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odeur de sainteté. (terminée)

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MessageSujet: odeur de sainteté. (terminée) Ven 3 Aoû - 22:47




  • judas, christopher
  • davis
  • 23 ans
  • masculin
  • humain
  • laurel, états-unis
  • 1m72
  • joker (et petits boulots)
  • 7 février
  • 23



[ i don't belong here but i can't find my exit ]


  • Judas a souvent le teint blafard et l'air fatigué. Judas a souvent des blessures sur le corps. Judas possède un tatouage en forme de croix sur le front, dont il est aussi fier que ce fut douloureux à réaliser. Judas s'est fait percer les oreilles à la sauvette à 14 ans, ce qui a déplu à son père, qui l'a forcé à transférer sa « blessure » à sa mère. Depuis, il porte des boucles d'oreille à clips.
  • Judas sourit beaucoup. Judas ment comme il respire. Pourtant, Judas est sincère. Judas cache son tatouage sous des bandages et des bandeaux ; Messie l'expose à la vue de tous. Judas siffle quand il est impressionné, amusé, ou moqueur. Judas aime toucher les gens, mais pas qu'on le touche.
  • Judas est curieux de tout, mais ne se passionne pour rien. À choisir, il vous répondra qu'il est fasciné par les autres ; mais en vérité, il ne se soucie que de lui.
  • Judas a peur de tout ce qui le fait s'oublier. Le silence profond et véritable le terrifie, le vide sans fond et l'espace infini aussi. Le calme plat le rend nerveux et l'inquiète. Judas a peur de s'effacer, et cherche sans cesse de quoi se prouver qu'il est vivant. Judas a peur, quand il ferme les yeux, de ne jamais se rendre compte qu'il ne les rouvrira pas.
  • Judas vient d'atteindre le seul objectif concret qu'il s'était véritablement fixé, pour des raisons bien personnelles : devenir Joker. Pour l'heure, il va désormais apprendre à jouir de son nouveau statut.
  • Judas a peu d'aspirations. Il n'aspire qu'à vivre, vivre pleinement, vivre libre. Incapable de couper les liens qui le retiennent, il cherche plutôt à vivre avec et malgré eux.

{  Caractère  }

Judas, c'est ce mec toujours très propre sur lui, en noir et blanc, monochrome, sobre et élégant, un brin de chic, parsemé de touches d'ostentatoire extravagance qui décontenancent : des boucles d'oreille, un tatouage sur le front, de la fourrure ou une ceinture crocodile... La dégaine de Judas crie son problème identitaire : il aimerait se fondre dans la masse, mais il a trop peur de disparaître parmi les autres. Judas veut marquer, être remarqué, ne surtout pas être oublié.
 
Judas est toujours poli, Judas est mielleux. Judas fait factice et hypocrite — hypocrite, il l'est, et pourtant Judas est tellement vrai. Judas est un pauvre gosse prisonnier d'une réalité étriquée et déformée dont il rêve de s'échapper. Judas passe pour un fou — pour lui, c'est de la liberté. Il est un peu masochiste, ça lui permet d'exister. Et quand Judas se sacrifie aux autres, c'est pour mieux s'aimer.
 
Sympathique, mais détonnant, on ne sait pas toujours sur quel pied danser avec lui. Il évoque tour à tour pitié et méfiance — et pourtant, il a cet air attachant, plaisant, presque attendrissant. Quand il séduit, c'est sans artifice, par cette spontanéité qu'il met à suivre ses instincts, cette façon qu'il a de se foutre du monde. Judas ne juge pas, et c'est rafraîchissant. Il est calme, posé, sûr de lui et difficile à décontenancer. Flexible, adaptable, du genre à accepter les trucs les plus fous sans sourciller. C'est un charmant individualiste, et il a le rire le plus cristallin du monde. Un rire qui ne regrette jamais rien.
 
Dans le fond, Judas est cynique. Judas est un raté de naissance, il en est persuadé. Mais il s'en fout. Peu importe d'où il vient et ce qu'il a pu endurer, peu importe s'il n'a pas d'avenir, rien de tout cela n'a d'impact sur sa vérité à moins qu'il ne leur en donne. Judas est un héros désillusionné, parce que tous les héros sont des évadés et que d'aussi loin qu'il s'en souvienne, Judas a toujours été en cavale. Dans sa tête, dans la ville, c'est un fugueur récidiviste. Mais un fugueur qui finit toujours par rentrer, par revenir assumer les conséquences de ses actes. Le genre d'abruti qui traine ses chaînes partout avec lui.



