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Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes

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❝ LOCALISATION : Patchwork Agency / Dortoirs
❝ PT. EXPERIENCE : 50


 : B

MessageSujet: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Lun 24 Sep - 2:31



Tapes dans tes mains parce que la messe commence. Tapes dans tes mains et confesses. Dans le ring, ce soir ; le pardon a une forme de salade de poings. La foule en délire ; les pancartes des fans qui s'agitent comme charmés par la danse d'un démon. Il adore ça. Son sourire s’étend jusqu'à ses oreilles. Le poing en l'air, gant de boxe dirigé vers les cieux comme pour dire « T'es le prochain ». Une véritable époque légendaire qui s'achève à la fin de cette vidéo ; lorsque la cape signée d'un « REST IN PEACE » s'effondrera sur le dernier adversaire de la carrière du mystérieux boxeur masqué. Une carrière qui dura près de dix ans, réunissant des centaines de milliers de fans. Il revenait de loin... de si loin en réalité, qu'il avait oublié quelle lumière il courrait après. La lumière de dieu au commencement--- mais au bout du chemin, il ne pouvait que voir celle des spots de l'arène. Le sang qui avait démarré sa légende, n'était déjà plus de ce monde depuis bien longtemps.

Un héros qui n'eut jamais sauvé personne, mais toujours éveillé la flamme de la passion dans le cœur des enfants et des aspirants professionnels. La faucheuse de Compton ; Mr.Death ; le « Grim Knockout ». C'est avec un tonnerre d'applaudissements et une ceinture d'or et de platine sous le bras, qu'il se retira de la fédération avec un parcours qui gardera certainement les fans parler de lui pour les années à venir. Ou plutôt... ça aurait dû être la manière dont ça s'était passé.


Cependant, quand on se baigne dans l'or, il est facile d'oublier la texture et l'apparence de ce qu'une douche pure est sensée être. Sans antagoniste à détruire, Le boxeur masqué ne pouvait que viser à une réalité vide d'intérêt. Il avait essayé de répliquer cette sensation.. à chaque nouveau combat ; sans cesse. Il cherchait cette étincelle particulière qu'il avait ressentit lorsqu'il eut déchaîné la justice d'un coup de poing meurtrier.  Mais Jamais il ne réussit à répliquer ce sentiment. Il n'y a pas d'ennemi suffisamment corrompu ; pas de poids si lourdement accroché à son cœur... il n'y aura jamais une troisième chance de détruire le trauma.

Assis sur son sofa, pieds sur la table basse ; l'homme à la peau sombre et aux rouflaquettes hérissées, ajusta ses lunettes de soleil sur le bout de son nez. Son expression était médisante. Désormais, il avait officiellement laissé tomber la serviette sur chaque chose qui importait à ses yeux. La vengeance ? Acquise. La gloire ? Un triomphe. Mais dans le flot du temps ; sa poursuite vers la conquête du sentiment qui l'obsédait depuis ce jour d'éveil ; ne mena qu'à une route de désastres sentimentaux. Sa mère décéda une femme riche et comblée. Sa foi en dieu semblait avoir pris une tournure trop étrange pour qu'il ne puisse continuer à s'occuper de la paroisse... et maintenant, sa carrière terminée. Portant un jus de citron à ses lèvres, il poussa les boîtes DVD de son dernier match du pied ; détournant le regard.

- Qui désires sans agir est--....urgh... comment est-ce que ça allait, déjà ? Bah, peu importe.

Le lecteur fis place aux chaînes de télévision locales. Le bruit du jus siroté se confondant dans l'immensité de la solitude que Jude avait créer autour de lui... jusqu'à ce qu'une bande annonce de film n'attire son attention. Son expression changea doucement. Dubitatif au début... il finis par tout simplement se dresser debout, mains en avant et yeux grand ouverts. Il pouvait sentir la piste se tracer à nouveau. Il ne cherchait pas la violence. Il ne cherchait pas le challenge, ni la force. Jude cherchait l'éclat d'une vengeance achevée.... un sentiment illustré par ces deux symboles doré scintillants au dos de ses mains.

---

Combien de personnes vivent-telles une vie de perpétuelle souffrance ? Chaque jour est une nouvelle occasion pour l'existence d'une personne d'être à nouveau battue et piétinée par une autre à qui la chance sourit. Bien que la plupart des gens s’accorderont qu'il s'agit du concept même d'injustice... tout le monde n'est pas de cet avis. Si c'était le cas, eh bien.. il n'y aurait pas besoin pour un travail tel que celui qu'offre Ghost Puncher. Ce nom autrefois était confortablement lié à de grands combats de boxe ; et le mystère se cachant sous le masque du donneur-de-KOs qui n'avait jamais révélé son identité jusqu'à la fin de sa carrière. Et ce même fait continue d'être vrai... même à son nouveau travail. Si beaucoup de commerces sont nés à l'aube de l'Internet ; des business plus personnels et niche ont également vu leur propre communauté fleurir. Et dans le royaume des « perpétuellement souffrants » ; un certain service se proposait à satisfaire ceux dont la peine eut excédé la durée de vie de leur bourreaux. Et comme Ghost Puncher, ces gens se sentaient vides – Jamais il n'auront la chance d'assouvir leur vengeance. Jamais ils ne pourrons rire au nez et à la barbe de celui ou celle qui les aura tourmenté jusqu'à leur dernier souffle. Leur dire « Je suis vivant, et tu ne l'es pas ».

...Mais ce rêve, il en fit une réalité. Car s'il avait exaucé son propre souhait il y a bien longtemps.. Jude Parker désirais permettre au monde de comprendre le sentiment qui l'avait poussé aussi loin. Il désirais permettre à ses fans, et aux gens à l'esprit tourmenté, de pouvoir goûter au somptueux goût de la vengeance finale. Si dieu ne ramènerais pas ces bourreaux pour les juger devant ceux à qui ils ont fait du mal.. alors il le fera à sa place.

Des vidéos commencèrent à proliférer sur la toile ; tous d'origines diffuses, à des endroits complètement différents. Bien que tous semblaient prendre place dans la zone générale de l’Amérique centrale ; Les villes et victimes de ces vidéos différaient grandement. Mais ces vidéos avaient deux détails spécifiques qui les reliaient les unes aux autres.

- Je vois. Moins d'un vigilante, et plus d'un profanateur de tombes au final. Est-ce que ces informations sont entièrement fiables ? Hmhm.... C'est embêtant. Un Samedi soir... et la tarte aux pommes avait l'air tellement délicieuse, aussi...

L'homme à la longue chevelure d'argent se dandinait devant les gigantesques fenêtres de la salle du conseil. Visiblement il allait être l'un des seuls à ne pas assister au célébrations de ce soir. Il regardait les voitures défiler. Tout le monde se dépêchait de se rendre à leur destination de choix pour passer le week-end. Malheureusement ne responsabilités ne lui permettront pas de profiter d'une telle luxure. Ou plutôt ; celle qui peut profiter de ces avantages est sûrement dors et déjà en train de se noyer dans le péché capital quelque part dans le building. S'il n'est pas prêt à être sérieux... qui le sera ?

Le directeur adjoint de la Heroe's SUP haussa les épaules. Il n'était pas aussi stupide qu'il ne le laissait voir. Passer beaucoup de temps la tête dans la paperasse de l'organisation, le nombre de dons qu'il a pu observer étaient divers et variés, même ceux qu'il n'avait pas pu être sur place en chaire et en os pour constater l'étrangeté. Et même si sa mémoire se retrouvait quelque peu écourtée à son insu, quelques bouts semblaient familiers lorsque évoqués par le chef de police.

- Oui, évidemment. La Nécromancie est un don gênant. Si vous pouviez éviter de vous rendre sur place en personne, ce soir, ce serait apprécié.


Il tourna les yeux vers la porte entrouverte. On pouvait entendre les célébrations et les lumières de la réception changer de couleur au rythme de la musique. Cet enjouement auquel il ne pourra visiblement pas participer, rendit l'incarnation shintoïste de la lune quelque peu salé.

- Vous n'aimeriez pas que votre femme fasse face à un pantin d'un excentrique aux uppercut faciles ce soir. Si je dois ruiner ma soirée pour la protection de la populace, soit, ce sera mon sacrifice. Uh uh. Après-tout, il revient à la Heroe's SUP de s'occuper de tels cas ; car vous voyez...

La voix du lapin lunaire devenait graduellement de plus en plus condescendante. Les plis de son visage formèrent une certaine expression de dédain et d'apparente rage interne.

- Après-tout si votre épouse est sauvagement massacrée , personne ne pourra fabriquer de tartes à la pomme pour les funérailles.. en réalité il y a même plus de chances pour que quelqu'un empoisonne la tarte aux pommes afin de rappeler à cette famille maudite que jadis, ils eurent stoppés  la quête d'un homme dont l'amour pour les pâtisseries est infin---

Mais avant qu'il ne termine sa phrase, le signal s'était coupé. Il serra l'appareil entre ses doigts, mordant sa lèvre inférieure et étouffant une larme virile au coin de ses yeux.

---


L'homme aux rouflaquettes hérissées  avait les mains renfoncées dans ses poches. À travers ses lunettes noirâtres ; ses iris brillantes semblaient observer le coucher du soleil. Il se trouvait dans l'ascenseur transparent d'un grand hôtel situé près du quartier Vegga. Mais il n'était pas seul...et il ne revenait pas de sa propre chambre. Il était venu voir quelqu'un aujourd'hui – Un client particulier. Un client qui désirais voir de très près ce que le boxeur de légende sait faire de mieux. Un spectacle dont il n'y a de place que pour une chaise. Le client était pour le moins....suspect. Même le grand boxeur de Compton ne pouvait pas exactement mettre son doigt sur l'identité de l'homme. Mais le marché qui lui avait été proposé était bien trop alléchant pour n'être qu'une simple histoire de vengeance post-mortem comme ses autres patrons lui donnaient des paiements mensuels. Pas un sourire au visage – chaque nouvelle poutre qui s'interposait entre l'ascenseur et la vue de la ville aux couleurs du crépuscule ; faisait à nouveau monter la tension dans le corps du punisseur aux poings bénis. Dos à son client, il se servit du peu de reflet dans les grandes fenêtres de l'engin pour attacher quelques coups d'yeux à son sponsor du jour.

- Ces « trucs ». En théorie, ils fonctionnent ; mais en pratique ?
- Préféreriez-vous une liasse de dollars en échange, Mr.Parker ?
- Heh. J'suis plus de ce côté de la messe, Patron.
- Exact.

Un silence se glissa entre eux, alors que quelques autres étages passèrent devant leurs yeux. La tension était telle que Jude eut l'impression que ce building avait gagné une demi-douzaine d'étages entre le moment où il était entré à l'intérieur et l'instant présent. L'homme qui se trouvait derrière-lui connaissait la réelle identité du boxeur.. et ce n'était que la partie la moins inquiétante à son propos. Le boxeur retira sa main de sa poche et laissa ses yeux se river sur un tout petit objet au creux de la paume de sa main. La sueur commençait à apparaître sur son front.

- Nerveux ?
-  J'ai passé tellement de temps à cogner à la porte du paradis que j'ai oublié d'y entrer.
- Pressé d'y être ?
- Heh.

D'un mouvement de doigt, il fit bouger sa main, révélant cinq autres de ces objets à la forme de dragets.

- ...Cinq rounds. C'est comme si j'étais de retour en ligue mineure.

L'anneau d'or sur le masque de métal du client scintilles aux rayons du soleil. Une nouvelle poutre cache l'astre ; et plonges l'ascenseur dans l'ombre.

---


Adossé à un mur de l'institut; un jeune homme observait le flot continuel d'informations déversées en temps réel sur le site internet de Laurel.  Quelques coups de pouce sur son téléphone portable pour faire défiler les trente-et-unes tentatives de cambriolages du jour ; et Jay était rapidement tombé à nouveau dans l'ennui de fin de journée. Rien de mouvementé, et l'annonce d'un week-end dénué d'une quelconque forme d'action. Ou en tout cas.. c'était l'impression que ces heures qui ont suivi le discours du professeur de petite-section s'était adonné pour gronder deux gamins avec un peu trop de zèle. Résultat des courses – une boîte aux lettres en miettes et un enfant qui va certainement avoir besoin de quelques mois supplémentaires de thérapie. Rien d'étonnant – monnaie courante dans le monde de ceux qui aspirent à assumer le contrôle de leur « cadeau » de naissance. Il les regardait s'en aller, de loin. Ce petit garçon aux cheveux bleus ; la sainte-ni-touche au chignon blond ; et au centre ?...

- Urgh...Calme.

Une petite trace de fumée sortit de la coque de l'appareil de communication. Il semblerait qu'il ai laissé s'échapper son attention quelques secondes ; et l'avatar des flammes en avait profité pour signaler son mécontentement. Le jeune homme grinça des dents et retira son indexe brûlante de l'appareil afin de ne pas l'endommager plus que ça. Il parlait calmement, mais sans destinataires.

- Si tes pulsions me coûtent un nouvel appareil, ça va chier.
- Mes pulsiooons ?

Il lui fallu tourner la tête pour réaliser que le directeur adjoint louche avait sa face dangereusement proche de celle du manipulateur de flammes. Paniqué, il agis par instinct et bondis en arrière ; sourcils froncés et ayant adopté une position de kung-fu certainement plus dûe à une pulsion qu'à un choix stratégique. Le grand homme aux cheveux blancs se redressa avec un sourire confus au lèvres, alors que le brun tentais de cacher le fait qu'on lui avait arraché un cri de surprise.

- Eh bien eh bien. Je peux aisément comprendre. À cet âge, j'avais moi aussi très certainement des pensées similaires.
- Où est-ce que vous voulez en venir, Directeur adjoint...
- Ah, tu sais. La puberté, tout ça. Huh huh. Moi aussi, parfois, je pense à cette époque où je pouvais simplement poursuivre mes rêves.
- ...J'ai l'impression que vous poursuiviez autre chose que vos rêves.
- Un rêve peut avoir de nombreuses formes, les miens avaient juste certaines courbe---
- Correction – VOS pulsions vont définitivement vous coûter plus cher qu'un simple portable cassé.

Il s'était laissé emporter par le zèle du moment. Inhabituel, mais involontaire – peut être voulait-il détourner la situation aussi rapidement que possible par rapport au cri de geisha qu'il avait malencontreusement laissé s'échapper à sa stupeur. Kiyoshi semblait quelque peu outré par ces soudaines accusations mais ne pouvais pas non-plus nier l'évident et se contenta d'immédiatement tourner les talons et redresser son chapeau sur sa tête, adoptant un visage plus sérieux.

- Tu devrais rejoindre les autres à la réception. C'est important de passer du temps avec ses camarades.
* Tu devrais rejoindre une cellule avec tout les autres obsédés oui !*

Le regard du dragon sembla revenir au dos de la mère adoptive de l'enfant aux cheveux bleus ; hésitant ; alors que Kiyoshi commençait lui-même à tracer sa route vers sa destination. Peut être que les yeux du brun s'étaient éternisés sur quelque chose d'autre que le professeur de maîtrise de don... certainement pas son derrière ; mais cette direction générale.

---


Le hangars de l'hôtel s'ouvrit. L'ascenseur avait mis trois minutes entières à descendre du dernier étage jusqu'au sous-terrain. Le client avait bien plus de moyens qu'un simple abonné ne pourrait donner. Enfin, ça, Ghost Puncher en était déjà pleinement conscient. Dans la paume de sa main, il tenait déjà l'équivalent commercial de cinq quartiers de la ville. Tout ça comprimé dans ces petites choses qu'on pourrait presque qualifier de cailloux. Jude leva la tête, quelque peu hébété par l'éclat presque hypnotique de ces objets ; juste à temps pour apercevoir l'homme masqué se tourner dans sa direction. Dos à la lumière rougeâtre du parking sous-terrain, cette personne ressemblait à la faucheuse en personne ; les premières lueurs de l'enfer derrière-lui. Peut-être étais-ce moins métaphorique qu'il ne le pensait. Ils reprirent la marche, calmement. La distance entre eux était certainement limitée par l'anxiété du patron face à son client. Les portes se fermaient derrière eux comme de véritables gardes de métal prêts à encaisser une balle pour le président à chaque instant. Quiconque avait fait appel à ses services, s'était assuré que personne n'entendrait parler de leur petit business plus que ça.

Ils faisaient maintenant face à ce qui semblait être un modèle extrêmement récent et parfaitement entretenu de limousine volante. Noire comme la nuit, plus teintées que les lunettes du boxeur. Un véritable corbeau dans les cieux ; Et l'homme au masque de métal semblait l'inviter droit dans son aile.

-

Mais avant d'entrer, le nécromancien eut un doute. Une crise de panique d'une seule seconde. Peut-être avait-il réalisé la gravité de l'action qu'il allait entreprendre. Peut-être est-ce qu'il avait des regrets, des doutes..

Une goutte incolore s'écrasa sur le marbre, à ses pieds. La sueur sur le bout de son  menton avait parcouru un long voyage depuis sa tempe.

- Parker. Il n'y a rien à craindre. Je suis entièrement conscient des détails qui vous ont échappé lors de votre torpeur. Mais je peux vous assurer que la révélation de la destination n'aura qu'une maigre importance.
- J—J'avais un peu abusé de la bouteille...
- Comprenez que mes mouvements sont limités au travers de la ville. Je n'ai pas le luxe de pouvoir marcher côtes-à-côtes avec les autres êtres vivants. Je désire parler à un camarade qui a disparu depuis bien longtemps... Dix secondes d'attention de sa part, est déjà bien plus que je ne demandais.

La porte se fermas et l'engin démarra. Les deux hommes furent transportés au travers de la ville à l'aide de l'engin noirâtre. Le boxeur serrait dans ses mains les dragets qui lui avaient été donnés ; comme des trésors qu'il ne pouvait pas se permettre de laisser glisser d'un centimètre.

- Si je n'étais pas sérieux sur ma proposition, je ne me serais pas risqué à vous confier ce que vous tenez dans les mains. C'est parce que nous avons un but commun que nous nous trouvons dans cette situation, Parker.

Il pivota la tête sur le côté. À travers les trous du masque ; Ghost Puncher pouvait apercevoir un regard inhumain, brillant dans l'obscurité.

- Faites de ces dix secondes , vingt, puis trente, quarante et cinquante.
- ….
- Si le bon dieu ne vous laisse pas entrer à l'intérieur, Parker. Vous allez devoir enfoncer la porte.

---

L'enfant aux yeux cristallins semblait absent aux discussions de sa  mère adoptive et de son professeur de classe. Son attention était fixée sur quelque chose d'autre... quelque chose qui rôdait aux alentours depuis quelques minutes. Et il ne s'agissait ni du directeur adjoint qui marchait directement derrière eux, ni de l'élève agacé qui marchait une rue à côté en prétendant ne pas surveiller le développement de la situation à une distance confortable. Il y avait une intention... « violente » dans les environs. Quelque chose qui criait à l'instinct du petit colosse ; que quelque chose aux environs désirait autant de violence que lui. Comme une sorte de signal primal, résonnant d'une créature assoiffée de sang à une autre. Inconsciemment, sa prise dans la main de sa mère adoptive s'avéra graduellement plus intense ; jusqu'à ce que celle-ci ne brise son manque d'attention par une complainte.

- Quelque chose t'inquiète ?
- Ah... hm...

Immédiatement, cette manifestation d'inconfort provoqua des réactions domino de la part des deux autres sur la même voie. Ce n'était pas comme s'ils avaient quelque chose à cacher, mais ils agissaient de manière très suspecte pour sûr  - Le lapin venait de se plaquer contre un poteau électrique en ignorant complètement les lois de masse et perspective ; tandis que le brun s'était juste arrêté sur place et martelais son appareil électronique en suant à grosses gouttes.  Ils avaient leurs raisons respectives de s'en aller dans la même direction...et le fait que leur route n'avait pas l'air de se séparer ne faisait que rendre cet état de filature, que plus suspect à la minute. La mère adoptive du petit Aecquilius ; Lagherta, se baissa sur ses genoux pour mettre sa tête à niveau de l'enfant, afin d'observer son état.

- C'est à cause de ce qu'il s'est passé cet après-midi ? C'est compréhensible, tu as encore du mal à te maîtriser. Ça viendra avec le temps !
- Huh huh ! Avec du discernement, il te suffira de te concentrer pour améliorer la maîtrise de tes capacités. Cela dit, tu ne dois pas trop en faire pour autant.
-* Encore des morales, même après l'école ? Barbant !..*
- Et tu sembles déconcentré depuis un moment.

Difficile de ne pas être un gamin perturbé lorsqu'une masse flamboyante flotte constamment au dessus de votre tête sans que personne ne puisse le voir. L'enfant avait plus d'un « gardien » dans cette affaire... et le chuchotement incessant du poltergeist était loin d'être rassurant. La direction générale était décidée. Il suffit à la jeune femme translucide aux côtés de l'enfant de pointer dans une direction pour que l'attention du petit garçon ne s'attache au tunnel au bout de la rue. Et lorsqu'il put finalement mettre le doigt sur la source de ce sentiment inconfortable. Au bord de la sortie, il y avait une silhouette stationnaire. À cette distance, il ne pouvait voir que le reflet des lunettes de l'homme scintiller ; et finalement.. un sourire dément dont la silhouette devint subitement féminine et petite. Ce sourire fut la confirmation que le poltergeist sadique attendait. Elle le pointa du doigt, silencieusement... et les choses prirent une tournure légèrement plus complexe.

- Aequ--


Un chuchotement de la part du fantôme fut tout ce qu'il suffit pour mettre le feu aux poudres. Elle en était certaine – dans la pénombre du tunnel, l'odeur du sang était une invitation pour des esprits sur les mêmes longueurs d'onde. L'attention eut échappé Lagherta l'espace d'un instant ; et l'enfant était dors et déjà en train de s'élancer comme une fusée dans la direction opposée de la maison ; à la surprise de la troupe de membres de la HSUP réunis par pur hasard. Tout le monde dans l'assemblée avait remarqué le soudain revirement de tempérament de la part du gamin, et l'inquiétude qui suivit lorsque la main de l'institutrice de maîtrise de dons fut lâchée par son enfant adoptif. Une pulsion violente, invitée par un autre individu qui le provoquait depuis un moment déjà.

Il fallut peu de temps pour les deux femmes de se mettre à la poursuite de l'enfant.. mais celui-ci avait visiblement décidé de foncer droit vers la source. Dans le cas du sous-directeur ; il aurait bien pris leur poursuite mais... le travail appelait, et il avait déjà perdu trop de temps. La vibration dans la poche de son manteau était le signal qu'une seconde de plus passée à s'inquiéter de choses qui ne le regardent pas, pourraient coûter de sérieux dégâts. Haussant les épaules, il jugea la présence des deux professeurs suffisants pour assurer la protection de l'enfant turbulent ; et pressa le pas dans sa propre direction. Quand à Jay...il jugea que toutes suspicions étaient levées ; et avec le dragon dans son esprit qui a perdu l'objet de sa frustration de son champ de vision...

- Libre huh..

Il tourna les talons. Autant tuer un peu de temps à l'Arcade.

---


Dans le garage, une mélodie de rock nostalgique résonnait entre les murs délabrés. Samedi soir, libération des responsabilités de la semaine. L'homme aux milles-et-un rouleaux de papier-toilette collés aux moindres parcelles de sa peau ; se sentait de s'adonner à quelques galopades nuptiales. Enfin... pas avec la ladies, mais plutôt avec la seule véritable partenaire à laquelle il pouvait faire confiance. Une lady au ronronnement séduisant, sexy. Il laissa le bout de ses doigts parcourir la poignée de sa compagne ; au rythme du Rock'n'roll. Exactement comme elle le désirais.. elle voulait être enfourchée ce soir ; et c'est exactement ce qu'il comptait faire. Il saisit le point sensible, et elle laisse s'écrier un premier hurlement. Il sourit sous ses bandages, satisfait... Jack sait comment traiter ses ladies. Et celle-ci ne pouvait plus attendre....

- ...De parcourir quelques kilomètres.

Il mis sur ses yeux une paire de lunettes de soleil alors que son derrière ne se posa sur la bécane ; faisant rugir le moteur de l'engin avec quelques gestes sur la poignée. L'homme tout feu tout flammes était prêt à savourer son week-end de la meilleure façon possible. Les examens ? Au feu ! Les problèmes des camarades de classe ? Au diable ! Ce soir, tout ce qu'il comptait faire était de s'éloigner de ses responsabilités journalières et profiter pleinement d'une balade tardive. Les pneus de la moto crissèrent et la porte du garage s'ouvrit. Les rayons du soleil se reflétèrent dans les lunettes miami-esques de l'incarnation du phénix. Il est temps de s'adonner à quelques activités d'homme à l'esprit ardent !...... 30 kilomètre-heures à la fois.

- Urrrgh...

Peut-être aurait-t-il dut attendre la tombée de la nuit pour réellement se donner un accès aux voies rapides. Malheureusement, il devait se soumettre à la frustration de la vie journalière en mégalopole : le trafic post-travail, et toute l'animosité qui en découle. Les « Beep-beep » se succédaient les uns après les autres dans les embouteillages de la débauche ; comme des dominos d’agressivité passés d'un conducteur à l'autre. Et il était parti avec un esprit si positif ! Une véritable malchance que de voir son groove être ruiné si rapidement par des événements si banaux. Et voyant que les voitures semblaient plus que stationnaires – elles étaient carrément fiées – devant le rond-point ; L'homme aux multiples bandages posa son coude contre l'indicateur de vitesse et son menton dans la paume de sa main, baillant bruyamment.

« Si seulement quelque chose d'intéressant se passait » , se disait-il. Eh bien... une étoile filante devait certainement avoir traversé le ciel lorsqu'il n'y prêtait pas attention. Car si ce vœu n'avait pas été exaucé par le spectacle traumatisant qui se reflétait dans ses lunettes de soleil ; alors il devra seulement assumer que ladite étoile filante a décidé de s'écraser au milieu de la voie bouchée. En d'autres termes : une voiture volante qui venait de passer au dessus de la voie, venait d'être sauvagement percuté par l'astre réalisateur de vœux. Et si les événements s'alignent correctement dans le crâne du phénix.. l'explosion à l'autre bout de rue devait en être la conséquence directe. Sous ses lunettes, il avait les yeux exorbités. Un capharnaüm de cris de panique et de gens se précipitant dans tout les sens ne suffit pas à extirper Jack de ses pensées. Il suait à grosses gouttes. Il commençait à douter.

- E....Est-ce que j'ai fais ça ? C—C'est pas exactement ce que je pensais par « distraction »...

Il secoua la tête et tenta de se convaincre que cet accident tragique n'avait rien à voir avec son souhait de détruire l'ennui ; et plus avec celui que la ville est bourrée de gens anormalement violents. Il venait juste de réaliser qu'il se trouvait à proximité d'une potentielle scène de crime, et s'apprêta à quitter sa moto pour prendre ses responsabilités d'élève de la Heroe's Sup. Quand assez soudainement ; une autre source de grabuge attira son attention ; une qui fit fuir les citoyens dans une autre direction ; ceux-ci semblant désormais privilégier les passages étroits pour foutre le camp d'ici aussi vite que possible. Une véritable « attaque en pince » dont le seul lien était celui de la coïncidence. Il pivota la tête à droite et à gauche en panique, constatant sa position. Une gamine couverte de sang venait juste de quitter le tunnel en ricanant et en tirant à l'aveuglette avec ses armes à feu, immédiatement poursuivie par un énorme loup blanc et un enfant dont les simples coups de pieds faisaient voler les voitures. Avant que l'homme tout-feu-tout-flamme ne puisse faire quoi que ce soit pour stopper la folle aux cheveux noirs, celle-ci se mis à sauter de voiture en voiture ; se déplaçant avec une rapidité qui semblait excéder celle de ses poursuivants.

Jack était dépassé. Jack voulait juste une bière.

---


Le crash de l'engin volant avait pris place à quelques pas d'une place publique, menant directement à une variété de lieux de loisirs.. mais plus particulièrement la place de la plus grande cathédrale protestante de Laurel. En un jour chargé comme celui-ci pour ceux qui désiraient réunir un peu de temps de leur semaine pour vénérer leur dieu de choix ou bien prendre un peu de temps pour passer une balade romantique dans les jardins qui l'entourent... c'était un mauvais timing. Les flammes ne se propageaient pas, mais indiquaient clairement que la zone n'était pas prête à la visite. L'excellent travail de la police locale permis cependant à la populace d'évacuer en temps et en heure la destination de l'engin frappé du ciel vers la terre. Car oui, c'était un act coordonné, et non-pas un accident ou le vœu infortuné d'un homme qui ne désirais que célébrer son week-end avec un peu de booze sans patienter dans le trafic. Et l'icône de cette attaque organisée se trouvait debout à quelques mètres de la carcasse de l'engin en flammes. Une créature métallique aux ailes épaisses.. et l'icône technologique de l'héroïsme. Une main contre là où se trouverait normalement son oreille ; Alexander Wallace rendit un feedback immédiat de la situation à la police locale qui éloignait les curieux et infortunés.

Tout avait commencé par une fuite d'informations sur la toile. Les activités de Ghost puncher n'avaient rien de nouveau à travers les états-unis ; et les différents départements de police étaient derrière sa trace depuis un bon moment.. mais cette fois-ci était drastiquement différente. La raison qui avait forcé l'utilisateur de la technologie d'Agis à s'élancer sur un assaut potentiellement mortel, était dût à l'urgence de la situation.

Une semaine auparavant, il était parvenu à l'attention du conseil des Jokers qu'une importante masse radioactive avait été perçue dans une zone concentrée de la ville. Plus particulièrement – elle n'avait pas été simplement graduellement émise, mais directement venue de nulle-part. Un faible signal qui parvint à remonter à la surface et être capté par les sondes de la ville. Des mesures préventives avaient déjà été mises en place, restreignant l'accès à la bâtisse sous prétexte de divers problèmes de constructions – mais il n'était pas question de démarrer une investigation immédiate sans déterminer la nature du récipient enterré sous terre.

En clair... le concept de téléportation consiste à déplacer des particules à un autre endroit ; et la totalité de ces particules remplacerons celles qui se trouvaient à la destination choisie. Mais cette technologie est encore à un stade primitif et peu contrôlable. Souvent, les recherches en sont tout bonnement interdite due au nombre de cas de morts accidentelles : Un corps est destiné à se téléporter à un endroit, mais fini par atterrir quelques mètres plus loin. La téléportation n'étant capable que d'ignorer les particules non-solides... il n'est pas rare de voir les sujets d'expérimentation connaître une terrible mort ; leurs organes étalés ou fusionnés contre un mur, le sol, ou tout simplement enterrés des centaines de mètres plus bas. Prendre en considération la rotation de la planète étant le facteur majeur du problème ; ces expériences ont tout simplement été abolies sur la surface de la planète et sont strictement conduites dans l'espace.

