombs, quelque part il me fait un peu pitié… »

..

« Grave. Et puis entre les héros-zéros et les policiers qui n’arrivent pas à gérer cette vague de crime, c’est tous des tocards dans un sens. Je veux dire, y en a pas un pour rattraper l’autre, c’est vraiment un système de merde.

.

« C’est pour ça que je veux déménager. Y a rien de stable et on peut se faire tuer à tous les coins de rue. Mais avec leur dôme là, c’est genre un piège pour tous nous tuer j’ai l’impression.

- Non mais ils avaient dit qu’ils allaient peut-être changer des choses à ce niveau-là. Je crois que rien n’est encore officiel mais j’en avais entendu parler… »

AllôÔôÔô ? Quelqu’un m’entend ?

C’est pas bientôt fini ces bêtises ? Je suis là, c’est moi, on parle de MOI ici, pas de lui. Lui, il n’est rien, il a perdu, j’ai gagné, alors pourquoi on ne parle pas de MOI ?!

Je suis quoi, je suis lui mais qui se tient à quatre pattes ? C’est absurde ! C’est stupide ! Je suis bien plus que ça ! Je suis, enfin, j’ai le gantelet archaon, j’ai des sabres en katchin, une armure de combat, et un sceptre qui peut contrôler l’esprit des gens…

Enfin, je crois, je ne sais pas m’en servir.

Je…

Je…

JE SUIS DE NOUVEAU LÀ !

J’ai retiré le voile de mon éclair, je suis de nouveau visible par tout le monde, ça y est je suis de retour !

Regardez-moi bien, je suis pas comme lui, moi j’ai un grand sourire carnassier : nous ne sommes pas la même personne !

Il ne mange pas des gens vivants, lui !

Il n’arrache pas des membres pour ensuite les tuer avec leurs propres os !

Il n’en a pas le courage, moi, je suis bien plus raffiné !

Toi là-bas, le type qui se prend pour une momie.

Tu n’es pas d’accord avec moi ? Regarde, je vais te montrer. J’attrape ton avant-bras comme ça, je le tiens bien. Ensuite, je tourne, je tire…

ET JE L’ARRACHE !

Ça me fait une arme de frappe dont l’os cassé est pointu. Je l’enfonce dans l’œil de quelqu’un d’autre et je continue jusqu’à percer son cerveau et enfin le tuer !

Pas mal non ?

Et ce n’est pas terminé : ce n’est que le prélude de mon prochain numéro !

Avec un tel spectacle, vous ne pouvez plus l’aimer, et maintenant vous n’avez d’attention que pour moi, n’est-ce-pas ?

Pitié…


***

Klaus et Jack, vous échangiez tranquillement entre vous jusqu’à ce que Carnage surgisse à vos côtés.

Ce-dernier s’est emparé du bras de Jack avant de le tordre, le briser, et enfin l’arracher.

Le voilà maintenant qui s’attaque à la clientèle proche de vous avec le membre de sa victime en guise d’arme.

C’est sans doute très impressionnant, mais pendant que vous regardez ce sinistre massacre, Jack est en train de se vider de son sang.

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MessageSujet: Re: Qui a peur du grand méchant Bloodshed ? (Mit Jack und Bloodshed) Dim 5 Aoû - 18:02

Vous savez ce que ça fait de se faire arracher le bras ? Moi oui...... Ça pique... Ça pique vraiment très fort. Et puis il y a du sang aussi, beaucoup de sang...

- AAAAAAAHHHHHHHHHHHHHH ! ! !

Mon hurlement suffit à alerter toutes âmes qui vivent à 20m à la ronde... En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, un vent de panique emporte les alentours. Les tables, les verres, les chaises, tout est bousculé par les citoyens encore vivants, hurlant à l'aide...


-CARNAGE ! IL EST LÀ ! COUREZ ! ! !

