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A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva]

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MessageSujet: A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] EmptyMer 6 Mar - 14:40

Vous savez, il y a un schéma récurrent dans ma vie, ma nouvelle vie du moins. Chaque jour où je penses pouvoir être tranquille, je me fais kidnapper par mes deux amies complètement tarées. Le pire, c'est que personne ne vient me sauver, vous vous imaginez la galère ? J'étais en train de dormir sur le canapé, une peluche entre les bras, quand tout d'un coup, deux furies surexcités au sucre m'ont attrapé les bras et emmenés de force à une exposition sur le monde sous-marin.

Pourquoi je me fais toujours ballotter dans toutes les directions moi ? J'ai l'air d'être une peluche ? Malheureusement je n'ai pas la force pour me défaire de ces deux monstres d’égoïsmes et d'énergie, je suis donc bien obligée de les suivre à chaque fois. Manque de bol, mes pouvoirs sont grandement diminués aujourd'hui, vous savez quoi, je vais juste m'endormir.

Oui oui, m'endormir comme ça alors qu'on est dehors et qu'il est sans doutes 22 heures passés - oui c'était une exposition nocturne - qu'est-ce que vous croyez, je suis une gamine folle.Elles n'auront pas ma motivation à ne pas dormir ! Qu'elles me laissent dehors ou qu'elles me portent, moi je suis complètement gagnante ! Jusqu'à ce que je me réveilles dans une fontaine.

- Debout feignante hihihi.

Oh les pêtasses, elles ont osées.

- Courez.

- Tu vas faire quoi sinon ?

- Je vais installer une niche dans ton cul et y faire aménager un chien.

Le tout pour paraître en colère, c'est d'être calme, mais de balancer des menaces sérieuses, mais semblant invraisemblable. Il n'a suffit que de quelques minutes pour que les deux fautives courent vers la maison.

Je suis complètement trempée, il me faut des vêtements. Sortant de la fontaine et ne faisant pas intention au froid qui mort mon corps, je me diriges vers la rue commerçante. Il doit bien y avoir une boutique ouverte non ? Eh bien non, c'est bien ma veine. Je regardes à droite, je regardes à gauche et je plonges dans mon miroir de poche pour ressortir par un miroir dans le magasin, avec mon masque de louve de Venise et mon costume.

Je dois avant de le retirer, détruire chaque caméra, une fois ça fait, je range mes vêtements et cherche d'emblée des sous-vêtements pour couvrir mon joli petit postérieur. J'aimerais bien me regarder dans le miroir pour savoir si ça me va, mais mon reflet s'est fait la malle. Où ça ? J'en ai aucune idée, le lien entre moi et mes reflets ne peut-être plus flou qu'en ce moment, peut-être qu'il dort quelque part dans le lit d'une belle princesse, peut-être qu'il fait plus que ça. Aucune idée.

Je choisis une petite robe noire et sort mon porte-feuille de mon miroir de poche, je regarde l'étiquette et sort la somme indiqué, puis un petit pourboire en plus, faut croire que je suis pas de si mauvaise humeur malgré le sale coup que m'ont fait les filles. Je poses le tout sur le comptoir lorsque mon regard en croise un autre.

- humm, bonjour ? Bonsoir peut-être ? Je suis dans la merde c'est ça ?
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Evangelyne Ing Wen
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MessageSujet: Re: A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] EmptyMer 6 Mar - 16:18

“Retouche encore une fois à ce bras Booners et je te jure que je t’arrache les yeux”

“Tu veux parier ? Car moi je suis persuadé que tu le fera pas.”


“Ah ouais ? Et pourquoi ?”


“Je doute que tu puisse envoyer voler les 3 personnes qui te plaquent contre la table.”

“Attendez que mon bras aille mieux et ... PUTAIN BOONERS J’VAIS TE TUER.”



Je suis persuadée qu’à ce moment précis, les quelques élèves qui gambadent à côté de cette infirmerie se demandent ce qu’il se passe. C’est pourtant simple. Le doc de l’école est en train de me trifouiller le bras, cellule par cellule, sans anesthésie. C’est pour ça que je gueule. C’est bien beau d’avoir un pouvoir qui permet de réparer toute les blessures quand on à pas des doigts de fées, ça sert à rien. Du coup, je grogne depuis une demi-heure, proférant des insultes à Booners et à Camille, qui me bloque contre la table avec son verre. Si je gueule assez fort, il va lâcher, et je pourrais leur en coller une. Y’a deux autres types aussi, des surveillants. Et si y’en a un qui fait le fou, je le bouffe. Gueuler, ça me permet aussi de pas trop douiller, c’est un moyen comme un autre de pas tourner de l’oeil quand on touche à ses nerfs. Littéralement. Et honnêtement, ayant pour habitude de me blesser régulièrement, c’est rare que ça fasse aussi mal.
   Les minutes passent, presque une heure à me faire trifouiller le bras tout en me cassant la voix. Et au bout d’un moment, c’est enfin terminé. Je suis en sueur, essoufflée et claquée, les larmes aux yeux. Booners s’affale dans son siège, plus ou moins dans le même état. Il se recoiffe d’un mouvement de main. Avant de planter ses iris dans les miens, injectés de sang à cause de la toute la tension.

“Bordel . Je voudrais te tuer que j’y arriverais pas, t’es vraiment une putain de mauvaise herbe Eva.”


Je me redresse difficilement, avec l’aide de Camille. Les deux pions me fixent. S'ils continuent, je leur insulte leur mère. La guerre de regard ne dure pas longtemps, je suis victorieuse.

“C’était nécessaire l’absence d'anesthésie ?”


“Ton bras était dans un état horrible. On avait pas le temps pour ça, et tu perdait beaucoup de sang. Morceaux de métal dans les veines, ruptures de certains nerfs. Peau brûlée au 3e degré. Os en miette. J'espère que le directeur va te punir comme il faut, si j’avais été absent, tu aurais perdu ton bras.”

Face à cette remarque, je ne sais pas trop quoi dire. Il à raison. J’ai eu beaucoup de chance. Et dire que tout est parti d’une erreur de calculs. Je baisse simplement les yeux, marmonnant un juron, bouffée par l’idée de m’être plantée aussi fort.

Plus tôt dans la journée, j’étais en train de travailler sur ma nouvelle pièce d’équipement. Des gantelets transformant l’énergie cinétique en force de poussée. Des sortes de réacteurs miniatures. Des réacteurs de vaisseau spatial, miniature. J’étais en train de tout lier et modifier, oubliant peut être une règle de physique ou deux, avant d’essayer de le tester sur le terrain. Je me suis placée face au vide, ai mis mon bras en avant, et ai utilisé mon pouvoir le plus violemment possible. Et au bout d’un moment crack, ça a explosé. De l’épaule jusqu’aux doigts, tout était en miettes, avec des morceaux de métal dans le bras. “Heureusement”, le bruit à alerté quelques surveillants et élèves, dont Camille qui devait me rejoindre. Ils m’ont attrapés, et ramenés à Booners.

Booners, c’est un des types que je suis le plus susceptible de voir dans une semaine. C’est le médecin scolaire, celui qui répare les grosses blessures avec son pouvoir. Et vu que je fait du combat Réel tous les mardis, il arrive que je me fasse mal. Ce dernier se lève, exténué d’avoir opéré, comme ça, à vif, sans préparation, et me tends des cachets.

“Pas besoin, douiller ça me permets de pas oublier ma connerie”lui dis-je, assez énervée comme ça.

Mais lui, au lieu de simplement insister mattrape la gueule et y fourre les deux cachets. Sa poigne est assez vénère, ça se voit que c’est un ancien militaire. Je m’étouffe quelques secondes, avant de l’insulter de nouveau, puis retourne s’asseoir dans le plus grand des calmes.

“Bon, évite de trop toucher à ton bras. Je pense que dans trois jours il sera comme neuf, après tout, je t’ai pas torturée pour rien. Si tu va t’allonger et te reposer sans faire d’histoire, je n’en informerait pas Monsieur le Directeur.”

Il est sympa Booners. Je pense que notre relation Docteur Grande brûlée hebdomadaire fait qu’il m’apprécie à force. Et même si je l’insulte plus que de raison, je l’aime bien aussi. Il me couvre assez régulièrement, alors je ne vais pas trop tirer.