Messie

En service, Judas devient Messie. Ironique, non ? Ça l'amuse beaucoup. Quand est venu le temps de choisir son pseudonyme de héros, il n'a pas pu résister à la provocation ; Judas le traitre, Christopher le porteur du Seigneur, Davis le minable — balayés d'un claquement de langue, à grands coups de bravado et d'image de marque. Alors il joue le jeu jusqu'au bout. Sous couvert de son identité secrète, Messie répand miracles et châtiments du bout des doigts. Il se drape d'un discours pseudo-mystico-religieux, qui sonne faux mais dont il ne démord pas, plein d'assurance. Il célèbre les forces supérieures avec des tirades sans cohérence, il se proclame leur émissaire, et ça le fait bien rire. Il sera la preuve vivante qu'aujourd'hui, n'importe qui peut devenir n'importe quoi. Il provoque, mais il s'amuse plus qu'il n'attaque, et il y a malgré tout une certaine ferveur dans son regard, la foi de ceux qui n'en n'ont pas, de ceux qui n'ont rien, de ceux qui laissent tout aux autres. Alors il a ce petit quelque chose de sympathique, de pas bien méchant, de bien intentionné, qui amuse et qui pardonne. Il a le sens du spectacle, et maquille le véritable fonctionnement de son don sous une couche de théâtralité. En fonction, il révèle son tatouage, et brandit un livre mystérieux. Il s'amuse à laisser penser que la source de ses pouvoirs réside en eux. Il agace les gens trop sérieux, en mystifie d'autres. Il aimerait bien rencontrer Jésus un jour. Il se demande s'ils se ressemblent.
  • Ce don permet de transférer des blessures d'une cible à l'autre au contact (la peau de l'utilisateur doit toucher celle de la ou les cibles). On entend par « blessure » toute lésion au sens médical du terme (toute modification anormale d'un tissu biologique).
  • inné
  • Judas apprend à se servir de son don depuis l'enfance, et a redoublé d'efforts au cours de son cursus à la Heroe's SUP. C'est un don assez simple et direct, les conditions d'activation sont le contact et la capacité à identifier la blessure à transférer ; ses subtilités se trouvent principalement dans le contrecoup naturel (du fait d'infliger une blessure à la cible) et le degré de concentration ou d'énergie nécessaires au transfert (plus la blessure est superficielle, plus ils seront légers). À force d'entrainement, Judas a appris à être très précis dans l'activation de son don, et notamment à cibler très exactement la ou les blessures souhaitées si la cible en possède plusieurs. En se concentrant, il est également capable de ressentir la présence de blessures sur une cible au contact. Jusqu'à présent, Judas s'est principalement entrainé sur la précision et le contrôle plutôt que la recherche d'effets collatéraux. Il est incapable de transférer des blessures qui ne puissent pas se former à l'identique sur les deux cibles (comme entre des espèces différentes, ou une blessure au bras sur un manchot, par exemple).
  • Le don de Judas, quoi que contraignant, a l'avantage de la versatilité : il est aisé d'en voir des applications offensives autant que défensives. En combat, Judas peut s'en servir pour se soigner de ses propres blessures tout en infligeant des dommages à son adversaire. En situation de secours ou de support, Judas peut aisément administrer des soins légers ou d'urgence en prenant pour lui les blessures d'autrui, et l'on pourrait imaginer une excellente synergie avec un altéré avec des capacités de régénération accrues. Il pourrait stabiliser une situation critique en transférant une blessure en continu d'une cible à une autre, gagnant ainsi un peu de temps, bien qu'une utilisation aussi répétée de son don l'épuise très rapidement.
  • La faiblesse majeure du don de Judas est son usage contraint et limité. Si le don peut se révéler pratique, il en reste néanmoins peu puissant, et très situationnel. Il ne fonctionne qu'au corps à corps : en combat, Judas est donc très vulnérable aux attaques à distance. L'utilité et l'efficacité de son don sont entièrement dépendantes des circonstances, et nécessitent la présence de blessures et d'au moins une autre cible en plus de Judas. Viennent ensuite les considérations morales et les risques encourus au transfert de blessure, qui peuvent représenter un frein à l'utilisation du pouvoir. À titre personnel, Judas se préoccupe peu d'autrui, mais il a à coeur ses intérêts personnels, qui sont souvent liés ou dépendants de ceux des autres, et de l'image de lui qu'il renvoie — et d'autant plus en tant que superhéros. Il est donc aisé de limiter ses actions en usant de psychologie. Afin de polir son image médiatique et de masquer ces énormes faiblesses, Judas joue le role d'un personnage exubérant et tente de brouiller les pistes sur les spécificités de son don grâce à divers artifices.
  • Un long manteau noir échancré avec un col en fourrure, un pantalon et des chaussures noirs très simples. Son manteau comporte des poches intérieures dans lesquelles il stocke notamment du matériel de premiers secours. Il a également fait installer des micropropulseurs dans ses semelles qui, une fois en marche, s'activent par pression afin d'améliorer légèrement sa force de propulsion et sa mobilité générale.
  • En guise d'arme, Judas ne prévoira généralement que son sens de l'observation, sa réactivité, et un stiletto aiguisé qu'il maitrise avec beaucoup d'efficacité. Il lui sert non seulement à se défendre au corps à corps, mais aussi à s'infliger rapidement des blessures à transmettre par le biais de son pouvoir. Mais en vérité, tout ce qui lui passe à portée de main peut servir d'arme en cas de besoin. À noter cependant qu'il n'est pas habitué au maniement d'armes de tir et leur préfèrera les lames et armes contondantes.
  • En termes de gadgets, Judas a tout fait passer en accessoires cosmétiques pour renforcer le jeu de son personnage. Il possède ainsi un dispositif léger sur l'avant bras et les mains qui lui permet de dégager sur commande une légère fumée et d'activer une source de lumière jaune : ces petits effets dramatiques un peu cheap mais régulièrement peaufinés, lui servent à maquiller ses gestes sous couvert d'une sorte d'aura sainte. Les guérisons miraculeuses deviennent ainsi la bénédiction du Messie ; et les plaies infligées du bout du doigt, sa rétribution divine.
  • moto hybride noire (modes roues et lévitation)