Je tombe de ma chaise et recule autant que je le peux tout en regardant mon bras qui n'est plus attaché à mon corps être utilisé de diverses façons pour semer la mort et le chaos. C'est alors qu'une patrouille de 4 militaires sort d'une ruelle, braquant leurs armes vers ce monstre et faisant feu dès lors qu'ils identifient le terroriste...

Je me relève tant bien que mal et me mets à courir vers une ruelle afin de sortir du champ de vision de ce chien, je m'offre même une impulsion grâce à mes ailes qui apparaissent un bref instant pour me permettre d'atteindre une bonne vitesse de course dès le début de celle-ci... J'espère que l'allemand à eu la même idée que moi, sans quoi.... Il est déjà mort...


Lorsque j'entre dans la ruelle vers laquelle je me dirigeais, je prends couverture derrière une benne à ordures afin de sortir un rouleau de bandage que j'avais dans ma poche afin de le mettre dans ma bouche pour le mordre et ainsi ne pas trahir ma position en hurlant ou en gémissant de douleur... Une fois cela fait, je continue ma course jusqu'à perdre haleine...

À l'heure qu'il est, mon bras en possession de Blood a déjà dû se transformer en tas de cendres, mon don s'est occuper de faire cautériser l'emplacement ou est sensé se trouver le dit bras ce qui à pour effet d’arrêter l'hémorragie plus qu'alarmante... Je continu à m’engouffrer dans la ruelle jusqu'au moment où je tombe sur un gamin en pleure derrière une poubelle. Je le prends dans mes.... Mon bras...

-Viens avec moi, on ne peut pas rester là... Il peut arriver d'un moment à l'autre... Quand on sera hors d'atteinte, je t’emmènerais à l'école des dotés et on contactera tes parents d'accord ? Maintenant, je t'en prie arrête de pleurer, sinon il va nous retrouver.

Après encore quelques mètres, je tombe bien évidemment sur un cul-de-sac... Je lance une série de jurons tout en me mordant les lèvres... Pourquoi je dois toujours tomber sur des culs-de-sac aux pires moments !


Je respire difficilement après ces efforts, je lève la tête et vois que je pourrais facilement atteindre l'autre coté du mur en sautant et en utilisant mes ailes... Mais je ne pourrais pas prendre le petit avec moi... Ce qui n'est pas une option.
Je fais alors demi-tour, mais à peine ai-je fait quelques pas que j'entends quelqu'un arriver... Je m'empresse de poser le gosse derrière moi afin de le protéger de toutes éventualités...

- Reste derrière moi...
Dis-je en dégainant mon flingue que je pointe vers la possible entrée du propriétaire des bruits de pas... Heureusement pour moi, le bras qu'il me reste est mon bras principal, ce qui me permet de profiter d'une bonne visée...
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MessageSujet: Re: Qui a peur du grand méchant Bloodshed ? (Mit Jack und Bloodshed) Dim 23 Sep - 13:53



■ Un air agréable… ■

Les militaires tirent sur moi et le bras que j’ai arraché est pris de combustion spontanée.

C’est parfait. C’est très bien. Les balles des soldats font mal et mon arme improvisée dessine de superbes arabesques de feu. Ça me captive tellement que je reste un petit instant sous les tirs nourris de mes adversaires. Les sons des projectiles qui ricochent sur mon armure sont doux ; j’ai l’impression qu’on essaye de jouer un morceau, avec ma carcasse comme caisse de résonnance…

Oui, oui oui oui !

J’entends les pleurs, j’entends la peur, et ça m’excite, mais ce n’est pas assez. Je perçois un petit sanglot au loin, et un frisson descend le long de ma colonne vertébrale.

Une bonne raison pour fausser la compagnie de mes camarades afin de trouver un meilleur moyen de me divertir.

J’écrase une ou deux personnes sur le chemin, et je les utilise comme bouclier pour me prévenir des tirs. Je ne fais pas de prise d’otage ; je ramasse ce qui est à ma portée et je le brandis quelques secondes avant de le jeter. Ça fait des bruits de sac de patates quand ça retombe au sol.