“Merci.” lui réponds-je

Il me fixe, comme toute les personnes dans cette putain de ville lorsque je les remercie. Étonné et amusé. Mais je n’y fait pas attention, je me dirige d’un pas tremblant vers un lit. Je reste quelques minutes à discuter avec Camille, le temps que les médicaments fassent effet. Je lui explique ou c’est que je pense que ça a merdé, et que je recommencerais la semaine prochaine, quand je retrouverais le matériel pour. Lui me fait la moral comme quoi j’aurais pu mourir à faire ça sans personne à proximité, que rien ne pressait et que je n’avais pas besoin de prendre autant de risques pour garder mon rang de numéro 1. J’entends ce qu’il me dit, et je m’en veux de l’inquiéter, chose que je lui dit, à demi mot, en me retournant, profitant du bruit généré par les draps pour camoufler mes excuses sincères. Mais au fond il à tort. Je n’ai pas le temps. Trop de familles se retrouvent déchirées à cause de la mort de policiers ou de Jokers. Trop de vies sont brisées par les criminels. Je veux que ça change. Et je veux changer ça maintenant.
   La discussion continue jusqu’à ce que je m’endorme, comprenant que le second cachet était un somnifère.

Et puis je me réveille difficilement, mon bras est encore douloureux. L’endroit est sombre. Je me hisse difficilement hors du lit, remets mes chaussures et part en quête de quelqu’un. Je jette un oeil à l’horloge. 22h. J’ai trop dormi. En dessous de celle-ci, un petit papier accompagné d’un paquet.

“Si tu te réveilles avant demain, je t’ai laissé de quoi manger. Camille.”


Je sens mes joues chauffer face à cette attention. Je me bloque quelques secondes et déchire la note, histoire de faire disparaître les preuves. Et de mon seul bras valide, j’ouvre le paquet. Une autre note.

“La bouffe est dans le frigo à analyses. Camille”.


Je me dirige vers le frigo, apercevant au passage de nombreux dessins sur mon plâtre. De la nourriture est dessinée. De la pâtisserie. Du sucre. Je veux du sucre. Et qu’est-ce que je trouve dans le frigo ? Une autre Note.

“Ton repas est dans l’autre frigo. Edwin”.

Je pousse un juron. Et tourne ainsi en bourrique pendant un moment à cause de Booners, au total, les 14 notes me font prendre conscience qu’il s’est ennuyé en fin de journée. Au final, mon repas se trouve dans une glacière, sous mon lit. Et à l'intérieur, un milk-shake Vanille-Caramel. Seule bonne nouvelle de la journée. J’attrape mon saint Graal, et me dirige vers la sortie. Depuis l’année dernière, j’ai du mal à prendre conscience si une porte est verrouillée ou non. Je l’ouvre c’est tout. Je me dirige vers mon casier, afin d’attraper mes rollers. Mon dieu que ces choses sont difficiles à mettre avec un seul bras. Et une fois debout, paille dans la bouche, je me dirige sans effort vers chez moi.
   Je décide de couper par le centre. Il est assez tard et je préférait finir ma nuit rapidement. J’avance et profite de l’ambiance de nuit. Il a beau faire froid, c’est très plaisant. Les lumières défilent devant mes yeux. Mauve, blanc, rouge. Ce Milk-shake est une tuerie. Mais au détour d’une rue, j'aperçois du mouvement. C’est normal en théorie. Voir du mouvement dans une boutique. Sauf la nuit, et quand elle est fermée. J’observe longuement. Il s’agit d’une nana, à peine plus jeune que moi qui s’habille. Elle est trempée, très peu habillée. Ah non, pas habillée du tout. Dommage que la nuit ne me fasse qu’entrevoir sa silhouette. Je décide donc d’entrer.

Je pose mon coude contre le vitre, fixe l’alarme au loin. Le bouton passe du rouge au vert, et la porte se déverrouille. J’avance lentement, toujours sur mes rollers, milkshake à la bouche, mordillant le bout de la paille.

Je la surprends. Elle ne semble pas rassurée. Je jette un oeil sur le comptoire, elle à payé. Je ne suis pas d’humeur à retourner la tête d’une gamine en dèche.

“Salut. Je sais pas, ça dépends de toi. Si tu sors d’ici maintenant, je veux bien m’engager à t’écouter, sinon, tu finiras ta soirée soit à l'hôpital ou en prison.”
lui-dis je d’un ton froid, mais pas trop agressif. Simplement agacé.

Je me glisse derrière elle, et l’incite à sortir, verrouillant et réactivant l’alarme derrière moi.

“Je suis curieuse de savoir comment tu es rentrée, et surtout comment ça se fait que tu es trempée."
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MessageSujet: Re: A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] EmptyMer 6 Mar - 19:59

Et me voilà encore en train de me faire pousser quelque part, c'est pas poli ! Mais bon, j'ai eu les habits que je voulais, c'est déjà ça. Une petite robe noir au bas déchiqueté, donnant l'impression d'avoir était dans un broyeur. Des collants noirs également, striés de rouge en forme de cicatrices cousues. J'aurais bien aimé avoir les chaussures assorties, mais je me suis fait poussé vers l'extérieur, pas grave, je les retrouverais. Dans mes cheveux j'ai trouvé une petite broche rouge avec trois pics en métal, je l'ai mis sur mon coté droit pour laisser mon coté gauche avoir un petit ruban. Juste ce don j'ai besoin pour rentrer en faite, j'ai pas était trop gourmande.

J'ai tout de même caché quelque chose, dans ma bouche je cache précieusement un tout petit miroir, suffisamment petit pour que je puisse parler sans qu'on puisse le remarquer, mais surtout sans aucune fêlure dessus. Même si mon reflet n'est pas là, ce miroir est un peu ma botte secrète. Depuis les événements avec Btoom, je me dois de garder ce genre de petit tour, j'en ai pris conscience, je suis une magicienne au pouvoir d'une polyvalence inné. Plus je laisserais mon âme et ma folie s'en imprégner, plus forte je serais.

- Hey ! Me pousse pas autant ! Un peu de pitié pour mes pieds le sol est super dur avec eux !

Une fois en dehors de la petite boutique, je m'étires, ça fait craquer mes os au passage et me fait sourire. C'est un réflexes que j'ai pris, sourire lorsque mes os se brisent ou font du bruit. Pourquoi ? J'ai passé deux mois dans un enfer où je pouvais mourir jusqu'à six fois par jour, mais mourir était le plus beau cadeau qu'on me faisait là-bas. En mourant, pour un court instant, je n'avais plus mal, je ne sentais plus rien, n'entendait plus rien. J'avais l'impression que mon corps se lavait de tout ce qu'on me faisait et des irrégularités de mon esprit. En un sens, ne suis-je pas après chaque mort une version plus aboutie de moi ? La nature sélectionne ce qu'il y a de plus utile à la survie d'une espèce d'une génération à l'autre, les dons ne sont qu'une nouvelle variable, en suivant cette sélection, ne suis-je pas la Kaga qui peut survivre plus que toutes les autres ?

Je perds ma peur à chacune de mes renaissances, je perds ma conscience à chaque fois et ait l'impression que mon pouvoir se renforce, ce serait de la sélection naturelle, mais à l'échelle d'une personne. Grisant n'est-ce pas ? Cela me donnerait presque envie de mourir en boucle pour voir à quel point je serais forte, mais faire ça attristerait mes deux traîtresses, je veux leur faire plaisir avant tout, peut être qu'en me retrouvant je pourrais essayer de me séparer en deux, cela mérite réflexion.

- Version courte : Je me suis endormie, mon amie m'a portée puis jetée dans une fontaine. Je me vengerais la veille d'un de leurs examens.

Regardons la jeune rousse devant moi: Cheveux rougeoyants, rollers aux pieds, semble avoir une affinité avec le rouge, casse-cou, particulièrement imbue d'elle même, une brute qui préfère sa notion de bien à la notion épurée de justice imposée par les lois. Elle tape pile dans ma ligne de mire. D'un mouvement de tête, je regarde ses yeux à l'iris sanglante, je suis tellement près que je ne pourrais voir que ça de toutes façons. Je serais d'avis de l'importuner ou de flirter avec elle, mais je ne suis pas avec mon reflet,  il faudrait attendre minuit pour ça. Que faire que faire, elle a demandé que je lui expliques comment je suis rentré non ?

- Tu veux vraiment le savoir ? Tu ne t'es pas présentée et tu ne m'as pas dit comment tu es rentrée, ce serait dans mon droit de ne pas te le dire non plus. Mais d'un autre côté que serait une magicienne sans public à impressionner !

Je me redresses pour laisser un peu plus d'espace entre nos visage, puis touche le sien avec ma main. Elle a pas la peau plus douce que ma Judah, mais elle est agréable au toucher, un peu plus en chaire que celle des lycéennes anglaises, c'est parce que les américaines mangent plus ? Toujours est-il que pour mon tour de magie, j'ai besoin de ses yeux. Sans perdre de temps, je rentre mon doigt dans le reflet de son oeil, puis un autre. Cela doit-être étrange, elle voit que je suis dans son oeil, mais ne sent rien, rien de déplaisant du moins. Je ne fais que supposer, mais étant en "phase" avec les miroirs, je doutes que je les blesses quand je les utilises, cela ne colle pas à la nature de mon pouvoir, ni à la mienne.

