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Boy Meats Girl (?) ♦ PV: Caïn

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Nero H. Frankenstein
Nero H. Frankenstein
❝ LOCALISATION : Patchwork Agency / Dortoirs
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Fantastique


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MessageSujet: Boy Meats Girl (?) ♦ PV: Caïn Boy Meats Girl (?) ♦ PV: Caïn EmptyDim 14 Avr - 16:47







Le monde de la technologie / science nécromancienne est pour le moins... niche. Il n'est pas inconnu, mais il n'est pas non-plus présenté dans le top 20 de votre habituelle revue des nouvelles technologies chez votre favoris marchand de journaux. Une raison pour laquelle cette méthode de transgression humaine reste dans l'obscurité est... ironiquement, parce qu'elle est très obscure ; Et révoque bien trop souvent les droits des êtres vivants qui y sont subjugués.

Et pour cette raison... bien que légale dans certains cas ; la profession est assez largement clandestine, mal vue, et dans très nombreux pays, complètement bannie. Les laboratoires reconnus ont dû maintes et maintes fois montrer les résultats positifs de leurs expériences en se débarrassant aussi rapidement et discrètement possible des centaines de « petits » échecs qui ont mené à la production du bon article. C'était vrai à l'époque des calèches et des bonnes dames ; et ça l'est resté en ces temps de prouesses technologiques – une moralité ambiguë pour un objectif qui semble impossible à atteindre depuis la nuit des temps.

Frankenstein Inc. est l'un des très rares laboratoires de technologie nécromancienne à être acceptée au grand jour – sous la condition de demeurer dans cette zone « en dessous du radar ». Pas de page de publicité pour la nouvelle prothèse de bras renforcé à base de singe mutant pour vous aider à porter les courses ; ni de flyers pour faire revenir votre animal de compagnie à la vie à l'aide de pulsions électriques vaudou.

Et si ces laboratoires ne jouent pas tous sur l'exact-même terrain de course aux yeux du publique – dans le monde de l'avancée transhumaine, il y a assez peu de pitié ; et pour les plus fous, presque aucune pour l'éthique. Et c'est pour cette raison que Frankenstein Inc. Ne propose pas seulement de ramener chez les vivants l'âme de petits rongeurs : Elle offre aussi une extermination 100% garantie de n'importe quelle chimère incontrôlable qui leur est signalée. Rien que ça – Produire les créatures et les éliminer, dans ce beau cycle infini de défilements cadavériques.

Eeeet c'est ce qui avait amené la créature mort-vivante en ces lieux. La brise qui soufflait ici n'avait absolument rien à voir avec le climat méditerranéen de Laurel. Il ne pouvait même pas sentir un iota de rayon UV sous ce ciel apocalyptique ; Et les flocons de neige bousculés dans tout les sens eurent tôt fait de couvrir le zombie d'un duvet cotonneux. Il était resté stationnaire un moment. Malgré le temps, il ne semblait avoir fait absolument aucune modification à sa garde-robe habituelle ; ne portant que son uniforme scolaire de la Heroe's SUP ; Jambes et bras parfaitement exposés à la douce embrasse de la gelure... enfin, pas qu'il en sentirait grand chose dans tout les cas.

Devant lui, hormis un véritable désert de glace et d'arbres morts distordus, se trouvait un tout petit cabanon, perdu au beau milieu de nulle-part. Et ce petit chalet (trop petit pour constituer un habitat) était lui-même entouré de quelques décorations pour le moins.. intrigantes.

Nero ne s'était pas retrouvé ici en résultat d'une mission confiée par l'Académie – c'était du business personnel, pour une fois. Un travail d'extermination à l'ancienne ; comme il l'avait fait des centaines de fois par le passé. Et il n'était pas non-plus étranger à cette zone si désolée qu'elle pourrait en être non-descriptible – c'était l'emplacement du laboratoire Sybérien de Sylphcope ; l'un des récents laboratoires privés à se tourner vers la science occulte.

- Le goal est le même pour tout le monde. Il n'y a rien de mal à échouer ; on ne serait pas là si ça ne produisait aucun fruit.
- Hm...
- N'y penses pas trop.

Les iris d'or de la poupée cadavérique se mirent à illuminer sa voie faiblement. Dans son oreille gauche, il maintenant un lien audio provisoire avec sa sœur jumelle et créatrice ; Viktoria, qui jouera le rôle d'opératrice à distance depuis son van à quelques kilomètres de la zone du désastre. La jolie jeune femme était – à l'inverse de son semblable – emmitouflée de la tête aux pieds dans divers vêtements duveteux ; tasse de café chaud dans l'une de se moufles et l'autre posée sur le clavier de l'ordinateur portable. Bien qu'elle était située au milieu d'un véritable lit de feuilles de papiers déchirées, de capsules de café usager et de vêtements débraillés dans tout les sens ; la jeune femme semblait plutôt « organisée » avec ses fiches, saisissant sans mal l'un des classeurs cachés sous une pile de sous-vêtements.


Le zombie avançait au rythme du vacarme ; déblayant des morceaux de glace sur son passage, hors de sa tête et de ses épaules. Il traçait sa voie jusqu'au petit chalet, toisé par les nuages noirs qui le menaçaient de par leur simple présence.

- Un petit briefing pour aider ton partenaire de RP à se mettre dans le bain, frangin ?
- Qu'est-ce que c'est sensé vouloir dire ?..
- Sylphcope a démarré en 1992 et a été le premier laboratoire à mettre au point un traitement contre l'infestation des plaies nécrosées dans les corps des chimères de grade C. Ayant eut peu de succès dans leur marketing chez les vivants, ils se sont concentrés sur leurs premières recherches avec le peu de budget qu'ils avaient, et ont poussé la pédale aussi loin que possible ; mettant au point les produits avec lesquels je traites les blattes dans tes cheveux quand tu traînes un peu trop dans les tripes de chimères arachnides. En soi, ils ont été très utiles !... jusqu'à ce que leurs méthodes se fassent leaker à l'ensemble de la course nécromancienne et que tout leurs concurrents puissent le faire par eux même sans aucun soucis.
- Et c'était le début de la descente aux enfers, huh..

Le zombie se trouvait maintenant au lieu où se trouvait le bâtiment... auparavant, en tout cas. La dernière fois qu'il était venu, il n'arrivait même pas à tenir sa tête droite et devait résider dans une chaise roulante pour ne pas voir ses tripes colorer le sol. Mais cette fois... c'était différent. L'immense building qui se trouvait ici, n'était plus là – il avait complètement disparu et laissé absolument aucune trace de sa présence. Il n'y avait pas de morceaux de plâtre étalé quelque part pour indiquer à une destruction des lieux ; Pas de débris matériaux, même en creusant dans la neige de quelques coups de pieds dans la poudreuse. C'est comme si le site de travail n'avait tout bonnement jamais existé pour commencer. Il tourna les yeux vers la cabane en bois, après qu'une énorme bourrasque de vent glacé ne vienne entraîner sa chevelure dans un véritable tourbillon gênant.

- J'peux le sentir.
- Déjà ? Est-ce qu'il y a d'autres signes que l'odeur ?
- Yeah.

Dans un froid pareil ; une bonne partie de ce qui constituerais un enfer pour les nasaux, pouvait être éliminé assez rapidement. Mais « cette » odeur était assez spécifique – inhumaine ; quelque chose que quelqu'un qui n'est jamais mort auparavant ne pourrait sûrement jamais reconnaître. Ce dont Nero & Viktoria parlaient, n'étaient pas des indices de la présence de la bâtisse : c'était la fusion entre matériel et chaire humaine, liés par la science occulte. Sur la porte de la cabane, et aux alentours des fenêtres brisées, se trouvaient de fines tentacules jaunâtres et gelées, donnant l'impression d'être des racines d'arbre. Elles étaient en réalité bien plus apparentes à des vaisseaux sanguins, pulsant de temps à autres, et dont la texture offrirait un cauchemars à quelques malheureux souffrants de trypophobie.

- ça s'est étendu de sous-terre jusqu'à l'extérieur.
- Je peux avoir une description physique ?
- ...mi-chemin entre un plat de lasagnes pourries qui ont été surgelées, et des tentacules de tes hentais favoris ?
- Bingo. On dirait que t'es signé pour une petite exploration souterraine, Nero.


Le zombie observa les alentours un moment, avant de hausser les épaules avec un air blasé. Personne aux alentours, et aucune trace d'expédition précédente à la sienne.. peut-être qu'il n'aura même pas à croiser de représentants de laboratoires rivaux souhaitant prélever des échantillons avant lui. On croise les doigts.

- Nerveux ?
- ça fait un bail que j'ai pas exploré d'autres trous que les tiens, ça me changera.
- ça serait fâcheux qu'il y ai un glissement de terrain et qu'on ne te revois plus jamais.
- essayes si tu l'ose, sorcière.