Les hurlements des victimes et les ordres des soldats sonnent agréablement à mes oreilles. D’aucun penserait qu’il s’agit là d’une véritable cacophonie, d’un chaos insupportable qui n’exprime que colère et douleur, mais pour moi c’est quelque chose de tout tranquille.

Je comprends ce qui est en train de se passer. Je sens la rigidité des soldats et la tristesse du citoyen qui vient de perdre son proche, c’est puissant, ça me rend fou, et en même temps ça m’apaise. Ça m’enfonce des aiguilles dans le cœur, tellement que j’en tremble. C’est trop fort pour moi. J’ai l’impression de ne pas être capable d’encaisser tout ça, et c’est justement ça qui me fait du bien.

Je ne sais pas si c’est une bonne idée mais j’en veux encore.

Je vais ailleurs. J’entends les gens crier. Il y en a qui geignent, et d’autres qui s’organisent. Je n’ai pas beaucoup de temps.

Je fais le tour, je croise un bambin accompagné de ma première victime. Je m’approche d’eux, j’ai un grand sourire. Mes épaules font la largeur de la rue.

« Si tu me tires dessus, tu vas te fatiguer… »

Apparemment, le blessé ne veut rien entendre. Sa petite tentative ne me fait rien. J’ai mon gantelet levé au niveau de mon visage, et ça me protège de toutes les balles. Elles filent dans tous les sens. C'est comme si on me lançait des gravillons.

Je réduis la distance entre lui et moi en mettant en avant le fait que mon bras levé me bloque la vue. Il en profite pour passer sur le côté en tirant l’enfant avec lui, et c’est là que je referme mon piège.

Ce n’est pas la première fois qu’on essaye de me faire ce genre de coup. Mon poing s’enfonce dans le flanc du jeune homme et se cache dans ses intestins. J’ai dû lui casser au moins deux côtes.

« Reste-là, toi. »

Le petit gamin terrorisé est parti devant, emporté par l’élan, mais il s’arrête et se retourne pour nous regarder. Ma cible est clouée au mur, et elle pousse des grognements vibrants de douleur, mais pas encore plaintifs.

J’agite ma prothèse avec une autorité de grand professeur pour forcer le morveux à prendre la poudre d’escampette.

« Allez, file, file ! Laisse-nous. »

Je m’occuperai de lui plus tard. Ou jamais, je ne sais pas, ça dépendra de mes envies. Là, je ne veux qu’une chose, et c’est cet adulte qui a essayé de me tenir tête. Je vais le briser, j’adore ça.

Je ne lui laisse pas plus de temps pour se remettre du choc. Je retire ma main et l’instant d’après je le déchire à nouveau de l’intérieur, mais avec mon gantelet. Le katchin dentelé pénètre et éparpille la chair avec facilité. C’est comme mettre son doigt dans du beurre mou.

Je remonte depuis la blessure initiale pour me faufiler jusqu’au cœur. J’y vais à tâtons jusqu’à deviner la présence de l’organe. Ma prise se referme, et je le tire d’un coup pour le sortir du corps.

« Tiens, cautérise-moi ça. »

A peine l’objet est-il à l’air libre que je l’écrase entre mes doigts. Je me sens comme les hommes de main de série B qui écrasent des fruits dans leur main pour montrer leur force. Le garçon a les yeux écarquillés. Je suis sûr qu’il est épaté.

Mon bras abandonne ensuite son butin. Je jette le cœur comme une vieille chaussette. Il a été si pressé, si vidé, qu’il ressemble à une espèce de serpillière, ou de gros mouchoir sale, tout rouge.

Je suis content.

Il est temps pour moi de m’en aller. Je charge à travers la matière jusqu’à revenir sur la terrasse du restaurant. Je profite de la surprise pour briser la nuque d’un petit brun aux lunettes rondes qui n’a manifestement pas suivi les conseils de la police.

