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rien qu'une silhouette dans la nuit ☽ ft. lyssa

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MessageSujet: rien qu'une silhouette dans la nuit ☽ ft. lyssa Jeu 4 Oct - 0:52

ft. lyssa as "abaddòn"

rien qu'une silhouette dans la nuit

Le froid de ce début d'automne glissant sur ta peau, tu poses pied à terre quelques instants pour détacher tes cheveux et remonter la capuche de ton sweatshirt sur ton front. Les oreilles au chaud et le logo de Shapeshifter pleinement visible dans ton dos, tu reprends ta route d'une légère impulsion du pied, tes bras glissant le long de ton corps. Les flash des lampadaires défilent lentement sur ta silhouette alors que tu suis les rues sur ton overboard. Tu entends quelques rires de personnes sortant des bars et restaurants voisins, observes des ombres se profiler aux rares fenêtres encore allumées, regardes un profil sombre rentrer dans un bâtiment miteux. C'est une nuit calme, même pour la ville basse. C'est presque plus inquiétant comme ça. Vêtue de ton costume, tu arpentes la ville pour une patrouille nocturne, une mission plutôt banale en soi. Tu restes bien à l'affût, prête à intervenir en cas de situation louche. Tu n'hésiteras pas un seul instant à investiguer, ou même à te jeter dans la mêlée s'il le faut. Peu de choses t'effraient dans ces rues, même si on ne sait jamais vraiment sur quoi on va tomber.

En fait, la seule chose qui t'inquiète quand tu te promènes de cette façon dans ta ville, c'est que quelque part, de l'autre côté de Laurel, dans les vieux quartiers ; quelqu'un attaque ton appartement. Parce que dans cet appartement, il y a ta fille. Certes, elle est protégée par Silverstar, et une nourrice veille sur elle pendant toute la durée de ton absence. Mais tu n'es jamais totalement sereine lorsque tu pars en mission, même de patrouille. Tu songes depuis quelques semaines à l'inscrire à la Heroe's Sup, pour pouvoir la laisser en sécurité dans les mains du personnel lorsque tu travailles. Mais... tu as beau avoir une forte estime de cette école qui t'as formée, tu n'es pas certaine de sa si haute sécurité. N'est-elle pas justement une meilleure cible pour les criminels? C'est pourquoi tu préfères encore la laisser chez toi.

Un brusque son étouffé rapidement suivi de quelques autres attire ton attention et tu t'arrêtes en plein milieu de la rue afin d'analyser leur provenance. Les bruits se répètent et tu reconnais très vite les gémissements de douleur d'une victime. Un passage à tabac? Le crime se déroule juste derrière toi, dans la rue que tu viens de dépasser. Tu fais demi-tour en trombe et découvres une impasse mal éclairée. ▬ Qu'est-ce que... EH! Reste où tu es, malfrat! Et pas la peine de fuir! Tu t'engouffres vivement dans la rue pour intervenir.

Ton œil entrainé analyse rapidement la situation. L'homme recroquevillé et gémissant contre le mur, les briques de ce dernier rougies par son sang, la présence menaçante de cette figure masquée. Ce masque qui d'ailleurs t'interpelle. Tu sais l'avoir déjà vu, ses motifs te sont familiers. Et ça y est, son nom - et surtout ses crimes - te reviennent. Le ton devient grave. ▬ Éloigne toi de cet homme... Abaddòn. Tu t'arrêtes à quelques pas seulement de la scène, une lueur de défi dans les yeux, les muscles tendus. Un regard furtif sur ta droite t'apprend que la victime est blessée à l'arrière de la tête et saigne du nez, probablement aussi de la bouche. Il se tient le ventre, il est donc aussi probable qu'il ait une hémorragie interne ou des os cassés. Tu poses un pied à terre et bloques ton regard sur le masque, à l'affût du moindre mouvement. Cependant, tu lèves ton poignet au niveau de ta bouche et presses la commande pour appeler le centre Joker. ▬ Rapport de Shapeshifter. J'ai un homme d'environ la trentaine gravement blessé à Steinway Street, envoyez une ambulance d'urgence. Il a perdu beaucoup de sang. La coupable est la criminelle Abaddòn, je l'arrête. Les secours arrivent. Tu descends complètement de ta planche et adoptes une posture de combat, un poing devant ta tête et l'autre sous ton menton, les jambes fléchies. Tu clames alors avec force. ▬ Rend-toi criminelle, et Abaddòn tout espoir! Tes lèvres s'étirent en un sourire taquin et les coins de tes yeux se plissent sous ton masque; t'en es pas peu fière, de celle-là.