Il avait poussé la porte.. et sans surprise, c'était un autre de « ces » cas. Au milieu de la cabane se trouvait un énorme trou ; à mi-chemin entre rocailleux, gelé, mécanique et organique.. on pouvait y voir des éléments distordus provenus tout droit de ce-à-quoi on peut s'attendre quand on mêle manipulation de la vie au pur désir de modifier ce que les dieux ont placé sur cette planète. Chemins de fers, briques, murs de glace.. il n'avait aucune idée d'à quel point ce véritable trou de lapin d'Alice au pays des merveilles pouvait mener.


Sur l'épaule de Viktoria ; une petite main rapiécée sur un corps de souris, grimpa sur son épaule lourdement vêtue, émettant un son de ouistiti ; alors qu'elle communiqua au jeune exterminateur de chimères son ordre du jour.

- Trouves le noyau, détruit-le. Toute chimère sur le passage doit être détruite. S'il y a des survivants, escortes-les à l'extérieur. Si une anomalie se présente, envoie un signal S.O.S et remontes immédiatement.

Se laissant tomber dans le fossé ; le zombie commença à s'aventurer à l'intérieur de la galerie souterraine gelée. Il pouvait y reconnaître des pièces de l'ancien laboratoire... mais elles étaient étrangement disproportionnées ; torturées dans leurs formes – comme si elles étaient faites de papier mâché dans lequel on aurait jeté une boule de bowling. Le panneau « SYLPHCOPE » était toujours alimenté par de l'électricité ; Le néon donnant un aspect extrêmement lugubres au hall d'entrée dans lequel un autre trou béant se trouvait près des extrémités. Des chaises... qui défiaient un peu les lois des la gravité – longeant les murs, descendant le long du trou comme des fourmis figées dans le temps à mi-chemin entre la sortie et l'entrée. Mais pour l'instant... pas âme qui vive.. et pourtant, ces racines gelées continuaient de recevoir un flux sanguin, visiblement en vie.

- à partir de trente mètres, le signal va couper.
- ...je suppose que si t'as quelque chose à me dire, c'est maintenant. Je sais pas vraiment quand est-ce que tu vas me revoir.
- Combien de mètres, à vue de nez ?..

L'élève de la Heroe's SUP était sur le rebord du précipice, dans cette salle d'attente au look post-apocalyptique. Et de ce trou gigantesque bordé de chaises déformées et de racines à pores humains... il ne voyait absolument aucun fond. C'était le noir complet. Y jeter un bout de plastique cassé n'aida même pas à produire une approximation de la profondeur de cette voie.

- ..Suffisamment pour dire que tu vas pouvoir te le carrer au cul, ton S.O.S.
- Je pensais pas que tu étais si heureux de notre séparation que tu n'aurais pas envie de remonter me voir.


Sachant parfaitement qu'il s'agirait de leur dernière communication avant un temps indéterminé de silence radio et d'incertitude ; la créatrice de la créature de Frankenstein résuma pour son « arme », de ses tâches à accomplir. Et au fur et à mesure qu'elle expliquait ; le jeune homme longeait les rebords du trou béant, utilisant l'électricité statique pour se coller aux parois toujours constituées de métal. Il descendait assez prudemment, ses mains glissant sur les rebords comme s'il était sur un toboggan extrêmement lent. Et les étages passèrent au dessus de sa tête l'un après l'autre.. il put en déduire assez vite que ce trou était là où l'ascenseur (maintenant disparu) se trouvait... et qu'il en était à la fois au dernier et premier étage. Car de minuscules zones de lumière venaient éclairer quelques chiffres de temps en temps : tantôt un 1, puis un 37... un 15.. 13.  Mais tous, sans exception, étaient à l'envers.

- Détruit tout document que tu trouves. Détruit chaque chimère. Détruit le noyau. Mets en sécurité les survivants – si toute fois tu en trouves. Une fois la source détruite ; rentre au van.
- Compri--
- Et une dernière chose !

Surpris, le mort-vivant ne s'attendait pas à ce que Viktoria n'ajoute de suppléments à ses ordres.. c'était la première fois. Il s'était arrêté de glisser, adossé aux portes du « 24 e » étage inversé.

- J'ai des raisons de penser que tu n'es pas le seul ici. Si quelqu'un t'as devancé ; ne laisse personne s'accaparer le noyau. Détruit n'importe quelle forme d'hostilité, compris ?

Il n'avait rien noté sur son passage qui pouvait laisser penser que quelqu'un était déjà quelque part à l'intérieur de ce trou... mais la scientifique est – malheureusement – rarement erronée dans ses jugements.

Fronçant les sourcils , l'élève ré-amorça sa descente du canal métallique distordu.

- Reviens en vie.
- Ouais.

Le grésillement envahis le canal audio.. puis celui-ci se coupe ; laissant Nero dans un empire de glace et d'horreur.


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Caïn Adamson
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MessageSujet: Re: Boy Meats Girl (?) ♦ PV: Caïn Boy Meats Girl (?) ♦ PV: Caïn EmptyLun 15 Avr - 5:56

ft. Nero H. Frankenstein

Quelque part au dessus de la Sibérie

Boy Meats Girl (?)

La Russie, ça fait un bail que je n'y avais pas foutu les pieds. Je fume tranquillement dans la soute d'un avion furtif volant à vingt-cinq kilomètres au-dessus du sol. Je suis assis sur une grosse caisse métallique, on dirait presque un cercueil. Je lis un dossier que l'on m'avait confié, il y a seulement une heure tandis qu'une jeune femme me faisait un briefing. Je suis une mission cela faisant un moment, et cela se passait hors-sol américain. Cela signifiait que je devais agir seul, en autonomie et de façon discrète.
Apparemment, une boite spécialisée dans l'occulte et la manipulation génétique avait fait suffisamment de remous pour attiser la méfiance de la S.A.D. L'agence surveillait étroitement le marché officiel et officieux des sciences nécromanciennes. Et de toute évidence cette boite, Sylphcope, a fait un petit faux pas qui mérite que l'on m'envoie fourrer mon nez dans leurs business. La gamine en face de moi porte un masque à oxygène, normal, on en manque cruellement aussi haut dans le ciel. Sa voix est étouffée par le dispositif, je l'entends à peine.

— Vous allez bien agent K1 ?
— Hum ? Euh...Ouais ? Pourquoi ?
— Je parle du projet Judas. L’opération ne fut pas trop dure ?

Ah oui, c'est vrai qu'il y a eut ça. Visiblement quelques huiles craignaient que je passe entre de mauvaises mains. Après tout, par le passé, j'ai déjà été soumis à quelques puissants télépathes qui on fait de moi un bon petit pantin. Du coup, j'imagine que l'agence n'était pas spécialement chaude à ce que cela se réitère aujourd'hui. Ça la fout mal de voir sa propre carte joker se retourner contre soi. Le projet Judas, je ne sais pas qui s'est le génie qui a trouvé le nom, mais il a eut le mérite de me faire me marrer. La procédure par contre, c'était une autre paire de manche. Le pôle scientifique s'est surpassé pour l'occasion. Cela fait des années qu'ils cherchent un moyen de me tuer, en vain, par contre pour me réduire en poussière là, ils sont les plus doués. En somme, le projet Judas, c'est juste une petite bombe dans mon crâne, chargée avec un virus fait rien que pour moi. Des agents me surveillent h24 et si je perds le contrôle de mon corps pendant trop longtemps. Hé bien, je deviens de la bouillie en quelques secondes. C'est efficace... Et ça fait un mal de chien.

— Nan ça va. Merci de votre sollicitude...C'quoi votre blase ?
— Je suis l'agent Argus, c'est moi qui serais votre agent de liaison pour cette opération.
— Oki doki Argus. J'imagine que t'es connectée au système de Judas.
— Affirmatif, ainsi qu'à votre équipement ?
— Hum ?
— Le contenu de la caisse sur laquelle vous êtes assis.
— Hein ? J'ai un équipement maintenant ?
— Oui... On ne peut pas vous laisser agir en mission avec presque rien pour cacher votre identité. Encore moins en dehors du pays, vous êtes connus de plusieurs services de renseignements après tout.
— Well, j'ai bossé pour la plupart faut dire...C'est quoi mon barda du coup ?
— Vous verrez le moment venu, nous somme bientôt au point de largage alors je veux vérifier une dernière fois avec vous les objectifs de mission.
— Hum...Alors...Sylphcope est une boite qui fait dans la nécromancie et autre truc joyeux. Ils ont chopé depuis quelques jours des échantillons ADNs dangereux que l'agence surveillait sur le marché noir. Vu que les industries comme Sylphcope bossent dans une zone grise, on craint qu'ils ne fassent une connerie avec ce qu'ils ont obtenu. Donc, en gros, je dois me rendre dans leur laboratoire, perdu dans la pampa sibérienne, localiser les échantillons et leur chourer. Il faut aussi que je pécho leurs savants où au moins un responsable histoire que la S.A.D. lui extirpe du crâne les recherches qu'ils font, car bon ça la foutrais mal qu'on soit technologiquement en retard quand on veut être les garants de l'ordre mondial.
— Rien d'autre ?
— Hum...Bah à part le fait que comme c'est un match en extérieur, je dois me démerder pour pas me faire prendre non. De toute façon même si c'est le cas, la S.A.D. n'existe officiellement pas et le gouvernement américain niera son application dans cette opé'. Le truc rigolo en plus dans mon cas, et qui est pratique, c'est qu'au vu des nombreuses affiliations que j'ai eut dans ma vie, il est impossible que le contre-espionnage du pays qui me choppe, les ruskofs dans ce cas, sache exactement qui m'envoie.
— Parfait. Nous arrivons au point de largage...Vous êtes sûr de ne pas vouloir de parachute ?
— Pas besoin, si ? C'est une mission d'infiltration, donc autant laisser le moins de trace possible.

