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CENTURIES || Rin, l'Horloge Désarticulée.

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❝ LOCALISATION : loin de toi.
❝ POINTS : 45

MessageSujet: CENTURIES || Rin, l'Horloge Désarticulée. Lun 17 Nov - 22:01



   

   
étudiants


   

« Remember me for centuries »

   
Kaede Rin
____________________________________________________________________
   « A une jeune femme »


❝ Âge : 17 ans, en clair c'est une sale gosse en pleine crise d'adolescence.
❝ Sexe : féminin, à son grand malheur ce serait tellement plus facile d'être un mec par moment d'après elle.
❝ Origine : japonaise, clairement, elle est née au Japon et à grandit à Tokyo, ses origines se voient d'ailleurs plutôt bien sur sa gueule d'asiatique constipée.
❝ Race : humaine, quoiqu'on pourrait sans doute la considérer comme un zombie.
   ❝ Orientation : pansexuel et tendance aromantique. Déjà l'amour et les sentiments elle a fait une croix dessus -du moins elle essaie de s'en persuader. Ce qui fait que si elle trouvait la bonne personne, le genre de cette dernière n'aurait aucune importance. Mais c'est pas gagné.
❝ Job d'étudiant : elle travaille en tant que coursière indépendante et tends parfois à verser dans des trucs aux mœurs discutables. Elle loue ses services via un site internet.
❝ Statut social : très modeste, voir presque pauvre, elle parvient à survivre grâce à la bourse d'étudiant de la HSSUP et les quelques boulots qu'elle effectue en tant que coursière.
❝ Situation amoureuse : ….ahahahaha. Lol. { néant pour le moment donc, mais ça viendra. }
❝ Nombre d'année scolaire : elle est arrivée il y a maintenant un peu plus deux ans.

   

   
Physique&Caractère
____________________________________________________________________
  « Mais pourquoi donc es-tu si sombre et si farouche ? »


   
Rin, c'est une ombre. Une silhouette que vous apercevez brièvement au coin d'une ruelle, un bout de tissu noir volant dans son sillage tandis que déjà elle s'éloigne et s'évapore, silencieuse et discrète, parcourant les rues de la ville à la tombée de la nuit tel un chat de gouttière à la recherche de quelques souris à croquer. La jeune fille ne paye pourtant pas de mine aux premiers abords, surtout lorsqu'on sait qu'elle est malade et avec déjà presque un pied dans la tombe. De plein jour, on ne voit là qu'une adolescente à la croissante tardive, frêle et que certains soupçonnent même d'anorexie.
Un sac d'os, disent les plus moqueurs. Rin n'est pas seulement fluette, elle est maigre. Réellement. Son poids avoisine les quarante kilogrammes, peu importe qu'elle mange et qu'on lui injecte toutes sortes de médicaments et de vitamines liquides par intraveineuses pour tenter de lui faire prendre un peu de poids. Mais non, Rin reste désespérément fine. Vous n'osez même pas la prendre dans vos bras de peur de la briser en deux, fragile brindille dont on peut presque sentir les côtes et compter les os. Épaules pointues, omoplates saillantes... Rin a un corps malade, elle est laide et elle le sait. Sa peau aborde une teinte d'une pâleur fantomatique tirant vaguement sur le grisâtre, trahissant sa santé défaillante et la faisant dangereusement ressembler à un cadavre. Si on se retourne sur la silhouette de la jeune fille, perchée sur ses jambes de gazelle interminables, ce n'est ni pour l'admirer ou la siffler, non. Rin fait peur, tant par cette impression d’éphémèrement qu'elle dégage que par son attitude assurée qui tranche de façon déstabilisante avec son apparence de fillette qui a oublié de grandir et de devenir femme.
Noir et blanc, c'est tout ce qu'est Rin. A la pâleur laiteuse de sa peau marquée par les aléas de la vie s'ajoute une crinière d'ébène domptée de manière illusoire et coupée inégalement, qu'elle rassemble le plus souvent en deux couettes sur le sommet de son crâne, laissant pendre ces dernières dans son dos étroit. Les cheveux couleur de corbeau s'harmonisent avec les tenues sombres de la demoiselle qui semble avoir une préférence marquée pour cette colorie. Rarement vous verrez Rin arborer des couleurs vives et joyeuses. Non, Rin est déjà à moitié-morte et elle le scande presque jusque dans ses tenues vestimentaires qui dévoilent parfois un peu trop de sa personne et de son corps digne d'une anorexique. Elle ferait presque pitié avec ses paires de bottes montantes et ses soutiens-gorges impudiques qui pourtant ne montrent rien de bien choquant, si ce n'est une cruelle absence de poitrine et une silhouette d'androgyne.
Mais impossible de plaindre Rin, impossible de se moquer d'elle, sitôt qu'on croise son regard on ne peut que frisonner, étrangement mal à l'aise sous le poids écrasant de ses yeux, gouffres couleur lagon qui semblent absorber littéralement la lumière et agrippent immanquablement le regard de celui qui a le malheur de les entrapercevoir un instant. Les yeux de Rin, unique tâche de couleur dans cette silhouette enfantine trompeuse, sont dérangeants. Beaux, sans le moindre doute. On ne peut que les admirer, mais ils sont également inquiétants, avec cette façon qu'à la jeune fille de vous fixer droit dans les yeux sans jamais détourner le regard la première. Sa rage de vivre, sa haine du monde, on l'entraperçoit également sur les traits délicats de son visage, lesquels trahissent aisément ses origines asiatiques. Des joues maigres et des pommettes telles qu'on à l'impression qu'on se couperait si on les giflait, un nez fier, légèrement de travers car ayant été cassé il y a quelques années et s'étant ressoudé en prenant un angle un peu particulier bien que cela reste tout de même assez discret. Rin a beau être presque morte, cela ne l'empêche nullement de continuer de se tenir droite, la tête haute et le menton fièrement dressé tandis que ses yeux balayent le monde froidement, semblant presque le défier, lui et ses milliards d'habitants.

