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Proxima - Falling Star

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❝ LOCALISATION : Heroe's Sup
❝ PT. EXPERIENCE : 10

MessageSujet: Proxima - Falling Star Jeu 2 Aoû - 15:40




PERSONNEL



We are all of us stars, and we deserve to twinkle.



Proxima
Prénom
4.5 Milliards d’années
Age
Femme
Sexe
Etoile
Espèce
Centaure
Origine
1m68
Taille
Professeur de Défense
Métier
Inconnue
Date de naissance
7 ans
Année à Laurel
En plus

❝ PARTICULARITÉS : J’ai un mec relou dans la tête.

❝ TICS ET MANIES : réponse

❝ PASSIONS : réponse

❝ PHOBIES : réponse

❝ BUT : réponse

❝ RÊVE : réponse

Caractère

LE CARACTERE DE VOTRE PERSONNAGE EN MINIMUM 300 MOTS (environ)

Shooting Star
■■■ LE DON ■■■

❝ ORIGINE : Mythologique

❝ DON : Hôte d’Erèbe

Avant qu’Erèbe ne décide de lui donner forme humaine pour l’investir, Proxima était une étoile. Depuis ce tragique événement, elle possède la capacité d’Erèbe à manipuler les Ténèbres.

Toutefois, sa condition d’étoile lui octroie quelques particularités innées :
Premièrement, elle est éternelle. Contrairement aux Dieux, ce n’est pas un être immortel mais elle vieillit extrêmement lentement. Si bien qu’à l’échelle humaine, on peut dire qu’elle ne prend pas une ride.

Deuxièmement, elle peut respirer dans l’espace. Son corps n’a pas besoin d’oxygène pour survivre, elle s’adapte donc assez facilement aux différentes altitudes, pouvant quand même se noyer dans l’eau.

Pour revenir à Erèbe, ce Dieu des Ténèbres lui a conféré quelques-unes de ses capacités :

La Darkvision permet à Proxima de voir dans les ténèbres comme en plein jour. Cependant, il ne s’agit pas de nyctalopie et sa vision sera la même que n’importe quel autre humain de nuit.

Ce pouvoir va de pair avec la Darkroom. Cette capacité permet à Proxima d’invoquer et de déchaîner les ténèbres autour d’elle.
Trois utilisations en sont connues :
- La première est une simple zone sphérique de ténèbres, donc plongée dans un noir total, où seules les personnes possédant une vision nocturne, étant guidées par les ténèbres ou la lumière peut voir ce qui s’y déroule. Les ténèbres ressemblent à s’y méprendre à une épaisse fumée noire.
- La deuxième est plus courante et consiste à pouvoir éteindre les lumières dans un faible périmètre (de l’ordre d’une pièce à une petite ruelle) d’un claquement de doigt.
- La troisième et celle qui demande le plus d’attention de la part de Proxima lui permet de déchaîner les ténèbres qu’elle concentre dans ses mains ou qu’elle a déjà invoqué. Au lieu de s’en servir pour occulter la vision, elle les envoie sur les gens tels des projectiles et les personnes touchées sont alors confrontées à une de leurs peurs qui ne disparaître que s’ils la chassent ou que Proxima décide d’arrêter son pouvoir.

Cette dernière capacité n’est pas très appréciée de la demoiselle qui préfère de loin utiliser ses poings pour se battre et se défendre. C’est le God Power.
Les Dieux sont dotés d’une puissance phénoménale et au lieu de s’en servir pour faire le bien, certains s’en servent pour la guerre. Parmi ceux-là qui avaient tout, même l’impensable comme l’amour d’une femme trop bien pour eux, se tenait Erèbe. Né du Chaos, il ne souhaitait qu’une chose : reprendre son titre au Panthéon et répandre le Chaos sur le monde en y envoyant les Titans. Aujourd’hui encore, après avoir été renvoyé dans l’inframonde il y a longtemps, il cherche à mettre à exécution son plan de destruction.
Proxima n’a pas du tout la même vision qu’Erèbe. En tant qu’étoile, elle est l’un des fruits purs de la lumière et elle ne peut se décider à suivre l’esprit fou d’Erèbe, quitte à le mettre en colère. Ainsi, pas aussi puissante qu’un Dieu mais dotée d’une force surhumaine, qui s’est notamment ressentie à Toungouska lors de leur arrivée à elle et son frère, elle utilise ce pouvoir pour aider les humains et leur apprendre à se défendre contre les envahisseurs et autres êtres démoniaques.