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MessageSujet: Re: rien qu'une silhouette dans la nuit ☽ ft. lyssa Sam 6 Oct - 12:27

ft. Elena aka Shapeshifter

rien qu'une silhouette dans la nuit

La nuit était belle. Les étoiles discrètes se dévoilaient tout de même malgré les lumières de la ville et le voile quasiment imperceptible du Dôme. C'était une de mes premières soirées de calme depuis des mois et je comptais bien en profiter. Des mois, presque un an que j'avais passé dans une atmosphère de stress à côtoyer bien trop de mortel à mon goût.

Civil, étudiant, professeurs, infirmière, notable, médecins, agents de sécurité, avocat et magistrats. Tous étaient au rendez-vous.

La justice.

C'était bien la première fois que je me présentais devant la justice depuis des années. Les plus grandes infractions que j'avais commis ce siècle étaient principalement des impayés ou des retards de ce type. Trop futiles pour que je m'en souvienne. Non, la dernière fois que la justice m'a frappé je me souviens c'était lors des autodafés des grandes dictatures du vingtième siècle. Une femme de lettres comme moi ne pouvait se résoudre à laisser un tel crime avoir lieu.

Mais là, ce n'était que quelques vies, de misérables bougies pourries jusqu'à la base de leur mèche qui laissait s'échapper un fumet putride. Rien qui ne vaille les mois de stress que j'ai du subir. Non pas que j'avais une quelconque crainte du service judiciaire américain, loin de là. Perdre quelques années, un emploi, quelques bien, ce n'était rien. Perdre la sœur que j'avais mis deux millénaires à retrouver et la voir se morfondre et culpabiliser sur ce qui c'était passé, c'était autre chose.
Des mois de bataille pour un combat qui me poussait véritablement à m'impliquer, des mois passé à trouver un moyen de traîner dans la boue le visage de mon adversaire déjà décédé.

Qu'il est bon de se sentir victorieux.

Mais je ne pouvais me réjouir de suite, le cas d'Elizabeth me préoccupait et je ne savais comment la rassurer. L'atmosphère à l'appartement était devenue lourde et maintenant que je pouvais reprendre une vie presque normale je venais respirer une grande bouffé d'air pollué. Le but était de faire le vide dans mon esprit et de réussir à faire peau neuve. Enfin, ma phrase laisse peut-être à désirer en terme de précision, je n'arpentais pas les rues cette nuit-là.

Abbadon était de sortie.

Evidemment je n'avais pas porté son masque depuis tout ce temps et plus encore. Avec Elizabeth à la maison j'avais enfin quelque chose sur quoi me concentrer, je m'éparpillai moins en sombres pensées et violentes pulsions. Mais ce soir-là, j'en avais besoin, toute cette tension devait disparaître et je ne connaissais pas de moyens plus efficace pour cela que d'errer dans les rues de la ville basse à la recherche de pauvres hères isolées. Tout comme la victoire, il est bon de se sentir supérieur à la vermine que l'on côtoie.

C'est ainsi que je me suis retrouvé non loin du pire quartier de la ville, celui qui se trouvait à la limite entre la ville basse et la zone laissée à l'abandon. Je gardais des souvenirs assez vif de cet endroit car à une dizaine de minutes l'on pouvait trouver une ruelle aux murs à la fois fissurés et léchés de flammes à maints endroits. Lieu d'un affrontement aussi bruyant qu'incompréhensible et qui, avec un peu de recul, était ma foi fort distrayant. M'étais-je dirigé dans cette direction par nostalgie ? À cette simple pensée j'avais changé de cap, incapable d'admettre que ce petit médecin aussi exaspérant fut-il, avait un caractère des plus marqué.

Je marchais, lentement, mes chaussures claquant dans un tempo régulier sur le bitume mal fait des rues. Je veillais à n'emprunter que des chemins peu fréquentés, bien que perdue dans mes pensées mes oreilles avaient appris à instinctivement m'éloigner des lieux un peu trop bruyant. L'habitude. La monotonie. L'expérience. Appelez ça comme vous le voulez quoi qu'il en soit cette méthode n'était pas parfaite et ma démarche mesurée vint à être interrompue par un civil.

Urgh. La bousculade soudaine me tira de mes pensées, ce n'était jamais agréable.

"Tu regardes ou tu vas la vieille ? Pff..."

