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Take my breath away [Hariett Hastur - Edwin Tristan Bonners]

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MessageSujet: Take my breath away [Hariett Hastur - Edwin Tristan Bonners] Jeu 31 Mai - 4:10

Encore un doux souvenir a écrit:
"Tu sais Hariett, il n'y a pas de mal à accepter de l'aide. Tu n'es pas encore une adulte, tu pourrais te blesser ! Et pire encore... Blesser les autres."

Devant moi, le CPE me regardait avec bienveillance. Il était là, derrière son bureau, tranquille, alors que mon camarade s'était fait menacer, presque tabasser. Je me DEVAIS d'agir. Et lui, il se devait de me passer un savon.

"C'était ça, ou il allait réellement se faire tuer. Pourquoi personne ne dit rien quand Tomy menace ou tabasse les autres élèves ? Pire encore, pourquoi donc personne ne protège Allan ? "

Le CPE reposa son dos sur sa chaise, comme si j'avais marqué un point. Mais qu'il le refusait.

"Tu vas passer en retenue. Ton insolence est des plus désagréables ! Sors maintenant !"

C'était injuste. Parce que Tomy était son fils, il le couvrait. Toujours. Il fallait que ça change.

Tu y es bientôt. Encore un pas. Un autre. Avance. Tout droit. Tiens bien ton bras, appuie dessus. Fort. Ne fais pas attention au sang qui coule, à sa chaleur sur ta main. Tu n’as pas le vertige, ne t’en fais pas. Ce n’est rien. Avance, tout droit.

Les rues du  quartier Vegga défilent. Je suis encore loin du centre Joker, encore loin de chez moi. Pourquoi ai-je donc laissé Hua ? Pourquoi suis-je donc partie comme ça, sans prévenir ? J’aurais dû rester avec eux, me faire emporter par l’ambulance, ou me faire aider. Mais tu savais que j’étais là, à veiller sur toi.

Alors je me souviens. La blessure, l’essaim d’insectes, ma peau déchirée, le sang qui coule… Et sa voix qui vient retentir dans mon esprit. Cette fois, la blessure est assez profonde. Assez profonde pour avoir complètement effacé une partie de mon tatouage. Quand la quarantaine sera levée, je devrai rentrer à R’Lyeh pour faire arranger ça. Mais tu ne veux pas que cela s’arrange, Hariett. Je suis là maintenant, à tes côté, de nouveau.

Je trébuche sur mon manteau et m’écroule, au milieu d’une ruelle, écrasant ma cracasse sur une poubelle, contre un container. Je n’avais même pas remarqué que je m’y trouvais. Voilà pourquoi il doit redevenir silencieux. Je perds complètement la tête.

Puis un tentacule couverts d'impossibles yeux se met à pousser hors de la manche de mon manteau. Il rampe, comme si voulait m'emporter loin de cet endroit. Comme si il sentait que j'étais en danger. Hastur veut s'enfuir.

Des spasmes semblent le secouer, peu à peu. Il se met à bouillir, remuer dans tous les sens, puis disparaît comme si jamais il n'avait existé. C'est déjà la troisième fois que cela arrive. Je dois vite partir d'ici. Rentrer chez moi. Et comprendre ce qui m'arrive.

Alors que je tente de me relever, je sens un poids sur mon dos. Puis une pression. Et un rire. Mais je n’arrive même pas à hurler. Je suis à bout. Complètement à bout. La fatigue m’emporte peu à peu.

« Alors, King in Yellow ? On est pas au mieux de sa forme ? »

Cette voix me rappelle quelque chose, mais impossible de savoir quoi. Impossible de me rappeler.

La pression sur mon dos est de plus en plus forte. Il appuie comme un sauvage, comme si j’allais pouvoir bouger… Pourquoi les criminels sont-ils tous obligés de jubiler longuement sur le corps de leur adversaire avant de réellement s’en prendre à eux ?

Puis la pression disparaît. J’entends quelques pas, et un frottement métallique. Il s’est éloigné pour ramasser de quoi me passer à tabac… Quel débutant. Sans hésiter, je libère mon pouvoir, sentant Hastur me murmurer de belles promesses, essayer de prendre le dessus… Mais les glyphes de mon tatouage le tiennent encore en respect. Il me dit de me reposer, de le laisser faire… Jamais, Hastur, jamais. Ja…

Le monde autour de moi se déforme… L’autre était trop près.

Les couleurs changent, bougent, évoluent. Des visages chimériques m’étant bien trop familiers se dessinent, hurlant dans tant de langues à la fois qu’il est impossible de comprendre quoi que ce soit à cette éternelle cacophonie.

Puis les dimensions changent, les repères s’inversent, se distordent, le haut, le bas, la droite, la gauche… Tout n’est plus que chimère. Il arrive.

Doucement, de l’amas de visages et de couleurs s’extirpe un tentacule grotesque oscillant entre noir et ocre. Il rampe lentement vers ma proie, m’ignorant royalement. Puis un second tentacule s’extirpe de ce que j’appellerai le sol, le déchirant, lui arrachant au passage un hurlement de douleur digne des enfers. Qui hurle donc le plus ? Le pauvre manant qui s’en est pris à moi ? Le sol déchiré par l’entité qui s’en extirpe ? Les milliers de pauvres êtres enfermés dans ce monde chimérique et grotesque ?

Là, alors, sortant de nulle part, le corps du Dieu Innommable nous domine, ses tentacules fouettant l’air, déchirant milles visages à la fois. Des appendices flottant autour de son être que l’on pourrait apparenter à des ailes nous envoient de puissantes bourrasques de miasmes putrides. L’odeur de ce lieu est toujours aussi répugnante. Son impossible tête, que je ne puis nommer ainsi que parce que je la connais depuis toute petite, se penche peu à peu sur le type. Je peux et ne peux pas voir la scène, prisonnière des improbables dimensions de cette illusion.

Hastur est fou de rage. Les tentacules fouettent l’air de plus en plus fort, prenant soin de ne jamais toucher sa victime. Ladite victime, elle, ne réagit pas. Il est là, à genoux, la bouche ouverte comme si il hurlait à l’unisson avec les visages… Mais aucun son n’en sort. Ses yeux sont vitreux, et son visage affiche une expression de terreur dont je me délecte. Il avait choisi son camp. Il avait choisi le mal. Il est jugé.

Et là, peu à peu, tout vole en éclat. Les couleurs explosent et implosent, laissant place au noir le plus total. Puis la réalité revient peu à peu, reprenant sa place. Dix minutes se sont écoulées pour nous. Quatre secondes pour le monde entier.

Le bruit sourd de la chute de l’homme sur le sol me ramène définitivement à la réalité. Puisant dans mes dernières forces, je tente de me relever, mais ma main glisse, couverte de mon sang. Et des voix viennent de l’entrée de la ruelle.

« Mais il fout quoi le boss là ? Il a dit qu’il n’en avait pas pour long… Et là il hurle. »

Je suis mal.

« Viens, on va voir !! »

Je suis très mal.

Des bruits de pas s’approchent.

« Putain ! C’est King in Yellow et… Le boss ?! »

Je les entends ramasser la barre en métal près du corps de leur boss évanoui, le cerveau déconnecté par les improbables horreurs qu'il a vues.

« Tu vas crever, connard ! »

Ma vue se trouble, une immense nausée m’envahit. Là, dans la rue, les passants défilent, ignorant naturellement les petites ruelles sombre, préférant oublier ce qu'il s'y passe. Oublier que les pires d'entre eux s'y terrent, prêts à tout pour un peu de gloire et de fric. Je sens mon pouvoir qui faiblis, m'empêchant de mettre ces larbins hors d'état de nuire.

Je suis perdue. Nous sommes perdus.


Dernière édition par Hariett Hastur le Mer 6 Juin - 17:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Take my breath away [Hariett Hastur - Edwin Tristan Bonners] Jeu 31 Mai - 22:40

Sweet evening
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Je serais le prince de tes nuits, ou au moins de cette nuit là.


Depuis quelques temps, un nouveau petit être avait emménagé chez le médecin. Un petit bonhomme adorable qui n'aimait pas les carottes.
Cela avait eu de nombreuses répercutions sur son mode de vie, cela lui plaisait beaucoup. Aujourd'hui par exemple, il réfléchissait à acheter une maison, l'appartement commençait à être très étroit et les chiens avaient besoin de plus d'espace. Pourquoi pas une maison en bordure de forêt, avec un grand terrain ?