❝ MAÎTRISE : 8 / 10 Erèbe et Proxima partagent le même corps depuis plus de cent ans. Le temps lui a permis de comprendre le fonctionnement de son pouvoir et de le développer. Néanmoins, dans les ténèbres subsiste une zone d'ombre et si Proxima écoutait Erèbe en décidant de s'y abandonner, elle ne sait ce qu'il adviendrait d'elle. Par ailleurs, il arrive qu'Erèbe prenne partiellement son contrôle lorsqu'elle emploie de trop son pouvoir.

❝ POINTS FORTS : La nuit ne lui fait pas peur, au contraire elle se sent mieux lorsqu’elle peut voir les étoiles dans le ciel et peut se montrer très discrète de nuit. Les ténèbres lui donnent les capacités nécessaires pour garder un œil sur Sirius, son frère, et le protéger. C'est un puissant don offensif, même s'il ne cause aucune blessure physique.

❝ FAIBLESSES : Ses ténèbres réagissent à l’obscurité ambiante. Lorsqu’il fait nuit, les ténèbres n’en sont que grandies et il devient plus facile d'en faire usage. Inversement, à la lumière du soleil les ténèbres perdent en puissance et ses pouvoirs s'en retrouvent amoindris.
Bien qu’elle maîtrise les dons de son hôte, elle ne maîtrise pas totalement sa nouvelle apparence. Elle a beau avoir une force surhumaine, sa transformation d’étoile en cette petite chose fragile qu’est un humain, l’a grandement affaiblie. Après avoir vécu des milliards d’années dans un corps capable d’encaisser de nombreux chocs, celui-ci lui parait très faible et elle a l’impression que son pouvoir dépasse sa condition. Elle a donc tendance à surutiliser ses dons et ne pas se rendre compte de ses limites, venant à se fatiguer plus rapidement que la moyenne. Franchement, Erèbe aurait pu penser à lui donner un corps de Klong !
Enfin, sa dernière faiblesse et plus grosse crainte vient de son esprit. En effet, elle est habitée par le Dieu des Ténèbres, un être mauvais au possible, corrompu par les idées de vengeance, de jalousie et d’orgueil… Il ne souhaite pas qu’on le remarque de trop, essayant de faire profil bas, mais il peut arriver qu’il prenne le dessus sur Proxima, lorsque celle-ci est affaiblie. Autant cela la boost pendant un temps, faisant fit de ses précédentes blessures (dépend de leur gravité), autant Erèbe ne souhaitant pas être reconnu, préfère en général prendre la fuite. S'il reste, il foncera dans le tas sans distinction d'allié ou ennemi. Le véritable contrecoup de cette possession vient lorsque le Dieu rend sa place à l'étoile et que celle-ci se retrouve à l'hôpital avec des membres cassés et de nombreuses fractures, voire pire.
A noter que si Sirius est dans les parages, donc Nyx aussi, Erèbe prendra automatiquement la fuite !

■■■ LE MATÉRIEL ■■■

❝ COSTUME : réponse

❝ ARME : réponse

❝ GADGET : réponse

❝ VÉHICULE : réponse
Histoire

Les cheveux au vent par une nuit de pleine lune, Proxima admirait le ciel étoilé. Elle était assise sur le toit de l’ancien cinéma de la ville. Aujourd’hui, l’endroit été abandonné, plongé dans un noir complet qui seyait à merveilles à la demoiselle. Dans cette obscurité, elle sentait la présence du démon qui l’habitait se faire plus pressante mais elle n’en tenait pas compte, captivée par la peinture qu’offrait le ciel de ce soir. Les étoiles, l’espace… Voilà un moment qu’elle n’y était pas retournée. Les années passaient comme un claquement de doigt dans l’espace, alors qu’ici tout semblait si long, si différent. Elle se demandait si elle reverrait les siens un jour. Cette pensée l’interpela. Elle aussi avait été une étoile, mais avant de prendre forme humaine, elle n’avait jamais eu de telles pensées. Les étoiles n’étaient pas dotées d’un esprit, pas dans le sens où les humains le pensent. Elles avaient des sentiments, elles ressentaient les choses mais tout était diffus, comme des jets de peinture sur un tableau blanc qui s’effaçait juste après. Maintenant elle pouvait mettre des mots sur ces couleurs et elles ne disparaissaient pas aussitôt, elles persistaient et elle se souvenait de chacune d’elle. La peur, le froid, le désir, la joie, la colère, l’ennui,… Il en existait tellement, Proxima n’était pas sûre de toutes les connaître. Elle avait aussi découvert, que certaines s’attachaient plus à certaines personnes que d’autres et permettait à chaque individu de se définir une identité propre. Elle-même avait vécu cette découverte de son identité. Cela remontait, mais c’était comme hier pour elle. Tout avait commencé…