La porte du cargo s'ouvre lentement. Argus s’accroche au filet de sécurité tandis que je vérifie que la caisse métallique soit bien fermée à l'aide de plusieurs sangles. Je la pousse tranquillement jusqu'au bord. On est si haut dans le ciel, d'ici l'on peut voit l'horizon se courber, l'espace infini et froid.

— Bon j'y vais. Je vous contacte une fois au sol.
— Bonne chance, agent K1.
— Pas besoin de ça, mais merci. до свидания !

Et je me laisse tomber dans le vide. Chuter est toujours agréable. En tout cas, j'ai toujours trouvé cela reposant. Il y avait une certaine quiétude malgré le vent sifflant dans vos oreilles. Une paix que je trouve que lorsque je me laisse couler dans l'eau. Mais l'avantage avec la chute, c'est que je n'ai pas à sentir mes poumons se remplir d'eau. Quant à l'impact, honnêtement, ce n'est pas grand chose. La hauteur ? Ce n'est rien. Chuter d'aussi haut ne me fera aucun mal, je vais mourir à l'impact de la même façon que si j'avais sauté à plus de cinq cent cinquante mètres. C'est à partir de ce point qu'un être humain atteint sa vitesse terminale, c'était à peu moins de deux cent kilomètres heures...

— Sept minutes...


C'était le temps que j'avais pour profiter de cette quiétude à haute vélocité verticale avant de me mettre au boulot...

La toundra sibérienne est froide et déserte. Je m'étais posé littéralement dans le trou du cul du monde. Le temps que mon corps se régénère, j'ai dû chercher un moment, nu dans cette foutue neige, ma boite. Elle avait atterri une centaine de mètres plus loin. Elle est en adamantium, donc indestructible. L'intérieur a été doublé avec un matériau de protection, les objets étaient donc intacts. Le petit paquet qu'Argus m'a préparé est plutôt sympathique. Ma tenue de travail est classieuse, un long manteau noir, des grappins motorisés et un masque. Dès que je l'enfile, la voix de ma jeune agente de liaison se fait attendre.

— Rebonjour agent K1. Votre vol c'est bien passé ?

— Impeccable Argus. Donc c'est ça mon équipement ? C'est assez peu, non ? Genre, je n'ai pas de pistolet anti-don ?
— Non, impossible, la technologie que l'on utilise est bien trop particulière pour qu'elle soit utilisée en dehors du sol américain.
— Je vois... Que pouvez-vous me dire sur le reste ?
— Votre tenue est pare-balles. Votre ceinture, outre le système pour vos grappins et équipée de plusieurs compartiments de rangements. Le masque quant à lui a été fabriqué avec la même technologie que nos lunettes mono-oculaires.
— Cool cool cool. Bon du coup, où se trouve le bureau de la Sylph ?
— Au nord de votre position, à plus de douze kilomètres.
— Très bien, je passe en silence radio jusqu'à ce que j'y arrive.
— Agent K1, j'ai pris l'initiative d'enregistrer certains... Morceaux dans votre masque. J'ai cru comprendre en lisant votre dossier que vous aimez la musique.
— Ah...Hem...Merci, c'est cool de votre part Argus.
— De rien agent, bonne chance encore une fois, Argus terminée.

Bon...Je dois infiltrer un labo chelou russe. J'espère qu'il y en a un dans le tas qui fume, j'aurai dû demander une clope à Argus avant de partir. Je me lance une petite musique qu'elle m'avait préparé...Bon, au moins elle avait bon goût pour ça.
Le bâtiment de la Sylphcope fait tâche dans le paysage. Un immeuble, planté au centre d'un village de cabanes, lui-même se trouvant au milieu de nul part. Le village semble désert, je ne sais pas si c'est bon signe ou pas. De ce que je vois, des gardes armés patrouillent autour d'un large périmètre et parfois des camions vont et viennent. Je m'approche discrètement, entre deux rondes, me cachant dans une des cabanes. Elle est encore meublée sommairement, poussiéreuse. La table a été renversée, des restes de potage avaient séché sur le parquet. Ceux qui vivaient là ont été attaqués pendant leur repas. J'imagine que c'est par la fameuse boit qui a construit son labo occulte juste à côté. Pire voisin du monde.
M'infiltrer ne fut pas complexe. Une fois dans le village, il m'a simplement fallu me glisser sous un camion et m'y accrocher. Il transportait des "sujets d'étude" de ce que j'entendais, des cadavres récupérer dans des morgues à droite à gauche du pays. Je suppose que le gouvernement devait tremper un peu dans cette histoire, ou du moins fermait les yeux. On ne peut pas s'installer comme ça n'importe où et récupérer autant de corps sans que le pouvoir ne le sache. Je me balade un peu à droite à gauche. Je suis un poil rouillé cela dit. Cela fait longtemps que je ne jouais pas au petit ninja en terrain ennemi. Glissé dans l'angle mort des caméras, se cacher dans des endroits incongrus, assommer des gardes trop alertes, cela m'avait manqué un peu. L'ambiance ici est... Froide. Les couloirs sont propres, stérilisés même et d'un blanc impeccable. Les néons au plafond projettent une lumière vive et agressive. Parfois une voix résonnait, dans un Russe mécanique, prévenant que tel docteur était attendu à tel endroit. Là aussi, il y avait des gardes armés... Mais pas que. Je vois souvent passé des cages et caissons d'hibernation contenant des... Choses ? Des créatures étranges, difformes, mort-vivantes. Du temps où je trempais dans l'occultisme, c'était beaucoup plus simple. On avait des vieux bouquins, des parchemins illisibles et l'alchimie au résultat hasardeux et improbable. Avec l'avancée de la science, j'imagine que tout cela a évolué...

— Agent K1.
— Argus... J'essaye de me faire discret, vous me déconcentrez.
—Désolée, mais nous captons des anomalies... Anormales...
— Vous pouvez être plus vague ?
—...Je...Je ne comprends pas, je n'ai jamais vu ça...
— Merde...

Il eut une secousse. Violente. Le courant de mon étage a sauté dans la foulée, le plongeant dans l'obscurité. Après un silence pesant de quelques secondes, une autre secousse me projette contre le plafond. Je ne comprends pas ce qui se passe. Argus panique à l'autre bout, ce qui n'arrange rien. Je virevolte dans le couloir, me bouffant les murs, le sol et le plafond comme si un géant c'était emparé de la tour et la secouait dans tous les sens. Fatalement, un mauvais coup m’assomme et je me retrouve plongé dans l'abîme silencieux de l'inconscience...

— Argus ?

Aucune réponse. D'après mon affichage tête haute cela fait trois heures que je suis ko. Et aucun signal avec l'extérieur. Mais ce n'est pas le pire. Le décor a pas mal changé... Il n'y a plus de courant pour commencer, puis... Apparemment, la tour est à l'envers, ou alors j'ai développé un nouveau donc, parce que là, je marche au plafond. Le pire reste cependant l'étrange matière organique qui couvrait les murs. On dirait d'immenses tentacules, pulsant salement. Bordel, j'ai envie de cramer tout ça au lance-flamme... Un bruit un peu plus loin attire mon attention. Une silhouette s'approche dans la pénombre.

— Привет !
Bonjour !

Aucune réponse. Hum... Je fais passer mon masque en vision nocturne... Et... Comment dire...

— блядь ! Ты слишком мерзкий, чтобы жить !
Putain ! T'es trop dégueulasse pour vivre !