Ensuite, je m’enfuis grâce à mes pouvoirs, en encaissant une nouvelle rafale lancée par des renforts. Mais c’est trop tard.

J’ai déjà fait mon salut et tiré ma révérence. Je m’échappe en sachant très bien qu’il est impossible de m’arrêter, et ça me fait rire.

Je reviens dans le vrai monde après une demi-heure seulement. Il me faut aller de plus en plus loin si je ne veux pas me retrouver de nouveau contre une flopée de gardes. Ils apprennent vite, les fourbes, à cause de tous les problèmes causés par mon moi du passé.

Je pense à ce que je viens de faire alors que je continue ma route. Je crois que c’est la première fois que j’épargne un enfant.

Je me ramollis déjà ? Ça ne me ressemble pas. Je fais comme lui, maintenant. Je prépare mes coups, je me construis une mise en scène, je fais quelque chose de propre, ce n’est plus le chaos.

Je regarde les mains que je contrôle. Je me demande à qui elles appartiennent.

Ça m’inquiète, je ne sais plus ce que je suis, ni où je vais…

Je crois que je suis en train de redevenir Carnage.

Mon œil me picote et je grogne.

Je n’ai pas envie de disparaître…

***

Klaus Sokovitch est récupéré parmi les victimes de Bloodshed. Il est mort, son cou a été brisé net.

Jack Falcon, ou du moins ce qu’il en reste, a été retrouvé dans une ruelle.

Plus loin, un petit enfant avec du sang sur le visage.

Il n’a toujours pas raconté ce à quoi il a assisté.

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MessageSujet: Re: Qui a peur du grand méchant Bloodshed ? (Mit Jack und Bloodshed) Dim 23 Sep - 20:45

Sa silhouette s'est approché... J'ai eu beau tirer tout le barillet de mon revolver, ce monstre ne sourcillais même pas...

lorsqu'il arriva à portée de bras, je tenta une percé afin de fuir en passant désespérément à côté de lui, Tirant le gamin par la manche... Quel crétin je suis... Comme si 'il m'aurais laissé passé...

En un éclair, je vis sa main assassine foncer sur mon flanc puis disparaître dans mon corps faisant hurler mon système nerveux... Ce chien me tenais... Je ne pu que pousser le gosse avec ma main afin d'amorcer sa fuite....

Je cracha une gerbe de sang en poussant un gémissement...

Il retire violemment sa main mais pour mieux la replanter tout de suite après, avec un gant dentelé en prime...

Je sent mes chairs se déchiré en moi, mes organes s'ouvrir un à un au passage de la main de mon bourreau pour finalement ressortir en possession de mon cœur...

ma vision tremble, pourtant, je peux affirmer que mes yeux sont tout à fait stable...

Avant de sombrer dans les ténèbres, je peux encore assister au dernières secondes de ma vie...

Gisant à terre, ma joue contre le sol, je distingue la silhouette de ce taré se rapprocher du gosse... Je le supplie de le laisser tranquille mais il ne m'entend pas... Mais est-ce que des mots sortais vraiment de ma bouche ruisselante de liquide cramoisi ? Ou bien était-ce le fruit de mon esprit mourant ? Et est-ce que le gosse est seulement là ? Ne serait-ce là qu'un fantôme placé par ma mémoire déclinante ?

Les gens disent que lors de sa mort, on voit sa vie défiler devant soi... C'est faux... Du moins pour ma part...

Je ne vois que ma vision se troubler et s'assombrir au fur-et-à-mesure que mon souffle se fait de plus en plus court... Mais encore une fois...

Est-ce que je respire encore à ce moment là ?
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MessageSujet: Re: Qui a peur du grand méchant Bloodshed ? (Mit Jack und Bloodshed)

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Qui a peur du grand méchant Bloodshed ? (Mit Jack und Bloodshed)

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