Condamnée. Un mot qui fait mal, un mot qui veut tout dire, qui pourrait résumer sa vie entière à lui seul. C'est comme une marque faite au fer rouge sur sa peau. Sauf que non. Rin n'est pas juste cela, Rin est tellement plus. Condamnée oui peut-être. Mais en attendant elle est bel est bien vivante et tant qu'elle le sera, la jeune fille à bien l'intention de continuer de faire ce qu'elle semblait faire le mieux ; foutre le bordel dans ce monde déglingué. Comportement autodestructeur, murmure-t-on parfois sur son passage. Ce n'est pas totalement faux, Rin se fiche de sa propre personne et sa santé personnelle, elle n'écoute pas les conseils éventuels que certains lui donne, se contentant de faire ce qui lui plait, sans se soucier d'elle-même.
Enfant déjà, Rin était une solitaire. Elle n'a jamais eu une attirance pour la vie en communauté et n'a qu'un intérêt plutôt faible et mitigé pour ses congénères, préférant la compagnie de Dame Silence et Sieur Calme plutôt que celle de jeunes gens en tout genre. Quelques rares exceptions sont bien évidemment possible car quoiqu'elle en dise, Rin reste humaine et elle a tout de même besoin d'un minimum d'interactions sociales quotidiennes. Cependant, les personnes qui ont réussi à se frayer un chemin vers le cœur gelé de la demoiselle sont rares, car encore et toujours, l'épée de Damoclès suspendue au-dessus du crâne de Rin dicte son comportement, du moins partiellement. Et en sachant que ses jours sont comptés et que le sablier du temps s'écoule de plus en plus en vite pour elle, Rin préfère continuer de jouer les solitaires. Moins elle aura de liens affectifs, moins elle fera de mal en partant. Condamnée, la jeune fille s'inflige elle-même sa punition, se refusant l'amitié et l'amour car sachant qu'elle est  éphémère et qu'à tout instant  son cœur peut la trahir.
L'amour ça fait mal de toutes manières, elle ne le sait que trop bien. La perte d'un être cher, elle connaît, elle a expérimenté et dans la mesure du possible, elle préfère éviter de le faire subir à quelqu'un surtout si cette personne compte un minimum pour elle. En revanche, avec ses ennemis et ceux qu'elle déteste, pas de pitié. Rin aura tendance à protéger -dans l'ombre car elle ne veut pas que l'on connaisse cette facette plus 'tendre' de sa personnalité- les êtres importants pour elle. Mais avec le reste de la planète, la jeune fille se montre sous son pire jour possible ; irascible, violente et volontairement mauvaise parfois. Elle considère que puisque de toutes manières elle finira tôt ou tard -plutôt tôt dans son cas d'ailleurs- par mourir, elle ne voit pas l'intérêt de se montrer factice. Rin est elle-même, naturelle et franche comme personne. Elle dit à haute voix ce qu'elle pense, sans faire de détour ni prendre de pincettes. Blesser les autres avec ses propos ? Peu importe, les autres n'ont pas d'intérêt, qu'ils crèvent tous cela l'arrangerait bien d'ailleurs. Enfin non pas tous... disons les trois-quarts.
Méchante, oui elle l'est. Un peu. Du moins c'est l'image qu'elle s'efforce de renvoyer, refusant généralement de montrer ses éventuels bons côtés. Pour se protéger, avant tout. Parce qu'elle ne veut pas qu'on l'approche, elle ne veut pas qu'on lui parle et qu'on se lie avec elle. Quel intérêt de devenir ami avec une fille qui n'a plus quelques années, voir quelques mois à vivre ? Comment construire un avenir dans ces conditions... Rin aurait pût pleurer sur son sort, se plaindre et maudire les dieux de lui faire porter un tel fardeau. Mais elle n'en fit rien, car Rin malgré son physique de poupée brisée possède un mental d'acier, en total contradiction. Il en faut beaucoup pour réussir à faire flancher la jeune fille. Elle va mourir ? Soit ! Mais ce ne sera pas sans se battre, elle a bien l'intention de tenir les promesses faites aux fantômes de son passé avant de trépasser. Car Rin est une personne de parole. Lorsqu'elle dit quelque chose, elle le pense et si elle fait une promesse, assurément elle la tiendra quoiqu'il lui en coûte.
Certains ont déjà comparé Rin à l'océan. Elle est comme l'eau, pouvant être parfaitement calme à la surface, son visage lisse de toutes émotions. Et l'instant d'après, sans prévenir, elle peut se transformer en remous violents et se déchaîner. L'imprévisible jeune fille possède il faut le dire un caractère des plus difficiles. Rin est de mauvaise humeur de manière presque constante, personne n'est jamais à l'abri de ses foudres et ses colères et si la personne en face d'elle à le malheur de commencer un jeu de répliques avec cette dernière, tous aux abris c'est l'Apocalypse. Car Rin est aussi incroyablement entêtée. Cette tête de pioche bornée peut bien avoir tous les arguments qui jouent en sa défaveur, lorsqu'elle a quelque chose en tête, un objectif bien précis, plus rien d'autre n'existe.

