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Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes

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❝ LOCALISATION : Patchwork Agency / Dortoirs
❝ PT. EXPERIENCE : 50


 : B

MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Lun 1 Oct - 3:34


Et les présentations s'enchaînèrent. Pas réellement une surprise ; mais un développement apprécié par le zombie aux cheveux érable. Le fait de voir quelques personnes coopérer – des non-étudiants, en prime – était en soi une bonne chose. Mais ce dont Nero avait placé son attention était en réalité ceux qui n'avaient justement pas pris part aux présentations. La machine de guerre extraterrestre avait pris la poudre d'escampette relativement tôt dans la prestation. L'enfant n'avait pas parlé non-plus ; bien qu'il semblait évident que son lien se tisse avec la louve qui lui servait de brancard. Si le fait de voir un gnome être volontairement amené en ces lieux n'était pas suffisamment étrange comme image à retenir en tête ; alors le fait qu'un petit cercle de support psychologique s'était créer entre les membres de la même faction ; en considérant les circonstances dans lesquelles ils se trouvaient ; était plutôt étrange aussi. Pourquoi est-ce que le traumatisé serait rentré dans le traquenard, s'ils se savait ne pas avoir les tripes nécessaires pour tenir ? Quelque chose d'incompréhensible pour l'androgyne ; mais considérant que tout les élèves n'avaient pas forcément déjà baigné leurs mains dans le sang ; il blâma ça simplement sur l'inexpérience et fit bondir son regard à travers la pièce, tenant une pose suspicieuse. Pouce sous le menton et indexe sous la lèvre, il examinait méticuleusement les paroles de tout ceux qui avaient décidé de s'ouvrir au publique. Une nécromancienne – il l'avait déjà compris par leur précédente rencontre, mais le fait que ces deux zombies là ne se retournent pas contre elle comme les quatre autres, était un élément à garder en tête quand à son contrôle général de ses pouvoirs. Rien ne lui indiquait après-tout que ce genre d’événements n'étaient pas monnaie courante dans son milieu – et bien qu'elle ai précisé avoir fait partie de la Heroe's SUP, il n'avait aucun souvenir d'elle. Dans le cas de Kiyo et ses autres personnalités... dire qu'il était entièrement au courant serait faux ; mais un mélange de mémoires substantielles et de déductions lui permirent quand même de se coudre une idée de son garde du corps du bar. Nero, bizarrement, n'avait jamais eut d’interactions avec le professeur de maîtrise de don, ni le directeur adjoint. Dire que c'était la première fois qu'il les rencontrait serait une exagération – il les avait déjà vu, mais ça se limitait à ça : des noms et des rumeurs, rien de plus. Savoir que l'adjoint était en sang et en chaire le dieu shintoïste de la lune était …. !

- Hmmnn...

Un peu barbant. Des années en arrière, une révélation de ce type aurait très certainement remué ciels et terres, empressé l'humanité de prendre des notes et crier au scandal mais... à bien y réfléchir, tout le monde en ces lieux était un type de monstruosité. Le style de vie que le jeune zombie avait vécu l'avait appris à considérer les anormalités plus communes que les humains eux-même.. alors en entendant cette révélation ; il leva les sourcils ; se demandant honnêtement comment est-ce que des êtres capables de modeler la planète à leur image, pourraient s'avérer avoir autant de difficultés à en stopper ses résidents. Après que tout le monde ai décliné leur sobriquet et compétences ; l'homme aux bandages qui sentait le brûlé, s'exprima sur sa propre identité – mais considérant la frustration qu'il semblait emmagasiner en lui, il avait l'air de vouloir garder ça rapide, clair et concis.

- Jack Falcon, Phénix, étudiant à la SUP.

Et avec ça... presque tout le monde avait annoncé sa participation dans ce gang-bang multiculturel. Étonnamment, le seul à ne pas s'être adonné à ces présentations était également le plus connu du lot. Alexander Wallace, aussi connu sous le nom de « Pain ». Même s'il n'avait pas donné l'honneur de faire sa propre introduction, il semblait que le directeur de l'institut était plus qu'honoré de le faire à sa place par pure pulsion de frustration après avoir vu ce détail être répété sur sa véritable identité. Peut-être que les adultes actifs ont un certain degré de timidité par rapport à leur personnage ? Qui sait ; il n'était pas là pour les questionner plus que ça.

Jay, fit la mention d'organiser un plan... quand bien même ils agiraient en équipe ; comptant plusieurs civiles et possibles criminels, il allait être difficile d'établir un quelconque sens de « véritable » coopération au sein du groupe , sans le guidage d'une sorte de leader. Et malheureusement... Nero est hautement disqualifié pour cette position. Sa faiblesse mentale vient de son incapacité à élaborer des plans qui n'ont pas l'air de tourner à 100% autour de sa propre capacité d'opérer. En d'autres termes – il n'a que très peu confiance en ses alliés quand il en vient à sauver ses fesses. Si Kiyo avait été un coup de chance, sûrement cette même fortune ne se répétera pas deux fois de suite.. en addition au fait qu'ici, très peu de personnes semblent être capables de revenir à la vie après avoir été tué. En clair, prendre un glass-cannon pour diriger les opérations, serait suicidaire par nature.

Mais l'idée de contacter Vikky pour assurer ce rôle, lui vint rapidement en tête. Même si les autres participants à cette opération sans nom ni faction avaient probablement leur propre atout social pour guider ces chèvres violentes et instables vers la lumière de la victoire ; la seule personne sur laquelle il pouvait réellement compter, pourrait éventuellement donner quelques mots de sagesse.

Plongeant sa main dans une poche de sa jupe d'uniforme, Nero en sortit son vieux téléphone à clapet, l'ouvrant d'un rapide geste de poignet ; pour finalement commencer à pianoter sur le petit clavier usé ; jusqu'à afficher la liste de contactes. Mais il remarqua quelque chose d'autre – Ce téléphone n'était pas seulement fonctionnel ; il captait aussi une barre de réseau. Une seule, qui semblait s'en aller et s'en venir. Considérant la position dans laquelle ils se trouvaient ; c'était à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Histoire de mettre les autres au courant, il invita les autres à essayer de contacter l'extérieur.

- Le plan peut attendre une demande de renforts. Je sais que personne n'a vraiment envie de moisir ici ; mais l'idée de foutre le camp pourrait peut-être patienter pour la venue d'autres personnes prêts à donner un coup de main, right?

Des hochements de tête, des débuts de discussions internes. Nero ne les entendait plus – dès que ses yeux revenaient sur la photo de sa sœur jumelle ; son regard changeait entièrement. Ce n'était plus celui d'un élève de la heroe's SUP maladroitement impliqué dans une intervention -  C'était celui d'un monstre déterminé à rentrer prêt de son maître par n'importe quel moyen. Son pouce pressa la touche en plastique verdâtre ; émettant un signal qui délivra un sentiment désagréable à ses oreilles.

---


La machine d'Agis se déplaçait au cœur des égoûts, et rien qu'elle ne voyait avait l'air de faire plus de sens que les précédentes. L'architecture de l'endroit était tout bonnement inconsistante – elle empruntait tellement de styles différents ; qu'un coup d'oeil sur la droite peut vous amener à Tokyo, tandis que celui de gauche vous donnera une vision de Paris. Des objets, tout comme les pancartes, pavaient la voie qu'il empruntait. Et tout comme le reste de ses environs, c'était d'une profonde étrangeté. Il pouvait y voir des stands de hot-dogs dévastés dont les menus avaient été criblés de coups de crayon feutre noir, dont même les noms des recettes étaient remplacées par des psaumes. Par curiosité – ou bien parce que les indicateurs de reconnaissance des lieux étaient sans-dessus-dessous dans son programme ; La légende technologique se mis à approcher ces assemblements d'objets empilés comme dans une déchetterie. C'était presque comme si quiconque avait bâtit – ou vécu - dans ces lieux, avait une obsession pour les facettes multiculturelles.  En réalité, tellement de diversité étant collées ensembles comme des bouts de peau qui ne correspondent pas sur une grotesque sculpture macabre... peut être étais-ce dans le thème de la nécromancie après-tout. Mais une figurine hindoue placée à côté d'une baguette de pain en plastique, tout cela supportés par un coffre de Matryoshka... s'il n'y avait pas de « message » derrière ces assemblages, dire que c'est « Fashion » n'allait certainement pas les avancer. Les données s'accumulaient doucement.. mais jamais aussi lentement. La connexion GPS était hors de question ; seulement un très faible réseau dont les tentatives d'établissement de liens avec le HQ étaient fortuites. Dans sa rage inconsciente, la machine s'était isolée, et limité ses options. Son unique œil écarlate scannait les environs – il pouvait par exemple noter certains changements dans la zone ; comme par exemple de faibles montées et descentes. Ce que cela voulait dire était que cette rame de métro n'était pas seulement destiné à guider des véhicules... Non, c'était plutôt l'inverse – Aucun type de train ne pourrait être traversé par ces voies. Les rames n'étaient pas seulement inconsistantes : elles variaient en taille et en écartement. Cet endroit, tout comme le reste de ces objets ; semblait avoir été bâtis par quelqu'un qui avait l'intention d'en faire une œuvre d'art absurde

Et cela semblait être la limite de son excursion. Il s'était assuré de ne pas trop s'éloigner du groupe, auquel cas un plan d'urgence devrait être développé – il n'avait aucune idée de quel genre de bizarrerie l'attendrait à la fin de cette odieuse accumulation de cultures. Mais peut-être que la distance parcourue était déjà suffisante pour tomber sur quelque chose de bien plus suspect encore que de simples choix de décoration extravagants.

- !

L’œil rougeâtre de la machine se rapetissa lorsque le signal se transmit à son système. Son pied avait heurté quelque chose.. quelque chose qui n'offrait pas beaucoup de résistance, mais qui agissait comme un obstacle de sortes. Immédiatement, il fit un pas en arrière, pour finalement observer le sol ; là où un objet pas comme les autres, se trouvait étalé au sol. Une chaussure cirée, mais couverte de sang séché. Et si ce n'était pas les fonctions avantageuses de la machine qui permettaient de définir la composition de ces tâches par un simple coup d'oeil, ça aurait certainement été impossible de déterminer s'il ne s'agissait que de saleté, ou d'autre chose. Et cette chaussure qu'il avait heurté.. elle était portée. Portée par un cadavre allongé sur le dos, un trou béant au niveau du plexus ; dont bouts de chaire étaient vainement reliés par des sutures maladroites (qui avaient, évidemment, lâché). La première chose qu'Alexander réalisa à propos de la victime en question ; était la plus évidente d'entre toutes : L'accoutrement de cet homme ; et plus particulièrement son masque... sans le moindre doute ; c'était l'homme au masque de fer qui les avait guidé ici. Mais il se jouait là différence critique – l'homme qui les avait guidé ici était bel et bien vivant et bien portant (peut être même trop) lorsqu'il eut passé les portes de l'église. Et bien qu'il ne soit pas impossible qu'il ai été tué par quelque chose après être arrivé en ces lieux... les tâches de sang sur les chaussures, la qualité médiocre de la peau, et le manque hémorragie... Ce type là avait été achevé il y a bien plus longtemps qu'il ne pourrait possiblement s'être écoulé entre leur arrivée et maintenant.

La seule explication possible, aurait été une distorsion temporelle... mais même là ; ça n'avait aucun sens – le faible accès au réseau (aussi infime soit-il) aurait définitivement alerté la machine d'une date complètement incompatible au quelconque serveur le plus proche. Le fait que cet endroit soit également toujours situé sur terre, et dans leur même « réalité »... rien de tout ça n'apportait plus d'informations. Outre le masque, il était aussi possible que cette personne soit quelqu'un d'entièrement différent ; Une farce de l'homme masqué pour les déstabiliser avant qu'ils ne fassent face à peu-importe quoi se trouve au delà de ces rails.

Et peut-être aurait-ce été suffisant d'une contribution pour sa « balade » à travers ces terrains inducteurs de claustrophobie ; si seulement il n'avait pas immédiatement ressentit la présence d'une autre personne en ces lieux. D'un rapide coup d'oeil, il reconnut la nécromancienne. Malgré s'être distancé du reste du groupe très rapidement après leur arrivée ; la portée de son audition avait au moins pu capter le peu de paroles citées lorsqu'il s'éloignait. Vraisemblablement une alliée ; mais dont les origines amènent un doute qu'il ne peut pas effacer de sa banque de données. L'ensorceleuse fit face à la machine, mains en l'air par pur réflexe ; affichant un sourire forcé. Bien qu'elle n'ai pas l'air d'avoir le contrôle total de son expression faciale, il semblerait qu'elle n'ai pas l'intention de le planter dans le dos pour autant. Peut être que le stress lui montait à la tête.

Les deux cadavres suivaient la dame. Le fait qu'un troisième se trouve en ces lieux, força la légende technologique à se montrer plus méfiante de la venue de Melenthil.

- Eh bien. On m'a suggéré de partir aux devants pour vous ramener à nous, Mr.Wallace. Aucune considération pour les femmes ; ces étudiants ! Se rallier contre moi comme ça !
- Le moment est difficilement approprié pour les plaisanteries. Joker, ressentez-vous quoi que ce soit d'inhabituel en présence de ce cadavre ?

La pratiquante des arts sombres laissa tomber son regard sur la carcasse. Sans nul doute, il s'agissait de l'homme qui les avait guidé ici à travers l'hécatombe d'anges. Qu'il ai connu une fin si rapide aurait été réconfortant et terrifiant à la fois, après tout le monde qu'il eut donné à ses précédents adversaires... seulement quelque chose de plus puissant et terrifiant pouvait les attendre plus loin. Mais heureusement pour eux, ce n'était pas le cas – Ce cadavre était là depuis un bon moment.. très longtemps en réalité. Croisant les bras sous son torse ; l'incantatrice jugea nécessaire de coopérer et donner une vague estimation de la date de décès.

- Environs une ou deux semaines. Une fidèle réplique, mais probablement pas le même homme qui nous a amené ici. Ou bien... j'aimerais penser que c'est le cas. C'est un sacré costume.. je me demande à quoi il ressemble, derrière ce masque.
- Ce...masque..

La machine tendit sa poigne métallique en direction du visage du cadavre.

---


Le bruit de la machine à café était comparable à une fanfare d'après-guerre. Chaque nouveau processus enclenché pouvait servir de réveil – tout aussi insupportable et tout aussi fréquent. Mais la jeune femme était au dessus de ça – aucune machine à moccha ne pourra générer autant de pollution sonore qu'une chouette avec une tête de hyène. Et la jeune femme en pyjamas et chemise de laboratoire ; avait dors et déjà clairement abandonné l'idée de réparer ce tas de ferraille aussi longtemps qu'elle pourrait en supporter le son. Son corps s'affalant lourdement sur le canapé ; son front finit par se cogner contre la table basse ; le choc émettant un spasme qui lui fit perdre ses chaussons. Grommelant dans ses couvertures ; main droite affalée dans la pile de fichiers et blueprints de Patchwork Labs ; Victoria Frankenstein attendait patiemment le retour de son abruti de jumeau. Mais elle savait que les choses allaient prendre encore un peu de temps – Laurel n'en était clairement pas à sa première attaque terroriste encaissée en fin de journée... mais les médias commençaient à être quelque peu survoltés à ce sujet. Il avait pris un certain temps aux sites internet pour reporter sur le meurtre tragique de trois étudiantes près de la Heroe's SUP. Ce fait avait complètement été poussé dans les fleurs pour faire de la place au Big Boss des événements misérables de la journée, à la télévision locale. Levant sa tête jusqu'à ce qu'elle puisse reposer son menton sur le matelas ; la scientifique folle observa avec semi-attention, les reporters agir avec un mélange de peur, d'extase et excitation ; alors qu'ils pouvaient diffuser les premières images de la tragédie.

- Au moins.. les corbacs ont de quoi mâcher pour la soirée.

Elle ne faisait pas seulement référence aux animaux ; mais bien aux médias également. À chaque triste événement, vient se mêler des figures publiques prêtes à déblatérer autour des carcasses. Rien de mal à tenir l'audience informée, auquel cas ils ne seraient pas déjà au courant que leurs proches ont péris dans un cruel massacre... mais certaines chaînes semblent n'avoir de principes que le nombre de sièges occupés par l'audience.

Et en elle naissait à chaque fois la crainte que l'un des participants au compte mortuaire ne soit la seule personne avec qui elle entretiens un lien social.

Et en ce moment même ; il essayait de la joindre. L'antenne de cheveux hérissée sur sa tête bondissait à chacun de ses pas, le téléphone collé à son oreille. Ça ne menait nulle part – pas avant, et pas maintenant. Tout le monde avait déjà considéré l'option d'appeler quelque part, ou d'établir une connexion avec Internet.. mais ce qui est certain, est que cette rame de métro partage au moins avec ses cousins, l’ennuyeux manque d'accès au monde extérieur par le biais des ondes. Frustré, le zombie à l'apparence de lycéenne finis par refermer l'appareil et le plonger à nouveau dans sa poche ; croisant les bras sur son torse.


Le groupe avait déjà commencé à explorer le sous-terrain ; mais avaient pris une direction différente de celle d'Alexander. C'était une suggestion de Swan, en réalité. Elle était certaine que ses gardes du corps en état de décomposition, seraient suffisamment aptes à la protéger au cas où des difficultés se présenteraient sur sa voie d'alerter la légende. Quand au plan... cette tentative tomba extrêmement rapidement. Le fait qu'ils ne savaient absolument rien sur les lieux ; et que les combinaisons entre leurs dons ne pouvait qu'être hypothétique jusqu'au moment de le prouver... personne ne se sentait de dépenser inutilement son énergie pour quelques essais. Mais un semblant de coordination, en revanche, avait l'air de s'être formé. À son grand regret, le directeur adjoint devait demeurer en fin de la file – Car son champ de vision peut contenir autant de dotés que possible ; considérant sa taille, il ne serait pas difficile pour lui de voir au dessus des plus petits membres de la troupe – qui se révèlent également être ceux qui possèdent le plus d'aptitudes physiques en l'absence de la légende métallique. À jeter un coup d'oeil vers l'arrière ; Nero pouvait conclure au visage déconfit du directeur adjoint , que l'idée d'être aussi éloigné du danger, devait peser sur sa fierté quelque peu. Un rapide coup d'oeil sur sa droite, et il pouvait déterminer que ceux qui menaient la file étaient effectivement ceux qui avaient prouvé leur valeur au corps-à-corps. Excepté un Sean traumatisé gardé en cocon au milieu du groupe d'exploration ; tout les autres « combattants » étaient là. Le dragon, le phénix, et le zombie. Par soucis de pratique (parce qu'une épée d'une telle taille est particulièrement encombrant au sein d'une troupe d'exploration) ; Lagherta eut adopté son apparence plus humaine ; protégeant son bambin à travers la pratique ancestrale du « tiens-moi la main et t'éloignes pas ».

Un regard à la gauche, rappela au zombie que ce groupe d'exploration était aussi sponsorisé par Wilkinsoon qui mis à disposition ses plus belles larmes de rasoir ; habilement représentées par Kiyo et son gigantesque Katana ; ainsi que ce type nommé « Neil » qui apparemment était tout contre sauf l'idée d'exclure la trentenaire du groupe pour partir aux festivités plus tôt. Une jolie bande de bras-cassés supposés assurer la protection de la ville contre un boxeur mégalomane. Rien que ça.

Entrelaçant ses doigts les uns dans les autres ; Nero s'étira de manière presque féline. La fatigue était devenu un sentiment secondaire à travers le temps. Mais si le besoin avait disparu au fil des âges , les réflexes qui en découlent, n'ont définitivement pas pris la poudre d'escampette. Il pouvait entendre Jay marmonner des combinaisons possibles entre les différents dons exposés à la lumière du jour... peut-être qu'il avait simplement envie de voir différentes combinaisons de feux d'artifice en action.

Alors qu'ils progressaient dans les tunnels ; d'autres remarquèrent les mêmes choses que la légende de métal eut constaté de son côté – le manque de consistance des proportions des rails, les architectures qui n'avaient aucun sens ou base fixe ; les objets étranges étalés un peu partout... rien ne collait. Une autre chose étrange qui fut notée par le phénix cette fois ; était la présence de trous dans le plafond qui laissaient filtrer une lumière « naturelle » à l'intérieur du métro. Se pencher vers ces trous pour tenter d'en déterminer la source, en revanche, se prouva manquer d'intérêt : le plus on s'approche de cette lumière, et le plus elle devient intense ; comme regarder au milieu d'un spot capable d'illuminer un terrain de foot tout entier.


Quand la marche de la troupe vint à une assez soudaine halte. Il y avait un gigantesque écart,  après ces dix prochains mètres de marche. Ils pouvaient le voir aux parois de plus en plus écartées du tunnel.

Le zombie fit un rapide tour des têtes afin de s'assurer que personne n'avait d'objections à poursuivre la marche. Après un hochement quasi-général ; il frappa contre le côté de sa tête pour en faire sortir les extrémités d'un énorme boulon qui lui empalait le crâne ; commençant à faire tourner celui-ci pour générer de l'électricité temporaire du bout de son doigt. Après qu'une petite sphère de plasma se doit assemblée au bout de son indexe ; le zombie fermas un œil ; retirant sa main du boulon pour le laisser se rétracter à l'intérieur de sa tête.

- électricité concentrée et boule de flammes draconique.. si ça nous pète à la gueule, Jay, ça sera une méchante remarque sur tes notes d'études de don.
- Je pensais parler suffisamment bas.
- Moins de parlotte et plus de lasers.