Mais visiblement, les passagers de la voiture que l'icône technologique venait de percuter de plein fouet ; étaient dors et déjà pleinement conscients de ce problème. Le fait que l'un des deux ai déblatéré toutes ces informations à un informateur durant une soirée arrosée, eut mâché le travail des enquêteurs drastiquement au cours des deux derniers jours. Tout ce qu'il manquait était l'arrivée d'un certain doté qui pourrait s'assurer que les choses n'irons pas plus mal que ça.

Afin de donner un indice de son identité, Alexander rétracta son masque et dévoila son visage. Ses cheveux bleutés flottant dans le vent embrasé ; il ne fut pas difficile pour les fans des légendes de reconnaître la machine extraterrestre. Sûrement, il savait comment gérer cette situation !

Et en théorie, il l'aurait fait. Cependant les choses prirent une tournure quelque peu inattendue. Alexander était plutôt doué pour prédire l'angle, timing et impact parfait pour bousculer ce véhicule sans pour autant en tuer ses passagers – mais il avait quelques problèmes à prédire les facteurs qui ne dépendent pas spécifiquement de ses agissements. Et par là, il pouvait noter l'absence du directeur adjoint de la Heroe's SUP qui aurait du déjà se trouver sur les lieux depuis quelques minutes.

L'homme aux cheveux bleus haussa les épaules, sans que son expression concentrée ne change ; il tourna ses mirettes rougeâtres vers les deux silhouettes qui s'échappaient du véhicule en flammes. Il fut le premier à ouvrir le dialogue, sur un ton autoritaire, mais dénué d'émotions.

- Ghost Puncher ; vous et votre partenaire êtes en état d'arrestation pour tentative de terrorisme à grande-échelle. Ne résistez pas à l'intervention des autorités de Laurel et vous aurez droit à un jugement dans les règles. Refusez de coopérer et nous ne pourrons garantir votre sécurité.
- Tout ceci est bien cordial. Vos avertissements sont grandement appréciés ; malheureusement, il y a quelque chose que je souhaites récupérer ici. Auriez-vous l'amabilité de nous laisser procéder sans plus de menaces ? Je pourrais prétendre que ce petit incident n'était qu'une faute du pilotage automatique.

Le regard de l'homme-machine demeura sterne, alors que ses yeux étaient encrés sur ses cibles. Les deux silhouettes se séparèrent, et Ghost Puncher continua son chemin sans prendre compte des ordres d'Alexander. Mais la machine ne put guère attarder son attention plus longtemps vers le boxeur ; car ce mystérieux personnage au masque de fer, escaladait la scène du crash dans sa direction directe. Il ne semblait pas être gêné par les flammes qui tâtait ses vêtements.. il semblait parfaitement calme face à la légende.

-  Ai-je besoin d'une licence ?

Une impudence pareille ne pouvait pas être née d'un simple excès de confiance en soi. En réalité ; c'était plutôt comme si l'homme masqué avait l'air d'être persuadé que rien ne puisse l'atteindre. Et lorsque Alexander leva son bras pour amorcer une position de maîtrise, il compris rapidement d'où venait cette assurance. C'était tout simplement comme si son bras venait de cogner un mur électrifié. Rigide, invisible, chargé d'holo-boucliers. En contrepartie, l'homme au masque n'eut aucun problème à sortir de son imperméable, un magnum de taille disproportionnée, d'un holster bizarrement décoré de paillettes et de dessins à la craie. Un tir directe dans la face ne fut visiblement pas suffisant pour se charger de la légende technologique ; dont le déploiement du casque de protection excéda en vitesse celui de la balle tirée à bout portant. Sans surprise ; l'homme masqué se contenta de hausser les épaules à son tour et tourner le dos à la légende.


- Le progrès est une pente qui ne cesse de s'escarper, Machine d'Agis. Je suis sûr que vous n'êtes pas étranger aux coûts de son avancée. Vous en êtes le produit lui-même, me tromperais-je ?


Avec la fumée s'échappant de son arme à feu, l'homme masqué s'alluma un cigare et le plaqua contre son masque. Même si.... aucune fumée ne fut aspirée ou retirée ; car le masque n'avait pas d'ouverture pour la bouche, et que visiblement, cette action n'avait aucune autre raison d'être exécutée que pour avoir l'air cool.

- Personne n'a oublié. Le monde deviendra graduellement meilleur ; mais avant, j'aimerais interroger un ami parti trop tôt. Il serait rude de s'interposer entre une réunion de camarades, ne pensez-vous pas ?


Dernière édition par Nero H. Frankenstein le Lun 24 Sep - 9:34, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Lun 24 Sep - 2:34

De multiples simulations se déroulaient dans la tête de la légende. Cette situation n'était pas bonne.. à part être le possible responsable de cette soudaine téléportation de radioactivité sous l'église, il n'y avait pas de pistes spécifiques qui liaient cet homme étrange à Ghost Puncher. Un criminel de bas-étage et un excentrique possiblement milliardaire, liés par quel lien exactement ? La machine fis quelques pas en arrière, adoptant une position défensive – cette simple petite décharge électrique avait méchamment amoché ses paramètres ; Une seconde d'hésitation de moins, et la balle aurait creusé un nouveau trou dans sa face. Que l'homme masqué soit conscient de ces faiblesses ou non ; la situation était inquiétante ; et le directeur adjoint ne pourrait probablement pas faire quoi que ce soit pour empêcher ce problème de bouclier.

Et quand on parle du loup... on en voit une gigantesque claymore. Une gigantesque bête blanche venait de projeter son arme comme un véritable javelot à destination de l'homme masqué. Sans surprise, la lame gigantesque n'eut aucun effet immédiat autre que repousser l'homme de quelques pas en arrière. Le coup en lui-même, cependant, permis à la légende de voir de plus près la totalité des symboles technologiques qui composaient cette coquille invisible – des sigles extraterrestres, couplés à des codes d'exécutions utilisés majoritairement par la base de lancement spatial de Laurel.

Lorsque les sigles disparurent et que la grosse lame revint entre les crocs de la bête blanche, de nouvelles têtes se manifestèrent sur place. Et malheureusement pour la légende, le directeur adjoint semblait déjà avoir les mains pleines avec deux autres soucis à taille réduite. Ses yeux d'émeraudes assuraient que les dons de Naya et Aequilius restent modérément sous contrôle. Il fit de son mieux pour garder son champ de vision hors d'Alexander et de Lagherta pour ne pas entraver leur intervention. Glissant ses doigts entre ses cheveux blancs, il se mis à les gratter frénétiquement.

- Mes excuses pour le retard, Mr.Légende, quelques imprévus se sont dressés sur le chemin. Et il semble que votre interlocuteur n'ai pas l'air de travailler dans le domaine où je peux lui mettre une laisse au cou.

Dans l'état où le directeur adjoint se montrait ; il ne pourrait pas être de beaucoup d'aide. Il avait déjà du modifier sa course pour intercepter la criminelle qui se trouvait poings liés devant lui ; au même titre que l'incontrôlable enfant qui la poursuivait. Grâce à la lune du crépuscule, un peu d'accès à ses capacités lui avaient été confiées ; assez pour maîtriser Aequilius sans le blesser ; mais trop peu pour forcer cette ex-élève de l'école à reprendre ses esprits. Et bien qu'il n'aimais pas y penser... le détail que le professeur de la classe enfant ai soudainement disparu après sa poursuite dans les tunnels, le rendait inconfortable.

---

Jude Parker avait décidé d'ignorer cette altercation entièrement. Lorsqu'il eut compris que son client pourrait parfaitement se débrouiller tout seul, il entrepris de compléter la tâche qui lui avait été donnée pour commencer. Peu importe les connexions de ce type masqué, ou ce que les forces de défense de Laurel avaient contre lui.. ça n'avait rien à voir avec son propre désire. Et cette piste, était probablement la plus proche qui lui avait été donnée pour ressentir à nouveau cette adrénaline justicière dont il était affamé.

Entre le crash et son arrivée dans l'église, l'homme s'était changé en sa combinaison de Ghost Puncher. Paire de shorts de boxe blanc, noir et jaune ; et sa peau exhibant les multiples tatouages à thème de faucheuse. L'église était étrangement silencieuse ; le son de ses pas étant le seul bruit qu'il pouvait entendre à l'intérieur. C'était presque comme si cette paroisse s'était entièrement isolée du monde extérieur...

- Les voies de dieu sont sensées être impénétrable après-tout, heh.

Jusqu'à ce qu'une lumière dorée ne se stoppes sous son menton. Ce manque d'attention aurait pu lui être fatal, mais il semblerait que les agents du ciel aient une conception de la justice un peu plus soudée que celle des zombies qu'il lève pour quelques dollars. Une goutte de sueur coulant sur son sa tempe ; l'homme aux lunettes sombres leva ses poings en l'air. Le fait qu'il soit munis de gros gants de boxe sur lesquels les initiaux « R I P » étaient plastifiés, n'aidait pas à renforcer l'idée qu'il était simplement venu prier ; mais le professeur de la classe jeunesse de la Heroe's SUP n'en était pas spécialement alertée non-plus.

En réalité.. sa lame tremblait. Et c'est cette même hésitation qui transforma la mine angoissée de Ghost Puncher, en un sourire... et ses dents écrasèrent un draget.

---


Le high-score continuait de monter et monter. Les salles d'arcade ne recevaient plus autant d'amour par les adolescents que les époques passées. Une activité niche, dont de nouvelles machines sont toujours produites à une vitesse modérée. Taper les boutons et sentir son ego monter en flèche au fur et à mesure que de nouvelles combinaisons de chiffres s'alignent... peut-être que la soirée ne serait pas si mauvaise avec un certain goût de victoire dans la bouche. Si « tuer le temps » était l'idée d'origine du manipulateur de flammes ; cette étincelle de détermination à décrocher le score avait définitivement été provoquée par l'affichage en temps réel des bornes utilisées simultanément. De temps en temps, il se permettait de casser sa concentration pour un rapide coup-d'oeil à l'écran en haut de la salle. Son adversaire était sur la borne juste de l'autre côté de la sienne. L'idée d'être émotionnellement investis dans une partie de platformer solo sortit bien avant sa naissance était définitivement nouvelle pour Jay ; mais cette irrégularité n'était pas désagréable. Alors il fronçait les sourcils, affichant son air le plus déplaisant en tentant combinaisons après combinaisons ; assembler le meilleur temps possible..... et éventuellement, voir le pied pixéllisé de la mascotte toucher un ennemi du mauvais côté.

Le choc, la descente aux enfers ; l'insulte absolue. Les bouts de ses doigts s'embrasèrent alors qu'il pivota sur le côté, prêt à rendre des comptes à son adversaire - ….

- U...Uh.

Ladite mascotte qui venait de le trahir, se trouvait en réalité juste devant lui. Dans un premier temps, l'incohérence de cette scène fut telle que l'élève de la HSUP eut des difficultés à en accepter le concept même. Alors il se frotta les yeux une première fois, puis deux suivantes. Le blaireau doré de la machine d'arcade était juste devant lui, taille « réelle », sourire aux lèvres et pouce levé.

- Du gâteau !

Et que Sean Law soit bénis pour avoir en ce jour décidé de revêtir les couleurs de la mascotte de SMEGA ; car Lumix avait définitivement besoin de cette drastique amélioration de vitesse pour survivre au coup de pied enflammé d'un Draco sur les nerfs. La créature jaunâtre pris ses jambes à son cou, poursuivit par l'adolescent ailé qui se propulsait aussi vite que possible en direction de ce qui ne pouvait être qu'une cruelle blague du Deus Ex Machina.

Mais leur course effrénée révéla bien plus qu'une poursuite infantile. Les deux élèves de la Heroe's Sup avaient dépassé les lignes de sécurité dressées par la police sans même s'en rendre compte. Et au son des explosions de pierre et des coups de feu... ça ne pouvait pas être qu'une simple intervention de bas étage. Le brun et la créature jaunâtre avaient l'air d'avoir indirectement conclus une paix temporaire pour s'approcher de la zone, en restant sur leurs gardes.


Ce à quoi ils firent face ; était une scène bien différente de ce qu'ils imaginaient. Ce n'était pas ici une simple prise d'otage ou la prestation d'un culte douteux. Divers professeurs étaient mêlés dans cette histoire, la légende technologique, et même d'autres élèves. Tous semblaient concentrés sur une cible particulière – un homme étrange munis d'un magnum de taille grotesque.

Délivrant un coup de pied incandescent ; Jack eut rattrapé son retard et prêtait désormais main forte à la gigantesque louve et à la légende technologique. L'homme masqué esquiva de justesse différentes attaques avant de s'éjecter dans les airs..et y demeurer tout simplement. Les toisant de toute sa hauteur ; il semblait tourner le canon de son arme vers différentes personnes au fil de son monologue. Lumix et Jay s'approchèrent pour entendre ses propos ; tandis que Kiyoshi reculait doucement avec l'enfant affaiblis et la criminelle maîtrisée, donnant des instructions à un agent de la police de les emporter ailleurs.

- Soyons honnêtes. Il n'y a rien de normal à une réunion pareille. Les hommes grouillent comme des fourmis mais.. qu'est-ce qui pousse les êtres supérieurs à se joindre au commun des mortels ? Regardez-vous. Vous avez faiblis, vous vous êtes reposés sur vos lauriers divins si longtemps que vous avez oublié ce que cela signifie d'être privilégié dans la chaîne alimentaire. Bien que j'admire cette volonté à étouffer vos origines pour mener un nouveau type d'existence... je ne peux pas le tolérer , soyons clairs.

L'arme à feu semblait être pointée en direction de la louve. Mais après quelques secondes, c'est Kiyoshi qui était en ligne de mire.

- Qu'une créature fantastique désires être apprivoisée, soit. Mais pour bien trop longtemps, l'humanité s'est mise à genoux pour louer ceux qui les toisent ; de promesses de miracles et bénédictions. On ne pouvait que croire ce que l'on voyait... et vous êtes soudainement apparus. Et qu'as-t-ont appris de cette rencontre ? Peut être avions-nous le potentiel de nous dépasser depuis le début. Je me sens forcé de devoir poser cette question moi même à cet homme – que faisons nous ici, à nous agenouiller ; quand nous pourrions forcer leurs épaules à terre ?

Il fit alors tournoyer l'arme autour de son doigt. La décision de le laisser parler sembla avoir été abruptement stoppée par une voiture projetée dans les airs en sa direction. Vide de pilote mais suffisante pour obliger l'homme flottant à bouger quelque peu ; ses pieds re-touchant à nouveau le sol alors qu'il s'adonnait à une démarche candide.

- Peut-être est-ce simplement la misère de l'atome, qui mets anges, démons, dieux et diables sur leurs genoux pour prier l'humanité. Si un miracle défie logique ; alors nous n'aurons qu'à inventer nos propres miracles.

…...Amen.

--

L'épée fut déviée d'un coup de poing de côté. Les crucifix dorés au dos des gants de boxe de Ghost Puncher inondèrent l'église d'une lueur angélique. Déployant son poing droit du ciel vers la terre ; il expulsa un véritable cyclone derrière-lui ; Le gant connectant à la mâchoire de Gabrielle. Le sigle angélique pressé à quelques centimètres de sa gorge. L'uppercut divine assénée par un homme qui venait lui même de céder une partie de son humanité. La blonde fut projeté dans les airs, abandonnant son arme ; le sang coulant de ses lèvres. Son ascension ne connu en revanche aucune chute. Car sous la lumière du crépuscule ; la jeune femme se vit stationna en lévitation. Son regard était flou, ses oreilles sifflaient. Elle tentait de comprendre ce qui venait juste d'arriver. Cette église n'était pas abandonnée du tout. Il y avait des dizaines d'autres personnes... simplement, elle ne pouvait pas les voir avant. Des figures ailées, sans visage ; nues mais sans parties génitales. Et lorsque ses yeux verts se posèrent à nouveau sur le boxeur.. le sigle chrétien était la seule chose qu'elle pouvait voir.

Alors qu'un million de mots envahissaient son esprit ; un halo se forma au dessus de sa tête, et des ailes translucides portèrent son poids au dessus de la terre des mortels.

Jude était quelque peu abasourdis. Il n'y avait pas réellement cru – tout ces plans, toutes ces théories sur l'accélération de son don. Et pourtant... ces poings , cette femme, ces messagers des cieux.. et l'immense croix dans son dos. Tout était réel. Tout était exactement comme l'homme masqué l'avait prédit. Cette force pour laquelle il avait prié jours et nuits.. elle n'était pas exclusive.

Elle était dans la paume de sa main.

---


Au même moment où les paroles de l'homme masqué se finirent ; les portes du bâtiment furent violemment expédiées à l'autre bout de la place publique ; Manquant d'écraser quelques policiers stationnés au mauvais endroit. L'humanité.. c'est une vertu terrifiante. Là où il aura fallu des milliers d'années aux divinités pour s'établir dans leurs propres cercles ; Une misérable existence de quelques décennies peut propulser son espèce vers le futur :  Par une trouvaille ; par compréhension, ou par pur désir. Des figures ailées volaient maintenant aux alentours de la zone du crash ; Illuminant l'obscurité naissante par leurs halos meurtris. Certaines de ces figures angéliques androgynes étaient à l'état de cadavres animés. Mais même sans « vie », ils semblaient agir selon une volonté précise. Et parmi toutes ces nouvelles figures d'opposition ; un ennemi irrégulier s'opposait aux forces de Laurel.

L'homme masqué s'inclina, main sur son chapeau ; laissant voler au dessus de lui une femme que l'administration de la Heroe's SUP ne connaissait que trop bien. Les yeux de la bête lupine s'agrandirent ; le reflet de la femme aux cheveux dorés, trônant dans les cieux comme un messager saint. Il la laissa passer et couvrir ses arrières – Gabrielle, poussée par son instinct angélique ; défends l'armée d'un faux dieu naissant.

Et ces autres anges étaient animés par cette même volonté. Un code d'ordre dont l'homme masqué semblait s'exprimer d'hilarité. Il dansait autour d'eux ; faisant tournoyer son arme à feu distraitement ; alors que la légende et les deux manipulateurs de flammes se jetèrent tour à tour dans sa direction.

- L'homme est faible ! L'un des animaux les plus faibles du jardin ! Mais ce qu'il n'a pas, il le construit ! Je ne suis qu'homme, mais cela ne signifie en aucun cas que je ne peux pas forger un dieu. L'atout de l'humanité est son équipement, après-tout.

Il termina ces paroles au moment précis où la bête dorée se jetait comme une fusée, contorsionnant son propre corps comme un boulet de canon qui s'écrasait contre la barrière protectrice de l'homme au masque de fer. Propulsé en arrière, la mascotte de jeux vidéos dorée se mis à grincer des dents ; avant d'être immédiatement forcé de retourner son attention vers une figure angélique munie d'une lance, prête à l'embrocher.

Sur son chemin pour contourner la figure angélique, le blaireau d'or parcourut le terrain. Il profitait de sa vitesse incroyable pour évaluer quelle zone du terrain pourrait le plus efficacement profiter de sa distraction. Il finis par reporter son attention sur l'homme aux cheveux blancs dont la présence même était devenu un fardeau pour ceux qui étaient venu en découdre avec Ghost Puncher, par volonté ou non. L'enfant, peut-être pourrait-il l'évacuer. Il pourrait assurer que la criminelle reste entre les mains de la police également..

Ou il pourrait se faire inexplicablement rattraper par le figure angélique.

- Quo--- !!

La créature dorée semblait continuellement se déformer. Sa forme n'avait plus rien d'humanoïde, et presque plus rien de bénis non-plus : ses ailes étaient devenu de gigantesques mains humaines dont les ongles incarnés déchiraient le sol ; et ses jambes étaient propulsées à une vitesse comparable à la bête dorée par une sorte de jet de pression sanguinolent.

Pris de surprise, l'initiative de Sean se retourna contre lui. Il avait troqué son attention contre curiosité ; et allait en payer le prix fort. Éviter ce coup de lance le fit se mêler les pieds, et trébucher sur une longue distance ; son corps heurtant celui de Kiyoshi ; réduisant le lien entre le lapin lunaire et ses deux « victimes » anéantis.

Même si Aequilius semblait souffrir d'un contrecoup à cette soudaine maîtrise ; Ce n'était pas le cas d'Iwan Thompson. La seconde même où les paires d'yeux émeraudes du directeur adjoint quittèrent son corps ; celui-ci s'empressa de s'élancer en avant et ruer ses mains contre un bout de métal de la voiture embrasée pour rompre ses liens... et c'est une nouvelle fuite parfaitement exécutée ! Ou presque. Cette horreur sanguinolentes se dressait maintenant sur son chemin. Un moment parfait pour Iwan de quitter la scène....mentale. Qui de mieux pour la reine de l'escapade du trio que d'assumer le contrôle de son propre corps cette fois.

Ça aurait été une bonne idée de la laisser faire...si ce à quoi elle faisait face n'était pas aussi terrifiant. Cette chose qui était précédemment un ange, n'avait plus rien à voir avec l'image qu'elle arborait quelques mètres plus loin. Ses membres commencèrent à trembler ; alors que les voix de ses deux autres partenaires hurlaient des instructions dans sa tête. Fuir était la solution évidente... mais si cette chose avait réussi à égaler en vitesse cette boule de poils jaunâtre ; Une naine épuisée ne serait que l'entrée de la salade. La bestiole s'inclina en avant brutalement, plantant sa lance entre les jambes de la jeune femme ; Le cratère qui s'en forma s'emplissant d'une petite marre de sang bouillant.

Mais un coup de feu retentis,  faisant lâcher prise à la bête difforme. De sa blessure dans le dos, se créa un globe oculaire duquel elle tenta d'identifier son attaquant. Mais avant qu'elle ne puisse identifier le propriétaire de la balle ; elle fut interrompue par un projectile un tout petit peu plus gros...mais définitivement plus brutal.

- Crève sale pigeon !!

L'enfant à la chevelure bleutée s'était élancé comme un boulet de canon. Sous la pression de son attaque, la créature angélique aux allures démoniaques vit sa cage thoracique pulvérisée et étalée sur une longue distance ; alors que sa trajectoire fut modifiée par l'animal doré qui enfonça la semelle de sa chaussure dans sa tempe, mi-vol ; s'assurant qu'elle embrasse le sol avec l'expérience entière du potentiel de l'institut de superhéros. Derrière la gâchette, Kiyoshi n'avait aucun sourire. La fumée qui s'échappait de son arme à feu filait dans la même direction que la meurtrière qu'il gardait avait prise pour s'enfuir. Malheureusement ; ces « choses » allaient devoir avoir priorité sur cette ancienne élève à problèmes. Le directeur adjoint fronça les sourcils, élevant le ton en direction de ses élèves.

- Aequilius, prête main forte à Lagherta. Sean ; assures-toi que personne n'est pris par surprise. Ce n'est pas un exercice. Vous êtes dans le monde des adultes, là, tout de suite. Si vous avez peur----
- Frappes !! frappes tout ce qui bouge !!
- Une teigne ce petit gars !

La mascotte avait un grand sourire au visage, mais l'enfant semblait perturbé par sa temporaire perte de pouvoirs. Le fait d'être à proximité du directeur adjoint, semblait énerver le fantôme qui le poursuit. La dame blanche flottant autour du petit colosse, susurra quelques instructions avant que celui-ci ne commence à courir dans sa propre direction au milieu du champ de bataille. Constatant l'absence de l'enfant, Kiyoshi grimaça et rechargea son arme – la bestiole difforme ne semblait pas avoir dis son dernier mot ; Et avec l'absence de la force destructrice d'Aequilius ; ils ne pouvaient pas se permettre de se séparer dans l'instant.

Alexander, Jay, Jack attaquaient ten continuité l'homme au masque de fer qui ne semblait que danser autour de ses sbires ailés. Éventuellement, leur présence devint si handicapante que la légende et les deux élèves durent reporter leur attention vers les créatures ailées. Ils occupaient la partie Nord du champ de bataille.

Au centre, c'est la louve gigantesque à l'épée bâtarde qui croise le fer contre sa rivale angélique, suivant son instinct ; sa nature d'être divin.

Au sud du champ de bataille ; Kiyoshi et Sean tentaient de maîtriser l'ange au comportement anormal. Sa transformation ne faisant que devenir de plus en plus grotesque.

Quand à Naya...

---


Un doigt levé en direction de la fenêtre ; cachant les rayons du soleil couchant derrière le bout de son ongle. Le jeune homme au visage de jeune femme fermait un œil avec une expression ennuyée. Plus d'une demi-heure de resserrement de boulons et de cirage de foie. Couplé à la maintenance vessie et tout le reste des opérations hebdomadaires de la scientifique folle ; Il était quelque peu épuisé par ces changements internes. Maintenant... l'intégration de bobines tesla droit dans les côtes, rends un charme cybernétique à toute cette manipulation de tissus corporels rénovés à la vie. Le boulot le plus sale était fait ; maintenant il était place au calme et aux sutures. La poussière dans la pièce virevoltait au gré du vent changeant, s'infiltrant dans cette pièce élevée de la bâtisse. Ici, tout semblait si calme ; c'était presque comme si absolument rien d'étrange n'était en train d'arriver.

L'aiguille perça la peau à répétitions sans que la moindre réaction ne s'affiche sur le visage de son petit frère. Ces choses étaient simplement devenues la norme, depuis que ce nom de famille avait écrasé le leurs. Agents de la science et de l'église ; et simultanément l'antithèse de tout ce que ces concepts représentent. La dernière ligne appliquée ; et la jeune femme à l'allure de poupée de porcelaine fit glisser sa main le long du torse sous-développé de l'androgyne.

- Du travail bien fait.
- à combien d'easter eggs est-ce que je dois m'attendre avec cette configuration ?
- Rien de spécial. Tes testicules vont exploser si tu t'intéresse à une autre fille.
- ...J'aimerais penser que c'est sarcastique.
- ça l'est. Mais la castration arrivera définitivement si je te surprends essayer la manœuvre.

La serviette couverte de sang tomba sur le sol, et le jeune homme se redressa ; constatant les modifications. Il ne sentait rien de spécialement différent – quelques gestes de doigts et une petite étincelle colorait ses ongles noirs d'une petite lueur bleuâtre pour une seconde. La jeune femme aux cheveux sombres se mis à jeter ses outils dans la poubelle et rincer le peu qu'elle comptait conserver ; rangeant le tout dans sa valise. Pendant ce temps ; le monstre de Frankenstein fit quelques pas pour se faire à ses ajustement. Il frappa dans sa nuque à plusieurs reprises ; vérifia l'espace entre ses sutures de combat, et finalement s'adossa à la fenêtre. Il lui suffit de tourner les yeux à l'horizon pour remarquer l'énorme quantité de fumée qui se dégageait de la place de la cathédrale, située quelques blocs plus loin. Vu le boucan qu'il pouvait désormais entendre.. aucun doute sur le fait qu'il s'agissait d'une intervention massive ; et que les élèves feraient certainement mieux de se tenir à l'écart...

- Tu comptes y aller ?
- Hmmm... tu serais énervée si je rentrais en pièces ?
- Ne dis pas de bêtises.

Les deux faux-jumeaux partageaient un trait indéniablement lié. L'un comme l'autre avaient le même éclat grisâtre dans leurs iris. Un éclat qui n'absorbait pas entièrement la lumière ambiante ; comme des machines... ou des êtres qui jadis, furent coincés entre vie et mort.

- Une église en flammes.. nostalgique, vraiment.
- Si j'éteins les flammes, tu pourras peut-être y confesser tes préférences inavouables, Ô grande nécromancienne.
- Tu serais le premier sur le bûcher. Ton existence est un affront au créateur.

Il s'arrêta sur le pas de la porte, enfilant son uniforme d'école. Un petit sourire en coin et les yeux mi-clos.

- Ma créatrice est juste ici.
- Ne la déçois pas. soit à l'heure à la maison. Louper l'émission est un blasphème.

La jeune femme changea de blouse de laboratoire, pris son sac et se dirigea vers la sortie, sous les yeux médusés du jeune homme aux yeux sans vie. Une femme particulière qui nécessitait un type de comportement particulier. Et de cette relation étouffante, le jeune homme nécessitait un certain type d'adrénaline pour se sentir vivant. Aucun doute qu'il allait le trouver au même endroit où fumée et explosions se succèdent. Un théâtre macabre en fin de journée.. rien de mieux qu'un peu de pratique avant le week-end.

Mâchouillant un boulon ; le zombie descendit les escaliers de la boîte de nuit. Trop tôt pour ouvrir le service, mais pas suffisant pour empêcher un échange d'informations bénéfiques. Là où les monstres se rassemblent ; sous les lampes artificielles ; Les diables dansent avec fièvre et décadence. Sous le regard du propriétaire ; le zombie pivota sur lui-même pour porter son attention dans sa direction. Un type sympathique, relax. Bizarrement les gens ont tendance à laisser leur garde se baisser comme les pantalons des joueurs de Magic The Gathering dans une compétition. Mais même en connaissant cette pseudo-malédiction ; il n'y avait pas de réelle raison de ne pas être amical avec la personne qui vous laisse salir sa chambre pour manque de ne pas pouvoir le faire aux dortoirs. Cheveux blancs, beau minois, sapé de cuir rouge...

- Je suis pas gay.
- Si tu l'es.
- Okay mais juste un peu.

Merde, il m'a eut.

Les portes interrompirent leur abracadabrante discussion pour accueillir une âme en peine, drapée d'une couverture de survie. L'attirail réfléchissait la lumière extérieure avec une telle hardeur que les deux gentlemen durent plisser les yeux à l'arrivée de l'étranger. Ridiculement petit en taille ; difficile d'imaginer autre chose qu'un gosse en dessous de ces draps... même si à un mètre soixante lui-même, il a sûrement peu de places pour le jugement.

- Je ne me rappelle pas avoir commandé du brownie qui marche.. hey petit, qu'est-ce que ça sera, pour toi ? La maternelle a déjà de très bons professeurs ; les méthodes alternatives sont un pe--

Cela dit... une ombre se dressait devant l'entrée, suivant les pas de la masse drapée de la couverture réfléchissante. Une ombre qui n'était certainement pas le « gardien parental » de cette chose. En réalité.. le fait que cette créature venait d'enfoncer la porte et s'être grotesquement infiltrée à l'intérieur en cassant ses propres ailes pour entrer dans le hall ; confirmait que cette chose n'était pas là pour louer une chambre avant que le business n'ouvre. Grimaçant ; le propriétaire des lieux s'apprêtait à mettre la main sur son arme ; quand il vit le jeune zombie se placer devant le comptoir, arcs électriques autour des doigts.


- ...Urgh. Si vous devez faire ça, faites le dehors !
- J'ai l'impression que j'entends beaucoup ça de te part à chaque fois que je loue une chambre, Boss.
- Les gens vont à l’hôtel pour faire ça! C'est une chambre à booze, pas un nid d'amour. Et toi, le Ferrero Roch----

La couverture était tombée suite à la précipitation causée par l'entrée soudaine de la figure angélique. Le propriétaire grinça des dents et se contenta de pivoter sur sa chaise, débouchant une bouteille de vin.

- … à la vôtre. Gamins. I guess.