Mais cela changeait aussi d'une autre manière. Edwin faisait parti du SAD, une organisation plus secrète que le chef des illuminatis. Il devait donc faire beaucoup plus attention à ne pas se trahir. Habituellement c'était chez lui qu'il rangeait ses armes. Seulement maintenant c'était bien trop dangereux. Ça faisait donc deux semaines qu'Edwin transportait dans sa sacoche un 9mm. Il fallait qu'il demande à Osvaald une meilleur planque, où une manière plus pratique pour le porter.

Tout en promenant Cerbère, un énorme molosse, lui aussi nouveau venu, le médecin réfléchissait à tout un tas de chose, concernant de près ou de loin le jeune garçon. Il lui faudrait une chambre à lui, un double de clé aussi, Edwin avait cru comprendre qu'il bougeait pas mal, quoi qu'il arrive il lui laisserait son indépendance.

Peut-être l'école aussi, pourquoi pas le mettre à l'école ? Une école lambda le refuserait surement, mais la Sup l'accepterait. Ed' pourrait l'amener à l'école le matin et ainsi Bea apprendrait à se servir de ses capacités. Il ne prendrait pas non plus du retard au niveau scolaire. C'était une idée intéressante, à discuter avec lui. Surtout que cela impliquait de le lié à son nom, à sa famille. Une sorte de pacs, mais pour un enfant à s'occuper. Oui, l'adoption. C'était un terme étrange. Edwin n'aurait jamais pu se douter qu'à un moment donner il songerait à adopter un enfant.

Il se souvint de la caissière qui avait complimenté Beathan en le qualifiant de "son fils". Il fallait qu'il en parle tous les deux. Peut-être qu'une matinée sans trop de boulot à la Heroe's Sup il l’emmènerais, lui expliquerait son travail lui parlerait de ce projet. Pourquoi pas...

Cerbère, le nom que Bea avait donné au chien, tira sur la laisse.

" Eh bonhomme doucement  ! Tu m'as réveillé pour sortir, donc maintenant soit gentil. "

Quelques passants très pressés passèrent rapidement à côté d'eux.

" Tiens...C'est étrange..."

Le canidé en alerte commença à grogner. Ils approchaient d'une ruelle. Les sourcils de la fée se froncèrent.

Que se passait-il ?

Edwin sur ses gardes s'approcha de l'obscurité. Il détacha la laisse et la mit dans sa sacoche. Cinq silhouettes, des hommes entouraient un corps, quasiment inconscient, sur le sol. Le chien grogna. Un des hommes se tourna, il aperçu le témoin gênant et s'approcha.

" Eh l'ami ! Ne t'inquiète pas, cette histoire ne te concerne pas. Nous gérons la situation."

Devant la non réaction de "l'ami" il s'approcha encore. Quel arrogant. Il posa une main sur l'épaule du géneur.
Le chien aboya. Le visage d'Edwin se déforma en une expression de colère.

Il se baissa, passa derrière le "caïd", ramena son bras vers l'arrière et remonta sa main à l'autre extrémité de son dos. Il n'eu pas le temps de crier car l'ex-militaire propulsa son crane contre le mur. Il n'était peut-être pas doté d'une super force, mais ses entraînements intensifs et son passé militaire faisait de lui une arme redoutable.

Il ne fit guère attention au cadavre démembré à ses pieds et s'approcha.

" Vous ne trouvez pas ça un peu injuste 4 contre une ? "


La personne inconsciente sur le bitume était effectivement une femme, en très mauvaise état, vu la quantité de sang qu'il y avait sur son costume Edwin fit rapidement le constat qu'elle devait être prise en charge, en vitesse.

" On était pas cinq ?" Demanda l'un des illettrés avant de se retourner.

Le grand brun soupira. Pourquoi les méchants des rues étaient-ils tous stupides ? Surement parce que sinon ils ne seraient pas des méchants.

Son poing s'écrasa violemment sur le visage d'un des hommes. Écrasant le nez et remontant l'os propre du nez. Il tomba évanoui.

Plus que 3. Profitant encore de l'effet de surprise il donna un autre coup, cette fois-ci plus fort et sur le côté du visage. Il ne se relèverais pas non plus de ci-tôt celui ci.

Pour les deux autres rien de plus simple.

Edwin s'écarta. Il sorti son arme et désigna la rue.

" Dégagez avant que je ne tire. Tuer des gens ne m'a jamais effrayé. Même si je préfère les garder en vie pour les torturer. "

Son regard doré étincelait dans la nuit. Etait-il sérieux ? Ils ne souhaitèrent pas en savoir plus et déguerpirent. Surement pour aller chercher du renfort. Peu importe quand ils reviendront Edwin, Cerbère et la demoiselle en ciret jaune, seraient parti. Il rangea son arme, le chien faisait la garde. Edwin s'approcha de la femme, il contrôla son pouls et sa respiration, ils étaient faibles, mais réguliers.

Pas le temps de retourner à la maison il fallait trouver un endroit sécurisant à l'intérieur et ayant des outils propres et coupant.

Le restau indien à l'angle de la rue !

Il prit la demoiselle dans ses bras. Tel un chevalier portant une jaune colombe. Suivit de près par le gros baveux, il courrait en direction du restaurant.

Ouvert souvent très tard c'était un des seuls à accepter de livrer chez lui aux heures tardives.

Il enfonça presque la porte.

" Chef, j'ai besoin d'une table, pour deux ! De beaucoup de serviettes, d'un saladier d'eau, de ciseaux aiguisés et d'un couteau le plus fin et le plus propre possible."

Le chien obéissant et calme s'assit à l'entrer en observant son maître. Une serveuse surprise s'évanoui. Elle fut prise en charge par son collègue. Le gérant un homme à la bedaine très ronde était un homme d'action, il apporta tous ce qu'il lui fallait en moins de temps qu'il faut pour le penser.

Le médecin urgentiste ce mit en action, pendant qu'il demandait à une personne de couper ses vêtements il se lava les mains.

Bon... la prochaine fois il couperait les habits lui même. Demander à une serveur débutant était une mauvaise idée. Il demanda au personnel de s'éloigner et d'installer le paravent de l'entré pour les dissimuler quelque peu.

Il avait besoin de concentration. Et ce qu'il ne dit pas, c'est qu'il voulait préserver l'identité de cette héroïne, si elle portait un masque ce n'était surement pas pour rien. Il le retira le posa à côté d'elle. Bien qu'elle ne l'entendait probablement pas il déclara :

" Mademoiselle, vous êtes entre de bonnes mains, ça va aller. Je vais m'occuper de vous et demain vous pourrez continuer de sauvez le monde. Mais pour l'instant je ne vous demanderais qu'une seule chose, accrochez-vous ! Ça va aller ! "

Il passa une mèche rouge derrière son oreille et se mit au travail.

En premier lieu il nettoya autour de la plaie le sang coagulé, puis le sang alentour, ses mains s'illuminèrent pour fermer tous les vaisseaux faisant saigner son bras. Son membre semblait avoir été rongé, il utilisa la fine lame pour retirer les lambeaux de chair et de muscles, tout ce qui pendait, était en trop ou troué il le retirait. Cela devait faire mal, mais pour la soigner il n'avait pas le temps d’inhiber ses nerfs sensitifs.

Une bonne partie enlevée il ré-actionna son pouvoir. Ses mains brillèrent à nouveau, il y avait comme de la poussière de fée tomba sur la peau se reconstituant peu à peu. Le brun les sourcils froncés, le ventre grondant s'appliquait à reconstruire intégralement le bras de la jeune femme. Il ne sut dire combien de temps cela lui prit, mais à la fin, le restaurant était fermé, le gérant lui avait confier un double des clés. Il semblait si facile de lui faire confiance. Il était affalé sur une chaise et sa patiente semblait se réveiller petit à petit.

Il se releva et s'approcha du regard de la rouquine.

" Bonjour mademoiselle. Vous avez perdu beaucoup de sang, tout va bien maintenant, mais relevez vous tout  doucement."