   

   
❝ Particularités : elle a une espérance de vie limitée, son pouvoir fait qu'elle a souvent des 'crises' quand elle l'emploie trop, ce qui se traduit par une toux sanglante, des saignements de nez et des vertiges pouvant aller jusqu'à l'évanouissement. Sinon, elle est affreusement maigre, frôlant l'anorexie bien qu'elle mange tout de même, et possède plusieurs cicatrices, notamment une balafre qui lui traverse le ventre. Et elle ne se sépare jamais de deux choses ; son katana et sa gourmette en or, frappée de son prénom et sa date de naissance, qui est tout ce qui lui reste de ses parents biologiques.
   ❝ Tics et manies :  se mordille souvent les lèvres quand elle est nerveuse, parfois jusqu'au sang. Elle dégaine aussi souvent son épée du bout du pouce de manière répêtée quand elle s'impatiente avant de partir en mission.

   ❝ Passions : elle apprécie énormément lire, principalement les comics et regarder des films de zombie ou d'apocalypse -plus c'est sanglant, plus elle aime. Elle est aussi une grande passionnée d'arts martiaux, notamment le kendo qu'elle pratique depuis des années, et des armes blanches -katanas, sabres et compagnie, elle peut prendre soin de son arme des heures durants.
   ❝ Phobies : on ne peut pas parler de 'phobies' disons plutôt que Rin redoute particulièrement de s'attacher à quelqu'un car elle se refuse à faire du mal aux gens qu'elle aime, et considérant le fait qu'elle va mourir, elle s'interdit de lier trop de liens. Elle a également une certaine crainte des armes à feux, qui la rendent nerveuse et mal à l'aise.

   ❝ But : honorer la mémoire de sa mère décédée et réussir à devenir une véritable héroïne pour faire le bien tant qu'elle le peut. Elle attends le jour ou elle sortira de l'Académie avec impatience.
   ❝ Rêve : comment rêver quand on sait qu'on va mourir et qu'on ne peut même pas faire des projets d'avenirs ? Cependant, elle aimerait découvrir qui étaient ses parents biologiques avant de disparaître. {et épouser Morgan.}

   

   
Identité secrète ❝ TOKEI — L'HORLOGE DESARTICULEE
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   « Tu me crois la marée et je suis le déluge. »


   
❝ Origine : mutation.
   ❝ Don :maîtrise du temps — la capacité d'agir directement sur l'espace et le temps, de le contrôler. Un pouvoir dangereux, qu'elle partage en réalité avec sa sœur jumelle, le don étant réparti de manière équitable entre les deux enfants. D'un simple claquement de doigt, Rin peut figer le temps, tout stopper, comme si elle appuyait simplement sur le bouton stop de la télécommande et mettait le monde sur pause. Mais là n'est pas l'aspect le plus terrifiant de son pouvoir, en effet la demoiselle est également en mesure de l'effacer. Elle peut faire en sorte qu'un événement n'ai jamais eu lieu, le supprimer de la mémoire de chacun, effacer même la trace de l'existence d'une personne. Un pouvoir au potentiel incroyable donc, mais avec un revers douloureux...
   ❝ Maîtrise : 8/10 — Rin a plutôt un assez bon contrôle de son pouvoir. Elle est capable de garder le temps figer durant plusieurs minutes et de 'cibler' des objets ou des personnes. En revanche, lorsqu'il s'agit de figer une zone entière, cela lui demande plus de concentration et dure par conséquence moins longtemps car l'effort est plus conséquent. En revanche, en ce qui concerne la deuxième facette de son pouvoir, c'est bien plus compliqué. Son don étant directement lié à son corps et son mental, il réagit en écho à ses émotions et Rin n'est capable d'effacer le temps que sous le coup d'une émotion violente pour le moment. Elle s'entraîne actuellement à le maîtriser et à l'employer selon son bon vouloir -et non pas à être contrôler par lui et le laisser s'exprimer à sa guise- mais cela n'est pas aussi simple pour le moment.
   ❝ Points forts : en dehors de sa mutation diablement efficace et redoutable, Rin est une escrimeuse de talent qui, si elle s'appuie dans les moments critiques sur son pouvoir, ne l'emploie pas à tord et à travers non plus. Elle préfère largement employer ses capacités physiques lors d'un combat, se déchaînant, armée de son katana. Rapide, agile et précise, elle est une pratiquante de l'art du kendo depuis de nombreuses années et applique désormais ce qu'elle a apprit dans les dojos sur le terrain en situation réelle, en combinaison avec son agilité et ses talents d'acrobates naturelles.
   ❝ Faiblesses : comme cité plus haut, le pouvoir de Rin est directement lié à à son état physique et psychologique. L'usage répété de son don a un impact conséquent sur sa santé et raccourci considérable sa durée de vie. Si elle force trop en plein combat, mademoiselle commencera à se sentir mal et à faire un malaise, avec rythme cardiaque qui s'accélère, crachage de sang et toutes les joyeusetés qui lui font comprendre qu'elle a tout intérêt à se stopper là pour le moment. De plus, un 'blocage mental' ou un trop plein d'émotions peut l'empêcher totalement d’utiliser ses pouvoirs, car autant la colère peut être un 'boostant', autant la peur et la panique la paralyse totalement.