La créature hurla, son bras s'étendant entre les deux jeunes. Incapable de se déplacer sous la souffrance ; la bête ailée devenait de plus en plus hideuse à chaque seconde qui passait. Un pas de côté permis aux deux nabots d'éviter les grosses griffes squelettiques de l’immondice. Il n'y avait pas vraiment besoin d'échanger des mots avec la gamine à la couverture de survie – personne ici n'était étranger avec le business d'extermination d'erreurs de la nature. Le gérant de la boîte de nuit semblait absorbé dans sa propre perception du spectacle ; posant un vinyle sur les platines et démarrant quelques jeux de lumière. Si cette danse macabre devait avoir lieu, autant qu'elle soit divertissante. Il sourit, penche la tête en arrière de son siège et pointe la créature du doigt ; alors que les deux « gamins » parcourent la mezzanine pour se frayer un meilleur point d'attaque. L'expression de la jeune fille ayant changé ; et une arme apparaissant dans sa main dans une flopée de pixels fluorescents.

- Z'avez exactement trois secondes pour foutre le camp.

Et parce qu'ils sont tout deux de parfaits invités ; les jeunes s'appliquèrent à la tâche immédiatement. La créature à la tête de cafard étira ses membres bien au dessus de leur longueur « naturelle » ; ses os déchirant sa propre peau et atteignant le plafond de la boîte de nuit ; il il tenta d'attraper les vermisseaux qui lui échappaient. Deux monstres en perdition, chassés par un troisième et observés par un quatrième – typique de Laurel.

Mais celui qui fit les honneurs de montrer la sortie au « client » était le monstre de Frankenstein. Glissant le long de l'ossature de la bête comme s'il s'agissait d'un poteau de caserne ; avant de poser les chaussures au sol, sautillant trois fois sur place ; paume en arrière, doigts crispés...

- T'as entendu le patron. Dehors!

Les sutures à ses poignets laissèrent s'échapper de la vapeur rougeâtre, à laquelle des étincelles bleutées se mêlèrent ; propulsant la paume du zombie directement dans le faciès de la créature grotesque. L'impulsion fut violente, illustrée par une flopée d'arcs électriques luminescents. La bête avait effectivement été balayée hors de la boîte de nuit..... en laissant un peu plus de rouge sur la carpette qu’initialement prévu.  La créature connut la fin de son visage en s'étalant contre le mur de la bâtisse en face ; immédiatement plantée dans le visage par une attaque aérienne de la naine à l'épée. Ou plutôt...étais-ce vraiment la même personne ? La gamine de tout à l'heure avait laissé place à un homme de grande taille, manipulant une lame d'encore plus grand calibre. L'air médusé, le jeune homme retira l'arme du crâne de la bestiole ; adressant un vague regard noir au monstre de Frankenstein avant de céder à nouveau sa place à l'utilisatrice originelle du don. Console dans sa main droite, sueur au visage ; les deux adultes à l'apparence d'adolescents faisaient face au cadavre d'une créature à moitié angélique et à moitié composée d'une étrange sélection de parties humaines dupliquées ou disproportionnées.

Le jeune androgyne lança un petit coup de pied dans les vestiges de la face de la créature pour constater qu'elle avait effectivement entièrement arrêté de bouger ; avant de se plaindre que sa chaussure toute neuve était pleine de sang.

- Les ennuis frappent facilement à sa porte hein..
- Si celui là m'a suivi jusqu'ici... est-ce qu---

avant même que la hackeuse ne puisse finir sa phrase, une nouvelle gerbe de sang s'étala sur le sol, rejoignant celle de la créature, et éclaboussant également ses jambes. Il suffit d'un instant pour qu'une nouvelle de ces « choses » n'apparaisse. Et ce n'était même pas la créature qu'elle vit en premier.. mais plutôt l'énorme claymore qu'elle tenait. Car celle-ci venait de se frayer un chemin au travers de la cage thoracique du trap.

- …..Ah.

Il aurait bien crié de douleur, vidé sa vessie ou pleuré jusqu'à ce que sa sœur ne vienne le réparer mais... il ne pouvait pas se permettre d'avoir l'air trop merdique durant sa première apparition RP ; alors il se contenta de se mordre la lèvre et étouffer une larme virile. Ses mains eurent quelques spasmes, alors qu'il leva sa main en l'air, attrapant la créature au visage de porcelaine par la nuque. Les pétards bleus se mirent à nouveau à animer son poignet.

- Tu pourrais m'inviter à dîner avant de me la faire par derrière ...espèce de salopard !!

Ses doigts pénétrèrent le masque, ongles enfoncés dans la chaire de la créature ; alors qu'une impulsion du ciel vers la terre, détruit la nuque de la bête et empala sa tempe sur la garde de l'épée qu'elle détenait. Le monstre de Frankenstein répéta la manœuvre deux fois supplémentaires pour s'assurer de pouvoir voir l'autre bout du pommeau parmi ses organes ; avant, avant de reprendre son souffle, tournant le visage vers la doté à la console de jeu. Son expression était similaire à celle de d'un sourire ; mais les larmes qui coulaient abondamment sur sa face indiquaient un tout autre type de sentiment.

- ...Tu...tu peux la retirer ?
- ….Retirer quoi.
- ….


Un cri de pucelle se mis à inonder la ruelle, alors que la criminelle tirait sur les poignets du mort-vivant ; tentant d'extirper graduellement son torse de l'énorme claymore. Même si.. de loin, on aurait surtout dit une mère apprenant à son enfant à nager : retirez la piscine, remplacez le niveau de l'eau par une gigantesque épée médiévale, et vous aurez une idée de ce que ça donne.

- YAMETE SENPAI----
- Arrête avec cette expression-- !
- CA LATTES
- Alors pourquoi est-ce que tu souris !? Espèce de pervert !!
- Ah....Aaaah... !♥️

Le son de la lame s'écrasant sur le sol confirmas que la tentative de sauvetage était un succès. Moins poétique que retirer une flèche d'un genoux ; mais au fond de son cœur, Nero était reconnaissant de la manœuvre ; torse sur le sol, cul levé, larmes aux joues et pouce levé.

Poursuivie jusqu'ici, Naya eut réalisé que prendre la fuite n'allait pas être une mince affaire. Pour une raison ou pour une autre, elle était ciblée par ces créatures. Il semblait même qu'elles apparaissaient de nulle-part... celle-ci , en tout cas, n'avait clairement pas eut besoin de la suivre pour transformer le monstre de Frankenstein en brochette. Dubitative et probablement anxieuse, elle se mordit l'ongle ; pendant que le jeune homme à l'apparence féminine commençait à appliquer ses propres premiers soins tout seul. Soupirant profondément, il adressa un regard aux environs. C'était très faible ; mais il pouvait sentir une perturbation dans le nombre d'âmes environnantes. À la fin de sa broderie cadavérique ; il se leva doucement ; jusqu'à ce que leurs dos ne se rejoignent, et que Naya laisse place à un différent avatar. Nero fronça les sourcils.

- Ils sont invisibles jusqu'à ce qu'ils amorcent une attaque.. Peu importe qui t'es. Soit prêt à en dé-coudre.

Il pivota sur lui-même, sourire jusqu'aux oreilles, Finger-guns ; étoiles dans les yeux. Silence. Un ange apparaît et lance un coup de mousquet dans le crâne du zombie, l'étalant sur le sol quasi-immédiatement. L'avatar de jeu vidéo pris une expression dubitative ; simultanément surpris et reconnaissant. Ce type de blagues doit être punis par la mort.

-----------------------



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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Lun 24 Sep - 11:01

« 'אני זרוע ה »

Dans ce chaos total, un ange fait face à sa meilleure amie et son élève. Pourquoi ? Comment ? S’ils le savaient peut-être auraient-ils déjà trouvé une solution. Celle qui était il y a encore quelques minutes leur amie avait dégainée sa lame et la pointait vers ses adversaires du moment.

La professeure déblatérait des mots dans un langage que les plus culturés pourraient assimiler à de l’hébreu, mais jamais cette langue n’était sortie de la bouche de l’ange avant ce jour. Est-ce vraiment la même personne qui a accueilli Lagertha chez elle ?

La question n’est pas à se poser, car voilà que l’ange fonce sur son amie de toujours, d’abord en courant, puis en déployant ses majestueuses ailes. Elle prit alors appui sur le sol pour s’élancer dans les airs, sa lame tournoyait dans ses mains, décrivant des cercles à sa droite et sa gauche, clairement pour provoquer ses adversaires, puis elle retomba tel un faucon en piqué, sa lame clairement pointée sur la louve qui lui a un jour servi de rivale.

Lagertha, peut-être l’a-t-elle déjà remarqué, mais la Gabrielle qu’elle affronte est bien plus féroce que pendant vos séances d’entrainement. Son pouvoir n’est pas plus puissant, ses muscles non plus, mais en ce moment, elle affiche bel et bien l’attention de lui faire du mal. Toutes les limitations qu’elle s’impose d’habitude en tant qu’amie ont disparu. Cette fois, elle attaque pour tuer.

« את השמים ואת הארץ יש לנקות מן הנוכחות של הזאב של סוף הזמן »

Un coup, deux coups, trois coups, elle semble ne pas vouloir s’arrêter de la harceler. Voyant qu’elle esquive plus ou moins difficilement ses attaques, elle tourne la tête, et voit la présence de l’enfant, celui que Lagertha a prit sous ton aile, et que l’ange elle-même a accueilli dans sa maison.

« את השמים ואת הארץ יש לנקות מן הנוכחות של בן הקטל »

L’ange prends alors son épée et fonce sur le fils de Lagertha, le petit Aequilus, il semble moins habile au combat que sa mère adoptive, et pour cause, Aequilus ne sait que frapper fort, il a du mal à esquiver les coups d’une combattante expérimentée comme Gabrielle.

Ni un ni deux, l’instinct maternel de Lagertha prend le dessus, et donne un grand coup de tête à Gabrielle, le tout sous sa forme animale. La Gabrielle est envoyée contre un mur qui se fissure., mais pourtant, malgré la blessure, son visage demeure impassible. Elle crée une boule de lumière dans ses mains, qui l’entoure peu à peu de traits de lumière qui en émanent, et les quelques blessures infligées semblent avoir disparues. Lagertha se rappellera peut-être de ce moment, où la magie de Gabrielle avait soignée leur amie aux cheveux roses, et elle se rappellera peut-être aussi de la fatigue qu’aura éprouvé son amie chevaleresque.

Quoi qu’il en soit, l’ange vous fait face, et se place en position d’attaque de nouveau. Elle ne vous laissera pas partir vivant. des traits de lumière se forment en masse autour de Gabrielle, des lances sacrées, et elle compte bien les lancer.

---

Cette douce lumière… On dirait que je suis déjà au paradis. On dirait que j’ai enfin trouvé mon Dieu… Qui aurait cru que le Seigneur se manifesterait dans un simple pilleur de tombe ?

J’ai été stupide de l’attaquer, j’aurai dû voir sa divinité avant. Maintenant je dois remplir ma mission. Je dois protéger mon Seigneur, je dois… Que dois-je faire ? J’entends quelque chose au loin de la lumière. Des bruits de combats… Pourquoi y aurait-t-il des combats dans cet idylle ?

Je me sens fatiguée… Peut-être devrais-je dormir… Oui, j’ai sommeil, j’ai tant à faire demain, je vais devoir préparer le contrôle des enfants, il faut que je prépare un gâteau pour Fioré… Il faut que je fasse quelque recherches de contes pour les raconter à ma classe… Il faut que je prépare mon entrainement avec…

Avec qui déjà ? … Lagertha, oui, Lagertha, je crois que c’est son nom… Elle a adopté… Aequilus, oui, Phylonmay… Pourquoi ai-je de la haine en pensant à eux ?

Pourquoi je les affronte ?

Pourquoi je leur fait du mal ?

Qu’est ce que je suis en train de faire ?


« בבקשה תעזור לי ... »
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Lun 24 Sep - 12:53

Si un jour il avait pu penser que des anges s’en prendraient à eux , il aurait surement rigolé de sa propre connerie. Seulement pour le moment, la situation n’était pas à la rigolade. S’il avait un jour lointain traité un ange de pigeon, là ils avaient plus la carrure d’un oiseau de proie. Il n’était pas le seul à être enfermé dans un cercle angélique, Jack, qu’il avait réussi à connaître pour son don similaire au sien, et la légende technologique. Si Jack pouvait assurément résister au flammes, qu’en était-il de la légende?

Déjà sur les nerfs, il n’en fallait plus beaucoup pour imploser, ce n’est qu’après avoir réussi de justesse à échapper au coup d’un ange qu’il vit furtivement une silhouette s’éloigner. Il était fort possible que le seul fautif de tout le bordel était cette silhouette qui tente de laisser les autres nettoyer la scène. Seulement cette seule vision eut pour effet de se laisser distraire quelques secondes, la lame qui fonçait sur elle fut arrêter par sa propre dagues, l'instant d’après, les yeux des Jay viraient au rouge.

- Merde, j’ai pas de temps à perdre !

S’il avait bien un avantage dans ce combat, c’est que lui aussi pouvait voler. De la vue d’un spectateur moyen, on pouvait presque voir la lumière contre l’ombre, ou les flammes contre la puissance divine. Jay, ou plutôt Draco, luttait dans les airs dans un ballet aérien explosif. S'il en avait juste avant après un ange précis, il avait maintenant à faire avec plusieurs d’entre eux, et pour le coup, sans l’admettre, il avait surement besoin d’une aide supplémentaire sous peine de s’épuiser bien plus vite et de ne pas tenir la longueur du combat.

Et l'Homme au masque de fer fuyait toujours. Draco occupait une partie des anges en les éloignant en hauteur, mais d’autres restaient encore.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Lun 24 Sep - 15:37

Les créatures divines tout droit venues des cieux encerclaient le groupe composé de Jack, Jay et Alexander. L'acquisition d'une conscience humaine lui permit de savourer la douce ironie du moment : Lui, une machine fabriquée par les mortels, composée de matériaux provenant des entrailles de sa planète, et dont l'armure était de jais, se retrouvait une nouvelle fois à affronter des êtres de lumière venant des Cieux, et créés par l'entité au-dessus des autres.

La démarche dédaigneuse de l'associé de Ghost Puncher fit s'élever le niveau de frustration de la Légende, qui tentait de rester concentrée sur les ennemis alentours tout en voulant trouver un moyen d'empêcher la fuite du criminel. Tous les paramètres se synchronisèrent en un plan qui valait la peine d'être tenté sachant qu'il avait déjà prélevé des informations sur l'ange qu'il avait vaincu en Afrique.
Ramenant son poing droit en arrière, Pain y concentra l'énergie du tir qui avait manqué de lui arracher la tête (encore, pour changer), et y ajouta sa propre force colossale. Alors qu'il envoyait son bras droit devant lui, ses doigts s'ouvrirent et se rejoignirent pour effectuer un coup de paume qui catapulta une onde de choc en direction de l'individu, le propulsant contre une voiture. Le souffle n'était pas assez puissant pour lui infliger directement des dégâts, l'impact en revanche était destiné à le sonner fortement. Si Alex ne pouvait pas le toucher lui-même, alors il trouverait toujours des moyens détournés.

Et comme prévu, le premier ange donna l'assaut. Se déplaçant quasi-instantanément à son contact, l'être divin vit ses mains luire d'une énergie destructrice qui projeta un rayon à bout portant. Il restait un zombie cependant, et bien que sa puissance de feu soit remarquable, il n'avait pas les réflexes qu'aurait eu un de ses comparses à pleine puissance. Avant que le rayon ne puisse toucher son dos, l'androïde pivota sur lui-même comme une toupie en se décalant sur le côté de l'ange, saisissant l'arrière de son crâne en plein milieu d'une rotation pour lui faire goûter l'asphalte et y laisser la marque de son « visage » profondément gravée. Il se souvint alors de la présence des élèves de la SUP.

-Petit cours sur les anges : brisez leurs os et coupez leurs ailes mais n'arrachez rien d'autre sinon vous aurez des ennuis !

Suivant ses propres conseils, il se contenta d'achever son adversaire déjà mort en broyant son crâne.
Cette fois-ci, deux anges se manifestèrent devant et derrière lui, et tandis qu'il envoyait valser le premier à coup de pied, le deuxième lui asséna un coup de marteau lumineux, marteau qui lui faisait bien trop penser à cette lame qui aurait pu le trancher net en Afrique. Mais cette fois, il s'agissait d'une arme contondante, l'équivalent d'une batterie portable pour l'androïde qu'il était.

L'impact s'effectua sur tout son flanc, et bien qu'il eut été suffisamment lourd et solide pour ne pas se retrouver à une dizaine de mètres en l'air, Pain dût céder du terrain du fait du recul qui fit tracer un sillon dans le sol d'environ un mètre à ses pieds. Les circuits parcourant le blindage noir s'illuminèrent d'un rouge écarlate qui se dissipa progressivement alors qu'Alexander se remettait en posture de combat, la main droite au niveau de son ventre et en arrière, et la main gauche en avant au niveau de son torse. L'ange se mit aussi en garde, son marteau prêt à s'abattre sur cette créature hérétique qui osait se croire leur égal.
Le choc fut violent : un coup de masse latéral intercepté et dévié par une parade au poing qui généra un souffle allant secouer jusqu'à la voiture contre laquelle avait atterri l'homme masqué qui perdit l'équilibre en tentant de se relever. L'arme de lumière se fissura, et si Alex avait eu une bouche, il aurait esquissé un sourire de satisfaction en direction de l'ange qui reçut un crochet du droit métallisé à peu près aussi violent qu'un tir d'obus dans les côtes, ce qui fit craquer les os de l'ange qui tomba à genoux, de telle sorte que Pain put lui infliger le même sort qu'à son comparse.

Et de deux.

Des explosions de feu rugirent dans les cieux, Jay tentait de se défendre contre les anges à l'aide des pouvoirs du dragon en lui. Il avait peut-être la puissance nécessaire pour les tenir à distance, mais il ne pouvait pas endurer leurs assauts éternellement.
Un nouvel ange gagna les cieux, il était entièrement noir, son corps était de métal, son unique œil d'un rouge écarlate. Dans son ascension, il se saisit d'un zombie céleste qui voulait attaquer l'étudiant dans le dos et le jeta sur un amas de ses congénères qui rompirent leur formation pour éviter le projectile. Pain se plaça dos à l'apprenti-héros et jaugea les anges qui les entouraient.

-Besoin d'aide ? Demanda la Légende, pour tenter d'alléger la tension qui devait être compliquée à supporter pour Jay.

Le but était simple : éliminer les anges avant qu'ils n'atteignent Jack qui se douterait sûrement qu'il pourrait rejoindre l'homme masqué pour empêcher sa fuite.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Lun 24 Sep - 15:52

Aujourd’hui, je vais vous raconter l’histoire d’un homme qui se rebella conte les cieux, sans distinction de bon et de mauvais. En tout cas c’est ce qu’on pourrait croire.

Moi tout ce que je voyais en cet homme, c’était la frustration d’un homme qui voulait être le plus fort de la cour de récré. Il m’avait clairement pointé dans son discours, il considérait que les dieux avaient fait leur temps, hein ? Dommage pour lui, de tous les dieux, c’était celui qui avait comprit le plus vite que les humains rattraperaient les dieux, et s’était préparé en conséquence à vivre avec son temps.

« Je me sens forcé de devoir poser cette question moi même à cet homme – que faisons-nous ici, à nous agenouiller ; quand nous pourrions forcer leurs épaules à terre ? »


« Et voilà le point de rupture que j’ai attendu pendant un long moment, celui où l’homme se considéreraient comme l’égal du divin grâce à leur ingéniosité et leur science. Dommage que ce soit toi qui l’ait obtenu, tu m’en vois navré, mais je ne peux pas te laisser asservir les dieux comme ça, même en comptant leur arrogance démesurée, tu vois, y a encore une chance de les rendre un peu moins demeurés. »


Je pris une cigarette, que MOI je pouvais fumer, contrairement à lui qui avait l’air plutôt pathétique.

C’est à peu près à ce moment où tout partit en sucette, des anges partout, défendirent leur nouveau maitre. Et l’hypocrisie combla finalement le champ de bataille ! Regardez-moi ça, il a invoqué l’armée de Dieu pour en faire la sienne.

« HAHAHAH ! Dans son sentiment de toute puissance, le mortel devint celui qu’il avait juré de détruire ! Quelle fabuleuse tragédie Grecque est en train de se jouer sous nos yeux ! »

Malheureusement il y avait aussi un autre ange avec eux. On dirait que la coincée nous a trahi ! Eh beh bravo, je te félicite, Gabi ! Nan mis j’vous jure. Bref, revenons à la fin du post RP initial : FLASH FORWARD !

C’est moi et le blaireau contre un gros démo- euh ange dégueu. Lag est vraiment trop hésitante à affronter l’autre trainée, et Pain est cerné dans tous les coins, je ne peux pas laisser ce truc géant gêner les deux autres combats.

« Bon, le blaireau, c’est lui ou nous, contrairement au prof de combat il va pas te laisser partir comme un gentil prof de la Sup, lui. Il fait bientôt nuit, en attendant je ne peux que l’affaiblir, toi tu vas lui placer des coups de poings ultra rapides pour le harceler. »


Mon pouvoir n’annula bien sûr pas ses pouvoirs, vu qu’il ne fait pas encore bien nuit, mais au moins assez pour l’affaiblir.

Quelques tirs suffirent pour attirer l’attention du monstre, qui fut directement détournée par un coup de pied à haute vitesse dans sa face… sa face ? c’est de plus en pus difficile de définir ce qu’est une face sur ce machin.

Il tenta de balayer Sean et moi avec ce qui ressemblait maintenant à un gros tentacule, mais au lieu de trouver un moyen d’esquiver, je sautais sur le tentacule pour monter dessus. Tenir debout sur ce machin était pas mal difficile à cause du fait qu’il bougeait son membre dans tous les sens, mais je pris l’initiative de sortir ma lame pour m’accrocher dessus.

« Sous estime pas un mec sans super pouvoir physique, espèce de gros poulpe angélique ! »


Je pris mon élan, toujours gardant la lame dans le tentacule, et remontais tout le corps comme ça, la plaie ne s’ouvrait pourtant pas, et c’était là le pouvoir de mon arme, blesser sans ouvrir. Arrivé au niveau d’un de ses nombreux yeux, je sortais ma lame, et en un coup sec, trancha l’œil ! Il ne saigna bien sûr pas, mais l’œil se remplit d’une magnifique couleur écarlate. Le tentacule de tout à l’heure par contre, j’ai failli l’oublier, il me prit et me balança au loin… Hm, j’vais pas aimer du tout l’atterrissage, genre vraiment pas… Du moins c’est ce que je croyais, car un blaireau en pleine super vitesse m’attrapa au vol.

« Yay, ça c’est un sauvetage de qualité, mon p’tit Sean ! Sois sûr que tu vas avoir des points dans ta moyenne pour ça ! »

Bon, le gros truc dégueu est méga vénère maintenant…et je crois bien qu’il nous fonce dessus.

« … Une idée pour la suite ? Chuis un peu à court là… »
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Lun 24 Sep - 17:41

Citation :
Et toute cette histoire commence là où toutes les autres ont commencées pour moi.

Ignite the spark.

Des tombes à perte de vue. Quel paysage grandiose, magnifique. Je ferme les yeux, et le silence de mort envahit mon être. Exit ce bruit déplorable, ce fourmillement incessant... Indécent, je n'entends que les insectes dévorant inlassablement les chairs sous terre. Enfin, je m'imagine les entendre. Impossible, dans ce nouveau monde, de pouvoir repérer pareille mélodie.

Un battement d'aile déchire ce silence que je me créé de toutes pièces, et je sens son poids sur mon épaule. Ses serres se plantent dans le cuir de mon par dessus, allant jusqu'à attaquer la surface de ma peau au travers de toutes ces épaisseurs. Je plonge ma main dans ma poche et en ressors une croquette que l'oiseau m'arrache d'entre les doigts, l'avalant goulûment. Et dire que je devais me reposer sur l'instinct de ce vorace charognard... Enfin...

Dans mon dos, un autre bruissement d'ailes vient troubler ma quiétude. Mon cher ami se serait donc trouvé femelle à féconder ? Impossible. Les familiers ne sont pas ce genre d'êtres là. Ils ne peuvent pas. Et pour tout dire, ils n'ont jamais pu, alors, qui ? Ou plutôt, quoi ? Mon oiseau s'envole, je me retourne et reculant d'un pas, juste à temps pour voir une lame lourde et épaisse fendre l'air là où l'instant d'avant se trouvait mon coup. Quelques uns de mes cheveux tombe lentement au sol.

J'imagine donc que discuter n'est pas une option...

L'être ailé ne me répond pas. Au vu du vide dans son regard, comment l'aurait-il pu ? Toute forme d'intelligence semble l'avoir quitté. Derrière lui, la terre se soulève, et les morts en ressortent... Sans que je ne le leur demande. Il est donc à même d'user de ce pouvoir ? Amusant venant d'un de ces êtres qui autrefois me méprisaient pour les mêmes raisons. Un être humain asexué avec des ailes et une hache d'or... Oui, il s'agissait bien d'un ange. Mais pourquoi venir me tuer maintenant ? Il aurait eu des années pour le faire... Et puis...

Plus le temps d'y réfléchir, il envoie ses morts titubants en ma direction. Alors voyons qui de lui ou moi est le meilleur dans cette discipline. Je me défais de mon pardessus, le jette sur une tombe, et laisse mon pouvoir affluer en moi. Chacune des runes sur mon corps s'illumine d'une lueur violette vivace, comme si une flamme nécrotique brillait derrière. J'étends ma main vers la tombe la plus proche et en lève une goule qui se dépêche de fendre la terre, sautant hors de sa prison tellurique.

Au vu de tes... Choses... Une seule de mes goules devraient suffire.

Il incline légèrement la tête sur le côté, comme un chiot ne comprenant pas ce que l'on peut bien lui raconter. Mais que se passe-t-il donc du côté des anges ? En plus de trois siècles, ceux-ci ont si mal évolué ?

Derrière moi, un cri de mon familier m'averti. La lame cachée dans ma canne fend l'air, si fichant dans la trachée d'un autre mort qui en tombe raide. Au moins, même les sbires des anges sont sensibles au sacré. Très bien. Alors passons à l'étape suivante. Si il les a relevés...

Je tends ma main vers deux zombis titubant dans ma direction. Une flamme violacée se met alors à les ronger, déchirant leur peau, leur chair, ressortant de chaque orifice... Puis disparaît. Deux goules ont laissé place à ces pâles imitations. Je pourrais en rire si je n'étais pas autant cernée. Trois goules, un familier et une humaine contre une armée titubante et un ange écervelé prêt à se jeter sur moi. D'ailleurs, qu'attend cette chose ? Que je prenne l'initiative ? Il n'en sera pas déçu.

Plus besoin de bouger, mes goules savent ce que je veux. La première se jette sur l'ange, toutes griffes, tous crocs dehors, visant directement ses yeux. Un adversaire aveugle est déjà moins dangereux. L'action aurait d'ailleurs pu être sublime si la hache de l'ange était restée immobile. Malheureusement, celui-ci a décidé de la placer entre la goule et lui, la tranchant en deux. L'espace d'un instant, une fraction de seconde, je ressens une brûlure en moi. La hache est bénie. Alors on va changer de tactique.

Je relève une autre goule, et les trois goules viennent se placer autour de moi, prêtes à me protéger des titubants s'avançant inexorablement. Il veut me submerger ? Qu'il s'y amuse. Il n'y arrivera pas.

Un à un, je vise les morts autour de lui. A peine touché par les flammes, le premier se retourne sur l'ange qui comprend alors ce qu'il se passe. Un peu tard, la goule lui lacère son bras musclé... Avant de se faire broyer par la main libre de la créature sacrée. Trop tard, j'avais déjà rompu le lien.

En revanche, la goule derrière lui est déjà à moi. Du sang, des plumes, un autre mort broyé, mais deux autres passent déjà à l'action. Défier une nécromancienne sur son propre domaine, à domicile, avec pareilles.... choses ? Vaste blague. Deux par deux, les morts se retournent contre l'ange.

Il se débat, longuement, tranchant à tout va autour de lui, attrapant les goules une à une, se faisant déchirer les ailes, la peau, les bras, les jambes. La scène dure, le sang sacré de la chose s'éparpille peu à peu sur le sol. Mais je commence à manquer de main d'oeuvre.

Autour de moi, mes trois goules massacrent leurs presque semblables inlassablement. Et là alors m'apparaît mon erreur stratégique : je détruis mes troupes en détruisant les siennes. Et amenuise mes ressources. L'avait-il planifié ? Est-il réellement écervelé ? Lorsque le dernier mort tombe par terre, la question, elle, reste en suspens.

Il ne me reste que trois goules, il est seul, affaibli, ensanglanté. Pourrais-je l'animer une fois qu'il nous quittera ? Cette question me fait frissonner de plaisir. Un rictus, partagé entre la haine et l'extase, déforme mon visage.

Allons, l'horreur ! Viens périr sous mes derniers coups !!

Je ramasse le fourreau de ma canne-épée, et accompagnée de mes trois goules, charge la bête à l'agonie. Celle-ci va pour m'envoyer un coup de hache, mais ma goule lui sectionne les nerfs du bras, le laissant pendouiller lamentablement le long de son corps. Enfin, il est désarmé : la lourde hache tombe lourdement dans la mare boueuse de son sang. Je tends le bras, ma lame fend le vent et se fiche alors dans son corps. Lorsqu'elle ressort de l'autre côté, j'aperçois, au cours d'un fugace instant, une vive lueur dans son regard, comme si il était redevenu lui-même. Puis plus rien. Il s'effondre dans cette boue de sang et de terre battue, au milieu des cadavres.

Finalement, l'espace d'un instant, j'ai l'impression de revoir cet ancien temps qui me manque tant. Les odeurs de la mort, des cadavres plus ou moins frais et du sang qui tâche à jamais les vertes prairies. Rêveuse, j'essuie ma lame sur les plumes de l'ange et la range dans son fourreau, et tend la main vers le cadavre de la divine créature. Mes flammes la lèchent, et le corps se tord dans tous les sens... Avant de fondre lamentablement, ne laissant là que sa carcasse pourrissante plus vite que prévu.

Déçue, je me dirige vers le cimetière... Avant de remarquer une tempête de plumes à l'horizon. Alors il y en a d'autres... Mais que se passe-t-il à Laurel ?! Je suis vaguement tentée de fuir. Mais pour aller où ? Et puis, je suis une héroïne après tout... Mon devoir... Allez.

Suivie de près par mes goules, je me dirige vers l'oeil du cyclone, espérant y trouver des survivants à protéger, d'autres héros à aider, et surtout... Bien des cadavres à animer.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Lun 24 Sep - 17:59

Bienvenue à Laurel ! La ville où une simple balade à moto peut se transformer en...

- PUTAIN DE COMBAT !