L'apercevant à moitié dénudée, à cause du serveur qui ne sais pas faire de découpage, le médecin détourna le regard. Il retira sa chemise et lui fit enfiler. Sa tenue jaune étant à refaire complètement.

" Je suis désolé pour votre costume. Je vous assure que personne, à part moi, n'a vu votre véritable visage. J'avais besoin d'avoir un aperçu pour vous guérir de manière efficace. Je m'appelle Edwin, je suis médecin à la Heroe's SUP, si cela peut vous rassurer. "


Il s'écarta un peu gardant quand même une distance de sécurité, au cas où elle ne tiendrait pas sur ses jambes, ce qui était très probable.

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MessageSujet: Re: Take my breath away [Hariett Hastur - Edwin Tristan Bonners] Ven 1 Juin - 1:56

Et dans les ténèbres les plus sombres... a écrit:

Sans un mot, sans un son, Hastur rétrécit devant moi. Il devait faire à peu près ma taille, et n'était plus le monstre que j'avais vu auparavant.
Il n'était qu'une silhouette enveloppée d'un étrange tissus jaune. Autour de lui, des tentacules commençaient à pousser.

"Quand je serai une héroïne, quand je sauverai le monde, je ressemblerai à ça. Je veux que ce jaune devienne l'espoir de ceux qui n'en ont plus."


En y repensant aujourd'hui... J'étais tellement naïve.

Je me sens flotter, incapable de bouger, inanimée. C'est le prix de mon arrogance. Est-ce donc cela la mort ? Une sensation de flottement, des bourrasques de vent qui caressent mon costume... Et des voix. Quelqu'un parle, au loin. Est-ce que quelqu'un m'appelle ? Hastur ? Non. Alors qui ? Je pensais que ce serait lui qui allait me retrouver pour mes derniers moments.

Puis mon corps cesse de flotter. D'autres mots au loin, puis le poids de mes vêtements qui disparaît. J'ai l'impression de rêver, d'être un nuage. On me retire mon masque, mais tout est si noir autour de moi... Je me sens bien. Calme. Détendue. C'est donc ça, la fin du voyage. La toute fin. Quelques dernières paroles incompréhensibles, et... une vive douleur. Je sentais tout mon bras s'arracher sous des coups de quelque chose d'inconnu. Le retour à la réalité. Je suis vivante, bien vivante. Alors ils ont choisi de me garder en vie pour me torturer ? Je dois avouer ne pas comprendre. Pourquoi me déplacer ? Pourquoi ne pas juste me tuer dans la rue ?

La douleur s’amenuise, s'atténue. Tout doucement. Elle met une éternité à quitter chaque fibre de mon corps. Je me sens toujours engourdie, et rien que le fait de faire bouger un doigt me semble être une torture. Doucement. Juste l'auriculaire. de haut... tout doucement... en bas... tranquillement. Si je ne souffre plus, si ce simple mouvement n'a rien provoqué, c'est soit qu'ils sont loin de moi, soit que ce n'est pas eux. Mais alors qui ? Délaissant totalement l'idée de bouger ma main pour le moment, j'essaie de communiquer... Ne parvenant qu'à émettre un léger grognement des plus inhumains. J'ai la bouche si sèche... Je dois savoir où je suis.

J'ouvre les yeux, tranquillement, délicatement. Petit à petit. Millimètre par millimètre. Je dois voir où je suis. La lumière m'aveugle, m'arrachant un autre grognement. Puis le flou lumineux laisse peut à peu place à un jeu d'ombres. Un grincement semble réagir à mes borborygmes, et une ombre devenant peu à peu un visage humain entre dans mon champ de vision. C'est un homme, au visage fin, beau, et aux yeux clairs, jaunes. Il ouvre la bouche et me parle calmement, de façon distincte, prenant bien le temps de se faire comprendre.

" Bonjour mademoiselle. Vous avez perdu beaucoup de sang, tout va bien maintenant, mais relevez vous tout  doucement."

Sans trop hésiter, lui faisant pleinement confiance, je m'exécute. Je ne sais trop combien de temps cela me prend, mais je suis là, assise sur une table, grelottant de froid. Instinctivement, je place mes bras sur mes épaules pour me réchauffer, et sens... Ou du moins ne sens pas ce qui devrait s'y trouver. Où est ma cape ? Mon haut ? Mon soutien-gorge ? Il a du remarquer mon doute :il me fait enfiler une chemise et me la boutonne.

" Je suis désolé pour votre costume. Je vous assure que personne, à part moi, n'a vu votre véritable visage. J'avais besoin d'avoir un aperçu pour vous guérir de manière efficace. Je m'appelle Edwin, je suis médecin à la Heroe's SUP, si cela peut vous rassurer. "

Bien sûr que cela me rassure. Je suis donc entre de bonnes mains.

Il recule, me laissant la place de me dresser sur mes jambes. Cela tombe bien, je ne compte pas rester là toute la nuit. Je dois le remercier, rentrer chez moi, et... ne pas tomber.

En voulant me dresser sur mes jambes, je vais trop vite. Dès que mes pieds touchent le sol, je sens mes jambes se dérober sous mon poids. Je bascule vers l'avant, et me retrouve contre son torse musclé, saillant. Je sens alors ses bras se glisser sous les miens, et m'aider à me maintenir.

"Tout doucement, mademoiselle."

Je souris, bêtement.

"Désolée... Je... Je pensais y arriver."

Au fond de mon esprit, je sens Hastur revenir. Peu à peu. Il ri, se moque de moi allègrement. Alors c'est comme ça que tu comptes te trou... Je soupire exaspérée, et le silence se fait en moi. Au moins, le tatouage est encore assez efficace pour que je puisse le faire taire.

" Je suis King in Yellow, du centre Joker. Vous pouvez m'appeler Yellow. J'étais en mission avec Fox Fire, et une fois mon devoir accompli, j'ai voulu rentrer seule... Je n'aurais pas dû."

J'espère qu'il n'est pas un fanatique de street art et qu'il ne lit pas les magazines sur le sujet. Pire encore... Il pourrait fréquenter les galeries d'art ! Non pas que je sois une star, mais j'ai une bonne place dans le paysage artistique de Laurel. Ceci dit, il est de la Sup. Il saura garder le secret si il arrive à mettre un nom sur mon visage.

"Sans vous, je serais... Enfin... Merci. Je vous dois beaucoup."

Je me sens misérable. Je suis là, dans une chemise d'homme, collée à un inconnu torse-nu dans un restaurant. Un bref coup d'oeil confirme mes craintes : mon costume est foutu. Et même si il me reste celui de rechange au centre Joker et mon premier costume chez moi, je n'ai plus que mon masque pour cacher mon identité...

Mais au fond... Je suis bien. Instinctivement, je passe mes mains autour de son cou et appuie ma tête contre lui. C'est si bon, parfois, un moment, un instant où l'on peut se reposer contre quelqu'un comme ça.

Peut-être l'ai-je pensé trop fort.
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MessageSujet: Re: Take my breath away [Hariett Hastur - Edwin Tristan Bonners] Ven 1 Juin - 15:28

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Comme il l'avait prédit la demoiselle pressée se releva trop vite.  Tout le monde pense y arriver, mais personne n'a jamais vraiment réussi. Il sourit.
La jeune femme appuyée contre lui  semblait nerveuse, ou extrêmement gênée. Elle bafouillait et emmêlait ses mots.

Le médecin ne dit rien et la laissa faire, peut après elle sembla se détendre complètement. Pas besoin de parler pour comprendre ce qu'elle pensait. Ses épaule relâché, sa respiration plus régulière, son poul rapide mais plus battant que précédemment, elle se sentait mieux.

Ils restèrent quelques minutes ainsi.

Le brun rompit l'étreinte le premier et de manière originale, il se décala, se baissa et de nouveau, comme une demoiselle en détresse, il la souleva. La table n'étant pas loin, il la re-déposa sur le grand support.

Il la rassura d'un sourire.

" Restez ici, ne bougez pas avant que je ne revienne. "


Il s'éloigna puis se retourna.

" Vous me le promettez Yellow ? "

Il attendit une affirmation et parti à l'arrière dans les cuisines.

Lorsqu'il revint, le gros chien c'était rapproché  pour réclamer des caresses.

"J'espère qu'il ne vous as pas importuné."