En effet, devant moi se tient une créature laide au possible. Quadrupède, sans peau, ses bras sont pourvus d'immenses griffes. Elle n'a pas d'yeux, pour tout dire sa tête ne consiste qu'en une immense gueule et un cerveau où plusieurs électrodes sont plantés. Ce machin renifle l'air, grogne en ma direction, sa longue langue fouettant le sol, il y a un putain d'aiguillon au bout. Elle s'approche, lentement, doucement, puis soudainement me bondit dessus. Elle est vicieuse, ses griffes ont tout de suite cherchées à me déchiqueter la gorge. Me suis protégé à temps, ma tenue ne fut pas tranchée par cette attaque...Par contre ça m'a un peu pété le bras, ce truc possède la force d'un 36T. Elle recule, hume encore l'air avant de me charger encore une fois. Je saute sur le côté, la laisse exploser le mur qui se trouvait derrière moi. Elle rentre dedans comme si le béton armé n'était qu'une cloison en papier. Je n'ai pas le temps de souffler qu'elle me charge à nouveau, m'emportant avec elle à travers un autre mur. Sa langue s'enroule autour de moi et me projette au sol. Son aiguillon cherche en vain à percer mon manteau noir. J'utilise un de mes grappins pour attirer vers moi un extincteur accroché au mur ? Heureusement que malgré leurs affaires louches, ils respectaient les nomes de sécurité ici. Je lui fourre ma trouvaille dans la gueule, l'obligeant à lâcher prise. Sa mâchoire claque, broie sans problème l'extincteur ce qui projette de la neige carbonique un peu partout dans ce foutu couloir. Elle s'acharne sur le pauvre objet avant de me le balancer dessus. Je l'esquive, mais c'est là qu'est le piège. Cette chose est maligne. Elle m'a feinté, bondissant à la suite de l'extincteur pour me décapiter d'un coup net et précis. Elle grogne, hurle de joie face à sa victoire. Ses lourds membres frappent le sol en cadence, sa langue lape le sang répandu.

—Дрянь...
Saloperie...

Une fumée noire émane de mon corps, qui se relève péniblement. Ma tête, gisant quelques mètres plus loin, est emportée par cette fumée, retournant à sa juste place, sur mes épaules. Cette chose m'a foutu en rogne. En principe, je ne suis pas censé buter des trucs en mission. Mais hé ! On dirait que je n'ai pas trop le choix ici. Elle me fonce une nouvelle fois dessus. Avec les grappins, je m'accroche en hauteur pour me laisser tomber sur son dos. Elle se débat, mais je me sangle à sa gorge avec mes filins métalliques, faisant tourné le moteur à ma ceinture à plein régime. Je compte bien étrangler cette saloperie, qu'importe sa force, si elle n'a plus d'air dans son organisme, elle crèvera. Le rodéo dure une vingtaine de minutes. Elle court, saute, traverse plusieurs murs dans l'espoir de me déloger, sans succès. J'entends sa respiration se faire de plus en plus lourde. Elle s'épuise, finie par se laisser tomber. Comme si ça allait me suffire. Je me lève, continue de forcer sur les liens métalliques qui l'étranglent. Je tire, quitte à me cisailler les mains. Je tire à en sentir mes bras lâcher sous la pression. Je tire jusqu'à entendre le bruit de la chair qui se déchire. Puis, fatalement, cela lâche. Je tombe en arrière, entraîné par mon propre poids. Je souffle, exténué, dans le sang visqueux et épais de cette bestiole que je venais de décapiter. Œil pour œil, dent pour dent après tout.

— Вот... как это делается мешком с дерьмом !
Voilà... c'est comme ça que l'on fait sac à merde !


J'aimerais bien fumer un coup...Sauf que le devoir m'appelle, j’entends quelque chose approcher. Une autre créature à la con sans doute. J'espère qu'elle aura une gueule plus avenante que ce que je viens de buter...

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MessageSujet: Re: Boy Meats Girl (?) ♦ PV: Caïn Boy Meats Girl (?) ♦ PV: Caïn EmptyLun 15 Avr - 13:44







Les nombres éclairés par la faible lumière que générait les arcs électriques émanant des doigts de la créature nécromancienne défilaient maintenant comme les slots d'une machine à sous. Ils étaient tous aussi incompréhensibles les uns que les autres – désorganisés, parfois placés devant des murs sans la moindre porte annonçant un nouvel étage franchis. Et le plus la descente continuait, plus ces racines dégoûtantes se faisaient régulières. Au moins ; leur présence – bien qu'odorante aux narines du mort-vivant – avaient le mérite de générer un brin de lumière rougeâtre. Les veines qu'elles contenaient donnaient à la couleur du sang qu'elles contenaient , des vertus presque phosphorescentes. Mais ça n'avait rien d'une bonne nouvelle.. à l'inverse, ça voulait simplement dire que le sang contenu dans ces membranes était extrêmement frais. Cela fit froncer les sourcils de l'élève de classe Alpha, qui rendit sa descente quelque peu plus lente et prudente. Car les premières questions qui lui vinrent en tête, concernaient le temps d'infestation des lieux. Il s'attendait à voir un site abandonné depuis des mois.. mais à l'inverse, c'est une prolifération particulièrement récente ; qui avait amené la bâtisse à connaître les modifications torturées d'une dimension à laquelle elle n'appartient pas. Est-ce que ça signifiait qu'il s'aventurait dans un nid nouvellement-construit ? Comment est-ce que Viktoriya s'était procurée des informations sur le désastre aussi rapidement  que ça ?

Avant qu'il ne s'en rende tout à fait compte ; Nero avaient stoppé sa descente complètement. Envahis par ses pensées ; au milieu d'un vide semblant infini, il se surpris à ré-évaluer tout ce qui lui avait été dit jusqu'à présent. Est-ce que sa sœur jumelle s'attendait à ce qu'il arrive sur les lieux lorsque le laboratoire serait toujours à la surface ? C'était tout bonnement impossible que l'initiative de se rendre en Russie ai si bien coordonnée avec le désastre.

Ce que ça voulait dire.. c'était que non seulement elle en savait bien plus qu'elle ne souhaitait en dire ; Mais également qu'elle ne s'attendait pas à ce que le motif de ses craintes soit arrivé plus tôt que prévu. Un sacré talent qu'elle avait, cette Vikky – rester calme et collectée et agir comme s'il n'y avait eut aucun changement à ses plans ; quand clairement elle estimait avoir pris suffisamment de précautions et d'avance sur sa décision de se rendre au pays des neiges pour empêcher la catastrophe d'arriver pour commencer.


Mais le zombie fut quelque peu tiré hors de sa torpeur par quelque chose d'inattendu. Un faible son.. bien trop faible pour être entendu par une oreille humaine, en tout cas. Ce signal eut pour effet de captiver l'attention de la créature de Frankenstein dont les mirettes d'or se mirent à scanner les environs pour un quelconque signe de présence. Et vu la fréquence.. ça ne pouvait appartenir qu'à un seul type d'animal.

- ...Et moi qui détestais le niveau Pachinko de Mario Sunshine.. tu vas vraiment m'infliger ça, huh..

Écholocalisation – une chauve-souris.  Sentant une bourrasque de vent dans sa direction, le zombie se projeta de l'autre côté du tunnel ascendant à l'aide d'une impulsion électrique ; Traçant sa route au milieu du vide intersidéral pour y croiser la forme physique de cette créature. Il put la voir pendant un fragment de seconde – il put surtout sentir sa salive racide frôler sa joue, et ses énormes canines préhistoriques tenter de lui arracher la face sur sa trajectoire. Trop sombre pour parfaitement identifier son assaillant, mais il avait clairement pu voir une face humaine – ou en  tout cas, quelque chose qui « avait » été humain, il y a longtemps..

à la réception, Nero ne se contente plus d'utiliser seulement sa main comme appui électromagnétique – ses chaussures rejoignent la dance et il commence à courir le long des murs. Le désavantage de la manœuvre s'illustrant sous les assauts répétés de la créature mi-homme mi-chauve-souris qui percuta sa précédente trajectoire de multiples fois. Elle avait de la force, la salope – une mâchouille directe dans les parois métalliques et elle en arrachait deux fois la taille de sa gueule. À la troisième tentative d'attaque ratée ; la bête nocturne s'arrêta sur les lieux de sa dernière mâchouille en laissant un peu de distance au mort-vivant pour descendre les murs en spirale. Cela-dit... plus de battements d'ailes : elle avait planté ses deux mains gauches dans le métal et commençait à imiter sa proie en retraçant ses exactes mouvements descendants.

Et cette course défiant la gravité.. elle dura une bonne minute entière, avant qu'une réalisation ne frappe Nero plus fort qu'une brique dans le crâne : cette bestiole était beaucoup plus grande et rapide que lui, et avait gagné beaucoup de terrain dans la course. Il n'allait pas pouvoir éternellement bondir de mur en mur et émuler ses films de ninjas favoris. Mais lorsqu'il compris ça.. c'était déjà trop tard.

- Qu'est-ce qu--- !?..

Pas de lien électrique. Ou plus exactement... plus de métal. À partir de ce point, tout ce que les mains de Nero touchaient, avait la texture de chaire pourrie. Tout les murs étaient infestés de ces tentacules de chaire humaine, et aucune d'elle n'avait la gentillesse de procurer suffisamment de présence électromagnétique pour permettre au zombie de se tenir dessus. Il avait perdu l'équilibre sous la surprise – son corps tombait, et celui de la créature difforme aux crocs carrés, percuta son corps de plein fouet. Il put sentir son dos se briser sous l'impact. La tête de cette immondice était parsemée d'os massifs – un exosquelette de sorte. Le visage du zombie se déforma sous la souffrance ; alors que sa chute s'accéléra.