Je sors vite de son œil une aiguille de fer et la lance d'une pichenette à la verticale. Un petit moment planes avant qu'elle ne retombe directement sur moi et que je fasses mine de l'avaler, en la faisant disparaître dans le miroir de ma bouche. Un peu de mise en scène et mon pouvoir devient un enfer à comprendre. Je craques les os de ma main, mais ne laisse pas ma main partir du visage de la rousse, j'avais oublier à quel point le visage des autres filles était agréable à toucher, ça fait du bien presque. Par contre au vue du caractère, je vais éviter de le faire trop longtemps, je vais perdre mes doigts sinon.

- Désolé je m'suis emporté. Je suis une magicienne mais ça grignote ma tête et j'ai des vides de temps en temps.

Pas totalement faux si on y prête bien attention, cela m'arrive aussi de temps en temps. J'ai pas envie d'effrayer les gens à cause de ça, pas tout le temps du moins. Là j'ai pas envie, je dois pas me faire tant remarquer que ça. Je joues donc avec mes pouces en espérant ne pas l'avoir effrayé.
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Evangelyne Ing Wen
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MessageSujet: Re: A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] EmptyJeu 7 Mar - 10:06

Ca va, elle n’est pas trop réticente à l’idée que je la balance en dehors du magasin, même pieds nus. Elle s’en plaint d’ailleurs, mais un haussement de sourcil lui fait rapidement comprendre que je m’en tamponne le coquillard. C’est pas mon problème si elle a préféré “acheter” des barrettes plutôt qu’une paire de pompes. Mais j’avoue qu’en sortant, je me rends compte à quel point il fait froid, et surtout pour une nana en petite tenue et toute mouillée.  Une fois la porte correctement verrouillée, j’attends ma réponse. Je reste droite, aspirant les derniers centilitres de milkshake dans ce pot en plastique, provoquant un bruit désagréable. Mon regard est dur, agacée, et je l’écoute déblatérer tout ce qu’elle à me dire sans broncher. Ses “amies” l’ont balancé dans l’eau. En plein hiver. Si Camille me faisait ça, je veillerais à lui briser la nuque, surtout que je déteste l’eau. Je ne vais jamais à la piscine, veille à éviter les cours de natation, et suit toujours malade lorsque l’on va à la plage. Même lorsque je cède aux demandes de Camille, je reste à l’ombre, sur le sable, loin de la flotte.

Après m’avoir répondu, elle s’approche de moi. Elle me fixe droit dans les yeux, un léger sourire aux lèvres. Elle me jauge, essaie de m’analyser. Que grand bien lui fasse, je n’ai jamais caché qui j’étais. D’ailleurs, peut être qu’elle me reconnais ? Il est vrais que je commence à jouir d’une certaine réputation, mais plus au nord de la ville. Mais bon, Laurel reste Laurel. C’est d’ailleurs peut être pour ça qu’elle à abdiqué sans résister dans le magasin. Mh. A voir.

Puis elle commence à répondre à ma seconde question, avant de se prendre pour une magicienne. Je ne sais pas comment le prendre, si elle se fout de ma gueule ou pas. A la sup, les premières années, j’avais pas mal de railleries à cause de mon style magical girl. Mais le respect se gagne à coup de droites dans le plexus solaire. Maintenant, les gens ferment simplement leur gueule. Je sens la moutarde me monter au nez, elle m'agace. Elle à beau être mignonne, son air grandiloquent me tape sur le système. Je fronce les sourcils, mais ne la lâche pas du regard. Elle ose même être tactile avec moi. J’aime pas qu’on me touche, ca me donne des frissons et j’aime pas les frissons, au final, je déteste ce que je contrôle pas.
   Au final, mon envie de lui faire manger ses dents se stoppe lorsqu’elle rentre sa main dans mon oeil. Chose étrange même si je veille à ne pas perdre la face. Ce n’est pas douloureux, ca ne fait rien au final. Elle à un don, ca explique l’entrée par effraction. Puis ensuite, jongle avec une aiguille et l’avale. Un don de maîtrise d’espace. Soit quelque chose qui colle au schéma du trou de ver, ou alors d’une dimension personnelle. Certainement l’humidité ou les muqueuses du corps. Tout en faisant son tour de magie, souriante, elle ne me lâche pas la joue. J’aime pas les frissons. Ca m’énerve les frissons.

“MAIS TU COMPRENDS PAS QUE CA ME GENE CONNASSE”
me retiens-je de lui hurler au visage.

Je me recule d’un coup, utilisant mon pouvoir sur mes roues, comme je le fait tout le temps. Les médicaments me rendent plus sensible que je le suis déjà, et la fatigue n’aide pas. J’aspire une dernière fois sur la paille, lance le gobelet vide dans mon dos et le tir dans la poubelle avec mon pied.


“T’appelles ça des amies ? Moi je leur aurais cassé la gueule. Te laisser trempée par un temps pareil, tu va juste choper une pneumonie. Ca me gave les gens comme ça.” dis-je en grognant, farfouillant dans mon sac.

Je lui lance, presque gentiment ma veste et mes pompes de sport, avec force. Propres, étant donné que je me suis mutilée avant le cours.

“Mets ça, si je l'entends tousser car tu es malade, je garanti ni ta survie, ni celle de tes potes.” lui dis-je dans le mouvement, d’un ton agressif.

Je lui fait signe de me suivre, pour nous éloigner du magasin. A quelques pas d’ici, il y à un petit parc. Un parc verrouillé la nuit, mais par lequel je passe régulièrement. La porte s’ouvre face à moi, et se referme. Je sais, c’est dangereux, mais je doute qu’une nana comme elle puisse me mettre en danger, même avec mes 3g de Codéine dans la tête.

“Je m’appelle Eva, et toi ?”


Je m’assois sur un banc, il est un peu humide, mais ça fait du bien de se poser. Mon dos commence à me lancer à cause du poid de mon plâtre. J’avais besoin de m'asseoir.

“Et t’as pas de baraque ou t’as des fringues ? Car t’as d'la chance que je soit claquée ce soir, sinon je t’aurais balancé aux flics à le seconde ou je t’ai vu dans le magasin. Pis regarde toi, une robe comme ça en hiver. En plus d’avoir des amies débiles, t’es pas foutue de piquer des fringues chaudes. Serieux… Bon, on se pose dix minutes histoire que mon mal de crâne passe, et je te ramène chez papa maman.”
lui dis-je, agacée par son manque cruel de jugeote

Je ne déteste pas tout le monde. Ca me fatigue juste de voir les gens faire les mauvais choix et se mettre en danger. Il fait 7 degrés à tout casser et elle prends un truc sans manche...

“MAIS POURQUOI CA M’ENERVE PUTAAIN”
ai-je hurlé dans ma tête.
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MessageSujet: Re: A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] EmptyJeu 7 Mar - 10:49

Avant que je comprennes comment, je me retrouves dans un parc avec Eva ... Eva ? Elle a du me dire son nom, probablement. Je pensais que les parcs fermaient à cette heure, maintenant que j'y penses elle a pu rentrer dans la boutique et en sortir comme si de rien n'était, c'est quoi son don à elle ? Je me frottes la tête en essayant de me souvenir ce qu'il s'est passé ... Tiens je portes une veste, c'est pas la mienne ni celle de louve, c'est l'une des siennes ?

Je chauffes à cette pensée avant de me reprendre bien vite, j'ai souvenir d'une question mais pas de la question précisément. Je serais fatigué au point d'oublier des bouts de ma vie récente ? Nan, je crois que c'est mon pouvoir qui s'active, mon reflet doit être pas très loin, sans doutes, ou alors je suis plus cassé que je le penses. Détournant le regarde de gêne, je demandes à la rouquine de répéter sa question, j'ai l'air si bête comme ça.

- Kaga, je suis Kaga Mikori, je crois.

J'avais murmuré les derniers mots, je n'en suis pas sûre moi même. Je l'entends se plaindre, de moi sans doutes, elle n'a pas totallement tord de se plaindre, je suis pas foutue de comprendre les gens lorsqu'on me parle ou de sentir le froid correctement. Elle dit avoor mal je cr-

- [...] chez papa maman.

Un rire nerveux échappe à mes lêvres, puis se tord en plainte pendant que j'essaye de m'arrêter en saisossant mon visage entre mes mains, puis de nouveau en rire, bien moins nerveux est plus assumé. Je me plis de rire devant ce qui n'as rien d'un blague, je fonds en larme devant ce qui n'est pas sensé me faire pleurer, ça ne doit pas être un spectacle plaisant à voir, quelqu'un qui rit et qui pleure en même temps.

C'est juste que cela me fait tellement rire, la mention de mes parents me fait rire, me rends jalouse aussi. Je suis terriblement envieuse du sort de ma mère, elle n'a pas eu à souffrir bien longtemps, moi je dois porter le poids de ses erreurs, le poids de la décision d'une femme qui ne m'aimait plus. C'est ça qui me fait terriblement rire, je suis une putain de farce en trois actes. Je commences à ne plus avoir de souffle, ça calme mon fou rire et me fait regarder la jeune fille.