L'individu faisait approximativement ma taille. Jeune. Latino-américain. Probablement dix-sept à vingt ans. Les yeux rivés sur son téléphone. L'air passablement énervé. Il n'avait même pas levé le regard pour voir qui lui faisait face, il avait dû remarqué la robe loin d'être typé moderne et lancé sa remarque acide. Quelques secondes plus tard il me dépassait et imaginait quitter ma vie et ne jamais me recroiser.

Je n'étais pas d'humeur.

Ma main se referma sur son avant-bras comme un étau d'acier alors qu'une force surnaturelle commençait à couler dans mes veines. Je suppose que ce n'était qu'un subtil détail qu'il était dur de remarquer à ce stade-là, notamment à cause des longs gants noirs que je portais ce soir-là.

"Qu'est-ce que tu v..."

Sa question fut brutalement coupée par l'impact de mon poing sur la chose hideuse qui lui servait de nez. Je n'y étais pas allé de main morte. Si ma force avait eut le temps de grandir il serait mort, le crâne enfoncé, quelle chance il avait. Surpris et blessé par l'impact il lâcha son portable, un grand pas dans la bonne direction si vous voulez mon avis, et perdit l'équilibre. Heureusement pour lui je ne comptais pas lâcher son bras, lui évitant la chute.
Quelles manières, enfin un peu de civilisation dans ce monde de brute.

Je ne lui laissais cependant pas le temps de réagir plus que cela. Appliquant une torsion simple sur son bras le voilà qui se trouvait à genoux en train de serrer les dents pour contenir la douleur que provoquait la tension de ses muscles qui ne comprenaient pas pourquoi il les maltraitait ainsi. Je le regardais pendant quelques instants, dans cette position de supériorité pure et simple, incapable de comprendre comment une chose comme lui n'avait pas su lire sa place dans la chaîne alimentaire. Malheureusement, bientôt son rictus de douleur se maîtrisa, il s'apprêtait à parler. Pire, à crier.

Dans un soupir imperceptible j'enfonçais une nouvelle fois mon poing dans son visage. Quelle déception, moi qui pensais qu'il saurait se tenir.

Le choc fut bien plus violent et un craquement distinctif nous signifie à tous les deux que son os nasal venait de céder. S'il avait déjà commencé à saigner, cette fois-ci son nez était une véritable fontaine. Dégoûtant. Dans un mouvement de recul je relâchais mon emprise sur son bras, le laissant s'écrouler sur le sol.

"Tu sais, tu devrais avoir un peu plus de respect pour tes aînés. Je sais bien qu'il s'agit d'une valeur mourante dans la société de nos jours mais je pense que tu pourrais grandement en profiter."

Mon attention n'était pas réellement concentrée sur lui, mais plus sur l'état de mes gants. Je ne devais pas les malmener ainsi, que ferai-je s'ils venaient à se déchirer ? Je ne pourrai décemment pas porté un vêtement endommagé ni porter un gant sur deux. Je devrai donc rester les mains nues avec les températures qui commençaient à s'installer ?

Je m'y un temps à me rappeler que le froid n'avait pas réellement d'emprise sur moi et qu'il s'agissait uniquement d'une habitude que j'avais acquéris après plusieurs centaines d'années dans la société humaine. Que j'étais bête.

Pas plus que le jeune homme cependant, qui jugeait intelligent de ramper jusqu'à son téléphone. Il gardait une main sur son visage pour éviter que le flot de sang qui s'en écoulait ne tache le sol. Voilà un réflexe bien citoyen. Malheureusement pour lui je ne comptais pas le laisser appeler une quelconque forme d'aide, la nuit était trop belle pour laisser une chose comme lui déranger la vie d'autrui. Ainsi, pour lui ôter toute envie d'ouvrir de nouveau la bouche je lui assénai un coup du bout de ma chaussure de marque au niveau du diaphragme.

Nouveau craquement.

"Mince." Pensais-je, peut-être lui avais-je cassé une côte dans le processus. Aujourd'hui je ne sais pourquoi ce soir-là, je doutais de ma liberté à briser chaque os du corps de cet insecte, mais en tout cas, je ne semblais pas tout à fait encline à simplement claquer des doigts pour finir sa vie. Le souci de la communication restait présent et pour y circonvenir je me contentai d'écraser du talon l'appareil téléphonique de l'adolescent qui commençait à pleurer de douleur.

Le sel et le fer ne faisaient pas bon ménage, n'était-il pas au courant ?

"J'espère que tu te rends compte désormais à quel point la politesse est primordiale. Je travaille dans le milieu scolaire tu sais ? J'essaye d'être pédagogue en tout temps comme une bonne professeure."

