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Friction (Elena, Freya)

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MessageSujet: Friction (Elena, Freya) Lun 8 Oct - 2:21

L’ancienne gare de la ville. Un parfait endroit pour se perdre. Surtout depuis le combat il y a deux ans - beaucoup de personnes soudainement à la rue finissaient là, logiquement, vu la taille de la place, il y avait une certaine organisation qui s’était faite. Un shanty town et de l’aide de la part d’organisations non gouvernementales. Une soup kitchen, des dons. Une base, jusqu’à la construction.

Jusqu’à récemment, il semblait bien. Maintenant, c'était mort.

Tom était sans doute une des premières personnes avec un revenu à poser les pieds sur la vieille brique et le marbre cassé. Il ne pouvait s’empêcher de porter un regard triste sur les restes de la place - bien que plus récente en construction que le Grand Central Terminal de New York, son style se voulait similaire. Grandes arches, construction solide et méthodes traditionnelles, architecture volontairement “vieux monde”, quelque chose qui devait rappeler la noblesse ancestrale du voyage en train: le premier système de masse de déplacement sur terre que l’humanité avait créé, une entité purement premier monde. Une certaine classe. Mais maintenant, le marbre noir était recouvert d’une couche de poussière épaisse qui montait au nez, brisées par les débris et quelques traces de pas, laissées par des SDFs ayant prit la place comme domicile. Il y en avait certains, et alors qu’un mendiant dans le centre ville lèverait au moins au minimum la tête dans le but de tracer l’origine des pas qui étaient dans la vicinité, ces hommes et femmes semblaient… Avoir tout simplement abandonné le combat, et au passage, Tom avait offert des premiers soins à une femme et son enfant, un bébé d’à peine 8 mois, ainsi que quelques dollars et une bouteille d’eau - rien de massif, bien sûr, mais entre les dollars, le héros avait tout de même glissé une carte pour un centre d’aide aux SDFs. Le moins qu’il puisse faire.

Mais il n’était malheureusement pas là en mission d’aide. Non, la situation était plus insidieuse - quoique le dernier scan montrait une disparition du nombre de SDFs dans le quartier abandonné - chose assez louche. Les radars de Tom avaient, depuis une semaine, senti la présence de Microcules dans le vieux quartier - et cela faisait déjà quelques jours qu’il triangulait la position d’origine de cette trace d’énergie. Et, après avoir visité le quartier et exploré sa majorité, il était finalement ici. Dans la gare. Mis à part lui, il n’existait qu’une seule personne connaissant la recette précise des Microcules - et c’était pas un bon bambin, loin de là. Plus que tout, Nébulon, l’intelligence artificielle créée dans le laboratoire d’AshitaTech, avait la mauvaise habitude d’utiliser ses capacités pour les pires actes. Et ils étaient visibles sur certains mendiants: des marques cybernétiques sur la peau, parfois des membres complètement remplacés ou enlevés. Un vrai désastre. Tom trouva, parmi tant d’autres, un homme dans la cinquantaine avancée, accoté au mur et enrobé dans une couverture, seulement pour découvrir qu’il était homme tronc, ses jambes enlevées par un laser chirurgical, et remplacés par un… Bouchon, un couvre-plaie métallique recouvrant la peau sous les hanches absentes, qui semblait aspirer des fluides corporels à travers quelques tubes en plastique clairs.

L’homme était mort depuis longtemps. Ses yeux avaient été mangés par des rats. Les tubes étaient tachés de sang ou de bile, mais sinon, ils étaient séchés et ensablés.

Avec tout ça, Tom n’avait plus aucun doute: c’était une base d’opération pour l’IA. Pas la première qu’il avait jamais vu, bien sûr, mais sans doute une des plus grandes. Vu la taille de la gare, et son souterrain assez extensif, Nébulon avait un parfait espace de travail à sa disposition. Tout ce qu’il manquait, c’était du matériel organique.

Et c’était pas dur de deviner comment il se l’appropriait.