- Désolé, mais c'est la meilleure blague que j'ai entendu. Tu es à la fois saoulée et inquiète, c'est tellement mignon et risible, on se croirait dans un manga.

Essuyant mes larmes d'un coup de paume, je reprends, mon souffle de nouveau à un débit acceptable d'air. Décidemment je ne suis pas la seule à être contradictoire dans mes actions, ça relâche un peu.

- J'ai pas de maison à proprement parler. Ni de père. Quand à ma mère, elle est morte, entérrée en angleterre. Donc si tu veux me payer le bateau pour y retourner, ce serait sympa.

Même si je le refuserais poliement, je ne veux pas retourner chez moi, ni sur la terre de cette traîtresse. Sa mort a été l'une des seules bonnes nouvelles qu'on m'a annoncé. Je me raccrochais à ça en me disant qu'une fois que ce sera fini, je serais libre sans cette harpie pour me voler ma vie.

Je m'assois sur le banc, à côté de la rousse et le regard tourné vers le ciel. Pas d'étoile, le ciel ressemble à un papier paint monochrome n'attendant que de la peinture blanche. Jouant de nouveau avec mes doigts, je recommences à parler.

- Cela ne me rends pas particulièrement triste qu'elle soit morte, je l'envies même, elle est morte le premier jour et moi je n'ai pas eu cette chance. Si je suis bien plus triste d'être devenu un poids pour mes deux amies. Elles t'agacent peut-être, mais elles m'ont offert un foyer après l'enfer, elles sont les héroines les plus méritantes que cette ville n'aura jamais vu, même sans don elles ont sauvés un diable.
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Evangelyne Ing Wen
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MessageSujet: Re: A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] EmptyJeu 7 Mar - 11:41

“15/100. Incapable de ressentir la moindre empathie aux victimes, se montre agressive et sans tact face aux personnes qui viennent de subir un traumatisme. N’est rassurante que de loin. Mlle Ing Wen est sans espoir.”

C’est la dernière note que j’ai eu au cours de Défense. Cette nympho a soutenu face à tous que je n’avais aucune empathie et que j’étais incapable de rassurer les gens. A quoi bon leur dire des mots doux. Ce qui compte, c’est d’être une figure forte et d’écraser ses ennemis avec le sourire. De montrer que la situation est sous contrôle et d’inspirer l’admiration. Pas de prendre les victimes pour des mômes. Mais je dois avouer que Randi à raison sur un point, je suis un peu pieds dans le plat. Le problème, c’est que ca rends mes interactions compliquées. J’ai tendance à toujours taper dans le mille, et vu le ratio d’orphelin à Laurel, je devrais peut être commencer à faire gaffe. Je détourne les yeux, refusant de m’excuser en la fixant.

“Désolée…” dis-je en soupirant.

Elle rigole. Elle pleure. La réaction de cette Kaga est étrange. Ca me mets mal à l’aise, j’ai vraiment l’impression d’avoir tapé dans quelque chose de douloureux. J’aime pas ça. Le soucis, c’est que j’ai aucun moyen de rattraper ma connerie. Mais visiblement, pas besoin, maintenant elle fait que rire. Un fou rire, nerveux. Que c’est rassurant, une ado qui rigole comme une folle au milieu de la nuit dans un parc désert. Les larmes aux yeux, elle se moque de moi. Elle veut mourir ? Même si elle n’a pas tort, et que cette incohérence de schéma de pensée est étrange, elle l’est tout d’abord pour moi. Ca m’énerve de pas penser droit. Et au final, elle me parle de sa mère.

J’ai du mal à comprendre ce genre de relations qu’ont les gens avec leur parents. Je sais que c’est rarement leur faute, et souvent celle de leur parents, mais moi, ça me viendrait jamais à l’idée de me réjouir de la mort de mes parents. Mes parents, je les aime. Ils se cassent la tête pour moi, et c’est grâce à eux que je suis à Laurel, et surtout, ils font de la nourriture trop bonne dont on peut profiter régulièrement avec Camille.

“Les héroïnes les plus méritantes de Laurel tu dit ? Pff, mon cul. Les héros les plus méritants sont ceux qui donnent tout pour les autres. Qui inspirent le plus d’espoir, qui prennent le plus de risques pour les autres. Ceux qui n’ont pas peur de perdre leur membres pour sauver des gens. Et dans quelques années, ce sera moi le putain de meilleure Légende que ce monde ai connu.” je fixe le ciel, le regard droit.

“Mais. J’avoue que ceux qui aident les autres sont des gens biens. Mais faire de bonnes choses pour être une enflure derrière, ca me brise les couilles. Enfin, je parles pas forcément de tes potes, plutôt de la dernière génération catastrophique de Jokers.” dis-je en soupirant, prise par mon discours, déviant lentement de la discussion.

Une fois mon monologue utopiste terminé, je me retourne vers Kaga, consciente d’avoir un peu trop ouvert ma gueule, surtout après lui avoir rappelé un événement normalement tragique. Elle est rouge, je ne sais pas si c’est à cause de son fou rire ou d’un potentiel cancer du froid. Je pose ma main sur son front, pour prendre sa température. Pas terrible.

“Tss, arrête de te la jouer nana mystérieuse au passé torturé. T’as peut être une vie de merde, mais là, t’es juste en train d’attraper froid. Allez debout, on va trouver un coin plus à l’abri pour discuter.”

J’ignore si c’est car j’ai frolé la mort il y à quelques heures, mais je me sens plus avenante que d’habitude. Ou alors c’est à cause de la morale de Camille plus tôt. Vantant le fond de mon âme et trouvant sa forme hideuse.

Je me lève et lui tends ma seule main valide pour l'aider à se lever.
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MessageSujet: Re: A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] EmptyJeu 7 Mar - 12:55

J'attrape sa main pour m'aider à me lever. Je ne sais pas comment réagir devant une future légende, nous sommes basiquement ennemis non ? Je suis une criminelle après tout, même si c'est malgré moi, je devrais finir en prison. Cependant, je n'en ai pas envie, je ne parviendrais jamais à guérir sinon. Je préfères rester à l'air libre pour ça.

- Tu comptes être une légende donc, c'est bien comme plan de vie. Mais j'ai personnellement pas vraiment d’empathie pour les héros. Les gens se reposent trop sur eux et lorsque la réalité les rattrapes, leurs crachent à la figure pour faire encore plus de mal qu’ils en ont reçus. Les légendes et les jokers ne sont que des chiens en laisses n'agissant que si on leur en donne l'ordre, ne pouvant agir qu'en ayant la permission d'agir. C'est comme donner un bonbon à une partie de la population et vendre ce bonbon comme solveur de tout les mots sur terre. Ceux qui ne l'ont pas le jalouse et ceux qui l'ont se sente en sécurité et se relâche alors que non, ce n'est qu'un placebo.

Consciente que je viens de divaguer violent du sujet de base, j'agites les bras dans tout les sens et regarde ailleurs en essayant de broder une excuse pour avoir descendu en flèche son rêve.

- Mais toi je suis sûre tu feras quelque chose de mieux hein ! C'est pas bien difficile en même temps puis t'a l'air sacrément forte et ..

La suite s'est surtout composée d'excuse et de bégaiement, je suis tellement pas douée avec les gens. Je caches mon visage dans mes mains de honte, avant de ricaner un peu pour me détendre.

- Héhé, si tu ne vois pas de soucis on peut entrer dans un restaurant pour manger, mais ça sera illégal. Ou alors on peut aller là où je crèche, au vue du sale coups qu'elles m'ont faites mes amies auront aucun droit de commentaire sur ta présence.

Oui je sais, je l'invites chez moi day one alors qu'elle a l'air d'avoir un tempérament des plus explosifs. Mais elle a l'air d'une fille bien derrière ce côté chef de gang. C'est peut-être moi qui suis en manque d'affection, mais j'ai l'impression qu'elle est bien plus inquiète qu'elle le laisse paraître. Ce serait superbe de m'en faire une amie, ça me changera de toujours voir les mêmes personnes.

J'espère quand même que je ne vais pas trop vite en besogne, on m'a toujours dit qu'on voyait voler ma jaquette à l'autre bout de la Russie, mais c'était ma conne de mère qui me disait ça, je ne sais pas vraiment si c'est visible ou pas. Dans un cas comme dans l'autre, je veux pas qu'elle pense que je suis une folle en manque de compagnie ou que je suis une nympho qui saute la première venue, je fais plus gaffe à mon image que d'habitude où c'est juste moi ?

- Oh comme ça je pourrais te remercier pour la veste et les chaussures avec un bon repas ! À moins que tu es déjà mangé ? Il est plus de 23 heures en même temps et je suis une inconnue donc je comprendrais si tu veux pas venir ...