Un nouveau coup de pied vint le cueillir dans l'estomac cette fois-ci et l'envoya se heurter au mur le plus proche. C'est à ce moment qu'un couinement étrange s'échappa de ce qui ne semblait plus qu'être un tas de chair que je ne considérait même pas comme un être doué d'une quelconque intelligence. Doucement, je m'approchais de lui d'un air presque rassurant, toujours calme, veillant à ce que mes talons ne trempent pas dans le sang. Le couinement devint une parole presque intelligible, un unique mot qu'il répétait en boucle entre deux sanglots.

"Désolé."

Pendant un instantl a voix d'Elizabeth résona dans mon esprit, repetant le même mot. l'incertitude qui m'assaillit ne dura pas longtemps.

"Répugnant."

Le mouvement mortel que je commençais à esquisser fut cependant interompu par un éclat de voix bien trop serieux pour être une bonne nouvelle.

"Eloigne toi de cet homme... Abaddòn."

Mon regard quitte la larve au sol pour se diriger vers l'ingénue qui venait nous déranger. Sa voix ne me disait rien, je ne me souvenais pas être aussi proche d'une prolétaire. Je veux dire, au vu du style vestimentaire de la pseudo-justicière qui venait d'apparaître je ne pouvais imaginer autre chose. Cependant ce n'était pas ce qui retenait mon attention, cette femme suintait d'une aura divine des plus déplaisantes. De celle que j'essayais d'éviter afin de ne pas répéter l'incident de l'hôpital.

"Rends toi criminelle et Abaddòn tout espoir !"

Un silence génant envahit la ruelle comme un coup de vent glacial seulement dérangé par les gémissements de la larve à mes pieds. Cependant après quelques secondes je ne pouvais me retenir de pouffer légèrement. Voilà une phrase d'accroche qui valait bien les répliques héroïques des bandes dessinées et autres adaptations des années soixante.

"Non, héroïne. Je ne me rendrai pas. Cependant je peux consentir à m'éloigner de cet homme. Il n'a plus grand intérêt."

Quelques pas dans la ruelle sans réellement lui faire face plus tard et je continuais ma réplique.

"Maintenant la question qui reste en suspend est : est-ce que cette petite victoire te suffit et tu me laisseras partir ou bien est-ce que je vais devoir me débarrasser de toi pour éviter d'être là lorsque tes renforts arriveront ?"

C'était une course contre la montre en quelques sorte. Je ne connaissais pas cette héroïne, cependant le nom de Shapeshifter ne m'était pas totalement inconnu, il devait s'agir d'une Joker. Non pas que cela me semblait menaçant mais il est vrai que je me devais de disparaître avant l'arrivée de la fourmilière.

"Enfin, je ne pense pas que tu veuilles faire éclater un combat dans un endroit aussi réduit. Après tout notre ami ici présent ne peut se déplacer sans aide et les victimes collatérales ne doivent pas briller dans le dossier d'un héros. Remettons cela à un autre jour, autour d'un thé."

L'air presque aimable je laissais les mots s'échapper de mes lèvres, les menaces étaient pourtant réelles, l'invitation au thé un peu moins.

"Ou alors je peux m'arranger pour laisser un autre cadavre que le siens dans cette ruelle."

Cette invitation là, par contre, j'étais prête à l'honorer sans faillir.
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MessageSujet: Re: rien qu'une silhouette dans la nuit ☽ ft. lyssa Lun 8 Oct - 11:59

ft. lyssa as "abaddòn"

rien qu'une silhouette dans la nuit

Tu captes ses yeux derrière son masque, bien plus orné que le tiens. Tu n'as visiblement pas affaire à un amateur, elle ne prend pas la fuite. Bien au contraire. Elle a... rigolé là, non? Eh, franchement, c'est quand même marrant d'être une super héroïne. On peut dire des conneries et quand même sauver des gens. Avec ça, tu es loin de perdre ta confiance en toi, loin de là. Tu te détends légèrement et lui lâche sur un ton espiègle, faisant craquer tes phalanges. ▬ Oh mais si tu penses que je suis du genre à te laisser filer comme ça, tu te trompes ma grande. Tes yeux suivent ses mouvements avec attention, tu es prête à entamer une course poursuite si elle se met soudainement à courir. Certaine de gagner dans un sprint, tu ne te fais pas d'inquiétudes à ce sujet. Si elle fuit, tu la rattraperas.