Tom soupira un instant, et approcha sa montre de sa bouche. Quelques touches appuyées et commandes vocales plus tard, et l’homme était déjà en train de propager un message aux Jokers: “Attention, ici Pintsize. Je suis en visite à la vieille gare abandonnée - et j’aurais besoin de renforts. C’est…” Une respiration. “...C’est de mon côté de la rue. Nébulon. Je pensais l’avoir détruit il y a un an, mais clairement j’ai du manquer une nanomachine. Je vais avoir besoin de support. Possibles victimes civiles.”
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MessageSujet: Re: Friction (Elena, Freya) Mar 9 Oct - 10:06

ft. tom et freya aka pintsize et peace maker

friction

Je me plaque contre le mur de briques, mon arme relevée au niveau de mon visage. Les opposants n'arrêtent presque pas de tirer, du moins, dès qu'ils me voient. Mais il me faut leur faire face, je dois bien les arrêter d'une façon où d'une autre, et je ne peux pas foncer dans le tas sans me retrouver criblée de balles. En tournant la tête, mes yeux tombent sur un banc. Mmh, trop risqué. Puis un pot de fleurs au milieu de la rue. Mais il est un peu loin. Si je me démerde bien, il fera une couverture parfaite. Alors je me lance. Aller Elena, respire un grand coup, et c'est parti, tu penses à rien, tu fonces juste. Dès que le bout de mon nez est à découvert, les tirs reprennent. Mais par une habile roulade, je me retrouve derrière ce fichu pot de fleurs. Pas le temps de reprendre son souffle, si j’attends trop, ils vont changer de position. Accroupie, je pivote donc sur la pointe des pieds et sors à moitié de ma cachette, arme tendue. Je vise. Je tire. Je touche ma cible à l'épaule. Puis la suivan-

Une balle me touche en pleine poitrine. Je meurs.

Les lumières s'éteignent, les coups de feu s'arrêtent, les textures disparaissent, les reliefs s'évaporent. Je me relève en grognant. Cette simulation ne vaut pas un sous. Je ne suis pas faite pour tirer avec une arme à feu et cet entrainement ne mène à rien. Je ne réussi jamais la mission, c'est toujours ce con à droite qui me tue, ou je ne sais quel autre opposant qui arrive par derrière. Ras le cul. Je n'ai même pas d'armes à ma ceinture d'héroïne, de toute façon.

C'est au moment où je range les lunettes virtuelles et le flingue que mon bracelet s'allume. Je grommelle mais décroche, et écoute attentivement la déclaration de mon collègue. Mh. Tom a besoin de renforts. Je réponds dans la foulée. ▬ Ici Shapeshifter, je suis prête, j'arrive mon Pinty j'suis là dans quinze minutes, je pars tout de suite. Je coupe la communication et c'est parti. Le temps d'enfiler chaussures, hoodie et masque noir, d'attraper un donut en salle de pause et je saute sur mon overboard pour foncer tout droit direction la partie abandonnée de notre chère ville. Cette vieille gare me manque beaucoup, je me demandais ce qu'attendaient les autorités, à la laisser se décomposer comme ça. Mais s'il y a de la criminalité là-bas... ça explique peut-être pourquoi les travaux n'avancent pas.

La ville défile rapidement sous mes yeux. Je slalome entre les voiture, les passants, coupe à travers le parc, et rapidement je commence à apercevoir les débris tristement familiers de cette partie laissée à l'abandon. ▬ PINT? Je le cherche des yeux vaguement sans rien trouver, et décide donc de m'enfoncer un peu dans les ruines pour le rejoindre. Traverser ces dernières en overboard n'est pas chose facile et je termine à pieds. Finalement je l’aperçois, entre deux piliers tordus. Je l'appelle, un bras levé. ▬ Pint! Je suis là. Malgré les gravats qui jonchent le sol, je le rejoins, levant la tête pour le regarder dans yeux, les mains sur les hanches. ▬ Alors, besoin d'aide? Un fin sourire étire mes lèvres.
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MessageSujet: Re: Friction (Elena, Freya) Mar 9 Oct - 14:28