Dans l’espace d’Alpha Centauri C.
Elle était l’âme, l’étoile centrale qui rayonnait pour toutes les planètes du système. Elle les dominait et les couvrait de sa lumière protectrice. Sa vie était simple et elle n’avait à se plaindre de rien. Jusqu’à ce que lui apparaisse un étrange être, drapé dans une brume noire qui ne laissait ressortir que ses ailes obscures. Etait-il réel ? Probablement que non, Proxima était la seule à pouvoir le voir. Les yeux rubis de l’étranger la transpercèrent et elle se sentit comme mourir. C’était comme si on la compressait, elle avait l’impression qu’elle allait exploser de l’intérieur. Sa lumière avait disparu. La douleur s’estompait, elle se sentait revivre, différente. Elle ouvrit ses paupières, juste pour voir l’inconnu la pénétrer de tout son être. La douleur revint mais avait changé. Cette fois, c’était sa tête qui allait imploser. Une voix perça les ténèbres de son esprit, lui susurrant ces mots :

- Fière étoile, tu seras l’instrument de mon retour parmi les mortels.

- P-pourquoi moi ? Questionna l’étoile devenue jeune femme à la chevelure immaculée. C’était la première fois qu’elle entendait sa voix, mais elle était trop faible pour s’en exciter. Elle sentit l’inconnu sourire.

- Ma femme a décidé d’user de ton frère, Sirius, pour aller jouer avec les mortels de la Terre. J’avais besoin d’une enveloppe charnelle pour la suivre. Et puis, j’ai des projets pour la Terre…

- Je me fiche de la Terre. Qui êtes-vous ? Retrouvant de l’énergie, elle reprenait de l’assurance dans la voix.

- Le seul et unique Dieu des Ténèbres, mon nom est Erèbe et tu tâcheras de t’en souvenir. En aucun cas, ma femme ne doit être au courant de ma présence ! Est-ce compris ?

- Sinon quoi ? Erèbe éclata de rire. Cette étoile lui plaisait. Elle avait du caractère, mais elle se plierait à sa volonté.

- Je m’assurerais de la mort de ton frère et sois certaine que les Enfers lui paraitront fades à côté de là où je l’enverrais. Proxima se crispa, elle ne voulait pas perdre Sirius mais accepter de servir un tel démon était trop. Le poing serré, elle finit par rendre les armes.

- D’accord… Que dois-je faire ?

- Je vais commencer par t’apporter une petite chirurgie faciale, tes cheveux sont trop… Purs. Dit-il avec dégoût. Et tes yeux me ressemblent trop, je dois changer ça. Aussitôt avait-il terminé de parler, que le corps de la demoiselle s’illumina, ses cheveux poussèrent et prirent une teinte rose, très pâle. Tandis que ses yeux passèrent du rouge rubis à un bleu saphir, restant d’une extrême beauté. Voilà qui est mieux.

- Que vais-je devoir dire à votre femme ? S’inquiéta Proxima qui ne souhaitait pas faire de faux pas avec Erèbe.

- Qu’Ouranos t’a réveillée. Elle n’a pas besoin d’en savoir plus, elle fera le calcul d’elle-même, c’est une femme intelligente.

- D’accord… Proxima se sentait prise au piège dans son propre corps. Cette sensation était désagréable et frustrante. Erèbe habitait ses pensées, elle n’était libre de rien. Sauf qu’elle n’avait pas l’intention de lui servir de marionnette. C’était son corps après tout, il devait exister un moyen de pousser le Dieu à la libérer ou le contraindre à lui obéir.

- Arrête de réfléchir, tu n’as aucune échappatoire et nous arrivons.

Arriver ? La demoiselle ouvrit les yeux, elle ne reconnaissait pas la planète bleue vers laquelle elle était propulsée, mais identifia l’étoile qui brillait à côté comme étant Soleil. Elle la savait très grosse mais là, elle lui apparaissait gigantesque. Elle découvrit pour la première fois la taille de son nouveau corps, minuscule en comparaison de l’astéroïde lunaire devant lequel elle passa. C’était… Très perturbant. Soudainement, elle vit une autre tâche lumineuse dans le noir de l’espace qui se dirigeait à vive allure au même endroit qu’elle. C’était Sirius ! Elle en était certaine. Leurs corps entrèrent dans l’atmosphère de la planète Terre, d’après ce que lui avait expliqué Erèbe. Il faisait jour dans cette zone et elle sentit la présence d’Erèbe s’amenuiser dans son esprit. Elle profita de cet instant de faiblesse de son hôte pour mettre les choses au clair avec lui.