   
■■■ Si tu devais avoir un(e)... ■■■

   ❝ Costume : elle porte une tenue entièrement noire et prêt du corps pour une liberté et une souplesse de mouvements maximale, en fibre ultra-résistantes. Un simple masque noir permet de camoufler ses yeux et des bandages entourent ses bras. { comme ceci }
   ❝ Arme : un katana — fan de comics et japonaise habituée à pratiquer le kendô depuis plusieurs années, il était naturel pour Rin de se tourner vers les armes blanches longues quand il est question de choisir une arme. Fini les sabres en bois d'entraînement, désormais la jeune fille manie une lame en acier, solide et fiable. Elle ne se déplace jamais sans son sabre d'ailleurs, camouflé dans une house pour batte de basse-ball qu'elle trimbale toujours avec elle.  
   ❝ gadget : PDA — un assistant personnel numérique à contrôle vocale et projection holographique, petit cadeau de son tuteur à son entrée à la HSSUP et qui lui sert entre autres de téléphone, d'agenda et autres. Il est doté d'une intelligence artificielle.
   ❝ Véhicule : aucun — elle possède son permis de conduire, mais n'a pas de véhicule à sa disposition. Donc elle se cantonne aux transports communs et au parkour ; c'est une féroce adepte qui transforme la ville en son terrain de jeux et qui préfère prendre le tramway en passant par les toits.

   

   
Histoire
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   « C'est ici ta limite. Arrête-toi, te dis-je. »


   
Décembre. Dans un hôpital de Tokyo. Une femme donne naissance à des jumelles prématurées. Cependant, alors que la première sortie est placée dans une couveuse et aussi abandonnée pour qu'on s'occupe de sa cadette, une étrange bulle de lumière entoura le bébé pleurnichant qui est emmené en salle néo-natale. A son minuscule poignet, une simple gourmette en or frappé d'un prénom.
On ne vint jamais la chercher. On s’aperçut de son existence dix-neuf heures après que la jeune femme ait mit au monde ce qu'elle croyait être son unique enfant. Les jumelles furent séparées avant même d'avoir eut le temps de se connaître dans le monde réel.