J'ai l'air tristounette ou c'est moi ? De deux claques sur mes joues, je remets mon expression faciale à 0, le rouge de mes joues en plus. Rouge causé plus par l'apprentie légende que par le coup de froid que j'ai du attraper. Faut dire que ça fait une pelle qu'on ne m'a pas parlé - mes traîtresse ne compte pas - tu m’étonnes que je sois gênée.

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Evangelyne Ing Wen
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MessageSujet: Re: A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] EmptyJeu 7 Mar - 14:06

Elle n’aime pas les Jokers, et malheureusement je ne peux pas lui en vouloir. Depuis que Laughing Jack est légende, la vision des héros est érodée, salie. Les médias se sont amusés à bafouer l’image de la légende Fantastique, alors que pourtant, c’est un héros vraiment cool. Il n’est peut être pas très héroïque dans son comportement, mais c’est un modèle pour tout les alter-humains avec un pouvoir minable. Il montre chaque jour que n’importe qui peut être un héros, et c’est pour ça que je respecte. A contrario, les Jokers, eux se détériorent. Les justes sont abattus, les véreux ont des casseroles au cul. Finalement, le centre Joker n’est qu’un immense repaire de criminels utiles à la société. Du coup, en soit, Kaga n’a pas forcément tort, et je sais que son point de vue est général. Et puis, concernant les restrictions de Laurel sur les Jokers, c’est intimement lié aux casseroles du centre.Son discours est dur, mais en tant que future Légende, je l’accepte.

Mais au bout d’un moment, son ton change. Elle semble gênée et me dit qu’elle à confiance en moi. Je détourne les yeux et sens mes joues chauffer. J’ai du mal avec les compliments, le manque d’habitude peut être. Ouais, ça doit être ça. Son comportement change vraiment régulièrement, et si je n’étais pas la n.1 Alpha, je trouverais certainement ça effrayant, mais moi, rien ne m’effraie.

Elle propose de rentrer illégalement dans un magasin, et même si c’est pour rire, ça m'agace. Je lui lance un regard froid comme seule réponse. Ca semble suffisant. Elle me propose de la ramener chez elle. Il à beau être tard, personne ne m’attends à la maison. Camille est certainement passé voir Mei et Sun, pour les prévenir que je dormirais à la sup cette nuit. Et puis, si c’est un piège, je pourrais me dégourdir les jambes. A l’idée de pouvoir potentiellement me battre avec des personnes agaçantes, un léger sourire se dessine sur mes lèvres, mon sang est en ébullition. Et puis, pour une fois qu’une nana arrive à me parler sans se mettre à courir, je vais en profiter. Et puis, je serais en charmante compagnie. Mes joues chauffent à cause d’une image qui me vient en tête. Je n’y vais pas pour ça, du calme.

“Je n’ai pas peur des inconnus, même de ceux qui bouffent des aiguilles. Et vu que j’ai passé ma journée à dormir à cause d’une opération, et que pour seul repas j’ai eu le droit à un milkshake, je crève la dale. J’accepte ta proposition, j'espère que tu sais cuisiner sinon tu me laisse faire.”


Je la suis, et nous nous dirigeons lentement vers un endroit inconnu, loin de ma barraque. On traverse le parc, plongé dans l’obscurité, dans une ambiance digne d’un bon film d’horreur. Ce serait cool de se faire attaquer par des zombies. Une main dans la poche, l’autre dans le plâtre, je me mets face à elle pour marcher, histoire de pouvoir discuter. Mon pouvoir me permets de faire marche arrière sans bouger, et puis j’ai l’habitude, je risque pas de tomber.


“T’es sûre que ça va pas foutre le bordel de m'emmener chez toi ? J’vais être honnête hein, loin de moi l’envie de faire du grabuge, mais si on me cherche, j’ai du mal à m’arrêter. Tu peux demander aux huits Lycées autour de la Sup, ils en savent quelque chose. Ces connards pensent pouvoir nous casser les pieds. Alors au prix de quelques heures de colles, je veille à rétablir l’ordre. Je casse du Bully en somme.” dis-je calmement et simplement pour la prévenir.

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MessageSujet: Re: A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] EmptyJeu 7 Mar - 19:40

Affichant ma joie dans un large sourire, je me met à rire sainement lorsque la rousse doute de mes talents cuisiniers. Heureusement qu'elle n'a pas goûté à mes immondices de mes débuts dans cette ville. J'aurais pu faire un attentat avec, mais maintenant je suis bien plus douée pour cuisinier. Je croise mes doigts et penche la tête en continuant de sourire, avançant au rythme de la rouquine.

- Oh ne t'en fais pas, je suis une magicienne dans tout ce que j'aime ! Après des années de pratique, je suis magicienne pas dieu. Mais tu vas te régaler je peux te l'assurer ! J'ai jamais déçu une fille quand il s'agit de repas ~

Je fais exprès de mettre une léger sous entendu, juste pour revoir cette mignonne à roulette rougir ou s'énerver. Toujours est-il que je dois trouver un plat pour combler son estomac, mais que faire à manger ? Oh je sais ! Je suis maintenant plus impatiente que l'affamée pour faire ce repas, ça fait un petit moment que je n'ai pas cuisiné de fruit, ça vaut le coup de le faire !

- Nan nan ne t'en fais pas, dans un sens j'ai une petite réputation aussi donc ça me dérange pas plus que ça. Puis j'adores cuisiner pour les autres ! Les voir en redemander toujours plus, fondre sur leurs chaises car le plats était d'une douceur inégalée ou les voir cracher du feu car c'était épicé mais les voir toujours continuer de manger, j'adores ça !

Tout en disant cela, je sautilles un peu, secouant par la même occasion la veste de la rousse sur mes épaules, me stunant sur place par ailleurs, puis mes joues rougissants comme un feu rouge lorsque je sens son odeur sur moi, ça va être tellement gênant ce repas ... Mais ça n'empêchera pas qu'il sera délicieux ! J'ai déjà tout à la maison je crois, les bénéfices d'avoir un reflet me rapportant mes courses.

On a mit pas mal de temps à entrer, si bien que mon reflet est déjà de nouveau avec moi, parfait, je mettrais deux fois moins de temps ! Je tournes ma clé et ouvre sans aucune retenue la porte, avec mes mains ? Bien sûr que non ! Avec un coup de pieds histoire de réveiller les deux putes qui se sont endormis sur le canapé. Du coup elles se réveillent en panique et atterrissent au sol dans la disgrâce la plus totale.

- Chéries je suis rentrée ~ J'espère que je vous ais manqué espèces de salopes !

Moi énervée ? Jamais voyons, je suis en rage. D'un regard froid et perçant, je mets à genoux Judah 1 et Judah 2 avant de croiser les bras et de laisser. Peut-être se connaissent-elles, peut-être pas, dans tout les cas je m'en fous. D'un mouvement de main je les envoies dans leurs chambres, oh je vais me venger un jour, soyez sûrs de ça. En attendant j'ai une invitée, je me retournes vers elle en ayant de nouveau mon sourire sur les lèvres.

- Je t'en pris installe toi ! Je vais commencer à faire à manger de suite !

Joignant la parole aux actes, je fonce vers la cuisine en me déchaussant sur le chemin. Avant toutes choses, je me fait une queue de cheval et met un masque en papier pour couvrir ma bouche, l'hygiène c'est très important les enfants. Je ne suis pas spécialement fan du style queue de cheval sur moi, mais après tout je ne m'aime pas donc c'est pas étonnant. Ensuite, on nettoie le grand miroir de la cuisine, donnant à mon reflet accès à toute la pièce. Je sors les aliments, 150 grammes de riz longs, un verre de jus de pomme, du bouillon dilué dans 500 g d'eau, un petit meugnon - oui je sais on dit oignon, mais j'ai toujours dit meugnon depuis ma plus tendre enfance, donc zut, une pomme, du jus de citron, quatre tranche de beacon hallal, l'une de mes judas est une musulmane, je me fais un devoir de ne cuisiner aucune viande non hallal, sinon ce serait des tranches de lards je penses, dix grammes de beurres, du persil que je vais de ce pas ciseler et enfin ma détermination !

Tout les préparatifs sont fait, il ne reste que mon petit rituel. Avec mon reflet, on se pose l'une face à l'autre, fronts l'un contre l'autre et les doigts enlacés pendant quelques secondes, trente à tout cassé. C'est juste un petit rituel pour effacer au mieux la peur d'échouer. Une fois les trente secondes passées, j'allume la sono de la cuisine et met une playlist que j'affectionnes particulièrement.



C'est le top départ, je saisis mon couteau de cuisine fraîchement aiguisé et pelles la pomme avant d'éventrer le trognon, en parallèle mon reflet fait fondre le beurre avec de tout petit morceau d'oignon coupé main, si je le passe au mixeur une partie restera coincé.