L'homme aux bandages mit sa moto sur la béquille et analysa rapidement la situation. Des anges combattant contre Jay et Alex et... Oooohhhh.... Un chef qui avance en laissant ses larbins faire le sale boulot à sa place...

- ON N'EST PAS DANS UN FILM TÊTE DE NŒUD ! ! !

Jack décrocha alors sa rapière de sa moto pour l'attacher à sa ceinture et se mit en chasse du fuyard, il avait beau imiter le fautif de tout ce carnage, il avait du mal à suivre sa cible qui courait légèrement plus vite que lui, en plus de l'ange ennemi qui venait de lui barrer la route.

La momie n'avait pas de temps à perdre contre un combattant des cieux... Sans réduire sa course, il matérialisa ses serfs enflammés et fonça sur la créature tout en évitant sa sainte lame qui tenta de lui fendre le crâne...

- Trop lent tocard !

Il saisit l'ange par le flanc droit de ses deux mains griffues et l'éjecta plus loin en effectuant une rotation pour l'aider à l'envoyer le plus loin possible...

Mais la cible principale de Jack gagnait du terrain et il allait finir par le semer s'il ne faisait rien... Alors Jack invoqua un mur de flammes devant le fuyard afin de l'obliger à s’arrêter et ainsi pouvoir "Discuter"... La silhouette s’arrêta, comme prévue... Mais quelque chose dérangeait le bandé. Il s'approcha jusqu'à être à un peu moins d'une dizaine de mètres du criminel et dégaina son revolver qu'il ne tarda pas à pointer sur lui...

- On lève les mains doucement et on se retourne... Ce sera ta seule somation... Au moindre mouvement de travers, je t'ajoute au menu du barbecue de demain...

Oui... Quelque chose le dérangeait...

Ce fut trop facile de l’arrêter...


Dernière édition par Jack Falcon le Mar 25 Sep - 15:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Lun 24 Sep - 21:45

La peur. C’était le seul sentiment qu’elle arrivait à ressentir... après tout, que pouvait-elle ressentir d’autre ?

Le monde — se trouvant devant elle — commençait à s’effondrer. Pas comme dans les catastrophes naturelles, mais plutôt comme dans les récits bibliques. Si par nature, Naya n’imaginait pas ce genre de chose possible, il fallait bien reconnaitre qu’ici, à ce moment précis, elle prit parti d’y croire... tout comme Iwan. Dès quatre âmes, il était le seul à vraiment croire en ces choses. Il était le seul croyant de ce groupe. Et pourtant, même lui avait du mal à y croire. Et pourtant, même lui, il avait du mal à comprendre ce qu’il voyait. Le monde, leur monde, s’effondrait sous leurs yeux sans qu’ils puissent y remédier.

Heureusement pour elle, elle n’était pas seule. Elle avait trois âmes à ses côtés. Elle avait trois amis à ses côtés. Et cette amitié fit ses preuves à ce moment précis. En effet, alors qu’elle commençait à paniquer sur ce qu’elle allait faire, sur ce qu’elle devait faire, Kiyo vint à son secours. Ne cherchant pas à le contredire, elle le laissa prendre sa place. Il était le mieux placé pour gérer ce genre de situation.

« Bon... on est dans une sacrée merde. », dit-il pour résumer la situation dans laquelle ils étaient. « Naya, est-ce que tu connais cet... », commença-t-il à dire en regardant Nero. « ... te chose ? », demanda-t-il en le regardant toujours.

••• Non, mais on ne peut pas la laisser là. Elle va se faire bouffer par ces choses. •••, dit-elle, s’inquiétant un peu.

« Sauf qu’il est mort. Et si tu ne veux pas qu’on se retrouve dans le même état, il faut partir au plus vite. Mais promis, quand tout ce merdier se sera calmé, on ramènera son corps pour lui faire un enterrement digne d’un... inconnu. », dit-il en cherchant un mot gentil pour qualifier cet inconnu.

Et sans attendre la réponse de Naya, il partit.

Habituellement, quand il jouait au jeu du chat et de la souris, c’était lui le chat et ces créatures, les souris. Malheureusement, aujourd’hui, c’était l’inverse. Il devenait la souris et eux les chats. Mais contrairement à ce que le destin voulait, il allait plus ressembler à un rat porteur de la rage qu’à une docile petite souris. Ce n’était pas dans sa nature de jouer ce genre de rôle.

Il allait commencer dès maintenant. Et d’une pierre deux coups, sans même le connaitre, Kiyo allait venger l’humain que l’ange venait de tuer.

Le corps sur le sol, la tête dans leur direction, Kiyo prit son épée et se mit en position d’attaque. Ce n’était pas un lâche. Il préférait mourir en combattant que de vivre en fuyant. Et sans chercher à réfléchir, à écouter les cris de Naya, il attaqua l’ange. Mais avant qu’il eut le temps de faire quelque chose, quelqu’un prit sa place. Avant que son cerveau ne comprenne qui avait fait ça, une énorme arme vint dans le champ de vision du personnage et explosa l’ange.

Timothy. C’était lui qui avait pris sa place.

Il avait la fâcheuse manie de faire exploser tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à un ennemi. Et pour une fois, Kiyo était heureux de l’avoir dans son équipe. Il le remercia intérieurement avant de reprendre la place. S’il était pratique pour ce genre d’action, pour le rester, il n’était pas assez expérimenté. Les grosses créatures, c’était son domaine, pas le sien.

Avant même que Kiyo ne chercha à comprendre ce qui se passait, il prit le corps du jeune homme — ou de la jeune femme, il regarderait ça plus tard — et commença à partir. Le plus important, c’était de se mettre à l’abri. Il leur fallait trouver une bonne cachette. Il lui fallait aussi honorer le corps du défunt dans un lieu propice.

Et il connaissait le lieu parfait qui pouvait convenir aux deux actions qu’il devait accomplir : la cathédrale.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Lun 24 Sep - 22:09

Bloody dusk chase

Ah là on s'amusait! Dire que de base il comptait juste faire des tours de stade. Mais non, chaque univers avait son lot de super tyrans cherchant à dominer le monde. Celui du jour était un homme au masque de fer avec un pistolet démesurément grand. Ah ben c'était ça, le type devait être laid et compenser pour quelque chose! C'était d'ailleurs la seule raison pour laquelle il l'avait laissé déblatérer aussi longtemps sur les dieux et les hommes. Il avait aussi pris des cours de clichés de villains. Eh ben chapeau l'artiste. Mais là il commençait à s'ennuyer. Alors il allait mettre un terme à tout ça.

Ou pas, il fût rejeté par une espèce de champs de forces. Évidemment, il fallait toujours corser les choses. S'enroulant sur lui même pour controler trajectoire et vitesse il fût surpris de voir un des anges le poursuivre en se vidant de son sang... Okay là il était officiellement dégoûté. Puis esquivant le coup de lance qui lui arrivait dessus, il s'emmêla les pinceaux et tomba sur le directeur adjoint. Aie il allait certainement écopé d'une heure de colle avec ça.

Ah bah non. Juste des instructions, il pouvait faire avec. Le gamin aux cheveux bleus atteint de problèmes de gestions dela colère moins. Ah mais c'estqu'on se croirait sur sa bonne vieille planète natale. Lumix en tout cas s'amusait follement. Alors que mini teigne l'envoyait voler, le blaireau se mit à la réception et d'un coup de pied bien placé lui fit aussi découvrir le goût du sol. Tiens avec la fuite d'Aequ et de la criminelle, on dirait bien que le plan du directeur adjoint tombaient à l'eau.


« Bon, le blaireau, c’est lui ou nous, contrairement au prof de combat il va pas te laisser partir comme un gentil prof de la Sup, lui. Il fait bientôt nuit, en attendant je ne peux que l’affaiblir, toi tu vas lui placer des coups de poings ultra rapides pour le harceler. »

Ouais les coups de poings valait mieux pas. Il avait rangé dans ses gants une photo de Sean et une image de lui même. Encore la photo de Sean il pouvait en trouver une autre. Mais si jamais il perdait ou déchirait son image, il se retrouverait dans une situation des plus compliquées.

Donc il lui adressa plutôt un coup de pied à la.. tête?  Pour occuper son attention pendant que le lapin s'occupait de lui façon Sushi. Sérieusement, est ce que son but était de de devenir le plus laid possible? Même un certain dieu de la destruction n'avait pas réussi a se montrer aussi laid. Et il pouvait générer des tentacules à volonté et son point faible c'était son cerveau bien visible. Oh il avait une idée!

Il attrappa le professeur qui avait décidé de participer au lancer de javelot contre sa volonté. Ce qui lui valut des points supplémentaires sur sa moyenne. C'était Noël ou quoi? Ah Quasimodo les pourchassait et il avait l'air de mauvaise humeur.


« … Une idée pour la suite ? Chuis un peu à court là… »

Avec son passager dans les bras, le blaireau doré se lança à toute vitesse droit devant lui. La créature recommença à les poursuivre en se propulsant avec son sang.

-Vous connaissez ma philosophie! Si rien ne te vient à l'esprit, alors cours! Vous voyez il l'a déjà adopté. Par contre il est vachement à découvert!

Le blaireau affichait un sourire moqueur tandis que le directeur adjoint armait son fusil et faisait des trous dans Fugly. Pour compenser la créature faisait pousser des os pour s'en faire un exo squelette. Le blaireau  changeait de position sautant de perchoirs en perchoirs pour ouvrir un point mort dans l'armure, le lapin aux cheveux argentés faisant mouche à chaque tir. La créature était maintenant intouchable à l'avant.

-Y a de l'amélioration! Au moins on voit plus ta tête. Il reste plus qu'à te trouver un sac de papier et tu pourras même trouver un job au mc gros. Par contre un conseil...

Le blaireau plongea vers la créature et à la dernière seconde se servit d'une des voitures comme tremplin pour passer derrière.Là les balles se mirent à pleuvoir. La créature sortit d'autre os et se renforca dans une exo armure ressemblant à une carapace. À l'intérieur un oeul immense les regardait.

-Tu t'es trompé de héros mon gros, chuis pas plombier!

Le blaireau se repropulsa droit devant lui poursuivi par la carapace géante. Mais celle-ci peinait à le suivre. Il en profita pour plonger sur elle et lui administrer un coup de pied la faisant tourbilloner sur place.

-Qu'est ce qui se passe mon gros, on a du mal à bouger dans sa lourde armure?

Il se saisit d'une pierre et la lui balança dans l'oeil. La créature poussa un... cri et un plus gros jet de sang la fit se propulser à toute allure.

Tu crois vraiment pouvoir me rattrapper. All right bring it on!

Le blaireau se lança  à toute allure poursuivi par la carapace géante. Millimètres par millimètres celle-ci gagnait du terrain.

-Pas mal! Voyons maintenant comment tu gères les virages.

Le blaireau obliqua soudainement. La créature lancée à toute allure sortit des tentacules de ce qui devait être l'avant de la carapace., s'aggripant pour forcer un virage sec. Le blaireau multiplia les virages jusqu'à atteindre le pied de l'église.

-Pas mal!  Maintenant  voyons voir ce que tu penses de ce type de virage.

Le blaireau changea le sens de sa course et escalada le bâtiment sacré. La carapace sur ses talons. Puis aterrissant sur le toit du bâtiment, il posa enfin le directeur adjoint sur le toit. L'oeil en carapace leur arrivait droit dessus depuis le ciel propulsé par la gravité et son sang qui ne semblait pas avoir de fin.

-Bravo! Un vrai champion! Et voila ta récompense!

Le blaireau plongea vers l'oeil et lanca sacourse torbillonnante, la boule doré traversa de part en part la carapace propulsée par le jet, mais  dans les mains du blaireau se trouvaient les tentacules de la créatuure, se propulsant de manière supersonique il les enroula autour de la nef et y attacha la créature avec un magnifique noeud de huit. Il se secoua ensuite à la manière d'un chien pour se débarasser du sang sur sa fourrure.

-J'ai décidé de t'en faire un paquet cadeau! Ça te va?
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Lun 24 Sep - 23:44

C'est quoi ce bordel ? J'y comprends rien... Tout s'est enchaîné tellement vite et voilà que je me retrouve à affronter l'un de mes meilleurs amis tout en devant protéger mon fils.
Cependant, je ne veux pas me battre, pas contre elle.

- Gabi qu'est ce qui te prend ? Pourquoi tu fais ça ?


Ce n'est pas évident de parler avec mon arme dans la gueule, surtout quand je dois éviter sans cesse de nouveaux assauts. Mais de toute manière, qu'elle me comprenne ou pas ne change pas grand chose, clairement elle n'est pas dans son état normal.

Le fait qu'elle mette en danger mon petit Ung'ulfr* fait ressortir mes instincts les plus primaires, je la charge laissant sa lame s'enfoncer dans ma chair à la place de celle de mon petit et met toute ma force dans un violent coup de tête qui l'envoie voltiger contre le mur, l'odeur du sang me fait savoir que je l'ai également blessé en retour. Moi-même, je suis sonnée durant quelques secondes sans compter que l'entaille qu'elle m'a faite bien que moins profonde que ce que la douleur me laissait supposer risque tout de même de me gêner quelque peu. Surtout que mon adversaire ne perd pas une seconde et profite de mon manque de réactivité pour se soigner, en temps normale ça l'épuise je me demande si dans son état actuel cela sera le cas.

Par Loki, je ne veux pas me battre contre elle, mais on dirait que je ne vais pas avoir le choix, ne serait-ce que pour l'empêcher de me prendre Phil. Une voix parvient à mes oreilles, je mets un certain temps à reconnaître celle du robot que j'ai rencontré, il y a un plusieurs lunes déjà, pour l'avoir vu dans les journaux ensuite, je sais qu'il s'agit de la légende technologique de la ville, il parle d'arracher les ailes des anges. Attend... DES anges !? Un rapide regard autour de moi me fait remarquer que Gabriel n'est pas seule, cependant les autres semblent s'en occuper, je dois me focaliser sur mon amie pour l'instant. Je me rapproche de mon protégé et baisse ma tête à sa hauteur tout en abandonnant ma lame quelques instants :

- Tu as entendu le robot ? Il a dit qu'il fallait arracher leurs ailes... J'imagine que c'est leur point faible, tu penses pouvoir immobilier celle de Gabi si je fais diversion ?

Je refuse d'aller jusqu'à lui arracher les ailes, mais si elle ne peut plus voler, il sera sans doute plus facile de la ramener.
Je me tourne vers elle, une nouvelle lueur dans les yeux, cette fois-ci ce n'est pas une danse amicale, mais une valse potentiellement mortelle. Comme à mon habitude, je prends le temps de prier au nom de Papi et de mon père.

- Pardonne-moi, Gabrielle, mais tes actions mettent en danger beaucoup trop de monde. Je suis dans l'obligation de te montrer pourquoi on me considère comme un fléau dans mon pays.


Mes paroles sont toujours étouffées par mon arme, mais n'importe qui comprendrait mes intentions.
J'entame silencieusement un chant guerrier pour faire taire mes doutes... Et me jette sur elle frappant aussi fort que je le peu du plat de ma lame et lui bondissant autour, mes larmes coulent malgré moi devant le pourpre qui commence à tacher les habits de mon adversaire... N'importe qui me connaissant comprendrais que je me retient malgré les apparences, Je ne veux pas lui faire du mal. Dans les faits ma lame tremble quand j'attaque, j'hésite...

- Je t'en supplie reprend tes esprits... La vraie Gabrielle n'agirait jamais ainsi... M'oblige pas à aller plus loin... Je ne veux pas me battre contre toi !

La lame de la créature ailée parvient à lacérer ma chair par endroit, heureusement l'épaisseur de ma fourrure m'évite les blessures les plus graves, mais pour combien de temps ? Si je dois rejoindre le royaume de tante Hel ce soir, cela m'est égal, mais ça ne sera pas avant d'avoir ramené mon amie et de m'être assuré que mon fils soit en sécurité

HRP : Ung'ulfr : Jeune loup, surnom affectueux que Lag donne à Aequilius
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Mar 25 Sep - 0:35

Cela faisait des jours que Neil traînassait dans une piaule minable de la ville basse, évitant de sortir au maximum, ruminant les derniers mois qu’il avait passé à Laurel. La perte de son frère juste après l’avoir retrouvé, comme s’il avait effleuré des ailes de papillons, causant sa mort. Sa rencontre avec Lilly, qu’il avait dû abandonner malgré son serment. Tous ces souvenirs se teintaient de la même noirceur poisseuse, de la même amertume, se mélangeaient aux autres enfouis au fin fond de sa mémoire, formant un amas nauséabond où plus rien n’était reconnaissable.

Le garçon au cheveux roux fut soudain pris d’une envie irrépressible de s’examiner dans un miroir. Vacillant, il tituba jusqu’à l’évier où était accroché un miroir sali par les locataires l’ayant précédé. Cela dit, la surface polie semblait bien plus accueillante que ce qui serpentait désormais le long de la nuque du jeune homme. Des zébrures affreuses marquaient sa peau d’un sceau immonde, le brûlaient atrocement, et se dirigeaient droit vers sa pomme d’Adam.

Hé merde. La fissure s’est étendue…

Il ne lui restait définitivement plus beaucoup de temps. Un an, s’il reprenait ses activités de criminel où stress intense et activité physique sont de mise.

Une toute petite année, c’est tout ce qui lui restait pour se rendre justice.

Damn. Tu vois mon vieux, le mieux, c’est que tu me laisses prendre les rênes maintenant ! T’as pas d’autres esprits criminels sous la main et dieu sait que tu vas en avoir besoin si tu veux étriper ton pater !


Dieu…

Cela fait bien longtemps qu’il n’avait pu penser à sa spiritualité. Il n’avait d’ailleurs jamais tenté de quérir l’aide d’une église. Pourtant, des rumeurs sur des miracles existent sur le net, alors pourquoi pas lui ? Pourquoi la religion ne le guérirait-elle pas de ce que la science lui avait infligé ?

Mec, t’as déjà assez souffert pour te jeter dans les bras des prêtres non ? T’as quand même pas envie de te…

-NAN MAIS TAIS-TOI ! RAAAAAH J’EN PEUX PLUS DE CETTE VIE DE MERDE, J’EN PEUX PLUS OK ?

Je suis pas un démon. Je suis pas un démon. Je suis pas un démon. Je suis pas un démon. Je suis pas un démon. Je suis pas un démon. Je suis pas un démon. Je suis pas un démon. Je suis pas un démon. Je suis pas un démon. Je suis pas un démon. Je suis pas un démon. Je suis pas un démon.

Je suis pas…

Un démon…


La voix de Neil se mourrait tandis que son regard parcourait l’évier maculé d’un liquide beige, légèrement orangé. Son « sang ». De toute évidence, il lui fallait de l’aide, il était en train de perdre les pédales, alors autant tenter l’impensable et se réfugier dans des croyances poussiéreuses…

Ou tout simplement réaccepter le fait que tu n’es plus et ne seras plus jamais Neil John…

-NOOOOON !!!!!!! PAS CE NOM !!! PAS CE NOM !!! JE TE L’INTERDIS !!!


Ses mains enveloppèrent ses oreilles, glissèrent vers sa bouche pour l’empêcher de provoquer davantage de vacarme. Il fallait qu’il se calme. D’urgence. Se faire interner ne lui serait aucunement salutaire.

On inspire, on expire, on visualise un huit couché, l’infini, avec un poing brillant qui le parcoure et…

Une musique brisa sa transe et l’ancra définitivement dans le réel. Non, pas une musique : une sonnerie de téléphone. Les notes métalliques lui firent l’effet d’une douche froide, et c’est complètement transi jusqu’aux os qu’il décrocha d’une voix blanche :

-Allô ?


- Bonjour Monsieur, seriez-vous intéressé par notre nouvelle Box inter…

Le rouquin raccrocha dans un soupir, et s’accroupit au sol, et jeta le portable au loin, excédé. A quoi s'attendait-il ? Il n'y avait que les compagnies télécom et le boulot qui le contactaient. Jamais rien de bon ne sortait du combiné.
Jamais.

Sa mère portait une frêle croix d’argent autour du cou, et à chaque fois c’était ce qui retenait étrangement Daddy de la tuer, comme si le bijou l’épiait. Chaque fois qu’il désirait étrangler sa femme, ses mains semblaient le brûler, et toujours il tournait les talons en claquant la porte bien fort, histoire de bien faire intégrer le fait qu’il était frustré. C’était dans ses moments là qu’il souhaitait le plus passer du temps avec Neil, son punching-ball de consolation, et accessoirement son fils.

365 jours.

Le compte à rebours était lancé. Cependant… Il se sentait vide. Epuisé. Souffrir en continu physiquement allait encore, mais si son cerveau commençait lui aussi à partir en vrille… Il ne serait définitivement plus humain. Et dans ce cas, prendre une vie pour soi-disant sauver la sienne, à quoi bon ? Son existence était foutue. Il était seul. Vieux. Malade. Bousillé.

Et personne ne saurait se souvenir de lui quand l’heure sera venue, du moins pas autrement qu’en tant qu’ombre passante, toujours en cavale, ou sous une fausse identité.

Personne ne connaîtrait son histoire, ni à quel point il aimait le violon.

Pour une raison inexplicable, ces pensées le torturaient au point de lui arracher des larmes. Cela le rendait furieux, l’empêchant presque de respirer.

Puis, la lumière fut : l’heure de la confession avait sonné.

Quitte à se confier à quelqu’un, autant que ça soit à l’intermédiaire entre ce monde et le potentiel Big Boss.

OK, t’aurais pu aussi te filmer pour faire ton drama après un parricide et faire le buzz mais très bien va donc t’embrouiller l’esprit avec de l’espoir de pacotille… Tant que tu te montres raisonnable ensuite…

Neil ressentit un grand froid. Frissonnant, il remit son sweat, et pris le chemin du centre-ville dans un état second, sans oser regarder en arrière ou scruter plus attentivement les alentours. Il était hébété, groggy de cette situation incongrue, se demandant à chaque pas ce qui avait bien pu lui passer par la tête. Inconsciemment, il opta pour des petites routes, des détours, jusqu’à distinguer la cathédrale au loin.

L’atmosphère était étrange. Il se mit à sentir comme une pression dans son dos, un peu comme lorsqu’il faisait des crises d’angoisse et qu’il avait le sentiment de se faire épier. Nerveux, il fit volte-face, et bondit en arrière, stupéfait.

Un ange.

Ses jambes le firent déguerpir vers le lieu saint sans même qu’il eut le temps d’assimiler l’information. Neil s’était toujours fié à son instinct pour survivre et là, clairement…

Il avait la mort aux trousses.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Mar 25 Sep - 3:36

Chaos, confusion et tumulte, ainsi, est l'esprit de l'enfant en ce soir.
La raison qui l'avait poussé à courir vers le danger n'était que l'appel du sang.
Une forme de voix qui se fait un écho de sa propre origine et ses pires craintes.
Si sa mère a la forme d'une terrible créature, c'est bien Aequilius qui réagit comme un prédateur.
Après tous l'enfant n'avait eu pour père et mères que guerrier et guerrières.

L'utilisation du pouvoir d'annulation sur sa personne a pour effet à long terme de bien plus embrouiller son esprit. Alors que le sous-directeur appel l'enfant à aidé sa mère, il ne pense qu'a frapper la première chose qui lui passerai sous la main.
La poltergheist se rapproche.

"- Aequ, rapproche toi de ta mère. Tu vas te faire mal si tu restes ici."

Bien que cette phrase peut semblé ironique, elle est partie d'un sentiment sincère. Bien que puissant, l'enfant n'a pas sa place sur un champ de bataille. Le fantôme à sincèrement peur que la seule chose qu'elle est parvenue à aimer disparaisse et la laisse seul.

Bien que totalement embrumé, l'enfant a suffisamment de contrôle sur lui-même pour se diriger vers sa mère.
Il observe un bien triste spectacle, celui de sa mère et de sa professeur, dans un duel qu'aucune des deux n'aurait voulut.
Cette créature, avait-elle au moins une seul choses en commun avec dame Gabi ?


L'enfant n'intervint pas directement dans le duel, il surveille juste qu'aucune des créatures ne s'immisce dans ce duel.
C'est alors que les voix qui l'a poussé par ici repris son chuchotement, il la connait que trop bien.
Il les a entendues en rêve un bon nombre de fois, celle de son père qui l'appelle à pleinement embrasser sa nature d'agent de la destruction.

"Te voici dans ton premier champ de bataille et toi, tu te contentes juste de regarder. Tu es vraiment une déception."

L'enfant serre les poings de la brume de son esprit, la colère monte.
La fantôme voyant le désarroi de l'enfant se tourne vers lui.

"Aequ, ça va ?"

"Au regarde comme les gens se tourne vers toi pour te protéger, c'est mignon. Tu es tellement faible que même une mâne a prie pitié de toi. Pathétique."


Ce fut à ce moment où il vit la dame de lumière plongé vers lui avec la ferme intension de l'empaler.
Bien que voulant bougé, il est totalement tétanisé.
Non pas par la peur, mais par la panique. Son esprit n'est pas assez clair pour voir quoi que se soit.
L'enfant vit sa mère plongé pour le protéger.

"Maman louve saute pour sauver son fils, je vois que tu n'es pas le seul à êtres une déception. Vous faites bien la paire ensemble."

La lame planté dans la louve et la sang de la mère s'étend dans le sol.
Les yeux de l'enfant brûlent d'une haine nouvelle, il voit encore brûlait la foret qui habitait sa première mère, alors que c'est jambe l'empêchait autrefois de bouger.
Cela ne se reproduirait plus jamais.
Débridant sa force, il a peut-être l'esprit embrumé, mais il distingue clairement qui est son ennemi et qu'elle soit sa professeur ou non, il se voit déjà lui arraché chaque organe qui compose son corps, elle n'est rien face à sa mère.

Mais la voix de sa mère le sort de sa macabre rêverie.
"- Tu as entendu le robot ? Il a dit qu'il fallait arracher leurs ailes... J'imagine que c'est leur point faible, tu penses pouvoir immobilier celle de Gabi si je fais diversion ?"

"-Oui, je crois......"

"- Croire ne suffit pas, tu dois la détruire. N'as-tu pas envie de sauver ta moman, Ung'ulfr ?"

De la voix d'Ares transpire la condescendance, il voit bien toute les créature présente comme inférieur.
Mais c'est une autre scène qui attire l'attention de l'enfant.
Sa mère parle avec sa lame entres ces dents, mais il comprend ce qu'elle dit.

"- Pardonne-moi, Gabrielle, mais tes actions mettent en danger beaucoup trop de monde. Je suis dans l'obligation de te montrer pourquoi on me considère comme un fléau dans mon pays."


Pourquoi cela ? Cette femme est bien la professeur de la classe des plus jeune, elle a toujours était bienveillante avec ses étudiants. Alors pourquoi ?
Malgré son inexpérience, il voit bien que ça maman n'avait aucune intention de la tué.

"Je t'en supplie reprend tes esprits... La vraie Gabrielle n'agirait jamais ainsi... M'oblige pas à aller plus loin... Je ne veux pas me battre contre toi !"

"C'est ridicule, un vrais guerrier ne se bat que pour la victoire. Les sentiments n'ont rien à faire sur un champ de bataille, seul les faibles s'en encombre."

C'est mot touche l'enfant, mais pas de la façons qu'Ares le souhaite.
Sa mère lui avait dit qu'un vrai guerrier à de bonnes raisons de combattre. Protéger son foyer et sa famille ou promouvoir une idée.
Mais la vraie valeur d'un combattant à l'épée n'était pas dans le fait de bien savoir manier son arme, mais savoir quand la manier.

Dame Gabrielle est une vraie combattante et une des plus nobles épéistes. Elle le savait que trop.
Sa mort attristerait sa maman et Aequilius ne veut pas voir sa maman responsable de la mort de son amie.
Il tourne la tête vers Eliza.

"Je..... Je sais ce que je dois faire, prends soin de maman."

L'enfant court vers les deux combattantes, il aurait pu casser le bras de la dame de lumière pour l'empêcher de combattre à l'épée. Avec l'épée bloquée dans la chair de sa mère éviter le demi-dieu lui était impossible.
Mais il ne toucha pas son bras.

Il préfère s'accrocher à la dame de lumière et se presser contre elle sans chercher à lui faire mal et la supplier.

"Dame Gabi, revenait, ce n'est pas vous. Je sais ce que c'est, je fais ce genre de chose tout le temps.
Ne suivais pas les voix dans votre tête qui vous dises ce que vous devez faire. Vous parlez souvent d'écouter son cœur, alors faite le s'il vous plaît."


Si cela est le vœu de la dame, qu'elle l'envoie dans les enfers, elle finirait bien par l'y rejoindre.
Les tables des Décalogues se chargeront de l'ange, lui coupant les ailes pour le paradis.


Son acte est totalement idiot, mais se donné un coups de lame vers le torse n'est pas facile. A vrais dire la lame de l'ange est même trop longue pour le touché efficacement et ses geste ne sont plus tous naturel a cause de la masses gênante qui se trouve à l'avant.
La poltergheist prend la forme d'une gigantesque créature de glace tous droit sortit des légendes de la mère de l'enfant afin d'attiré l'attention de l'ange.
Mais les prochaines actions de la mère seront crucial.


Dernière édition par Aequilius Phylonmay le Mar 25 Sep - 15:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Mar 25 Sep - 11:18

Le fils d’Ares est accroché à son ancienne professeure comme un enfant le serait à sa maman, il ne voulait pas laisser partir sa professeure dans un chemin qu’il ne connaissait que trop bien : la perte de contrôle.

Pourquoi ? Pourquoi ?! POURQUOI TU VEUX PAS BOUGER ?! S’il te plaît… Laisse-moi me contrôler… pitié…

Une larme coulait doucement le long des yeux de l’ange, elle avait conscience de ce qui se passait, elle voyait tout, les lances de lumière, le museau blessé de Lagertha, les yeux suppliants de son élève… et son incapacité à contrôler la moindre fibre de son corps…

Un monstre venait d’apparaitre sur sa droite, une créature toute droit sortie des mythologies nordiques, et la Gabrielle qui les affrontait tourna la tête un court instant, le temps pour Lagertha d’envoyer un immense coup du plat de son épée sur la tête de l’ange pleureur ! Elle fut envoyée au loin, son armure crissant horriblement sur le sol, pour s’étaler 4 mètres plus loin.

L’ange, pourtant, malgré le sang qui coulait de son front, ne semblait toujours pas avoir reprit ses esprits, au contraire, elle restait là, sur le sol, comme si la créature savait ce qui allait se passer… Le petit titan sauta sur le torse de celle qui l’avait éduqué, et lui lança une gifle surpuissante. Il était larmoyant, mais regardait dans les yeux l’ange toujours impassible.