Le jeune  homme à la chevelure noire poussa un long soupir avant d'ouvrir la bouche. Au fond de sa gorge semblait s'allumer une véritable fournaise. L'air qu'il aspirait semblait doucement se transformer en braises volantes. Alors que de son côté, le monstre de Frankenstein fit quelques mouvements de doigt avec sa sphère électrique ; dessinant quelques spirales dans l'air.. avant de violemment lancer le projectile bleuâtre à travers la salle inconnue ; quasi-immédiatement suivi par l'impulsion flamboyante du souffle draconique. Les deux projectiles parcoururent la même distance, et se rejoignirent au même endroit : un mur. Mais l'effet désiré se produisit en quelque sorte : les deux énergies se mêlèrent l'une à l'autre à mi-distance, explosant en une combinaison continuelle de multiples mini-détonations. Pendant un petit moment, la quasi-totalité de la pièce qui se trouvait devant eux, était visible. Il s'agissait d'une sorte de parc d'attraction sous-terrain. Et le « mur » que leur projectile avait frappé, était plutôt une enseigne publique. Une lettre violemment touchée par l'attaque, tomba lourdement du plafond dans une flopée d'étincelles ; avant de s'enfoncer dans le plâtre qui constituait le sol.

Pas de train à l'horizon.. mais une réaction inattendue en suivit. L'explosion continuelle n'allait peut-être pas être nécessaire à leur exploration ; car de multiples spots lumineux commencèrent à éclairer leur champ de vision tour-à-tour. Les lampions, des poteaux, fenêtres de maisons ; manège... et bientôt, la grande-roue elle-même. Ce qui se dressait face à eux, était un spectacle profondément perturbant. Car si le soucis de visibilité était effectivement hors de question.. le fait était que ce parc d'attraction n'était pas entièrement inhabité. Face à eux se dressaient des centaines de cadavres, empilés dans les rues qui constituaient cette petite ville foraine. Les corps pouvaient être aperçus aussi près que quelques mètres – le phénix avait accidentellement écrasé le poignet de l'un d'entre eux.

Et en prime d'être effectivement morts.. ils étaient tous habillés de la même manière. Un masque de fer, un imperméable ; des cheveux blonds et un chapeau type feutre sur la tête. La plupart semblaient aussi partager le même type de blessure – pas forcément au même endroit ; mais le trou qui constituait leur blessure fatale, était exactement la même présente sur chaque cadavre. À la vue de tout ces explorateurs qui se sapent chez le même tailleur ; une personne pourrait s'attendre à une odeur nauséabonde, capable de torturer les tripes de quiconque s'en approche.

Mais ce n'était pas le cas, étrangement. À la place, c'est une curieuse impression de changement de température, qu'émettaient ces cadavres. L'homme aux bandages qui eut reculé , fut remplacé par le membre du quatuor de permutation ; qui jugea nécessaire de d'abord poker le bout de la face de l'homme masqué avec son arme, afin de s'assurer qu'il était mort. Et l'opération fut un succès ! Kiyo eut poké suffisamment fort avec son arme pour complètement lui transpercer la face ; éclaboussant presque les pauvres Jack et Jay qui se trouvaient à côté de lui. Écœurée par la pratique ; la mère couvrit les yeux de son louveteau par pur réflexe ; tandis que Kiyoshi semblait quelque peu découragé par la tentative. L'air dubitatif, le manieur de lames courtes se mis en position de slav autour du cadavre ; l'observant méticuleusement. Il en vint à la même conclusion que l'incantatrice, malgré leur séparation immédiate.

- Mort depuis un bail. On dirait un vrai culte de ces gars là..
- Des clones ?

Le zombie finis par s'approcher des autres garçons, tapotant la tête du cadavre avec le bout de sa chaussure ; un petit filet de sang s'échappant du masque à chaque coup. Il penchait la tête sur le côté et fermas un œil, main sur la nuque ; se remémorant les nombreuses expériences du Patchwork Lab dans la quête de parfaire l'art de la nécromancie technologique dont il était le poster-boy.

- Les clones présentent des différences super légères quand ça en vient aux attraits physiques ; mais ceux-là... ils ont tous la même odeur.
- Effectivement... j'ai l'impression que le même parfum se trouve partout dans ce tunnel.
- Ce cologne va me filer une migraine.. qui porte ce genre de trucs ? Et c'est pas plutôt sensé sentir comme une déchetterie ?
- C'en est pas si loin, si tu me demande mon avis.. trop de parfum tues le parfum.
- Peut être que trop de parfum est justement ce qui les a tué.
- COUVREZ VOTRE NEZ ET RESPIREZ PAR LA BOUCHE !
- C'était sarcastique ! On se calme !


Le zombie se gratta frénétiquement les cheveux. Ces types avaient beau être extrêmement ressemblants les uns aux autres ; mais il y avait une chose qui ne collait pas. Quelque chose que Victoria avait déjà expérimentée dans le doute où elle viendrait à perdre Nero dans le futur. C'était un trait subtile que personne ne pouvait vraiment discerner sans un œil entraîné – une certaine ride supposée être présente sur le lobe de l'oreille gauche d'absolument chaque copie réalisée par un processus de clonage. Différentes méthodes, mais toujours la même erreur. Et ces types... il n'en avait aucun doute ; n'étaient ni clones, ni doppelgängers ; ou quoi que ce soit qui s'en rapproche.  Mais ce fut le professeur de contrôle de don qui lui ôta les mots de la bouche. Probablement étais-ce plus approprié de laisser à Godart s'exprimer sur l'opinion du don ; le nez d'un canidé dépasse celui d'une carcasse animée, après-tout.

- Il est rare que deux personnes partagent la même odeur. Même sous l'eau de cologne, je devrais être capable de discerner un semblant d'odeur personnelle... mais ces hommes n'en ont pas. Peut-être... peut-être s'agit-il de machines ?
- Je sais pas, Prof...

Le zombie lança un coup de pied dans le crâne du cadavre, peinturlurant le pantalon de Kiyo d'une semi-épaisse couche de cramoisi.

- Est-ce que ça ressemble à du liquide de refroidissement à vos yeux ?
- HEY ! Espèce de petite conne !

Un traitement du shampoing était certainement la seconde meilleure torture à réserver à un allié ; car si le cœur guidait le guerrier, ça aurait été une salade de phalanges dans la face. Faisant abstraction de cette tentative d'évaluation inutile ; Jay repris la parole, haussant les épaules.

- Le mec qu'on a affronté était armé jusqu'aux dents. Avec l'imperméable dans l'autre sens, et aucun outil sur lui ; je pense qu'on peut conclure que c'est pas le même gars, nan ?
- Peut-être.. qu'--qu'on devrait avancer..
- Mais prudemment. Ça fait beaucoup de potentiels camarades de voyage pour un nécromancien ; alors restez sur vos gardes ; même de ceux qui n'ont pas l'air de bouger – c'est à dire absolument chacun d'entre eux.

Alors que les discussions commençaient à se creuser autour des cadavres ; l'androgyne éleva le regard vers ce qui les attendait. Un spectacle pour le moins angoissant et grotesque. Le parc d'attraction était illuminé, certes, mais de seulement de couleurs chaudes ; et  toutes les attractions portaient des noms de passages spécifiques du livre arbitre. Il devait certainement y en avoir plus que ça en s'approchant.. mais il pouvait y compter un minimum de trois attractions visibles de cette distance. Encore des psaumes ; comme sur tout autre type d'affichages dans ce tunnel qui maintenant ressemblait bien plus à un marché sous-terrain qu'à une simple rame de métro. La décision fut prise d'explorer un peu plus en groupe ; limiter les fractions aussi longtemps que l'occasion se présente.

---


Alexander avait beau y consacrer une force physique surhumaine.. le masque ne cédait pas. Ses griffes mécaniques lacéraient la peau qui entourait le cadavre de l'homme au masque de fer ; tentant vainement d'arracher celui-ci. Les sangles refusaient de lâcher manuellement – ou plutôt, il semble que ces attachements soient purement factices : de la décoration. La vérité semblait être bien plus dégoûtante qu'elle ne le laissait paraître : Le masque était certainement soudé au visage de l'homme. Le plus il tirait, et le plus ses craintes prirent une forme physique – les tissus de peau s'étendirent et s'étendirent... puis finirent par lâcher dans un spectacle à en relever le cœur. Le masque était au sol. La masse métallique frappant contre une rail , fut suivie du son perturbant de la peau nécrosée fraîchement arrachée par force. L'envers du masque n'avait aucune propriété physique : pas de modelage, une simple plaque... et pourtant, ce que le cadavre avait laissé, était bel et bien un crâne humain. Heureusement pour eux qu'ils étaient seuls – les élèves de la heroe's SUP , ainsi que l'enfant, auraient très certainement été écœurés par un spectacle de ce genre. Mais c'était également une étape nécessaire pour comprendre dans quel genre de draps est-ce qu'ils s'étaient fourrés. La machine tenta d'analyser le visage découvert de peau ; essayant de comparer la structure à des portraits robots de sa base de donnée.. mais sans succès. Inconnu au bataillon ; un exemplaire beaucoup trop abîmé et dénué de... peau, pour en faire quoi que ce soit d'utile sans une expertise effectuée.

La machine secoua sa main pour se débarrasser des tâches ; avant de retourner son attention vers la manipulatrice de morts. Il lui restait une chose à confirmer avant qu'ils ne puissent rendre un rapport de leurs trouvailles au reste du groupe. Quelque chose que seulement cette rencontre hasardeuse pourrait lui permettre de faire. Balayant de ses pensées toutes notions de valeurs humaines qui lui avaient été enseignées l'espace d'un instant, la machine d'Agis demanda.

- Pouvez-vous ranimer ce corps ?
- Une curieuse demande, néanmoins, un guerrier de plus à mes côtés ne peux pas être une mauvaise suggestion. Soit, je vais essay---
- Une seconde.

L'air curieuse, l'ensorceleuse arqua un sourcil. La machine procéda sur une voix plus calme. La machine, dans un élan de précaution, ramassa le masque de fer couvert de sang et le débarrassa du reste de peau qui y était collé ; tentant d'analyser ce qui se trouvait derrière.. mais sans succès. Une plaque, vide, sans intérêt ou presque. La machine garda le masque, le rangeant dans un compartiment de son armure, avant de prendre quelques pas en arrière. Il allait être temps pour la nécromancienne de faire ce qu'elle sait faire de mieux ; en espérant que ses deux gardes du corps n'allaient pas magiquement se mettre à développer une conscience comme les autres. Faisant quelques pas en arrière ; elle claqua des doigts une première fois. Un signal basique, supposé établir un lien simple entre son utilisateur et la carcasse. Le bé-a-ba du marionnettiste post-mortem. Mais à sa grande surprise...absolument rien ne se produit.


Quelque chose d'inquiétant, mais que la machine avait déjà considéré. Afin d'affirmer sa théorie, il se mit à genoux et tenta de voir à travers le revers de l'imperméable du corps ; mais toutes les poches étaient complètement vides. Il en conclut que , peu importe ce qui affaiblissait le don de ceux qui le poursuivaient , devait résider à l'intérieur de son corps, et non à l'extérieur comme le reste de ses outils de travail. L'oeil rougeâtre jaugea à nouveau la nécromancienne, alors que celle-ci passait aux méthodes supérieures ; commençant à perdre patience. Plusieurs claquements de doigts ; plusieurs gestuelles.. et aucune d'entre elles n'eut d'effet ; jusqu'à ce qu'un assemblement de gestes et paroles finisse par produire l'effet désiré.

Le corps se réveillait. Les globes oculaires du cadavre semblaient naturellement se détacher et tomber au sol ; comme une fleur qui dépérit. Dans un état pareil ; même un légiste n'aurait pas pu tirer grand chose de ça. Le corps se levait effectivement, lourdement, maladroitement... du marionettisme grotesque. Mais l'expression de Swan était pour le moins.. tendue. Elle avait l'air de transpirer quelque peu ; comme si elle n'avait pas totalement...

- Pourquoi est-ce que tu----.... !

Le contrôle.

GAH!!---

Comme une véritable formule 1 au démarrage ; le cadavre expédia un très rapide coup de pied dans l'estomac de son incantatrice ; avant d'immédiatement rediriger sa position en direction de la machine d'Agis dors-et-déjà en position de défense. Une fois de plus, Swan se sentait insultée par l'un de ses propres vassaux. Mais celui-là était un cas différent... ce n'était pas un changement de conscience comme les autres. Cette chose.. elle n'avait pas d'âme.

- Tu dois te ficher de moi... !
- Melenthil ?
- C'est sa mémoire musculaire qui pilote le corps.
- Quoi !?

Le cadavre. Cet homme qu'ils avaient affronté – il ne s'agissait pas d'un simple humain sur-équipé. Il avait entraîné son corps avec une telle volonté et une telle haine ; qu'il s'était assuré que même sa carcasse continuerais à combattre en son absence. L'homme au masque de fer – ou plutôt, l'homme sans visage ; s'élança sur les intrus.

BUTS:
 
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Mar 2 Oct - 10:11

Un pas après l’autre, cet endroit devient une sorte de peinture surréaliste. Une immense aire de jeu souterraine, parsemée de cadavres, tous les mêmes et pourtant ni des clones, ni différents. Comme si leur individualité leur avait été volée pour en faire une armada de poupées de chair sans vie.

« Ça me rappelle les serviteurs de ma mère, Izanami. Je ne suis même pas sûr qu’on ait affaire à des disparus vu leur nombre et leur similarité… Comme des êtres qui n’étaient pas d’ici et qui n’avaient rien à faire dans notre monde. Des corps dénués d’individualité… et sans cette étincelle de différence, on ne peut plus vraiment les appeler humains, s’ils l’ont été un jour. »


Bon... Je vais devoir regarder les corps par moi-même, même si c'est dégueu. Je fais signe aux plus jeunes de détourner le regard, puis j’essaye de retirer le masque de l’un d’entre eux, avant de me rendre compte qu’il est littéralement soudé à la peau, ou un truc du genre, et ça ne servira qu’à lui arracher le visage de continuer. Ils semblent tous bel et bien morts d’une blessure, une sorte de trou… Mes années de policier commencent à être derrière moi maintenant, mais ces blessures, à l’œil, ne me disent rien du tout…

« Bref, en route, je crois qu’on est attendu à une réception, mesdames et messieurs. »

La petite compagnie et moi-même se mirent donc en route. Cet endroit ressemble à une sorte de carnaval glauque et mal entretenu, les attractions tournent toute seules, des cadavres jonchent les ruelles, et la musique semble déformé par les enceintes abimées… Etrange, on dirait que cet endroit commence à dater, mais ce n’est pourtant pas le genre de chose qui reste facilement cachée. Je marmonais à mi-voix, et peut-être que quelqu'un m'écoutais, mais bon, qu'il écoute.

« Cet homme au masque de fer a réussi à construire tout ça en secret, sans que personne ne découvre ce qu’il fabriquait. Il doit être richissime pour réussir un tel tour de force sans que personne ne vende la mèche. Surtout quand on additionne ça avec son équipement de malade. On a là un homme avec un bras assez long pour trouver tout ça… et ça réduit fortement le nombre de suspects. On cherche un homme monstrueusement riche... »


Quand au Ghost Puncher… Ses pouvoirs se sont démultipliés, il a même été capable d’invoquer des anges… et de contrôler la coincée. Si ses pouvoirs se sont instantanément démultipliés, il est possible que… ses pouvoirs augmentent d’un cran au-dessus encore une fois ? Ce serait à la fois excitant et terrifiant qu’il puisse encore aller plus loin.

Et puis… ça a fait schboum là-dedans, une petite étincelle en réfléchissant à ce que je disais plus tôt. Je ne sais pas si c’était réellement le cas, mais il n’y avait qu’un seul moyen de le savoir.

« Que quelqu’un regarde dans le slip de l’un des cadavres. »

Une vague d’incrédulité s’empara de la foule qui arrêta de marcher et se retourna vers moi. En même temps que quelqu’un dise ça en plein milieu d’une réflexion c’était assez étrange.

« Nan mais attendez, y a vraiment une raison ! C’est des êtres qui n’ont pas d’individualité propre, qui n’ont pas d’odeur à eux, et qui ne sont pas des clones… Un peu comme des anges, non ? Et comme on l’a vu plus tôt dans la bataille, Ils n’ont pas d’organes génitaux et de visage. Leur masque est accorché à leur visage, on peut pas regarder, mais si ma théorie est bonne, y aura rien dans son slip. »

Je n’avais pas vraiment envie de regarder, alors comme tout bon dieu qui se respecte, je délègue, mais si personne y va, alors j’irai me salir les mains.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Mer 3 Oct - 0:48

Quoi !?

Insignifiante machine sans âme... Est-ce trop difficile à comprendre ? Je suis totalement impuissante. Et pendant ce temps je me...
POF
Le poing du sans visage rencontre la lame de ma rapière. Désolé mon grand, Mais tu es un mort, ma lame est sacrée, et...
SHPOF
Inutile.
Douleur, vive, au niveau de mes côtes. Le sol se dérobe sous mes pieds... Et je me retrouve, après un choc violent, éclatée contre un mur. Ouvrir les yeux. Vite. Je refuse d'en rester là. De mourir. De souffrir. J'ai encore trop à faire.

Devant moi, Pain est aux prises avec le corps battant, loin de la retraite. Autour de ses poings, un léger halo violet semble se dessiner, faible lueur de désespoir. Est-il si fort ? Ou est-ce mon pouvoir ? Est-ce un amalgame des deux, comme un retour de flamme nécrotique ? Je dois aller aider la légende. Vite. Je vais pour bouger, et... La douleur m'arrache un cri, étouffé par la sensation d'avoir mes côtes enfoncées dans mes poumons.

D'un revers de main j'envoie un de mes deux acolytes macabres se battre à ma place. Sur la route, il ramasse ma cane-épée. Tant que je ne le fais pas se toucher lui-même par la lame, il n'y a aucun risque. La machine encaisse un coup aussi violent que celui qui m'a envoyée au loin.... Sans trop broncher. Le poids de son armure le rend visiblement moins sensible à ce genre de frappes. Tant mieux. Je transmets alors mes réflexes à mon pantin. La lame de ma rapière fend les airs, juste à l'intérieur de la garde légendaire, s'enfonçant dans le bras du sans visage, puis se retire, et ma goule fait un petit bond en arrière.

Son méfait accompli, elle revient à mes côtés, et range la lame en prenant soin de ne la toucher à aucun moment, puis m'aide à me relever, doucement. En déchirant les muscles du bras droit de notre adversaire, je devrais...

La goule me pousse, puis recule vivement... Et Pain se retrouve à rebondir avec fracas sur le mur qui m'a accueillie un peu plus tôt.

Je pense que l'on devrait mieux coopérer, mon cher Pain... Je...

La douleur se réveille, je grogne, tentant de réprimer un hurlement.

Je mets mes deux goules à ta disposition, et ma rapière. Actuellement, c'est tout ce que je suis en mesure de faire. Mais je le ferai à fond.

Je ferme les yeux pendant que mon autre goule m'aide à me caler conter le mur pour minimiser ma douleur. Lentement, avec la plus grande délicatesse qui soit, je passe ma main sur mon flanc gauche, et relève mon haut. L'ecchymose est immense. En caressant doucement la surface, appuyant à peine à divers endroit, je confirme mon premier diagnostic : j'ai une côte fêlée. Peut être deux. Pour tout ce qui est corps à corps, c'est fini. Je suis définitivement une stratège d'arrière plan...

Mes goules, elles, par contre, restent à même de mener ma mission. Et avec la violence qui les caractérisent, elles se jettent sur un Sans Visage visiblement... Entrain de convulser ? Mon coup aurait fait son effet ? Ou alors il lutte contre mon pouvoir ? Intéressant.

Pain, ne le massacre pas... Pas totalement, je te prie. Je veux comprendre comment il est mort... Et surtout, pourquoi je ne peux pas l'animer.

Je me crispe, et grimace de douleur. Je suis impuissante face à un spectacle des plus incongrus : mes goules aidant une légende à vaincre un Zombie... Amusant. Désespérant.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Mer 3 Oct - 7:28

Trouver son centre avait été quelque chose d'instantané et il savait pourquoi, car son corps le forçait au calme et rejetait le sentiment vécu...  À part justement que ce sentiment il ne l'avait pas vécu. Il était déplacé. Et tant qu'il était déplacé, tant qu'il n'avait pas affronté ce sentiment, ces sentiments, il serait inutile. Mais il devait savoir avant cela, non pas s'il était prêt à les affronter, mais si c'était ce qu'il voulait. Voulait-il toujours être un super héros? Il aurait à affronter ce genre de situations de nouveau et un jour... le coup ne manquera pas. Tout finira... subitement, stupidement,héroïquement... game over. Perdre cette impression d'immortalité qui nous habite malgré la conscience de notre finitude. C'est comme rater une marche. L'estomac tombe dans les entrailles. Alors voulait-il être un super-héros. Non quel était le prix de sa vie. Supportait-il de voir un parfait étranger mourir? Et s'il avait pu le sauver en échangeant sa vie, l'aurait-il fait? La réponse était évidente, non, c'était être suicidaire que penser comme ça. Cela dit il était le premier à se proposer d'aider les autres. Au risque de se retrouver dans l'embarras. Si cet embarras signifiait la fin de sa vie? Comment pouvait-il l'anticiper? Quoi qu'il arrive, il ne cesserait jamais d'aider ceux qui en auraient besoin. Alors oui, puisque ses activités ne changeaient pas. Traumatisme ou non, il voulait être un super héros. C'était quelque chose de cristalise dans son être. Il voulait affronter cette peur.