Les sons d'impacts lourds résonnaient aux quatre coins de la cage d'ascenseur : Nero était devenu la bille de Pachinko qu'il redoutait ; son corps heurtant racine après racine, en avant, arrière, côté, avant d'éventuellement... toucher le fond.


Une erreur de débutant qu'il avait payé relativement cher. Il était allongé sur le sol ; dos plongé dans une marre de sang. Pour une fois, il n'y a pas à dire : c'était le sien. L'impact l'avait sonné et rendu sa conception du temps relativement vague. Il ne savait pas exactement à quel moment il avait touché le fond du panier – ça pouvait être quelques secondes, comme ça pouvait faire des heures. Il n'avait même pas remarqué les innombrables canaux sanguins qui l'entouraient désormais et procuraient à cette zone une lumière tamisée de couleur cramoisi.

- Urghh... F—fuck..

Se relever.. visiblement, pas une option. Le simple fait d'appuyer sur son coude ne serais-ce qu'un tout petit peu, avait l'air de mettre en difficulté le processus de régénération. Et ne souhaitant pas se mettre dans la merde encore plus qu'il l'était déjà, Nero relâcha ses muscles et laissa son crâne baigner dans son propre sang une fois de plus.

C'était loin d'être le lit le plus agréable au monde ; Et savoir que dans quelques minutes, son prince charmant débarquera avec ses ailes de justicier-de-la-nuit et toutes ses magnifiques dents de macaque, ne le rendait aucunement plus jouasse de devoir séjourner au milieu du meilleur spot d'hentai imaginable. Alors entre deux grognements de souffrance, il tenta de garder un œil sur les cieux, guettant l'arrivée de la bête. Il pouvait l'entendre – pas à cause des ultrasons qu'elle émettait, mais à cause de sa décision primitive de descendre à coup de paluches contre les tentacules plutôt qu'utiliser ses magnifiques ailes de goth.

Le son se fait de plus en plus distinct, et l'attention de Nero redeviens graduellement plus affinée. Il devait attendre le dernier moment – profiter d'autant de temps de repos que possible pour laisser à son corps le temps de se rapiécer tout seul. Ou en tout cas.. c'était initialement le plan.


Ça l'était, jusqu'à ce que son corps ne soit soudainement projeté à nouveau dans les airs par une impulsion qui provenait d'une source dont il n'avait même pas imaginé l'hostilité : son lieu de repos. Avant même de s'en rendre parfaitement compte, Le zombie avait été projeté plusieurs mètres dans les airs par le lit de tentacules sur lequel il résidait. La masse de racines poreuses s'était soudainement levée et envoyé l'élève de la Heroe's SUP à quelques mètres dans les airs.. en parfait tandem avec la bête ailée qui n'attendait qu'à dévorer sa proie.

Le timing – il était parfait. Il était coordonné à la seconde près. Les yeux du zombie étaient grand ouverts à cette réalisation. Celle que ce n'était pas simplement quelques créatures désordonnées, qui hantaient les couloirs du building... c'était le building entier qui était vivant. Et cette créature ailée n'était que l'un des nombreux membres de la bête qui contrôlait réellement les lieux. Un seul cerveau guide toute la bâtisse.

- * Ah... je me suis fait niquer...*

C'est tout ce à quoi il pouvait penser. Comme si le temps avait décidé d'accentuer les derniers moments d'un chasseur sur le point de devenir la proie. Son visage, lentement, s'apprêtait à être englouti par les crocs de la bête...

..ou pas.

La mâchoire eut beau se fermer avec plus de violence que celle d'un compacteur d'ordures ; tout ce qui se trouvait à la place de la tête du mort-vivant.. c'était une amalgamation de poussières dissipées, et un peu de fumée. En retraçant la trajectoire de la fumée, ou peut voir qu'elle mène aux sutures relaxées du bras gauche de Nero ; propulsé encore plus haut dans les airs que dans son ascension initiale. Il se retrouvait maintenant au dessus de la bête confuse ; comme s'il venait de sauter sur un trampoline constitué de rien de plus que d'air.



Et de la même façon qu'il était monté par une impulsion explosive soudaine... la descente en sera de même.

- Vas te faire foutre !!

Main au dessus de sa tête ; cette fois c'était la main gauche de Nero, dont les sutures s'illuminèrent de vapeurs et de flammes ; libérant au centre de sa paume une explosion qui projeta son corps comme un boulet de canon vers le sol. Son coude se plantant fermement dans la nuque de la bête volante, et son poids l'écrasant lourdement vers le sol. Le simple contact avait peut-être été suffisant pour la tuer... mais on est jamais certain, avec une chimère. Alors dès que leurs corps heurtèrent le sol à nouveau ; le zombie garda sa main dans l'exacte même position ; intensifiant l'impulsion de sa paume à-même-le-sol pour donner à son coude une pression encore plus inhumaine.

- Pas le massage que t'espérais hein !? Tu m'en diras...---

Le coude de la créature de Frankenstein était en train de broyer la nuque de la bestiole ; creusant dans sa peau, perçant ses muscles ; sciant chaque membrane protectrice... c'était une véritable presse hydraulique qui était émulée sur la bête difforme dont les cris et les déjections d'hémoglobines ne se faisaient que plus nombreux de secondes en secondes. Jusqu'à ce que finalement ; après un « CRRRRRRRRRRACK » satisfaisant de la part de la zone attaquée...

- des nouvelles, bâtard !!

L'impulsion finale. Coude contre le sol, bloquant les ailes de la bête ; Le corps tout entier de Nero trembla sous le choc d'une explosion d'air à l'autre bout de son bras tendu vers le ciel. Le coude venait juste de séparer la tête de la créature du reste de son corps, et par la même occasion, creusé un cratère dans le lit de tentacules sur lequel il avait été projeté quelques minutes auparavant. Sans surprise.. détruire l'une de ces choses, émettait une véritable flaque de sang. Rien de ragoûtant, mais définitivement satisfaisant.

La bestiole eut quelques spasmes, sa tête coupée tenta même de gagner quelques mètres de distance en rampant sur sa langue.. mais sans effet : elle finis par inévitablement s'arrêter, morte.

Il l'observait avec un regard dédaigneux. Cette « chose » était autrefois humaine, et pour sûr, elle n'avait pas le contrôle de ses actions dans l'état où elle se trouvait.. mais cette attaque coordonnée avait eut l'effet de le mettre sur les nerfs suffisamment pour qu'il ne ressente pas un fragment de regrets pour cette élimination. Il détourna alors les yeux, ramenant sa main fumant près de son visage pour faire un constat rapide des dégâts.


Il avait eut de la chance. S'il avait perdu les pédales plus que ça, il aurait certainement libéré trop de vapeur et réduit son propre bras en charpies juste pour un bonus de style. Les dégâts, au final, se limitaient réellement qu'au dos. Et même ça.... les sutures qui se tissaient lentement sur ses blessures assuraient que ça ne serait pas un problème aussi longtemps qu'il ne s'adonne pas à un autre saut-de-la-foi sans motte de foin à l’atterrissage. Il secoua sa main, dissipant la vapeur entre ses doigts alors que les sutures se referment. Autre main sur la nuque, il repris son bout de chemin, lentement mais sûrement. Il entra de nouveau dans la pénombre, et ce pour un long moment.

Et à partir de ce point, c'est une longue marche dans l'obscurité. Rien d'autre que le bruit de ses pas, et de l'occasionnel battement des veines pulsantes des racines qui arboraient les couloirs d'une bâtisse à l'aspect presque normal. Cette zone n'avait pas la même concentration de présence du noyau que dans l'ascenseur.. visiblement, il ne devait pas y avoir grand chose à protéger ici.

Mais la lueur rougeoyante des veines permis parfois à Nero de détailler un peu plus le genre d'environnement qu'il traversait. C'était une zone d'opération – ou peut être une morgue, fusionnée à un couloir régulier de la bâtisse. La distorsion géographique était un grand classique dans ces histoires de sciences occultes qui tournent mal – les règles de l'univers prennent relativement mal le fait de jouer avec sa continuité ; et c'est les architectes qui en pâtissent. Sur un brancard abandonné, gisait un scientifique. Vivant, mais... avec 90% de son corps en lasagnes pulsantes, les yeux crevés et la gorge pleine de bourgeons de fleurs ; inutile de le compter dans la liste des survivants.

- De rien.

Le zombie plaça sa main au dessus de ce qu'il restait du crâne de l'employé de Sylphcope. De petits arcs électriques entrelacèrent ses doigt – sutures bleuâtres, et une minuscule implosion au niveau de sa paume. Le minimum, pour un départ bien moins douloureux que ce que le reste de sa « vie » pouvait lui offrir.

Nero retira sa main ensanglantée et laissa ses yeux dériver une dernière fois vers le corps ; avant de reprendre son bout de chemin sans dire un mot.