Cassie et Naoko étaient probablement les deux femmes les plus opposées qu'il était possible de trouver sur cette terre.
La première était une jeune américaine fraîche et pimpante, qui avait débarqué à Tokyo après avoir fugué de chez en 'empruntant' des économies à ses parents, avec juste des baskets au pied et un chewing-gum à la menthe dans la bouche. Elle était venue par simple attirance pour la mégalopole japonaise et la culture nippone, sans réel but dans la vie sinon celui de vivre d'amour et de saké, parce que l'eau fraîche « c'est bon pour les grands-mères ! », disait-elle en s’esclaffant de son rire bruyant qui faisait toujours froncer les sourcils et rouler les yeux des tokyoïtes bien éduqués autour d'elle, outrés du comportement sans gêne et frivole de cette jeune étrangère qui se comportait partout comme si elle était chez elle. Cassie voyait la vie comme quelque chose de drôle qu'elle prenait à la légère, préférant faire ce qui lui plaisait plutôt que de s'embêter à travailler dur pour gagner une misère. Elle parcourait les rues de Tokyo du matin au soir, ayant fait de la cité son nouveau terrain de jeu.
C'est en déambulant ainsi à travers les avenues bondées qu'elle rencontra Naoko, son antithèse parfaite. Cette jeune nippone issue d'une famille très attachée aux traditions ancestrales et aux coutumes de leur pays était à l'image que les occidentaux se font de la parfaite petite femme japonaise ; douce, discrète et réservée. En somme l'opposée totale de Cassie, sa grande gueule et son accent californien. Même physiquement, elles étaient comme le jour et la nuit ; chevelure brune et lisse pour Naoko avec ses yeux en amande et coupe à la garçonne parsemée de mèches bleues électriques accordée à un teint hâlée pour Cassie. Et ne dit-on pas justement que les contraires s'attirent ? Dans le cas des deux concernés en tout cas, c'est exactement ce qui s'est produit.
Elles se sont rentrées dedans à la sortie d'un café, un matin d'octobre un peu frisquet. Cassie, dans sa délicatesse naturelle, avait foncé droit dans la pauvre Naoko qui tenait son gobelet dans une main et sa sacoche de secrétaire dans l'autre. Le choc était inévitable et la japonaise se retrouva avec son chemisier blanc tâché et ses affaires éparpillées au sol.
« —Fuck... ! Tu ne pouvais pas faire attention non, you moron ? » s'était exclamée l'américaine, se mettant à vociférer contre sa vis-à-vis alors qu'elle était l'unique responsable de leur collision étant donné qu'elle avait surgit de nul part et lui était rentrée dedans sans la voir.
Bien éduquée qu'elle était, la douce Naoko avait commencé par se répandre en excuses et en courbettes, voulant éviter de provoquer un scandale devant son café favori où elle venait chercher son latte macchiato tous les matins avant de se rendre au cabinet médical où elle avait décroché un emploi quelques mois plus tôt après avoir réussi à prendre son indépendance et fuir l'oppression de la demeure familiale, ne supportant plus l'autorité pesante de son père qui entendait diriger sa vie à sa place et faire d'elle une épouse traditionnelle à l'image de sa génitrice, avec mariage arrangé et mère au foyer que tout cela impliquait, bien évidemment.
Seulement au bout d'un moment et en ayant assez de se prendre des « bullshit » dans le visage, la japonaise pourtant d'ordinaire d'une patience d'ange n'y tient plus et vida le reste du contenu de son gobelet de café sur le crâne de l'américaine, coupant net aux vociférations de cette dernière, trop stupéfaite pour réagir dans l'immédiat.
« —Vous êtes un tant soit peu calmée désormais ? Bien. Pour commencer nous allons trouve une serviette pour vos cheveux et mon chemisier. Et ensuite vous aurez la décence du moins je l'espère de me rembourser d'une manière ou d'une autre le café que vous venez de me faire perdre. »
C'est ainsi que tout commença entre elles. Cassie et Naoko.
Après cette rencontre pour le moins fracassante, les deux furent amenées à se revoir. Cassie avait en effet exigé que Naoko lui donne son numéro de téléphone, impressionnée et admirative devant ce petit bout de femme qui ne payait pas de mine de prime abord, mais avait en réalité un caractère des plus surprenants. Après quelques rencontres dans ce même café, Naoko finit par comprendre que sa nouvelle amie était sans logement fixe et vadrouillait sans but réel. Dans sa bonté naturelle et considérant que Cassie n'était pas une mauvaise personne, cela elle était en certaine depuis le premier jour, la japonaise l'invita à venir vivre sous son toit, mettant toutefois de suite les points sur les i ; si l'américaine voulait vivre en colocation avec elle, il y aurait des règles à respecter. La première était de ne jamais plus renverser du café sur son chemisier, parce qu'elle n'en avait que deux de cette couleur pour aller travailler. La seconde était de trouver un job, parce qu'un loyer se payait à deux. Cassie accepta et le soir même elle débarqua à l'appartement avec une cafetière électrique neuve fraichement achetée avec ses dernières économies et un journal dans lequel elle avait déjà entouré au feutre rouge les offres d'emploi intéressantes.
A quel moment sont-elles tombée amoureuses, même elles ne sauraient le dire. Était-ce depuis le premier jour quand elles se sont rentrées dedans ou bien au lendemain de leur nouvel accord de colocation, quand Cassie se leva et découvrit Naoko, les cheveux attachés en chignon et le sourire aux lèvres, en train de leur préparer un petit-déjeuner ? Peu importait au fond. Au bout de quelques mois et la cohabitation entre les deux se passant tellement bien, les sentiments commencèrent à travailler leur cœur respectif des demoiselles. Cassie ne tarda pas à se montrer plus entreprenante, ayant toujours été des deux la plus démonstrative et la plus ouverte. Naoko était plus timide, un peu angoissée de se découvrir une attirance tant d'ordre physique que romantique pour celle qui était devenue en quelques semaines seulement une de ses plus proches amies. Mais Cassie n'avait pas l'intention d'abandonner aussi facilement, n'hésitant pas à laisser ses doigts s'égarer dans ses cheveux quand elle proposait de la peigner ou bien frottant ses jambes nues contre les siennes par-dessous la table quand elles déjeunaient ensemble le matin.
Au bout d'un moment et comme Naoko résistait toujours, refusant de franchir la limite interdite, l'américaine n'y tient plus. Lors d'une soirée avec quelques collègues et bons camarades communs des deux jeunes femmes, attirant son amie à l'écart pour plus d'intimité, Cassie la prit par surprise en attrapant son visage à deux mains et en scellant ses lèvres aux siennes. Naoko tenta de résister... durant les trois premières secondes. Elle céda bien vite, se laissant entraîner par Cassie par cette danse exotique qui provoquait tant de sensations pêle-mêle en elle. Quand l'américaine brisa le baiser, elle plongea son regard dans le sien.
« —Tu vois ? On s'est embrassés et le monde continue de tourner. J'en ai rien à foutre de ce que penses les autres, si je choque la petite vieille du quartier parce que je te mets la main aux fesses ou si on se fait virer de la supérette parce que je suis en train de te rouler une pelle devant tout le monde et qu'on bloque l'accès aux laitages. J'en ai rien à foutre. 'Cause I love you, Nao. »
Ces quelques mots suffirent à faire céder les appréhensions de la japonaise. Une nouvelle routine s'installa pour le nouveau couple, qui officialisa leur relation au sein de leur groupe d'amis, cependant en dehors de leur cercle d'intimité, Naoko tenait à rester la plus discrète possible ce que Cassie finit par entendre et accepter bien qu'elle aurait préféré pouvoir crier son amour sur tous les toits, en plaçant deux trois insultes en anglais au passage bien sûr.
Une année passa, au cours de laquelle leur couple passa par toutes sortes d'étapes et d'épreuves propres à chacun. Il y eut des crises, des disputes, des larmes et des réconciliations sur l'oreiller, comme dans chaque couple lambda. Naoko fini par annoncer la vérité à ses parents, s'attirant les foudres de son père qui la renia sur le champ et déclara n'avoir plus de fille à ses yeux. Ce rejet de la part de sa famille fut particulièrement douloureux pour la jeune femme bien qu'elle s'y attendait. Mais elle avait Cassie alors peu importe elles seraient une famille à elles deux... voir à trois.
L'idée d'adopter un enfant semblait attirer l'américaine de plus en plus à voir comme elle lui en parlait régulièrement, amenant toujours le sujet dans la conversation sans vraiment prévenir. Il est vrai que cette dernière était également loin de chez elle et qu'elle avait aussi fuit les siens... petit à petit, l'idée fit également son chemin dans l'esprit de Naoko, qui se laissait séduire par la possibilité d'élever un enfant en compagnie de la femme de sa vie et d'offrir un peu de bonheur à une petite fille ou un petit garçon qui comme elles avant qu'elles ne se trouvent, auraient besoin d'un peu de tendresse et d'un véritable foyer.