Il n'eût aucun mal à réinvoquer ce moment précis où le coup fût tiré, l'instant où il s'était senti mort. Les regrets, tous ces regrets, tout ce qui lui restaiit encore à accomplir. Il sentait que son corps voulait éloigner cette finalité. Mais à tous ces regrets, il opposa le désir d'aider les autres. Le désir sincère de vouloir apporter le sourire à chacun. Mais déjà, il rationalisait ce désir, s'il voulait aider les autres c'était pour sentir leur reconnaissance, leeur amour. Et c'était peut-être vrai mais maintenant il regrettait de n'avoir jamais eu la chance de tomber amoureux, de fonder une famille.  De laisser une trace de lui. Mais laisser une trace de lui... c'était absurde. C'était le compromis qu'il y avait entre refus de sa finitude et connaissance fondamentale de la mort de tout un chacun. Mais qu'il laisse quelque chose ou non, il serait mort de toutes façons.Et même s'il renonçait à sa vie de super héros, il serait habité par le regret, alors valait-il mieux vivre une vie courte mais avec le moins de regrets possible ou vivre une longue vie parcourue de "et si" car la peur nous a empêché de faire ce qu'il fallait? Pour un héros, la mort était une constante. Et la peur de mourir aussi. C'était justement ça le courage. Maintenant il devait accepter cette peur et la mélanger à ce désir d'aider les autres.

Son coeur battait la chamade mais il était de retour en quelques sortes. Il était entouré de ses professeurs et camarades. Mais il n'y avait pas qu'eux, Hotaru aussi était là. Woaw son super-héros personnel avait fait le voyage jusqu'ici? Peut-être qu'il devrait laisser le champ libre à Lilly. Il savait comme le garçon était digne de confiance quand il avait confiance dans les autres. Néanmoins,  personne ne semblait blessé et il lui fallait prêter main forte aux autres.Bien le blaireau doré allait être de retour. La caverne semblait vaste, bien qu'emplie de cadavres du type qui l'avait traumatisé et le point fort de Lumix était non seulement sa super vitesse mais ses reflexes lui permettaient de gérer cette allure comme un footing. Alors dans un terrain accidenté comme celui-ci, la mascotte de SMEGA était parfaite pour pouvoir couvrir rapidement de longue distances.


-Je vous remercie... ça devrait aller.

Il récupéra une des cartes et en posa cinq autres par terre, ainsi qu'une photo de lui. Il visionna l'image et compta dans sa tête jusqu'à dix en utilisant le mississipi. Puis toujours visionnant la carte, il prit le sac sur son épaule. Il activa ensuite la transformation. Durant une minute son corps, ce qu'il portait sur le dos et dans ses mains fût changé en un certain blaireau doré. Ce n'était pas un processus douloureux ni écoeurant à voir. Il se décomposait particule par particule laissant voir Lumix en émerger. Un peu comme une poupée russe.

Il ramassa ensuite les six images et les rangea dans ses gants.


« Que quelqu’un regarde dans le slip de l’un des cadavres. »

Et une nouvelle fois le directeur adjoint prouva que sa perversion ne connaissait aucune limite.

« Nan mais attendez, y a vraiment une raison ! C’est des êtres qui n’ont pas d’individualité propre, qui n’ont pas d’odeur à eux, et qui ne sont pas des clones… Un peu comme des anges, non ? Et comme on l’a vu plus tôt dans la bataille, Ils n’ont pas d’organes génitaux et de visage. Leur masque est accorché à leur visage, on peut pas regarder, mais si ma théorie est bonne, y aura rien dans son slip. »

Il y eût un flash de lumière jaune. Puis l'instant d'après le blaireau doré réapparut, il regardait ailleurs et avait les joues rouges.

-Théorie erronnée docteur. En plus aucun des anges n'avait de masque! Si ça se trouve, ce sont tous Iron Mask. Mais celui qui les a tué... c'est probablement aussi iron Mask. Ce gros trou pourrait avoir été laissé par son joujou. Peut-être qu'ils viennent d'une autre époque ou d'une autre dimension.

Le blaireau haussa les épaules comme s'il s'en fichait.

-Quoi qu'il en soit, ils sont morts. Et nous devrions nous concentrer sur le danger bien réel qui se trouve ici non?
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Mer 3 Oct - 20:46

Neil n'aimait pas se sentir observé. Mais alors vraiment pas. C’était comme une démangeaison que rien ne pouvait soulager sinon l’obscurité. Il se sentait ainsi obligé de compenser en ouvrant la marche du petit groupe, tout en roulant des mécaniques. Il fallait que sa démarche sente l’héroïsme, l’assurance, l’intégrité, qu’elle soit digne des plus grands récits.

Néanmoins, quand il surprit le regard du jeune poussin de la Sup, il frémit. C’était un regard étrange, teinté d’émotions que le jeune rouquin n’avait jamais réellement observées.

Sauf…

Non. Ne pas y penser. C’pas l’moment d’être émo, y a du pain sur la planche !


Un parc d’attraction. Avant, il rêvait de passer des heures dans ce genre d’endroit, mais en l’occurrence, là, il avait plutôt l’impression d’être dans un mauvais film d’horreur. Du genre ou une nana bien proportionnée se coince un talon sur le marchepied du train fantôme et se fait trucider par ce qui n’était pas une statue de monstre.

Heureusement, si cela devait arriver, ce serait à cette vieille peau…


Neil sourit à cette idée. Cette dame le divertissait incroyablement avec ses grands airs, elle s’apparentait un peu à une princesse maléfique. Peut-être pourrait-elle quelque chose pour lui d’ailleurs, qui sait…

Bon, un train fantôme, le rouquin en percevait un à l’horizon. C’était bien plus intéressant que la scène étrange qui se déroulait non loin de lui. Le gamin qui le zieutait plus tôt s’était mué en blaireau et par ordre du directeur inspectait un slip, effarouché.

Une vraie scène de gag.

- Bon, les enfants, c’pas tout mais j’vous laisse à vos activités sordides, moi j’vais voir ce train là-bas. Qui m’aime me suive.

Ce lieu réservait décidément son lot de surprises. Chaque attraction était décorée avec soin, le parc serait un paradis s’il n’était pas jonché de macchabées. Quoique… Peut-être bien que c’est comme ça, là-haut.

En tout cas si le Bon Dieu a les mêmes goûts en déco, un p’tit changement de carrière s’impose, le fun pour l’éternité ça ne se refuse pas !

Il n'était plus qu'à quelques mètres des soi-disant wagons hantés. Une sculpture de faucheuse l’accueillait en désignant la locomotive ornée d’un crâne vengeur. Le tunnel qu’empruntait le véhicule factice était si obscur que de l’extérieur il était impossible d’y distinguer quoi que ce soit.

D’ordinaire, Neil n’avait pas peur du noir, mais là, il préféra reculer, et se changer un peu les idées avec une de ces attractions où il fallait frapper dans une sorte de punchingball pour gagner un lot avec un nouveau record tout en mesurant sa force.

Un vrai truc d’hommes virils avec du poil au torse.

Une moue hésitante, il contempla la machine avec un boxer vintage peint dessus, puis la bouda.

Ce train le fascinait vraiment.

Il fallait qu’il y retourne…
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Jeu 4 Oct - 20:00

Plus le temps passe et plus j'ai l'impression d'être dans un rêve, enfin un cauchemars plutôt... Une de mes amies m'a attaquée et forcée à lui faire du mal, mon fils a frôlé la mort, je me retrouve enfermée sous terre et à présent ça : un genre de parc tout coloré remplis de mort vivant.
Sonja m'a déjà parlé de ce genre d'endroit, il s'agit d'un parc d'attraction, un lieu où les humains aiment bien aller pour s'amuser et se détendre, cependant elle n'a jamais dit qu'ils acceptaient les morts.
Où bien ma tante à décider d'étendre son royaume et a sacrement changé de sens de l'humour où bien celui qui nous a entraîné dans cette affaire est sacrément tordu... Quoi qu'il en soit il nous faut explorer l'endroit. J'espère être utile malgré ma méconnaissance de ce qui est normal ou non dans ce genre de lieu.
Le vice-directeur suggère de regarder si les macchabées possèdent des organes génitaux ou non, quelle idées tordues... Même si il le justifie plutôt bien.

- Allez-y si vous voulez, personnellement je passe mon tour.

Je continue d'observer ce qui m'entoure tout en gardant Phil bien à coté de moi, hors de question qu'il s'éloigne tant qu'on se trouve ici. Il n'est pas en état.
Je remarque qu'il est pensif et m'agenouille à sa hauteur. Je prend le temps de réfléchir à mes paroles après tout même si il est un louveteau à mes yeux, il reste un guerrier avec une fierté déjà bien affirmé et je ne veux pas la blesser plus qu’elle ne l’est déjà.

- Tu ne dois pas être trop sévère avec toi pour ce qui s'est passé tu sait. Personne ne pouvait prévoir, pas même-moi. Sache que tu as bien agis, tu a été bien plus clairvoyant que la plupart des guerriers ne l'aurait été, plus que moi. Tu as gardé en tête que certes ce n'étais pas un ennemi en face de nous mais qu'il fallait quand même agir. Tu as su quand manier tes armes. Je suis fière de toi pour cela

Je le serre contre moi et continue la voix un peu tremblante

- Pardonne moi de t'avoir entraîner dans ce combat, je n'ai pas pensé au conséquences et j'ai faillie te perdre, j'ai eue très peur tu sait...
Tu est très fort mais il te reste à apprendre, j'aurais du garder ça en tête.


Cette peur... Je me demande si père ressent la même pour ses enfants... Je finit par le lâcher.

- Quoi qu'il en soit il faut apprendre de cet événement pour pouvoir avancer... Et trouver qui nous a entraîné ici et dans quel but accessoirement.

Reprenant sa main, je reprend ma route, le regard attiré par le moindre mouvement, la moindre couleur, la moindre lumière...
Il y a un stand avec des bâton de feu... enfin Yumi m'a dit un jour que ça s'appelait des carabines, les humains utilisent ça pour la chasse, il faut dire qu'il n'ont pas de crocs ou de griffues eux. Je me désintéresse rapidement de ce stand sans grande importance.

Alors que je passe devant une attraction étrange – il s'agit d'un genre de tunnel dont l'entrée est marquée par un clown blanc avec des yeux rouge tenant un ballon – je remarque un mouvement, j'entre dedans en ignorant si le groupe me suit ou pas, de toute façon je n'en ai pas pour longtemps.
Un flash lumineux suivi d'un immense bruit m'aveugle momentanément.
Je crie de surprise et brande mon épée dans tous les sens avant de tomber en arrière. En face de moi une boite avec une manivelle dont est sortie la tête du clown de l'entrée sur un ressort, le mouvement que j’avais perçu était cette dernière activé par un automate avec une hache. Les habituels cadavre jonchent le sol. Je grogne :

- C'est pas censée être amusant les parc d'attractions ?

Et dire que quelques minutes avant je jurais à mes étudiants que je les protégerais, elle est belle leurs enseignante...
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Ven 5 Oct - 2:03

L'enfant est pensif, accumulant les mauvaises pensé dû à toutes les idioties que des adultes ne voyant en lui qu'une arme ou que comme le fils d'Ares lui auront fait croire.
Sa mère, voyant sa détresse, se tourne vers son enfant et se met à sa hauteur.
Avec une douceur que l'enfant n'avais que rarement reçut, elle lui dit quelques mots pour le réconforter.

"- Tu ne dois pas être trop sévère avec toi pour ce qui s'est passé, tu sais. Personne ne pouvait prévoir, pas même-moi. Sache que tu as bien agi, tu as été bien plus clairvoyant que la plupart des guerriers ne l'auraient été, plus que moi. Tu as gardé en tête que certes ce n'était pas un ennemi en face de nous, mais qu'il fallait quand même agir. Tu as su quand manier tes armes. Je suis fière de toi pour cela."

Ne prenant pas au final son pacifisme pour de la faiblesse, balayant par ses mots toute les phrases que son terrible père aurait put dire. Elle le félicite même de ne pas avoir agi avec violence envers une amie.
Elle le serre contre elle, alors que l'enfant se permet quelques larmes, désarmé devant la douceur d'une vraie mère.
La louve repris avec une voix tremblotante.

"Pardonne moi de t'avoir entraîner dans ce combat, je n'ai pas pensé au conséquences et j'ai faillie te perdre, j'ai eue très peur tu sait...
Tu est très fort mais il te reste à apprendre, j'aurais du garder ça en tête."


L'enfant prie dans ses bras sa maman. Et il reste tous deux ainsi pendant un bref instant que l'enfant avait peur de briser en prenant la parole.
Puis sa maman lâche son étreinte.

"Quoi qu'il en soit il faut apprendre de cet événement pour pouvoir avancer... Et trouver qui nous a entraîné ici et dans quel but accessoirement."

La magnagarne finit par lâcher son fils et le prie par la main. Elle réagit ensuite comme toute louve avec son enfant qui se respecte, en faisant attention au moindre détail suspect.
Pendant ce temps, le fantôme tourne autour des deux protagonistes, elle semble jalouse du traitement de faveur que Lagherta a dans le cœur de Phylonmay.

Le jeune garçon ne sait pas dans quel genre d'endroit, il se promène, il n'aime juste absolument pas l'endroit. Si ça ne tenais qu'a lui, il retournerait à la maison.
Ce n'est pas vraiment la présence des cadavres qui le dérange, dans sa courte vie, il a vue pire.
C'est juste que l'ambiance de cet endroit le dérange et l'oppresse.
Mais il ne peut abandonner sa maman qui ne peut abandonner ses élèves et quelque part, c'est sa faute si sa mère se retrouve dans cette situation, raison de plus pour rester auprès d'elle.

La présence de la main de sa maman réconforte l'enfant, peu nombreuse sont les personnes avec lesquelles il se sent aussi bien.
Mais la présence réconfortante de la main finie par le lâcher, la mère semble intrigué par autres choses. Elle rentre dans une des attractions, l'enfant la suit, il ne peut la laisser seul.
La fantôme se trouve au-dessus de lui et lui dit :

"- J'en ai déjà vu des choses comme ça, on appelle ce truc un train fantôme, ça sert aux enfants qui veulent s'amuser à ce faire peur. Ils montent sur un wagon et font un tour."


L'enfant est assez perplexe quant à l'idée de ce genre d'attraction, mais n'ayant jamais mis les pieds dans un parc qui les regroupent, des choses qui semblent élémentaire lui manque.
Ce fut à ce moment où un flash lumineux suivi d'une suite de bruit suspect, donc un cri de sa mère, le fait plongé dans le bâtiment, ignorant l'impression désagréable que lui donne l'endroit.

Il voit sa mère allongé sur le dos avec pour adversaire une simple tête factice de clown, pointant toujours son adversaire de sa lame, sa mère grogna pour elle-même.

"- C'est pas censée être amusant les parc d'attractions ?"


Pendant qu'Eliza se met a rire de la situation, l'enfant détruit la tête factice grâce à un simple revers qui fait un bruit épouvantable en explosant.
Puis il se tourne vers sa mère lui tendant la main pour l'aider à se relevait.

"- Maman, tu vas bien ?"

Devant la réponse positive de sa protectrice, il sourit. Il aide sa mère à se remettre sur ses deux pattes.
La place de l'enfant n'est certainement pas dans un tel endroit, mais il semble que se soit aussi pour le cas de sa mère.
Au moins tous deux sont ensemble pour s'entraider.

" Je ne pense pas que se soit une bonne idée de se séparer comme ça, nous ferions mieux de retrouver les autres."

Ce prenants par la main, ils sortent du bâtiment, activant le pas pour rejoindre le groupe.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Jeu 11 Oct - 4:58


Une mèche de ses cheveux parfaitement coiffés en une sorte de plateau, se tenait au dessus des autres. Marquée par la touche de l'ange ; elle était devenue blanche, comme l'aile d'une colombe. Gants de boxe posés sur le banc de l'église, il priait. Doigts entremêlés, sa poigne servant de béquille sur sa voie de la foi ; mais aussi un fardeau à tenir. Il n'avait pas la garde-robe d'un serviteur du seigneur, ou d'un père pour l'orphelin. Jude était déjà parti de la voie qu'il avait pavé par ses convictions. Il priait à un dieu sans nom ni visage ; présenté par sa simple luminescence, et l'idée d'obtenir ce qui lui a toujours été promis.

L'homme posa son front contre ses poings. Au contact ; l'envers de ses mains dessinèrent à nouveau des crucifix d'or ; les écritures angéliques peinturlurant ses doigts et paumes. Il battit des cils, sourcils froncés ; puis se remémora. Les premiers sons de la cloche venaient de la messe. Un père alcoolique, observant d'un œil médisant, le berger au bâton de haine. Une mère battue, chèvre destinée à l'abattoir sur le chemin du retour. Et lui.. il était.. un loup en devenir. Un enfant étudiant la beauté des écrits d'antan, et des chants chrétiens. Peut être qu'il écoutait ces belles paroles pour chasser les cris de douleur qui inondaient ses oreilles chaque soirs. Peut-être était-il attiré par cette doctrine parce que le « père » des écrit, n'avait rien à voir avec celui qui couchait en son foyer.

Car si le père bienveillant guide ses enfants vers la lumière ; il n'avait aucun doute que le père sur terre, le guidera six-pieds en dessous. Le désir de servir était doucement écrasé par un sentiment humain, quelque chose qui est naturel ; beau et cruel. Le poids de l'orgueil écrasait les ossements de l'aile de la colombe, année après année. Et lorsque le jour du test ultime arriva... l'oiseau était trop faible pour battre ses ailes. La colombe dût céder à sa seule manière restante de lutter – des coups de becs vicieux ; intensifiés par le stress et la haine. Et avant qu'il ne puisse s'enfuir avec des ailes de sérénité.. il avait déjà goûté à la chaire. En tuant ce loup ; le messager du seigneur dût se satisfaire de l'alternative qui lui était présentée. Se défendre plutôt que tourner l'autre joue – Dénier le pardon et répondre par un act de révolte. Ce jour maudit, Jude Parker eut stoppé son ascension vers le panthéon du sain. Il eut regardé les portes dorées, et hésité – car une offre plus alléchante qu'une éternité de repos, lui avait été proposée. Le somptueux goût de la vengeance avant enivré son être d'âme aux orteils. Un sentiment qui ne serais jamais fournis là-haut..

Il confessa. Ses lèvres bougeant sans arrêt, mais ne délivrant que de subtiles paroles. Des murmures étouffés dans les échos de la bâtisse ; à jamais confiés aux gardiens de l'humanité. Malgré ses défauts, il avait guidé bien des enfants perdus vers le salut – vers une voie à laquelle il se savait être exclu pour toujours. Alors il s'excusait à un être qui n'était pas devant lui ; un être qu'il tentait d'usurper.

- Je suis désolé, Maman. Je suis désolé, Seigneur. Ma place n'est pas à vos côtés. Parce que j'ai pêché, parce que je poursuis ce chemin ; je n'ai jamais été digne. Mais là où je finirais, j'expierais mes crimes ; juste après cette dernière, dernière chance... je la saisirais, puis je demanderais pardon.

L'homme à la peau cendrée redressa son visage. Quelques poils de ses rouflaquettes s'illustraient de la même radiance que certaines de ses mèches – un blanc de sage, vertueux et pur. Arcade sourcillière plaquée contre sa tempe ; il ouvrit ses paupières ; et à travers ses lunettes triangulaires ; ses iris enflammées scintillèrent. Le regard d'un homme en voie de devenir un dieu erroné.

-Round 2... Amen.

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Le choc fut absorbé par l'armure de ferraille... mais à quel prix ? Des pièces venaient de voler à quelques mètres derrière-lui, éclatant contre les murs de pierre comme les parties d'un jouet cassé. Une « mineure » blessure qui s'illustrait sous la forme d'un creux dans le poignet de la légende technologique qui fut projeté en arrière ; mais déjà en position d'encaisser la suite. La force du cadavre sans visage était prodigieuse, pour un cadavre. L'impact était encore en train d'être calculé par l'armure ; les fils électriques scintillants de signaux rougeoyants.  Une chance pour Alexander ; celui qui s'occupa de stopper la prochaine attaque, fut l'une des deux goules. Épée placée contre son flanc droit ; il fut suffisamment rapide pour se glisser entre l'homme sans visage et sa proie ; détournant ce qui aurait pu être un violent coup de talon bloqué, en une cheville entaillée par une lame bénite. Mais hormis une lame profondément plantée dans la chaire en décomposition, et quelques gouttes de sang décorant le parterre... l'action fut tout simplement gaspillée. Le signal de douleur parvint au cerveau mort-vivant de l'homme à l'imperméable ; qui réagit immédiatement de manière appropriée : doubler de force sur sa jambe et envoyer valser la goule en rythme avec son cure-dent. Face plaquée contre le sol et l'épée menaçant de s'échapper de la main du macchabée ; L'homme sans visage eut fait le sacrifice de la fonctionnalité maximale de sa jambe droite. L'os dévoilé ; la bête sans vie eut l'air de juger plus utile d'arracher tout simplement le reste de son pied et continuer le match à cloche-pied... mais pas avant de rendre la pareille.

!!!

La créature sans visage qui s'était élancée sur un pied vers la légende technologique, feinta la machine. Tenant fermement son pied arraché dans sa main ; le cadavre jeta de toutes ses forces son bout de chaire et de chaussure inutile ; dans un tir …. complètement inhumain. L'air se compressait sous les mouvements de son bras ; créant une impulsion similaire en apparence à celle du passage de la barrière du son. En un clin d'oeil, son projectile improvisé n'était plus dans sa main... mais à l'origine d'un nouveau trou béant dans le mur de briques à côté de la goule. Une anomalie, un coup bestial et inhumain qui eut emporté le bras du serviteur de Swan ; pulvérisant le membre dans ce qui ressemblait maintenant à une pâtée de peau. L'épée tomba lourdement sur le sol ; alors que la légende technologique ajusta sa posture ; alerté par cet assaut aussi soudain que inattendu.

- Ce type.... même sans yeux il..