Mais comme elle reste calme, tu fais seulement quelques pas dans sa direction, tes poings venant lentement protéger ton visage à nouveau. Tu hausses la voix face à ses provocations; si elle pense naïvement pouvoir s'en sortir comme ça, c'est loin d'être ton point de vue. Tu es déterminée à l'arrêter. ▬ Le combat est loin de me faire peur. Affronte-moi si tu l'oses, le thé c'est pour les fillettes! Et sur ces mots Elena, tu charges. Car il est hors de question de laisser cette femme s'échapper ou se rapprocher de sa victime à nouveau, car il est hors de question de laisser ses crimes impunis, une longue liste à laquelle s'ajoute malheureusement l'agression de ce soir.

Meilleure tactique pour arrêter quelqu'un rapidement : le mettre à terre. Arrivée en un clin d’œil devant ton adversaire, il ne te faut guère plus de temps pour te positionner parfaitement devant elle, en biais, ton pieds d'appui pivotant légèrement tandis que ta jambe droite se lève, d'abord pliée mais rapidement tendue; tu vises la tête. Nourri par ton élan, le plat de ton pied frappe sa cible avec toute la force que tu peux lui donner, et avec un coup comme celui-ci, tu imagines déjà l'empreinte de tes lacets sur sa mâchoire.


Dernière édition par Elena Addock le Jeu 11 Oct - 5:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: rien qu'une silhouette dans la nuit ☽ ft. lyssa Mer 10 Oct - 11:12

ft. Elena aka Shapeshifter

rien qu'une silhouette dans la nuit

Aïe.

L'impact a été plus violent que prévu, d'autant plus que je n'avais pas le moins du monde anticipé le coup. Ma garde était grande ouverte, mes talons rendaient ma posture instable, je ne voyais en rien cette héroïne comme une menace malgré son halo sauvage. Résultat ? Je me retrouvais sur le bitume sale des bas quartier, secouée par le choc et clairement réveillée par la morsure froide la matière inanimée sous ma joue.

Et par la douleur.

Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas ressenti ce sentiment. Cette brûlure qui inonde les sens et perturbe la pensée, fais rougir la peau et bouillir le sang. Bien désagréable j'en conviens mais à ce moment-là, je me sentais presque soulagée de souffrir. J'aurai du remercier cette femme, lors de cette soirée elle m'a rappelée qu'être vivant ce n'est pas juste être. Aujourd'hui avec du recul je pense que ce simple coup de pied à eut bien trop d'impact sur mon comportement par la suite.

"Ah. Je vois. Il en sera ainsi."

Lentement, je me relevais. J'en profitais pour épousseter ma robe et gracieusement retirer mes chaussures à talons. Si affrontement il devait y avoir, autant ne pas y aller avec des chaînes aux chevilles, n'est-ce pas. Ces mouvements quasiment mécaniques me laissaient le temps d'observer longuement l'héroïne qui semblait surprise par mon manque de réaction.

"Ayez au moins la décence de me laisser me préparer. Ne soyons pas barbares, je sens que ça peut tout de même être une soirée des plus appréciable."

C'était une combatante, c'était évident, son premier coup trahissait une rigueur d'execution et d'entrainement caractéristique. Je ne sais si elle suivait une école des plus connue ou si elle était juste talentueuse et expérimenté en rixes de rues, tout ce que je savais c'est qu'une fois de plus mon absence de connaissances martiale me rendaient vulnérable. J'aurai dû apprendre, depuis le temps, mais pour moi c'était comme apprendre à lire à un érudit illettré. Je n'en ressentais pas le besoin.

De nouveau debout, je continuais d'agir impunément. Je sentais la tension monter, je ne sais quelle est la raison qui poussait cette femme à ne pas agir mais... mon regard retomba sur elle et tout cela fit sens. Elle s'occupait de mettre en sécurité ma victime précédente. Très bien, cela n'aurait pas fait de différence de toute façon, je ne lui accordais véritablement plus d'intérêt. Mentir n'était pas tant dans ma nature que cela, contrairement à ce que l'on pourrait croire. J'en profitais pour déposer ma paire de chaussures dans le sac à main qui été tombé pendant mon... Épisode violent de tout à l'heure.

Quelle honte, je devrais faire plus attention à mes affaires.

Une fois le sac en sécurité sur une benne à ordures, que j'ai eut mal en le posant là, je me tournais vers l'héroïne. Quelques secondes plus tard nos attentions respectives étaient focalisées l'une sur l'autre.

"Et bien. Nous n'avons plus que trois options je suppose. Je ne suis plus décidée à partir de si tôt pour te fausser compagnie. Mais malheureusement si tu ne m'arrêtes pas suffisamment vite je ne promets pas la survie de tes renforts. Je ne comprends pas comment vous ne pouvez pas, mortels, considérer que je me montre particulièrement magnanime en ne me débarrassant que d'élément dispensable de la société."