En tant que directrice d'orphelinat depuis déjà plus de trois décennies, Madame Nezumi avait vu défiler un nombre impressionnant d'enfants et de couples venus adopter ces mêmes enfants. Cependant, jamais encore elle n'avait eu de couple comme les Kaede-Smith. Les deux femmes venues remplir les formulaires officiels et qui s'étaient pliées avec plus ou moins de bonne volonté —le 'moins' valait surtout dans le cas de Smith— à la procédure habituelle qui était particulièrement longue et harassante, plus encore quand il s'agissait de demande d'adoption dans le cas d'un couple homosexuel, étaient décidément le couple le plus atypique qui lui a été donné de voir au cours de sa carrière.
Et elles l'étonnèrent d'avantage quand elles réclamèrent de rencontre l'enfant la plus atypique qu'accueillit un jour en son sein l'établissement. Une enfant qui, dans son esprit, était destinée à pourrir entre les murs défraichis de l'orphelinat jusqu'à sa majorité avant d'aller crever dans un caniveau après avoir sombré dans la drogue, l'alcool, la prostitution ou bien les trois en même temps. Madame Nezumi se tourna vers les deux jeunes femmes après les avoir conduit dans l'arrière-cour, frissonnant à cause de la fraicheur frappante de ce mois de janvier, ne cachant pas sa nervosité quand à la réunion entre les trois individus.
« —Voilà c'est elle... Vous êtes certaines que c'est elle que vous voulez ? Ecoutez, en toute honnêteté je veux que tous les enfants ici trouvent un foyer. Cependant, je ne conseillerai pas cette enfant en particulier à un.. hum, jeune couple dans votre genre, qui n'a pas d'expérience dans l'éducation. Elle n'est pas vraiment du genre facile, croyez-moi.
You talk a lot for a hag..humph !
Merci, mais nous tenons vraiment à la rencontrer, elle. C'est notre choix, donc veuillez-nous laisser seules avec elle quelques minutes s'il vous plaît, nous vous ferons part de notre décision une fois que nous aurons fait sa connaissance. »
Naoko adressa un sourire à la directrice de l'établissement, ignorant les protestations étouffées de Cassie tandis qu'elle la retenait, une main plaquée sur la bouche de sa chère et tendre pour l'empêcher d'insulter la responsable de l'orphelinat en anglais plus longtemps. Cette dernière leur adressa un vague signe de tête et se retira à l'intérieur, laissant les deux femme seules dans l'arrière-cour. Elle se tourna brièvement vers la silhouette qui leur présentait le dos, assise sous un arbre quelques mètres plus loin, ignorant pour le moment avec superbe le couple qui s'étaient approchées d'elle. D'ici, elle ne distinguait que le noir de sa chevelure et le rouge écarlate du t-shirt trop grand qu'elle portait et qui engloutissait ses bras maigrichons, cachés dans ses manches bien trop longues.
Rin était un cas étrange. On l'avait découvert, bébé, dans la nurserie d'un hôpital après qu'une infirmière se soit rendue compte qu'aucun dossier ne correspond à son berceau. Affaire étrange qui avait fait parlé un peu d'elle dans les médias, car personne dans l’hôpital ne pouvait apparemment se souvenir de la naissance de cette fillette et aucune mère ni autre personne n'est jamais venu la réclamer par la suite. Seule une fine gourmette en or à son délicat poignet, avec un prénom gravé dessus ; Rin. On avait cherché des traces de sa venue au monde dans les archives de l’hôpital, sans succès. C'était comme si cette fillette était apparue d'un seul coup, comme par magie. Rin fut donc confiée. Elle avait déjà changé trois fois d'orphelinat avant d’atterrir ici. A seulement huit ans, la fillette était déjà ce qu'on peut appeler un cas désespéré, sans le moindre avenir. Elle refusait catégoriquement de se lier aux autres enfants, se contentant de rester seule dans son coin et montrant les crocs dès qu'on tentait de l'approcher.
La vieille femme alla s'installer à son bureau, jetant un coup d'oeil par la fenêtre pour observer la scène de loin. Elle distinguait mademoiselle Smith, debout les mains dans les poches, surplombant une Rin assise de toute sa hauteur tout en mâchant un chewing-gum apparemment -seigneur, cette femme avait quel âge exactement dans sa tête ? Mauvaise idée, grimaça intérieurement Madame Nezumi. Prendre de haut la fillette n'amènerait à rien, on avait déjà essayé l'intimidation, les punitions même, pour lui faire comprendre qu'elle devait respect et obéissance aux adultes, en vain. Elle tourna la tête, cherchant mademoiselle Kaede, qui lui avait parût bien plus mâture que sa compagne. Celle-ci se tenait curieusement en retrait, accroupie pour se mettre à la même hauteur que Rin et semblait lui parler, tout en souriant. Jouer la carte de la tendresse ne fonctionnerait pas non plus, songea la directrice en se détournant et secouant la tête. Ces femmes allaient repartir les mains vides et la fillette resterait seule, comme elle l'avait prédit.
Aussi Madame Nezumi ne comprit absolument pas dans quelle dimension elle était tombée quand elle vit pénétrer le trio insolite dans son bureau, une heure plus tard. Mademoiselle Smith affichait un grand sourire triomphant et mademoiselle Kaede s'approcha, inclinant respectueusement la tête  devant elle. Rin se tenait entre les deux, imperturbable et les sourcils froncés tandis qu'elle scrutait la directrice de l'orphelinat de son regard dérangeant qui mettait tout le monde mal à l'aise.
« —Madame Nezumi ? Si cela vous convient, nous aimerions nous occuper de la procédure d'adoption de Rin le plus rapidement possible. Plus vite nous pourrons la ramener à la maison, mieux nous nous sentirons.
 —Co...comment ? Euh oui bien sûr, mais vous êtes certaines de ce que vous faîtes ? Je veux dire, Rin est... enfin, vous voyez.
Eh, grandma. On te dit que c'est bon. On la prend. »
Bien qu'intérieurement outrée par le langage de la jeune femme américaine qui continuait de mâcher son chewing-gum devant elle, telle une adolescente provocante, Madame Nezumi ne trouva rien à répondre, trop abasourdie par la tournure des événements. Elle se contenta donc de hocher simplement la tête, invitant d'un geste de la main mademoiselle Kaede à s'asseoir pour voir avec cette dernière les détails du déroulement de la procédure d'adoption de Rin, qui était officiellement enclenchée désormais. Elle crût défaillir en voyant mademoiselle Smith passer un bras autour du cou de la fillette et l'attirer contre elle pour lui frotter la joue avec son poing tout en riant bruyamment.
« —Nice! T'as vu un peu, kiddy ? Tu vas venir habiter avec nous, so, heureuse ?
Lâche-moi tout de suite ou je te mord. »
Horrifiée, Madame Nezumi se préparait déjà à intervenir pour tenter de faire lâcher prise à une Rin enragée – elle était réellement capable de passer à l'acte, ce n'était pas comme si c'était sa première fois en plus – mais se figea en voyant l'autre s’esclaffer si fort qu'elle manqua de s'étouffer avec son chewing-gum, nullement impressionnée visiblement par les menaces de la fillette.
« —Ahaha ! J'adore cette gosse ! Nao, tu l'as trouve pas so pretty quand elle grogne comme ça ?
Si elle te mord, je te préviens tu te débrouilles. Mais, Rin-chan je te déconseille de le faire, connaissant l'hygiène personnelle plus que douteuse de Cassie.
EH ! »
Et d'un coup, Madame Nezumi ne savait plus très bien si elle devait plaindre les adoptantes ou l'adoptée...