Ce qui suivit était une ribambelle de cadavres avec des conditions physiques similaires. Heureusement pour ceux-là.. ils étaient bel et bien morts, et n'avaient pas eut à devoir s'observer les-uns-les-autres devenir des abominations de la nature. Collés aux plafond ; torsadés, étendus.. Un cauchemars que probablement personne à la Heroe's SUP, ne s'imaginait être quelque chose d'habituel pour Nero et sa sœur.

Parce que c'est un secret bien gardé. Une technologie infâme , mais nécessaire, pour guérir la maladie qu'on appelle « La mort ».


Et sa progression, au milieu des cadavres, l'amena à un certain croisement. Enfin... ça en aurait été un, si la seconde voie n'était pas entièrement obstruée par des barricades. Mais une main ensanglantée s'échappait de celle-ci, visiblement fusionnée au reste du matériel installé à l'improviste – quiconque avait essayé de se cacher ici, a été pris dans la métamorphose du bâtiment. Pauvre type. Ça avait au moins le mérite de rendre la progression du monstre de Frankenstein plus linéaire.. mais également plus inattendue.

- ….C'est ça qu'elle voulait dire, hein..

Le second couloir avait de clairs signes de présence. Pas seulement « un peu » récente – ça datait d'un maximum de quelques minutes. Du sang extrêmement frais colorais le sol en PVC ; et plus particulièrement des traces de semelles ensanglantées dont la forme ne ressemblait pas du tout à des chaussures de sécurité ou de chaussons de labo. Bingo – il y avait quelqu'un d'autre que lui, ici.

Le regard de Nero se montra méfiant, alors qu'il suivait le parcours de quiconque venait de s'adonner à un rodéo mortel en ces murs. De nombreux cabinets avaient été détruits dans la lutte ; et plus il s'y aventure, plus il peut voir des morceaux de peau nécrosée éparpillés aux quatre coins des pièces. L'équipement médical aux alentours était... reconnaissable. Les fils électriques commençaient et se terminaient sur eux-même, les barreaux des lits de convalescence faisaient des loopings ; Les matelas étaient couverts de fleurs mortes. Il était relativement plus proche du point de départ du désastre que tout à l'heure.. ce qui voulait aussi dire qu'une chose.

- *Quiconque était là avant moi, était déjà dans le bâtiment, avant l'infestation...*

Et ce qu'il se passe généralement pour les êtres vivants pris en plein milieu d'une expérience nécromancienne de Grade S qui tourne mal.. c'est que très peu d'entre eux en ressortent avec un corps en état de fonctionner correctement.

Et il était finalement là. Le corps de la bestiole avec qui l'intru s'était débattu. Ou en tout cas.. sa tête, l'était. Elle gisait là, devant les chaussures abîmées d'un Nero à l'air lugubre. Dans l'obscurité, il avait lui-même l'air d'un véritable monstre. Ses yeux d'or émettaient une lueur surnaturelle dans la pénombre. Une lueur qui eut tôt fait d'alerter la personne qu'il recherchait. La personne qui se tenait sur ses gardes à l'autre bout de la pièce ; Masquée, couverte de sang.

Nero n'avait aucune raison de penser que ce qui se trouvait devant lui était humain. C'était masqué, en imperméable.. mais ça respirait aussi, et c'était visiblement pleinement sur ses gardes.

Et malheureusement pour lui.. de son expérience ; le monstre de Frankenstein sait plus que quiconque sur cette planète que ceux qui viennent seuls sur les lieux d'une expérimentation nécromancienne foiré ; ne sont jamais votre gentil policier curieux, ou votre agence de protection des animaux locale. Ce sont ceux qui désirent acquérir ce que leurs prédécesseurs ou concurrents ont laissé derrière eux. Un monde où, aussi proche des cadavres.. tout le monde est un charognard.

-  De quel labo est-ce que tu viens ?

Il ne reconnaissait pas du tout cet uniforme. Ça pouvait appartenir à un nouveau laboratoire.. mais les chances étaient pour le moins .. maigres. Sylphcope avait toujours exhibé une certaine hostilité par rapport aux autres facultés de recherches nécromanciennes, et étaient très loin de se laisser approcher aussi facilement. Une situation de pile-ou-face... soit ce type est un élément extérieur ; soit son accoutrement n'est rien de plus que le résultat de l'infestation.

Mais dans les deux cas.. le laisser s'exprimer est toujours plus sécurisé, une fois que ses bras et jambes seront en bouillie.

Nero ne lui avait même pas réellement laissé le temps de donner une réponse. Il l'obtiendrait peut-être, ou peut-être pas. Mais rien dans la constitution de cette chose ne semble signifier qu'il a besoin de ses membres pour faire résonner ses cordes vocales. Et dans ce monde, on prends toutes les précautions possibles.

Et ce temps de réponse écourté s'était manifesté sous la forme d'un violent coup de pied propulsé par des arcs électriques à l'exacte position de l'homme masqué. Mais comme le monstre s'y attendait... Vivant ou non, n'importe qui capable de survivre dans ce genre d'endroits plus d'une heure, doit au moins avoir des réflexes suffisamment développés pour donner de la résistance. Et au final ; l'impact du coup ne fit que pulvériser un autre mur derrière l'homme ; et transformer l'équipement médical en une pile de fer calciné. Il avait esquivé. De manière un peu maladroite – à en noter le fait qu'il a du faire quelques pas supplémentaires pour rétablir son équilibre – mais il avait réagis à la vitesse d'initiative de Nero.

Et ça.. c'est le signe d'un combattant entraîné.

Le monstre de Frankenstein se retourna vers l’intrus, fléchissant une jambe et mettant ses poings en position de combat. Alors qu'une lumière bleuâtre émanait des lignes de suture sur ses bras. Il était préparé.


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Caïn Adamson
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MessageSujet: Re: Boy Meats Girl (?) ♦ PV: Caïn Boy Meats Girl (?) ♦ PV: Caïn EmptyMer 17 Avr - 17:52

ft. Nero H. Frankenstein

Quelque part au dessus de la Sibérie

Boy Meats Girl (?)


— ...Hein ?

J'aurais peut-être dû faire plus attention aux informations qu'Argus m'avait fournit par écrit. Avec ça j'aurai compris que le monde fantastique des sciences nécromanciennes était un joyeux champ de bataille où chaque laboratoire et entreprise se sautaient gaiement à la gorge à la moindre occasion. Mais ce n'est pas le cas, j'ai lu le dossier rapidement, me disant que tout ce "contexte" ne m'aurait servi à rien. Je veux dire, j'étais juste censé venir, prendre les fameux échantillons et kidnapper un gars qui savait ce qui se trame dans ce trou, ne pas me retrouver dans ce merdier sans nom que je ne comprends même pas.
Ce qui est en face de moi, qui me parle et me jauge à distance raisonnable, ressemble à une jeune fille. Je la vois clairement grâce à l'imagerie infrarouge de mon masque, sans ça je serait aveugle dans cette pièce plongée dans les ténèbres. Jeune fille aux iris des plus brillants, jeune fille qui porte un uniforme qui me dit vaguement quelque chose. Mon instinct me dit que quelque chose cloche avec elle. Un je-ne-sais-quoi que me fait dire que malgré sa frêle apparence, je ne dois pas baisser ma garde. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis fait tuer par un joli minois ayant endormi ma vigilance. Je sentis une odeur iodée avant de voir son corps se mouvoir à une vitesse folle. Une attaque. Une explosion semble l'avoir projeté vers moi. Un coup de pied me visant et accompagné par la foudre. J'eus juste le temps de me jeter sur le côté, esquivant de justesse. Cette chose avait complètement éclaté le mur derrière moi, donc ces coups n'étaient pas une blague. Encore un autre truc que je vais devoir boulotter avant de reprendre mon exploration. Je m'étends un coup, comment je vais faire. Elle possède une force et une vitesse clairement supérieures. Mes réflexes ne fonctionneront qu'un temps avant que, fatalement, elle me touche. Et vu l'état du mur, j'imagine que mon corps sera aussi résistant qu'une pinata dans un goûter de mioches en manque de sucre. Je peux tenter de dévier ses coups, mais dans l'absolu cela me laisse sur la défensive. Quelles sont donc mes options offensives ? Elle semble avoir beaucoup de points de suture... Peut-être une faiblesse ? Si je lui attrape un membre et tire dessus, il pourra peut-être se défaire facilement qui sait ? Quoique, si je m'amuse à lui prendre le bras, je pense qu'elle sera plus qu'apte à me broyer les mains en retour. Il y a aussi l'électricité, peut-être qu'elle est capable de l'utiliser d'une façon ou d'une autre. À moins que ces étincelles ne sont que purement esthétiques, dans ce cas, je dirais dans un premier temps chapeau, c'est joli, et dans un second temps dommage. Parce qu'avec cette capacité en plus dans cet arsenal, cette créature aurait été plus intéressante à buter.

— …Hm.