Je me mettais enfin en position pseudo-belligérente. D'un mouvement narquois je m'essuyais le sang qui coulait lentement de ma lèvre ouverte pendant que ma chaire se refermait. Je supposais que la lumière ambiante, bien que faible, lui permit de remarquer ce détail et curieuse de sa réaction je déroulais mes bras le long de mon corps. Je ne connaissais pas de meilleure garde à vrai dire, de cette manière je pourrai réagir d'une manière adaptée, peu importe la menace vu que, à vrai dire, il n'y en avait toujours pas.

"Je me dois de vous prévenir, j'ai les êtres divins en horreur. Ce duel risque de rapidement devenir personnel."

Sans trop attendre de réaction de sa part je me mis à avancer. Lentement. Un pas après l'autre, les pieds quasiment nus sur le bitume aiguisé par le froid. J'avais probablement l'air menaçant, implacable. C'était probablement mon intention à l'époque, ce ne fut pas si efficace. L'héroïne se mit en action et un nouveau coup vint me cueillir à l'estomac, m'arrachant un hoquet de douleur avant qu'un genou ne percute ma cage thoracique. Cependant cette fois ci j'étais prête à riposter.

Un simple coup de poing en direction du menton de mon adversaire. Celle-ci eue largement le temps de mettre ses bras en garde avec de protéger son doux visage. Serait-ce suffisant ? J'en doutais. Peut-être me sous-estimait-elle à cause de nos premiers échange ? Je n'étais pas habituée à ressentir la douleur, il était normal que j'y réagisse plus violemment. Toutes ces pensées traversaient mon esprit pendant que mon coup atteignait le bras de ShapeShifter.

Doux bruit.
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MessageSujet: Re: rien qu'une silhouette dans la nuit ☽ ft. lyssa Jeu 11 Oct - 23:21

ft. lyssa as "abaddòn"

rien qu'une silhouette dans la nuit

Comme attendu, elle tombe à terre. Tu t'attends à une riposte immédiate, un accès de colère, un flot d'insultes, ou une fuite. Mais rien n'arrive. Elle parle calmement, se relève lentement, époussette ses vêtements. Tu baisses légèrement les poings, intriguée mais méfiante. Elle demande à se préparer. Tu hausses les épaules. ▬ Soit. Mais dans ce cas, laisse-moi éloigner ta victime. Gardant un œil sur elle, tu retournes tout de même en arrière, afin d'observer l'homme au sol. Le saignement de son nez ne s'est toujours pas arrêté, et il tremble de froid, à moitié affalé sur le mur de briques. Tu te baisses pour l'aider à se déplacer plus près de la sortie de la rue et l'asseoir correctement, avant de lui donner ton sweatshirt et de lui mettre la manche devant le visage. ▬ Couvrez-vous et restez tranquille, faites pression sur votre nez. Les secours arrivent, ils vont s'occuper de vous. Il te remercie vaguement, les yeux mi-clos. Tu t'assures qu'il ne tombe pas dans les pommes; avant de te retourner.

Le dos droit et le menton relevé, tu suis Abaddòn intensément du regard, de la benne à ordures jusqu'au milieu de la ruelle. Tu écoutes attentivement ses paroles, qui achèvent de te mettre en colère. Tu dois remettre cette personne aux mains de la justice. ▬ Là où tu te trompes dans ton jugement, c'est que personne ne mérite de mourir, pas même les meurtriers comme toi. Craquant tes doigts, tu reviens vers elle, un petit sourire espiègle naissant. Le combat s'annonce facile, contre une criminelle de ce genre. À se croire plus intelligente que la masse, elle est devenue trop sûre d'elle. Elle mentionne ta parenté divine, tu lèves un sourcil de surprise, mais il en faut plus pour te déstabiliser. Tu le prends même plutôt sur le ton de la rigolade. ▬ Je n'le suis qu'à moitié, donc ne t'énerve pas trop vite. Sourire discret.

Vous avancez toutes deux, et toi, garde levée, tu attaques sans attendre dès qu'elle est à portée, dirigeant d'abord ton tibia contre son flan, puis ton genoux dans son ventre. Sans broncher, elle riposte. Tu serres les dents. Ah ouais, elle cache bien sa force. Même en ayant dévié son coup sans difficultés particulières tu sens et devines déjà que tu ne sortiras pas de ce combat sans quelques bleus. Tu l'as sous-estimé.