Ses bras étaient chargé d'un plateau de fruit d'une carafe d'eau et de deux verres vide.

" Vous devriez vous restaurer, cela vous feras du bien, ensuite je vous raccompagnerait au centre joker ou chez vous. Vous êtes en anémie car vous avez perdu beaucoup de sang, donc pendant quelques jours vous serrez contrainte de vous reposer."

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MessageSujet: Re: Take my breath away [Hariett Hastur - Edwin Tristan Bonners] Sam 2 Juin - 1:27

Mon costume a écrit:

Tu ne devrais pas faire ça, Hariett. Je ne suis pas un symbole d'espoir pour les Hommes. Je suis leur Peur.

Sa remarque s'évanouit dans le néant. Le tatouage protège mon corps et mon esprit de sa présence. Je reste obnubilée par ma création. Mon premier costume de Super Héros.

Je l'enfile, tranquillement, et sors par la fenêtre de ma chambre, priant pour ne pas alerter mes parents.

Me voilà libre, dans la nuit, prête à affronter les crime. Je serai le Roi en Jaune. Et je protégerai la ville.

A la vue des fruits et de la carafe d'eau, mon estomac me rappelle que je n'ai rien avalé depuis ce midi. Il faut dire que je ne pensais pas que ma mission allait me mettre dans un tel état. Ni que j'allais devoir me retrouver à je ne sais quelle heure, dans un état lamentable, dans un restaurant fermé en compagnie du médecin de la sup'. Il faut dire que tu ne t'attends pas à grand chose ces dernier temps... Je ne relève pas.

" Vous devriez vous restaurer, cela vous feras du bien, ensuite je vous raccompagnerait au centre joker ou chez vous. Vous êtes en anémie car vous avez perdu beaucoup de sang, donc pendant quelques jours vous serrez contrainte de vous reposer."

Il dépose le panier de fruits à côté de moi, m'invitant d'un geste de la main à me servir pendant qu'il me sert un grand verre d'eau. Mange d'abord... Non. Mauvaise idée. Je préfère boire ! Je préfère que l'on mange.

Je sens alors quelque chose se glisser hors de la manche de la chemise, tout doucement. Quatrième fois en très peu de temps. Depuis que l'insecte m'a déchiré la peau du bras. Mange. Le tentacule, toujours couvert d'innombrables yeux de tant de formes et de couleurs différentes se glisse tranquillement vers le panier de fruit, et s'enroule autour, tentant de l'attirer vers moi. Petit à petit, le panier glisse sur la table, attiré par l'étrange appendice. Je note qu'il ne semble pas se désagréger comme les trois premiers. Il semble plus stable plus...

*Pop*

Comme les trois premiers, il crépite légèrement. Comme soucieux de ne pas le faire tomber, l'étrange protubérance Hasturesque lâche le panier à fruits, s'en éloigne, et se désagrège en ondulant disgracieusement. Tu vas devoir faire quelque chose pour ça...

Devant moi, Edwin semble un peu amusé de la situation. Ou intrigué, je ne saurais trop dire. Sans trop y prêter attention, je saisis une pomme qui me semble bien juteuse, et tente de la croquer à pleine dents... En échouant lamentablement, trop épuisée.

" Commencez par boire, ce sera peut être plus simple pour vous."

Il me prend la pomme des mains, et me tend le verre, que je saisis lentement, délicatement. Avant de lui répondre, je le porte difficilement à mes lèvres et en avale le contenue, petite gorgée par petite gorgée. Je me sens revivre peu à peu, la sécheresse disparaissant lentement de ma gorge.

"Merci Edwin. Pour ce qui est de me raccompagner... J'aimerais éviter le centre Joker. Si je croise Fox Fire, elle va me tuer. Et pour ce qui est de chez moi... J'aimerais rester discrète. Si l'on me voit rentrer dans cet état ou avec mon masque... Cela se saura. Mon appart' n'est pas du genre "lieu discret hyper secret.", mais plus du genre "à la vue de tous". Et puis... Je... "

Me tais. Oui. Ne dis rien. S'il te plaît. Je me demande aussi ce qui m'arrive. Pourquoi ce type me fascine à ce point. La perte de sang sûrement. Je dois divaguer.

" Enfin, quand vous voudrez rentrer. J'aimerais ne pas trop vous faire perdre votre temps... Du moins, pas plus que ce que je ne vous l'ai fait perdre. "
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MessageSujet: Re: Take my breath away [Hariett Hastur - Edwin Tristan Bonners] Sam 2 Juin - 16:30

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Les yeux de la demoiselle semblait très attiré par la nourriture, depuis combien de temps n'avait-elle pas manger ?
Une tentacule sorti de nul part, elle semblait vouloir manger. Edwin sourit et observa l'avancé de l'appendice. Il faudrait qu'il étudie ce type de membre. Ce genre de chose à greffer aux soldats pouvait être utile. Il le nota dans un coin de son esprit.

Yellow n'avait même plus assez de force pour manger une simple pomme. Le médecin lui conseilla d'abord l'eau, doucement il prit la pomme et lui tendit un verre plein.

Il glissa ses pouces vers le haut de la pomme. En une petite pression il rompit le fruit en deux. Puis en quatre. Il sourit en écoutant l'héroïne, trop effrayée d'inquiéter une amie, et vivant dans un lieu vivant. Elle semblait gênée et un peu perdu.

Edwin prit le couteau pour retirer le cœur des quartiers de pommes. Il était un expert en maniement d'objets tranchant, il n'avait même pas besoin de regarder ses mains. Il rit. Et haussa les épaules.

" Venez dormir à la maison. J'ai un canapé confortable si vous le souhaitez. Je ne vis pas très loin d'ici. J'ai aussi une douche et des vêtements propres. "

Il lui tendit les quatiers de pommes épluchés avant de s'attaquer à l'épluchage d'un agrume.

" Bon je ne vis pas vraiment seul, je n'aime pas la solitude. J'ai pas mal de chien et un petit garçon qui vivent à la maison. Ils sont tous très gentils. Un peu comme celui là."

Edwin lui lança un quartier d'orange. Cerbère le goba. Le brun se permit d'en prendre un et déposa le reste près de la demoiselle.

" Qu'en dites vous Yellow ? "

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MessageSujet: Re: Take my breath away [Hariett Hastur - Edwin Tristan Bonners] Lun 4 Juin - 21:01

" Venez dormir à la maison. J'ai un canapé confortable si vous le souhaitez. Je ne vis pas très loin d'ici. J'ai aussi une douche et des vêtements propres. "

Je ne l'écoute pas vraiment. Plus vraiment. A peine Edwin a-t-il posé la pomme découpée sur la table que je me jette dessus, à ma mesure. Le jus qui coule dans ma gorge, les saveurs acidulées adoucies par le sucre du fruit... Cet instant est à mon sens une sorte d'extase. Un fruit. Un simple fruit. Pourtant, je me sens emportée, transportée. Délicatement, je porte le second quartier à mes lèvres. Sa fraîcheur, le contact humide contre mes muqueuse... Et de nouveau, les saveurs qui explosent dans ma bouche. Calme toi, s'il te plaît. C'est juste un fruit. Il te faudra plus que ça.

" Bon je ne vis pas vraiment seul, je n'aime pas la solitude. J'ai pas mal de chien et un petit garçon qui vivent à la maison. Ils sont tous très gentils. Un peu comme celui là."


Accompagnant le geste à la parole, il lance un morceau de l'orange qu'il était entrain d'éplucher à son chien qui le gobe. Il dépose le reste à côté de moi, parfaitement pelé. Par une trace des fibres blanches et amères qui composent la peau du fruit, les quartiers détachés sans être abîmés... J'en avale un...

" Qu'en dites vous Yellow ? "

... et m'étouffe à moitié. Dans un certain sens, je n'attends que ça. Non seulement parce que ça me permettra de m'évader un peu, mais aussi parce que... Ce n'est pas une bonne idée. Rentrons. Non Hastur. Pas cette fois. Je ne peux pas rentrer chez moi. Et puis... Je rougis.

J'en serais honorée. J'ai besoin que ma vie de héros reste un secret. Vous savez, voir des criminels se pointer sur mon lieu de travail...