i. A Peep into the Twentieth Century

La misère, c'est pas tant une situation sociale qu'une philosophie de vie. C'est une affliction que l'on attrape parfois sans prévenir, dès la naissance pour les moins chanceux, qui s'immisce sous la peau et vous gangrène l'âme. La misère, elle s'étend et se rétracte, mais elle ne disparaît jamais. Au mieux tapie dans vos entrailles, elle attend son heure, patient parasite.

La misère est contagieuse. Un miséreux engendre toujours plus de miséreux. La misère aime la compagnie, paraît-il.

La misère est malade, maladive — maladie. Alors comment guérit-on un démuni pathologique gangréné par une détresse sociale et morale ? Comme la tradition le veut : en amputant.



Mais ça, Judas n'en a jamais été capable.
(Sortez les violons.)

ii. first family

Pour Judas, la vie a longtemps eu les couleurs passées du papier peint déchiré, et un goût poussiéreux. C'était tout son monde, après tout. Un petit appartement miteux dans la ville basse de Laurel, au troisième étage, avec vue directe sur les fenêtres d'un appartement similaire, dans l'immeuble « d'en face », séparé du sien par une soixantaine de centimètres de vide tout au plus. C'était là, sur des cordes tirées entre les deux logis, que l'on faisait sécher le linge, et cela donnait lieu à de régulières disputes entre les habitants des deux côtés. En bas, une ruelle sombre et probablement mal fréquentée. En haut, sûrement, le ciel. Mais sa lumière peinait à pénétrer dans l'étroit passage qui séparait les deux immeubles.

Judas a failli s'appeler Miguel. Mais ses parents ont rapidement abandonné l'idée pour lui donner un nom moins « typé » comme on dit — sa mère ne pouvait peut-être pas cacher ses origines mexicaines, mais son fils, lui, serait Américain, comme son père. Judas, c'était l'idée de son père, justement. Pas du meilleur goût, mais Stanley Davis était un homme aigri. Un prénom maudit pour un gosse qui le serait probablement tout autant, les mutations comme la sienne étant considérées comme héréditaires. Les gens appellent ça un don — Stanley Davis appelait ça une purge. Les programmes expérimentaux sur les mutations génétiques en vogue à l'époque représentaient une rentrée d'argent facile. Les résultats des expériences s'étaient révélées prometteuses pour le domaine de la médecine — mais l'homme, lui, n'en avait retiré qu'un don incommodant, difficile à rentabiliser, et pénible à maîtriser. Il aurait pu envisager l'une de ces formations pour altérés, mais son désintérêt, son amertume et son étroitesse d'esprit avaient ignoré l'idée en vue de la perte de temps et d'argent qu'elle aurait pu représenter. Au lieu de ça, il avait tenté de se trouver une place dans cette société qui évoluait beaucoup trop vite pour lui. Les technologies changeaient, se modernisaient, et il ne suivait pas. Son début de formation de mécanicien lui fut de peu d'utilité face à toutes ces innovations, et le travail devint de plus en plus difficile à trouver. C'est dans ces conditions que débarqua le gosse, fruit de négligence et d'une certaine inconscience.