Je ne dois pas la tuer, mais la capturer. Contrairement à mon ami sans tête qui gît entre nous deux, elle sait parler. Et vu qu'elle sait aligner plus de deux mots, j'imagine qu'elle possède assez d'intellect pour savoir ce qui se passe ici. Erf, aussi bien cette chose est un atout de la Sylph. Si c'est le cas, c'est cool, la moitié de mon boulot est donc fait. Par contre, devoir la restreindre plutôt que de simplement la trucider rend ma tâche plus complexe. Je ne peux toujours pas la surpasser avec simplement la force. Je vais devoir ruser et mettre en pratique mes siècles d'expérience de shibari. Erf...Bon, le standoff a assez duré. Je me mets au boulot.

Foncer tête baissée contre un adversaire plus fort et rapide que vous est idiot. C'est ce que je fais pourtant. Vu le bref échange que l'on a eut plus tôt elle doit savoir que j'ai des bons réflexes, mais une vitesse inférieure à la sienne en soit. Mais pour le reste, mes capacités reste inconnues, ce qui fait que ma charge la fera douté un moment. La seule information qu'elle peut avoir, c'est le fait que j'ai tué la créature par décapitation. J'espère que ça lui reste en tête pour jouer sur ça justement en envoyant un premier grappin en direction de son cou. Si elle son centre son attention sur cette attaque, hé bien mon idée fonctionnera en partie. En effet mon autre main sur mon second grappin, je le laisse tremper dans le sang encore chaud de la bestiole qui m'avait servi de monture. D'un geste vif, le filin métallique eut un soubresaut envoya en direction des yeux de ma cible le répugnant liquide visqueux.

Si je la prive de la vue ne serait-ce qu'un instant je pourrais en profiter pour tenter de la faire basculer et de la ligoter sommairement. Le temps que je puisse l’assommer pour pouvoir mieux l'attacher compte tenu de sa force. En espérant que tout se passe bien, j'aurai au moins quelque chose à rapporter à la S.A.D. une fois que je serais sorti d'ici.

Puis...En plein milieu de mon action, cela me frappe. Un autre détail auquel je n'avais pas plus prêté attention. Quelque chose qui foudroie mon esprit dans la confusion et l'étonnement. Je dévie la trajectoire de mes grappins, le premier se fichant au-dessus de cette jeune fille tandis que le second va se planter quelque part derrière elle, dans un amalgame dérangeant de métal, circuits et organes sanguinolents. Je virevolte au-dessus d'elle pour me retrouver dans son dos, mais je n'attaque pas. Je garde les mains en l'air en guise de bonne foi. Je ne peux pas l'attaquer, ni la capturer, pas tant que j’éclaircis ce foutu détail.

— Qu'est-ce que tu branles avec un uniforme de la Heroe's Sup sur le dos ? T'es étudiante ? Américaine ? Une Laurélite ?

Parce que si c'est le cas, dans un premier temps, je dirai que putain le monde est petit. Mais dans un second temps sa présence ici est des plus problématiques. Déjà, je ne peux pas la buter. Ça la foutrait mal dans mon rapport que j'ai zigouillé une héroïne en herbe. Je dois d'ailleurs vérifier la raison de sa présence en ce bas lieu. En effet, que ferait une étudiante de la Sup dans un laboratoire secret de nécromancie ? Laboratoire qui s'est, en plus, transformé en sacré foutoir bio-mécanique. De plus, j'imagine que si elle est effectivement une élève de l'école des héros, je vais devoir la secourir, la faire sortir de là et ramener à bon port. Du taf en plus. Bordel...Ils auraient dû envoyer Zéro pour cette mission. Je me plains souvent de n'avoir rien à faire, mais passer de rien à tout ce merdier, c'est un peu beaucoup. Quoique, connaissant le bougre, il aurait sans doute pété la tronche de la pauvre gamine avant de voir son uniforme et de faire le lien avec la Sup'. Au moins j'ai le bon sens de vouloir clarifier la situation avant de péter des rotules. Je reste silencieux, en attendant sa réponse.

— Next...Next...Volume à 25%.

Presque silencieux, si on discute autant changer de musique et baisser le son. Car oui, la fonction musicale de mon masque fonctionne vocalement. Pratique pour amener un peu de décalage dans une situation sérieuse et tendue. Je suis curieux de comprendre ce qu'elle peut bien foutre là...Je devrais peut-être aussi voir si elle est blessée...Quoique, si elle est en capacité de me sauter dessus et de démolir des murs à coup de tatane elle doit être en bonne santé.

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Nero H. Frankenstein
Nero H. Frankenstein
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MessageSujet: Re: Boy Meats Girl (?) ♦ PV: Caïn Boy Meats Girl (?) ♦ PV: Caïn EmptyJeu 18 Avr - 14:47







Ça faisait effectivement un petit moment que Nero n'avait pas vu son faciès recouvert de liquide visqueux de manière sollicitée ; à l'exception que cette fois c'était rouge vif et dans un contexte bien plus désagréable. Le zombie eut une réaction surprise dû à cette attaque surprise ; couplée au fait qu'il ne s'attendait pas à ce que ce bipède soit doté de tels outils. Ça l'avait pris de cours, et il s'était déjà préparé mentalement à sentir sa tête s'arracher de son cou en un battement de cœur – mais l'intru n'en fit rien. À la place, il avait l'air d'avoir soudainement changé de plan et se voyait maintenant semelles contre le plafond de l'étage dans lequel ils se trouvaient. La question qu'il posait était...légitime. Mais plus important était le fait que cet humanoïde venait de lui adresser la parole. C'est une rareté en soi, de voir une chimère capable de taper la causette.. mais un humain, en chair et en os, en plein cœur d'un site de désastre aussi récent ? C'était pratiquement impensable. Et les raisons.. il pourrait en citer des tonnes ; Mais la plus évidente est que le changement soudain de la zone, aurait dû le découper en morceaux de pares en pares, ou l'écraser entre deux blocs mouvants.. Soit ce mec était effectivement mort durant  le processus et revenu d'une façon ou d'une autre ; ou bien il avait eut un sacré coup de cul de tomber dans une zone où la métamorphose des lieux a été minimisée.

L'expression de Nero était pour le moins.. sérieuse. Il n'avait pas l'habitude d'échanger des paroles avec la résistance qu'il trouve sur les sites de désastres nécromanciens ( probablement parce que « généralement » leur lingo se limite à « UGGGHH » et « AAAAAAARGH ») ; mais en voir un qui est capable de résister à ses assauts ET prendre le café sur le plafond no-biggie ; c'était du jamais-vu.

- Ma maman m'a dit de pas parler aux étrangers.

Limiter les informations au maximum, quand possible. Si le type n'avait aucune idée de qui Nero est ; alors ça ne pouvait que signifier qu'il n'avait aucune idée de l'existence de la Patchwork Agency, ni des guerres de laboratoires. Ou bien.. ça pouvait être un mercenaire employé par ces agences.. dans tout les cas il savait qu'il ne gagnerait absolument rien à laisser cet inconnu apprendre quoi que ce soit sur lui. À tout les coups, il était là pour l'exacte même raison que lui – et s'il parviens à se tirer d'ici en vie, ça ne peut qu'annoncer de mauvaises nouvelles pour le business... et sa scolarité.

Le jeune chasseur remua ses doigts. Il pouvait sentir quelque chose de désagréable se passer dans cette région de son corps. Un mauvais pressentiment, quelque chose qui ne collait pas à ses propres habitudes. Gardant un œil ouvert et essuyant l'autre avec son poignet ; l'androgyne mort-vivant pris également un pas en arrière pour jauger son adversaire. Entièrement drapé de noir ; aucun signe d'armure en vue – même le masque a l'air de rien de plus que du plastique. Mais ces grappins qui avaient l'air de venir de nulle-part ; eux, trahissaient un peu cette idée de mercenaire qui bosse avec du matériel discount. Surtout le cadavre qu'il y avait dans la pièce, lorsqu'il y avait mis les pas pour commencer. S'il n'avait pas utilisé une arme tranchante pour lui retirer la tête des épaules ; il devrait certainement se méfier également des câbles qui constituent ces extensions.


Mais la position de Nero n'était pas vraiment celle d'un combattant. Il avait l'air beaucoup trop calme pour une personne au milieu d'une tragédie pareille ; grillant probablement par son langage corporel , à lui-seul, qu'il n'était pas le genre d'être-vivant qui se soucie de prendre trop de risques.

- Les premiers qui me viennent en tête seraient Osbourne et Qlipoth ; mais ils ont suffisamment de thunes pour mettre la zone en quarantaine bien avant que ça dégénères.. et ça me ferais vraiment mal de tuer un innocent.

Son air sérieux céda la place à son habituelle attitude blasée ; sourcils haussés et mains dans les poches de sa jupe. Il poursuivit, regardant du coin de l’œil Mister 90 degrés. L'hostilité de Nero n'avait pas disparue ; mais il n'y a pas de mal à se renseigner un peu, si ce type est tant intéressé par l'échange social pré-mortem.