« —Happy Birthday Kiddy !
—...Cas', c'est pas avant trois semaines.
Ah ouais ? Holly shit, pour une fois que j'ai de l'avance et pas du retard. Bon bah tant pis, tiens. Enjoy. »
Un timide sourire étira les lèvres de Rin alors qu'elle prenait le paquet que lui tendait l'une de ses deux mères adoptives. Elle se doutait déjà ce que cela pouvait être, mais ça n'empêcha pas la joie illuminer ses yeux d'ordinaire toujours peu expressifs en découvrant le comics. Elle tourna la tête vers Cassie qui lui sourit, fière, avant de lui pincer le bout du nez et de lui faire promettre de ne rien dire à Naoko quand cette dernière rentrerait. Rin promit, déjà plongée dans la contemplation de la bande dessinée. Cassie lui avait fait découvrir ces petites merveilles venues de son pays natal et la gamine adorait, c'était l'un des rares trucs dans la vie qui provoquait son engouement. C'était cool tout de même, ces héros qui sauvent le monde et la petite se disait souvent que ce serait cool si elle pouvait faire ça elle aussi. Surtout qu'elle avait les capacités pour...
Rin avait onze ans, presque douze maintenant. Elle était une gamine calme et renfermée, mais qu'il valait mieux éviter de chercher sous peine de se retrouver bloqué au sol par la crevette qu'elle était. Elle n'avait pas beaucoup d'amis, se contentant de trainer un peu avec une bande de collégiennes plus âgées qui étaient déjà plus intéressantes que ses camarades, même si elle se doutait que ses mères adoptives n'apprécieraient pas si elles le découvraient. Elle allait à l'école à reculons, aimant apprendre mais détestant se mêler à ses semblables. Elle préférait largement rester à la maison à lire en compagnie de Cassie ou bien filer a ses cours de kendo accompagnée de Naoko, laquelle l'avait initiée à cette pratique qu'elle appréciait grandement. La vie avec elles deux n'étaient pas si mal. C'était même... bien. Elles étaient gentilles après tout et le semblant de famille, certes un peu étrange mais tout de même solide, lui convenait parfaitement.
Cassie lui ébouriffa les cheveux et l'informa qu'elle allait faire des courses avant le retour de Naoko. La porte claqua et Rin se retrouva seule. La jeune fille se leva pour aller se chercher un verre dans la cuisine, sans pour autant lever les yeux de son comic qu'elle tenait en main. N'y prêtant pas attention, elle tendit la main pour tâtonner à l'aveugle et renversa le verre -forcément. Celui-ci roula pour aller dévaler le comptoir et se serait fracasser sur le sol si, dans un réflexe et un sursaut, Rin n'avait fais un geste de la main pour le rattraper. Le verre se suspendit dans les airs, à quelques centimètres du carrelage. La jeune fille soupira.
« —C'était pas loin. » grommela-t-elle en l'attrapant pour le remettre sur le comptoir, droit. Un sourire d'amusement étira cependant ses lèvres.
Elle avait découvert qu'elle pouvait faire ce genre de choses il y longtemps désormais, avant même d'être adoptée à vrai dire, bien qu'elle ne prit réellement conscience qu'elle avait un 'pouvoir' qu'après avoir rejoint la demeure de Cassie et Naoko. Avant, elle croyait juste qu'il se passait des choses étranges à l'orphelinat, sans forcément comprendre. Mais maintenant, elle savait que c'était bien elle qui faisait ces choses. C'était déconcertant dans un premier temps, mais Rin trouvait cela tout à fait jouissif en même temps. Elle s'entraînait régulièrement, en cachette pour qu'on ne la découvre pas.
Rin se remplit le verre et retourna s'installer sur le canapé. Elle sentit quelque chose couler de son nez et y passa un doigt, constatant en fronçant les sourcils que c'était du sang. Elle renifla, mais ne s'en inquiéta pas plus que cela. Ça ne devait pas être bien grave après tout...