Le cadavre sans visage tenait parfaitement debout sur une seule jambe ; mais la partie supérieure de son corps semblait connaître quelques difficultés pour le moins hideuses et putrides. Car là où se trouvait sa blessure, des petits insectes blanchâtres semblaient s'échapper ; hors de petites bulles de sang qui agissaient de la même manière qu'un liquide bouillant. Il avait l'air de réagir à leur sortie spontanée ; via des spasmes violents.

La légende gardait ses distances ; mains en avant en position de garde. La magie de l'incantatrice devait avoir eut un certain effet.. ou bien cet homme, avant de mourir, était bien plus qu'un simple pion dans un théâtre bien plus grand que lui. Non.. il était le metteur en scène ; mais pas le seul.

Dans un grincement endoloris, l'incantatrice sembla donner des ordres à ses poupées ; la seconde goule ramassant l'arme métallique que l'autre dût abandonner à la perte de son bras. Ensemble, les cadavres des policiers de Laurel se mirent à tourner autour de l'homme unijambiste qui se dandinait dans tout les sens au rythme des convulsions. La ligne entre « être vivant » et « pure monstruosité », est désormais si fine, que même la nécromancienne semble confuse par ce que cette chose représente. Sa position ne représentait aucun style de combat particulier ; et pourtant semblait professionnelle, régulière... elle devra le tester et créer une opportunité.

Serrant les dents pour ravaler sa frustration ; elle s'arqua en avant ; tentant d'outrepasser la douleur ; baladant ses serviteurs comme des soldats d'honneur. Alexander, comprenant la tentative, fit quelques pas en arrière. En standby pour une opportunité – Elle le voulait en bon état si possible.

Le temps semblait être en suspension. Les goules s'étaient arrêtées de tourner autour de la cible ; et celle-ci, elle-même, sembla se calmer. Tout ce qui peut être entendu dans ce tunnel, désormais ; est le son des litres de liquide rougeâtre ; s'échappant de la profonde blessure de l'homme sans visage.

Et après une dernière flaque étalée sur le sol... en tan-dème, les deux goules s'élancèrent simultanément. Au fil de leurs mouvements, l'incantatrice grimaçait et donnais des directions à distance ; obligeant les deux cadavres à s'élancer dans un pot-pourri de coups destinés à déstabiliser la cible. Un coup d'estoc en avant esquivé par l'homme sans visage ; immédiatement suivi d'un coup de crâne de la seconde Goule ; entrant en contact avec le front dépecé de l'adversaire. Le contact fut brutal et déstabilisa l'unijambiste... pour un petit saut. Immédiatement après avoir perdu sa balance, son corps montra une nouvelle prouesse abominable : plutôt que de perdre l'équilibre ; il venait de concentrer toute sa force dans les tendons de sa jambe ; au point de les forcer à briser une partie de sa cheville, le faisant immédiatement rattraper sa balance. L'os cassé.. tout ce qui liait le corps de l'homme sans visage au reste de son pied, étaient quelques veines si chargées et durcies qu'elles prirent le rôle de tissus musculaires et ossatures pour l'instant. Toujours sur une jambe ; l'homme sans visage fit un bond en arrière et réorganisa sa pose de combat – bras écartés ; il avait l'air de changer de stratégie, confirmant simultanément deux des plus gros doutes de ses adversaires. Une vérité qu'ils ne pourrons confirmer qu'après avoir abattu la cible... et après avoir vu cette action abominable, ils étaient plus que déterminés à le faire. Une flamme violacée brillait dans l’œil de l'incantatrice ; instantanément rappelée de l'échec de son sort de nécromancie plus tôt : la désobéissance ; la magie noire qui s'échappe de son contrôle... elle ne se laissera plus moquer par des mortels à la peau vieillissante.

La goule épéiste, sous les ordres de sa maîtresse ; serra la lame bénie de toutes ses forces ; tandis que la seconde créature se plaçait devant lui ;  bras écrabouillé  tendu vers l'avant. Plus de la moitié du membre ayant été pulvérisé sous le tir de canon du cadavre sans visage ; la portée n'était pas seulement ridicule.. mais dépourvue d'une poigne. Un flot continuel d’hémoglobines se déversait du membre ; alors que les deux goules avançaient comme des soldats sur un échiquier. La machine d'Agis, en revanche, semblait faire son chemin de l'autre côté ; contournant l'homme sans visage ; prêt à anticiper ses mouvements en cas de retraite.



C'est le moment pour Goule 1 & 2 de briller. Et c'est avec un sourire carnassier, teinté par l'orgueil ; que la pratiquante des arts noirs, ordonna.

- Maîtrisez ce mécréant !!

Cette même étincelle dans ses yeux, fut retransmise dans les globes occulaires de ses créatures. Laissant sortir un cri primal ; les deux goules se lancèrent en avant en parfait rythme. Lisant le flot de leurs mouvements ; l'unijambiste qui tenait par ses propres veines ; fit divers sauts à droite et à gauche pour se préparer à leur venue... ou presque. La goule au bras pulvérisé avait un tour dans son sac – Un violent mouvement de son bras déchiré ; propulsant un flot de sang et de chaire au visage de la créature sans visage. Hébétée par le liquide qui l'avait frappé ; il sembla qu'elle répondait à absolument n'importe quel contact physique – y compris celui de projectiles non-violents. Cette ruse força le cadavre unijambiste à élancer un puissant coup de paume dans le vide. Un coup qui – s'il avait atteint sa cible – aurait très certainement pulvérisé la cage thoracique de sa victime. Mais grâce à ce réflexe surdosé ; l'homme sans visage non-seulement loupa sa cible (inexistante) ; mais eut aussi mal calculé le taux de force lancé dans le coup. En conséquence ; son propre coude fut détruit par l'impulsion instinctive et le renforcement de ses tissus musculaires ; faisant alors balancer son bras comme un pendule.

La goule au bras ensanglanté se laissa alors glisser sur les genoux, ouvrant la gueule et plantant ses crocs dans le filet de veines durcies qui maintenaient l'homme sans visage debout. Et en parfaite synchronisation ; le second soldat de la mort, élança un violent estoc de l'arme bénite. Ses mouvements impulsifs, propulsés par la frustration de son incantatrice ; força la créature mort-vivante à fendre l'air avec une telle vitesse et force ; que l'air sembla se tordre sur le passage azuré de la lame. Celle-ci transperça l'épaule droite de l'homme sans visage ; avant que la trajectoire de l'attaque du policier ne se modifie en un puissant coup en demi-cercle.

-  De un...

La lame traçait dans l'air un croissant de lune. Ce reflet de l'attaque à l'épée ; propulsa le bras de l'homme sans visage par dessus sa tête. Les crocs de la première goule parvinrent à déchirer les derniers piliers qui maintenaient l'homme sans visage debout – et en profitant de cette chute.. le policier pivota à nouveau sur lui-même ; délivrant un nouveau coup ; cette fois du ciel vers la terre.

-  deux...

La tension montait, et le temps ralentissais. Les gouttes d'eau et de sang étaient expédiées dans les airs, comme un jeu de lumières macabres. Devant l'objectif ; un nouveau membre amputé par la lame azurée. Cette fois-ci ; le bras percuta le sol violemment au lieu de connaître le baptême de l'air. Dépourvu de ses bras et de son équilibre ; l'homme sans visage s'apprêtait à chuter au sol... mais pas avant une dernière mesure de sécurité.

Une mesure de sécurité qui s'avéra récompensée.. car même dans cette situation d'ultime déclin ; l'homme sans visage, avait une dernière attaque à distribuer. Sa cheville amputée sembla concentrer une sorte de projectile de sang ; un tir rougeâtre qui fut bloqué par la machine d'Agis contre toutes attentes. La goule à l'uniforme de police ; dos à la machine extraterrestre ; glissa sur son talon ; touchant le sol du bout du pied droit ; et s'élançant pour une dernière attaque.

- trois et quatre !

La lame pénétra la chaire ; et via une impulsion bestiale ; accompagnée d'un flot de flammes violacées ; l'épée trancha à travers les os des deux cuisses simultanément ; les projetant derrière eux. Le corps sans visage, dépourvu de ses quatre membres, tomba lourdement au sol dans une marre de son propre sang. La machine se redressa immédiatement ; observant la trace qu'avait laissé la « balle de sang » qui avait percuté son épaulière. Un impact fumant, comme un tir de pistolet à bout portant. Un valeureux combattant, même après sa propre mort... un spécimen des plus intéressants et redoutables ; dont les secrets s'apprêtaient à leur être révélés.

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Et le masque de fer.. il pouvait être aperçu dans le reflet des vitres du petit château. De là, il pouvait voir le parc d'attraction dans lequel ces gens qui l'avaient suivi, progressaient.. mais il n'en avait que faire. Car même s'il se tenait à la vue de tous ; et même s'il s'arrêtait pour les saluer.. un mur s'était déjà dressé entre eux. Contrairement à tout ces cadavres ; il était debout. Sa main gantée effleurait les murs des couloirs de la bâtisse ; pourvus de rouille et de plâtre abîmé. Il y avait des bouts de tapisserie ; des graffitis... majoritairement des portraits de figures religieuses, des psaumes, pancartes et autres objets qui pouvaient également être trouvés dans les aléas du tunnel. Mais ici c'était...différent. Car un simple coup d'oeil vers la fenêtre, donnait à l'homme en imperméable ; Une vue complètement différente de celle de ses invités. Il pouvait voir le parc d'attraction, oui... mais les lumières étaient éteintes. À la place du plafond troué ; se trouvait un ciel déchiré. Comme si les cieux étaient constitués de différentes périodes climatiques, séparées par différentes heures et conditions.. là où la pluie glacée était instantanément fondue par la chaleur d'une nuit d'été, puis accueillie sous une matinée grisonnante et chargée. Un cycle abracadabrantesque, à la fois obscure et déprimant. Tout ceci ressemblait à une peinture faite par un artiste qui ne sait pas où son esprit demeure réellement. Le cœur de Jude Parker ; son testament, et son ascension.

L'homme au masque de fer tourna la tête, et continua sa route ; ses doigts glissant contre le mur poussiéreux ; les traces des passages de ses doigts constituant une myriade de couleurs chaudes, devenant mousse, coquillages et fleurs fanées.

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La curiosité est un vilain défaut ; mais aussi mère de découvertes choquantes. C'est un sentiment qui emplissait l'esprit du jeune homme à la peau craquelée ; dont le regard venait se poser une fois de plus vers ce tunnel sans fond. Peut-être étais-ce une obsession, ou un pressentiment... mais il avait l'impression que quelque chose, à l'intérieur, appelait à sa présence. Peut être pas spécifiquement la sienne – mais plutôt n'importe quel signe de vie. Une goutte de sueur perla le long de sa joue ; alors que ses mains quelque peu tremblantes d'anticipation, effleurèrent les poignées de quelques unes de ses armes tranchantes. Il réfléchissait – Est-ce qu'être entraîné dans toutes ces bizarreries abracadabrantesques, justifiait son but initial ? Il était venu prier pour bénir son état d'esprit ; et maintenant, se trouvait à affronter d'étranges situations aux côtés de gens qui pourraient probablement vouloir sa peau. Il grimaçait, ongles griffant sa nuque dans un geste spastique. Les sourcils froncés ; il fit quelques pas en arrière ; hésitant à laisser train fantôme inexploré. Mais seul... était-il réellement prêt à affronter ce que la pénombre cache ?

Incertain ; il s'était retrouvé à instinctivement saisir fermement la poignée d'un couteau papillon. L'anticipation tourna en simple anxiété. Peut-être qu'essayer de visiter l'endroit accompagné, rendrait la situation plus gérable.... si seulement il en avait l'occasion.

Mais avant qu'il ne s'en rende réellement compte... la sortie du tunnel semblait si loin. Ses yeux s'agrandirent sous la surprise ; et la sueur commença à s'empiler. Quand avait-il fait autant de pas dans cette direction ? Quand exactement est-ce que les voix des autres visiteurs de cette étrange crypte, s'étaient noyées dans un océan de silence ?


Inconsciemment, il avait avancé dans la pénombre.. ou plutôt, la pénombre avait avancé vers lui ? Un nouveau pas pressé et anxieux, tenta de le mener vers la source de lumière de laquelle il venait--- mais celle-ci s'éloignait ; comme si le tunnel s'allongeait devant ses propres yeux. Et avant qu'il ne puisse presser le pas pour pourchasser son ticket de retour.. les ténèbres eurent complètement dominé son champ de vision. Le chemin de retour a disparu sous ses yeux. Sans même faire un pas. Son sens de l'orientation, complètement détruit par ces inconsistances, laissèrent l'homme aux cheveux rouges dans un état de panique immédiate. Ses iris fusant dans toutes les directions, au rythme d'une garde paranoïaque. Une attaque peut venir de n'importe où, n'importe quand. La simple idée qu'un battement de cil soit suffisant pour mettre un terme à sa longue existence ; le terrifiait.

Il pouvait sentir le sol sous ses pieds changer en consistance – comme si les pierres se laissaient dévorer par quelque chose de plus naturel – comme du gazon, ou de l'herbe... jusqu'à ce que petit à petit, de premières lueurs éclairent son champ de vision. Car si la sortie du train fantôme est maintenant si loin qu'il ne peut plus la voir – un chariot venait de se dévoiler devant lui. Des lucioles entouraient le petit véhicule, fixé sur des rails qu'il ne semblait voir nulle-part ailleurs.. ou même sentir sous ses pieds. Sous ses chaussures, la seule chose que l'homme encapuchonné pouvait déterminer ; était un sol plat mais texturé – aucune trace de rails, contrairement à ce kart qui semble faire partie d'une route déjà commencée depuis une certaine distance.

C'était une invitation ; et la lumière réconfortante des lucioles guidèrent le tueur en série à s'acheminer en sa direction. Comme un moustique attiré par la lumière.. un réconfort hors des ténèbres.

Mais tout comme le moustique est fasciné par cette source de chaleur... la toucher, peut être mortel.

Lorsque le bout des doigts du jeune homme touchèrent l'extrémité du petit véhicule ; il sentit son être entier hurler de panique. L'espace d'un instant ; il eut la sensation que c'était sa dernière chance de reculer aussi vite que possible et courir pour sa survie – Et aurait-il été plus rapide lors de son premier jugement, peut être aurait-il pu.

Mais Neil avait fait l'erreur de prendre un ticket pour ce train fantôme. Sa seule présence sous la bannière de l'attraction était une signature directe pour sa participation à l'attraction. Peut-être que la raison pour laquelle il s'était naturellement aventuré à l'intérieur de cet endroit dangereux, était tout simplement parce qu'il n'avait pas les pieds sur terre, ni le contrôle de ce qui l'entoure.

En d'autres termes.. les lucioles qui illuminaient le kart, finirent par passer au dessus de sa tête. Au même titre que ces insectes de lumière réconfortante ; ses mèches de cheveux rougeâtres eurent le même effet... puis son sang à l'intérieur de son corps. Et bientôt, il se rendit compte que le chariot avait disparu – filant comme une fusée vers l'obscurité... attiré par la gravité.

- Tu dois te foutre de ma gueul---- !


Peut-être est-ce que le fait que ses vêtements partaient dans la même direction que sa chevelure, furent indicateurs de ce qui se révélait dans la pénombre ; ou bien la soudaine différence d'équilibre sous ses pieds s'avérèrent être le dernier signal : il tombait. Ou plus précisément, le tunnel lui-même venait d'entrer en rotation ; le sol sur lequel il se tenait, devenant mur et les ténèbres qui se dressaient devant lui ; devinrent un gigantesque trou sans fond. Par pur réflexe ; l'homme tira l'une de ses lames hors de son étuis ; et planta celle-ci dans peu-importe quoi il se tenait une seconde auparavant. Par chance, la qualité du matériel de l'arme lui permettait de supporter sa propre masse et servir d'appuis. Le chariot, en revanche... connut une étrange fin.

Une fin que Neil pu observer, et imaginer être la sienne.

Au fond des ténèbres, une lumière gigantesque illumina ce tunnel devenu puis. Une gigantesque bouche pourvue d'un million de dents ; dont la gorge brilliait de milles feux ; comme un portail redirigeant droit vers l'enfer ; avalant le véhicule.

Un cauchemars. Ça devait être un cauchemars.

La gigantesque bouche se pourvut d'un million d'yeux rouges ; illuminant la totalité du tunnel. Neil pouvait voir dans quelle situation il se trouvait maintenant – et elle était horrible. Il était au milieu d'une caverne de mineur dont la gravité semblait distordue. Autour de lui, des poutres de bois qui soutenaient la galerie. La créature qui se trouvait au plus bas ; était d'une taille gargantesque – si grande en réalité que seulement son visage semblait pouvoir passer dans cette galerie ; attendant patiemment que ses proies tombe à l'intérieur.

Au dessus de sa tête ; des post-its se mirent à tomber du « ciel » virevoltant gracieusement, descendant nonchalamment vers la gueule de la bête noire. Le plus ces bouts de papier jaunâtres s'approchaient de la créature, et plus ils semblaient changer de couleur et de format – ils finirent par devenir des billets ; des billets qui prirent feu après avoir entré le périmètre entourant la créature qui était prête à engloutir Neil.

Si ces choses lui avaient appris quelque chose, c'était celles-ci : S'il ne grimpait pas aussi vite que possible à la surface, cette chose à la gueule enflammée, allait définitivement être son ticket pour la rivière de styx !

Serrant les dents, l'homme sortir un second couteau et le planta dans l'herbe sur laquelle il se tenait ; et à la force de ses bras, tenta de se hisser un peu plus haut. Définitivement un exercice d'escalade qu'il n'avait pas anticipé arriver, en s'aventurant dans une attraction de train fantôme. Mais bientôt.. d'autres étranges obstacles finirent par amener de nouveaux détails à cette image grotesque. L'un d'eux ; se manifesta sous la forme d'un petit canari ; marchant sur le mur sur lequel il se tenait. Nonchalamment ; le petit oiseau sautillait du haut vers le bas, ignorant totalement la gravité qui mettait Neil dans un tel danger. La petite bestiole se mis à sauter par dessus des poutres de la mine, se dirigeant droit vers la bouche démoniaque ; sous les yeux paniqués du criminel. Un seul et unique canari – mais une tonne de rochers le suivirent. Eux, en revanche, respectèrent les lois de la gravité !

- FUCK !!

Une chance pour lui, il eut suffisamment de temps pour à la fois jurer ; Et se projeter de son perchoir temporaire vers un autre : pieds appuyés contre le mur, il tira de toutes ses forces et se projeta de l'autre côté ; atteignant une poutre de bois et esquivant agilement les bouts de roches tombant du ciel. Essoufflé par l'émotion, l'homme posa un genoux à terre ; yeux rivés vers le bas, observant à nouveau cette atrocité qui se trouvait quelques dizaines de mètres sous ses pieds. Les rochers écrabouillèrent le canari, avant d'eux-même être à la fois dévorés et pulvérisés par les crocs de la bête qui demeurait en bas.

La chaleur qui se dégageait de la bouche de la créature, semblait sévèrement toucher les poutres de bois qui...finirent tout simplement par prendre feu. Décidément, pas une seconde de repos pour Neil – son second lieu de repos était en train de cramer sous ses pieds !

Il était piégé. En bas ; une mort certaine par immolation, digestion, destruction, pulvérisation – ou dans le plus heureux des cas – s'écraser comme une merde après être tombé de l'équivalent du dernier étage d'un building. En haut ? L'obscurité de l'inconnu ! La lumière était devenu le réel danger, et les ténèbres symbolisent désormais un espoir aveugle, aussi parsemé d'attaques traîtresses --- comme ces petits trains fantômes, canaris, post-its, chariots--- tous en train de tomber par milliers, du ciel obscure vers la gueule enflammée.

Neil, aussi appelé Indiana Jones du parc d'attraction, fit face à son psaume.

« 1.6 – Car Jude connaît la voie des justes, Et la voie des pêcheurs mènent à la mine du père. »

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La fouille du froc des cadavres est une idée aussi déplacée qu'intelligente - ces  cadavres ailés de plus tôt, se pavanaient sans trop traîner de lin derrière eux ; et le nombre de cadavres atomisés que le monstre de Frankenstein avait pu observer, lui donnait un sentiment d'évidence qu'il n'avait pas vu une seule saucisse angélique flapper d'un flanc à un autre. Cela dit... c'était une sorte de déception, que d'apprendre que de multiples exemplaires – si pas tous les exemplaires, d'ailleurs- étaient munis d'un appareil génital. Quand à la taille, ce n'est pas vraiment la question primordiale, mais par pure curiosité ; Nero s'était assuré de vérifier si le matériel était consistant.

...juste parce que.

Il se sentit quelque peu spooked lorsqu'il entendit simultanément les voix de Jay et de Kiyo ; annihiler le silence derrière ses oreilles ; dans un grognement écœuré. Les couleurs (déjà peu présentes) sur la peau de Nero, finirent par complètement disparaître ; alors qu'il adopta à son tour une pose instinctive de défense karatéka ; manquant de trébucher sur le cadavre de l'homme au masque de fer. Le dragon posa sa main contre sa propre nuque, tirant fermement de l'autre côté pour émettre un craquement satisfaisant ; un œil fermé et un rictus déplaisant au visage.

- Un pot-pourri de bizarreries... Des tunnels sans trains ; des cadavres en parterre ; un parc d'attraction sous-terrain ; et maintenant...