- Erèbe, je n’ai pas l’intention de vous laisser décider de tout à partir de maintenant.

- Tu oses me défier ? Râla le Dieu.

- Je ne reviendrais pas sur ce dont nous avons négocié. Mais si vous essayez de me contrôler dans le moindre de mes gestes, je vous assure que je balancerai tout à votre femme. Vous avez peur d’elle, je ne me trompe pas ?

- C-Comment oses-tu ?! Insolente, je vais…

- Vous ne ferez rien. Imaginez que vous vous en preniez au protégé de votre femme et qu’elle s’en rende compte, vous seriez fichus. Je tâcherais de ne pas révéler votre présence, mais évitez de me mettre des bâtons dans les roues ou VOUS le regretterez. On a un deal ?

L’homme pesta, voyant qu’il perdait le contrôle de la situation. D’un autre côté, cette femme lui plaisait d’autant plus. Elle avait du cran et ne se laissait pas faire, c’était exactement ce dont il avait besoin pour mener à bien ses plans et il avait le temps de le préparer. Ce qui l’embêtait le plus, c’était de voir que Proxima ressemblait plus à sa femme, qu’il ne l’avait imaginé.

- Tu as ton deal. Un Dieu ne revient jamais sur ses paroles.

C’était faux, mais si Proxima pouvait le croire, cela l’arrangerait pour la suite.

- Bien.

La jeune femme mordit à l’hameçon, consciente de la personne avec qui elle traitait. Ils ne discutèrent plus du reste de la descente. La chute des étoiles provoqua une importante onde sonore, comme on n’en avait jamais entendu sur Terre. Personne ne sut jamais ce qu’il s’était réellement produit dans ce coin de la Sibérie et on nomma l’incident…

L’événement de Toungouska.
Les chercheurs s’accordent à dire, que l’onde produite près de la rivière de Toungouska a été produite par la désagrégation dans l’air d’un météoroïde. Notamment parce que personne n’a jamais rien retrouvé sur le site du crash. Mais en vérité, à cette époque, on raconte dans un village non loin de cet endroit, une histoire à propos d’une femme et d’un garçon… Nus et gelés jusqu’aux os.

Après s’être écrasés dans la neige en y laissant un beau cratère derrière eux, Proxima et Sirius eurent une petite discussion. L’un souhaitant savoir ce que l’autre faisait ici, alors que ce dernier cherchait à dissimuler la présence d’une tierce personne en la remplaçant par une autre. Malgré l’intérêt de cette conversation primordiale, la chaleur délivrée par leur entrée dans l’atmosphère se dissipa peu à peu et ils commencèrent à sentir le froid glacial de la Sibérie. Ils n’étaient pas instruits à cette nouvelle sensation et ne savaient comment s’en débarrasser. Alors, ils se mirent en quête d’un lieu où ils pourraient faire disparaître cette désagréable sensation. De plus, en traversant les bois, ils sentirent une autre sensation venir de leur estomac. Celui-ci gargouillait et leurs lèvres étaient sèches. Ils marchèrent dans un premier temps, puis au bout d’une journée sans boire ni manger, ils se mirent à errer.

On ne sait comment, ils finirent par atteindre un village qui se trouvait à soixante-trois kilomètres du site de leur arrivée. En les voyants, les habitants se précipitèrent pour les aider, leurs offrants des couvertures, de l’eau et de la nourriture dans un premier temps. Seulement, Proxima et Sirius ne comprenait pas un traître mot de ce qu’ils disaient. Proxima essaya plusieurs fois de communiquer, alors que Sirius s’amusait à les imiter, trouvant cette langue… Originale. Bien que le garçon cherche simplement à jouer, inconscient de ses actes, Proxima ne voyait pas d’un bon œil ses actions qui étaient impolies envers ces gens qui venaient de les sauver. Au final, la communication s’installa par le biais de signes avec les mains et malgré l’impolitesse de Sirius, on leur offrit des chambres pour la nuit ainsi que des vêtements.