Cependant, tu ne perds pas tes réflexes. Prenant finalement appuie sur son épaule avec ta main, tu sautes, dans le seul but d'abattre ton coude sur sa clavicule. Tu grimaces à cause du contrecoup. Ça pique. Dès que tes pieds retombent sur le sol, tu fais un pas en arrière, massant ton coude sans pour autant baisser ta garde. Tu lèves une jambe, déjà prête à l'abattre contre ton adversaire lorsqu'elle s'approche. Tu en profites pour ré-évaluer sa force... sans réellement y parvenir.

D'autres coups de poings sont dirigés vers toi, et si tu évites en effet le premier, il est difficile de prévoir les trajectoires des autres. Abaddòn ne semble pas avoir de stratégie particulière, ni de maîtrise d'une quelconque technique de combat. Il n'est pas difficile de la toucher, ni de l'éviter, et tes coups l’atteignent sans problèmes, mais au fur et à mesure, tu commences à t'interroger. Un humain normalement constitué serait déjà inconscient sur le sol, ou au moins titubant, avec les frappes aux tempes, à la mâchoire et aux côtes que tu lui envoies. Mais elle - si elle recule - revient toujours, avec ses mouvements imprévisibles, ses coups mal placés, qui te font pourtant de plus en plus mal. Tes propres poings commencent aussi à trembler; sans gants, chaque coup te blesse également, et tes doigts s'engourdissent peu à peu. Bon, changement de tactique. Toute trace d'espièglerie envolée, tu te redresses quand même, bien ancrée sur tes appuies. ▬ Tu finiras bien par tomber, criminelle! Tu évites son dernier coup et te places un peu plus en arrière, décidée à ne la frapper qu'avec tes pieds et tes genoux. Hors de la portée de ses poings, tu pourras mieux prévoir ses attaques.
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MessageSujet: Re: rien qu'une silhouette dans la nuit ☽ ft. lyssa Ven 16 Nov - 17:31

ft. Elena aka Shapeshifter

rien qu'une silhouette dans la nuit

Le combat prenait une allure prévisible. Encore une jeune héroïne incapable d’estimer le danger face à elle, considérant chaque « criminel », chaque inconnu face à elle de la même façon, me disais-je. Une erreur fatale que l’on reprochait souvent, le corps enseignant et moi même, aux étudiants de la Heroes’s Sup : n’ayez pas les yeux plus gros que le ventre, votre objectif est de sauver les innocents et si possible d’arrêter les coupables, pas l’inverse. Se mettre inconsciemment en danger dans un sursaut d’égo qui menait à se penser plus fort que la menace car en tant que héros il doit être plus fort, est une erreur bien trop commune. Et une cause de décès des plus récurrente malheureusement.

Cependant pour ma part je devait bien avoir que même si les coups de Shapeshifter restaient nombreux et superficiel, la douleur commençait à s’accumuler et devenait de plus en plus désagréable. Mon corps parvenait à récupérer en quelques secondes seulement de tels blessures qui ne m’aurait probablement laissé que quelques ecchymoses, mon esprit, lui, commençait à s’emporter après chaque coup. Cette sensation déchirante pourtant si fugace servait presque d’essence à mon moteur pendant cette soirée. Cependant je pouvais sentir sa fatigue grimper, ses poings se ramolir, son souffle s’écourter.

Elle n’avait pas le droit. Ce n’était pas suffisant. Décevant. Ridicule même.

Les veines de mes bras s’embrasaient de plus en plus, à tel point que la lueur commençaient à se propager par delà les épaules et atteindre les omoplates, tels une toile d’araignée phosphorescente qui se tissait petit à petit sous ma peau. Je n’étais même pas sérieuse, ma force certes grandissait et pouvait probablement déloger les vieilles briques, reliquat d’un autre temps, recouverte de béton des bâtiments qui nous entouraient, mais ce n’était rien. Elle ne pouvait pas me surprendre un soir que l’humeur m’étais si mauvaise, interrompre mes loisirs, signer son interventions de beau discours et être aussi pathétique.

« Tu finiras bien par tomber, criminelle ! »

Etait-elle si naïve ? Vraiment ? C’était ça le valeureux parangon de la justice qui avait été placé sur mon chemin pour m’arrêter ? Pour tenter de me ravir de la vie que j’avais mis tant de temps à récupérer ? C’était elle l’énième épreuve qu’on mettait sur mon chemin ? Qu’Il mettait sur mon chemin ? Fille probablement chérie d’un consanguin capable d’agiter quelques arbres sous les yeux de vers impuissant.