Des particules luminescentes tombaient du plafond. C'était peut-être de la poussière... ce qui ne l'était pas, c'était ces feuilles mortes qui avaient commencé à tomber des craquelures lumineuses. Ils pouvaient sentir une sorte de vent faible parcourir la zone toute entière ; noyant le parc d'attraction tout entier dans ce qui semblait presque être une simulation forestière en automne. Morose, mais chaleureux à la fois. L'homme au chapeau blanc et à l'énorme épée ; leva ses yeux clairs vers les cieux ; doutant sérieusement de leur location actuelle. Si d'autres s'étaient déjà pris pour quête que d'explorer cet étrange lieu ; eux-trois, jonchaient toujours l'entrée.

- « Dear god, what have i done ».. ça ressemble plus à un message qu'à une enseigne de parc.
- Jusqu'ici, tout les textes ont été des phrases vaguement reliées à la religion. Des anges, tout ça... le fait que le prof adjoint soit également un dieu, ça ajoute une nouvelle dimension à tout ce bordel.

L'androgyne était assis sur ses cuisses, jambes écartées ; coudes sur les genoux et menton dans le creux de sa main droite ; dubitatif, et clairement inconscient que n'importe qui en bas de la colline de pierres pourrait voir ses attributs masculins à travers cette pose très peu ladylike. Mais au diable l'esthétique – rien n'arrête un chasseur de monstres, sur sa quête de déductions.

- P'tet que ce que la mascotte de SMEGA a dit , est pas aussi stupide que ça en a l'air.
- Un voyageur temporel ? Ironmmask ?
- Honnêtement c'est la seule explication logique que je vois pour l'instant. Des explications qu'ont été données ; le mec avait l'air de toujours avoir un tour d'avance sur nous. Et plus exactement – quand je me suis interposé entre Naya et lui... j'ai sentit qu'un truc déconnait avec mes mains.
- Développes ?

Le monstre de Frankenstein fit dériver ses iris grisâtres vers les paumes de ses mains ; avant d'en tendre une dans la direction de Kiyo. L'autre, en revanche, fut posée contre le masque de fer, du bout des doigts. Après quelques secondes ; des petits arcs électriques commencèrent à se former entre les doigts de la main qu'il avait levé. Les sutures autour de son poignet s'étaient illuminés d'une régulière lueur bleuâtre ; au même titre que ses ongles. Le flot électrique était relativement constant, presque violent par moments – certains arcs trop concentrés expédiaient des petites étincelles qui forcèrent l'homme à fermer les yeux par moments. Nero utilisa cette présentation pour expliquer le problème qu'il venait tout juste de réaliser – mais aussi celui qu'il se choquait à prouver à lui-même avec cet essai. Une goutte de sueur coulant le long de sa joue, il s'exprima.

- Cette main est éloignée, et fonctionne comme normalement.. mais l'autre, à proximité du cadavre.. j'ai beau guider le même taux de voltage dans mes deux bras...

Rien. Parfois, un petit arc électrique insignifiant viendrait se coincer dans l'espace entre deux doigts.. cependant, le plus on remontait le long du bras de Nero, et le plus intensément l'électricité semblait s'intensifier. Les sutures autour de son cou en étaient l'indicateur majeur – c'était la source du bottleneck ; le point où l'électricité refusée dans l'autre main, rencontrait celle qui se déversait de son cerveau et cage thoracique, tous en chemin vers la main levée.

- L'électricité cherche la voie la plus rapide pour quitter un corps.. si tu pose une main par terre en étant court-circuité ; elle va passer à travers ton cœur de multiples fois. Ici... c'est comme si j'avais la main au sol. Je n'ai même pas besoin de le toucher – le plus je m'approche du gars et le plus j'ai l'impression que certaines parties de mon corps refusent de fonctionner correctement.

Un Anti-don.

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Mais cette découverte ne fut pas la seule. Deux autres personnes, en ce moment même, étaient en train d'expérimenter avec une version un peu plus « défigurée » de l'homme au masque de fer. Si Alexander avait appliqué les premiers soins à Melenthil ; celle-ci ne semblait pas être aussi préoccupée par ses blessures que par l'envie pressante de disséquer cet abominable cadavre désobéissant. Même dépourvu de ses membres, les deux membres de l'organisation pouvaient déceler des tentatives de riposte – certains tissus musculaires déchirés essayant de répondre aux actions surnaturelles qu'il avait utilisé un peu auparavant ; mais cette fois sans grand succès. La machine d'Agis maintenait malgré-tout le cou de l'homme sans visage pour s'assurer qu'aucune tentative de coup-de-tête ou autres gestes violents viendraient à stopper l'expertise du médecin légiste. Ses spasmes surnaturels, en eux-même, rendaient la tâche compliquée ; et l'épée bénite n'est pas aisément le meilleur outil de dissection possible. Alors l'opération ressemblait bien plus à une boucherie – parce que le sol ne pouvait pas être plus tapissé de sang que ça ; le liquide visqueux emplissait même les crevasses entre les briques. Une nouvelle incision près du foie ne montra pas de grands résultats ; si ce n'est que chacun de ses composants semblent être « naturels »... Cet homme, dans sa vie passée, avait tout simplement poussé le corps humain jusqu'à ses limites absolues. Avec quelle méthode ? Par le biais de médecine avancée ou non ? Une simple autopsie ne suffira jamais à révéler le procédé qui eut poussé cette « personne » à un tel niveau de transhumanisme. La dame aux cheveux sombres se saisissait des organes inutiles et les jetait aveuglément derrière-elle ; désormais plus absorbée par sa haine que sa curiosité. Mais un appel de la machine d'Agis, lui permit de revoir ses plans.

- Cette fréquence... il y a quelque chose d'actif.
- Comme un nouvel adversaire ?
- Non, provenant de ce cadavre. C'est très faible, mais je peux entendre une fréquence sonore. Approximativement aux environs du rein droit.
- ...Intéressant..

Pas trente-mille solutions se présentaient au médecin légiste. Épée serrée dans la main ; c'était une nouvelle incision dans les bas-étages de la créature sans visage. Et un peu de recherche révéla un rein en parfaite condition ! Beaucoup trop parfaite, en réalité ; pour un cadavre datant de quelques semaines au moins. En réalité, l'organe était en si bonne condition qu'il pourrait aisément être réutilisé pour un patient compatible--- et en même temps, une fois sortit du corps de son possesseur ; émettait un son étrange. Sans aucun doute la « fréquence sonore » que la machine avait perçu.

- ...Un cadeau bien grotesque.
- Un objet métallique se trouve à l'intérieur.
- Soit ; tant qu'on y est---- uh ?

La lame bénite semblait émettre un éclat quelque peu..différent, à l'approche de l'organe. Elle avait beau être tachetée de sang de multiples créatures ; elle était généralement toujours imbibé de cette certaine lueur « sainte »... mais cette lueur s'en allait tout simplement à l'approche de l'organe. Plus précisément, là où sous un certain angle, la lame pouvait apparaître cyan ou pourpre ; elle était affublée d'un banal gris en s'y approchant. Un détail qui n'était peut-être proéminent que pour son utilisatrice ; mais un détail qui ne fit que confirmer ce qu'elle craignait depuis sa première tentative à activer ce corps parti berserk. Se mordant la lèvre inférieure avec frustration ; elle ne perdit guère plus de temps et commença à déchirer l'organe, détachant ses composants comme un paquet cadeau ; qui finis par laisser tomber un petit objet.

Un son métallique, heurtant les briques au sol, avec légèreté. Le son était maintenant audible même aux oreilles nues ; bien qu'extrêmement faible.

Si la machine d'Agis et le médecin légiste s'attendaient à une sorte de dispositif technologique extra-ordinaire, ou d'une relique antique de sortes... cette chose avait d'une certaine manière réussi à dépasser leur anticipation sous un domaine entièrement différent. Parce que quelque chose de religieux ou futuriste aurait eut du sens.. trop de sens.

Ce qui baignait dans cette marre de sang, près du cadavre dé-animé et coupé en pièces ; était.. un morceau de métal. C'était une sorte de porte-clé ; illustrant une sorte de mascotte de show télévisé pour enfants ; un hérisson bleu aux grands yeux noirs ; main gantée, positionnée en pouce-levé. Un jouet pour enfant, banal ; minuscule, qu'on pourrait certainement même trouver dans n'importe quelle machine type gachapon près des supermarchés pour le modique sacrifice d'une pièce.

Le médecin légiste, et la légende, étaient quelque peu choqués par cette découverte – sa position au sein du corps du cadavre ; et ce bruit statique qui s'en échappait sans la présence d'une quelconque machinerie à l'intérieur... ni religieux, ni occulte, ni technologique.. un porte-clé banal.

Ou presque. La machine devait s'assurer que leur théorie n'était pas simplement basée sur de premières réactions hâtives. Tournant son unique œil rougeâtre vers la nécromancienne ; celle-ci s'assura que le cadavre avait entièrement cessé de se mouvoir, avant de lui donner le signal pour lâcher leur adversaire précédent. L'homme à l'unique œil rougeâtre, décida ensuite de laisser tomber le cadavre, et se baisser pour ramasser l'objet grisâtre....

- WARNING WARNING WARNING WARNING WARNING WARNING WARNING ------ !

Et au simple contact de l'objet – Des centaines de fenêtres d'erreurs et d'avertissements, inondèrent l'HUD de la machine de guerre alien ; avant d'instantanément couper le flot vidéo ; puis toutes les commandes électriques qui l'associent. Le simple fait d'avoir touché cette chose, avait défait la machine.

Alexander s'écroula lourdement sur le sol ; l'armure réduisant quelques briques du sol à l'état de poussière sous sa chute. La nécromancienne eut du mal à comprendre ce qui venait juste de se dérouler devant ses yeux – un instant-kill, à la seconde précise où le gant eut touché la surface. Malgré-elle, ce contrecoup inattendu décrocha un rire nerveux, suivit d'une immédiate complainte de douleur.

Elle avait raison. Ce petit porte-clé avait la capacité de complètement stopper certaines choses. La désintégration instantanée de l'indexe de sa goule, suivant la tentative d'Alexander, confirma une chose – les bêtes technologiques ou démoniaques, seraient pulvérisées par le toucher de cette chose.

Malheureusement pour Swan... la désactivation instantanée de la légende, la laissait avec de lourds bagages sur les bras, des côtes fêlées, et un artefact très malencontreux à garder sur soi.

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La réunion mère-fils fut quelque peu interrompue par la soudaine manifestation de quelque chose d'assez perturbant, et désorientant. Si leur intention initiale était de garder ce petit moment de réconfort dans leur cœur et rejoindre le reste de la troupe aussi nonchalamment que possible- ils furent stoppés par leur propre reflet. Littéralement – leur route de retour vient de disparaître sous leurs yeux ébahis, et cœurs suspendus. L'instinct animal de la louve, et celui du guerrier sommeillant en Aequilius, furent tout deux éveillés par cette peinture taillée dans la glace. Pas en arrière, crocs sortit et poings fermés – ils firent face à un gigantesque bloc de glace qui ne cessait de grandir – il atteint le plafond, et comme une peinture réalisée en temps réel par un fantôme, les quatre murs qui mesuraient la pièce toute entière ; se démultiplièrent, créant un tunnel de miroirs. Une attraction commune ; mais la présentation agressive ne suggérait en aucun cas que cette représentation était de bon cœur.

Un reflet à droite, à gauche, derrière, devant, en haut, en bas ; même dans les autres voies... ces blocs de glace étaient si polis et clairs, qu'ils n'avaient même pas l'air de tenir sur quoi que ce soit. Plus exactement, c'était presque comme si Lagherta et Aequilius étaient piégés dans les airs ; dans une gigantesque pièce bleuâtre sans sol ni plafond ; cernés par des imitations de leur propre existence. Et à part le contact qui unissait leurs mains.. rien ne pouvait prouver qui est qui, et où.

Et il ne fallut pas longtemps pour que ces reflets commencent à agir de manière suspecte. Certains s'assirent sur place et fixèrent leur original ; d'autres se mirent à hurler sur place, criant en langues des mots incompréhensibles, s’adressant aux cieux avec des yeux exorbités , emplis de sang.

- Phil, reste près de mo--
- Quelle mère entraîne son enfant au cœur du conflit ? Misère, misère ! Misère, un nouveau verre appelle la misère ! Oui, oui oui oui, oui....tout va bien.

Les reflets se tournèrent tous de manière presque mécanique vers une nouvelle entrante. Au milieu de ce monde de cristal, se dressait une chambre de princesse. Un cheval de polystyrène, un lit de mousse... des meubles de carton, arrangés pour ressembler à des meubles victoriens de haute-classe. Et assise au bureau, face au miroir, se trouvait une gigantesque figure noirâtre et squelettique ; vêtue d'une robe de mariée trouée et partiellement recousue avec des bouts de palettes de supermarché. La figure ne partageait que très peu de ressemblances avec un humanoïde... ses membres étirés lui donnaient une apparence affamée ; ses vêtements ne tenaient en place qu'à travers ses cheveux---ou devrais-t-on plutôt appeler ça des racines d'arbre, suspendues au dessus de sa tête. Un véritable coton-tige pointu ; dont le faciès était dessiné à la craie – un sourire neutre, dessiné par un enfant, probablement. La voix était féminine ; et la bête se brossait les cheveux avec ses longs doigts anorexiques ; si fins qu'ils ressemblaient plus à des lames à ce point.

- Dégoûtant ; dépourvu du droit de faire une bonne purée de pommes-de-terre. Oui oui, oui oui. Parce que si le plat n'est pas prêt à l'heure, après les paris, viennent les fournaises ! Misère ! Et vous, que faites-vous, quand vous êtes en retard pour le dîner ?

Lagherta était manifestement déstabilisée. Elle tentait de placer Phil derrière elle ; son visage délavé de toutes couleurs. Cette créature faisait presque trois mètres, et sa voix craquait à chaque nouvelle phrase. Les reflets observaient cette créature presque religieusement. Avant même que les originaux ne purent dire quoi que ce soit ; ils prirent la parole. Mais leurs voix n'étaient ni celles de Lagherta, ni d'Aequilius ; c'était la voix d'un homme – un seul homme, d'ailleurs. Bien que les tons étaient différents ; toutes leurs voix semblaient être une tentative de la même personne, tentant d'en imiter d'autres.


- Si le bon cheval gagne, on mangera demain.
- Arrête de chialer, espèce de déchet
- Regarde ce que tu m'as fait faire...
- T'es la raison pourquoi tout part en l'air.
- T'aurais du m'écouter quand je t'ai dis de buter le petit con ; mais t'as voulu le garder
- Tu croyais que tes contractions allaient faire plus mal que moi, hein !?
- ça te regarde pas, où je suis allé.
- Abandonne le gamin ; on se casse au Méxique.
- JE T'AI DIS DE LA FERMER
- ALLEZ ALLEZ ALLEZ ALLEZ
- PUTAIN DE CHEVAL DE MERDE, ALLEZ !!!

Un battement de cils de la part des deux protagonistes de cette scène macabre ; et ils virent tout leurs reflets remplacés par des chevaux de polystyrène et plastique usé. La créature s'était mise debout et marchait dans leur direction. Sa tête pleine de ronces se balançait de droite à gauche ; chacun de ses pas lui arrachant un nouveau gémissement endoloris. À y voir de plus près ; les ceintures qui maintenaient sa robe à ses cheveux, étaient en réalité des bandes de film, dont les images étaient trop petites et abîmées pour en déduire quoi que ce soit. De peur, la louve recula avec son louveteau à chaque nouveau pas de la créature. Le fait qu'elle avait pu faire un pas arrière complet sans rencontrer le mur qui leur barrait la route, confirma ses craintes – Ce labyrinthe n'était pas physique.

- Je suis contrainte de vous annoncer, madame, que je vais appeler la police.
- Qu'est-ce que …
- CET ENFANT N'EST PAS ÉLEVÉ DANS DE BONNES CONDITIONS. UN TRÔNE DE PLASTIQUE POUR LE PETIT PRINCE.

La créature s'était jeté en avant d'un seul coup. Et étrangement... la distance ne fut même pas un problème. Là où elle semblait demeurer être à une dizaine de mètres auparavant.... un battement de cil, et la figure squelettique trônait au dessus d'Aequilius, sa paume squelettique enfoncée dans la joue d'une Lagherta toute aussi surprise ; expédiée violemment en arrière ; son corps semblant s'enfoncer dans une masse gélatineuse sous les yeux terrifiés de l'enfant. Pas l'ombre d'une tentative de résistance de la part du professeur de la SUP – en une affaire de microsecondes, sa vue fut complètement changée ; d'une créature noirâtre à l'allure fantômatique ; jusqu'aux murs d'une prison de parc d'attraction ; fesses au sol, en face de Jack Falcon. L'homme semblait tout aussi surpris que son professeur de la voir arriver en ces lieux après être tombée du plafond.

- Pr---Proffesseur !?
- PHIL ! HEY--- !

L'homme aux bandages avait les yeux grand ouverts ; mais surtout pieds et poings liés par d'énormes chaînes. Et avant que Lagherta ne puisse réellement s'en rendre compte ; elle-même fut violemment attirée à terre par les propres liens qui l'entravaient. Menton contre le sol, et larmes aux yeux ; la jeune femme échoua une nouvelle fois à protéger son enfant du danger qui se présentait à eux.

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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Jeu 11 Oct - 4:59


Et ces actions ne demeurèrent pas ignorées par ceux qui se tenaient à l'écart des attractions. Loin de là. La disparition de Neil, et celle de Lagherta ainsi que d'Aequilius, alertèrent immédiatement ceux qui demeuraient aux environs du parc d'attraction. Car s'il y a quelque chose que ces manifestations diaboliques n'étaient pas capables de cacher ; c'était le bruit assourdissant de leurs attaques. Deux attractions brillaient de milles feux, et leurs enseignes étaient disposées au publique via d'énormes néons : « 1.6 » et « 113.9 ». Le premier bâtiment illuminé représentait ce qui était supposément un train fantôme traversant une mine. Le second, coloré de bleu électrique, symbolisait une famille de chauve-souris traversant un petit chemin. En panique, le directeur adjoint de la SUP cria à l'appel ; les élèves et autres représentants de l'opération s'amenant face à lui – ils ne pouvaient pas se permettre de perdre plus de forces – mais lequel des deux chemins prendre en premier.

Jay, Nero, Kiyo, Sean. Trois élèves, et un « ex » élève. Tous s'échangèrent des regards quelque peu appréhensifs ; mais savaient qu'ils ne pourraient pas se permettre d'hésiter très longtemps.

- Deux par deux ; je rejoindrais quiconque aura le moins d'appuis offensif. Simplement regarder les barricades ne suffit pas à désamorcer peu-importe quelle saloperie les a piégés, Si vous êtes blessés, ou n'êtes pas entièrement certains de vos performances, je me joindrais à vous. Je ne eux pas être à deux endroits à la fois, alors si vous n'êtes pas sûrs de vous, parlez maintenant, et grouillez-vous !
- Le professeur était parti vers la droite, et le type bizarre aux couteaux vers la gauche...
- Erh... est-ce que perdre un maniaque avec des couteaux importe tant que ça ?
- Jack a aussi disparu. C'est pas le moment de tracer des préférences d'importance. Nero, tes blessures ?
- Un petit empalement va pas m'empêcher d'être fonctionnel. Pierre-papier-ciseau ?
- On a pas le temps de jouer à ça, espèce de créti---

mais avant que la raison ne puisse atteindre les élèves et leur senpai criminel ; ils étaient déjà en train de mesurer leur chance. Les perdants irons dans la mine ; et les gagnants vers les chauve-souris.

Ou en tout cas..c'était le plan, sur le moment. Ce qui modifia légèrement leurs priorités, fut un bruit mécanique abominable ; couvrant tout les autres sons à leur portée. À leur grande surprise ; un autre élément de ce carnaval funeste semblait agir de manière indépendante : La grande roue. Des clous de la taille d'une portière de voiture, se mirent à fuser des quatre supports de la machine circulaires ; les cabines s'illuminant toutes d'un bleu profond. Iris exorbitées, souffle coupé, et gestes de panique suivirent cette réalisation. Car de sous le sol ; surgirent deux piliers de jais. Des barres métalliques tordues, mais sur-puissantes ; détruisant de multiples chapiteaux et constructions sur son chemin. Ces barres atteignirent assez rapidement le plafond. Et du bout de ces tiges, écloront deux gigantesques mains parsemées d'or solide. Ces deux mains et ces deux tiges... c'était en réalité des bras. Et là où les épaules commencèrent à faire surface en soulevant briques, installations, plantations et autres artifices ; un torse ne tardera pas à faire basculer plus de la moitié du parc d'attraction. Les tremblements de terre, étaient si puissants, qu'ils projetèrent nos protagonistes par delà la zone d'entrée du parc d'attraction.

Dans un geste de pur instinct ; Kiyo stoppa sa propre chute en plantant fermement son épée dans le sol – où, à sa surprise, du sang semblait s'échapper des briques – et tendis sa main en avant pour attraper le poignet du directeur adjoint de la Heroe's Sup ; l'empêchant de se briser le cou quelques mètres plus bas. Ce sauvetage fut rapide, et non sans ressentiments ; mais l'épéiste fit mine de n'en payer aucune attention. Les corps des cadavres étaient expulsés dans les airs, et retombaient désormais comme de très lourds, et très écœurantes gouttes de pluie.   Propulsé par les flammes, haut dans les airs ; Jay tentait justement d'esquiver ces projectiles. Une impulsion sur la droite lui permit de s'empêcher d'avoir la nuque réduite en miettes par un bloc de ciment ; puis un mauvais réflexe le fit rattraper l'un des cadavres dans ses bras comme une mariée – l'entraînant vers le bas, maladroitement, avant qu'il ne réalise qu'il regagnerait de l'altitude en se débarrassant du sac de viande. Une fois rétablis dans son élan, le dragon arpenta le plafond, ailes brûlantes dressées et chaussures posées contre la rangée de pierres. Il pouvait voir très clairement ce que cette chose était...et ça avait presque l'air de sortir d'un RPG tordu.