Des vêtements… Voilà quelque chose de très étrange. Proxima était seule face à ses « vêtements », leurs hôtes leur ayant donné des chambres séparées. Elle s’approcha des habits qu’on lui avait offert avec une mine curieuse et en attrapa un, au hasard. Erèbe refusait de l’aider à comprendre comment s’utilisaient ces choses, s’amusant de la situation, et puis comme il aimait le dire « être nu, ce n’est rien d’autre que montrer sa vraie nature ». Proxima l’ignora. Le bout de tissu ressemblait vaguement à ce que portaient les gens, qu’ils avaient rencontrés sur le haut de leur corps. Et petit à petit, reconstituant le puzzle, elle réussit à s’habiller. Enfin… Peut-être qu’elle avait mis sa culotte sur son pantalon.

Le temps passa et avec beaucoup d’émerveillement, les deux étoiles débutèrent leur découverte du monde, à commencer par ce village. Ils y restèrent une année apprirent les bases du russe aux côtés des humains, mais aussi la cuisine, une partie de la multitude de goût qu’il pouvait exister, les utilisations de divers objets, comme d’une pelle pour retirer la neige ou encore de l’argent pour acheter toutes sortes de choses,… Ils partirent en promenade dans la forêt et s’habituèrent aux odeurs. Ils rencontrèrent des animaux, certains mignons, d’autres effrayants. Puis ils se décidèrent à partir en direction de l’ouest, là où le vent voulait bien les porter. La Russie était immense et ils développèrent leur culture des terriens à mesure qu’ils la traversaient, en y rencontrant de nouvelles personnes et en y vivant de nouvelles aventures. Leurs Dieux respectifs prirent le temps de les instruire sur leurs dons et les aidèrent à les maîtriser en secret du peuple humain. Jusqu’à ce que vienne…

La Guerre.
Leur voyage sur Terre s’était très bien déroulé jusque-là. Ils s’étaient beaucoup amusés et avaient appris énormément de choses, découvrant par la même occasion ce qu’ils aimaient ou non chez les terriens. La première guerre mondiale ne fit pas partie de ces moments de plaisir. Malgré eux, ils furent enrôlés dans l’armée russe… ou plutôt, Sirius fut enrôlé de force dans l’armée russe. Proxima ne pouvant laisser son frère seul partir au front, s’engagea aussi… Mais elle ne se retrouva étrangement pas au front. Erèbe était furax, lui qui se faisait une joie de voir de la bidoche en sang, se retrouvait à panser les blessures des meurtris au combat. Toutefois la nuit, Erèbe poussait Proxima à prendre une voiture et partir déchaîner ses pouvoirs sur les lignes ennemis. La demoiselle n’était pas sereine à cette idée et préférait décliner les propositions du Dieu.

- Si tu y allais, tu pourrais empêcher ces soldats d’aller se faire tuer demain. Souffla Erèbe dans son esprit durant le dîner. Autour d’eux, se tenaient des centaines de soldats et d’autres centaines étaient en ce moment entrain de maintenir l’ennemi sur sa ligne. Avec ses capacités, elle pourrait peut-être les aider et éviter une mort certaine à des dizaines d’entre eux. L’idée était séduisante et Proxima accepta.

A la nuit tombée, ils volèrent une voiture et se dirigèrent vers le front. Il leur fallut plus d’une heure de route pour s’y rendre, mais le spectacle en valait la chandelle. Tout n’était que désolation. La peur se lisait sur le visage de la majeure partie des soldats restés veiller sur le front. On entendait parfois des tirs de fusil ou des mines exploser. Le chaos régnait. Sous sa capuche, Proxima ne se sentait pas à son aise dans cet endroit, alors qu’Erèbe avait l’impression de retrouver sa maison. Un homme gradé à en juger par ses insignes vint avertir Proxima que l’endroit était dangereux et qu’elle ferait mieux de partir sur le champ. En effet, elle s’élança dans le champ de mine sans la moindre hésitation en effectuant des bonds de géant, grâce à sa force surhumaine. En face, les fusils se braquèrent sur elle et se mirent à la canarder. Une balle lui transperça le bras droit avant qu’elle n’invoque sa zone de ténèbres sous les instructions d’Erèbe. C’était la première fois, qu’elle employait ses pouvoirs avec une telle intensité sous les effets de la nuit. Les soldats allemands furent déstabilisés en voyant apparaître cette épaisse fumée noire et se désolidarisèrent, tirant partout et nulle part à la fois.

- C’est le moment ! Déchaîne les TENEEEEBRES !