« Dame Gabi… vous m’aviez promis que vous m’aideriez à contrôler mon pouvoir, pourquoi vous abandonnez si vite, revenez s’il vous plait… »

Non, Phylonmay, arrête, je sais que tu veux bien faire, mais tu vas juste te faire tuer, arrête… tu dois…


Mais la seule chose qu’il vit, c’est une lèvre tremblante, qui chuchota à peine ces mots : « Fuire… »

Les lances de lumières n’avaient pas bougé depuis l’attaque de Lagertha, d’un coup se tournèrent vers les deux êtres, et trois d’entre elles foncèrent sur l’enfant et l’ange. Tout ce qu’entendit Lagertha, ce fut un gros « boum » lorsque les lances percutèrent le sol. Lagertha eu un instant de flottement, comme si elle ne comprenait pas la situation… puis après un moment hurla dans un cri à s’en déchirer les tympans.

Qu’est-ce… que j’ai fait ?

Je ne peux même pas protéger ceux que j’aime, mon père, ma sœur, Barbara, et maintenant c’est moi qui les blesse directement… Je ne suis pas une chevalière, je ne suis qu’une pauvre femme arriérée qui se prétend suivre un code d’un autre temps… Je suis toujours la même petite fille naïve qu’à l’époque, qui joue aux chevaliers et aux bandits… Une frêle petite fille qui vient de tuer un enfant…

Lorsque la fumée se dissipa, elle vit un spectacle perturbant : une enfant, aux cheveux blancs, drapée d’un grand nimbe de lumière et de quatre grandes ailes, tenait Aequilus dans ses bras, lui étant gravement blessé, pleurant de douleur ou de tristesse, qui sait ? Il n’entendit seulement qu’un « shhhht » de la part de la jeune fille. Elle le déposa sur le sol, et se leva.

La jeune fille ressemblait en tout point à ce que Gabrielle pourrait ressembler si elle était une fille de dix ans, de longs cheveux blancs couraient le long de son corps, son armure était recouverte de lumière, et rien que regarder dans sa direction pouvait faire mal aux yeux. Elle tendit le bras vers la lame qui était restée plus loin à cause du coup de la louve, et un filament d’énergie sacrée lui ramena la lame. Elle la tenait à la perfection, malgré sa petite taille, sa force n’avait pas diminué.

« אתה שהעז לקרוא תיגר על אלוהים, אני מעניק לך מוות מתוק. בשמו, אני אהיה התליין שלו »

Un grognement fit tourner la tête au nouveau chérubin, une présence sombre, une intention de tuer pouvait se sentir…

Je… je suis désolée, Lag…

Pardon.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Mer 26 Sep - 19:02


Un mur de flammes se dressait face à l'homme au masque de fer. Une ironie cruelle ; voir ces lueurs orangées de si près à nouveau, et toujours ressentir un certain sentiment d'insécurité à leur menace. Il avait beau prendre toutes les précautions du monde, et créer les gadgets les plus efficaces pour assurer sa défense en tout temps... les vieux réflexes humains, et les traumatismes, ont une certaine difficulté à laisser tranquille l'esprit d'un être gravement marqué par un événement tragique. À sentir les braises si proches de son visage ; même sans que celles-ci ne traversent la première ligne de sigles défensifs ; L'homme se sentit obligé de poser sa main contre son masque de métal afin de se rappeler qu'il n'avait rien à craindre. Plus jamais ces choses ne le blesserons ; et plus jamais il n'aura besoin de se soucier des défauts qui supposément séparaient hommes et divinités. Il pouvait entendre l'homme à la moto le menacer en faisant usage des classiques avertissements d’autorités à travers le monde. Un dialecte répétitif, qu'il était las d'entendre au travers de ses diverses interventions en « bonne et dûe non-violence ». Cette réplique de la part de l'homme drapé de bandages, évoqua cependant une réaction de la part de celui qui n'avait pas reçu une égratignure depuis le début de ce conflit entre une armée angélique déchue et ceux qu'ils étaient jadis sensés surveiller et juger. Et cette réaction s'illustra sous la forme d'un léger rire ; condescendant peu être ; mais sincère dans son hilarité. Il tourna les talons ; mains hors de son imperméable usé, positionnées dans un signal confus, agrémenté par ses épaules haussées et son cou penché sur le côté. Telle que sa posture le suggérait – il n'en avait aucune idée. Aucune idée de ce que l'homme aux bandages comptait faire pour le stopper de prendre plus de distance à ce point là. Visiblement, une claymore de trois mètres n'avait su que lui faire faire quelques pas en arrière ; et tout les autres coups assénés jusqu'à présent n'eurent effleuré un bout de peau. Clairement, peu importe de quel matériel étaient constituées les munitions de l'arme pointée sur lui... très peu de chance qu'elles représentent une quelconque menace. Il n'était pas le type de personne à jouer de manière réglo, et avait l'intention de prouver ce fait jusqu'au bout.

- Un act brave. Sans l'ombre d'un doute ; c'est ce que cette génération admiratrice de vigilante peut produire en masse. Un courage manufacturé de toutes pièces, basé sur l'illusion d'un surmoi atteignable par le biais d'apprentissage ou de passion.

L'homme baissa les bras, tournant la tête vers un autre point de marque du champ de bataille. Il put constater que le contrôle sur les anges avait été un succès ; mais que quelques effets secondaires (envisagés mais non-garantis) eurent déjà pris place sur la structure biologique de multiples exemplaires de serviteurs célestes. À l'exception de quelques anges déchus ; d'autres, montraient les signes clairs d'une intolérance au lien qu'ils partageaient avec leur maître. Le signe d'une relation de loyauté toxique, pourrissant corps et âme, transformant leur structure en une abomination chimérique sans pareil. Pas la première fois qu'il voyait cela arriver, cependant – le coût du progrès repose sur le nombre de ressources gaspillées pour en arriver au résultat final. Main posée sur son chapeau, l'homme fit quelques pas en avant ; confiant que l'arme qui était pointée dans sa direction n'aurait pas plus d'atout létal que les piliers de flammes incandescentes qui généraient une ombre épaisse sur la silhouette de l'homme masqué.

- Mais tu as la bonne idée. Les premiers hommes ont dévoré le fruit de la connaissance afin de briser le lien de soumission qui les séparait de leur créateur. Sans les bénéfices du savoir, nous serions restés au même point, sans probablement connaître un semblant d'amélioration au travers des millénaires. Et l'objet que tu tiens dans les mains ; être de flammes ; est un instrument létal que dieu espérait ne jamais voir être inventé.

À son tour, il dégaina son arme disproportionnée. Une arme à feu dont la distribution de masse était sans-dessus-dessous, tentant vainement d'imiter la structure générale d'un magnum ; mais décoré d'atroces choix de couleur et de motifs. On aurait presque dit un jouet.

- Ton manque de confiance en tes capacités surnaturelles, cries au complexe d'infériorité face à l'ingéniosité de l'être humain.

Et les gâchettes furent pressées. Mais seulement l'une d'entre elles eut l'effet attendu par son opposition. Car si dans le cas de Jack ; une munition fut projetée dans la direction de l'homme masqué (le tir s'écrasant dans une épaisse couche de sigles) ; On ne peut pas dire la même chose du « tir » de l'homme étrange. Son action ne semblait pas avoir eut de but mortel – en réalité, il n'avait même pas visé dans sa direction ; mais plutôt légèrement sur la gauche. À la place de creuser une nouvelle blessure dans la peau du phénix... c'est entre les deux yeux d'une créature ailée, que la munition se logea. La bestiole ailée s'écrasant au sol comme un oiseau ayant piqué droit vers une vitre de building. Il aurait pu abattre le phénix.. mais à quoi bon ? L'avoir mort et prendre le risque que quelque chose ou quelqu'un ne vienne le ramener par proxy, était un risque qu'il n'était pas heureux de prendre ; surtout si près de la messe. Il baissa son arme, marchant dans la direction de l'homme en combinaison d'interventions armées ; alors qu'il rangea son arme dans son holster. Il demeura silencieux, ignorant l'arme qui était pointée sur sa direction ; et le risque potentiel que de nouvelles attaques ne l'atteignent – il n'avait rien à craindre. Pas les flammes, pas les armes. Son seul ennemi est le temps lui-même.

Alors que ses chaussures cirées ne s'écrasaient dans la figure déformée de la créature angélique abattue ; l'homme leva la tête, observant l'acharnement des deux dotés qui avaient amené le rythme de la bataille dans les airs. Bêtes mythiques et machines extraterrestres. Impossible que ceux-ci puissent comprendre la frustration d'être le chaînon inférieur. Et pourtant, ils se battaient comme s'ils avaient un combat à gagner au nom de la paix. Une image risible et malheureusement réelle, qui se prouva lorsque deux cadavres d'humanoïdes ailés furent simultanément projetés au sol et piétinés dans la gorge par les deux autres combattants de Laurel, atterrissant derrière lui. Le trio était de retour à la case départ – un parfait triangle qui cernait en son sein l'utilisateur de technologie avancée. La machine, paume ouverte en direction de l'instigateur de cette farce. Un dragon, gorge brûlante, prête à le calciner ; Et pour finir, un phénix ; serres acérées, chauffées à blanc. Quelle terrible journée pour être la définition de ce qu'on nommerais « normal ».

Il soupira, joignant une main à l'autre, commençant à taper dans ses mains lentement. Chaque nouveau « clap » faisait monter un petit peu la tension. L'absence d'inquiétude dans cette triple-menace n'était aucunement de bonne augure. Même si étrangement... il n'avait pratiquement pas attaqué durant tout ce bal macabre. Un détail qui n'eut manqué d'être voyant aux yeux de la machine de combat extraterrestre ; qui s'interrogeait quelque peu sur les intentions d'un être qui – derrière ses impressionnantes barrières défensives ; ne semblait pas être aussi violent que ces créatures déchues.

- Derrière une coquille pareille, vous devez vous sentir invincible. Mais ce niveau d'animosité est ridicule. Jamais je n'ai observé d'homme se trouver au milieu d'un conflit et agir de manière aussi neutre et passible.
- Dans une situation pareille ; machine, il n'y a pas grand chose à faire. Je ne suis pas l'événement principal ici. Rien de plus que son promoteur, manager, peu importe de quel œil est-ce que vous souhaitez le voir.  


La parole sembla rebondir, cette fois sur les lèvres ensanglantées de Jay. Le jeune homme à la chevelure noire et aux yeux rouges, semblait avoir un mal fou à contenir la bête dragonique qui ne demandait qu'à expulser des flots incandescents ; mais privilégia le dialogue ; également intrigué par cette démarche suspecte. Le fait même de le voir piétiner l'un de ces anges n'avait pas de sens, s'ils étaient supposés être dans son camp. Dubitatif, il fronça un sourcil, sa voix se perdant entre l’agressivité intense de Draco, et le questionnement méthodique de Jay.

- Pourquoi prévenir l'entrée vers le meal principal hein ?! Si tu veux vraiment que Laurel voit l’événement principal ; c'est pas contre-productif de balancer tout ces putains d'oiseaux dans le chemin !? C'est du marketting de merde ; personne va le voir, ton spectacle !
- Malheureusement mon client semble avoir jugé nécessaire de mettre en place quelques préparations. Voyez ces gentlemen ailés comme des assistants pour vous aider à patienter. Cependant ils ne sont pas mes alliés pour autant.

Jack, en revanche, semblait avoir pour une fois plus de mal à retenir sa frustration que ses deux camarades d'assaut. Les flammes qui brûlaient ses bandages se faisaient de plus en plus intenses de secondes en secondes. À un point où même les mots ne purent sortir de ses lèvres pour gagner un quelconque type d'Intel.

Et ce fut un moment propice. Car c'est à ce moment exact que les cloches de la cathédrale, résonnèrent à travers la ville.


La légende raconte que ces lourdes offrandes au seigneur, sont porteuses de mauvaises nouvelles. Les plus suspicieux penserons au chant d'un signe. Les plus innocents y verront une référence à l'heure actuelle.. mais ceux qui ont déjà connu la souffrance de perdre quelqu'un qui leur est cher, connaissent le rythme de la chapelle.

Elle résonna par trois fois. Ce fut trois pulsions qui stoppèrent chaque ange sur le terrain dans une sorte de stase. Comme si le temps était en train de ralentir sous les yeux de chaque avocats de leur propre existence. Mains jointes, baissées en prière. Ils célébrèrent, mais aussi pleurèrent.

Car réunis en ce jour. Nous annonçons le départ de trois âmes qui se dressèrent contre le mal pour protéger la vie.

Aux yeux des hommes, le monde sembla se vêtir de bleu. Toutes autres couleurs semblaient si ternes, mortes. Mais que pouvaient-ils y faire ? Le glas avait déjà sonné trois fois.. et leurs cerveaux n'avaient pas l'air de comprendre que trois de plus allaient être joués pour leur propre honneur personnel. Car un homme n'est rien de plus qu'un singe nu à la merci du royaume animal. Alors il construit afin de nier ses faiblesses. Il s'arme, compense, dépasse. Dans son manteau de traîtrise, il se protège de l'injustice que représentent ses défauts. Comme des ailes d'anges déployées en un clin d'oeil ; l'imperméable de l'homme s'ouvrit. À l'envers de l'habit se trouvait une myriade d'étranges objets solidement attachés à la doublure. Et d'un geste, il se saisit de trois munitions d'arme à feu ; coinçant chacune d'entre elles entre ses doigts, tandis que l'autre retira à nouveau son arme de son confinement.

Le temps n'avait pas réellement été arrêté. Mais ce qui pouvait être observé d'un regard extérieur, n'avait rien de naturel pour autant. Comme de courtes visions vers une scène déchirée entre réalité et rêve.

Peu importe l'entraînement, les dons, ou la teinte du sang.

L'être humain a une arme pour tout et chacun.

Et en moins de temps qu'il ne fallut pour battre des cils ; Trois trous béants s'étaient creusés en nos défenseurs de la vie. Si rapide et effroyable, que même la fumée n'avait pas eut le temps de sortir du canon de l'arme aux proportions grotesques. Mais on pouvait entendre une certaine distorsion , suivant les impacts. Un « Tic-Tac » irrégulier, torturé. Suspendus dans les airs ; ils avaient des expressions à la fois distinctes, mais également communément liées par un sentiment qui sommeille en chaque être vivant ayant gagné accès à sa propre façon de penser.. la peur de mourir.

Yeux exorbités, et fluides colorés respectivement à leur nature vitale ; ils s'écroulaient extrêmement lentement. Le trou dans la cuirasse métallique de la machine d'agis était pourvue d'étincelles blanchâtres, extrêmement concentrées en son milieu ; les arcs électriques se propageant sur chaque parcelle de l'armure comme une gangrène instantanée ; fondant le métal qui l'entoure. Le cas du Dragon était similaire, mais plus particulier – C'était son œil gauche qui avait pris le tir ; et dans une explosion d’hémoglobines, virevoltaient de petites créatures féeriques ; pleines de paillettes, couvertes de sang. La troisième victime avait des propriétés inexplicables – là où résidait le trou béant, s'était également logé une minuscule fenêtre vers ce qui semblait être une galaxie ; aspirant en son sein sang, flammes, chaires et cendres sans aucune discrimination. Des expressions de désespoir et d'incompréhension peinturluraient les visages des trois nouveaux cadavres....

- … Relaxez-vous, ce n'est qu'une farce, gentlemen.

« Clic-Clac » ; et tout revint à la scène apocalyptique qui précédais le glas. Pas de métal cassé, pas de gibier pour Arthur, et pas de poulet rôti pour l'espace. Les trois hommes étaient toujours bel et bien debout, en vie et en bonne santé... mais clairement toujours figés sur l'image qui leur avait été montrée... ou plutôt, vécue. L'imperméable de l'homme au masque de fer revint se coller à lui ; laissant une maigre vision de ce qu'il tenait dans la main – une sorte d'appareil photo jetable qu'il finis par ranger dans la poche arrière de son pantalon. Il poursuivit son chemin silencieusement, alors que chaque ange sur son passage , s'inclinait de la manière la plus polie qui soit – en piqué, face contre terre, cou cassé.

- C'est bientôt l'heure de la messe. Veuillez me rejoindre.

Les rythmes cardiaques de Draco et de Jack étaient similaires à un métronome hors de contrôle. Quand à la machine d'Agis, ses iris rougeâtres étaient couvertes de fenêtre d'erreurs critiques et de rapports de dégats irréparables. L'espace d'une seconde, comme un rêve fiévreux ; ils eurent tout trois vécu une mort terrible. Mais sans preuve, ceci ne sera qu'une illusion, coincée derrière le voile rassurant de l'ignorance.

---



Partout sur le champ de bataille, les figures ailées s'écrasèrent violemment contre le sol. Attaquées ou non, ces créatures supposément divines, connaissaient le même sort tragique que n'importe quelle victime de nécromancie. Une similarité qui n'échappa guère à l’œil de Swan. La manipulatrice de cadavre en avait vu de toutes formes et couleurs, Les voir se dandiner ou graveler sur le sol, n'était réellement qu'une question de capacité de l'enchanteur.

Et elle était plutôt confiante que ses capacités étaient top-notch, la crème de la crème ; Les morts viennent à elle pour lui signer un autographe en personne. Un claquement des doigts et ils se lèvent ! Un coup de lame dans la face et ils retombent. Business de tout les jours, pas d'inquiétude !

Ou plutôt, c'est ce qu'elle pensait, jusqu'à ce que le glas de la cathédrale ne se mette à frapper les ruelles. La jeune femme ressentit un certain sentiment d'inconfort.. comme un mauvais pré-sentiment. Peut-être étais-ce le froid de l'automne qui s'installait. Après-tout, la nuit commençait à afficher ses premières couleurs, et ça ne prendrais que quelques degrés de moins avant que sa respiration ne prenne une forme visible. Il était peut-être temps de se mettre quelque chose sur le dos.. et avec tellement de cadavres de policiers aux alentours, peu de chances que l'un d'entre eux se plaigne si sa veste se retrouve sur les épaules de quelqu'un d'autre.

Un sourire satisfait se dessinant sur ses lèvres, la dame aux cheveux sombres claqua des doigts et attendis que ses esclaves se chargent de cette tâche pendant qu'elle patiente.  Elle peut entendre les carcasses se mouvoir derrière elle. Avec impatience, elle tapotait du pied sur le sol, comme si elle réagissait au tempo d'une musique qui ne semblait résonner que dans sa propre tête. Et elle attendait. Et elle attendait....et elle attendait... ?

- Qu'est-ce qui vous prends aussi longt----


Les carcasses étaient effectivement en train de retirer les vestes des policiers. Cependant, si son ordre n'avait pas été clair ; il semblerait qu'ils avaient tous compris d'en prendre individuellement un de chaque défunt sur scène...et les enfiler pour eux même. Une scène inexplicable à laquelle l’enchanteresse macabre n'avait jamais été confrontée auparavant. Ça ne pouvait pas possiblement être une fausse manipulation de sa part – elle n'échoue jamais, jamais dans son domaine principal. Donner des ordres est dans sa nature ! Elle est au dessus de ces vestiges du passé ; une beauté éternelle, une reine ! Une---- ignorée.

Son arcade sourcilière semblait maintenant danser à un tempo de son propre crû – celui de la frustration. Elle avait du mal à y croire, et pourtant c'était une réalité. Main sur le pommeau de son arme religieuse, elle dévisagea les goules et autres cadavres qui s'étaient assis en tailleur sur le sol, dans un cercle ; bols usés sur le sol, cartes de poker en main ; et rejoins par un cinquième joueur. Ils l'ignoraient complètement. Peu importe ce qu'ils étaient en train de faire au milieu de cette rue pleine de morts ; ce n'était pas leur business – la seule chose qui animait ces créatures était l'esprit du risque, du pari, des jeux illégaux. À la droite d'une goule aux cheveux dressés en crête de punk, se trouvait un jeune homme à la peau pâle et fissurée ; tenant ses cartes d'une étrange manière ; levant les yeux vers la jeune femme à l'air déplue.

- Hmm ?
- ne me « Hmm ? » pas ! Quel vile sort as-tu utilisé sur mes serviteurs pour les transformer en de tels déchets ?!
- Je ne vois pas de quoi vous parlez, madame, ils m'ont invité à jouer, et j'étais stressé, alors je les ai rejoins.

Elle n'avait pas immédiatement remarqué mais.. autre chose ne tenait pas la route. L'une de ces goules n'était pas la sienne – ou plutôt, n'était pas une goule, tout court. L'un de ces anges zombies était également assis dans le cercle des parieurs, cartes serrées entre ses tentacules osseuses. Un autre des zombies commençait à allumer une cigarette et tirait une bouffée de nicotine hors de ses poumons non-existants. Celui-là avait des lunettes de soleil, et avait écris au crayon feutre « DEADLESS » au dos de sa veste. Un logo apparemment partagé par tout les autres serviteurs qui eurent pillés les cadavres des policiers. Le leader, sûrement, il avait l'air assez hard-boiled pour un personnage non-joueur. Rétractant sa jambe osseuse contre son torse squelettique ; il répondit d'une voix rauque.

- On en a assez de recevoir des ordres des vivants ; m'dam. On est clairement surexploités. On se TUE à la tâche ici.
- Que---
- Personne s'arrête deux secondes pour nous demander comment on va. Une minute on est debout et celle d'après on est de retour dans le sol. C'pas une vie pour un mort. Z'êtes pas d'accord, les gars ?

Un hochement de tête à l'unisson confirma les dires du leader. Même si visiblement, à en juger par le signal que donnait la présence du type qui était apparu en même temps que l'ange – celui là était bel et bien vivant. Et c'est envers cet homme que la manipulatrice de cadavres tournait son animosité – une apparition trop suspicieuse pour être coïncident ale à cette pseudo-révolution de son autorité envers le royaume des défunts. Elle pointa Neil du doigt avec un visage contrarié ; faisant apparaître une petite goutte de sueur sur la tempe de l'homme à la peau fragile.

- Vermine. C'est tellement insultant que je n'ai même pas le cœur de faire semblant de t’adresser une quelconque estime. Lèves-toi et affrontes-moi !
- J'crois que t'as une touche, rouquin.
- Eh... tu crois ? Ha ha ..hahahaha....

Les zombies commencèrent à échanger un instant de camaraderie ; alors que la dame fit glisser lentement son arme hors de son fourreau. Et cette lenteur était assurément rassurante, parce qu'elle signifiait que l'incantatrice considérait la possibilité que tout ceci ne soit qu'une erreur....jusqu'à que...

- Un peu trop vieille pour moi, je pense.

Swching.

---


Le sang coule ; goutte après goutte. Sous les yeux de l'immense bête canine ; un reflet de désespoir se dessine sous la forme d'une tragédie. L'enfant maintenu dans les airs par le manche d'une lance d'énergie sainte ; créant une ouverture dans son corps ; traversant omoplates et estomac. Mais là où le sang étalé sur la lame s'arrêtait, n'était pas au bout de la lame. Le sang de Philonmay s'arrêtait sur le torse de l'éducatrice, plus précisément sur son armure. Elle avait un regard sterne, dénué d'émotions. Ironiquement, c'est l'étincelle d'humanité qui brûlait dans l'âme d'Aequilius, qui provoqua également son erreur la plus fatale. Les sentiments ont toujours été le talon d’Achille de n'importe quel être divin. L'enfant aux yeux grand ouverts, expulsa une gerbe de sang sur l'épaule de son institutrice. Les éclaboussures de sang qui avaient atteint son cou, semblaient balayées par le crucifix brillant sur sa gorge. Comme un aristocrate essuie ses chaussures après avoir piétiné un insecte. Il n'y avait que peu de différence.

Les larmes emplirent les yeux de la bête mythologique, dont les griffes, plantées dans le sol, créèrent des fissures. Ses sentiments étaient devenu une bouillie de tout ce en quoi elle avait placé sa confiance. Ami, ennemi, famille ; ce n'était plus une question de faire un choix – pas un choix qu'un être humain pourrait faire sans en abandonner un autre en retour, en tout cas.

L'espace d'un instant, les seules choses qui bougeaient, étaient les braises volantes ; dansant au gré du vent, dans l'espace qui les séparait. Et une pensée traversa l'esprit de la louve ; pour une seule seconde. Une dernière pensée qui se fit entendre clairement dans tout ce capharnaüm de questions et de cris de désespoir. C'était une question.

Car à travers ses yeux animal ; elle voyait un ange, empaler un enfant avec une arme des cieux. Dans cette peinture bouleversante.. aucun acteur ne faisait partie de ceux qu'elle était venue ici à désir d'exterminer. Provoquer le Rägnarok, punir les pêchers des mortels. Mais ici, il n'y en a pas. Trois existences séparées par des panthéons différents, s’entre-tuant pour les mêmes balivernes que ceux des responsables du tumulte. La différence n'était pas simplement petite.. ; elle était inexistante.

« Est-ce « ce » monde doit être achevé ? »

Spécifiquement. Ce royaume, Midgard. Si tout les royaumes se baignaient dans le même gouffre de pêchers et d'avarice.. où est le mal à essayer de l'en sauver ? Rédiger sa course ; changer son destin. Lagherta grogna. Le loup à la fourrure épaisse serra les dents et ramassa son épée ; alors que l'ange aux grandes ailes de lumière fit se dissiper l'arme angélique, laissant l'enfant chuter misérablement au sol. L'air de la bête était indescriptible, au même titre que celui de la protectrice du royaume chrétien était dénué d'intérêt. Les deux serraient leur arme respective à leur façon..et avec des tempéraments et idéaux entièrement différents ; croisèrent le fer à nouveau.

Au contact de la gigantesque épée argentée, celle de l'ange paraissait minuscule et pourtant si forte. Un éclat de lumière suivant chacune de leurs rencontres ; propulsant à travers les airs un véritable spectacle de souffre et de photons. L'ange avait l'avantage de la mobilité, mais la bête dominait le domaine de la force sans le moindre doute. Et quand bien même la notion humaine en elle hurlait d'abandonner ce stupide combat pour porter secours à son enfant ; l'héroïne qu'elle était, savait ne pas pouvoir laisser cette affaire se terminer par une tragédie. Elle avait confiance en Aequilius, en elle-même, et en sa rivale et amie Gabrielle.


La blonde au halo tordu s''élança en arrière suite à un nouveau coup de lame géante ; repliant ses ailes contre son torse avant de se propulser comme une fusée ; essayant de décapiter la bête dans une attaque de rapace. Les réflexes de la bête lui permirent d'arrêter l'attaque juste à temps ; tortionnant son corps et relâchant un tout petit peu l'arme mastodonte ; utilisant son poids pour faire glisser le pommeau devant sa gueule parant le coup. Jamais la lame de Gabrielle n'avait été aussi proche de ses yeux ; et à voir l'intensité de leur lumière ; la créature Asgardienne compris qu'il n'était pas là le produit d'une volonté ; mais d'un ordre instinctif.

*- Pourquoi t'en voudrais-je.. tu fais exactement ce pourquoi tu as été créer. J'aurais sûrement été pareille à ta place... et c'est pourquoi... !*

La bête resserra à nouveau ses crocs sur la lame mastodonte ; rétractant l'épée vers le ciel en poussant sa gueule de toutes ses forces dans la direction opposée. La garde de Gabrielle brisée ; celle-ci tenta de se rétablir en équilibre dans les airs ; mais ses ailes se mêlaient les unes aux autres. Le temps qu'elle ne puisse reprendre le contrôle ; le poids de la lame s'écrasant au sol... seule. La lame avait été abandonnée par terre ; et sous les yeux absents de l'ange ; une gigantesque mâchoire s'apprêtait à l'engloutir.

- !!!

étrangement ; le timing de la morsure était anormalement lent. Comme si Lagherta avait volontairement laissé une seconde de plus à l'ange pour se ressaisir, et immédiatement positionner sa lame vers le haut, prête à encaisser l'attaque de plein fouet. Un mouvement approprié, en théorie – sa fierté l'empêchait de simplement battre en retraite contre le danger ; Et ainsi, l'épée d'or de Gabrielle se retrouva confrontée à une véritable épreuve de force ; méticuleusement plantée entre deux crocs de la louve. Le sang s'écoulait de la blessure, tâchant les mains de l'agent du seigneur ; tout en étant repoussé par la lumière sainte de l'arme divine.

*- Parce que je sais que bien plus de larmes coulent sur tes joues en ce moment. Je ne vais plus laisser ça arriver !*

Mais le pouvait-elle vraiment ? Il y avait un certain sentiment nostalgique à cette lutte. Car la légende veut que cette même situation ai provoqué la dernière heure du loup Fenrir dans les écrits historiques sur Midgard. Était-elle sur le chemin de respecter cette prophétie dont son géniteur avait échappé ? Sa gueule ne montrait aucun signe d'affaiblissement. La lame s'enfonçait de plus en plus rapidement et férocement à travers la gueule de la créature, perçant le dessus, près du museau. Les gouttes de sang peinturluraient la fourrure sombre de la bête. Mais pas une larme ; pas un couinement. Parce qu'elle savait ne pas être qui souffrait le plus de cet échange. Et dans une lutte où le sang coule moins que les larmes.. il n'y a pas de place pour la défaite.


Les iris de la bête Asgardienne s'illuminèrent d'une étincelle de détermination, alors qu'elle fit appel à la divinité humaine que son voyage sur terre a forgé en elle. Parce que les conflits célestes ne peuvent déchirer ses liens ; cette fois-ci ; la gueule de la louve ne subira pas la même destinée tragique.

Et cette volonté se matérialisa sous une forme étrange. La lumière s'échappant de l'arme de l'ange, fit désormais pâle figure ; face à la prolifération de feux follets qui se déversaient de la blessure de la bête. Ces flammes verdâtres finirent par entrelacer les gigantesques crocs de la créature Asgardienne ; créant un réseau de lignes fluorescentes sur ses crocs, et aux tissus de sa mâchoire. Les blessures n'avaient pas seulement été cautérisées par l'énergie empruntée de l'épée – elles avaient également modifié sa rotation ; faisant perdre l'équilibre de la garde de Gabrielle ; Expulsant l'épée sainte à travers le champ de bataille ; brutalement plantée dans le sol.

Cette garde cassée, eut l'effet d'un choc. Une fois de plus, le temps sembla avoir des difficultés à avancer correctement. Les bourrasques de vent qui suivirent l'expédition de ce « Cure-dent » laissa Gabrielle face à une gargantuesque mâchoire boostée à l'énergie des dieux nordiques. Petite comme elle se présentait, elle serait sans nul doute dévorée tout cru. Une destinée probablement correcte, pour celle qui eut blessé l'enfant de la louve devant ses propres yeux. Inconsciemment, elle était prête à l'accepter – cette fin.

- …...WAF !!!

Un aboiement. Exact. Toute l'énergie, la passion qu'elle avait concentré en cette riposte. Tout était parti dans une attaque sonore surpuissante à bout portant. Un seul et unique aboiement qui qui déchaina un véritable cyclone derrière l'ange ; la figeant sur place ; yeux grands ouverts alors que le sol se désintégrait derrière elle ; rapidement impactés par de multiples explosions de pierre et de feux follets verdâtres. Et dans cette folie... son Halo avait été propulsé complètement hors de sa tête ; désintégré en milles morceaux au gré de « l'attaque ».