Je descend doucement de la table et reviens maladroitement vers Edwin, titubant, manquant à chaque pas de m'effondrer. Arrivée à sa hauteur, j'hésite un instant à prendre appui sur une chaise ou sur... Oui.Pitié... Je pose ma main tremblante sur son épaule et l'autre sur son poignet, dévorant son torse du regard, puis remonte vers son doux visage.

"Je vais chercher mes affaires, et je suis prête à partir. Pourrez-vous juste... cacher mon masque et ma cape ? Je... Enfin... Vous comprenez...

Je souris bêtement, maladroitement... Je dois avoir l'air tellement stupide...
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MessageSujet: Re: Take my breath away [Hariett Hastur - Edwin Tristan Bonners] Lun 4 Juin - 22:44

Sweet evening
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Je serais le prince de tes nuits, ou au moins de cette nuit là.


Edwin un sourire doux aux lèvres hocha la tête. Il tendit sa main pour la guider, ou au moins la rattraper en cas de problème.

"Ne vous inquiétez pas, je sais garder un secret, et je protégerais le votre au prix de ma vie s'il le faut. Vous pouvez vous reposer sur moi. Vous pouvez vous servir de moi, au moins pour cette nuit."

Il se rapprocha de la demoiselle, glissa ses mains dans ses cheveux, il les ébouriffa légèrement, délicatement. Il descendit ses mains au niveau du nombril de la demoiselle. Il déboutonna les derniers boutons de la chemise, il la chiffonna et noua les deux bouts grossièrement. C'est geste était doux et sans aucune perversion.

Face à l'expression de la demoiselle il tenta de la rassurer.

" Pour être totalement discrète il vous faut un déguisement crédible. "
Il mit un genoux à terre. "Tenez vous à mes épaules. Encore une fois, je suis désolé pour votre costume. "

Il posa ses mains sur l'une des cuisses de la jeune femme, il attrapa un morceau de jean en faisant bien attention à ne pas la pincer, puis comme il le ferait avec une feuille de papier, il déchira le tissus. Une fois son pantalon transformé en short, très sexy, on pouvait le dire. Il se releva et rangea les affaires de la demoiselle dans sa sacoche.

Il posa son bras dans son dos, sa grande main était posé sur la peau nu de sa hanche.

"Cela ira pour marcher ? Je n'habite pas très loin je vous soutiendrais comme je peux. Si jamais cela ne va pas faite moi signe je vous porterais. Si jamais nous recroisons des hommes qui vous ont fait du mal il faudra jouer le jeu, il ne vous reconnaîtront surement pas, mais moi surement. Il faudra jouer le jeu d'accord ? "

Il attendit une réponse affirmative et il se dirigèrent vers la porte de sortie. Il ferma le restaurant à clé et glissa le trousseau dans la boite au lettre.

Le médecin s'adaptait au rythme de Yellow. Un pas après l'autre. Les passants les observait d'un œil offensé.

Edwin glissa sa tête près de son oreille et chuchota :

" Que pensent-ils d'après vous ? Que nous sommes un couple de toxico surement ? Ou ivre ? "

Ses yeux d'or se plongèrent une nouvelle fois dans ceux de la demoiselle

" Ça va ?"

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MessageSujet: Re: Take my breath away [Hariett Hastur - Edwin Tristan Bonners] Mar 5 Juin - 0:31

Dans la rue, je me sens un peu comme cette fille qui rentre chez elle accompagnée par le héros après une soirée bien arrosée. La suite, on la connaît. Les passants nous jettent les regards les plus méprisant qui soient, comme si nous n'étions qu'un couple à la recherche d'un after... Un couple ? Je ne relèverai pas, Hastur. Tais toi.

Alors que nous avançons tant bien que mal sur le glabre bitume, il approche délicatement sa tête de mon oreille, et y glisse un murmure suave, m'arrachant un frisson des plus plaisants. Je dois me contrôler... Ne pas tourner la tête. Regarder droit devant moi. Je me mords la lèvre pour garder mon calme.

" Que pensent-ils d'après vous ? Que nous sommes un couple de toxico surement ? Ou ivre ? "

Je glousse comme une adolescente et m'arrête, prise de vertiges. Il me regarde, l'air intrigué, plongeant ses yeux d'or dans les miens.

" Ça va ?"

J'ai envie de l'enlacer, l'embrasser, lui hurler que oui. Que maintenant tout va mieux. Que du fiasco de ma journée, cet instant en fait la plus belle de toute ma vie. Tu veux qu'il te...

"Oui ! euh... Je... Oui, merci, ça va."

Comme pour le convaincre, ou me convaincre, je fais un pas en avant, puis un autre. Tout va bien. Tout va si bien... Alors nous continuons tout doucement. Le silence s'installe, petit à petit. Cette absence de mots qui veut tout dire sans rien en faire. Puis ma vue se trouble à nouveau. Au fond de moi, quelque chose s'éveille. Un léger coup d'oeil à notre droite, et je sais pourquoi. Danger. Danger. C'était ici.

Sans le vouloir vraiment, je lâche la main d'Edwin, luttant contre un instinct des plus primaires. Y retourner. Me venger. Leur montrer qu'ils se sont trompés d'adversaire. De nouveau, quelque chose grouille dans la manche de ma chemise. Autour de nous, quelques passants ralentissent, attirés par la scène. Vite. Trouver quelque chose. Me calmer. Solution. J'agis.

Je... Je suis désolée.

Mes bras cachent le tentacule qui s'est enroulé autour du cou d'Edwin, s'évaporant comme les précédents. Le mal est évité. Mes lèvres se décollent des siennes, j'ai des larmes plein les yeux. Le mal est fait. Le chien aboie... Je... Oui. Tu l'as embrassé. Bravo
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MessageSujet: Re: Take my breath away [Hariett Hastur - Edwin Tristan Bonners] Mar 5 Juin - 10:43

Sweet evening
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Leur pas progressaient petit à petit. Ils devaient repasser devant le lieu de son agression. Le médecin la garda près de lui l'observant avec attention. Son comportement changea effectivement. Elle était inquiète et en même temps semblait vouloir y aller. La pression de sa main sur sa hanche se fit plus ferme, il l'empercherait d'y aller quoi qu'il en coûte.

Le brun senti monter sur son épaule puis entourer sa gorge un appendice visqueux. Que faisait-elle ?!
Cerbère capta sa détresse, il était près à attaquer. La demoiselle s'approcha et s'excusa. Allait-elle le tuer ?

Non. Elle enroula ses bras autour de son coup et colla ses lèvres aux siennes, Edwin loupa un battement.

Merde....

Pas maintenant...

Toujours ses lèvres contre les siennes il la souleva et l'emmena dans la ruelle. Ici plus personne ne pouvait les voir. Ses ailes apparurent.

Cerbère se calma, hypnotisé par les immense ailes transparentes, une sorte de papier de diamant, cela brillait d'une façon si onirique. Edwin rompit le baiser d'une grimace désolée. Il posa ses mains sur son visage et essuya ses larmes.

" Je suis désolé, j'aurais du nous faire passer par un autre endroit."

Ses ailes s'agitèrent. Il la prit dans ses bras et la serra contre lui. Il en profita pour se calmer et faire disparaître la preuve de sa non appartenance à la race humaine.

"Ça va aller, calme toi. Je suis là. " Il posa sa tête sur la sienne. "Un jour une femme m'a dit que tout le monde allait mieux après une étreinte."

Il la garda quelques secondes encore puis il rompit le câlin.

" Ça va aller Yellow. Il ne sont plus là. Tu es en sécurité. Je te protège. Maintenant nous allons y aller. Il faut rentrer. "

Sans attendre de réponse de sa part il se baissa et la prit sur son dos. Il était moins suspect de la porter ainsi, plutôt que comme une demoiselle en détresse. Elle ne pesait presque rien, les muscles de ses bras étaient contractés, il faisait de grand pas, il ne courrait pas, mais Cerbère pour le rattraper si.

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MessageSujet: Re: Take my breath away [Hariett Hastur - Edwin Tristan Bonners] Mar 5 Juin - 20:46

Le vent me fouette le visage, la crasse et la laideur de la ville s'évanouissent, et de là haut tout semble si beau... Peu à peu, alors que nous quittons la ruelle pour reprendre la route vers chez lui, je me plonge dans mes pensées. Le monde pourrait bien s'écrouler, je... Tu l'as vu, Hariett. De ? Je n'arrive pas à voir de quoi parle Hastur. Je préférerais qu'il ne soit pas là... Pour cet instant au moins. Détendue, apaisée par la sensation de ses muscles sous mes cuisses, je pose mes mains croisées sur ses cheveux, jouant avec, l’ébouriffant maladroitement.