En se frottant les yeux, il peut presque se revoir se lever chaque matin avec l'envie pressante de raser sa barbe avant de se lancer aux exercices matinaux du régiment. Mais dès que ses poings s'écartent de ses paupières endormies ; Il réalise à nouveau que cette habitude appartient à une vie dont il n'est plus l'acteur. Une douloureuse réalisation – Un jour, se lever avec un six-pack, un bon mètre quatre-vingt dix et les traits angéliques supérieurs que dieu a tracé pour symboliser la forme ultime de l'humanité.... et quelques générations plus tard, tout ce qu'il reste est l'ombre d'une renommée néfaste, vaguement attachée à un gnome ressemblant plus à une fillette qu'à un combattant de la (supposée) race maîtresse. Cette réalisation lui laisse un sale goût dans la bouche, alors qu'il observe son reflet dans le miroir, cheveux débraillés et chemise de pyjamas suffisamment grande à elle seule pour couvrir torse, cuisses, et l'intégralité de ses mains. Il soupire, tournant les talons et faisant face à une créature qui n'eut certainement pas connu ce trouble de croissance – clairement pas. La réalité en est que malgré leur claire différence de gabaries ; ces deux là étaient bel et bien mariés. Même si la simple idée de la voir s'arquer en avant pour déposer un baiser sur sa joue, l'emplie d'un certain sentiment d'infériorité.

Mais c'est aussi pour ça qu'il l'a choisie : Viktoria Blumme, seule cantinière de l'armée dans laquelle Freya incarnait le rôle du Big Boss terrifiant ; Elle fut aussi la seule femme à être capable de lui rectifier le portrait devant l'ensemble de l'armée de son supérieur après qu'elle ai reçu une critique sur son porridge. Rien que re-penser à ce moment d'humiliation, le nabot en oublie sa frustration précédente, sourit et s'étire. La jeune femme aux longs cheveux bruns et aux grands yeux bleus semble également souffrir du même syndrome de coiffure-matinale, mais arrange ce soucis bien plus rapidement que son mari. Elle semble aussi bien plus éveillée que ce dernier.

- Ta montre a sonnée il y a quelques minutes en arrière, Frey. Tu comptes aller travailler aujourd'hui ?..
- « Travailler » hein...

La frustration semble revenir. C'est vrai - « travailler », pas « être déployé ». La simple idée de faire partie de ce système de clowns en spandex, volant au secours de la veuve et l'orphelin, suffit à lui faire regretter d'avoir accepté cette position. Parce que décimer des postes de contrôles terroristes à coup de mortier lui manquait, ou bien parce que côtoyer ces bouffons toute la journée le mettait de mauvaise humeur – il hais ce job, probablement autant que ses collègues le détestent. Ses mirettes azurées reposent sur la table de la cuisine, ignorant le chant nonchalant de sa magnifique épouse. Sur la table, réside le dispositif qu'il pourrait tout aussi bien appeler « collier de chien » en considérant le fait que chacun de ces appels peut aisément être considéré comme une invitation à jouer au paintball. Il se saisit du bracelet trop grand pour son frêle poignet, le levant devant ses yeux pour lire le message. Une traduction audio-vers-texte réalisée automatiquement à cause du délais de réponse (ou simplement par la désactivation des notifications bruyantes et casse-pieds qui interrompent ses...  « activités maritales »). Le message comporte déjà une réponse de la part du Joker « Shapeshifter ». Le point d'origine du message vient en revanche d'un autre collègue dont le sobriquet lui est complètement inconnu, « Pintsize »...

Rien que lire ce nom lui donne l'impression que dieu se fous de sa gueule de manière quasi-routinière. Il grince des dents avec mécontentement. Rangeant la montre dans une poche de son haut de pyjamas, croisant les bras sous son torse, penchant la tête sur le côté alors qu'un sourire narquois se dessinait sur son visage ; adressant son épouse sans pour autant lui faire face.

- Vik, te rappelles-tu de notre premier rendez-vous ?
- Ah !? Euh... oui, tu es arrivé en retard, et euh.. j'ai été un peu en colère alors j'ai euh...
- Complètes ta phrase, Cantinière.
- Je t'ai un peu tapé.
- Avec une chaise.
- Mais je me suis excusée ! Tu m'en veux encore après tout ce temps !?
- Ne sois pas ridicule.

Le petit démon de la Bastille fait un tour sur lui-même, écartant le diamètre de l'élastique pour attacher ses immenses mèches dorées en son habituelle queue-de-cheval touffue ; adressant une frimousse perverse face à son autre moitié, dont les joues rosirent progressivement.