La bête et l'ange étaient équivalemment figées. Mais éventuellement ; après que le vent se soit dispersé et que la bête eut fermé sa gueule ; elle chuta sur ses genoux, larmes aux yeux. Elle aurait pu la tuer, immédiatement. Déchirer son visage fragile entre ces crocs tueurs de titans, aurait été simple comme couper dans le beurre avec une tronçonneuse chauffée à blanc. Mais même sous toute cette animosité et stress ; Lagherta était parvenue à trouver l'équilibre juste entre colère et compréhension. Cette sagesse, c'est aux côtés de son amie et rivale qu'elle l'avait développé. Et ce cri, aussi ridiculement aigu puisse t-il être ; était chargé de la même volonté pacifique avec laquelle elle avait désenchanté et désarmé la protectrice du royaume angélique.

Genoux au sol, Gabrielle restait là, choquée et coupable, portant ses mains à son visage, alors que l'immense bête lui tournait le dos. Les soucis d'amitié pouvaient attendre. Le temps que l'ange se remette de ce qu'il venait de se passer ; elle avait un louveteau à sauver, et un peu de rancœur à noyer.

---


Loin d'être difficile pour Kiyo Thompson de porter le cadavre du monstre de Frankenstein sur son dos. Ce qui l'était un peu plus était de rester vigilant avec toutes ces monstruosités pouvant potentiellement se montrer à nouveau. Jusqu'à présent, rien ne lui avait signalé que ces choses soient absolument partout en même temps. Ou plutôt.. c'est comme si elles ne prenaient pas forme physique avant de montrer leur intention de meurtre. Il détestait l'idée que ces choses soient réelles – combattre l'idée de divinités à ses alentours , était une pillule difficile à avaler. Mais à bien y réfléchir... il restait un protagoniste de jeu vidéo, transporté dans un monde qui ne lui appartenait originellement pas  - à ce stade, n'importe quoi est possible.

Une lumière argentée traversa la ruelle, déchirant les murs de pierre sur son passage. Il eut le réflexe de se courber en avant juste à temps pour que ni lui ni son bagage ne fassent couper la tête sur place. Mais vu l'entaille, la ruelle n'allait pas être une option de choix pour revenir à la cathédrale. Il mordit sa lèvre inférieure ; observant de ses yeux médusés la créature volante à l'autre bout du passage ; semblant essayer de rentrer à l'intérieur, quitte à se briser les ailes. Il soupira en réalisant que ces choses n'étaient définitivement pas très intelligentes et extrêmement aptes à abandonner des parties nécessaires de leur corps pour gagner quelques centimètres près de leur cible. Grognant, il fit deux pas en arrière puis pivota à nouveau, s'engageant sur une autre division de l'allée. Mais là aussi ; peu de chances – une créature se trouvait également ici, et elle portait dans ses mains une dizaine de pommes de pin. Un trait de comportement étrange qui fut un signal immédiat pour l'utilisateur d'épée – c'était un autre de ces monstres mi-ange mi-monstruosité.

- For fuck's sake !!

La créature fit tomber sa collection au sol, étendant immédiatement son cou comme une giraffe dont les tissus musculaires étaient définitivement pas prêts à supporter une telle croissante ; tentant de dévorer un peu d'humain avant de se faire expédier en enfer par quiconque passerait par là. Mais le beau gosse percé n'avait pas l'intention de passer l'arme à gauche ici, ni céder le cadavre qu'il s'était déjà encombré à trimballer jusqu'ici. Il se jeta maladroitement en arrière, son pied manquant de trébucher sur une boîte en carton. En rétrospective, une maladresse miraculeuse qui lui valut de ne pas se faire dévorer l'oreille par la créature dont la langue extensive venait de se munir d'un tout nouveau set de dents parfaitement propres. Le « Clack ! » fut en réalité si près de son tympan, qu'il en lâcha un grognement de frustration. Il glissa sur le sol, laissant tomber le cadavre qu'il transportait au sol ; doucement et sûrement placé contre la maison qui définissait le cul-de-sac.

- Si je m'y mets pas sérieusement...

Il fit basculer l'énorme sabre ; le saisissant à deux mains, amorçant une position de garde. Il invitait à créature à s'essayer à l'esprit d'équipe du quatuor d'âmes. Même si quelques gouttes de sueur sur sa joue indiquaient son inconfort face à une créature aussi grotesque ; il n'en était pas moins déterminé à se sortir de cette ruelle en vie et en bonne santé. Conscient que cette bestiole là n'utilisait que sa tête pour attaquer ; sectionner ses autres membres allaient être une perte de temps. Et il s'attendait à quasiment tout – un violent revirement, un ricochet... mais il ne s'attendait certainement pas à ce qu'une autre tête ne pousse au milieu de la langue monstrueuse.

Surprise ! Un projectile, rien que ça. Il eut à peine le temps de corriger sa position pour placer le fer entre lui et le crâne visqueux que l'ange s'était sectionné. La partie d'ossements se mis à frapper la lame comme un boulet de canon ; l'épée ayant absorbé le choc, se mis à vibrer et déconcentrer l'homme au chapeau blanc.. une occasion rêvée pour la créature hurlante de développer un peu plus son cou de manière cauchemardesque, formant un angle droit contre le mur de la ruelle. Son cou s'était tellement étiré qu'il croisait le point de commencement... et à chaque nouveau mouvement de sa part, son point faible deviens de plus en plus exposé.... ou non. Kiyo avait prévu d'esquiver la prochaine attaque et se faufiler sous cette intersection de cou pour les trancher d'un seul mouvement-- ce qu'il ne s'attendit pas en revanche fut que de nouvelles têtes se mirent à se former sur la longueur affreuse de la nuque de la bestiole.

- Tu crois pas que c'est un peu tôt pour halloween !?


Trois nouvelles têtes s'élancèrent à la base de la nuque, droites comme des lances, allant immédiatement s'encastrer dans le mur de pierre après l'esquive agile de l'homme au sabre. Et si l'histoire de l'hydre lui avait appris quelque chose ; est que dans ce genre de situations : couper la source est bien plus efficace que s'attarder sur les répliques. Motivé par un cri agacé de la créature ailée ; l'homme s'élança en avant ; inclinant ses jambes pour passer en dessous d'un pont que formait la nuque difforme, pour finalement se trouver dos-à-dos avec elle ; toutes les têtes se retournant immédiatement pour le poursuivre au centre. Toutes lancées dans la même direction ; dans ce cul-de-sac si étroit.. il n'avait aucun endroit où fuir. Et si cette bestiole n'était pas aussi stupide ; elle aurait profité de cette proximité ridicule pour le saisir.. mais manifestement elle avait décidé de l'art martial girafe était une priorité dans cette seconde existence.

- Avec un bon timing...

En une fraction de seconde ; il fit un pas de côté. Restreint par les extensions du cou étendu et rigide ; faire bouger son arme était en soi une épreuve difficile. Mais cette fois-ci, il dut s'assurer que tout les paramètres étaient en place pour délivrer une seule et unique frappe sans la place à une seul erreur. Et le signal qu'il attendait suite à cette esquive tardive qui l'exposerais à une possible morsure à la carotide ; était le craquement de deux crânes qui se rencontrent. Sans même les voir émettre un contact, et sans même attendre une seconde de plus ; il serra ses deux mains sur le manche de l'arme blanche.

- Va chercher tes pommes de pin en enfer, raclure !!

Dans un grognement enragé ; l'homme pivota sur lui-même en redressant ses genoux ; faisant de grands mouvements violents avec ses bras ; manœuvrant l'arme à travers l'air, plus vite que l'oeil ne put le suivre. Des lumières argentées tracèrent la trajectoire de son arme mastodonte ; chaque impact de la lame se signant d'une explosion de pierres au sol et aux murs à chaque intersection. Les briques s'étaient éclatées avant même que les cibles ne soient complètement décapitées ; leurs têtes et extensions de cou projetées sauvagement contre tout les murs du cul de sac ; laissant la créature retomber lourdement au sol. Une vision d'horreur, mais objectivement une initiative gagnante ; si on en juge par le flot d'hémoglobines rougeâtres et noirâtres qui s'échappent du long cou difforme de la bestiole. Kiyo lança un coup de lame dans le vide pour nettoyer la lame du sang qu'elle avait amassé... mais en peinturlurant le mur le plus proche des saletés de la lame ; il remarqua quelque chose d'étrange.

- Qu'est-ce que c'est que.... ?

Sur l'arme, des zones de sang séché n'étaient pas les seuls témoins que cette bestiole symbolisait tout sauf un ennemi régulier. Car des choses restaient accroché... des choses vivantes. Il ne pouvait voir que quelques uns d'entre eux ; mais les ridiculement petit poins noirs qui parcouraient les rebords de la lame et le centre des tâches sanguinolentes ; prouvait qu'il devait y avoir plus d'une centaine de ces petites créatures, vivantes, et développées à l'intérieur de la carcasse angélique. Fronçant les sourcils, il pouvait déjà entendre dans sa tête les râlements écœurés de Naya et les commentaires sarcastiques d'Iwan. Ces petits insectes noirâtres, émettaient une petite lumière blanche..;avant de subitement tous s'écrouler de la lame, comme des pestes sous insecticide.


Un étrange incident en effet... mais probablement pas aussi étrange que le fait de revenir d'entre les morts comme si de rien n'était. À cette réalisation, l'homme à l'épée géante restait quelque peu ébahis ; faisant face à la personne androgyne de plus tôt ; l'air d'avoir un sérieux mal de tête.

- Aah-- Aaaatchi ! ~

Un éternuement. Chez une jolie fille, ça aurait sûrement été cute. Mais bien qu'il s'agissait effectivement d'une jolie fille (en théorie) ; ce qui venait de sortir de sa narine était loin d'être mignon. C'était une balle de revolver dorée, pleine de sang et d'autres fluides indiscernables. La même arme qui avait servi à l'étaler par terre quelques minutes plus tôt. C'était juste là, comme ça, à ricocher sur le sol dans un « cling-cling-cling » agaçant.

Portant son poignet sous son nez ; le monstre  essuya celui-ci des traces de sang séché qu'il restait suite à sa commotion cérébrale. Le trou dans sa tête était toujours présent, mais considérablement rétrécit. Le sang avait l'air d'également s'être arrêté de couler au niveau du point d'entrée de la balle angélique. Comme quoi cette journée aura été pleine de trouvailles pour ce héros de jeux vidéos qui aurait sûrement préféré rester dans son propre univers digital plutôt que supporter ces rebondissements insensés. Prenant presque offense à la nonchalance du zombie, le manieur d'épée longue reposa son coude sur celle-ci ; pointant le petit monstre du doigt.

- T'as du nerfs de juste te relever comme ça , gamine. Si t'étais pas morte, t'aurais pu au moins me rendre le service de courir avec moi au lieu de me faire porter ton derche !
- Donnes-moi un break, Frangin ! Une hémorragie cérébrale ça peut faire de sérieux dégâts ! Et puis tu te démerdais très bien tout seul. Chevaleresque, galant !

Le monstre de frankenstein laissa un petit sourire moqueur se dessiner sur ses lèvres alors qu'il tapait maintenant du coude dans le bras de Kiyo, joues rosies et main sur la bouche.

- Si je roulais de l'autre côté de la route, je t'aurais offert toute ma gratitude 100% !
- … Qu'est-ce que c'est sensé vouloir dire.
- ça veut rien dire parce qu'on est toujours du même côté de la route.
- Quo--

Il pivota et se mis sur la pointe des pieds, décrochant un rapide baiser sur la joue du manieur d'épées avant de faire le tour dans l'autre sens et marcher lentement et nonchalament vers la sortie de la ruelle ; bras levé en l'air. À cette action étrange, celui qui venait de tuer un ange en une violente attaque multi-directionnelle ; restait dubitatif.

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Dernière édition par Nero H. Frankenstein le Mer 26 Sep - 19:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Mer 26 Sep - 19:03


Et comme tout les autres pigeons ; celui-ci finis par mourir dans une série de hurlements gutturaux ; s'étouffant dans les membres difformes dans lesquels il avait été noué par la mascotte de jeu vidéo. Kiyoshi pris une grande inspiration avant de passer sa main ensanglantée dans la frange de ses cheveux, soulevant quelques mèches tout en soulageant une migraine passagère. Tant d'efforts pour simplement voir ces trucs s'étaler sur le sol uns-à-uns. Il pouvait même voir de loin la police gagner du terrain ; restreignant des anges qu'ils supposaient ne pas être entièrement achevés, et criblant de balles ceux qui ne bougeaient déjà plus. L'idée de récupérer quelques uns d'entre eux pour des études avancées avait bien traversé sa tête ; mais certainement pas une priorité dans la situation actuelle. Détournant le regard vers le ciel ; le lapin lunaire nota que la lune commençait à se faire de plus en plus proche dans les cieux – une question de temps avant qu'il ne puisse espérer mettre fin à cette folie d'un unique regard.

- ça impliquerais que je survive à cette folie pour commencer, urgh.

Retirant sa main de son front ; le directeur adjoint de la Heroe's SUP finis par tourner les talons, adressant un regard au blaireau, avant de le féliciter d'un pouce levé, pour finalement reprendre sa route en direction du centre du champ de bataille.

Le spectacle qui se déroulait devant ses yeux était pour le moins étrange... car en apparence, il semblerait que cette bataille soit dors-et-déjà « terminée ». En théorie, voir toutes ces bestioles tomber comme des mouches au son de la cloche de la cathédrale était bon signe. Mais là encore... compte tenant des bizarreries qui avaient pris place jusqu'à présent ; qui sait si ces soudaines manifestations de faiblesses de la part du camp angélique, n'était pas encore une nouvelle farce pour annoncer quelque chose de pire. D'un geste de main, la divinité nocturne donna l'instruction à un chef policier de maintenir une position de sécurité, et de ne pas ordonner à ses troupes d'avancer avant un autre signal. Ce qui limitait ces bestioles des mortels, n'était qu'un fil de laine facilement coupé par un petit peu d'ingéniosité de leur part.. et c'était clairement un risque qu'il n'était pas prêt à prendre.

Il poursuivit sa route, apercevant l'homme à l'imperméable qui traversait cette montagne de figures angéliques déchiquetées. Il semblait anormalement calme ; et comme Kiyoshi l'avait déjà envisagé... son don n'avait aucun effet sur lui. Il ne pouvait pas sentir le contact entre ses pouvoirs divins, et la constitution générale de l'homme au masque de fer. Pire encore, suspendre le mouvement de ses vêtements dans les airs pour l'empêcher d'aller plus loin, ne semblait pas apporter le moindre fruit non-plus. Pour la première fois, il pouvait réellement affirmer silencieusement que sa présence en ces lieux n'avait quasiment aucun impact. Être directeur adjoint d'une école de superhéros, et ne rien pouvoir faire pour influer le rythme de cette danse mortelle, était l'ingrédient principal de cette réalité amère qu'il n'avait d'autres choix qu'avaler pour l'instant présent. Alors il serra les poings silencieusement ; méprisant son inaptitude.

- Comme si je ne savais pas que les tables finiraient par se retourner à un moment ou un autre..

Un homme, trônant sur les cadavres bafoués de l'espèce qu'il était jadis sensé vénérer. Piétinant leurs ailes, baignant ses semelles dans les fluides rougeâtres qui les animait... un démon parmi les hommes. Tournant les yeux sur la gauche, l'homme aux ongles noirs finis par remarquer quelque chose d'équivalemment étrange – La légende , et ses deux autres élèves, semblaient suivre lentement l'homme au masque de fer.. mais ce n'était pas une course dans laquelle ils étaient lancés. Ils semblaient respecter une certaine distance ; marchant avec une proximité définie les uns des autres ; comme s'ils s'avéraient méfiants d'une pratique traître de la part de la cible qu'ils pourchassaient. Qu'était-il arrivé, pour que ces hommes à l'esprit si combatif auparavant, affichent maintenant des visages si... incertains ?

- Qu'est-ce que.... Qui est ce type, au juste ?

Et peut être Kiyoshi aurait-il du faire un petit peu plus attention à ses devoirs de protecteur de la prochaine génération ; car il venait de laisser filer la bête dorée sans s'en rendre compte. Il était hébété par la réalisation qu'une machine extraterrestre devenu symbole de paix à travers le monde, affichait la même expression qu'un mortel sur le point d'être exécuté. Et ce manque temporaire d'attention fut également ce qui provoqua la panique qui en suivit. Une goutte de sueur apparaissant sur le front de la divinité de l'astre nocturne ; il s'apprêtait à crier le nom du permutateur de mascotte dont le zèle de sa précédente victoire l'avait propulsé à penser que chaque prochain affrontement serait une balade dans le parc.

- Et maintenant, le Big Boss ! Huyaaah !

Et si prudence est mère de sûretée.. anticipation est très certainement patriarche de la victoire. La bestiole avait beau filer à toute vitesse ; elle n'avait pas l'air d'avoir remarqué l'énorme magnum dans la main de l'homme au masque de fer ; qui n'eut qu'à lever son bras légèrement sur la droite sans même tourner la tête ; pour finalement presser la détente, envoyant son bras valser brutalement vers l'arrière suite au recul. Une gerbe de sang s'étala sur le sol, sous les yeux traumatisés des trois héros qui eurent précédemment témoignés de la dangerosité de cet homme ; et sous le regard emplis de regret de Kiyoshi, qui aurait certainement du stopper le pouvoir de Sean bien avant qu'il ne fasse contact avec l'homme à l'imperméable.


Le sang tapissait à nouveau le sol à nouveau. Mais alors même que les iris de la mascotte dorée ne s'ouvraient en grand sous la stupeur, et que ses chaussures ne glissaient sur la matière muqueuse... il n'avait pas été la cible du tir de l'homme au masque de fer. À la place, la balle de plomb s'était mise à pulvériser une quantité conséquente de chaire d'ange à sa proximité ; couvrant la mascotte de jeux vidéos d'une véritable douche d'hémoglobines et de divers composants organiques. Peint de rouge, la créature de pop-culture se vit dénudée de sa couverture surnaturelle ; à la place, un simple être humain fit place au blaireau d'or. Un humain passablement traumatisé ; presque certain que son heure était venue. Mais sous cette surprise étrange, seulement une personne semblait en tirer un petit rire – la personne même qui avait tiré sur le cadavre ; son arme à feu retournée à nouveau sous son manteau.

- ça ne deviens jamais vieux ; ce gag. Ha ha.

C'est à ce moment que silencieusement, Jack nota un agissement étrange de la part de cette figure antagoniste. Pas une seule fois il n'avait tiré sur eux dans le but de tuer – ou plutôt, dans le cas de la machine d'Agis ; il semblait entièrement certain qu'une simple balle de plomb ne suffirait pas à faire le moindre dégât sur ce guerrier extraterrestre. Ce n'est pas comme s'il en avait pas eut l'occasion – ou plutôt, il avait clairement déjà fait feu sur eux précédemment.. et il avait fait mouche, sans l'ombre d'un doute. Mais le fait qu'ils étaient tous encore debout pour ne serais-ce que réfléchir à cette possibilité, confirmait l'inverse de la vérité qui leur avait été dévoilée durant cet instant si bref. Et même là.. ça aurait été si facile pour lui de simplement aligner son arme vers la créature de vitesse, prévoir sa trajectoire basée sur l'impudence qu'elle avait démontré, et finalement allonger sa carcasse auprès des autres éléments de ce banquet pour charognards. Mais il n'en fit rien.

L'homme aux bandages était hésitant à laisser ce détail s'échapper de ses lèvres ; car peut-être il ne s'agissait que d'une coïncidence ; et qu'assumer naturellement que cet homme n'avait aucune intention de tuer qui que ce soit, serait potentiellement la pierre qui ferait s'écrouler l'édifice de méfiance qu'ils avaient bâtis après cette expérience perturbante. Qu'ils ne l'apprécient ou non... ils étaient à la merci de ce type ; et chaque nouveau pas qu'il prends sans l'intention de presser la détente, est une nouvelle seconde gagnée pour résoudre le puzzle.

Jay grinçait des dents ; pensant nécessaire d'assumer le contrôle de sa frustration autant que possible. Ses doigts se crispaient dans sa paume. Il pouvait sentir l'appel énergétique de Draco – mais différent de l'ardeur avec laquelle il brûlait habituellement. C'était plus dans un thème de survie – survie par annihilation. Par chance, son temps à la heroe's SUP lui avait permis de prendre quelques notions de contrôle forcé ; Et aussi amère soit cette vérité, il n'y a rien qu'il puisse faire. Attaquer n'était pas une option envers un type pareil... mais pour l'exacte même raison, prendre la fuite en serait inexcusable quand autant d'autres héros mettent leur vie en péril pour stopper ce cinglé.

Quand à la machine d'Agis.. une suspicion naissait en lui. Un sentiment qui fit changer son expression de désespoir en celle d'une machine évaluant les caractéristiques d'un sujet. Il n'y avait aucun doute là-dessus – l'homme qui leur tournait le dos et les menait à l'entrée de la cathédrale, était à 100% humain. Pas une once de technologie présente dans son corps ; un rythme cardiaque approximatif parfaitement normal pour un homme dans les environs de son âge.. ils n'avaient pas ici affaire à une supercherie d'outre-monde ; mais bien un être né et développé sur cette même planète. En tant que légende, il savait cependant ne pas pouvoir conserver un quelconque attrait de faiblesse, et se contenta de froncer les sourcils, menant la voie derrière les deux élèves ; si ce n'est que pour assurer leur protection.

À cette file indienne s'ajoutèrent alors Kiyoshi, et le nouvellement traumatisé Sean dont les vêtements comportaient maintenant plus de sang que de laine – ce qui expliquerais la distance graduelle qui se créait entre lui et le reste du groupe. Le directeur adjoint de la Heroe's SUP se mis alors à chuchoter petit à petit le peu de détails qu'il savait entre les autres élèves et la légende. Par pure association de leur organisation, aucun d'eux n'était techniquement autorisé à prendre leur jambes à leur cou tant que l'ordre ne leur était pas donné... donc à part suivre cet homme, leurs options étaient extrêmement limitées.

- Constitution biologique intégralement humaine. Pas d'implants ; mais une collection extensive de gadgets. Bouclier vectoriel ; le code est une version altérée de celui qui est utilisé par l'équipe d'exploration spatiale des USA..
- Même humain... tout ce qu'il semble avoir est un arsenal. Mes iris n'ont aucune réaction à sa présence ; on peut éliminer la possibilité qu'il soit doté tout court. Pourquoi est-ce que cette ville attire autant de types bizarres !?
- Ironique d'entendre cette phrase sortir de votre bouche, directeur adjoint.
- Hah !? Il a quelque chose à dire Dovahkiin ?!
- Il n'y a rien que vous puissiez faire ?
- Non, j'ai aucune idée de pourquoi ; mais mes tentatives de stopper le flot de ses vêtements a l'air de complètement rebondir sur son bouclier..

Jack serra les dents. Visiblement, l'information qu'il détenait n'allait pas être d'une grande utilité, autre que perturber le flot de la conversation et placer des suspicions inutiles. S'ils baissent leur garde en apprenant le manque de danger à se trouver derrière l'homme au masque de fer, et que cette assomption s'avère fausse... leurs tripes iront rejoindre celles des pigeons.

Jusqu'à ce que soudainement, devant la cathédrale.. l'homme s'arrête net.

---


Le petit saignait abondamment ; couché sur le dos de la bête d'Asgard. Elle avançait doucement mais sûrement, en direction de l'ange en larmes. La victoire de la louve était inattendue, en ces conditions..elle avait pris tellement sur elle de survivre à son instinct vengeur. L'idée même de laisser Philonmay étalé sur le sol à se vider de son sang pendant qu'elle s'adonnait à cette dance mortelle stupide avec la personne qui l'avait blessé pour commencer.. ça n'avait aucun sens. Et dans les yeux médisants de la louve, on pouvait clairement lire un semblant de ressentiment. Une méfiance à laquelle elle ne pouvait pas entièrement céder. Car même si cette personne avait blessé son louveteau, et rappliqué au creux de son esprit les souvenirs d'une amère défaite indélébile... elle savait aussi être sa seule chance de réparer cette erreur. Basculant sa tête en arrière pour attraper le shirt du petit entre ses crocs, elle le souleva délicatement et le posa sur le sol ; tête reposée sur sa patte. Le regard fatigué de Gabrielle croisa alors les iris perçantes de la bête. Et l'espace d'un instant ; la voix de Lagherta sembla être froide comme le vent du nord des légendes.

- Répares ton erreur.


Pas une demande, mais un ordre. Car sous toute cette montagne de compassion qu'elle s'était forcée à mettre en avant.. son esprit familial prenait le dessus dans la longueur du développement. La jeune femme à la chevelure blonde et à l'apparence rajeunie qui se trouvait devant elle ; était connue pour ses dons de magie angélique réparatrices. Elle comptait utiliser cette même capacité pour assurer la survie du louveteau, sans la moindre erreur. Car ce petit être adopté était la seule chose qui maintenait le barrage de moralité dans l'esprit de Lagherta. S'il connaissait la mort, alors sans le moindre doute ; Gabrielle connaîtra le même sort.

Dans un soudain excès de remord, Gabrielle s'apprêtait à formuler ses excuses ; ses yeux larmoyants à la vue du petit Aequilius transpercé de pare en pare ; mais avant même que ses lèvres ne puissent bouger ; elle fut remise en place par un second, et dernier avertissement de la bête.

- Tout de suite.

L'ange ravala sa salive, et mis de côté ses sentiments, alors qu'elle éleva ses mains au dessus de la blessure du petit titan. Une lumière chaleureuse se mis alors à s'échapper de ses paumes, sous le regard vigilant de la bête mythique. Même dans cette action bénévole ; la suspicion de Lagherta était sans limites. La simple vue de cette lumière angélique était une potentielle menace- une menace dont son subconscient avait développé ces feux follets qui lui permirent de la vaincre. Mais à la vue des tissus musculaires de l'enfant, doucement revenir à la normale ; Laguerta compris que sa suspicion n'était plus à être d'actualité pour les instants à venir. Philonmay se mis à tousser quelques fois, reprenant visiblement ses esprits sous les yeux ébahis de sa mère qui n'attendit une seconde avant de l'attraper et le positionner sur son dos à nouveau. Gabrielle, de son côté, se tenait dans l'exacte même position ; sans l'ombre d'un sourire sur les lèvres. Comme une statue de pierre dont les larmes étaient la seule preuve de vie.

Et un silence régna. Parce que Lagherta n'était qu'à quelques secondes près d'avoir à nouveau échoué sur cette promesse qu'elle s'était faite de ne plus jamais laisser sa famille être décimée par des forces que son impuissance lui empêchait de vaincre.

Mais la simple sensation des doigts d'Aequilius parcourir sa fourrure ; fut suffisant pour la calmer. Sa fierté nordique, apaisée. Elle n'était plus faible comme avant. Elle avait la capacité de protéger ce qui lui est cher, même si cela signifie devoir s'opposer à quelqu'un qu'elle chérit comme une alliée, rivale ; et plus important, une amie.

Les larmes de Gabrielle connurent une fin différente de celle d'être écrasées sur le sol poussiéreux. À la place, leur destination était le museau de la bête géante. Celle-ci frotta sa gueule contre sa joue en un signe d'appréciation, éliminant le doute qui sommeillait en l'institutrice de la classe jeunesse.

- Je suis --- Je suis sincèrement déso---
- Je sais. Comment tu te sens. Parce que j'ai été au même endroit auparavant ; Gabi.

Les doigts de l'enfant se resserrèrent, sa joue posée contre la nuque de la bête. À son odeur, il sentit du réconfort ; Et le spectre condescendant de son géniteur disparaissait en un souffle d'insignifiance.

---


Les étincelles provoquées par deux lames qui s'entrechoquent ont toujours quelque chose de poétique. Même lorsqu'elles meurent sur le pavement ; Elles urgent un sentiment de danger. Et le danger... c'était exactement ce que Neil et son ange de compagnie étaient en train de ressentir alors qu'ils se faisaient asséner par la beauté à l'épée-facile. La simple notion de son âge avait l'air d'avoir mis le feu aux poudres d'une furie sans précédent. Coup d'épée après coup d'épée ; l'homme survivait quasi-entièrement basé sur son expertise du combat de rue ; et son jugement approprié des parades suicidaires. Car contrairement à ce que beaucoup pourraient croire – stopper une larme d'une taille pareille avec un cutter et un couteau papillon, demande bien plus de dextérité qu'un neet psychologiquement instable ne devrait normalement posséder. Mais il restait un assassin ; et avec ce titre, vient également une supériorité physique dont son assaillante ne bénéficiait pas. Bien que Neil se sentait tenté de rajouter de l'huile sur le feu avec un peu plus de remarques déplacées sur le même sujet qui l'avait poussée à l'attaquer pour commencer ; il se retint, mordant sa lèvre et se concentrant sur l'esquive.


- Est-tu réellement préposé à parler de vieillesse, sale vermine !? Ta peau si sableuse que ça me rend malade rien que d'y poser les yeux !
- Du calme !! S'énerver de cette façon va vous créer des rides !

Oups, ça lui avait échappé.

Les zombies s'esclaffaient de satisfaction ; jusqu'à ce que la rage de la jeune femme ne passe en pilote automatique et ne la conditionne à enfoncer ses bottes dans le torse du jeune homme encapuchonné ; le propulsant contre le sol avant de s'attenter à l'embrocher avec sa lame. Et c'est ce qu'elle fit... mais heureusement pour lui, ses vêtements avaient tendance à donner une mauvaise impression de sa masse réelle ; et seulement un peu de broderie fut à déplorer pour cet assaut. Un maigre sourire aux lèvres ; il se redressa ; pieds enfoncés dans les genoux de la dame ; la faisant basculer en avant. Une perte d'équilibre qui assura la victoire de Neil sans aucun doute.

L'homme aux cheveux rouges s'élança en avant ; profitant du déséquilibre pour amorcer sa propre reprise de balance ; attrapant les hanches de la dame en plein vol ; avant de pivoter ses jambes et plaquer les épaules de la nécromancienne contre le sol ; la restreignant. Il tenait ses poignets dans une main, et l'épée bénie dans l'autre ; alors que sa chaussure droite était fermement enfoncée dans les omoplates de l'incantatrice. Joue écrasée contre le sol... c'était une défaite pure et simple. Elle était après-tout une stratège ; pas un soldat. Ce que la logique peut offrir, peut être complètement détruit par l'instinct d'un assassin en une fraction de seconde.

Les zombies se mirent à applaudir ; un morceau de leur peau nécrosée s'éparpillant sur le sol après chaque contact de leurs paumes. Et d'ailleurs.. deux autres tête s'étaient ajoutées à l'assemblée de joueurs de poker – Un jeune homme à lunettes, visiblement très heureux de voir une femme se faire mettre en pièces ; assis juste à côté d'une jeune fille pleine de sutures, tenant une pancarte sur laquelle était inscrit « DEAD LIVES MATTER » en chantant des slogans sur les droits des zombies à leur indépendance.

Tout les éléments de cette scène agaçaient Swan au plus haut degré ; mais il n'y avait rien à y faire – dans une bataille, perdre le contrôle de ses émotions est aussi néfaste que d'avaler du poison avant d'entrer en salle d'opération.