- Et si tu n'es pas employé par un labo... tu t'es trompée d'école pour ton school-shooting ; c'est Silent Hill qui t'attends ici ; Pas colombi--- hm...

Nero venait juste de réaliser que ce type, proportionnellement, devait être beaucoup plus grand que lui. Peut être que l'insulter d'enfant était mal placé de la part d'un gnome en minijupe comme lui. En réalité, le simple fait de ne pas pouvoir s'élancer dans une conversation normale en ces lieux le frustrait. L'envie d'imaginer qu'une personne pourrait juste « tomber » dans ce genre de monde, était tentante. Mais...

- Sans rancune, mais j'peux pas te laisser quitter le bâtiment sans te mettre dans les vapes.

Sa gentillesse est exploitable. Elle a été trop utilisée dans le monde de lumière – il ne le laissera pas se mettre en travers de son chemin dans celui du dessous. À la suite de sa phrase, Nero extirpa ses poignets de ses poches. Des petits éclairs bleuâtres se mirent à danser autour des sutures de ses doigts ; illuminant les lignes à la forme presque tribales, d'une lumière fluorescente. Mais ses yeux.. ils ne changeaient pas. Son regard n'avait rien de sérieux cette fois : il donnait clairement l'impression qu'il allait s'adonner à une corvée ennuyante plutôt que d'éliminer un obstacle, comme son précédent coup l'avait télégraphié.

Il place alors sa jambe derrière lui et fléchis lentement le genou. À ses moindres mouvements ; le type aux grappins semblait préparer ses propres précautions. Clairement, ils partageaient cette idée de confrontation.. Simplement, il semblerait que l'un comme l'autre, aient décidé d'abandonner l'idée de précautions létales.

Mais la violence ?... Hell no.


- AU LIT !

Coup de courant au sol ; Nero se propulse à nouveau comme une fusée en direction de son adversaire. Mais cette fois c'est le poing qui partit comme un tir de fusil sniper. À défaut d'avoir mal prédit la trajectoire de l'intru visiblement très expérimenté ; il avait réussi à déloger son point d'appui lors de son esquive. L'effet désiré fut de bousiller l'élan d'escapade de l'homme masqué qui fut forcé à se réceptionner sur un sol glissant et dur. Nero en revanche.. même s'il n'est pas resté au accroché au plafond ; Il eut salement ammoché ses phalanges droites, et fut également forcé à une réception d'urgence.

Et il pensait que ça les avait remis sur un terrain égal.. jusqu'à ce qu'il ne réalise que le câble de grappin près du cadavre était toujours derrière-lui ; et son soudain replis eut pour effet d'autant écorcher la jambe du Zombie, que de lui faire perdre l'équilibre. Une seconde d'inattention qui lui valut d'être l'heureux receveur d'une bonne grosse semelle compensée droit dans le thorax. Et c'était très similaire à vos animes favoris : le corps du Zombie fut expédié comme une poupée de chiffon dans un canon de foire ; et l'impact de réception était clairement pas un 5 étoiles en termes de confort.

Quelques gouttelettes de sang se mirent à couler le long de sa lèvre inférieure. Agacé, le zombie aux yeux d'or s'essuya avec le revers de sa main gauche, étouffant un grognement endoloris alors que ses omoplates quittèrent leur nid de plâtre et ses chaussures reposèrent à nouveau sur le métal givré.

- Hell , je savais pas que Chaussea vendait des bottes de plomb...

Le zombie s'élança à nouveau. Penser à la douleur n'allait que le ralentir, et il était encore loin de lui avoir asséné ne serais-ce qu'un coup.... mais d'ailleurs...

!


Il fit un pas de côté, évitant un tir de grappin de justesse. En réalité, c'était tellement un réflexe de dernière seconde que la lame elle-même eut le temps de déchirer une partie de sa chemise d'uniforme. Durant cette minuscule seconde d'avantage ; Nero pensa en lui-même que ses propres réactions semblaient étrangement.... imprécises. Et ce n'est que lorsqu'il eut esquivé qu'il compris exactement ce qui déconnait avec lui, aujourd'hui.

La réponse se trouvait entre ses sutures.

Les iris surnaturelles de la créature de Frankenstein s'éternisèrent sur ces marques sombres qui lient tout ses membres rapiécés ensemble. Ce n'était pas simplement son mental qui avait du mal à faire la liaison entre ce que son adversaire faisait et ses propres décisions.. c'était son corps tout entier qui recevait une pénalité de l'environnement. Le froid extrême – le fourneau à l'intérieur de son corps tournait au ralentis ; la vapeur peinait sérieusement à quitter les pores. Il grinça des dents et fronça les sourcils ; alors qu'il s'élança à nouveau, cette fois sans utiliser la moindre artifice surnaturelle.

- Donnes-moi un break, Russie d'mes deux !


Et cette fois-ci, c'est un Bingo. C'était loin d'être aussi rapide que son kick initial ; mais il avait atteins sa destination. Le coup de pied de Nero restait particulièrement violent, même bloqué par la posture défensive de l'homme masqué. Il avait pu sentir la peau de sa jambe provoquer de violentes torsions dans l'air avant même l'impact dont le choc eut pour effet de déplacer l'homme quelque peu. Mais c'était loin d'être une « véritable » attaque – juste un test ; voir s'il pouvait au minimum compter sur ses capacités physiques seules pour se tirer de cette situation – s'il avait la vitesse nécessaire pour à la fois attaquer précisément et de manière consistante.


Et c'est à partir de ce point que le combat pris une tournure plus régulière et engagée. Plus d'artifices, grappins jetés ou chocs électriques – c'était une véritable chorégraphie de bastos. Esquives, contre-attaques, blocages ; des enchaînements l'un après-l'autre jusqu'à ce que l'un des deux brise le cycle. Malheureusement, ce fut l'homme masqué qui jeta la première pierre dans ces nouvelles mécaniques ; feintant le Zombie et lui jetant une uppercut droit sous la gorge.


Et la force de ce mec n'était pas à sous-estimer non-plus, clairement. S'il était humain,il n'y a aucun doute qu'il serait tombé sous le joug de l'impact dont la force était telle qu'il en dégagea une bourrasque de poussières cristallines derrière la tête d'un Nero dont le visage était tourné vers le plafond, et le corps élevé dans les airs.

...mais Nero n'est effectivement pas humain ; Et lui faire perdre conscience est quelque chose de bien plus difficile à réaliser que de le tuer. Et en réponse à cette attaque qui aurait normalement donné suffisamment de récompenses à l'homme masqué pour maîtriser l'étudiant... De petits arcs électriques se formèrent sous la chaussure du mort-vivant, au niveau de la plante des pieds. L'air qu'il avait gagné en se prenant un coup aussi violent.... ça lui donnait également l'élan pour une contre-attaque dévastatrice utilisant pleinement le seul avantage environnemental qui lui était conféré.

- FUCK !! YOU !!

Pied aimanté au sol givré ; Nero utilisa la forte attraction comme point d'ancrage. Pas seulement pour ne pas complètement quitter le sol ; mais également comme véritables racines pour rabaisser sa tête dans la trajectoire opposée à celle dans laquelle il avait été projeté. Et de ce soudain spasme musculaire s'en dégagea un « tête-à-tête » des plus romantiques ; incluant la pulvérisation mutuelle des boîtes crâniennes de nos protagonistes. Pas seulement au sens figuré – l'attaque amplifiée par la rage et l'oubli momentané qu'il n'avait pas l'intention de tuer son adversaire ; Nero n'eut même pas pris en compte sa propre survie dans le calcul. Le contact entre leurs fronts créa une véritable bosse dans le métal qui constituait le sol ; alors que celle-ci se remplis assez rapidement du liquide rougeâtre des deux immortels , émanant de leurs orifices faciaux. Un os ressortit de derrière le cou de Nero, perçant sa peau et désarticulant sa tête; tandis que le type masqué eut le loisir d'avoir sa tête ouverte comme un oeuf dont le jaune est assez sévèrement cramoisi.


Et c'est un.... Double K.O ? Nope, c'est une double-mort. Tout les deux étalés au sol comme des décorations de noël au mois de Juin ; tronches baignant dans une marre de sang graduellement de plus en plus volumineuse.

Et bien sûr, aucun des deux n'est au courant pour la surprise de se revoir au « réveil ». Deux parfaits inconnus avec une « petite » similitude dans leurs capacités. Une qui les rapproche en tant que guerriers..... mais qui en fait aussi un excellent plat de choix pour les huit chimères difformes et affamées qui s'approchent lentement.

Les créatures difformes aux propriétés humaines venaient de tout les côtés et avançaient à des cadences relativement différentes, là où l'homme et le demi-homme se trouvaient étalés. L'un grimpait les murs ; l'autre – sans bras ni jambes – glissait sur son postérieur depuis le dessous d'une table d'opération. Un autre se mis à hurler comme une hyène avant de se jeter sur une autre chimère...

Deux proies hébétées au milieu d'une savane de glace et d'acier.



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