- Je me demandais simplement comment est-ce qu'une bête si violente pouvait endurer cette activité de bon-samaritain au jour-le-jour.
- Je pense que tu peux être très mignon quand tu es gentil avec les gens !
- Quelle hypocrisie. Soit, je vais jouer le superhéros, mais en retour.. j'attends une rétribution plus cordiale qu'un simple baiser sur la joue.
- C'est à diiiiiiire.... ?

Se débarrassant de son haut ; le petit blond attrapa ses affaires, marchant doucement vers la douche. Main en l'air, son indexe et majeur levés. Un « signal » qu'ils utilisaient lors de leur relation inavouée durant leurs années d'armée. Rien qu'à voir ce geste ; le teint de la jeune femme vire à la tomate. Si Freya devait volontairement se jeter dans un guet-apens susceptible de ruiner sa journée, il voulait s'assurer que sa récompense soit top-notch.


Et une dizaine de minutes plus tard, il est en route. Le GPS indiquant la position du signal de détresse ; l'ex-militaire en regrettait presque d'avoir choisi un quartier aussi proche des propriétés des péons sans argent. Une décision de pratique, plutôt que de besoin – Le plus loin il réside des activistes et figures politiques, et le plus il aura de chances de traverser la rue sans qu'une nouvelle vidéo ne soit tournée autour de sa mauvaise presse.

Mais pénétrer en ces lieux, a la mauvaise habitude de lui donner des nausées. Pas qu'il soit entièrement dégoûté par la pauvreté (autrement il n'aurais jamais pu traverser autant de villages désolés) ; mais le manque de volonté des gens qui y habitent... ça, le rend malade. Un regard à droite et il peut voir une famille brisée – écœurant, manque d'ambition pour un meilleur travail, manque d'ambition pour trouver un partenaire adéquat pour élever le reste de la famille... pourquoi est-ce qu'il se décarcasse à affronter les dangers pour sauver ce genre de parasites sociaux ? « Promotion, promotion » .. rien que le sens du mot a l'air de s'être complètement perdu quelque part entre « Esclavage » et « Volontarisme » dans cette fichue ville de Laurel.

Sur son passage, les gens montrent deux comportements distincts. Ceux qui ne le connaissent pas, sont intrigués de voir un nabot se balader en combinaison militaire, avec dans le dos un fusil mitrailleur presque plus gros que lui ; l'air médusé et mécontent d'être là. Ceux qui l'ont déjà vu, ne montrent pas plus de signes de confusion qu'ils ne montrent de précautions à son égard. Ils se poussent, inquiets, curieux de savoir qui est le malheureux criminel qui allait finir criblé de balles ou réduit en charpies sous l'une des nouvelles démonstrations de force du Joker aux méthodes cruelles. Donc d'une certaine manière, le dégoût est mutuel. Même si à la fin de cette traversée, le seul à en tirer un semblant de satisfaction, est le petit con au sourire vicieux.

Et après une bonne dizaine de minutes de marche, il est là, face à la gare ; yeux plissés et bouche grande ouverte alors qu'un bâillement vient perturber sa balance. Pas de coups de feu, pas de cris, pas de panique où que ce soit...

- Ugh.. ça va être « ce genre » d'interventions, huh...

Il regrette déjà sa décision. Le deal d'échanger une bonne action contre les vices intimes de sa partenaire, n'est clairement pas équilibré à la douleur anale qu'une inspection de cadavres allait lui donner. Néanmoins, il avance, marmonnant dans sa tête de multiples jurons, alors qu'il enjambe les marches avec une lenteur symbolique de son envie d'être ici. Aussi longtemps que personne ne se fait déchirer en morceaux par un Goliath hors-de-contrôle, il n'a aucune raison de faire de sa présence une exclusivité. Et c'est avec en tête quelques multiplications approximatives de son chèque futur pour ses bons et loyaux services, qu'il finit par apercevoir les deux jokers sur place. La gare... un lieu encore plus délabré et puant que le reste du chemin qu'il a traversé pour s'y rendre. Peut-être que le cadavre étalé au sol, devant les deux représentants de la justice, a quelque chose à faire avec l'odeur putride qui eut dominé cet endroit. Il aurait largement préféré l'odeur rustique d'un endroit abandonné ; mais aujourd'hui, c'est une session CSI.