L'enthousiaste du meurtre de femmes sans défenses, tapait dans ses mains comme un gosse dans un magasin de jouets ; même s'il entendait très bien les complaintes de ses deux colocataires d'esprit. Ils insistaient sur le fait que cette prise de rôle temporaire juste pour se moquer , était de mauvais goût ; et quasi-immédiatement, la place revint à l'homme à la grande épée. La permutation lumineuse fit quelque peu sursauter le monstre de Frankenstein qui fit tomber sa pancarte. Swan réalisant que cette conspiration stupide avait pris beaucoup trop d'ampleur, gromella ; sa joue écrasée sur le sol rendant ses propos difficiles à entendre.

- Bous abez rien de mieux à faire !?!
- Hein
- Elle veut manger des vers de terre ? Lady, on est des cadavres, ces trucs là nous bouffent nous ! Pas l'inverse !
- C'est pathétique...
- Erh ? C'est pas toi qui tapais dans tes mains comme un attardé y'a deux minutes ?
- Non, c'était Iwan, pas moi.
- ...Je suis pas sûr de comprendre.
- N'essaye pas, tu vas te donner une migraine, gamine.


Neil finis par relâcher prise. Cette rencontre avait eut des bénéfices étranges à sa situation. L'ange qui lui courrait au cul était devenu magiquement calme ; ces zombies là étaient coopératifs et amicaux depuis son arrivée ici... peut être devrait-il être plus sociable avec les cadavres de ses victimes dans le futur, afin de prendre soin de sa propre solitude. Malheureusement pour lui, la plupart des morts qu'il rencontre – ou créer – sont anormalement silencieux, si on en croit ces gars là. Se grattant la joue en ignorant l'incantatrice qui pestait et dépoussiérait sa robe ; l'homme aux cheveux rouges baissa le regard vers les deux nouveaux arrivants, pendant que les autres morts-vivants s'échangeaient cartes de jeu & cigarettes.

- D'où est-ce que vous venez, vous ?
- On est de passage. On s'en allait vers la cathédrale.
- Ah... vous aussi, vous vous êtes sentit d'aller prier aujourd'hui.
- Si seulement j'y allais par mauvaise conscience ; je serais pas forcé de traîner ici...
- Là où il y a de la fumée, y'a des pyromanes. Je fais partie de la Heroe's SUP ; donc c'est mon devoir d'aller lui casser la gueule. Enfin, je crois.

L'homme au chapeau blanc haussa un sourcil et poussa un soupir. Le nom de l'institut n'était que bien trop familier ; et il n'avait aucun doute sur le fait que si son identité en tant que criminel était révélée -----

- Cela dit, je suis certain qu'il y a des meurtriers qui ont de bonnes raisons de faire ce qu'ils font ; comme Mr.Grosse-épée juste à côté.
- Hein ?
- Et toi aussi, Boxcutterman.

Une goutte de sueur apparut sur la joue de l'homme aux couteaux. Le monstre de Frankenstein croisa les jambes, posant ses mains contre les plis de sa jupe d'uniforme. Il avait une expression relaxée, yeux mi-clos.

- éventuellement, quand quelqu'un expérimente un changement drastique dans ses actions du jour-le-jour, ils exhibent de nouvelles habitudes maladroites. Même si j'ai un peu plus de matériel maintenant que précédemment... ça fait une tête de moins à chasser ; ça soulage.
- Où est-ce que tu veux en venir ?..
- Y'a quelques années en arrière, certains élèves ont commencé à montrer des gros signes de détresse. Généralement, c'est suivi d'un suicide, ou d'un affrontement qui tourne mal ; et l'élève se fait exécuter misérablement. Quelqu'un s'attache à un individu et refuse de se débarrasser de l'idée de le poursuivre. D'autres perdent le contrôle de leurs capacités et se laissent se faire dévorer par leurs pulsions.

Il pencha la tête sur le côté, fermant un œil ; alors qu'un énorme boulon se mis à sortir de sa tête. Il plaça sa main dessus et commença à le faire tourner, distraitement ; ses ongles s'emplissant de semblants de lumières bleutées.

- C'est rare, mais certains d'entre eux se révèlent être des monstres qui essayent de se cacher dans la société. Le plus haut tu montes dans le cursus, et le plus tu peux voir à quel point les élèves de bas-échelon font de leur mieux pour que leur cadeau du ciel ne deviennent pas un horrible handicap. Au début c'était qu'une suspicion ; puis le sélecteur de personnage magique m'a un peu confirmé le cas.

Ses yeux étaient quelque peu ancrés dans ceux de Kiyo Thompson. Mais ses prochaines paroles s'avérèrent un petit peu plus rassurantes. Un petit sourire moqueur se dessinant sur les lèvres de l'androgyne.

- Continue à protéger mon derrière en attendant, okay ?
-

Dans les cas de Neil et de Naya, Nero avait l'air de n'avoir aucun doute de leur alignement. Étrangement, c'était plus cette incantatrice qui lui donnait une mauvaise impression. Comme si la rage anormale qu'elle avait montré vis-à-vie des remarques moqueuses du manipulateur de couteaux, avait quelque chose de plus qu'un simple trait « comique ». Et bien qu'il était désormais sûr à 100% que son sauveur du jour n'était autre que l'une des élèves qui ont quitté l'institut quelques années en arrière ; les seuls aspects que les deux autres partageaient était leur regard presque animal durant leur échange de coups. Aucun de ces deux là n'était une cible potentielle pour son travail ; et aucun des deux n'avait non-plus l'air de correspondre aux caractéristiques d'un élève ayant pris la fuite de l'institut.

Même si, en toute honnêteté. La véritable raison pour laquelle Nero se souvenait de cette gamine, était beaucoup plus honteuse qu'il n'oserais en parler.


Avec l'incantatrice debout et quelque peu calmée, elle ramassa son arme, faisant complètement abstraction des précédentes paroles du zombie. Elle aurait bien ordonné à toutes ces goules de revenir à la terre en un claquement de doigts, mais... il semblerait qu'elle n'ai plus aucun contrôle sur leurs décisions. Ces « choses » n'étaient plus seulement animées par sa magie – elles avaient carrément développé leur propre conscience et personnalité. Agacée, elle ordonna au peu de cadavres de policiers aux alentours de se lever. Si ça n'avait été qu'elle ; elle aurait sûrement ordonné à ses nouveaux laquais de décimer tout le monde dans cette zone.. mais la présence d'un autre représentant de la « justice » compromettait drastiquement cette initiative.

À voir les carcasses se relever, les autres zombies pestèrent, ricanant du sort qui attendait ces pauvres types, à devoir être esclaves de cette femme. Neil se gratta la nuque, incertain ; tandis que Kiyo se mis à s'adresser aux créatures au milieu de leur partie de cartes.

- Qu'est-ce que vous avez l'intention de faire ? Vous allez vous faire réduire en compote de macchabée, si vous restez ici.
- Pourquoi est-ce que vous n'iriez pas boire un verre en enfer ? La seconde vie est courte, gentlemen ; mais si vos poches sont pleines ; un ou deux morts-en-sursis peuvent toujours raconter des histoires intéressantes.

La voix provenait de l'autre côté de la rue, et attira les regards des acteurs de cette scène étrange. La silhouette, autant que la voix, étaient similaires pour Kiyo et Nero ; qui reconnurent quasi-immédiatement l'homme vêtu de rouge ; avançant nonchalamment vers l'assemblée. Le patron du Night Club, apparemment il avait décidé de fermer boutique pour la soirée..

- C'est un beau jour pour se confesser. Je devrais avoir quelques clients à récupérer.. et s'ils ne se sentent pas de prier avec la tête devant l'autel ; j'aurais aucun problème à les conduire à prier devant une cuvette, tant qu'ils font de leur présence une utilité.

Levant le bras en l'air, le propriétaire du Night Club fit signe au groupe improvisé, alors qu'il prenait les devants, nonchalamment.

- En route mauvaise troupe ! Le dernier arrivé paye la tournée.

---

Les gouttes de sueur coulaient à flot sur les visages des agents de police ; qui ont commencé à être rejoint par une multitude d'autres forces locales. Des agents munis de boucliers et de fusils, par exemple, s'amenèrent à la scène... mais à part pour protéger les civiles, ou abattre ce qu'il restait d'anges croupissant déjà par terre.. ils ne pouvaient rien faire. Ou plutôt, ils avaient expressément reçu l'ordre de ne rien faire – Car cette situation n'était pas un simple act terroriste ; mais une prise d'otages. Pas de rançon en perspective, mais une saisie de nombreux dotés menacés d'annihilation auquel cas ils ne coopéreraient pas. Et tous, finalement, se trouvaient face au dos du même homme qui avait commencé toute cette altercation. L'homme au masque de fer se tenait là, bras le long du corps ; son chapeau se distordais au rythme du vent qui portait les braises du véhicule en combustion. Qu'est-ce qu'il souhaitait suffisamment pour déclencher tout ça ; mais trop peu pour assassiner tout ceux qui se trouvaient derrière lui ? Ses actions, en surface, n'avaient que peu de sens. L'homme s'était clairement avéré intouchable jusqu'à présent – mais de l'autre côté, il n'avait pas non-plus été très coopératif avec les bêtes ailées. Pire que ça, il en avait déjà tué deux.

C'est avec caution que Lagherta rôda autour de l'assemblée. Elle était curieuse, mais était parfaitement consciente qu'elle ne pouvait mettre ni son fils, ni son amie plus en danger que ça. L'impatience se faisait ressentir en Jay, qui ne put se contenir une seconde de plus, de rétorquer avec un semblant de crainte subconsciente dans sa voix.

- Qu'est-ce que tu es venu faire ici exactement ? C'est quoi le plan ?

L'homme au masque de fer leva la tête vers les marches menant à la cathédrale. Les portes avaient été arrachées lors de l'arrivée des anges, et par conséquent, d'ici, ils auraient du être capable d'avoir une vision nette de l'intérieur de la bâtisse... mais à la place ; c'est une intense lumière qui s'en échappait. Aveuglante et indescriptible. Rien de ce qui se trouvait à l'intérieur ne pouvait être vu, pour la simple et bonne raison qu'il n'y avait pas d'ombre en son sein. Alors qu'une brise de vent douce fit flotter les plis de l'imperméable de l'homme au masque de fer ; il posa sa main contre son chapeau pour le tenir en place.

- Vous seriez venu peu importe quelle entrée j'aurais choisi. Bien que le comité d'accueil ne soit pas toujours le même ; Cette combinaison n'est pas irrégulière non-plus.


Il tourna légèrement la tête, anticipant la confusion des combattants de Laurel. Les lumières jaunâtres qui sortaient des trous de son masque, avaient une aura sinistre.

- Et si la combinaison est correcte, nous allons devoir patienter quelques secondes avant que la messe ne soit complète.
- Qu'est-ce que tu raconte !?
- Encore juste un peu de patience.
- Tout ce blabla pompeux pour nous---
- Juste à temps.

L'homme au masque de fer se retourna complètement, ignorant la rétorque de Jack. L'assemblée remarquèrent alors l'apparition d'un autre groupe qui eut outrepassé les barrières de la police par derrière – ou plutôt en utilisant l'identification d'un joker et d'un étudiant de la SUP. Sans aucune surprise, l'homme au masque de fer constata la présence des exactes mêmes personnes qu'il pensait voir apparaître. Une prédiction ? Peut être, possiblement pas. Il s'attarda quelque peu sur leur présence.

- J'imagine que c'est à toi que nous devons ce bazar.
- Woh... j'ai pas vu autant de gens au même endroit depuis des semaines... je suis un peu intimidé..

L'incantatrice grimaça avec un air déplaisant ; ses gardes du corps morts-vivant se trimballant derrière elle ; tandis que ceux qui avaient échappé à son contrôle se tenaient derrière avec des pancartes d'activiste sur les droits individuels de la communauté zombie. À leur gauche, Neil semblait quelque peu désorienté de cette étrange messe, mais n'en était pas moins décidé à rejoindre la l'assemblée si cela signifiait regagner sa santé mentale.

Mais dans les deux cas qui suivent.. les choses étaient légèrement différentes.

Nero et Naya adressaient des regards similaires à deux personnes distinctes du groupe. Des regards qui n'avaient absolument rien de coopératif ou calmes. Et les deux personnes ciblées se reconnurent relativement rapidement.


Tout se passa si rapidement qu'un battement de cil n'aurait pas été suffisamment rapide pour tenir la cadence. En moins de temps qu'il n'en fut pour expirer ; Le monstre de Frankenstein et l'homme au masque de fer se firent face, magnum braqué sur la tempe de l'un ; et l'autre menacé par une main brûlante, brillant d'une intense lumière bleutée. Et bien qu'aucun des deux ne fit contact, ni ne s'étaient élancés un un affrontement direct... leur posture avait un but différent. Ils ne se menaçaient pas l'un-l'autre, mais plutôt ceux qui étaient à leur côté. La seconde main de Nero était dirigée à l'arrière ; sa paume en direction de la jeune femme aux yeux verts. De la même manière, l'homme au masque de fer braquait une lame électrique en direction de la machine de guerre d'Agis.

Si l'un avait agis par instinct ; l'autre avait une idée précise de ce qu'il se passait, et de l'action à adopter. Sans surprise, c'était « encore » le même scénario. Un petit rire s'échappa de derrière le masque ; alors que Kyoshi eut finalement le temps d'attraper tout ces dotés dans son champ de vision et les stopper immédiatement de faire quoi que ce soit.

Par chance, le lapin avait compris que les intentions de l'homme au masque de fer n'impliquaient pas leur mort immédiate – par conséquent, restreindre les instigateurs de trouble pour l'instant, s'avérait nécessaire. La haine que l'utilisatrice de permutation et la machine d'Agis échangeaient l'un pour l'autre, n'allait certainement pas s'éteindre si facilement ; et bien que peu avaient connaissance de cette animosité ; les actions préventives de ces deux opposants semblait avoir mis un court terme à l'affrontement. La jeune femme aux yeux de panda se mis à grincer fortement des dents, agrippant le coude du monstre de Frankenstein dont les étincelles avaient immédiatement été évaporées par le don du directeur adjoint. Dans une rage contenue ; elle planta ses ongles dans sa peau ; l'incitant à dégager du chemin.. mais l'homme au masque de fer brisa cette tension ; tournant le dos au reste du groupe pour s'avancer lui-même en direction des marches.

- J'en conclue que la nuit est tombée selon vos termes, Tsukuyomi. Une chance. Juste à temps pour la messe.. ça vous sera utile pour un tête à tête avec quelqu'un qui vous terrifie.
- Baisses le rideau , veux-tu. Personne ne suit ton manège. Tant de gymnastiques théâtrale juste pour réunir une bande de dotés au même endroit ?
- Je suis à peu près sûr que la petite a une idée claire de ce qui me pousse à faire ce genre de choses. Et en temps voulu, vous le réaliserez également. Mais votre réaction, Frankenstein, ne semble jamais être en retard d'une seconde. Peut-être que si vous vous appliquiez autant à arriver à l'heure à vos rendez-vous qu'à vous mettre en travers des querelles des autres ; votre sœur ne vous ferais pas tant de misères.
- Merci pour l'avertissement mais le masochisme est volontaire.

Un long silence s'interposa. Les suspicions de Kiyoshi et Alexander se confirmèrent ; mais furent en réalité exprimées par Lagherta.

- Vous semblez en savoir beaucoup sur les habitants de Laurel.. un peu trop même.
- Je suis d'accord avec vous. J'ai déjà bien trop parlé. Ça n'aura pas vraiment d'importance sur la longueur.. mais j'imagine que cela m'aide à garder pieds avec la réalité. Ce n'est pas moi que vous êtes venu voir, mais cet homme. Quand à moi, j'ai également quelqu'un de spécial avec qui m'entretenir. Soyons de bons citoyens et gardons nos histoires personnelles séparées, voulez-vous ?

La louve se retourna en direction de Gabrielle. La jeune femme agenouillée au sol semblait être soulevée par un homme étrange aux cheveux blancs. Considérant que la blonde était dans un sale état mais ne semblait que pester de manière mineure à son « sauveur » ; elle considéra qu'il devait certainement la connaître. Le patron du Night Club, servant de béquille temporaire à l'ange ; tourna ses yeux argentés vers la bête d'Asgard, tandis que les zombies traîtres de Swan l'aidaient à ramasser ses affaires ; ayant visiblement fait copain-copain avec le patron du bar, et compris que s'ils ne respectaient pas une distance approximative avec l'ange ; leurs organes finiraient par bouillir.

- Pas la classe d'un taxi, je sais ; mais j'offre quand même un retour à mam'zelle. Vous voulez que je guide le gosse aussi ?
- …...me laisse pas toute seule avec lui, Lag, s'il te p--
- Économise tes forces ! Tu as de la fièvre, tu sais pas ce que tu dis ! J'ai pas raison les gars ?

Il tourna son attention vers les zombies ; portant les vestiges d'armures et l'épée de l'ange.

- Je sais pas, il est un peu flippant, le patron.
- Il avait des pensées impures j'en suis sûr.

- ...Vous êtes sensés m'aider, pas m'enfoncer, bande d’ingrats.

Une goutte de sueur apparut sur la tempe de la bestiole, alors qu'elle se vit poliment décliner cette proposition. Connaissant Gabrielle, et le genre de réaction qu'elle adressait à cet homme ; ça devait être un ami. La manière dont elle pouvait sentir Philonmay tenir sa fourrure, indiquait qu'il n'accepterais pas d'être séparé d'elle une fois de plus. Elle dut alors se soustraire à accepter l'idée qu'il affronterais ce qui leur attends à ses côtés.

Le groupe vit l'ange escortée par le patron du night club et ses nouveaux laquais ; l'incantatrice mordant son ongle avec regret que ces vermines ne s'étaient pas encore réduits en miettes. Mais avec ça... il n'y avait plus rien à essayer de contrôler. Ils étaient tous libre de s'élancer dans cette épreuve étrange à laquelle ils avaient été « appelés » par circonstances.

L'homme à l'imperméable monta les marches silencieusement ; et l'ensemble du groupe suivirent. Ceux dont l'animosité était évidente, étaient intensément surveillés par Kiyoshi ; ses mirettes d'émeraude s'assurant que personne ne fasse de geste brusque. Cela valait principalement pour la machine d'Agis et l'ex-membre de la SUP.

Cinq élèves ; Deux professeurs, Un joker, Une légende, et deux criminels... si la situation avait à être résumée sans contexte, il serait facile de dire que ces deux criminels seraient infortunés de tomber contre autant d'alliés de la « justice »... mais tous ne s'alignaient pas sur les mêmes marches de cette cathédrale. Parfois, certains criminels sont plus héroïques que des héros... et parfois, les héros sont plus infâmes que n'importe quel criminel.

Et c'est en mettant leurs différences de côté, que tous pénétrèrent dans la lumière, suivant le pas de l'homme au masque de fer. Et dès lors que la lumière intense aveugla leur rétine jusqu'à ce qu'il ne reste rien....

---


Le monde avait complètement changé. L'air était agréable ; il n'y avait quasiment aucun bruit aux alentours si ce n'était qu'une légère brise, et un constant son de machinerie dans la distance. La lumière avait fait place à une certaine obscurité... car leurs premiers pas se firent au milieu d'un chemin de fer. N'importe qui ayant déjà traversé un passage menant d'une réalité à une autre, pourrait témoigner que le sentiment est similaire. Un sentiment d'inconfort, puis de doute. L'homme au masque de fer n'était plus là... mais la porte vers l'extérieur n'était nulle-part non-plus. À la place, ce qui se trouvait derrière eux était une gigantesque pancarte sur laquelle d'autres pancartes étaient clouées. À la pyrogravure, il était écris « NO WAY BACK ». Majoritairement en anglais et dans plusieurs caractères, mais parfois en d'autres langues ; voir même en caractères extraterrestres.

La zone était pour le moins... suspecte, et extraordinaire. Si beaucoup de la structure ferait penser à un assemblage de tunnels type metro de divers pays ; le fait que le ciel était absolument impossible à voir au dessus de leur tête, instaurait un certain sentiment de claustrophobie. Un immense chemin de fer ; plusieurs voies ; beaucoup de bancs.. il y avait des points d'eau au milieu de rails, parfois. De l'eau de pluie qui se trouvait à des endroits où le ciel ne pourrait pas possiblement toiser le sol. Et des pancartes... il y en avait beaucoup. Plus souvent sous la forme de panneaux publicitaires. Mais leur présence n'était pas négligeable. Ils étaient absolument partout, placardés sur les murs du métro. Plastifiés, digitaux, post-it, notes, dessiné au crayon ; voir même sous la forme de gros néons.. ces messages semblaient tous avoir pour lien de parler de mort, de croyances, enfer, paradis, après-vie ; et caetera.

Les acteurs de cette scène se retrouvaient tous quelque peu abasourdis par cette soudaine transportation. Personne dans l'assemblée ne s'attendait à se retrouver au milieu d'un système sous-terrain en entrant dans une cathédrale, et certainement pas de cette manière.

Les yeux de Kiyoshi étaient pourtant – comme tout les autres – quand ouverts face à ce spectacle inattendu. Le fait que son don n'ai absolument aucune intéraction avec l'environnement – malgré la présence de la nuit haute dans le ciel ; signifiait quelque chose qu'il ne pouvait que stater d'une voix tremblante.

- ….Ce n'est pas une illusion, un tour de magie ou quoi que ce soit.. cet endroit est entièrement réel.

Il n'en avait absolument aucun doute – cet endroit se situait réellement quelque part ; et plus que probablement sur cette planète elle-même. L'air qu'il pouvait ressentir était le même que sur terre ; le pesanteur, et tout ce qui allait avec. Les êtres plus proches du pêché , en revanche, purent ressentir un certain contrecoup à se trouver ici. Un sentiment de stress se créant en Naya, Nero, Swan et Neil. Les bêtes mythiques ne virent aucun changement ou presque. Les aventuriers improvisés se mirent à marcher aux alentours de leur point de départ avec curiosité. Le fait que deux des gardiens de Swan purent la suivre jusqu'ici, indiquait également que cet endroit ne transportait pas que les choses pourvue d'une âme – autrement ils seraient tous complètement nus.

La machine d'Agis et l'homme aux bandages se réunirent aux côtés de l'assassin encapuchonné ; tous enquêtant sur ces mystérieux messages placardés aux murs.

- « Offrez des sacrifices de justice et confiez-vous à l'eternel ; sinon, Uppercut dans votre face, dog » - Jude 4:6...
-«6:10, l'éternel accueille mes mixups, 10 mois depuis le dernier patch de Balrog – Livre de Jude »...
-« J'ai le visage usé par le sel ; tout ceux qui me persécutent jouent Bayonetta – Jude 6:8 ».... je suis le seul qui trouve que ça n'a aucun sens ?
- Erh.

Des petits groupes s'étaient formés au centre. Mais il semblait qu'il constituait une loi non-dite que personne ne déguerpirait d'ici tant qu'ils n'auront pas un plan fixe, et un échange d'informations équitable à la situation.... ou plutôt, l'idée était que ça demeure un non-dit, avant que la machine d'Agis ne propose l'idée au grand publique. Levant la main, il s'attira l'attention de l'assemblée.

- Afin d'assurer notre survie dans cette épreuve, je juge nécessaire qu'un certain pourcentage de coopération soit confirmé entre chaque parti impliqué. Des présentations, peut-être, et des descriptions de nos capacités respectives pouvant être mises en combinaison pour garder l'avance sur notre ennemi commun.

Ses yeux rougeâtres se tournèrent vers la jeune femme aux yeux verts. Pas une seconde elle n'avait cessé de le dévisager ; serrant les dents si fort qu'elle aurait pu s'en faire saigner. Après s'être concentré sur elle ; le regard d'Alexander se redirigea vers son voisin de droite ; qui avait maintenu une certaine barrière entre elle et la machine du futur. Les regards tous tournés vers la machine ; les autres commencèrent à se rassembler.

- Erh... je sais qu'on a tous nos différents ici. Vous aurez tout le luxe de vous mordre les uns les autres quand on sera sortit d'ici. Mettez votre colère dans votre poche, allez vous asseoir, boire, pisser, respirer... j'ai vu quelques magazines traîner près des pancartes si quelqu'un veut s'isoler cinq minutes dans les toilettes et recalibrer son appareil devant quelques toasters – je pointe personne du doigt, Mr.Légende
- J'ai compris votre analogie, et je la trouve modérément drôle.
-*son expression a pas changé du tout ….je suis pas certain si c'est un compliment ou une insulte.*

Le monstre de Frankenstein toussa, faisant un bain de foule avec son regard, avant de démarrer le bal des présentations. Au même instant, Kiyoshi s'assura de capturer un bon angle de vue de tout le monde afin de prévenir les pouvoirs de qui que ce soit d'entrer en action. Une précaution vaut mieux que rien.

- Je suis Nero ; un monstre de Frankenstein. Je suis élève de classe Alpha et je gère une agence d'extermination de bêtes démoniaques parties berserk. Je profite aussi de l'absence de ma jumelle pour signaler que je suis piégé dans une relation abusive et que j'ai besoin d'aid---

avant de pouvoir terminer sa phrase, Nero fut alerté par un lourd bloc de ciment qui s'écroula à deux centimètres de lui, le forçant à se décaler sur la gauche avec un air à la fois paniqué et médusé. Il soupira profondément avant de poursuivre, tournant le regard vers la prochaine personne.

- à vous ?

Connaître ses amis, ennemis, et se préparer pour une excursion au centre du métro sans fond.

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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Mer 26 Sep - 23:09

Bloody Complications

Être couvert de sang n'avait rien de nouveau pour le blaireau. La facilité avec laquelle The Mask avait tiré dans sa direction sans même le regarder, bon c'était plus gênant mais il avait eu son lot de créatures ultimes oh combien plus fortes que lui. Pour Lumix ce n'était pas une expérience plaisante mais il savait gérer ce genre de situation! À part qu'en un instant, il n'était plus Lumix.

Et de voir le canon du magnum encore fumant , de sentir le danger bien trop réel, et sentir le sang la où sa main se portait à sa poitrine. Le message était clair! Bien trop clair! Même au maximum de sa vitesse, l'ennemi aurait pu l'abattre d'un coup. Toutes ses attentes, ses rêves, ses espérances, tout ça disparu... d'un coup. À la réalisation de cette simple vérité, un voile sembla le séparer du reste du monde. Les personnes devenaient des ombres, les sons étaient ténus. Il pouvait par contre distinctement sentir le sang sur ses vêtements, les vêtements de sports qui collaient sur sa peau. L'odeur de chair en putrefaction omniprésente. Le poids de son sac de sports. Il pouvait clairement voir sa peau se reflétait sous la lumière de la lune. Tout ce conflit, ce combat de héros contre criminel. Même cet instant proche de la mort. Tout cela lui semblait si loin. Détachement, une zone de calme qui lui permettait de repousser l'avalanche de sentiments qui l'attendait.

Il était en plein traumatisme. C'était ça frôler la mort? Il avait bien sûr étudié ce sujet, et il savait que sa vision romancé du héros calme avant sa fin était fausse. Mais il n'avait jamais envisagé quelque chose d'aussi brutal, net! On meurt et c'est fini. Il n'était pas prêt pour ça, pas prêt à mourir! Il en avait la certitude.

Son corps avançait sur pilote automatique. Il suivait les silhouettes les plus proches. Amies, ennemies, pour le moment il n'en avait cure. Tout se ressemblait derrière ce voile. Allez Sean, agis en Héros! Oui mais comment agirait un héros exactement. S'il y avait des héros autour de lui, ils marchaient dans une direction. Que faisait un héros en terrain inconnu? Il revenait à ses bases.

La première des bases était de connaître son terrain. D'abord ses cinq sens fonctionnaient, mais ils étaient réduits. Donc cette zone réduites où il voyait et entendait tout avec une absolue clarité. C 'était sa zone, et il y avait la zone derrière le voile qui ne lui appartenait plus. Un sentiment de sécurité commença à l'envahir aussitôt détruit par le souvenir du coup de feu.

Manifestement, la première base ne suffisait pas. Étape deux donc, récupérer un maximum de données! Il revoyait les événements un par un, la course poursuite par fire boy, l'explosion, le monologue, le combat contre Fugly... Y avait quelque chose de bizarre ici! Comment avait-il pu être aspergé et perdre son apparence. Le directeur adjoint? Mais pourquoi? S'il avait été Lumix il aurait pu... foncer vers The Mask et se prendre une balle pour de vrai. Alors le directeur adjoint lui avait sauvé la vie? Un sentiment de gratitude l'emplit mêlé à la terreur de perdre sa vie. Ses membres, ils tremblaient.

Non en tant que Sean, il n'était pas capable de gérer la pression, il constata que l'herbe avait laissé la place à des rails. Détail intéressant mais inutile. Lorsque tout le monde s'arrêta, il se jeta sur son sac et l'ouvrit en tremblant. Non lui ne pouvait pas gérer la pression mais Rupee pouvait ou peut-être Lumix! L'image du canon lui revint en mémoire, le stoppant net.

Et finiraient morts par imprudence. Même Lilly risquait de se sacrifier. Mais ce n'était pas leurs vies qu'ils jouaient c'était la sienne. Et bien qu'il l'avait répété encore et encore, maintenant il se demandait sérieusement s'il était prêt à mettre sa vie en jeu pour sauver les gens. Vraiment, pour de vrai! Car ici c'était le monde des adultes.

Il avait besoin de trouver sa réponse, son centre. Mais le sang qui perlait sur lui l'empêchait de se concentrer, son ploc ploc ploc irritant l'amenait toujours à ce même coup de feu. Il avait l'air bizarre assis en Lotus les yeux fermés au milieu de tout ce monde.

Ouvrant les yeux il sortit sa serviette de sport de son sac et commenca à se nettoyer méthodiquement comptant mentalement ses respirations. Diminuant ses tremblements. Quand la serviette fut écarlate, il la plia soigneusement et se rassit en Lotus ignorant le bruit autour.

Dernière base, trouver son centre, élaborer un plan d'action et surtout jauger la valeur d'une vie. Comme il comprenait mieux cette leçon maintenant!
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Jeu 27 Sep - 9:53

Biiiiiiip… Biiiiiiip… Biiiiiiip…

Pas de réponse, on est bloqués. Youpi…

Un a une joyeuse troupe complètement hétérogène et qui est capable de s’entredévorer si quelqu’un ne les empêche pas de le faire. Du coup je suppose que ce sera moi, hein ?

« Bon. Je suppose que c’est à moi, tout derrière. »

Eloigné du groupe, je m’étais assis sur le sol à un endroit un peu au hasard. Je pouvais tous les voir, et la plupart savaient ce que cela signifiait s’ils connaissaient un peu la sup : tant que je suis là, personne active son don, en tout cas tant que je ne l’aurai pas décidé. Dans le groupe, je voyais bien que des gens étaient peu enclin au dialogue, mais vu le groupe, personne n’oserait faire quelque chose, en tout cas j’espère.