Stanley Davis n'était pas né connard. Une éducation sommaire et une bonne dose d'ignorance en avaient fait un homme peu éclairé, plutôt rétrograde et un peu bourru, mais sans mauvais fond. Malgré tout, bien que ce fut un homme de peu d'ambition, il possédait une certaine fierté personnelle, qui devait petit à petit nourrir une rancoeur grandissante en son sein. Le temps et quelques gorgées d'alcool apprennent à l'homme à se définir par ses erreurs, ses déceptions. Et c'est ainsi que Stanley Davis était devenu un minable. C'était de l'impuissance, en vérité — mais l'impuissance et la frustration vous ruinent un homme. Et la misère qui transpirait par les murs du petit appartement s'était peu à peu insinuée dans leurs vies, discrète, mais omniprésente.

iii. a kind of darkness

Pour Judas, l'intégrité du corps est un concept flou ; et les échymoses, une banalité du quotidien. Il a mis du temps à comprendre qu'elles ne venaient pas seules, mais qu'elles étaient toujours provoquées. À comprendre que son père en était souvent la cause. À comprendre que ce n'était pas normal. Que ce qu'il aurait pris pour de l'amour était en fait de la colère. Stanley Davis avait une terrible maîtrise de son humeur, et de son don ; mais il décida de réparer son erreur à-travers son fils. Il lui apprit à soigner sa mère en prenant sur lui. Jusqu'à ce que l'on se pose des questions pour le gosse. Judas était maladroit, Judas était bagarreur. Les discours d'excuses perdaient petit à petit en substance et en crédibilité, et Stanley Davis était peu convainquant. Alors les habitudes, sans se perdre, s'adaptèrent. La colère et la violence, au lieu de disparaître, se firent raisonnées. Plus rares, plus précises, discrètes, cachées sous les vêtements et les absences sous couvert d'une « constitution fragile de l'enfant ». Maigrichon et le teint pâle malgré son héritage génétique maternel, Judas était crédible. Parfois même, elles étaient simplement « effacées » — transférées, sans plus de cérémonie. De toute façon, Judas était bizarre. Judas se retrouvait toujours avec des blessures partout. Des bleus, des écorchures. Judas était recouvert de pansements et de plaies, qu'il admirait fièrement. Comme une preuve qu'il était bien vivant. Les autres enfants ne pouvaient pas comprendre l'angoisse qu'il pouvait ressentir en voyant disparaître les traces de ses expériences, comme si de rien n'était, et le laissaient volontiers les débarrasser des leurs. Pour eux, ce n'étaient que des petits désagréments accessoires ; à ses yeux, c'était sa vie qui s'enfuyait à chaque guérison miraculeuse. La validité de ce qu'il était, de ce qu'il pouvait ressentir.

Ça n'a jamais vraiment cessé. Mais ce n'était pas aussi terrible qu'il y paraît : son père ne s'agitait que par crises, ponctuelles, généralement un peu arrosées, et d'intensité variable. Le reste du temps, la vie poursuivait son cours. On s'habitue à tout, vous dira le garçon. Judas apprit à s'adapter. À ne pas énerver, à éviter les ennuis, à concéder. À trouver son avantage, son intérêt. Il pesait le pour et le contre des différentes situations qui se présentaient à lui, faisait des choix. Judas affronte toujours les conséquences de ses actes. Judas trouve sa liberté dans les contraintes qui lui sont imposées.

iv. The Conduct of Saints

Petit à petit, Judas s'est mis à nourrir une ambition, entretenue par les discours de la société dans laquelle il évoluait. Judas voulait devenir un héros. Judas n'est pas altruiste, Judas ne pense qu'à lui. Mais ses intérêts peuvent très bien passer par ceux des autres. Parce que Judas a appris que c'était plus facile de vivre ainsi. Les héros plaisent aux gens, après tout. Les héros s'adaptent à eux, contribuent à la société, et la société les récompense en les érigeant sur une estrade, en les célébrant. Judas ne cherche qu'à vivre. Et dans les histoires, les héros sont libres, les héros sont excusés, les héros sont au coeur de l'aventure. Les héros échappent au quotidien, à leur vie civile, sous couvert d'une identité fictive, réinventée, choisie. Judas en conclut rapidement qu'il était un héros qui s'ignorait encore.