Shapeshifter était là, main sur la hanche, pose quasi-triomphale en s'introduisant à l'émetteur du signal. Même si, de là où il se trouvait, le seul type d'introduction à laquelle Freya voulait s'adonner, avait un sens beaucoup plus pervers que courtois. Peut-être qu'il devrait arrêter de laisser ses mirettes angéliques se poser sur le derrière d'absolument chaque humaine un-temps-soi-peu entretenue. Il grimaça et dévisagea le second acteur de la scène – Un type aux cheveux noirs quelque peu hérissés. Mise-à-part son build, il semble bien peu menaçant. L'éclat dans ses yeux est pur – la vue du cadavre semble évoquer un sentiment de tristesse ou de responsabilité. Le type de sentiments que le petit blond avait laissé tomber depuis bien des années ; le même type de regard qui sépare un héros de « peu importe ce que Freya est ».

Observant le cadavre du coin de l'oeil ; le nabot marche également dans sa direction. Son équipement fait plus de bruit que ses propres pas sur les pierres usées ; de multiples « clacs » mécaniques notifiant ses collègues de sa possession d'armes létales. Il ne connait que l'un d'eux de nom ; l'autre – Pintsize – est un total inconnu, et au vu de sa taille ; ce sobriquet sonne comme une gigantesque insulte à sa propre position sur l'échelle de mesure.

- Un bien triste endroit pour passer l'arme à gauche. Mais c'est à l'image de la basse-populace.

Seulement quelques secondes en scène, et il ne peut réellement pas s'empêcher d'être déplaisant. Peut-être est-ce une pique indirecte envers ce système de clown qui dérange ses jours de congés qu'il pourrait passer à parcourir la ville pour se moquer de la veuve et l'orphelin.

- Oubliée, défigurée, pourrie, dépourvue d'ambition...

Il sourit, yeux rivés sur le cadavre aux améliorations technologiques.

- Mais hey, notre meurtrier a au moins eut la gentillesse de lui laisser un peu de ferraille. Loin de son mug de collecte, mais c'est l'intention qui compte.

Difficilement le héros idéal pour la situation ; mais il n'était pas là pour se faire des amis de toutes façons. Le sarcasme suffira à calmer sa frustration temporairement – reste à voir ce que ces deux là comptent faire, autre que regarder la dépouille d'un cadavre malodorant.
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MessageSujet: Re: Friction (Elena, Freya) Dim 14 Oct - 3:29

Elena - Shapeshifter, soyons polis, c’était après tout une rencontre de superhéros, collègues ou non - était la première à arriver. Avec le masque, les habits confort, et le style et l’aisance d’utilisation sur l’hoverboard, c’était difficile d’oublier que plus souvent que chose, elle pesait plus ou moins 115 kilogrammes de brutalité ursine. Dans tous les cas, considérant ce qu’ils allaient faire face, c’était sans doute nécessaire d’avoir cette brutalité: Tom connaissait son nemesis et ses méthodes par coeur, et vice versa. Et ces victimes à moitié mutilées et transformées en arme ou en ressources… La cruauté de faire ce genre de truc était impardonnable, même pour une intelligence supposément rationnelle.

“Hey,” un petit salut de la main alors qu’il s’approcha, enlevant sa capuche et serrant la main de son allié, “Pooh Bear. Merci de venir. C’est… Personnel, mais je pense que sur le coup je vais avoir besoin d’aide.” Il pouvait pas s’en empêcher - impossible de ne pas retourner le regard en direction des arches d’entrée de la gare, l’architecture de style Art Nouveau rouillée et usée au point d’en être corrompue. “Tu me connais, j’aime pas trop… Mettre des gens en danger quand c’est moi qui suis à l’origine du problème, mais faut que je me rende à l’évidence: c’est plus gros que moi.”

Et le deuxième collègue arriva. Quelqu’un qu’il connaissait moins.

C’était… Un arsenal gigantesque enrobé autour d’un corps diminutif. Apparence androgyne, mais propos classistes et franchement amoraux face au cadavre à quelques pas derrière eux. Génial. Automatiquement, Tom était évidemment dubitatif: il savait ne pas se fier aux apparences, mais sur le coup, un enfant sur le champ de bataille, recouvert d’armes à feu, c’était un peu distrayant, voire même déséquilibrant. Mais bon, les Jokers c’était des professionnels, pas vrai? Même si apparement - et il alluma et se souvient d’une conversation assez vicieuse avec les directeurs de l’organisation à ce sujet - que les Jokers embauchaient des criminels de guerre vu “la situation tendue du moment”. Apparement, le criminel était format gremlin. Et puis, après tout, “il offre des bons résultats, il fallait bien s’y faire, le monde évolue dans une direction brutale, nous devons nous aussi assumer une position de puissance pour combattre les criminels plus agressifs.”