« Je pense que vous me connaissez tous plus ou moins, mais si on doit faire une réunion des dotés anonyme, je veux en être. Moi c’est Kiyoshi Tsukito, dirlo adjoint de la Heroes SUP, ancien flic, et héros à temps partiel. Mon don me permet d’annuler les pouvoirs des gens, et les réactions physiques. Ce qui veut dire que si quelqu’un veut tirer au flingue tout de suite ou balancer une boule de feu sur quelqu’un, je ne vais pas le laisser faire, capiche ? »

Un moment de flottement se fit sentir, avant qu’une question que j’aurai préféré éviter finisse par tomber.

« L’homme au masque de fer vous a appelé « Tsukuyomi », pourquoi vous appeler comme cela ? »

La question venait de la légende technologique, Pain. Sa mémoire quasi parfaite était un peu une plaie parfois. Je laissais échapper un soupir d’agacement. On dirait que d’autres s’étaient posé la question.

« God damnit, Pain, c’est vache comme question ! IL SE PEUT. Que mon nom ne soit pas réellement Kiyoshi Tsukito. Ouais, c’est le nom que je me suis donné sur ma carte d’identité parce que Tsukuyomi-o-mikoto ce n’est pas forcément très bien vu en société. »


Je me relevais du sol à l’aide de ma canne, puis vit une grande révérence, le tout comprenant bien sûr le plus grand nombre possible de gestes inutiles pour rien.

« Je suis le dieu shinto de la Lune, rien que ça. C’est pas un énorme secret, je ne cherche pas vraiment à le cacher à tout prix, mais si vous pouviez éviter d’ébruiter tout ça je vous en serais reconnaissant. Les gens ont tendance à se comporter étrangement avec les dieux, et j’aime bien ma petite vie en tant que simple humain, moi ! »


Ceci réglé, je laissais la parole au suivant, pendant que je fis signe à Sean de se rapprocher. Il sembla hésiter un instant, puis vint vers moi. Ses pas semblaient hésitants, il avait peur. Avec ce coup de feu il était bon pour un passage chez le psy… et je suis PAS psy, par contre je suis un symbole d’autorité pour lui, et si je peux faire quelque chose, je vais le faire. Malgré qu’il fût là, je ne le regardais pas dans les yeux, fixant toujours les autres personnes pour une raison pratique.

« Sean, mon garçon, sais-tu pourquoi les lapins font des terriers sous le sol ? »


Il fit non de la tête, mais il n’avait même pas l’air d’avoir cherché la réponse. Il semblait regarder dans le vague, comme si il se remémorait en boucle un vieux souvenir… enfin vieux, ça fait littéralement cinq minutes.

« Ils ont peur, ils se cachent des prédateurs, de ceux qui leur veulent du mal, et c’est normal, ils ont pas mal survécu en faisant ça. Mais certains prédateurs ont remarqué que les lapins se cachent dans ces terriers. Devine ce qu’ils ont fait ? Ils sont allés les chercher dedans, et persuadés d’être à l’abri des prédateurs dans leur petite maison, ils n’ont pas fait attention à l’animal qui finit par les manger. »


Sean n’avait pas l’air de comprendre, il fait dire que mes images ne sont pas tous le temps claires pour tout le monde.

« Le terrier est le produit de leur peur, et ils se sont enfermés dedans, se pensant à l’abri. Ce que je veux dire par là, c’est que s’enfermer dans une paranoïa ne va pas te protéger pour autant. C’est normal d’avoir peur, c’est humain, et même plus qu’humain, même mon père il a déjà eu peur et c’est un dieu pourtant. Mais avoir peur ne doit pas te paralyser comme ça, regarde contre la grosse bestiole, tu t’en est déjà sorti très bien ! Bref, je sais pas si je suis très bon pour remonter le moral, mais si t’as besoin de quelque chose, hésite pas, je suis le directeur adjoint, je suis un peu là pour ça. »


Sean a l’air un peu rassuré… un peu, je suppose. Faut croire que je suis pas un si mauvais psy que ça. Bref, les présentations continuent, ils en sont où d’ailleurs ?
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Jeu 27 Sep - 14:28

Tout le monde était entré dans la cathédrale, ils avaient pénétré dans cette lumière divine et s'étaient retrouvés « piégés » dans cet étrange métro.
L'œil écarlate balaya les environs : posters et murs de béton à perte de vue. Des parodies de versets bibliques parsemaient l'endroit.
Et désormais, il disposait de l'information que le directeur-adjoint de la SUP était en réalité un des dieux-empereurs du panthéon Shinto. À ce stade cependant, il commençait à trouver n'importe quel événement d'une banalité incroyable.
Sean Law, apprenti-héros, n'avait visiblement pas encore de quoi supporter autant de stress contrairement à ses deux camarades, dont l'un avait déjà entamé les présentations. Tout en réfléchissant à l'endroit où ils se trouvaient, l'androïde perçut des bribes de la conversation entre Tsukuyomi et Sean. Le symbolisme du terrier... les posters, les anges, l'exacerbation de leurs pouvoirs suite aux expériences de l'homme au masque de fer... Ghost Puncher était le point central de tout ça, ce qui voulait dire...

-Kiyoshi, je peux vous parler encore un peu en privé ?

Le dieu de la Lune haussa les épaules et suivit la Légende. Il ne fallait pas ébruiter trop rapidement l'affaire au risque de déclencher une panique générale. Une fois hors de portée des oreilles indiscrètes, il débuta les explications.

-Je pense savoir où nous sommes.

Tsukuyomi arqua un sourcil, perplexe.

-J'écoute.

Pain observa à nouveau les alentours, juste pour prendre ses précautions.

-Ghost Puncher a le pouvoir de réanimer les morts, nous sommes bien d'accord ? Il s'est soudainement mis à ressusciter des anges alors que son don était limité aux êtres humains, ce qui veut dire qu'il a obtenu une forme d'accès au plan où leurs cadavres s'entassent. On peut donc supposer l'obtention d'une forme de divinité qui lui permettrait d'ouvrir ce plan. La lumière à l'entrée de la cathédrale nous a probablement emmené dans une autre dimension du peu que nous en savons, un monde parallèle dédié à Jude Parker et dont l'entrée a été forcée par son pouvoir qui, de ce que nous a laissé supposer son collaborateur, a transcendé ses limites via une expérience quelconque. Il se pourrait donc que, non content d'avoir ouvert une brèche d'où il arrachait les morts, il ait décidé d'enfoncer la porte de l'au-delà et de nous emmener avec lui.

Un rictus se dessina sur le visage de Kiyoshi qui se délectait d'une telle ironie.

-Papa devrait en prendre de la graine, tiens... mais nous ne sommes pas morts, j'imagine ?

-Ma simple présence en ces lieux justifie le fait que nous appartenons toujours au royaume des vivants. Nous sommes dans un tunnel. Un tunnel qui peut nous guider vers la Lumière et vous connaissez la suite. Tout semble aménagé pour que les morts puissent finir leur traversée : ils disposent d'eau et d'un chemin de fer dédié à les emmener vers le bout du tunnel. Je pense que Ghost Puncher et son acolyte veulent que nous les suivions, leur mise en scène de tout-à-l'heure indiquait très clairement qu'ils voulaient attirer notre attention...

Il observa les voies. Derrière eux, il n'y avait rien, ils devraient avancer quoi qu'il arrive. Mais comment pourraient-ils défaire un adversaire intouchable comme l'homme au masque de fer ?
Il l'avait tué... pendant quelques instant, Alexander Wallace était mort d'un tir de projectile de plasma.

Il était mort l'espace d'un instant.
Il s'était vu mourir.
Il avait vécu la même horreur que ce que lui avait infligé Carnage.

Un bruit de béton éclaté attira l'attention de la plupart des gens présents. En se retournant vers Pain, ils pouvaient voir le poing de l'androïde enfoncé dans le mur du métro, la pupille de son unique œil réduite à un minuscule point noir.
Retirant sa main du trou nouvellement formé, Alexander tenta de reprendre ses esprits et de calmer ses tremblements qui devenaient progressivement incontrôlables.

Il vit les visages ahuris de l'assemblée. Il avait montré un signe de faiblesse. Il avait envie de s'isoler le temps de retourner à la normale, une solution, vite...
Une onde de choc partit de son doigt et réduisit un pavé en poussière, poussière qui fut projetée dans les yeux du dieu lunaire, l'aveuglant temporairement.

-Je pars en éclaireur.

Ses réacteurs se déclenchèrent et il fila à travers un tunnel, espérant trouver des réponses, et un peu de sérénité.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Jeu 27 Sep - 15:32

Tout le monde est encore ébahi par la réaction de la légende. Il vient juste à l'instant de m'offrir une occasion que je ne pourrais jamais créer de moi même, et ce malgré tout ce que je pourrais manigancer. C'est sublime, que dis-je ? Merveilleux ! C'est ainsi que l'on perd sa place de leader, mon cher Pain. Et c'est ainsi que l'on amorce sa chute... Mais ça, ce sera pour plus tard. Je dois encore rester une gentille Joker bien sage.

Toujours est il que je refuse de laisser passer pareille occasion. Je m'avance, hors du rang, et hausse la voix.

L'avoir en éclaireur est une bonne chose. Je ne connais pas les dons de tout le monde, mais je sais que nous serons des pus efficaces pour tenir une position. Avec sa technologie, il est certain qu'il pourra trouver quelque chose et revenir au plus vite. Alors reprenons ce que nous avions commencé.

Je m'appelle Swan Melenthil, je suis le Joker Mordren. Mon don est la nécromancie, je peux relever des morts pour en faire des goules, et les envoyer au combat à ma place. J'ai une rapière dans ma canne de marche, et ai quelques bases en combat, même si je ne suis qu'une tacticienne. Je pense que notre cher camarde aux cheveux rouges, là bas, peut en témoigner. Et Lagherta aussi.

Pour ce qui est des limites de mon pouvoir... Sachez qu'à cause des cloches, je ne puis tenir en mon pouvoir que les deux goules que voici. Les autres refusent de me servir, la personne qui les a relevées devant avoir plus de pouvoir que moi...


La dernière phrase a du mal à sortir... Comment quelqu'un pourrait m'être supérieur dans ce domaine ? Me dépasser ? C'est impensable. Impossible. Et pourtant...

Bref, reprenons. Qui êtes-vous ? Quel est votre pouvoir ? On doit rapidement tout mettre en commun pour savoir sur qui on peut compter, et sur quoi on doit s'attendre.

Il me faut vite le plus d'informations possibles. Surtout sur le gamin. Que je lui rende la monnaie de sa pièce... Le moment venu.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Ven 28 Sep - 11:21

Les choses s'enchaînaient à nouveau très vite. Une fois de plus je me retrouvais dans un nouveau lieu avant même d'avoir compris quoi que ce soit, on allait finir par me reprocher d'être longue à la détente.
En relevant la tête je remarque qu'on est enfermés dans un genre de tunnel avec d'étranges inscriptions un peu partout. Je me revois alors dans l'eau glacée luttant pour remonter puis me laissant sombrer, pour que finalement celle censée s'occuper uniquement des morts me permettre de vive un peu plus...
La panique s'installe en moi, je veux sortir, je commence a m'agiter en regardant un peu partout, à la recherche d'une issus, une petite main se resserre sur ma fourrure me ramenant à la réalité, c'est vrai, j'ai quelqu'un à protéger, je ne peux pas me laisser aller ainsi.

Pour me calmer je décide de me récapituler la situation. La vision d'horreur laissée par Ung'ulfr se faisant transpercer par l'une des personne qui m'est le plus proche a libérer une violence que j'avais oublié, la même que lorsque que j'ai appris pour ma meute... Une haine pur et sans brides. Même-moi j'ignore pourquoi je n'ai pas cédé à ma pulsion, je pense que les raisons sont beaucoup trop nombreuses pour être énumérés. Une chose est-sûr, il va me falloir du temps pour totalement pardonner à Gabi, en effet, la guerrière en moi à accordé son pardon, mais la mère aura du mal à oublier... Je m'inquiète tout de même pour elle, je suis bien placée pour savoir que la culpabilité est une douleur encore plus intense que la pire des blessures physiques, j'espère vraiment que l'homme qui est venu la récupérer est capable de l'aider.

Cependant au vu de la situation mes sentiments personnels doivent être relégués au dernier plan, je prendrais le temps de m'y attarder plus tard, l'important est que mon fils soit en vie et près de moi. Ce qui se passe à clairement été provoqué par quelqu'un et bien qu'il n'ai pas encore montré d'intention belliqueuses mes sens m'indiquent de me méfier de lui au plus haut point, il a l'air d'en savoir beaucoup trop sur nous, il a d'ailleurs donné un drôle de nom au directeur...
Au moment où je me fait cette réflexion il annonce qu'il est le dieu de la lune, je déglutis et émet un rire nerveux. Ce rire doit paraître bien étrange pour ceux se trouvant à coté de moi, les loups ne sont pas censé rire après tout. Mais quand même... J'ai devant moi un dieu lié à une des mes proies, enfin plutôt la proie de Hati, je ne suis qu'une aide dans la quête de mes frères. Je pense qu'il faudra que j'ai une petite conversation avec Kyoshi, mais pour l'heure je dois être attentive à la situation.

Une voix bien connue me fait redresser les oreilles, celle de Swann, il me semblait bien avoir senti son odeur dans la bataille. Je suis contente de la voir, après tout elle a disparue un moment et elle revient en tant qu’héroïne, au vu de son caractère d'avant c'est étonnant, peut-être a elle mûrit durant son absence, avec elle aussi il faudra que j'ai une conversation.

Vu que tout le monde prend la parole pour se présenter je le fait à mon tour, comme à mon habitude j’omets de préciser certains détails, notamment le fait que je soit une créature du Ragnarok ainsi que mon nom de héros, j'ignore si des criminels sont parmi eux et même si il voit mon visage et mes dons le fait qu'ils ignorent mon surnom est une bonne chose selon moi, au cas où...

- Mon nom est Lagertha Fenridottir, la majorité d'entre vous me connaissent étant donnés que je suis professeur de maîtrise de pouvoir à la Sup. Concernant mes pouvoirs je peux me transformer en gigantesque louve, je sait me battre à l'épée. Ah et si certaines d'entre vous maitrise des éléments comme le feu, la foudre ou l'eau et qu'ils acceptent de m'en confier une petite quantité , je peux devenir un louveteau possédant la capacité de manier l'élément en question.


Je pourrais aussi ajouter feu follet étrange à la liste des mes capacités mais ça ne m'étais jamais arrivés auparavant et je ne comprend pas d'où ce pouvoir me vient ni comment l'utiliser.

Parmi les élèves de la Sup présent j'en reconnaît plusieurs que j'ai déjà côtoyés en classe, notamment Jay, je me demande si Draco m'en veut encore... L'un d'eux à l'air un peu retourné, j'avance doucement vers lui :

- Ne t'en fait pas, on va tout faire pour s'en sortir, voit ça comme un exercice de maîtrise grandeur nature. Si tu agis comme on te l'a appris tu a de forte chance de survivre et si jamais les choses recommence à mal tourner je te protégerais. Après tout c'est mon rôle de professeur.


Mon rôle de professeur... Ce rôle qui m'avait permis de ne pas exploser de haine et de désespoir, ces enfants de Midgard ne seront jamais à quel point ils m'ont sauvés...
C'est d'ailleurs parce que des élèves sont présents sur le terrains et que je suis leur professeur que je me doit d'ignorer toutes mes émotions négatives. J'inspire un grand coup dissipant le reste de panique provoqué par le fait d'être dans un lieu inconfortable et recommence à suivre ce qui se passe, une lueur déterminée dans les yeux.


Dernière édition par Lagherta Fenrirdóttir le Sam 29 Sep - 10:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Ven 28 Sep - 12:24

Jusque-là, le jeune homme, enfoui dans son sweat, s’était contenté de suivre le mouvement, et depuis qu’il avait posé un pied dans ce foutu lieu, un cœur fantôme le lançait et lui imposait une sensation de vertige difficilement soutenable.

Était-ce son jugement dernier ? Est-ce que même le Tout-puissant avait abandonné son cas d’un revers de la main, le poussant avec dédain dans un enfer abyssal ?

Wowowowowoow. On s’calme, Neil. Tu devrais te rendormir, c’bibi qui pilote.


Oui…

Dormir…

Cela faisait si longtemps…

-…Bref, reprenons. Qui êtes-vous ? Quel est votre pouvoir ? On doit rapidement tout mettre en commun pour savoir sur qui on peut compter, et sur quoi on doit s'attendre.

Little Devil se redressa en sursaut. Ce n’était pas le ton de la question qui était en cause, mais plutôt le regard avide de celle qui l’avait lancée. Pendant qu'elle l'assoupissait presque avec son discours, seule la sensation d'être visé lui avait permis de ne pas perdre le fil des palabres de la nécromancienne.

Brrr… Il détestait se sentir scruté ainsi. Et encore plus devoir prendre la parole face à un groupe. Ils s’croyaient où tous ? A une réunion d’alcoolos anonymes ? Tss.

Une femme se présenta solennellement, comme si elle avait fait ça toute sa vie. Une prof. Qui a du chien…

Mmmh…

Pas trop envie de voir le loup ce soir.

Elle rassura ce qui semblait être un jeune héros. C’est vrai qu’il était tout pâlichon…

Halala, décidément, la bleusaille ! C'est plus c'que c'était.

Bieeeeeeeen. Il semblerait que cela soit à son tour. C’parti pour l’entrée théâtrale…

- Bien le bonjour, le bonsoir, le bon matin mes enfants ! Ici *tousse* Neil, pour vous servir, surtout vous ma chère cougar des prairies !

Il prit le temps de glisser un clin d’œil et son plus beau sourire à son adversaire de tantôt, ravi de jouer avec ses nerfs tel un chat avec une souris. Ses mains accompagnaient ses mots, dans un désir de paraître le plus dramatique possible. C’était sa façon de vaincre sa tachycardie : passer pour l’idiot de service.

- Vous l’avez sans doute compris, j’suis pas un enfant d’chœur, j’tiens plus du zombie, d’où ma sympathie pour les morts. Les vivants j’ai plus de mal, faut causer et tout, j’suis pas bon à ça, sauf si vous m’laisser vous jouer un p’tit air… Mais j’ai pas de quoi. Mon truc, c’est les lames. Cutter, couteau…. Ouep. J’suis venu pour l’absolution, j’ai p’têtre encore une chance que le Père Noël vienne me récompenser cette année, sait-on jamais…

La gêne s’empara du rouquin. Il en avait trop dit. Sa nervosité avait délié sa langue, comme s’il avait ingurgité une grosse quantité d’alcool. C’était du grand n’importe quoi. L’atmosphère suintait la présence de héros. Et lui n’en était pas un. L’équation était simple, sans appel. Dès qu’ils auraient fini de parler guimauve et de prôner le « tous pour un / un pour tous », ils s’affronteraient sans vergogne.

La dénommée Swan lui botterait probablement le derrière pour ce qu’il lui avait infligé, et bien qu’il lui avait fait mordre la poussière une fois, rien ne dit qu’elle ne demandera pas de l’aide à ses comparses, et ce malgré son ego apparemment aussi développé que ses formes. Il lui fallait aussi admettre que son don inspirait la crainte, notamment pour lui qui n’était pas très endurant. Si elle faisait revivre à l’infini ses goules, même au nombre incroyablement gigantesque de deux… Il ne ferait pas long feu.

Pour l’instant, c’était elle la menace. Elle avait nommé la prof par son prénom avant que celle-ci ne se présente. Elles étaient de mèche, et peu probablement parce qu’elles fréquentaient le même salon de coiffure. Il y avait donc de grandes chances que le rouquin se trouve assaillit par ces deux femmes.

Si ces amis zombies étaient là, ils l’acclameraient…

Haha.

Little Devil se surprit à s’imaginer dans une villa donnant sur cimetière, en colocation avec l’ange et quelques goules. Ils se ligueraient contre chaque nécromancien troublant leur repos mérité et ils feraient des blagues salaces. On ne le jugerait pas pour son apparence, les goules n’avaient pas grand-chose à lui envier.

Ouh que ce serait bien…

Il secoua la tête dans un soupir. Non. Il n’avait pas le droit de se laisser aller. Du sang devait couler. Il fallait qu’il se concentre, prenne conscience de qui exactement l’entourait, et qu’il soit alerte pour s’enfuir dès que ce pétrin serait fini. Il ne pouvait plus se laisser absorber par des absences, des pensées futiles.

Il est temps de se comporter en adulte, nan mais !
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Ven 28 Sep - 22:31

Phylonmay restera accroché à la fourrure de sa mère.
Il observe ce qui se passe autour de lui avec une étrange sensation en lui. Ce n'est pas la seule fois qu'il la ressent, mais d'habitude elle le rend plus agressif, plus violent. Là, il se comporte juste comme un louveteau apeuré qui cherche l'odeur réconfortante de sa mère.

Il est passé à quelques doigts de rejoindre le royaume de son oncle, la douleur bien qu'ayant disparu reste un souvenir encore transperçant, surtout provenant de la main d'une alliée.

"Ce n'est pas sa faute, elle n'était pas elle."

Il marchait de manière à toujours resté au côté de sa mère, son teint bien plus blanc que d'habitude. Autour de lui, mis à part un ancien voisin de chambre de la 'sup, le monsieur de flamme et le sous-directeur, il ne connaît personne. La fantôme se trouve au-dessus de lui et pose sa main froide sur son front.

"Tu es vraiment un idiot parfois.
Tu veux me faire de la peine.... ainsi qu'à ta mère ?
Je te proviens que la prochaine fois que tu te mets en danger, je t'en empêcherai. Il n'est pas question que tu t'éloignes de moi."


L'enfant n'écoute la fantôme qu'à moitié, son père a peut-être raison.
Les sentiments nous affaiblissent. Ils nous rendent faibles. La vraie force serait de laisser tous sentiments de côté et d'éliminer toute menace autour de soi.
Une règle élémentaire de la nature, celle du plus fort. Elle résonne dans l'esprit de celui qui s'est retrouvé trop de fois dans des conflits qui le dépassent.
Par sa mère, il se trouvait dans le ragnarök. Il ne sait pas pourquoi ce conflit a démarré, mais sa mère en craint la fin.

Pendant que ces noirs pensés insinué dans son esprit.
Il serre d'autant plus le poil de la fourrure de sa mère, que pense-t-elle en ce moment ?
Elle doit le trouver stupide et faible.
Il préfère garder le silence, pendant que sa mère se présente.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Sam 29 Sep - 11:31

Encore un blackout. Avec le temps, elle avait pris l’habitude — avec Kiyo et Iwan — de les subir sans prendre la peine de comprendre le pourquoi du comment. Et surtout, sans chercher à savoir ce qu'elle avait fait pendant ces moments… surtout quand ils duraient plusieurs jours. De sa fugue de l’établissement de superhéros jusqu’à sa fugue au Japon — pour éviter un paradoxe temporel — elle en avait vécu beaucoup. Beaucoup trop même. Avec ses deux gardes du corps, ils en avaient perdu le compte. Mais actuellement, le problème n’était pas ça. Même si ces trous de mémoire lui faisaient un peu peur, le plus stressant était de se retrouver dans cette pièce, cette bâtisse, cet endroit avec des gens que soit elle ne connaissait pas, soit qu'elle n’aimait pas. Et dans cette dernière catégorie, elle y incluait la légende technologique. Pain.

Le voyage, entre la ruelle, où ils avaient rencontré ce garçon — ou cette fille — et le lieu où ils étaient maintenant, ne fut pas de tout repos. En même pas une demi-journée, ils furent victimes de plusieurs attaques. C’était dans ces moments-là qu'elle bénissait les dieux d'avoir donné des compagnons comme eux. Seule, elle n’aurait rien pu faire. Seule, elle aurait rejoint son créateur. Timothy stoppa la toute première attaque. Dans un élan de courage, il prit la place de Kiyo pour lancer un missile sur l’ange. Ce personnage était l’âme la plus folle des trois ! Pour l’autre attaque, ce fut Kiyo qui s’en chargea. Avec le cadavre sur les épaules, la permutation n’était pas possible. Encore heureux ! Sinon, ils auraient encore eu droit à un missile. Même si cette réaction était efficace, ce n’était pas sa préférée. Mais le plus important, c’était qu'ils étaient vivants.

Toujours dans ce lieu, Kiyo s’était mis un peu à l’écart des autres, sans pour autant faire bande à part. Même si ce n’était pas le moment de jouer les asociales, ce groupe l’écœurait. En vrai, que ce soit Kiyo, Naya, Iwan ou Timo, chacune d’elle était écœurée par ce qu’elle voyait : de la niaiserie à l’état pur. Entre cette niaiserie et le stress qui montait petit à petit, la petite aux cheveux roses et bruns commençait à s’imaginer un jeu dont lui restait encore à définir les règles. Mais dont le concept était né.

Comme elle avait l’impression d’être dans cette série télé — où les héros étaient tous beaux, tous propres et que seuls les méchants étaient intéressants —, elle s’amusait à associer chaque personnage de la série à une personne présente en ces lieux.

••• Kiyo, tu te souviens de cette série pourrie qu’on regardait quand on était encore à la Heroes sup ? •••, demanda-t-elle, avec l’envie de rire. En guise de réponse, Kiyo fit un léger grognement. ••• Si on s’amusait à leur donner des surnoms, juste pour se marrer ? •••, demanda-t-elle, en pointant du doigt chaque personne qu’elle allait citer. ••• Pain, ce serait Charmant. Aussi abruti et niais, ce surnom lui colle bien. Pour le mec avec le chapeau… il me fait un peu penser au chapelier fou, on va l’appeler Anderson. •••, annonça-t-elle en essayant de ne pas rire.

Si Naya rigolait, ce n’était pas le cas pour les autres âmes : Kiyo et Iwan étaient concentrés sur ce qui se disait dans la bande des héros et Timothy, lui, ne connaissait pas la référence pour rire avec elle.

••• Naya, on va avoir du sérieux de tout le monde. Je sais que tu es stressée, mais essaie de te calmer et de te concentrer. ••• , annonça Kiyo sans rien dire de plus. À cette réflexion, Naya se tut et essaya de s’installer confortablement pour les laisser faire.

De ce que le guerrier pouvait entendre, chaque membre allait se présenter. C’était un moment important pour lui et surtout pour eux. De cette manière, il allait pouvoir connaitre les spécificités de chaque héros ici présent ou plutôt de chaque personne présente. Après tout, de ce qu’il entendait, les héros étaient en minorité : une légende, une Joker, trois membres de la Héros Sup, quatre élèves — dont le cadavre qu’il avait ramené — et un autre criminel. Une équipe de 10 personnes bien hétérogène.

Maintenant qu’il restait qu'une ou deux, Kiyo regarda celui qui se présenta comme un dieu vivant.

« Pour me présenter correctement, j’aurai besoin que tu annules les effets de ton pouvoir sur moi. », demanda assez sèchement Kiyo. Le temps qu’Anderson réfléchisse à ce qu'il allait faire, le guerrier continua son monologue. « On nous appelle les Twins K. », dit-il seulement pour se présenter aux autres. « Et notre pouvoir est de permuter le corps et/ou l’âme avec d’autres personnes. », finit-il de dire en regardant toujours l’homme aux cheveux blancs.

Et sans rien dire, le guerrier sentit une drôle de sensation, comme s’il se sentait plus… léger, plus libre. À ce moment-là, Naya put prendre le relais. Mais avant qu’elle ne dise quelque chose, le lapin blanc la stoppa.

« Je t’accorde juste le temps des présentations. Si tu fais le moindre mouvement suspect, je te mets une balle dans la tête. Ce contrat te convient ? », demanda-t-il. Même si la demoiselle savait que c’était une question rhétorique, elle fit un signe positif de la tête.

« Mon nom est Naya Thomspon, mais on me connait plus sous le nom de « Twins K ». Ce que mon partenaire a oublié de préciser, c’est que j’ai seulement la capacité de permuter de corps et/ou d’âme avec certains personnages de jeu vidéo. », commença-t-elle à expliquer. « Et pour le moment, je peux le faire avec seulement trois personnages. Le premier — que vous avez pu voir — s’appelle Kiyo. Le second, que Mme Melenthil a rencontré dans mon corps, s’appelle Iwan. Et le dernier s’appelle Timothy. », ajouta-t-elle. « Mais pour des questions de survie », dit-elle en regardant l’arme braquée sur elle. « je ne dirai rien d’autre sur le fonctionnement de mon pouvoir. », finit-elle de dire avant de laisser place à Kiyo.

Quand il reprit place dans ce monde, il regarda le dieu lunaire.

« C’est bon, tu peux réactiver ton pouvoir sur moi. », grogna-t-il. « Maintenant que tous les altérés anonymes se sont présentés, est-ce qu’on peut réfléchir à un plan ? », demanda-t-il en grognant, toujours en regardant le blanc. Puis, il regarda l’ensemble des personnes présentes. « Le mieux, à l’heure actuelle, serait de mettre en commun tout ce qu’on a pu apprendre de ces créatures quand nous les avons combattus. Et aussi de réfléchir à mettre en place une stratégie pour se sortir de ce merdier. », dit-il en se calmant. « Qu’est-ce que quelqu’un sait — à peu près — à quoi nous avons à faire ?  », demanda-t-il.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Sam 29 Sep - 14:54

Un métro, précédant une église... Jay comprenait de moins en moins les évènements. Déjà qu'il avait cru mourir, alors que c'était une prank.
La colère du dragon s'était dissipée, pas parcequ'ils n'étaient plus sur un champs de bataille mais que fuir ou se battre n'était plus a l'ordre du jour. Le monstre de Frankenstein, comme il venait de se présenter voulu faire un debrief des différents dons.

Jay connaissais celui du directeur adjoint ainsi que celui de la légende. Il connaissait celui de Jack ainsi que celui de Sean, quand aux autres...
Swan, la nécromancienne, un pouvoir intéressant mais Jay n'avait pas eu le loisir de le voir a l'œuvre... Et puis les cadavres étaient mieux en cendres ou six pieds sous terre.
Lagherta, bien qu'il l'avait déjà vue se transformer en loup, jamais il n'avait pensé qu'elle pouvait atteindre cette taille. La théorie de la bête mythologique tenait la route.
Neil qui lui se présenta comme plus proche du zombie que de l'homme.
Naya qui pouvait changer de corps. D'après ce qu'il avait compris.

- Dites, dans les métros, il y a des trains non? A moins  celui là soit fermé, il doit y avoir une sortie quelques part, si on suit les rails en espérant pas croiser de trains.

Il avait regarder le "paysage" depuis tout ce temps et comment sortir. Si cet endroit se trouvait bel et bien sur Terre, ils devaient bien trouver une sortie quelconque.

- Sinon, je peux contrôler le feu grâce à une entité en moi, ça devrait pas servir a grand chose pour le moment.

Effectivement, le souvenir du tunnel était encore bien marqué au fer rouge, rouge sang, dans sa tête. Faire surgir des flammes dans un milieu confiné relevait du suicide.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes

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Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes

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