Autour de nous, les passants n'ont plus cet air méfiant. Ils nous regardent, amusés par la situation, attendris peut être ? Devant nous, un jeune couple. La fille nous dévisage, envieuse, alors que le garçon est plongé sur son portable. Il lève à peine les yeux, probablement lassé par les jérémiades de son aimée... Puis range son portable, surpris. Ils commencent à s'approcher, et c'est là que je comprends. Ils m'ont reconnue.

Heureusement, Edwin ne les calcule même pas. Son chien non plus. Alors je suis le mouvement, regardant partout autour de moi. Je sens que ça va jaser... Tu l'as cherché aussi...

Les rues continues de défiler, la population se disperse... Nous nous éloignons du centre ville. Autour de nous, de petites résidences, ressemblant un peu à celles de mon quartier... Mais en plus calmes. L'endroit m'est familier ! J'y suis venue plusieurs fois avec les gars, graffer dans un des parcs alentours, tard dans la nuit. Parfois, on restait juste pour voir le soleil se lever, embrasant la ville, éclairer nos oeuvres de ses premiers rayons... Tant de bons souvenirs ici...

Mon chevalier finit par s'arrêter devant un petit jardin, à peine plus grand qu'une terrasse, donnant sur une grande porte sombre. Un museau et deux grands yeux nous observent depuis la fenêtre... Un des chiens d'Edwin, la langue pendue, exalté par l'idée de retrouver son maître certainement.

Edwin me dépose, et s'approche de sa porte d'entrée, tranquillement, suivi de son chien. Moi... Je reste là, plantée. L'image du garçon sur son portable me revient à l'esprit. Puis son regard quand il m'a vu... Je crois que...

Et merde...

Je commence à reculer, maladroitement. Titubant. Et puis... Non. Je vais jusqu'au bout cette fois. Pour une fois que j'ai la chance de passer un moment avec autre chose que des types fanatiques de street art et des Jokers débordés par l'activité criminelle en ville... Et puis, non. Je ne laisserai rien venir gâcher tout ça.

Le pas maladroit mais assuré, je reviens vers lui.

Je crois que j'ai vraiment besoin d'une bonne douche. Et de vêtements propres !
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MessageSujet: Re: Take my breath away [Hariett Hastur - Edwin Tristan Bonners] Mer 6 Juin - 0:12

Sweet evening
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Edwin glissa la clé dans la serrure puis il se retourna.

" Nous devrions parler doucement, je ne sais pas si Bea' [Bi] est réveillé, mais j'espère qu'il dort. Je te le présenterais une prochaine fois. "

Dit-il avec un sourire, mais celui-ci ne resta pas longtemps. La demoiselle s'était reculée et son visage exprimait la peur. Le prenait-elle pour une personne dangereuse ?

" Yellow ? Ça va ?"


Elle sembla se reprendre et répondit :

" Je crois que j'ai vraiment besoin d'une bonne douche. Et de vêtements propres !"

Edwin sourit à nouveau, mais faisait tout de même attention à elle. Elle était plus épuisée qu'elle ne le laissait paraître.

Lorsqu'il entra il intima aux chiens de se coucher, hors de question qu'ils aboient où qu'ils fasse trop de bruit. Le petit dormait.

Les chiens obéirent. Cerbère lui s'assit devant la porte de la chambre. Edwin fit entrer a demoiselle et l'aida à s'asseoir sur le canapé.

" Ne bouge pas, je reviens tout de suite."

Il ferma la porte et alla en direction de sa chambre, au fond d'un étroit couloir. Il laissa le chien entrer qui se coucha, comme à son habitude, au pied du garçon. Celui-ci dormait profondément. Edwin remonta la couverture sur lui. Il se dirigea vers le placard, il sorti une grosse couverture, et des affaires de rechange, pour tous les deux.

Lorsqu'il revint il posa le tout dans la salle de bain, la grande couverture il la déposa sur les épaules de la demoiselle.

" Beathan dort profondément, on peut parler normalement, la chambre est assez bien isolées."

Pantoufle et Chaussette, comme des zombies vinrent sur le canapé, poser leur tête sur les jambes de la demoiselle. Même complètement endormis, il réclamaient des câlins.

Elle était en bonne compagnie. Il s’éclipsa 5 minutes le temps de prendre une douche. Il revint les cheveux trempés, une serviette sur l'épaule ne portant qu'un jogging.

" Pour ne pas provoquer le moindre risque, je t'ai préparé une bassine d'eau chaude, un gant une serviette du savon et des vêtements propres. Bon ils seront clairement trop grand pour toi, mais je n'ai pas plus petit. Je t'ai donner un short et un vieux t-shirt de l'armée en guise de pyjama. "

Il l'accompagna à la salle d'eau à seulement quelques mètres du canapé et s’éclipsa en s'assurant qu'elle avait tout ce qu'il lui fallait.

Il se rendit dans la partie cuisine, il s'adossa un instant au mur. Qu'est-ce qui lui ferait du bien...

Il claqua des doigts. Il ouvrit son congélateur et en sortit un sachet rempli d'un liquide vert congelé. Il alluma la bouilloire, la plaque à induction. Le sac de congélation contenait une soupe, faite par ses soins, aux légumes verts, un délice. Sur un plateau il disposa le bol de soupe, et deux tasses d'une tisane délicieuse, verveine, camomille et lavande. Il posa le plateau sur la table basse. A peine le temps de s'asseoir qu'il aperçu la demoiselle.

" Si tu as besoin n'hésite pas à me demander." Il lui montra le plateau et rajouta :

" Je t'ai préparer à manger, il faut que tu remplisse ton estomac, et pour t'aider à dormir et t'apaiser nous allons picoler de la bonne vieille tisane de grand mère."

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MessageSujet: Re: Take my breath away [Hariett Hastur - Edwin Tristan Bonners] Mer 6 Juin - 2:01

Dès qu'il sort de la salle de bain, je retire mes vêtements et m'enfonce dans la bassine d'eau. Elle est chaude, à la bonne température... Parfaite. Alors, Hariett. Tu n'as rien à me dire ?

Pas ici. Pas maintenant. Mais malgré ce que tu m'as fait faire à Fox tout à l'heure... Sache que je suis heureuse de pouvoir t'entendre à nouveau. Dans un sens... Tu m'avais manqué.

Ah... Les humains et cette manie de s'attacher... Enfin, ce n'est pas comme si nous avions le choix, toi et moi.

Je barbote un moment, sentant chacun de mes muscles se délasser. Ma discussion avec Hastur m'apporta quelques détails sur Edwin. J'étais bien trop absorbée par ma gratitude et bien trop épuisée pour le remarquer... Mais tu l'as vu, Hariett. Comme moi. Son corps est couvert de cicatrices, et il avait des ailes sur le dos. Des ailes transparentes. Il n'est pas normal... J'élude le problème : en tant que médecin de la sup', peu étonnant qu'il soit soté de pouvoirs... Quand aux cicatrices, il a dit que le short qu'il m'a donné vient de l'armée. Ceci expliquant donc cela ! Tu lui en reparleras, on verra bien. Pas de soucis.

Je me lave tranquillement les cheveux, les enduisant de shampooing, et frottant mèche après mèche, puis les rince délicatement. Ensuite, j'entreprends de me laver le reste du corps méthodiquement. Lorsque je passe sur le tatouage, j'observe l'ampleur des dégâts : il en manque une bonne partie, et il me sera impossible de le remettre en état ici, à Laurel... Et puis la cicatrice... Suis-je si terrible que cela à supporter ? Oui. Surtout quand on veut un peu d'intimité.

Une fois assurée d'être bien propre, je sors de la baignoire improvisée et me sèche vigoureusement, frottant chaque parcelle de peau de mon corps, puis enfile les affaires prêtées par Edwin. si le haut me convient tout à fait, me servant plus de robe de chambre qu'autre chose... Le short m'est bien trop grand, même en serrant la ficelle. Tant pis... Je décide de le délaisser, sortant de la salle d'eau dans mon espèce de robe T-shirt. Je devrai trouver une solution pour ne pas rentrer chez moi dans cette tenue, demain... Là, ça risquerait de jaser...