Ouais, bonne blague.

“...Et Peacekeeper est là. Cool.” Pas cool du tout. Petit soupir et balancement des bras pour se détendre. Nah, ça marche pas, Tom, t’as juste l’air d’un imbécile. “Heu. Bon. Je pense que c’est la première fois qu’on se rencontre. Je m’appelle Tom Spiegelman - le software du communicateur, c’est de moi. J’ai aussi quelques petits gadgets de créés offerts au reste de l’équipe.” Petit scan rapide de ce que le goblin porte à la ceinture. “...Sauf que clairement, vous en avez pas besoin. Chouette.”

Autre soupir. Tom se retourna pour regarder la porte d’entrée de la gare, laissée grande ouverte depuis presque deux ans. “Bon, petit debrief pour expliquer la situation aux nouveaux - il y a peut-être dix ans, mon père et moi on travaille sur une nanomachine autoconstructrice qui pourrait être utilisée en situation médicale pour créer des liens entre atomes séparées et recréer des liaisons cellulaires en utilisant le processus de Lindholm-Maccolta, qui génère de l’énergie en- pardon, réflexe, la nanomachine aurait servi à rattacher des membres coupés ou arrachés,” et il offrit un sourire gêné aux deux Jokers. “Le problème c’est que l’IA a réagit étrangement avec sa source d’énergie, la Microcule que j’utilise, et a automatiquement décidé que l’humanité vallait pas le coup. Dans sa fuite, elle a explosé le labo et a tué quasiment tout le monde, sauf moi et quelques membre du staff qui n’étaient pas de le laboratoire à son activation.”

Se retournant et pointant la gare - et, du coup, le cadavre recouvert de tubes et de valves - avec le pouce, il continua: “Je le talonne depuis des années. Chaque micromachine sous son contrôle est techniquement Nébulon lui même - donc la détruite est un processus quasiment impossible. La dernière fois, j’y suis presque arrivé, mais j’ai laissé quelques exemplaires partir sans le vouloir. Au moins, elle est pas destructrice en taille diminué, ou au moins pas comme moi,” et il tapa sa montre blanche comme si ça expliquerait tout au nouveau membre, sans entrer dans les détails, “mais il reste malgré tout adepte à… Réutiliser du matériel organique pour créer des drones sous son contrôle. Je pense que l’homme qui est derrière nous est utilisé comme bio bag - Il se sert des minéraux et autres molécules présentes dans le corps humain pour créer de nouvelles versions de lui-même, et pour construire des chassis plus importants dans lesquels il peut monter - et c’est là qu’il est plus dangereux, quand il a des centaines de drônes bio-mécaniques sous son contrôle. Pour lui, c’est des kamikazes - il est techniquement omniprésent, et si ça se trouve, le “cerveau” de l’opération est même pas ici. Mais clairement, il commence à se créer un arsenal dans un quartier où quasiment aucune autorité ne se pointe, et où des gens sont portés à disparaitre, et...”

Tom soupira. Il aimait pas vraiment penser aux vies perdues dans ce genre de processus. Mais pas le choix, c’était son erreur, ou au moins, il en était l’héritier. Pas le temps de rigoler. Ouvrant sa poche, Tom sorti un trio d’écrans, plus petits qu’un téléphone portable - un simple radar. “Okay, je pense qu’on devrait se tenir ensemble malgré tout, parce que la dernière chose qu’on veut, c’est être un contre douze de lui, mais au cas où, j’ai un tracker de Microcule pour nous tous - si on se perd, on peut simplement utiliser le système pour se retrouver. Si vous regardez,” et l’écran beepait à chaque fois que le rayon passait en direction de la gare, une quantité assez intense de points bleus apparaissant sur l’écran, “il y a une quantité assez intense de radiation Microcule qui provient du sous-sol de la gare. Donc… On va devoir y aller, quoi. Des question?”
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MessageSujet: Re: Friction (Elena, Freya)

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Friction (Elena, Freya)

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