Je m'atèle à couper la pomme en tout petit cube tandis que mon double ajoute le riz, je ne fais rien de technique, donc je me permets de danser un peu, de remuer le bassin et de chantonner en prenant mon couteau pour un micro. De l'autre coté, elle a déjà ajouté le riz et le fait cuir jusqu'à ce qu'il soit translucide. Pour ne pas perdre de temps, je prépares une autre poêle avec à l'intérieur de la graisse animale - là encore hallal - en petit quantité pour faire cuire les tranches de bacon à feu doux.



La musique s'arrête, je sens déjà l'odeur de ces cuissons envahir la cuisine et l'appartement. Une autre musique se lance et mon reflet ajoute le bouillon à sa préparation. Si mon nez pouvait jouir je serais à quatre pattes au sol, mais je ne dois pas me laisser déconcentrer, la cuisinière ne doit penser à manger son plat seulement lorsqu'il sera achevé ! Une fois le bouillon absorbé, j'ajoutes les pommes que j'ai fait doré à part sur une petite plaque de cuisson et arrose légèrement le contenue de la sauteuse avec du citron.

Il ne reste plus qu'à ajouter le jus de pommes et à remuer doucement le temps que cela absorbe le tout. Je laisse mon reflet s'en occupé, moi je prépare le désert, un sorbet rose and cook à la préparation basique, juste 4 cuillères à soupe de sirop d'agave ainsi qu'un peu d'avocat et de 500 g de framboise brisée. Mais mon petit plus pour donner au sorbet une couleur rose toute droit sortie d'un conte de fée, c'est d'y rajouter quelques gouttes de sirop de framboise et de tout petit petit éclat de pistache.



Cela ne met vraiment pas beaucoup de temps, j'ai le temps de mettre les sorbets au frigo et d'aider mon reflet à finaliser le risotto à la pomme. On place tout dans les assiettes et je m'empresses de mettre la table sans me soucier si mon invitée me regardé ou pas, une cuisinière doit rester concentrée et une magicienne ne doit pas se laisser impressionner par son public.

Une fois tout installé, que ce soit le risotto que les couverts ou la carafe d'eau, je m'autorise enfin a souffler et à retirer le masque de tissu ainsi que ma queue de cheval. Le tout en faisant une petite révérence à l'attention d'Eva.

- Le repas de sa majestée la future légende est servi. Aujourd'hui ce sera un risotto à la pomme accompagné de beacon avec pour dessert un sorbet tout droit sorti de Picardie, le rose and cook.
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Evangelyne Ing Wen
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MessageSujet: Re: A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] EmptyJeu 7 Mar - 21:55

C’est étonnant. Il est tard, je suis sur les rotules, j’ai mal, j’ai faim, le bras en miettes mais l’ambiance autour de moi est relativement douce. Il fait frais, voir humide, il va pleuvoir, je le sens. Et pourtant, malgré tout celà, je suis en compagnie d’une inconnue. Une nana étrange, avec des sautes d’humeur. Une mauvaise fille, tout comme moi, mais elle n’a pas l’air d’être une criminelle pour autant. Le bras armé de la justice n’as pas besoin de lui briser les deux jambes, du moins, pour l’instant. Sur le chemin, on discute peu, je profite de l’ambiance, trop assommée par ce que Booners m’a fait avaler de force. Kaga, elle, sautille comme une enfant qui ramène sa copine chez elle. C’est presque mignon. Mais les minutes passent, et mon bras me lance de plus en plus. Et puis, au même moment, je me focalise sur les jours d’entraînement que je vais perdre, ça m’agace. J’en viens même à espérer un guettapen chez Kaga, mais à chaque fois que je la regarde me fixer avec un grand sourire, cette envie s'fait la malle.

Mon ventre hurle à la mort plusieurs fois, bon dieu qu’est ce que je crève de faim. Pourquoi Camille m’ a pas acheté une glace en plus, je l’engueulerais demain. En pensant à lui, je me dit que j’aurais pu dormir dans notre planque, j’étais tellement heureuse d’avoir une paille dans la bouche, que j’y ai pas pensé. Pourtant, elle sert à ça. Tant pis …

Au bout d’une petit heure, on arrive enfin chez elle et ses deux “amies”. C’est calme; bien plus calme et “riche” que je ne l’aurais imaginé pour une voleuse. Visiblement, elle ne faisait ça que pour s’amuser. On traverse la rue, et on arrive dans son appart. Je retire mes rollers difficilement, prenant conscience du calvaire que vivent les gens sans bras, et me retrouve pieds nus dans les escaliers. Un petit frisson désagréable vient me rappeler la faiblesse de mon corps quand je suis fatiguée. Je soupire, puis la suis. Il serait malhonnête de dire que mon manque de volonté pour ne pas jeter un coup d’oeil devant moi serait du au médicaments. J’avoue, même si je détourne les yeux, j’ai vu dessous la robe. Mais elle ne le remarque pas, et je me garde de lui dire. Kaga défonce la porte, faisant déguerpir les deux nanas qui l’ont envoyés dans la fontaine. C’est amusant, je rentre chez Camille de la même manière. Sa porte à d’ailleurs régulièrement des marques de bottes.

Je retire ma veste avec difficulté, me mettant en débardeur. Un vieux machin un peu grand, puis jette celle-ci sur une chaise, avant de m'asseoir comme le demande mon hôte. Finalement, pas de castagne. C’est pas bien grave, j’ai faim. Elle s’éclipse pour préparer le repas, alors je prends mes aises et vais m’allonger sur le canapé, téléphone à la main. Je ne fait rien de particulier, j’attends. A mesure que les minutes passent, la pièce est envahie d’une douce odeur. Puis j’attends, attends. Je pourrais bouffer la télé. Je la fixe longuement, et me ravise. Je m’appelle pas Camille. Je bouffe pas de la terre. Lorsque mon instinct de prédateur prends le dessus, je me sens incapable de rester allongée, alors je me lève, marche vers la fenêtre afin de ne pas manger la table. Il commence à pleuvoir.

“Bordel de merde, je vais rentrer sous la pluie” dis-je en gueulant, ne faisant pas attention aux gens qui dorment. Le tout camouflé par de la musique. Pas mon style, mais ca reste du bon son.

Puis je réfléchis, et imagine l'éventualité de dormir ici. Je jète un oeil à la cuisine. Cette idée ne me déplait pas. Ca me dérange. Je soupire, comme gênée par la situation. Et j’entends, au loin, Kaga revenir alors je m’installe. Elle se moque de moi gentiment, alors je souris, gardant mon regard froid habituel. J’ai du mal à en changer. Je remarque d’ailleurs qu’elle s’est attachée les cheveux. Ca lui va bien.

Et là. Black out.

C’était si bon bordel de merde. J’ai juré plusieurs fois, à voix haute, mais c’était vraiment une tuerie. Je suis si faible face à la nourriture. Mais vraiment, c’était quelque chose.

“Bordel c’est trop bon.”

“Oh putain ca fait tellement du bien de manger.”


C’est le genre de chose que j’ai du dire en dévorant mon assiette. Et puis, je me souviens qu’elle à parlé de glace. Je frissonne à cette idée. Encore plus de sucre. Mais mon ventre est plein, alors je me lève, regarde dehors. Il pleut une sacré averse. Ce serait dangereux de rentrer par ce temps en pleine nuit, à peine couverte.

“Mh. Je vais abuser de ton hospitalité, mais je vais attendre que ca se calme. Je pourrais rien avaler de plus pour l’instant, mais je partirais pas d’ici avant d’avoir goûté à ta glace. Ca te va si on se pose sur ton canapé, le temps que le déluge soit passé ?” dis-je en m'asseyant dessus, sans vraiment attendre son accord.

Je m’affale gracieusement, une nouvelle fois sur ce tas de cuir. Pousse un grand soupir de satisfaction pendant que mon visage se tends légèrement à cause de la gène provoquée par mon bras.

“Putain”
murmure-je.

Je la fixe longuement, et me rends compte progressivement que je suis seule, bloquée chez une inconnue. Je tousse légèrement pour cacher ma gêne, et en profite pour me retourner et reprendre des anti-douleurs.

“Ca va m’aider à me détendre” me dis-je.


“En tout cas je te remercie, t’es vraiment une putain de cuisinière, tu m’avais pas menti. J’aime ça, les gens orgueilleux dans un domaine et qui peuvent se le permettre."
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MessageSujet: Re: A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] EmptyVen 8 Mar - 13:50

Après avoir rempli son estomac, la rousse s'installe sur le canapé et m'avertit qu'elle restera plus longtemps. Evidemment je ne lui refuse pas ce droit, cela m'arrange même un peu d'avoir sa compagnie plus longtemps. Je débarrasse la table et la rejoint dans la salle avant de jeter un coup d’œil aux cadres photos. Derrière ces cadres, les filles et moi cachons nos films préférés. Je saisis celui contenant les dents de la mer, ce film me fait toujours super peur, pourtant je suis bien plus dangereuse que ce requin, mais je ne serais pas l'expliquer.