La peur des soldats animaient la soif de chaos d’Erèbe. Sa détentrice lui obéissait dans le simple but de mettre un terme rapidement au conflit. Sortant des ombres, Proxima se jeta sur ses ennemis en leur envoyant des salves de projectiles ténébreux qui les pénétrèrent, les affublant d’un sombre halo. Leurs yeux étaient grands ouverts, certains criaient, d’autres s’enfuyaient en lâchant leur arme. Cette attaque ne faisait que leur montrer leur peur la plus sombre, les obligeant à s’y confronter, chacun à sa manière. Mais cela permettait aussi à Proxima de les désarmer un à un et d’envoyer valser ceux qui n’avaient pas été touchés ou arrivaient à lutter. Elle se battit dans la pénombre pendant un long moment, jusqu’à ce que son poing ensanglanté n’ait plus personne à mettre à terre. Elle vit alors le visage terrifié, non pas par son attaque de ténèbres qui avait pris fin depuis un moment, mais par elle-même. Ce visage était le même que celui des soldats qu’elle soignait tous les jours. Celui d’un homme, qu’importait son camp ou sa nationalité. Et elle comprit son erreur, ainsi que celle des Hommes.

- Je n’aurais jamais dû venir ici… Prononça-t-elle à voix basse, le regard pétrifié sur l’homme.

Son poing se relâcha. Elle savait avoir faux et qu’elle devait venir sur ce champ de bataille, massacrer ces quelques hommes pour comprendre. Et maintenant qu’elle comprenait, elle se dégoûtait d’avoir succombé à la tentation d’Erèbe.

- N’importe quoi. Ne vois-tu pas que tu as ramené la paix ?! Soutint le Dieu qui s’était abreuvé du chaos de cette soirée.

- Tu mens. Je pensais me battre contre un véritable ennemi, mais je me fourvoyais, ne faisant qu’agresser ces mêmes soldats qui viennent jour après jour me voir.

Ses pensées se tournèrent ensuite vers son frère et elle se demanda, qu’elle expérience de cette guerre il en tirait. Voyait-il comme elle l’idiotie de ces batailles ? Cautionnait-il de tuer des gens ? Ou ne se rendait-il pas compte de ses actes de la même manière que tous ces soldats ? Elle rentra à son camp, silhouette encapuchonnée drapée de sang, et ne repartit plus jamais sur le front.

La guerre passa et revinrent les beaux jours. Sirius et Proxima se retrouvèrent après quasiment quatre années de séparation, se jurant de ne jamais plus se quitter. Cela dit, la semaine suivante ils s’engueulaient déjà, scandant que dès qu’ils en auraient l’occasion, ils partiraient chacun de leur côté. Mais rien n’y fit, ces deux-là étaient vraiment inséparables et le destin les amena…

En Europe.
Ah, cette belle Europe d’après-guerre… Avec ses villages dévastés, ses veuves et ses gueules cassées. Entre la Russie et ses anciens alliés de la triple-entente, la différence de paysage est frappante. Les autres pays leurs paraissent minuscules à côté de celui d’où ils venaient, et bien entendu, personne ne parlait les mêmes langues. D’un pays à l’autre, ils devaient s’adapter et essayer de se faire comprendre par signes ou dessins sur des carnets. Ils voyagèrent d’abord dans le nord de l’Europe, esquivant l’Angleterre. Ils goûtèrent à de nouvelles spécialités culinaires et Proxima tomba amoureuse de la Belgique et de ses frites. Ils descendirent ensuite le long des côtes françaises et séjournèrent un moment en Bretagne. Là-bas, les frites furent remplacées par les galettes et crêpes bretonnes dans le cœur de la demoiselle. Ah, l’amour…

L’Europe fut une période calme pour nos deux loustiques. Ils ne se prenaient pas la tête et prenaient ce que la culture terrienne avait à leur donner. L’élément qui marqua le plus Proxima à cette période, fut la musique. Elle en avait évidemment déjà entendu en Russie et dans d’autres régions, mais en Espagne, elle l’a vécue d’une toute autre façon. Les gens ne se contentaient pas de jouer, ils y mettaient toute leur âme. Sous le soleil couchant, ils dansaient et chantaient en cœur autour du feu sur des rythmes endiablés qui plaisaient à la fois à la femme et à son hôte. D’ailleurs Erèbe affirma un soir, que lorsqu’il reprendrait ses droits au Panthéon, il s’assurerait qu’on envoie des espagnols aux Enfers y jouer de leur musique.