Avant même que je n'ai le temps de poser mon second pied hors de la salle de bain, Edwin m'interpelle depuis le canapé.

" Si tu as besoin n'hésite pas à me demander."

Il me montre ensuite un plateau sur lequel se trouve un bol contenant un liquide verdâtre -noter cette couleur là pour mes prochaines peintures- et deux tasses fumantes.

" Je t'ai préparer à manger, il faut que tu remplisse ton estomac, et pour t'aider à dormir et t'apaiser nous allons picoler de la bonne vieille tisane de grand mère."

J'hésite un instant à encore profiter de la nourriture qu'il m'offre, mais mon estomac me rappelle à l'ordre. Bien sûr que j'ai faim... Je m'installe donc à côté de lui, en tailleur, en prenant soin de garder le t-shirt au dessus de tout ce qu'il cache, et me saisis du bol. L'odeur de la soupe aux légumes emplie mes narines. J'en bois une première gorgée, m'assurant qu'elle n'est pas trop chaude... Et me tourne vers mon hôte.

C'est... C'est tellement bon !

Je m'empresse ensuite de vider mon bol et le dépose sur la table, en prenant soin de ne pas le laisser passer à portée de langue des chiens qui nous observent. Puis je m'affale sur les genoux d'Edwin, oubliant de toucher à ma tisane.

Tu sais... Je crois que je ne trouverai jamais comment te remercier pour tout ça.

Je tends mon bras au dessus de moi, le fixe un court instant et le laisse tomber délicatement sur la tête d'un des chiens allongés autour du canapé, le caressant tendrement.

Quand bien même tu es le médecin de la Sup', t'étais pas obligé de faire tout ça pour moi. C'est vraiment adorable. Un jour, je te rendrai la pareille. Sache le. Je t'en dois une.

Tout doucement, j'attrape sa main et la pose sur mon ventre, puis la remonte légèrement, juste en dessous de ma poitrine. Aucune réaction d'Hastur... Nous sommes seuls, juste lui, moi, et ses chiens. Il disait qu'il en avait beaucoup... Mais en fin de compte ça ne me dérange pas. Cet endroit, ce qu'il dégage... C'est un véritable foyer. Bon, c'est aussi une garçonnière qui me semble ridiculement petite, mais ça reste bien mieux rangé que mon appartement-atelier. Et plus accueillant.

Tu sais, demain, je rentrerai chez moi... et j'aimerais... Enfin... J'aimerais revenir, plus tard. Je me sens bien ici, chez toi. Chez vous. C'est si agréable comme endroit !

Je fixe le vide, un instant, puis retire ma main de la tête du chien pour la poser sur son épaule. Je plonge mon regard dans le sien, et me hisse difficilement vers son visage.

Et... Tu peux m'appeler Hariett.
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MessageSujet: Re: Take my breath away [Hariett Hastur - Edwin Tristan Bonners] Mer 6 Juin - 14:37

Sweet evening
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Tout en sirotant sa tasse Edwin s'amusait à observer la gloutonne. Elle semblait mourrire de faim. L'homme allait se relever pour la resservir, mais il fut stoppé dans son geste, elle s'installa contre lui. Elle semblait à l'aise et agissait de manière si naturelle. Tout comme ça voix, plus franche mon hésitante et n'avais plus de retenue, quoi que, peut-être encore un peu timide.

Lorsqu'elle fit référence à d'éventuel remerciement il haussa les épaules. La meilleur des récompenses était de voir ses patients en vie et heureux. Mais elle semblait insister, pour elle cela semblait important, alors sans rien dire il hocha la tête en souriant. Il n'était pas que médecin à la Sup, mais son autre métier, il ne pouvait en parler à personne. Il la laissa continuer sans éprouver le besoin de répondre, il l'a laissa se relever, se rapprocher.

Il sourit et répondit.

" Enchanté Hariett, c'est un très jolie prénom, dans un dialecte ancien cela signifie "celle qui n'est jamais seule." Un peu comme ici. C'est un peu étroit, et je suis en train de prospecter pour acheter une maison dans un coin plus calme, et plus grand. Mais tu serras toujours la bienvenue. Il va de toute façon falloir que je te présente Bea', c'est un petit garçon intelligent et adorable. "

Il marqua une courte pause puis reprit.

" Demain je te ramènerais chez toi en voiture, ça sera toujours plus agréable que de rentrer à pied, et je ne voudrais pas que l'on t'embête sur le chemin du retour, si tes appendices resurgissent à un moment inopportun, je ne suis pas sûr que cela te convienne. "

Sa grande main effleura le visage de la jeune femme. Il remit une de ses mèches en place, derrière son oreille.

" Je ne suis pas qu'un médecin scolaire. Je suis le soutient de ceux qui n'en ont pas. Les étudiants, les jokers, les héros, ils se sacrifient pour aider autrui, sans soutient derrière. C'est mon rôle, c'est pour cela que je suis là. Je suis la bonne fée des héros. " Dit-il en riant. Et ce qui n'était pas tout à fait un mensonge.

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MessageSujet: Re: Take my breath away [Hariett Hastur - Edwin Tristan Bonners] Jeu 7 Juin - 21:09

Délicatement, sa main me caresse le visage, reposant une mèche rousse derrière mon oreille. Je reste là, suspendue à ses épaules, pendues à ses lèvres, espérant un dernier baiser avant de sombrer. Je commence à m'assoupir.

" Je ne suis pas qu'un médecin scolaire. Je suis le soutient de ceux qui n'en ont pas. Les étudiants, les jokers, les héros, ils se sacrifient pour aider autrui, sans soutient derrière. C'est mon rôle, c'est pour cela que je suis là. Je suis la bonne fée des héros. "

Le peu de ce qui reste conscient en moi acquiesce.

Un prince charmant, une fée... C'est beau, non ?

Mes bras lui lâchent le cou, s'enroulant autour de ses cuisses, les serrant aussi fort que je le peux.

Dis... Tu restes avec moi cette nuit ? Hein ?

J'aimerais lui demander tant de choses, lui poser tant de questions. Je voudrais avoir le temps de passer une vie entière à ses côtés en cet instant précis, tout savoir de lui, qu'il sache tout de moi... Non, peut être pas. Non. Tu ne veux pas. Je sens un voile se poser sur mes yeux, comme si Morphée avait fini par se rendre compte que je manquais à l'appel.

Mais je n'abandonne pas la lutte. Je ne lui laisse pas le temps de me répondre et me jette à ses lèvres, lui offrant un des baisers les plus passionnés qu'il m'ait été permis de vivre, d'échanger. C'est bref, intense, parfait. Mes bras me lâchent pour de bon. Je suis exténuée, je n'en peux plus. Ma tête retombe sur ses jambes, je n'ai plus la force que de le regarder. Je lui envoie alors mon sourire le plus provoquant. Comme un air de défi.

J'en aurais voulu plus...

Le voile s’épaissit, Ma conscience s'évapore... Une dernière pensée un dernier murmure...

Bonne nuit, mon preux chevalier.
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MessageSujet: Re: Take my breath away [Hariett Hastur - Edwin Tristan Bonners] Mer 13 Juin - 0:14

Sweet morning
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La tête de la demoiselle dodeline, ses yeux mettent plus de temps à s'ouvrirent, elle est épuisée et commence à s'endormir. Le jeune médecin allait lui répondre, bien sûr qu'il restera, où aller sinon ? Beathan dormait profondément et il n'aimait le déranger, le plus souvent il lui laissait la chambre et lui prenait le canapé.

Il n'eu pas le temps de faire quoi que ce soit. Prit par la surprise, ses ailes réapparurent une nouvelle fois. Mais cette fois-ci peu importe. Ses paupières se closent et il profita de se baiser si passionné. Il la retint une seconde, celle d'après elle fut réinstallée sur ses jambes. Elle marmonna une phrase qui fit sourire Edwin, celle d'après le rouge lui monta aux joues.

" Fais de beaux rêves Hariett "


Il la prit dans ses bras et s'allongea à son tour sur le canapé. Ils étaient à l'étroit, la couverture ne les recouvrait que partiellement, pourtant Edwin passa une des nuits les plus sereines qu'il n'ai jamais eu. Pas de cauchemars, pas de larmes. C'était délicieux.