Il semblerait qu'avant j'étais de marbre devant ce genre de film, mais ça remonte à si loin. La photo l'atteste, j'étais une jeune adolescente, encore une enfant même. J'avais encore mes vieilles lunettes rouges et mes deux tresses, pour dire. Le contexte de la photo ? On était en plein spectacle pour l'école, le thème était la magie et les sorts. J'étais une sorcière qui se faisait passé pour une timide magicienne, c'était plus pratique ainsi car cheveux relâchés je faisais vraiment méchante. J'avais un costume de l'école modifié pour faire un temps soit peu magique, je l'ai toujours par ailleurs, il ne doit plus m'aller, j'ai pas mal grandit.

- Dit, Eva, si le monde se retourne contre toi pour te faire rentrer dans un moule, te forcer à être leur idéal mais pas le tient, comment tu réagirais ?

Ma question peut sembler sortir de nulle part, mais j'ai en quelques sortes l'envie d'avoir un opinion extérieur sur ce qu'il m'arrive. J'ai en quelques sortes choisit aucune des possibilités classiques pour remédier à ça, je les ais toutes prises par lâcheté. Je tentes de me conformer au moule et de le rompre en même temps en la personne de Louve de Venise. J'aimerais retourner au temps où j'étais cette magicienne candide et jovial, mais plus le temps avance plus je me dis que ce que je suis n'est pas si mal. Comment faire ...

- Hm ... Ce n'est pas une heure pour philosopher ! Regardons un film !

Joignant mes mots à mes actes, je lances la télé ainsi que le film puis m'installe à distance raisonnable d'Eva, ne voulant pas me jeter sur elle au premier screamer ... Cause perdue, malheureusement, je n'arrives juste pas à ne pas flipper devant ce putain de requin en plastique, mais sérieusement je suis une tapette où comment ça ce passe ! J'espère qu'elle ne m'en tiendra pas trop rigueur, c'est sûr que comme fille mystérieuse on a fait mieux.

Mon regard s'écarte du film pour atteindre la fenêtre, une averse comme pas permis s'abat sur ma pauvre fenêtre, la rendant réfléchissante. Il ne faut pas beaucoup de temps pour que j'y voit mon reflet, ce dernier semble ricanner, se moque-t'il ? Peut-être qu'il me menace de tout révéler à Eva par x ou y moyen, ou tout simplement est-ce que je ricanes ? Pourquoi je ricanerais ? Car la pluie n'a pas l'air de s'arrêter ? C'est vrai que cela ferait rester Eva plus longtemps et que j'ai cruellement besoin de relations humaines ... Pas celle-là bande de pervers !

Je serais si égoïste que mon reflet et mon don retranscrirais mes vraies intentions, intentions dont même moi je n'ai pas connaissance ... J'ai l'impression que le film se termine, la pluie n'a pas cessée pour autant, cela me rassure autant que cela me dégoûte de moi même, vouloir cloîtrer une inconnue chez elle, je suis une pauvre fille ...

- Il semblerait que ça n'en finit pas ... Maintenant que j'y penses, tu veux être une légende, mais tu as déjà combattu un vilain ou un criminel ? Les vilains sont effrayants, j'ai pu en voir deux à l'oeuvre un jour. Au palais des glaces, un vilain appelé Btoom avait tout fait sauté, m'enfouissant avec mes deux amies sous les décombres. Miraculeusement, on a survécu et je m'en suis tirés avec de légères blessures. Mais ce qui est arrivé après était étrange, avec mon pouvoir de magicienne, j'ai pu voir ce qu'il se passait dehors. Un autre vilain dans une espèce de grand kimono ou de toge rouge à mit à feu et à sang Btoom et a mit en respect une héroïne sans même être blessée, puis à indiquer où l'on était. C'est mal de penser que ce vilain a rendu justice à sa manière ?
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MessageSujet: Re: A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] EmptyVen 8 Mar - 15:20

Ce canapé est confortable, mais moins que mon épave de cuir à la sup. Je m’enfonce lentement et me laisse absorber par le dossier, sans classe et sans gêne. Je comate légèrement avant que Kaga ne revienne, un cd à la main. Je ne fait pas vraiment attention au contenu de la boite, mais a en voir la nom rouge sang, je comprends que c’est un film d’horreur. Quelle idée de mettre un film d’horreur, normalement c’est une technique ringarde pour pécho. Je me tourne vers elle. Oh. Je me fait certainement des idées, tout est flou à cause des médicaments. Bordel de merde. Elle me pose néamoins une question, qui me réveille un peu, mais ne me laisse pas y répondre. Je hausse simplement un sourcil et la laisse bégayer pour lancer le film. Ca commence, c’est un vieux film, mais je n’oublie pas sa question et compte y répondre ultérieurement. Au départ, je sourit face à tout ça. Un vieux film ringard, le genre de chose qui me font péter un cable et insulter toutes les daronnes des acteurs sur 36 générations.


Cette musique.

Merde.

Les dents de la mer. Un film sur les requins alors que je déteste la flotte. Ce sentiment d’inconnu provoqué par les abysses. J’ai toujours détesté la mer, aucune raison particulière, c’est terrifiant c’est tout. Je veille quand même à ne pas hurler. Mais pendant tout le film, je suis tendue, je frissonne, déglutit. Heureusement pour moi, Kaga se jette sur moi, tout aussi effrayée que moi par ce film. Elle est bruyante, alors ça me permets de soupirer. 1h30 de tension, j’ai l’impression d’avoir couru un marathon, je suis exténuée. Je sens ma tête qui tourne de plus belle, alors je craque. Ma tête tombe contre l’épaule de Kaga, c’est confortable. Et d’une voix assez basse, monotone, je lui réponds :

“Je pense que c’est possible. Tu connais pas Robin des bois ? Ou Arsène Lupin ? Ce genre de personnes existent. Et puis, le fait d’être un criminel ou non, ça dépends vachement d’une personne à l’autre. Par exemple, dans mon pays Natal, les gens qui manifestent sont des criminels, ceux qui volent pour se nourrir aussi. Les héros de la république arrivent, et les arrêtent, comme de vulgaires assassins. A Laurel … mh. Je t’ai pas arrêté alors que tu faisais quelque chose d’illégal.

Si tu veux tout savoir, par rapport à ta question de tout à l’heure. Je pense que ce qui est important, c’est d’avoir la certitude de faire les choses correctement. Je suis objectivement une mauvaise élève à la Sup. Je suis en classe Alpha, donc dernière année du cursus héroïque, et je me fait rentrer dedans par tout les profs. Par exemple, je refuse de mettre un masque. Pour moi, un héros n’a pas besoin de se cacher. Je préfère donner une image de moi qui inspire du courage aux bons et de la crainte aux mauvais. Du coup, je me tape un zéro pointé aux matières d’identité secrète. Lorsque je part sur le terrain, j’enlève mon masque à la seconde ou les choses se corsent. Je suis fidèle à moi même. Alors j’ai des soucis d’intégration. Jusqu’au nouveau directeur, on avait des cours d’art dramatique. Sérieusement quoi, en quoi jouer la comédie peut nous aider à sauver des gens … Donc oui, je suis déjà hors du moule car je trouve ce moule mauvais, mais je conserve mes valeurs, et compense mes résultats dans les matières de combat, et aux stages aussi ….”


Je me tourne légèrement, tournant mon visage vers elle.

“Ouais. Plusieurs fois, vu que je suis Alpha, mais j’ai pas peur, du moins, je le montre pas. Si j’ai décidé de pas porter de masque, c’est aussi pour pouvoir transmettre ce que je ressens en me battant. J’avoue être incapable de prendre en charge quelqu’un correctement après coup. Mais je me force à sourire. “Ouah, cette élève se bat en souriant, on risque rien ça semble si simple”. C’est ce en quoi je crois. Et même si on me traite de furie, ou de chienne enragée, je sais que j’arriverais au sommet, et qu’aucun criminel, même du niveau de Carnage ne pourra s’installer à Laurel.”

Je baille, il doit bien être deux heures passées, et il pleut toujours.Je suis fatiguée, je commence à avoir froid.

“Je vais squatter ton canapé cette nuit, c’est pas vraiment négociable. Je suis un peu narcoleptique sur les bords, si je rentre, je risque de m’endormir sur le chemin.” dis-je en faisant glisser ma tête jusque sur ses genoux.