Leur périple se termina en Grèce, une région où même s’ils ne parlaient pas tout à fait la même langue, ils arrivaient à se faire comprendre. Ils avaient bien sûr appris des notions d’anglais avec le temps, qu’on les aida à développer en Grèce quand ils comprirent qu’elle leur serait utile dans le monde entier. Proxima changea aussi de tenue, préférant des vêtements fins et amples dans ces contrées plus chaudes. Enfin, certaines choses ne changeaient pas et lorsqu’une nouvelle guerre se déclara, ils partirent…

En Afrique.
L’Egypte, ses mystérieuses pyramides et son Sphinx gardien. C’était leur première destination. Contrairement à la Grèce ou l’Espagne, la chaleur n’y était déjà plus supportable. Bizarrement, tout le monde dans ce coin s’habillait avec de gros vêtements les recouvrant intégralement. A croire qu’ils ne mourraient pas de chaud, eux. C’était aussi la première fois qu’ils voyaient le désert. Ils avaient déjà vu des plages de sable en bord de mer, mais jamais ils ne s’étaient imaginés retrouver ce sable sur d’immenses étendues à perte de vue. Cette vision était tellement irréaliste et lointaine de tous les paysages qu’ils avaient croisés jusqu’alors.

Courageux et un peu fous, ils se lancèrent à la conquête du désert. Ils achetèrent des chameaux, des animaux qui étaient censés les mener de l’autre côté de cet enfer. Même pour Erèbe, cet endroit était une calamité. On leur avait raconté, que de l’autre côté du désert, ils trouveraient la savane, un autre biome inconnu. Provisions en poche, ils commencèrent cette nouvelle épopée. Les villages se firent quasi inexistants et la chaleur devint un fardeau encore plus intenable que dans les villes. Ils eurent la chance de se perdre et de rencontrer un homme qui les ramena vers la mer rouge. De là, ils poursuivirent leur route en longeant une fois de plus la côte.

Ils mirent plusieurs années pour se rendre jusqu’en Afrique du Sud. Désormais, la guerre était terminée en Europe, il n’y avait plus aucun danger nulle part. Les Etats-Unis et l’URSS se regardaient en chien de faïence, prêtes à se sauter à la gorge mais le statut restait quo. Un nouveau type de guerre émana de ces tensions qui se traduisirent par des compétitions sportives, technologiques, militaires,… Chacun souhaitant démontrer à l’autre sa supériorité. Pendant ce temps, Sirius et Proxima sirotaient des cocktails à Madagascar, fêtant avec les malgaches leur indépendance. Grâce aux accords entre Madagascar et la France, ils arrivent à prendre un avion qui les ramène vers cette dernière. C’est donc…

Un retour en Europe.
L’Europe a changé de visage depuis leur dernière visite. Les français sortent d’un nouveau conflit colonial, les Beatles font leur entrée sur scène et Johnny Hallyday commence déjà à vouloir casser des mamies. Mais on s’amuse de plus en plus et les gens retrouvent une certaine gaieté. Proxima se surprit à aimer le cinéma qui était en pleine expansion, s’approchant de son âge d’or. Elle sortait deux ou trois fois par semaine dans des cinémas de quartier pour y voir des films de monstres, ne se lassant jamais de la beauté de ce Dracula.

- Ça c’est un homme qui en a dans le pantalon, pas comme mon frère.

- Tu n’es pas très tendre avec lui. Il s’habille mieux que cette coqueluche en noir et blanc.

- Mais cette « coqueluche » est plus distinguée que lui. Je te prierai de ne pas trop la ramener, toi qui aime te cacher dans des tenues noires, toutes plus sombre que les autres.

- Peut-être… Mais elles ne sont pas aussi extravagantes que celles de ce Dracula.

Ils continuèrent de discuter un moment, joignant à leurs pics de plus en plus d’arguments. Erèbe et Proxima ne l’avoueraient pas, mais le temps les avait rapprochés. Ils avaient appris à se connaître et à se comprendre. Désormais, il leur arrivait régulièrement d’avoir ce genre de conversation sur un sujet banal, que Proxima pourrait très bien avoir avec une autre personne. On ne pouvait pas non plus en dire qu’ils étaient devenus amis, mais simplement que la cohabitation se déroulait en harmonie. Ils avaient leurs propres desseins, celui de déverser le chaos sur ce monde pour Erèbe et celui de se débarrasser d’Erèbe pour Proxima, mais ils s’étaient accordés et s’entraidaient pour le moment. Le temps viendrait où leurs idéologies respectives prendraient le pas sur leur entente. En attendant, ils vivaient tous ensemble des jours heureux en Europe. Jusqu’à ce que bien des années plus tard, une nouvelle menace vienne planer sur le monde…