J’allais hurler. Vraiment. La colère était un sentiment bien trop intrinsèque à mon être et ma situation ne me permettait pas de prendre du recul sur les évènements. Cependant pendant un instant alors que mes traits étaient en train de se crisper, mon corps en train de s’arquer, mon sang en train de bouillir, mon cerveau décida de mettre bout à bout deux idées bien étrange. A ce moment plutôt qu’un autre. Je restait immobile pendant ce qui semblait être bien plus long qu’une seconde, incapable de véritablement comprendre cette soudaine inspiration.

Le pied de Shapeshifter vint me cueillir directement à la jonction entre la mâchoire inférieure et la mâchoire supérieure.

C’était de bonne guerre je suppose.

Une fois encore je venais heurter le sol mais cette fois ci la violence du coup n’était pas comparable. La douleur paralysait véritablement la partie inférieure de ma boite crânienne et j’étais incapable de me situer ou de formuler une pensée construite. Je crois que c’est ce que les hommes appellent « être sonné ». Je restait inerte sur le sol pendant de longues secondes, le temps de récupérer mes fonctions motrices et intellectuelles. Peut-être ai-je perdu à ce moment même ? Le reste de la confrontation pourrait me donner tord, mais à posteriori je ne saurai dire si ce fut une victoire ou une défaite. Quoi qu’il en soit l’histoire n’était pas terminée et la douce chaleur réparatrice qui commençait à se faire sentir dans la ruelle n’en était que le prémices.

« Non. Je ne tomberai pas. »

Ma voix était anormalement fébrile et mes gestes incertains en me relevant. L’humanité reprenait probablement le dessus, même si mon corps trahissait le contraire. Tout mon être brillait d’une lumière rouge de chaire et de feu, des pieds au cou, traversant même la frontière pour atteindre le bas de mon visage.

« C’est un fait. Une réalité à laquelle il va falloir te faire Shapeshifter. Tu peux me blesser et mon corps paraîtra immaculé dans l’heure qui suit. Tu peux me faire souffrir mais c’est uniquement ton sang divin qui le permet. Je ne suis pas de ce que tu peux arrêter. »

Je lui faisait désormais face, de nouveau. La douce chaleur chassait le froid de la nuit. Non, elle ne le chassait pas, elle le massacrait comme s’il n’était que papier. Elle n’était plus douce. L’héroïne était toujours en position de garde. J’étais toujours en colère.

« Tu es jeune. Imprudente. Faible. Pourtant tu as probablement une raison de te battre. Sache que je n’en ai que faire, que si tu as de la famille un jour elle te retrouveras désossée dans un caniveau, que si tu as une cause à défendre d’ici dix ans elle n’aura plus lieu d’être ou tu te seras retournée contre elle, que si tu penses défendre la justice dis toi qu’elle est écrite par les vainqueurs. Et que je ne suis pas d’assez bonne humeur pour te laisser vaincre. »

Je parlais, je m’écoutais parler. J’ai rarement eut l’occasion de vouloir être aussi franche dans mes sentiments et cela avait beau lui donner le temps d’appréhender la situation la chaleur de la ruelle devenait de plus en plus étouffante, mes vêtement bien malheureux qu’ils sont, commençait à voir leurs extrémités doucement s’embraser et le sol de bitume fumait sous la plante nue de mes pieds. Il n’y avait, toujours pas de menace face à moi.

« Tu es une fière membre de la société d’insecte qui peuple ce monde. Mise sur un piédestal par un parent qui n’a rien à voir avec monde et grâce à des actions d’une morale incertaines. Les hommes n’ont jamais vu les monstres comme toi, moi, et le reste des altérés, comme des héros et ils ne le feront jamais. Tu n’es qu’un veau, avec le potentiel de défendre un troupeau de chèvres du grand méchant loup. Le potentiel de devenir un puissant taureaux dont on coupera les cornes, sciera les pattes de peur de le voir écraser ceux qui lui sont inférieur. L’hypocrisie des hommes n’a fait que croître au fil des millénaires et chaque jour ils me donnent de nouvelle raison de les voir comme les bubons d’un monde qui aurait pu être en paix. Ils ne sont pas les pires dans ce domaine, mais ils sont les seuls que j’ai la chance d’avoir sous les yeux chaque jour. Maintenant que je t’ai donné le cœur de ma pensée et le temps suffisant pour estimer tes chances. Attaque. Ou je vais le faire. »
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rien qu'une silhouette dans la nuit ☽ ft. lyssa

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