Lorsque j’ai sommeil, et Camille en est témoin. Je dors n’importe ou. Sur le sol, assise, debout, sur ses jambes, sur l’épaule d’un prof. N’importe ou. Lorsque je suis fatiguée, je viens moins agressive, plus douce, je n’ai plus envie de me battre, juste roupiller.
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MessageSujet: Re: A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] EmptyVen 8 Mar - 20:23

Les réponses d'Eva collent tellement à ce que j'ai appris d'elle en quelques heures, elle a déjà réfléchi à la question ? Peut-être l'a t'elle sortie sans réfléchir, étant une forte tête cela ne m’étonnerait même pas. Elle a l'air si calme comme ça, posée sur mon épaule, si innocente, sans défense. Une partie de moi me hurle de l'enfermer, d'en profiter pour passer mes nerfs sur elle, mais je mets bien vite en silence cette partie de moi. En dire que je n'en ais pas envie serait mentir, disons que c'est nécessaire. Il arrivera bien un moment où l'on ne pourra pas me contenir, où mon monde s'écroulera et où je céderais facilement à ce genre de pensée. Lorsque ça arrivera il faudra des héros comme elle pour m'arrêter, me tuer même si possibilité de le faire. Ce ne serait pas mon scénario préféré, mais si ça peut m'éviter de faire trop de connerie.

Je passe ma main sur son épaule et la berce pendant que je la sens s'endormir sur moi. Elle est vraiment adorable, on dirait un petit chat belliqueux et sûr de lui. Après tout elle s'endort chez une inconnue, elle n'a décidément pas peur, c'est bien pour ses idéologies de n'avoir peur de rien, mais dans son cas, je sens que ça ne marchera pas. Peut-être une simple impression, peut-être l'expérience d'une autre vie, mais je sens que cette fille aura plus d'un obstacle insurmontable à terrasser. Peut-être si éclatera t'elle comme de la porcelaine, dispersée en de millier de morceau si petit qu'elle n'arrivera pas à les recoller. Peut-être éclatera-t'elle le mur, prouvant que rien ne peut l'arrêter et que rien ne l'arrêtera jamais ou alors finira-t'elle comme moi, à la frontière entre les deux.

Sauf que moi, à la différence d'elle, je ne peux pas éclater, je ne peux que me fissurer, me briser si fort que les morceaux de mon miroir ne se séparent pas. Je me souviens avoir un jour comparé mon don à bloody mary, la femme la plus sanguinaire que la terre ait porté. Je sais que cette femme n'était en rien moi, mais je sais aussi que sa légende est imprégnée dans un coin de mon esprit. Ce serait peut être ça qui ressort après chaque brisure de mon miroir, les larmes de sang d'une folle éternelle, je finirais comme bloody mary un jour ? Je me dois d'empêcher ça, même si cela implique ma propre mort, je le dois.

- Encore en train de philosopher, sur qui ?

Et me voilà en train de rêver, toujours le même rêve, toujours la même voix, toujours la même pièce. Je suis dans ma chambre, cela ne peut-être la chambre de quelqu'un d'autre. Il n'y a qu'un seul mur, un énorme miroir brisés qui semble se désagréger et se recoller simultanément. En face, une demi table collée à lui et une chaise en bois. Je m'y assois, sachant très bien comment tout cela finira, je finis toujours face à mon reflet sans totalement l'être, il est tellement moi qu'il ne l'est pas. Impossible de le décrire, ce serait comme me décrire en inversant tout mes traits de caractère et en y rajoutant mes traits originelles. Il est peut-être qu'un cauchemar comme les autres, même si il semble y avoir une continuité entre les rêves.

- Sur moi.

- Sur nous tu veux dire ~

- C'est pourtant clair que tu n'es pas moi, tu n'es qu'un indésirable.

- Tes mots me blessent tu sais, moi qui t'ais assisté toute ta vie et plus loin encore ! Nous n'étions même pas née que tu étais déjà destinée à moi, tout comme je le suis à toi ! Tu devrais nous respecter un peu plus ! Raconte moi ta journée ~

D'un soupir suivit d'un regard glacial, je cèdes à sa demande. De toutes manières, je ne pense pas pouvoir me réveiller avant de l'avoir fait. C'était une bonne journée en fin de compte, je crois m'être fait une amie. Aussitôt mes récits finit que je me réveilles, sans me souvenir de mon rêve jusqu'à ce que je le refasse une nouvelle fois. Je me réveilles la première semble-t'il, il est pas spécialement tard, je profites donc du retour de mon reflet pour faire les tâches ménagère et continuer de cajoler la beauté dormant sur mon épaule, elle va sans doutes crier au réveil mais je prends le risque.

Pendant que mon reflet travail, j'écris mon numéro de téléphone et le glisse dans la veste qu'elle m'a prêté la veille, qui sait, elle voudra peut-être goûter à ma cuisine à nouveau. Est-ce qu'on est le week-end ? Je devrais la réveiller dans le cas contraire non ?
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Evangelyne Ing Wen
Evangelyne Ing Wen
❝ LOCALISATION : T'as regardé dans le placard a Eva ?
❝ PT. EXPERIENCE : 90
Inné


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MessageSujet: Re: A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva] EmptyLun 11 Mar - 14:05

Je ne me souviens pas m’être endormie. Je me souviens juste d’une main douce me l’épaule. Je déteste ça habituellement, mais là, ça allait. Je n’ai rêvée de rien cette nuit, ou du moins je ne m’en souviens pas. Il paraît que l’on rêve forcément du moment qu’on tombe dans le sommeil paradoxal. Je me réveille lentement, arrachée de mon sommeil par les bruits de la maison. J’entends de l’eau qui coule sur des casseroles, puis un coup de balais sur le sol. Je n’ouvre pas tout de suite les yeux, et profite encore quelques temps de tout ça. A ce moment là, je ne prends même pas conscience de l’endroit ou je me suis endormie. Je suis malheureusement obligée d’ouvrir les yeux à cause de mon téléphone qui vibre. Une fois. Deux fois. Puis il ne s’arrête pas. Je l’attrape, commençant à m’énerver dès le réveil. 9h37, 6 messages, 2 appels manqués. Sur cette planète, il n’y à pas pire moyen de commencer une journée. Je me redresse, me frotte les yeux, baille bruyamment, me re-frotte les yeux et regarde autour de moi. Petit à petit, je reconnecte mes neurones et me souviens m’être endormie chez une inconnue. Je tourne la tête, à gauche, à droite. Elle n’est pas là. Je m'assois plus confortablement, me craquant la nuque. Toujours d’une main, je regarde les messages. Camille, Maman, Papa. Un ensemble de SMS me demandant ou je suis passée, et si je vais en cours aujourd’hui. Je réponds simplement une emote shrug.

“Me cassez pas les couilles dès le matin.”
grogne-je

Je me lève du canapé, et balaye les cheveux sur mon visage d’un revers de la main. Je baille de nouveau, et commence à déambuler, pieds nus dans l’appartement. Visiblement, Kaga est dans la cuisine, occupée. Je me mets donc en quête de la salle de bain. Je décide de prendre une rapide douche, sans autorisation préalable. Je me déshabille, rentre dans la douche, sélectionne un gel douche, visiblement celui de Kaga, et me décrasse rapidement. Je vole une serviette, me sèche de manière succincte avant de sortir de la salle de bain, enfin réveillée. Quand je sors, j’apperçoit Kaga, fixant longuement le canapé ou j’étais censé me trouver. Je lève la main.

“Salut. J’ai emprunté une serviette, et la douche histoire d’être propre.”

On échange quelques salutations matinales, avant que je ne me dirige vers la cuisine. Je suis rapide, voir un peu pressée à cause de l’heure qu’il est déjà.

“Mh, désolée, je dois me dépêcher, je suis en retard en cours et j’ai prévenu personne. Si je veux réussir à chopper le cours de défense, je dois me dépêcher.” dis-je en soupirant.

Pendant ce temps, je farfouille dans les placards à la recherche d’un bol. Je fait comme si c’était chez moi. Je suis rarement à l’aise avec les gens, mais avec les maisons des gens, c’est différent.

“Trouvé” dis-je en chinois.

Je l’attrape, trouve rapidement une cuillère, et continue sans gène vers le réfrigérateur. Mon estomac hurle, il à besoin d’être nourri. Et tout à coup, je trouve le saint graal. Le sorbet d’hier que nous n’avons pas mangé. Je l’ouvre, m’en sert un bon morceau dans le bol, puis le remet à sa place. Je me dirige nonchalamment récupérer mes affaires, puis commence à mettre mes rollers.

“Merci pour cette nuit, c’était cool. Je suis content de pas t’avoir cassé la gueule. T’inquiète pour ton bol, je te le ramènerais, je sais ou tu habites maintenant” lui dis-je la cuillère dans la bouche.

Je me relève, la fixe une dernière fois. Je ne sais pas trop quoi faire, ni trop quoi lui dire. Et à mesure que je me pose des questions, je sens que je commence à rougir. Je détourne les yeux, et lui dit simplement au revoir, avant de partir à vive allure, bol coincé contre mon plâtre, dégustant cette glace. Elle est délicieuse, je sais que je reviendrais en piquer.
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A la une ! A la deux ! A l'eau ! [pv : Eva]

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