Les Klongs.
L’arrivée des Klongs marqua le début d’un nouvel âge pour l’humanité. Les hommes ne se croyaient plus seuls dans l’univers, mais grâce à l’intervention des Légendes, les personnes dotées de pouvoirs furent acceptées. Le temps où les mutants se cachaient était révolu et chacun pouvait se montrer au grand jour sans crainte. Pour autant, Proxima ne chercha pas à se faire connaître du grand public. De temps à autres, il lui arrivait de patrouiller en ville et d’user de ses capacités pour sauver des gens, mais cela s’arrêtait à quelques nuits par mois. Erèbe n’appréciait pas, qu’elle aide les humains de cette façon. Cela à l’encontre de son essence même et cela enclencha plusieurs disputes entre le Dieu et l’étoile.

Comme Sirius et Proxima bougeaient beaucoup, leurs interventions se transformèrent en de banales légendes véhiculées par une poignée de personne. D’autres héros monopolisaient la scène et cela allait parfaitement à la demoiselle stellaire. Elle n’avait pas besoin que des caméras se braquent sur eux pour accomplir son devoir. Bientôt, une nouvelle arriva jusqu’à leurs oreilles. Celle d’une école pour dotés aux Etats-Unis.

La HSSUP.
Nos deux têtes brûlées furent parmi les premiers à rejoindre l’académie. Mieux adaptée à la société humaine et peut-être aussi plus sérieuse que son cadet, Proxima rejoignit le corps professoral de l’académie, y trouvant un poste de professeur de défense. Erèbe trouvait qu’elle devenait de plus en plus invivable depuis l’arrivée des Klongs. Elle n’arrêtait pas de le contredire, pour ne pas changer, et réaliser des choses qui lui déplaisaient. Devenir professeur de défense ? Pour entraîner des mioches à savoir se protéger ? C’était ridicule ! Mieux valait leur apprendre à se battre, à employer ses pouvoirs pour détruire son adversaire ! Ça, c’était beaucoup plus intéressant. La demoiselle étala une belle baffe mentale à Erèbe.

- Et puis quoi encore ?! Ces gamins sont sans défense, ils ne maîtrisent pas tous leur don. Ils ont besoin de quelqu’un qui leur apprenne à s’en servir pour sauver des vies et non à en prendre.

- Je te rappelle que tu empruntes tes talents à MON pouvoir ! Celui-ci n’a jamais été prévu pour protéger quiconque d’autre que moi-même. Il est né de mon désir de plonger ce monde dans les Ténèbres, pas d’en faire un monde de bisounours !

- Je vois que tu t’intéresses aux dessins animés humains, c’est touchant.

- Je te rappelle aussi que je ne vois que ce que tu vois.

- Quel dommage pour toi. Il semblerait que tu doives apprendre à voir ces « mioches » devenir de bien meilleurs protecteurs de la Terre que toi.

Le Dieu s’en alla fulminer dans un coin de l’esprit de l’humaine où il serait tranquille. Partager un même corps n’est pas toujours une chose facile par les temps qui courent. Heureusement pour lui, que l’emploi plus régulier de son pouvoir par Proxima lui permettait parfois de ressurgir et de prendre le contrôle pour un court lapse de temps, mais suffisant pour avancer ses plans ou profiter un peu d’être vivant. De son côté, Proxima se mit à enseigner dès la première année, ayant son frère dans une classe. C’était amusant d’avoir l’ascendant sur lui pas uniquement par l’âge, mais aussi dans la hiérarchie. Lorsqu’elle ne l’embêtait pas, Proxima se tournait vers les autres élèves qui se demandaient parfois qui du Dieu ou de l’humaine était le plus terrible. Si seulement ils savaient… Son autre plaisir était la lecture. La bibliothèque de l’établissement était très bien fournie, mais les bouquins les plus intéressants se trouvaient dans la réserve, interdite aux étudiants. Comme quoi, être professeur n’apporte que des avantages en dehors de devoir corriger des copies tard le soir. Au milieu de tous ces livres, la jeune femme cherchait un moyen de se libérer de son possesseur. Erèbe en avait conscience mais s’en moquait. Renvoyer un Dieu dans l’inframonde n’était pas chose aisée et elle aurait beaucoup à faire avant d’y arriver. D’ici là, il espérait lui avoir fait changer d’avis.



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Proxima - Falling Star

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