Un golem. Un gigantesque golem sur lequel un parc d'attraction avait été construit. On pouvait distinguer des attributs humanoïdes sur son apparence générale – les buissons du parc semblaient servir de cheveux - un afro ; dont les mèches étaient solidement liées au sol par une flopée de câbles électriques et autres artefacts sous-terrains. La grande-roue faisait office de « tête » ; les cabines qui tournaient et s'éteignaient en un rythme particulier, dessinaient le visage approximatif d'un homme non-descriptif, ou en tout cas d'une « figure ».

Le son qui résonnait entre tout les murs était pour le moins...infernal. C'était un concert de matériel industriel mal entretenu. Le parc d'attraction vivant hurlait comme un damné ; les barres de métal constituant la roue se tordant en tandem avec ses cris. Une monstruosité sans nom, dont les bras gargantuesques semblaient tenter de bouger plus rapidement qu'ils n'en étaient capables. Ils semblaient déconnectés l'un de l'autre, agissant indépendamment.

Le dragon fut rejoins par le blaireau d'or qui eut suffisamment d'agilité pour s'épargner la fracture dorsale, trouvant refuge au sommet d'une tour électrique, non-loin de l'utilisateur de flammes ardentes. La mascotte de jeux vidéos ravalait sa salive, perturbée à nouveau par la manifestation surhumaine qui se trouvait devant ses yeux. Bientôt, la voix d'un Kiyoshi peu amusé par la situation, finis par les atteindre....ou en tout cas, quelques mots. Le vacarme du golem ne laissait filtrer que très peu de contact entre les membres de l'opération ; et la position de l’épéiste ne lui permettait pas de prendre trop de libertés de mouvement tant qu'il continuera à pleuvoir des corps. Alors que l'homme aux cheveux blancs criait des instructions à ses élèves ; le dur-à-cuire à l'énorme épée, s'efforçait de le tirer à droite et à gauche comme pour tirer un enfant hors du danger – et tout comme une mère, il avait l'air très agacé et considérait probablement de laisser ce type tomber dans le ravin qui s'était formé derrière eux.

- Jay ! Sean ! Vous êtes ceux qui ont le plus de mobilité !
- Qu'est-ce qu'il...dit ?
- Ce son est insupportable.. il dit … euh....
- Quoi que vous faites, n'allez surtout pas aux attractions ! Il faut neutraliser cette chose d'abord !
- … « Allez aux attractions » ; « Il faut naturaliser à babord. » ...Aucune idée de ce que la seconde partie signifie mais on a pas le temps de traîner ! En avant !
- Ah... Ah !? Attend-!! Urgh …

Et c'est sous le regard médusé que le dragon et le blaireau d'or , tout d'eux, firent usage de leurs atouts de super-héros pour se diriger vers les chapiteaux respectifs, suspendus dans les airs par de gigantesques câbles. Le plus ils prenaient de distance, et le plus Kiyoshi réalisait...

- …..Il nous reste que des combattants au sol.
-
- Je...Je hais ces gosses.

L'air abattu ; le lapin de la lune baissa la tête ; alors que le guerrier à l'épée mastodonte, semblait ne plus pouvoir tolérer son poids dans cette descente. Il fit un effort pour jeter le directeur adjoint par dessus le bloc de ciment en perdition, puis se jeta lui-même dans une course contre la gravité pour se hisser hors d'un triste destin qui impliquerais beaucoup d'organes plantés par des débris. Il finis par rejoindre la destination où il avait jeté le directeur adjoint, en position fœtale, dépressif. Pestant, Kiyo jeta un coup d'oeil médisant au second porteur du titre de « Kiyo » ; le soi-disant « Dieu de la lune »... peut-être que l'homme au masque de fer avait un semblant de raison, à dire qu'au final ; les dieux sont tout aussi loin de la perfection que ceux sur qui ils gouvernaient auparavant.

Ramassant l'épée dans son dos ; l'homme au chapeau blanc re-porta son regard sur l'immense machine qui causait tout ces troubles. Les corps avaient cessé de tomber du ciel... mais le golem semblait aussi commencer à gagner un petit peu plus de contrôle sur lui-même, petit à petit. Et la manière dont il vint à cette réalisation était...

- FUCK--

Une gigantesque main blanche, de la taille d'une attraction, qui traversa toute la distance du « torse » du golem (la place principale) pour s'en aller personnellement high-fiver le duokiyo. La vitesse de l'attaque fut telle, en comparaison à ses précédents mouvements ; que l'air dans toute la salle se mis à se compresser en une seule impulsion surpuissante.

Et que pouvait-il y faire ? Il n'est qu'un guerrier ; tout ce qu'il possède est une large lame qu'il peut manier avec aise. Mais face à une telle bête... il n'est... qu'un homme.


Un homme au sang brûlant, à la virilité sans égale. Il était l'espoir des quatre, le dernier chevalier dans le château ! Le bastion final ! Probablement parce qu'il avait réalisé que cette gigantesque mandale allait le transformer en bouillie ; l'épeiste perdit tout sens de la physique et se mis à hurler ; mains en avant, jusqu'à ce que son iris ne disparaisse de ses yeux pour n'y laisser qu'un pur flot de badasserie sous forme de flammes blanches ! Il allait encaisser ce coup, il allait devenir le héros qui sauva le monde pour une fois ! Il bénéficiera des obsèques les plus grandioses, et il grimpera de nombreuses heureuses au paradis des protagonistes d'anime ! Kiyo est là !

- UAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHH !!

Et la main s'arrêta. Le cri de Kiyo, en revanche, non. Ses deux mains étaient en avant, prêt à encaisser le choc par la pure concentration de ses unités chibresques ; chaque poil sur ses bras tournant super-saiyan pour cette dernière déclaration d'existence......si seulement la main n'avait pas été stoppée par le don de Tsukuyomi, ça aurait sûrement été une belle chance d'en finir avec sa vie. Le directeur adjoint de la SUP ; derrière le bon-à-rien devenu momentanément shonen-protagonist ; adressait un regard écœuré.

- ….T'as sérieusement cru que tu pourrais encaisser ça..
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH
- Tu..tu peux arrêter maintenant---
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH
- Je... j'ai le contrôle de la situation, tu peux euh....
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHH !!
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHH !!!

Un deuxième hurleur était apparu. Avec une barre métallique solidement plantée dans la nuque ; le zombie était de retour, adoptant l'attitude enflammée du Kiyo traumatisé ; pensant qu'il s'agissait d'une sorte de rituel de conditionnement d'hommes pour atteindre leur surmoi. Pour une fois, le directeur adjoint n'était pas le pire idiot dans la pièce.

La main gigantesque était enveloppée dans un épais halo bleuâtre, figée dans l'espace par les verrous lunaires du directeur adjoint ; dont la force psychique avait atteint son potentiel maximal. Car même s'il ne pouvait pas la voir ; il pouvait toujours sentir la présence de la lune au dessus de sa tête, quelque part. Soupirant, il fut conforté de réaliser que malgré la nature surnaturelle de cette « chose », ses composants restaient prisonniers de leur attribut « d'objet ». Il pouvait les stopper d'un simple regard ; aussi longtemps que ces mirettes d'émeraude resteront grandes ouvertes, fixées sur l'objectif, et que la poussière n'ira pas lui chatouiller le ne----

- ATCHWAH- !

Beaucoup de fluides se mirent à voler dans l'air, pendant ces quelques secondes. D'abord c'était un peu de morve et de bave.. puis ce furent les gouttes de sueur des deux autres combattants, lorsqu'ils virent la paume soudainement se rapprocher de quatre mètres vers leur tronche, full-vitesse. La bonne chose ; C'est que cette perte de visuel temporaire eut pour mérite de leur faire fermer leur clapet. Kiyo et Nero adoptèrent des positions défensives de karaté, alors que le directeur se relevait, marchant dans leur direction en s'essuyant le nez contre sa manche.

- Bien, Gentlemen... Nous allons devoir coopérer pour abattre ce truc. Être une divinité ne signifie pas avoir les YEUX partout ; alors---....Oy. Me REGARDEZ pas comme ça...

Le zombie et le permutateur adressèrent un regard écœuré au directeur adjoint. Celui-ci resta stoïque, puis cligna des paupières une fois, afin de captiver à nouveau la panique des deux autres, qui répondirent en lui lançant des coups de savate. Mais malgré le clair abus physique ; l'homme n'eut pas perdu le contact de sa cible cette fois ; et malgré la tornade de kicks dans la face ; celui qui était autrefois connu comme le dieu de la lune, exprima sa miséricorde en délivrant plus d'instructions. Car il était aveugle au pêcher ! Et entièrement sourd aux critiques !

- T'as fini avec tes calembours de merde, Bugz!?
- Arrête de te la jouer parce que t'as eut un power-up, espèce de LARPer Londonnien  de mes deux !!
- Le plus vous me frappez et le plus vous assurerez notre mort ! Ah---AH ! Pas ici ! Ah, ça chatouille--- AAAAAH MES REINS...

éventuellement, Nero et Kiyo eurent leur quota de rétribution ; probablement étaient-ils intérieurement déçus de ne pas avoir réussi à outrepasser leurs capacités via un cri de shonen ; mais ils dûrent se soumettre à la dure réalité qu'à l'instant présent ; l'homme de la situation se manifestait sous la forme du type aux cheveux blancs.

Tous trois se décalèrent de la trajectoire de la main, puis firent face à la bête métallique gargantuesque. L'air déterminés, quoi qu'un peu nerveux ; les deux hommes-et-demi échangèrent un regard enflammé avec la créature de métal à l'afro d'herbe et de cuivre.

- Vu la taille du bidule ; je ne vais pouvoir immobiliser ce truc qu'un membre à la fois.

Pour une fois, les trois partageaient la même frimousse sérieuse ; sourcils froncés et poings fermés, faisant face à leur destinée.

- Les câbles électriques ne doivent pas être là que pour la décoration. Je sais que c'est beaucoup à demander, mais je vais avoir besoin que l'un de vous deux passe derrière ce … « truc ».
- Couper les câbles ?... Tu veux qu'on courre tout le long du bordel ?
- Précisément. Ma lame ne peut pas affecter directement ces choses ; mais ton gros couteau-à-beurre devrait faire l'affaire. Ça ne va pas être sans risque, loin de là ; et bien que je ne puisse pas garantir notre survie, je vais faire de mon mieux pour l'empêcher de vous écrabouiller pendant votre ascension.

Levant sa main au niveau de son visage ; l'homme fit passer ses longues mèches de cheveux blancs en arrière. L'épeiste re-plaça sa casquette plus proche de son crâne ; tandis que le monstre de Frankenstein esquissa un petit sourire carnassier.

- On y va.

Nero et Kiyo s'élancèrent simultanément en avant. Le monstre et le guerrier se séparèrent quasi-immédiatement, chacun empruntant une voie différente ; sautant par dessus les obstacles pour rejoindre les bras de la créature métallique. Le regard de Kiyoshi, laissant filer le premier bras, allait devoir faire office de garantie de survie pour ces « héros » du jour.

---


Les coups incessants de la louve ne semblaient pas ouvrir le mur plus que ça. Cette cellule dans laquelle elle se trouvait, n'avait aucune sortie. La vérité n'est pas seulement le fait qu'aucun de ses coups ne fonctionne ; mais surtout le fait que sa transition en canidé semble futile également. Jack, au même titre que Lagherta, ne semblaient pas capable de produire de flammes depuis son arrivée ici. Et en parlant de son arrivée ici... c'était autant un mystère pour lui que pour elle. Après avoir frappé une dernière fois contre le mur de pierre avec les énormes menottes qui restreignaient ses capacités ; le professeur de dons de la SUP frappa le mur avec son crâne, frustrée.

L'homme au corps momifié, observait la jeune femme avec un air désolé au visage. Le sentiment d'impuissance était plus que partagé – le fait de ne pas pouvoir embraser ses poings en ce moment même, le tuait de l'intérieur. Mais depuis son arrivée en ces lieux, Jack avait observé un détail particulier, dans cette cellule. Un détail qu'il n'aurait pu apercevoir qu'en étant justement privé de ce qui fait de lui le superhéros flamboyant qu'il visait à représenter.

- Mlle.Fen' ; Cet endroit, depuis qu'on est arrivés ici.. j'ai le sentiment qu'on est en train de lire un journal.

La jeune femme, énervée, n'avait pas l'air de prêter attention aux paroles du phénix, aux premiers abords. Mais après avoir pris une profonde inspiration, re-plaçant à nouveau sa confiance en la force de son louveteau, elle parvint à reprendre le contrôle de ses pensées. Tournant les talons vers l'élève, elle lui adressa un regard sterne mais avec un soupçon de curiosité impatiente.

- Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
- Les notes parlaient toutes d'un gars appelé « Jude », pas vrai ? … le nom s'est répété partout pendant la traversée du tunnel. Et cette cellule-- non, cette prison..

Les yeux de l'homme au gilet militaire se mirent à balayer la pièce du regard. Ce n'était pas simplement une cellule... c'était une chambre. La chambre d'un enfant, probablement en début d'adolescence. La pièce était complètement plongée dans l'obscurité , seulement illuminée par la faible lumière bleutée de quelques néons. Un bureau de bois dans le fond de la pièce, plein de feuilles de cours. Un vieux poste de télé cathodique, pourvu d'une antenne tordue. Le lit, bien qu’initialement une mezzanine, semblait avoir été broyé ; le matelas étant incliné dans une direction dangereuse pour quiconque irait dormir dedans. À cette distance, ils ne pouvaient rien lire , peu importe ce qui était écris sur les notes et autres messages. Mais ce qui n'échappèrent pas à leur attention, en revanche, étaient les multiples posters de stars de la boxe, et d'obscures dessins d'un homme à la peau noire, en une tenue de superhéros violette et verte. Jack poursuivit calmement.

- Tout ce qui s'est passé depuis qu'on est entrés ici... ça a l'air beaucoup plus personnel qu'un attentat. Si on y réfléchis bien... tout a commencé quand Pain a taclé ce véhicule.
- Taclé ?...
- Oui, j'étais là. La limousine volante qui s'est écrasée sur la place de la cathédrale. Elle contenait l'homme au masque de fer, et son « invité ». Mais... que serait-il arrivé, s'il ne s'était pas fait intercepter ?

Le visage de la louve sembla s'emplir de confusion. Jack poursuivit cependant son raisonnement ; doigts entrelacés et sourcils froncés. Le temps qu'il avait passé dans cette cellule lui avait permis de calmer ses « ardeurs » et réfléchir calmement à tout les obstacles qui s'étaient dressés sur leur route jusqu'à présent.

- Les anges ont débarqué en réponse à la détresse de « l'invité »... mais si le but de ce type était d'entrer dans la cathédrale et faire son job... considérant le modèle du véhicule ; c'était sensé être beaucoup plus discret que ça... ça n'aurais pas été un attentat, mais un crime silencieux – peu importe après quoi il en est. Le type à l'intérieur de la cathédrale n'en a pas après nous, voir personne en particulier..
- Mais ce ne sont que des assomptions, Jack. Nous ne savons rien de l'homme qui se trouve derrière tout ça---
- C'est l'inverse, Mlle.Fen. Je pense qu'il nous a déjà fournis tout les détails dont on avait besoin pour connaître ses intentions, et son identité... On est à l'intérieur de son testament.
- Testament ?...
- Le discours du type au masque de fer. Il a parlé de transcender l'humanité. Il a montré un énorme dédain envers le dirlo adjoint, et pointé son identité en tant que « dieu ». Et peut-être que c'est seulement parce que mes liens avec la mort sont extrêmement étroits, mais...

L'homme posa sa main contre son visage, ses ongles pénétrant ses bandages ; alors qu'il tentait d'imaginer ses précédentes défaites.

- Lorsqu'une vie s'achève, son contenu se dévoile devant ses yeux, comme un film...

Les yeux de l'homme semblaient  quelque peu... « absents ». Au fil de la discussion, sa voix semblait de moins en moins garder le même ton vaguement détendu du phénix. Comme s'il était utilisé par quelque chose pour convier un message. Mais avant  que Lagherta ne puisse se rendre compte de quoi que ce soit dans son attitude ; celui-ci bat des paupières. La phrase de Jack fut immédiatement suivie par une étrange réaction de la pièce. Le son métallique de nombreux dispositifs se mettant en action. Ces mêmes sons, furent suivit par les lourdes chutes de leurs entraves, et l'ouverture de la porte de la cellule. Une surprise, mais probablement positive. Libres de leurs mouvements, les deux membres de la Heroe's Sup s'échangèrent un long regard, avant de quitter la cellule sans plus un mot ; avec appréhension et caution. - Le plus ils perdent de temps ici, et le moins ils auront de chances d'en sortir vivant.

---



L'enfant tremblait comme une feuille. La présence de cette « chose » était à elle seule, bien plus qu'il ne pouvait supporter. Ou plutôt... la présence ne semblait pas être réellement intéressé en la petite déité, mais plutôt son compagnon de route. Le poltergeist, au milieu de cette zone de bleu infini, était presque transparente, invisible. Mais il n'y avait aucun doute sur le fait que la bête aux racines d'arbres sur la tête, la suivait du regard ; même à travers ce masque de papier. Philonmay dût se ressaisir du choc de voir sa protectrice poussée hors du champ d'actions ; et plutôt accepter que la situation venait de virer au pire en un battement de cils. Sourcils froncés et mâchoire serrée ; il fermas les poings et se mis en position...

Avant d'être rongé vivant par l'incertitude. Cette chose n'avait rien à voir avec Gabrielle. Cette chose qui bougeait devant lui à une très lente cadence, n'avait tout bonnement rien de « vivant ». Pas de souffle, pas de rythme cardiaque... ses pas non-plus ne produisaient aucun bruit. Elle était comme une méduse au milieu de la mer – un tas de systèmes nerveux vaguement méritants du titre d'être vivant.

- Ce sont de gros bagages, miss... Où comptez-vous les emmener ? Vous ne pouvez pas les laisser à la maison ! Non non non, oui. Il faut retirer ses chaussures, ou bien je devrais passer la serpillière à nouveau ! Oh non...Jude....

La création se mis à soudainement convulser violemment, tombant au sol ; sa robe s'étirant comme un draps autour d'elle. Lorsque les spasmes s'arrêtèrent, elle porta ses immenses doigts vers la feuille de papier accrochée à son visage. Alors qu'elle redessinait les traits du smiley sur la page, en suintant de l'ancre du bout des doigts ; Le poltergeist montra ses premiers signes de panique à l'enfant. Inhabituel pour le gamin de voir son constant – et désormais, seul – support, tomber dans le même océan d'incertitude que lui. Les couleurs quittaient son visage, alors qu'il reculait doucement, sur ses gardes.

Le fantôme aurait pu simplement dire « Affrontes-la ! » ou « Tues-la ! » ; si elle désirais éliminer cette menace. Mais le simple fait qu'elle pouvait être « vue » était un argument terrifiant contre cette décision. Elle avait presque l'air de complètement ignorer Aequilius ; et à chaque fois que la bête abordait à nouveau le sujet de « bagages » ; elle suivait de la tête la trajectoire du spectre.

- Jude, ton père ne t'as pas donné l'autorisation d'amener des jeunes filles à la maison... s'il vous voit, mademoiselle, il va devenir vio-- furieux.. rentrez chez vous, mademoiselle... oh, oui, ce sont de lourds bagages. Je vais vous aider à les porter...

Et contre toutes attentes... le visage du spectre sembla se déformer physiquement. Non-pas d'une manière spookyscaryskeleton-- plutôt le genre de réaction qui se manifeste lorsque vous vous prenez une droite en pleine face, pleine vitesse, sans aucune restreinte. Et la raison de cette brève mais choquante image nouvellement insérée dans la bibliothèque mémorielle de l'enfant de l'olympe ; Est tout simplement que la gigantesque femme aux cheveux de ronces eut parcouru toute la distance qui les séparait – à nouveau – en un battement de cils. Sans télégraphier quoi que ce soit ; ni même laisser la chance à l'enfant de réagir d'une manière ou d'une autre.. sa partenaire d'outre-monde encaissa des phalanges noirâtres et pointues ; comme des os écrasant de la pâte. L'espace d'un instant ; cette manifestation surnaturelle connut un retour aux bonnes vieilles lois de la réalité – gravité incluse. Le spectre fut tout simplement projeté comme une fusée, loin de l'enfant ; voyant son corps s'écraser contre le sol maintenant emplis d'un léger filet d'eau gelée.  

Philonmay est seul contre cette chose. Pas de mère, pas de partenaire... Rien qu'un enfant, contre celle qui eut râté cette seule et unique tâche spécifique... la mémoire happée d'une femme qui se voulait protectrice, mais déchue par la peur.

- Tu n'es pas Jude... Jude n'a pas d'amis à l'école. Mais cette offrande, oui, oui, ces bagages... ils rendront Jude heureux pour Noël. Mon mari va rentrer, enfant. Il n'apprécie pas les visiteurs.

Il fit l'erreur de battre des cils une fois. L'immense créature noirâtre en robe de blanc immaculé, trônait derrière-lui ; plaçant une ombre effroyable par dessus le petit colosse.

- La violence est mauvaise. Mais ces bagages, je peux les porter facilement. Oui, oui, ne t'en fais pas.

L'enfant tourna les talons en panique, et fit face à une nouvelle scène d'horreur. Le cou de la créature s'élança en avant, laissant la feuille de papier afficher son visage l'espace d'un court instant. L'image d'une femme aux yeux emplis d'éclats de verre, s'affichait devant lui ; Hurlant telle une banshee. Elle lève le bras, et s'apprête à réduire le gosse en charpies...