L'adolescent s'est jeté à coeur perdu dans la voie qu'il avait choisie. Judas possède une volonté et une force d'esprit incroyables, bâties et renforcées par ses expériences. Alors Judas a travaillé, acharné, prêt à tout donner. Judas ne fait jamais les choses à moitié, Judas va jusqu'au bout — Judas est prêt à tout. Il avait tant à rattraper, et tant à prouver. Des inégalités sociales à balayer, un don trop risqué qu'il lui a fallu maîtriser, faire briller. Judas s'est orienté vers le support, le soutien des autres, pour attirer la sympathie d'autrui. Tout le monde aime un martyr. Judas s'est fait sacrifice volontaire. C'est amusant comme les premiers actes de générosité surprennent, impressionnent, dans notre réalité d'égoïsme. Puis comme on s'y habitue. La bonté de Judas devient familière, attendue, et les refus sont mal accueillis. Cynique, mais compréhensif, Judas jauge l'hypocrisie du monde et l'accepte. L'être humain est hypocrite de nature, songe-t-il.

Aujourd'hui, enfin, la position tant désirée se retrouve à portée de main. Après un long cursus à la Heroe's SUP, et deux années de battement diplôme en poche à tenter de se faire une place en tant que petit héros civil, il a fini par réussir à se faire repérer et accepter dans les rangs des Jokers au cours du précédent Bâton.

v. Suicide Note

C'est encore tout frais, et il découvre tout juste son nouveau statut. Mais, de jour en jour déjà, il s'éloigne de la vie du petit appartement misérable avec son papier peint déchiré et ses tapis poussiéreux. Habitué des petits boulots, il multiplie les sources de revenus, et l'argent commence enfin à rentrer grace aux missions régulières du gouvernement. Sa titularisation lui donne enfin de quoi vivre correctement, et si c'est encore loin d'être une fortune, pour lui, c'est un trésor. Il se rachète des costumes, soigne les apparences, cherche à s'émanciper le plus possible de ses origines, des ruelles sombres de la basse ville qui l'ont vu grandir et de la crasse qui semble lui coller à la peau. Il voudrait partir, loin, abandonner tout ce qu'il laisse derrière lui dans sa nouvelle ascension.

Mais il n'y arrive pas. Il ne sait pas faire table rase, effacer les choses, oublier. Nier ce qui a été, ce qui est encore. Il ne peut pas laisser sa mère, il ne peut même pas laisser son père. Ni le petit frère qui devra supporter tout ce qu'il n'est plus là pour endurer. Alors il fait des va-et-viens, entre ces deux vies, qu'il sépare tant qu'il le peut. Il se divise, change de refrain, de nom, d'histoire. Mais il reviendra toujours à la misère.


Bonjour la compagnie, ici diraxy. J'ai 24 ans, et je suis une fan de japanimation, de karaoke, d'escape games et de jeux de société. Je voulais caser ce perso quelque part depuis longtemps, je zieute ce forum depuis une éternité, et un jour paf! j'ai craqué, j'ai fait d'une pierre deux coups, et me voilà. C'est probablement l'une des fiches les plus emo et edgy que j'aie jamais écrites olala, je suis désolée, je sais pas comment je fais pour tartiner du drama comme ça.


Dernière édition par Judas C. Davis le Dim 12 Aoû - 10:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: odeur de sainteté. (terminée) Sam 4 Aoû - 4:00

Oh ! Un futur Joker !! Prenez ça, les crimos !! :D
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MessageSujet: Re: odeur de sainteté. (terminée) Sam 22 Sep - 15:25

Fiche validée !

       

       
Tu es dès à présent un Joker Catégorie Innée au rang A. Tu peux maintenant disposer de tout ton matériel de héros !

       Tu peux tout d'abord venir nous dire ton don, ton métier et ton identité secrète ainsi que réserver ton avatar.

       Ensuite, tu pourras créer ton journal et commencer à gagner de l'expérience en participant activement au forum. Tu peux également t'inscrire dans le sujet recherche de RP ou, si tu veux faire des rencontres totalement imprévues, dans la random roulette !

       Si tu as une question, n'hésite pas à nous en faire part, le staff est là pour t'aider au mieux et pour t'aiguiller vers la bonne voie.
       
Bonne chance dans la ville des héros !
       

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Je suis le Papa des meilleurs poussins de l'univers! *-*

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odeur de sainteté. (terminée)

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