A l'aube, ce fut les rayons du soleil qui lui chatouillèrent le nez. Il s'éveilla tranquillement observant la demoiselle reposant contre lui. Elle semblait si confortablement installée. Le preux chevalier n'osa la réveiller. Délicatement il se leva, la recouvrit de la couverture et s'afféra silencieusement dans son appartement.

En premier lieu il s'habilla, chemise blanche, pantalon brun, chaussettes noires. Il nettoya et rangea le plus silencieusement possible la vaisselle de la veille. A un moment il se stoppa et sourit. Il y a un mois il vivait seul avec sept chiens, comme une vieille ménagèrent, et maintenant, un enfant qu'il songeait adopté était emmitouflé dans ses draps, tandis qu'une jolie femme sommeillait paisiblement sur son canapé.

*C'est un jolie tableau ça TB, maintenant il faudrait que ça tienne.*


Edwin hocha la tête comme s'il se répondait à lui même. Le ménage de nécessité fait, il s'attaqua au petit déjeuné. Il découpa des fruits dans trois coupelles, puis pressa des oranges, il mit la machine à café en route, et la bouilloire. Il ne savait pas encore ce que la demoiselle avait l'habitude de prendre au petit déjeuné. Sur un plateau à part il déposa une brique de lait, un bol vide et un peau de miel à la lavande. Beathan ne se réveillait pas si tôt, parfois Edwin partait au travail avant même qu'il se réveille. Celui-ci lui faisait néanmoins un baiser du matin.

Il aurait pu observer la demoiselle dormir pendant un long moment, mais il ne fallait pas qu'il soit en retard. Il avait pas mal de travail et aujourd'hui il avait un rendez-vous avec le jeune Jack Falcon.

Il sortie la poêle, les œufs sur la fonte crépitèrent, les toasts sautèrent du grille pain, l'odeur alléchante du matin se rependait peu à peu dans le salon. Le médecin sifflotait une chanson du matin, une de celle que sa mère chantait parfois, la mélodie bien française lui rappelait les tempêtes de Bretagne, et les copieux petits déjeuners des siens, les fées.

Il leva la ses yeux d'or. Il sembla surpris. Elle était réveillée et l'observait. Mais depuis combien de temps ?
Il lui sourit.

" Bien dormi mademoiselle ? "

Il disparu une seconde derrière le bar de la cuisine, puis réapparu chargé du plateau du petit déjeuner. Il disposa sur la petite table chaque chose qu'il avait préparé. Il ne s'assit pas tout de suite et lui demanda :

" Que bois tu le matin Hariett? "
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MessageSujet: Re: Take my breath away [Hariett Hastur - Edwin Tristan Bonners] Jeu 14 Juin - 20:53

Si mon corps a retrouvé une parfaite immobilité, seulement troublée par ma régulière respiration, mon esprit, lui, est en proie au chaos. Mon esprit... Mon "moi" intérieur... Cet équilibre si parfait, basé sur l'illusoire idéal que jamais il ne reviendrait troubler. Je suis là, au milieu de cet îlot si ordonné, si parfait, où parfois soufflent quelques vents de chaos, expirés par la bête. Sur cette plage se jette un océan de bonheur, dont la blanche écume commence à virer au gris, verdâtre. Dans mon moi intérieur, dans cet ordre qui m'habite, vient de revenir la folie que l'on avait enfermée.

Sortant de l'eau, la bête me rend visite dans son plus simple appareil : un long manteau jaune, débordant d'appendices visqueux. Il murmure quelque chose, essaie de me parler... Mais ce n'est qu'un écho. Puis il insiste. Peu à peu, ses mots arrivent à mes oreilles. Je suis là, maintenant.. Je le sais, Hastur... Je ne le sais que trop bien. Mais... Tu dois rester au fond de moi même. Tu es trop dangereux.

Alors la bête s'enfonce peu à peu dans le sable, repoussée par une lointaine mélodie qui éveille en moi un vague sentiment de nostalgie. Quelques bruits ébranlent mon univers qui commence à s'évaporer, petit à petit. Un grondement léger, familier... Puis un sifflement, celui de l'eau qui bout dans une théière. Et le crépitement des oeufs sur la poêle, accompagnés du son mécanique du grille-pain. Mon esprit sursaute, accompagnant les toasts... J'ouvre les yeux... Je ne suis pas chez moi. Mais je suis bien ici... Comme à la maison. Au fond de moi, la voix d'Hastur résonne. Edwin, le médecin de la Sup. Hier soir. La mission avec Fox Fire, et le sauvetage.

La brume se dissipe totalement. Tous les flashbacks me reviennent, un à un. L’agression dans la rue, mon réveil dans un restaurant, Edwin, ma détresse... Nos baisers...

Pendant qu'il prépare le plateau, il sifflote cette douce mélodie... Je la connais, mais n'arrive pas à me souvenir d'où. Les notes ont pour moi un lourd relent de nostalgie.

Alors que je l'observe s'afférer le plus silencieusement possible, il lève ses yeux... Nos regards se croisent, il semble surpris. Pensait-il que j'allais dormir plus longtemps ? Ou l'ai-je dérangé pendant qu'il sifflait ? Peut-être que j'ai quelque chose sur le visage ? Dans les cheveux ? Je passe machinalement ma main dans ma crinière, mais non. Elle n'est pas plus ébouriffée que d'habitude. Alors non, ce n'est pas ça. Je mime un bâillement, et en profite pour me frotter les yeux... Quand je les rouvre, il me regarde en souriant.

" Bien dormi mademoiselle ? "

J'ouvre la bouche pour lui répondre... Mais il disparaît derrière le bar de sa cuisine. Quand il en ressort, il est chargé d'un plateau pour le petit déjeuner. Faisons rapidement le compte. Sur tous les relous, ratés, beaux gosses, bande-mous et charmeurs du dimanche que j'ai raccompagné un soir, lasse de ma solitude, combien m'ont porté le petit déjeuner ? Aucun. Et pourtant, j'en ai suivi... Enfin...

" Que bois-tu le matin, Hariett ? "

Ce qui me rassure dans le ton de sa voix, c'est qu'il est neutre, bienveillant, sans aucune ambiguïté. Il me prend pour ce que je suis à ses yeux, une fille normale, une Joker... C'est si agréable de n'être personne en particulier, un court moment.

" Chocolat. Lait. "

Les mots sont roques, chargés d'un torrent de cailloux, en français. J'ai la bouche aussi sèche, impossible de parler. Ok... Je me saisis donc du jus d'orange, et en savoure une première gorgée... Puis une autre... Je repose le verre à moitié vide, jetant un regard complice à un de ses chiens qui observait le verre avec grand intérêt. Je reprends alors en anglais.

" Excuse moi... Je suis très chocolat au lait...

Je réfléchis un instant, observant le plateau. Pas la moindre trace de chocolat en poudre, et le lait est froid. Changement de plan.

Mais je dois avouer que je n'ai rien contre un bol de thé sucré au miel !

Pendant qu'il s'affère autour de la table, je m'installe un peu mieux sur le canapé, la couverture sur les genoux, le coussin en bas de mon dos. J'en profite alors pour m'étirer, un bras... Puis l'autre.

Et voilà que nous prenons notre petit déjeuner ensemble, donc. Je viens chez lui, on ne fait rien, si ce n'est s'embrasser, et il m'offre le petit déjeuner... C'est donc ça, l'homme idéal ?

Un vibreur. Mon portable. Je m'en saisis, le dévérou... 18 appels manqués. 30 messages. Des notifications dans tous les sens. Qu'est ce que quoi ? J'ouvre une notification au hasard... Ouais. La photo par le couple hier soir. Je rougis vaguement en fermant mon téléphone. Je suis dans le pétrin là, et jusqu'au cou. Et lui... C'est peut être pire. J'en renverse mon bol de lait.

" Dé... Désolée ! Je... Je vais devoir rentrer chez moi... Enfin, pas trop tard, si tu veux bien. J'ai quelque chose de plus pressant que prévu qui vient de me tomber dessus. "
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Take my breath away [Hariett Hastur - Edwin Tristan Bonners]

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