« 34:4-5 – J'ai cherché XXXXX , il m'a répondu et délivré de toutes mes peurs, Ceux qui le suivent sont radieux ; Et leurs visages ne seront jamais disgraciés. »
---

BUTS (jusqu'au 16/10/18):
 
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Jeu 11 Oct - 9:48


Un instant, ils étaient en train de discuter et l'instant d'après, les attractions faisaient un bruit d'enfer et s'illuminaient. Un train fantôme et une maison de chauves souris. Le plus étrange était leurs noms 1.6 et 113.9. La curiosité du blaireau doré était maintenant titillée. Sous cette apparence, sa patience fondait plus vite qu'un glaçon dans un bain marie. Et la seule chose qui le retenait de partir à l'aventure, c'était la discipline que l'apprenti super héros s'était imposée au moyen d'apprentissages et de leçons multiples.

L'appel fût donné et apparemment, ils n'étaient pas tous présent. Donc mademoiselle Fenridotir était partie vers les chauves souris. Et le type bizarre aux couteaux vers le train fantôme. De quel type bizzare ils parlaient? Et où était Hotaru? Et le jeune Aequilus? Et Jack? Quoi qu'il en était il préférait aller donner un coup de main à sa prof que d'avoir à sauver un psychopate. Et peut-être qu'elle aura vu Hotaru. Encore fallait-il régler le problème de savoir qui irait où!

Ils allsient régler ça ou pierre feuille ciseaux, mais dans un bruit qui allait fracasser ses pauvres oreilles de blaireau, la fête foraine prit vie, littéralement! D'abord la grande roue puis deux pilliers jaillissant du sol qui se fixèrent dessus et génerèrent des mains en or. Puis la nouvelle créature sortit du sol faisant valdingier tout ce beau monde.

Des pierres vinrent dans sa direction pour continuer la construction du torse de pierre, utilisant sa course tourbillonante il utilisa ces pierres pour se propulser vers une zone plus sûre. Cette tour électrique ferait l'affaire. Il se prit un des cadavres alors qu'il plongeait vers la tour changeant son angle de quelques degres, mais suffisamment pour qu'il atterisse sur le dos et voit trente six chandelles. Alors qu'il se relevait péniblement, il put voir la grande roue faire de l'aérobique dans un vacarme affreux. Bon il était où le savant fou qui allait vanter son génie sur sa toute dernière machine indestructible et que ce coup-ci il ne parviendrait pas à l'empêcher de réaliser son plan?

À défaut de savant fou il avisa Jay le mauvais perdant qui voulait le rôtir pour sa propre incompétence. Bon sang ce bruit allait le rendre fou et la voix du directeur adjoint il essayait de dure quelque chose... Mais quoi?


Ce son est insupportable.. il dit … euh....

… « Allez aux attractions » ; « Il faut naturaliser à babord. » ...Aucune idée de ce que la seconde partie signifie mais on a pas le temps de traîner ! En avant !


Le dragon partit vers les chauves souris ne laissant au blaireau que le choix du psychopathe au couteau. Descendant de la tour à toute allure, il évita les cadavres qui pleuvaient et pénétra dans l'attraction 1:6, courant le long des rails. Il ne lui fallut pas longtemps pour voir la gueule beante de la créature et remarquer que sa vitesse augmentait. Il tenta de piler, mais il continuer de glisser au même rythme vers gueule de braise. Avisant une poutre il sauta vers elle. C'était sans compter sur la pluie de rocher,  il fut heurté par l'un d'eux et sa course fut dévié droit contre le gazon. Il glissa et tomba sur une poutre plus bas.

Ok ça allait laisser des marques son épaule le lançait. Il se pencha de son promontoire et pût voir gueule de braise le regardait avec un air... non descriptible mais malgré la fournaise, il avait froid dans le dos. À moins qu'il regardait la silhouette qui grimmpait sûrement son psychopathe! Attendez ces cheveux roux, cette allure!


-HOTARU!

Le garçon figea... net. Un chariot tomba vers lui. Le blaireau fonça vers le chariot et utilisa une course tourbillonnante pour atteindre sa vitesse maximum et shooter dedans avec un coup de pied à pleine vitesse. L'impact provoqua un crac dans sa cheville et le haut de son pied qui lui fit ressentir une sensation de nausée. Il atterit sur une poutre à côté du garçon, une deuxième sensation de nausée l'envahit tandis que sa jambe lâchait  et qu'il se collait au mur pour ne pas basculer. La douleur ne tarderait pas à arriver. Il devait faire vite. Il retourna ses gants et récupéra les images. Il rampa ensuite en direction du rouquin.

-Qu'est ce que t'attends Hotaru! Grimpe! J'ai aussi besoin que tu me tiennes ca les perds pas.

Le blaireau doré tendit les images et photos à l'adolescent sauf une. Celle là il la fixa tandis qu'il rampait vers les rails. Les flammes grimpaient vers les poutres, compte jusqu'à dix, son pied commençait à le lancer de plus en plus fort, concentre toi compte jusqu'à dix! Ses bras le brûlaient. Compte jusqu'à dix. Il fallait plonger sur les rails. Redresse toi et plonge en t'appuyant sur le mur. Compte jusqu'à dix. Le contact de son pied blessé et l'utilisation de celui-ci pour se propulser provoqua une nouvelle  série de crac et manqua de lui faire tourner de l'oeil au moment où il atteignit les rails. Il ne dût sa survie qu'à ses réflexes. Au même moment, la poutre céda et tomba vers la créature. Qu'est ce qu'il pouvait le détester à cet instant. Il sentit aussi que dix secondes étaient passées.

Il commença l'escalade des rails à la seule force de ses bras, les entraînements de la sup et  ses capacités de mascotte de SMEGA se montrant utile. Mais ca tirait sur les muscles. Cependant tandis qu'il escaladait il se décomposait particule par particule pour laisser apparatître quelqu'un d'autre.

Cet autre individu dut lâcher prise alors qu'une pierre lui tombait sur le torse. Mais son pied non blessé était coincé sous un rail, il fût alors étiré complétement à la verticale et la pierre continua sa course seule tandis q que le pirate elastique se retrouvait parallèle aux rails. Il se poussa du rail avec les bras jusqu'à ce qu'il se retrouve aligné avec une poutre plus haut puis il ramena sa jambe et fût propulsé vers cette poutre avant de s'y accrocher à toute force. Il étira ensuite son bras vers l'adolescent plus bas


-Un coup de main Hotaru?
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Mar 16 Oct - 14:24

Pas. Douleur. Pas. Douleur. Pas. Douleur... Peu importe comment je marche, peu importe comment ma goule me transporte, et peu importe que ce soit celle endommagée par l'étrange relique ou l'autre... Rien ne change les souffrances que je subis. Rien ne saurait les atténuer, et rien ne saurait calmer cette rage, cette haine qui me ronge de l'intérieur. Je suis trop sûre de moi. Je ne dois pas oublier que je ne suis plus aussi puissante qu'avant. Et que le monde a bien changé. Je ne suis plus en haut de la chaîne alimentaire... Pour l'instant. Enfin...

A côté de moi, mon autre goule sert de tuteur à la légende... Elle ne connaît pas la fatigue, l'épuisement, la douleur... Mais les limites de sa force sont bel et bien là, bien visibles. Je ne sais pas combien pèse la machine, mais heureusement qu'il est capable de marcher par lui même, et qu'il a "juste" besoin qu'on le guide. Autrement, j'aurais été dans l'obligation de l'abandonner... D'ailleurs, pourquoi ne l'ai je pas fait ? Dans cet état, il ne sert à rien à l'équipe... Et puis le laisser là, la relique posée sur son corps inanimé, me débarrasserait d'une énorme écharde dans mon plan... La relique d'ailleurs !

Je passe ma main dans un des plis de ma robe, et la sort, prenant garde de la tenir éloignée de mon déambula-goule. Ce n'est qu'un porte clef... Et pourtant, c'est bien plus puissant que tout ce que j'ai pu avoir en main jusque là, capable de vaincre mes armées avec un simple contact, ou de défaire les surpuissantes légendes. Je la repose dans ma poche, que je referme. Hors de question de perdre quelque chose d'aussi précieux.

On ne devrait pas trop tarder... à retrouver le groupe... J'espère.

Ma goule fait un faux mouvement, trébuchant sur une dalle... Et se retrouve au sol, sa chute amortie par la mienne... Je hurle de douleur, me retenant de transpercer le maladroit et mettre définitivement fin à sa non vie... Puis me roule en boule, cherchant la position la moins douloureuse.

Sal... Argh... Non... J'en ai marre !!

Ma goule me relève, délicatement, puis se remet en route.

Pain, je te conseille de te remettre... assez... vite. Sinon, je vais finir par te laisser là.

Pas. Douleur. Pas. Douleur. Pas. Douleur. Peu importe comment je marche, rien ne change cette douleur lancinante.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Mar 16 Oct - 21:42

Après avoir parlé avec Jack je reste une long moment silencieuse.
Une fois de plus j’ai échoué à protéger quelqu’un de cher à mes yeux… Par deux fois j’ai laissé la peur et la panique envahir mon cœur et mon esprit, par deux fois je me suis laissée tétaniser comme le plus faible des louveteaux, même mon fils s’est montré plus brave que moi. Quel piteux exemple je lui montre, quelle mauvaise mère je suis... Si je mourrais maintenant ma tante se moquerais très certainement de moi, mon père aussi.
L’envie d’abandonner m’effleure  quelques instants, au moins en mourant maintenant je n’aurais pas à m’inquiéter de finir au Walhalla. Mais à ce moment là, qui veillera sur Phil ? Qui empêchera Papi et Thor de s’entretuer sans prendre en compte le danger encouru par leurs hôtes ?

L’ouverture d’une porte donnant sur un long couloir ainsi que les menottes me retenant s’ouvrant et tombant au sol avec fracas me ramène à la raison.
Qu’est ce qui me prend ? Ce n’est pas mes nombreux échec qui sont une honte, c’est justement perdre courage et abandonner qui serait un déshonneur. Je me donne un tape sur la joue pour me ressaisir et me tourne vers Jack Falcon.

- Désolée pour l’absence… C’est pourtant pas le moment.

J’observe le couloir, la terre gronde et de nombreux objets tombent sur nous, je me mord la lèvre jusqu’au sang pour ne pas céder de nouveau à la panique.
Réfléchissons, le sol tremble en continue avec un grondement sourd venant d’en haut et des objets pour la plupart non identifiés s’écrasent sur nous. Oublions le séisme d’origine inconnue et cherchons plutôt un moyen de sortir d’ici.
Je m’élance dans le couloir mais trébuche sur un genre de balle en caoutchouc tandis qu’un tiroir de commode me tombe dessus. Une gerbe de flamme la réduit en cendre avant qu’elle ne m’atteigne. Jack me rejoint, on continue à avancer, il a bien du mal face à la multitude d’ovni s’écrasant sur nous.

- Jack tu peux me confier un peu de feu, envoie une étincelle sur mon collier ? Je vais m’occuper de ce qu’il y a au-dessus de nos têtes, toi, occupe-toi de ce qu’il y a en face, j’aurais peur de provoquer un incendie.

L’étudiant aux bandages me regarde d’un air surpris mais il ne discute pas mes ordres, mon collier prend une lueur rougeâtre dès que le feu entre en contact avec lui. Je ferme les yeux et me concentre, mon corps change et je prend l’apparence d’un jeune loup dont la fourrure offre une multitude de teintes rousses. Une douce chaleur envahi mon corps.
Nous reprenons notre course d’obstacles, sous cette forme je suis plus agile et je peux me faufiler plus facilement.
Je trouve définitivement qu’il est plus commode d’aller à quatre pattes qu’a seulement deux.
On finit par apercevoir de la lumière filtrant sous une porte assez massives qui me rappelle vaguement celle du grand bâtiment que Gabi aime fréquenter, comme ça s’appelle déjà ? J'ai oublier, enfin c'est pas le plus important pour l'instant, j’espère qu’on va parcourir les derniers mètres sans encombres.
Une fois qu'on sera sortis je pense discuter avec les autres au sujets du raisonnement que Jack a apporté tout à l'heure.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Mar 16 Oct - 23:48

Échec de l'exécution des systèmes, interférence généralisée, nécessité d'interruption des programmes infectés. Erreur, erreur, erreur err...
La carcasse métallique du héros tomba lourdement au sol. C'était tout ce dont il se souvenait avant de reprendre conscience.
Une fois que son lobe frontal fut reconnecté à son système visuel, Alex se rendit compte qu'il marchait en se faisant tenir la main par une des goules de Swan, ses jambes étaient lentes, comme s'il tentait de se déplacer dans un bloc de gélatine.

-HEEEEEé... oh bORdededellll...

Il plaqua sa main sur sa bouche inexistante. Un mélange d'amusement et de perplexité traversait son esprit. Il était en pleine restauration de ses systèmes, un nid à bugs absolument titanesque.
La goule qui le guidait se tourna vers lui et arqua un sourcil décomposé. Elle lui demanda si ça allait, ce à quoi l'androïde ne répondit que d'un doigt levé devant sa bouche cette fois existante puisqu'il venait de repasser partiellement sous forme humaine.
Partiellement, mais pas de la meilleure manière possible. Il traînait son bras gauche blindé au sol tandis que sa jambe droite était encore transformée du genou jusqu'à la hanche. Ses deux ailes tentaient de se rétracter mais avaient plus l'air de convulser qu'autre chose. Il les regardait en tournant la tête, ce qui le fit plus tituber qu'avant et manqua de le faire tomber par terre.
L'androïde reprit sa marche, cette fois-ci en boitant à cause de l'asymétrie de son corps. Il ressemblait vraiment à un ivrogne, ce qui exacerbait au plus haut point la goule qui lui serrait la main.
Tentant de rétracter son bras robotique, Alexander se retrouva avec un annulaire « organique » sans que le reste ne change de forme.

-Hmmm... il faudrait que ça s'arrange vite. Oh ! Ça c'est bon !

Sa voix était revenue à la normale, restaient quelques grésillements qui la faisaient saturer de temps à autres, mais au moins il pouvait s'exprimer de façon intelligible. Toujours est-il que son corps refusait de s'harmoniser, il était toujours contraint de bouger étrangement.
Il semblait à la Légende que le bout du tunnel était en vue, aussi, il courut du mieux qu'il le pouvait afin de l'atteindre le plus vite possible, toujours poussé par l'euphorie étrange provoquée par ses bugs système.
Les mètres se déroulant, le corps de Pain se synchronisait progressivement, lui permettant de reprendre un peu plus le contrôle sur lui-même. Son cerveau électronique restait légèrement détraqué par le dispositif, si bien qu'il éprouva une certaine... excitation lorsqu'il découvrit le chaos ambiant. La grande roue attira son attention, il la fixait dans les yeux.
Dans les yeux...

-LA GRANDE ROUE M'A MAL REGARDÉ !!!

Un boulet de canon supersonique décolla, créant une mini-tornade sur son point de départ, et partit transpercer la structure tel un projectile de 90kg lancé sur une muraille située à 300m par l'arme ultime de l'humanité.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Mer 17 Oct - 2:06

Alors qu'ils rejoignaient le groupe, le jeune garçon et sa mère se sont fait attaquer.
Une créature a chassé la magnagarn avec une facilité déconcertante.
Totalement apeuré, l'enfant regarde impuissant la fantôme intouchable se faire mal mené et jetais au loin.
Le laissant seul, comme il la toujours craint.

L'enfant se retrouve dans une position nouvelle, lui, seul contre une créature qui le dépasse en tous.
Elle est capable de frapper Eliza ce qui lui est impossible, et est d'une force incommensurable.
Aequilius du haut de ces 1m32 doit affronter une créature déformée qui dépasse bien les 3 m d'envergure.
La créature semble impossible à vaincre.
Dans les légendes, c'est en de telles occasions que meurent les fils de dieu, en particulier ceux d'Ares.

L'enfant laisse un instant ces yeux se fermer, puis il a l'horreur de voir la dame noire à la robe blanche se téléporté derrière lui.
Sa voix lui fait peur, bien plus que quand Eliza prend sa forme de poltergheist.
Mais ce qui finis par le remplir d'effroi, c'est de voir son visage.
Une telle créature aurait sa place bien au-delà du Styx, pas dans le monde des vivants.
Lâchant un puissant cri sortit tous droit des enfers, elle envoie sa main s'écraser à l'endroit ou se trouve l'enfant.
Il a à peine le temps de sauté en avant pour s'éloigner et de placer ses bras devant son visage pour se protéger des projection de pierres que provoque le choc entres la main désarticulée de la créature aux cheveux de ronce.
Quand la poussière retombe, la créature n'était plus derrière, mais devant l'enfant, la mains prête à rasé le sol pour donner un violent choc à l'enfant.

"Ces bagages bougent beaucoup, mais rien de difficile à porté."


L'enfant ne pouvait échapper à ce choc. Par réflexe, il mit ses mains pour se préparer à l'encaisser.
Mais toute préparation était inutile, le coup l'envoie dans le décor, détruisant les murs d'une attraction à côté.

"Encore plus de poussière, qu'elle idiote, je fais. Si mon mari rentre et voit la maison dans un telle état..... Il ne faut pas que j'y pense, avec de la chance, j'ai encore du temps."


Le coup a été violent même pour l'enfant, rien de cassé, mais une grande partie de son corps est douloureux.
Il n'a aucune alternative, il n'est pas question de fuir, déjà, car il ne serrait pas où aller et ensuite, car cette créature est capable de faire du mal à tous ceux qui l'aime.
L'enfant se redresse tant bien que mal des débris et se remémore dans sa tête ce qu'on lui a dit de faire en cas de combat pour ce rassuré et combattre surtout la peur.

"Calmes toi.... fais le vide ..... respire ..... Tu n'as même pas tenté de la frapper..... Maman va bien.... Eliza ne craint rien."


" A voilà le bagage j'avais peur de l'avoir perdu."

La créature avait baissé sa tête pour observer s'il y avait encore quelques choses du "bagage".

"Reste calme, respire. Maman va venir.... Oui."


Totalement tétanisé par la peur, il est incapable de bouger.
Le monstre le prend par le col sans même qu'il tente de lui réchapper.
Soulevé et retiré des décombres, l'enfant se met à pleurer.

"Maman va venir, elle sera bientôt là."

La créature le jette sur le sol violemment.

"Bien, je vais ranger ça là et nettoyé un peu ça"

Ayant prie un nouveau coup, il doit se rendre à l'évidence, sa mère ne lui viendra pas en aide. Il doit mener se combat seul.
Il regarde la créature et se lève, elle semble trier les débris.

"Il va falloir jette tous ça, mais d'abord le paquet pour Jude, ça lui fera tellement plaisir."

L'enfant se retrouve face à la créature, qui le terrifie toujours autant.
Il fit encore la bêtise de cligner des yeux et la créature apparut devant lui, encore plus impressionnante.

"Reste calme.... Frappe là...... Attaque là."

La créature l'attrape à nouveaux sans qu'il est eu la force de bouger.
Elle le soulève d'une seul de ses mains griffus.

" Bon je le cache où ? Dans un endroit où Jude ne le trouvera pas......."
Elle lâche un léger rire tandis que son mouvement de tête fait soulever son masque montrant son visage disgracieux.
L'enfant est tétanisé dans la main de la créature.

"Papa a raison........ Je suis vraiment nul......."

Alors qu'il abandonne petit à petit devant la puissance, il se rappelle de ce qu'a dit sa mère avant le combat, pendant qu'elle le tenait dans ses bras.
Il devait lui revenir, qu'elle qu'en soit le prix.
Ils auraient d'autres puissant ennemis et la dame noire en robe blanche ne serait que le premier nom sur la liste.
L'enfant donc la volonté à était réanimé par se souvenir repris le contrôle de son corps et il oppose à la faible poigne que la créature applique sur son corps qu'elle voit faible, la toute-puissance de sa musculature.
Il parvient à ce libéré et à ce maintenir sur son bras.
La créature lui faisait toujours aussi peur, mais il affronté sa terreur par la force de son esprit.

"Tiens le bagage à glissé, je vais le récupérer."

L'enfant grimpe sur son bras, tentant d'atteindre le visage de la dame qui profite d'un clignement pour se téléporté, laissant à l'enfant aucun support pour ces mains et ces pieds.
Il tombe sur le sol alors que la dame qui ne c'est téléporté que de quelques centimètres à côté, place sa main au-dessus de l'enfant en train de chuter et la fait descendre rapidement.
Le demi-dieu à peine le temps de se réceptionné et de déployer toute sa puissance contre le choc qu'il doit déjà l'encaisser.
Il tiens du mieux qu'il peut, l'objectif premier est simple, survivre.
Le second plus complexe, détruire son adversaire.

Le choc est violent, l'enfant à même du mettre un genou à terre et ses bras ont fait un bruit étrange lors de l'impact.
Mais quelque chose d'anormal, c'est déroulé. L'impact aurait dû lui êtres douloureux, mais la douleur semble l'avoir abandonné.
La peur même qu'il ressentait envers la créature avait disparut.
Il souleva les mains et les posa à côté de lui.

"Quel étrange paquet, mais Jude aime tellement les punching-balls."

L'enfant regardé droit dans les yeux la créature, peu importe sa laideur, peu importe sa puissance. Il la vaincrait.
Un dieu bienveillant semble le vouloir ou es juste un coup du destin.
Une chose est sur dans son esprit, il n'est pas venue pour lui le temps de mourir.

Il cligne une dernière fois des yeux pour qu'elle puisse se téléporté, mais elle ne profita pas de cette occasion. Dommage, elle n'en aura pas d'autres.
Il profita de sa main à côté de lui pour grimper sur elle et il commence son avancée.
Elle tente de le faire partir avec son autre main, il l'évite et continue sa course.
Il finit par atteindre son épaule, c'est alors que la main griffue de la créature vient s'aplatir sur lui.
Il saute du haut de son épaule vers le sol, il avait réussi la première partie de son plan, passé derrière elle.

"Mais où est il passé ?"

A peine toucher le sol et il se place de manière à ressauté sur le dos de la créature.

" Ah! Tiens un nouveau bagage arrivent, il faudrait que je l'empêche de bouger pour ne pas le perdre comme l'autre."
Concentrant son rayon de glace elle allait tiré quand l'enfant prie appuis sur ses jambe et saute.

Il se prépare son coup-de-poing qu'il envoie avant que son corps touche la créature.
Le choc fut le plus violent qu'il n'a jamais envoyé, son bras fit le bruit caractéristique d'un craquement et il prie une posture qu'un os empêcherait.
La Banshee, s'effondre sous la puissance du choc qui ne lui fait aucun dégât, elle relâche quand même son rayon qui se perd dans le décor sans atteindre sa cible.
C'est à ce moment que l'enfant remarque que quelqu'un arrive dans sa direction, mais pour l'instant, il doit maintenir la créature au sol.
Gardant toujours ces yeux ouverts, il court vers la tête de la créature qui se lève lentement, puis il se saute et prépare un choc serte pas aussi violente que son coup-de-poing, mais qui est suffisant pour maintenir la créature sur le sol. Les ronces lacèrent et mettent en charpie ses jambes, mais la créature ne peut plus ouvrir la bouche tant qu'il continue de sauter ainsi sur son crâne.

lors d'un de ses sauts pour la maintenir, La main de la dame tente d'aplatir l'enfant, mais il réussit à l'attraper en vol et il profite de cette force pour alimenter son attaque.
Elle tente alors de donner un coup avec son pouce crochu, mais il est difficile de frapper quelque chose d'aussi petit.
L'enfant évite l'attaque en reculant en vol et il en profite pour donner un coup de genou qui entaille sertes sa jambe, mais surtout fait planté son ongle dans la peau du monstre.
L'enfant a donc un meilleur maintien pour son seul bras encore valide.
À ce moment, il touche le sol, sur la nuque de la créature.
Il réussit à poussé la main de la créature vers sa zone d'impact, et il met son pied de manière à recouvrir les autres doigts pour l’empêcher de les bouger.
Sa main se trouve dans une position assez inconfortable pour un humain.
Son autre main toujours libre se dirige vers l'enfant qui profite de l'ascendance qu'il a par rapport à la créature pour l'attraper et l'a mené vers le sol, pour ensuite l'a bloqué avec son genou.

L'enfant maintient la créature ainsi au sol, profitant de sa force.
Dans les légendes, c'est en de telles occasions que sont créer les héros et que leur histoire porte une morale.
La morale que l'enfant appris, c'est que même dans une situation désespérée, il peut utiliser au mieux ses atouts pour réussir à vaincre la menace.
Il ne peut malheureusement pas empêcher à la banshee d'ouvrir sa bouche et d'utiliser ses attaques vocales.
Se nouveaux compagnon devra faire attention à la créature qui est bloquée, mais pas inoffensive.
Les animaux acculés n'en sont que plus dangereux.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Mer 17 Oct - 7:55

Un parc d’attraction contre un dieu et deux clampins, ça s’annonçait très mal, mais heureusement, on dirait que ce machin n’a rien d’organique, on a une chance de l’éclater à trois.

« Kiyo numéro deux, Nero, j’espère que vous êtes prêts, on n’aura pas le droit à l’erreur, ou ce machin va nous transformer en tartare de doté. Le but, c’est d’atteindre la grande roue, et de couper les câbles en haut. Nero, tente de distraire la créature en priorité, Kiyo, ce sera ta priorité à toi de foncer couper ces machins avec ta lame. Si Kiyo rate, Nero, ce sera à toi de jouer. »

« Et vous ? »
Demanda celui au surnom similaire au mien.

« Je reste à l’arrière, j’ai besoin d’avoir la vision la plus globale de la grande roue pour permettre votre ascension. Prêts ? GO ! »

Les deux combattants s’élancèrent dans deux directions différentes, alors que le sol commençait à trembler, j’avais laissé partir une partie du contrôle pour me focaliser sur la protection de Kiyo. Il semblait avoir l’habitude de la chasse aux gros gibiers, il avait l’habitude de s'occuper de ces grosses bêtes… D’après ce que j’ai compris, le pouvoir de Naya lui permettait de piocher dans des jeux vidéo, il devait venir de ce jeu où on chasse des gros trucs bien fat.

Une secousse vint me déconcentrer de ma tâche de protection, le sol venait de se soulever, et moi, je volais, comme dans un vieux shooting star ! La chute va m’être fatale si je ne fais rien, un idée vite ! AHAH ! J’attrape une barre en métal qui volait près de moi, et arrête tous ses mouvements, je suis maintenant suspendu au-dessus du sol par une barre volante que je fais chuter par à-coups !

Et pendant ma descente j’entends quelque chose derrière moi… comme un cri de l’enfer des robots.

-LA GRANDE ROUE M'A MAL REGARDÉ !!!


UN PUTAIN DE TIR MACH 2 ?! Mais qu’est-ce qu’il fout, Pain ?! il est passé juste en dessous de moi et j’ai failli m’envoler ! Pas le temps de l’engueuler, il m’a permis de gagner du temps, comme le golem déjà distrait par Nero s’était retourné vers la légende technologique.

J’avais fini ma descente, et je pouvais de nouveau m’occuper de protéger Nero et Kiyo d’un quelconque problème de parcourt.

« Les deux pros, aidez l’autre gosse à détourner l’attention de la créature ! Il faut laisser le temps à Kiyo de désactiver ce machin ! »

« Elle veut s’battre ?! ELLE VEUT S’BATTRE ?! QU’ELLE Y VIENNE ! CHUIS UN BONHOMME MOI !!!»
Hurlait-t-il sur un ton approximatif.

La légende technologique ne semblait pas très… réceptive à ma demande… il est… bourré ? MAIS CE N’EST PAS LE MOMENT D’ÊTRE IVRE, T’ES UNE FOUTUE MACHINE !

Bon, pas de panique… Au moins Mordren comprend, et ses goules se dispersent aux alentours.

« LE BOURRIN, DEPÊCHE-TOI, TOUT PART EN VRILLE EN BAS »

Je sais pas si il m’entend, mais l’endroit devient effectivement de plus en plus chaotique, des morceaux d’attractions se déplacent de tous les côtés et on est obligés de changer de spot de plus en plus vite pour esquiver la machinerie. A tel point que je crois que des morceaux d’attractions encore actifs se promènent partout autour de nous.

« It’s a small, small, wooooooorld »


« Urgh, je déteste cette musique. »


Dernière édition par Kiyoshi Tsukito le Mer 17 Oct - 22:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Mer 17 Oct - 11:45

Neil était pétrifié.

HOTARU ????????

Hé merde, dire que je gérais parfaitement la situation, il a fallut que le mélodrame débarque... Ok c'est parti j'te laisse les rênes.

Une seule personne lui avait donné ce nom. Une seule. Et elle n’était pas ici. Elle ne serait jamais ici. Elle ne pouvait pas être ici alors comment diable…

Son sauveur élastique lui avait tendu des photos. Il fallait qu’il les regarde. Il fallait qu’il en ait le cœur net…

Oubliant totalement le pétrin dans lequel il était, Neil ignora la main qui lui était tendu et planta ses couteaux dans la paroi la plus proche, histoire quand même de s’assurer un appui temporairement solide. Il regarda, et vit trois êtres différents. La bleusaille de la Sup, un blaireau doré qui lui disait quelque chose et… Lilly.
Mais qu’est-ce que c’est que cette sorcellerie ?

Est-ce qu’il serait possible que…

Non. Non non non. Sa Lilly n’était pas une travestie. C’était une petite fille tout ce qu’il y a de plus cauchemardesque. Pas moyen qu’elle soit un chewing-gum avec un chapeau de paille. Tss.

Si tout cela n’était pas lié au pouvoir de la bleusaille, alors peut-être que celui qui était venu à sa rescousse les avait kidnappés. Et lui avait tendu les clichés pour le déstabiliser afin de le subtiliser aussi…

Mmmmh…

Nope. Peu probable. Peut-être qu’ils étaient justes amis à l’école ? Mais quand même se trimballer avec des photos de ces potes sur soi… C’est louche. Fallait p’têtre qu’il reprenne du service auprès de Lilly… Avec ce pervers pirate dans la nature qui peut s’étirer à gogo, elle n’est sûrement pas en sûreté…

Roooh y a quelque chose qui ne colle pas…

Pendant que le rouquin tergiversait sur le pourquoi du comment de cette diablerie, la paroi dans laquelle il avait confiance pour le soutenir dans ce moment d’instabilité…. Céda. Il s’agissait en réalité d’une poutre tenue par une autre tenue elle-même par un support perdu désormais dans la bouche énorme qui lui avait fait du charme plus tôt.

Le temps de figea un instant, durant lequel Neil regarda tour à tour ses couteaux à nouveaux bêtement légers dans ses mains, le mystérieux individu qui avait des yeux de merlans frits en l’observant aux aguets, et… le vide.

Beh oui.

Comme dans tout cartoon, sa chute débuta dès qu’il eut baissé les yeux, et dans un élan de désespoir il s’époumona :

- MAIS QUI ES-TU POUR ME TOURMENTER NOM DE DIEU J’ETAIS VENU POUR LE SALUT MOI BORDEL !!!!

Wait.

Tout s’illumine. Eurêka, la solution de l’énigme est si simple désormais.

Il est au purgatoire. L’église le met à l’épreuve, le juge pour les enfers en bas où l’attend avidement le grand méchant loup pour le manger, ou bien pour la rédemption en haut, avec le chasseur qui tente désespérément de tester sa confiance.

Mais oui ! Comme dans la mythologie égyptienne où faut peser le poids d’une plume ou on se fait becqueter !

Il devait se battre. Prouver qu’il était digne de pas finir broyer par cette grande gueule ou ses démons.
Tandis qu’il n’était plus qu’à quelques mètres du danger, il réussit à ralentir sa descente en lacérant la paroi de ses lames. Le chewing-gum piratesque, là-haut, étendit ses bras et Neil, dans un effort de gymnastique et de concentration immense, se plaça accroupi sur la paroi, parallèle à ses couteaux, et déplia ses jambes de toutes ses forces pour atteindre le bras-liane.

Il le vit tanguer, sa vue se brouilla, il eut tout juste le temps d’effleurer le bras salvateur avant de se rendre compte qu’il avait été heurté par un objet. L’odeur du sang était forte. Il sentit une très forte pression le tracter vers le haut, avec peine, puis se sentit balancé dans une sorte de niche. Sa tête bourdonnait, seule l’adrénaline lui permit de reprendre plus ou moins conscience. Ses mouvements étaient patauds, brouillons, mais qui accorde de l’importance à la classe lorsqu’il faut se tirer en vitesse ?

Le sol se déroba à nouveau sous ses pieds, et c’est de justesse qu’il ‘accrocha à son dernier couteau, une nouvelle fois utilisé comme un crampon.

- Hé l’ami, merci, tu crois que tu pourrais t’étirer jusqu’au sommet et nous servir de poulie ?

Sa prise n’allait pas s’éterniser, s’amuser à grimper à mains nues prendrait trop de temps et d’énergie. Les deux lui faisaient défaut.

Il allait devoir grandement s’appuyer sur l’inconnu au chapeau de paille, et ça, c’était déplaisant, même si c’était le prix à payer pour s’échapper de ce calvaire.

Quelle sale journée.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Mer 17 Oct - 17:12

Rah, putain, ce rayon était pas passé loin, nul doute qu'il lui aurait fait beaucoup de dégât. Il fonçait à tire d'aile vers une abomination sans nom, peut-être plus pour porter secours à un enfant mais là, l'apprenti héros resta quelque instants immobile, battant faiblement des ailes à une hauteur convenable. L'enfant d'apparence sans défense venait de mettre a terre une créature au moins 10 fois plus grande que lui.
Ne jamais sous-estimé un doté, un sourire s'afficha sur le visage de Jay. Il sortit ses deux dagues et visa le visage de la créature, en piqué comme un oiseau de proie. Au dernier moment, il enlaça les lame de flammes avant de freiner en élargissant les ailes. C'est a ce moment que la créature choisit pour s'attaquer à cet insecte agaçant.

Esquive, le filet glacé était trop rapide pour esquiver complètement. Jay s'écrase au sol, le bruit de craquement qu'il a entendu ne signalait rien de bon, pourtant il se semblait pas s'être fracturé quelque chose, et il n'était qu'à quelque mètres de hauteur. Il ne compris que quand il décida de reprendre son envol: l'une de ses ailes pendait lamentablement, brisée comme une branche morte, à présent il ne pouvait que combattre au sol. Même si la douleur n'était pas vraiment présente, cela restait un problème pour lui. Autre problème, il était beaucoup de proche de la bête. De près, elle avait tout d'un cauchemar, mais il n'avait pas vraiment le temps de l'admirer, il repris ses lames, enveloppées à nouveau d'un épais ruban de flammes, il attendit qu'elle ouvre, ne serais-ce qu'un peu, la bouche.

- Bouffe saleté.

Il les lui lança de toutes ses forces avant de s'éloigner le plus possible du visage cauchemardesque. Il risqua un regard vers l'enfant, il fallait qu'il tienne le plus longtemps possible.
Les jambes étaient bloquées, les bras également aussi longtemps que Aequilius puisse tenir. Les dagues ne lui avaient pas fait grand mal. Mais si les dagues ne marchent pas sur elle... Il eut une idée, mais le problème restait la présence de l'enfant qui tenait fermement la créature. Il devait aussi agir vite avant que la créature trouve un moyen de se débarrasser de ses assaillants.

- Aeq, tu dois être prêt à dégager très vite, je ne vais pas pouvoir l'attaquer de face et pas vraiment envie de tester la puissance de ses lasers. Je vais tout tenter pour la carboniser le plus rapidement possible. Si ça rate, on est dans la merde, je préfère te prévenir.

Il se posta près de sa tête, de sorte qu'elle ne puisse pas le viser.
*Donne tout*
Il senti au fond de lui le contentement de Draco qui pouvait enfin donner toutes les flammes qu'il contenait.

- AEQ DEGAGE MAINTENANT !

Le brasier illumina les environs et transforma la créature en une magnifique torche vivante. Seule problème, elle pouvait se mouvoir a présent et rester en équilibre sur une cible en mouvement était beaucoup plus difficile. Il s'accrocha tant bien que mal au niveau de sa nuque avant de voir une main s'approcher de lui. Est-ce qu'il allait encore s'écraser lamentablement au sol ? Après tout il lui restait une aile valide qui lui permettrait d'amortir sa chute.
A l'approche de la main griffue, il se laissa glisser en direction du sol. Les yeux du garçon s'illumaient d'un regard fou. Burn baby, burn.
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MessageSujet: Re: Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes Ven 19 Oct - 20:45

Aujourd’hui, c’était son moment. Aujourd’hui, c’était leur moment.

Ce n’était pas la première fois que le vrai Kiyo allait se battre contre une créature bien plus grande que lui. Mais c’était la première fois qu’il allait en combattre une dans ce monde. Et surtout, avec de toutes nouvelles aptitudes. D’habitude, il n’avait que sa puissance comme atout. Aujourd’hui, en plus de sa puissance, il avait plus de matières grises et surtout, d’autres armes aussi puissantes — voire bien plus — que son épée.

Contre toute attente, il fut introduit dans un autre groupe. Celui-ci était composé de « la chose » et de l’imposteur. Il regardait ses deux compagnons d’infortune avec un air blasé. Pourquoi devait-il les supporter ? En vrai, le problème n’était pas la chose. Elle semblait sympathique, malgré le baiser sur la joue, et Naya avait l’air de l’apprécier. Le vrai problème, c’était l’imposteur. En plus d’avoir le même nom que lui, il se prenait pour un dieu. Et s’il avait bien compris une notion dans ce monde — et dans le sien —, c’était que le concept de dieu n’existait pas. Les deux seules notions qui existaient dans les mondes, c’était celle de la survie et de la science.

Même s’il ne portait pas l’autre Kiyo dans son cœur, le guerrier admit qu’il venait d’élaborer un plan plutôt intelligent. Et même s’il n’était pas très heureux, il devait suivre le plan que l’autre Kiyo avait dit. Il était vital pour tout le monde que chaque participant suive le plan. Mais avant de partir à l’attaque, il rétorqua un « Seulement pour cette fois-ci, appelle-moi Kiyosawa. » sur un ton assez sec. Peu de personnes connaissaient son vrai prénom et encore moins de personnes pouvaient l’utiliser.

Les problèmes de prénom réglés, le vrai jeu allait pouvoir commencer. Avant même d’arriver sur la créature, Kiyo courrait vers sa cible avec un sourire sadique aux lèvres. Il était heureux. Très heureux. Comment ne pouvait-il ne pas l’être ? Avec des « amis », il allait combattre une créature inconnue et surtout, qui montrait beaucoup d’envie pour les tuer.

Tandis que le brun allait embrasser son destin, le sourire aux lèvres et son épée, quelque chose l’empêcha de faire sa scène héroïque : un tremblement de terre. Heureusement pour lui, Naya avait pris les devants avant qu’il ne tombe et continua de courir avec le corps de Timothy.

Il était plus petit, plus fragile, mais c’était aussi le corps le plus léger et le plus agile. Avec un terrain aussi problématique, c’était la meilleure option.

Et en moins d’une seconde, l’informaticienne avait fait place au guerrier. Même si ce changement venait de l’âme, si les gens étaient très observateurs, il était aisé de le voir ; le type de démarche avait changé : d’une démarche peu assurée, hésitante, peu contrôlée, elle se changea en une démarque plus sûr, plus sur ses gardes et surtout, plus sur le pied de guerre au moindre changement de situation.

Mais le sujet principal n’était pas « qui a pris le corps », mais plutôt « comment vaincre cette chose ».

Pour l’analyse de la situation, c’était Naya et Iwan qui s’en occupaient. C’était leur boulot. Pour la réaction en combat, c’était à Kiyo et Timothy de s’en charger. Chaque âme avait son travail et son groupe. Les deux groupes devaient travailler en harmonie pour s’en sortir. Et intérieurement, même s’ils avaient l’habitude de ce genre de travail, leur tête ressemblait à une fourmilière : c’était une pagaille organisée.

Le premier duo — composé de Naya et Iwan — s’occupait de la logistique. Leur vrai travail n’avait pas encore commencé, mais ils réfléchissaient déjà à des plans, des manières d’optimiser le temps, les attaques.

Quant à l’autre duo — composé par Kiyo et Timothy —, il alternait les corps, les âmes pour esquiver au maximum les assauts de la créature. Pour le guerrier, c’était la première fois qu’il en voyait une de ce genre-là. Et plus il l’observait, plus son sourire l’élargissait. Il avait envie de détruire cette chose. Il voulait avoir la fierté de la mettre à terre. Les deux âmes et les deux corps avançaient sur un même rythme.

De l’extérieur, leur synchronie était quasiment magique. Les corps switchaient en rythme, complétant force et faiblesse de chaque corps pour dévier les attaques.

Alors qu’il montait sur la créature, ils sentirent des remues. Kiyo pesta. Les gars avaient un seul travail : maintenir la créature au sol — en aidant le gosse — et ils trouvaient le moyen de ne pas faire leur boulot. Continuant à avancer, il s’arrêta net un instant, hurlant de douleur.

« AH PUTAIN D’SA MÈRE ! MAIS QU’EST-CE QUI SE PASSE !? », hurla-t-il en essayant d’éteindre les flammes sur sa queue. En se retournant, il vit une autre créature au sol s’enflammer et lancer un brasier en sa direction.

Pour lui faire comprendre d’arrêter, il prit un morceau de la créature pour la switcher avec le bazooka de Timothy. Le groupe était là pour détruire un ennemi en commun, mais rien ne lui interdisant de ne pas faire de dégâts collatéraux. Il installa le bazooka — visant en direction d’où venaient les flammes — et tira. Si c’était un ennemi, il venait de faire une bonne action. Si c’était un allié... il venait aussi de faire une bonne action.

Malheureusement pour eux, l’intervention de la boule de flamme n’avait pas eu d’effet positif, bien au contraire. À cause de son intervention, elle n’était plus maintenue au sol et allait bientôt se mouvoir comme elle le voulait. Avant d’envisager ce problème, les twins K rangèrent le bazooka en l’échangeant de nouveau avec l’ancien morceau de la créature. Ils allaient devoir avoir une parfaite mobilité pour continuer leur mission. Mais maintenant, ce n’était pas de l’agilité dont ils auraient besoin pour s’en sortir, mais de la force. Ils changèrent donc de corps. Le corps de Kiyo revint dans ce monde.

La force et la puissance de Kiyo les aidèrent à grimper jusqu’au début de la seconde partie de leur mission. Le point faible de Kiyo était ici un point fort. C’était même un atout vital. Ses montagnes de muscles leur permirent de grimper sur la créature, tout en pouvant éviter les assauts et les imprévus que le parc décida de mettre sur leur chemin.

Néanmoins, même s’il avait une bonne constitution physique, il ne restait qu’un homme dans ce monde. Et de nombreuses blessures se virent sur son corps.

••• Kiyo, tu dois te reposer. Avec Timothy, vous avez fait la première partie de la mission... ••• , commença-t-elle de dire avant de prendre sa place. « et maintenant, c’est à nous de jouer. N’est-ce pas Iwan ? », demanda-t-elle. Dans sa voix, il était possible d’entendre de la peur, mais aussi de la détermination.

••• Ouais, laisse la place aux pro. •••, répondit-il avec un sourire taquin.
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Arc 0.01 - Un uppercut entre trois mondes

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