Le poing se fracassa sur le nez de Rin, lequel céda dans un craquement répugnant. La jeune fille laissa échapper un grondement alors qu'elle titubait en arrière, la gueule maculée de sang. Elle releva un regard rageur vers son adversaire et s'essuya d'un revers de la main le menton, étalant de l’hémoglobine sur ses phalanges et son visage, avant de balancer son bras à son tour, rendant l'attaque d'un geste vengeur. Soirée de merde, songea-t-elle alors qu'autour d'elle, tout n'était qu'injures, violence et bêtise humaine.
Elle s'était engueulée avec Cassie, encore. Toujours pour les mêmes raisons, sa tutrice américaine n'appréciant guère les personnes avec qui Rin traînait à longueur de temps, séchant les cours et déambulant sur le parking d'un kombini jusqu'à pas d'heure plutôt que de rentrer sagement à la maison. Sauf que merci, mais elle n'était plus une petite fille désormais, elle avait le droit de faire ce qui lui plaisait même si en l’occurrence cela consistait à déclencher des bagarres avec des gangs de yakuzas tous plus âgés qu'eux. Rin était la plus jeune de la bande de toute manière, petite collégienne voulant jouer dans la cour des grands et revenant à chaque fois avec la gueule de travers pour l'avoir ouverte quand il fallait pas. Naoko la récupérait toujours, la prenant dans ses bras et lui essuyant le visage ensanglanté avec toute la douceur qui la caractérisait, tandis que Cassie, avec son franc-parler naturel, lui rendrait dedans. Le ton montait rapidement entre les deux, forcément. Et Naoko se tenait toujours entre elles pour jouer les médiatrices.
Ce soir cependant, les mots étaient partis trop loin.
« —De toutes manières vous êtes pas mes mères, arrêtez votre jeu de la petite famille parfaite et redescendez sur terre ! Et toi fous-moi la paix, t'es mal placé pour me faire la morale, lesbienne dégénérée ! avait hurlé Rin avant de se rendre compte, trop tard, de ce qu'elle venait de dire.
C'est ce que tu penses ? …Ok. La porte est ouverte, casse-toi maintenant avant que je te foute dehors moi-même, you stupid kid ! »
Rin avait fait volte-face et claquer la porte derrière elle, sans écouter les appels de Naoko qui cherchait à la retenir. Elle avait marché, rejoignant la bande et voilà ou elle en était maintenant. En train de se faire casser la gueule et de défouler sa colère sur des types qu'elle ne connaissait pas. Du coup voilà. Elle crevait lentement, à petit feu. Elle se détruisait toute seule avec son comportement, mais peu lui important. Rin était une sale gosse après tout. Une enfant stupide et égoïste. Mais il était temps d'ouvrir les yeux... aussi brutal soit-ce.
Elle entendit Naoko l'appeler. Elle n'y crût pas dans un premier temps, mais en se retournant elle constata que c'était bien la japonaise qui avait accepté de partager son nom avec elle. Que faisait-elle ici ? C'était trop dangereux. Apparemment elle lui avait courut après, sans même prendre le temps d'enfiler une veste. Son regard était fixé sur 'sa fille', tétanisée à la vue du sang sur le visage de cette dernière. Rin s'approchait déjà, lui disant de dégager. Elle ne vit pas le type. Elle ne vit pas la lueur mauvaise dans ses yeux. Elle ne vit pas la lame qu'il tenait d'une poigne rendue tremblante par la haine et l'alcool. Naoko en revanche, si.
L'action dura moins de cinq secondes. La jeune femme hurla le nom de sa fille et se précipitap pour la prendre dans ses bras, s'interposant entre elle et l'arme. Son corps fut secoué d'un sursaut violent alors que la lame pénétrait sa chaire et s'enfonçait entre ses côtes, laissant un liquide vermeil s'écouler lentement et imbiber le tissus de son haut. Rin ne comprit pas tout de suite ce qui se passait. Ce n'est qu'en sentant sa mère adoptive flancher dans ses bras et s'écrouler au sol doucement qu'elle comprit. La panique la prit et elle s'accroupit à ses côtés, l'allongeant doucement et se penchant sur son visage.
« —Na...Naoko ? Ça va aller. T'en fais pas je … je vais arrêter le temps. Je sais faire ça tu sais. Je vous l'ai jamais dis, mais des fois il se passe des trucs. Donc je vais faire ça et ça va aller tu vas voir.
C'est... elle cracha une gerbe de sang qui aspergea le visage de Rin. Je sais ma chérie, on le savait. On voulait pas te forcer la main pour nous le dire, mais si tu savais comme on est fières. T'es le plus beau trésor qui m'est été jamais offert de pouvoir contempler. »
Il pleut. Des gouttes d'eau salées tombent par dizaines sur le visage de Naoko, laquelle sourit et lève une main tremblante pour la poser sur la joue de Rin, contemplant avec un sourire sincèrement heureux la jeune fille qui ne parvint à stopper ses larmes et ses hoquets étranglés, ravagée par le chagrin alors qu'elle tente en vain de stopper le temps autour d'elles, de leur créer une bulle protectrice jusqu'à ce que les secours arrivent. Mais son pouvoir refuse de lui obéir et la vie de Naoko lui coule entre les doigts tel du sable.
« —Je t'aime ma chérie. Je t'aime tant... et Cassie aussi. Je suis désolée si on n'a pas été la famille que tu aurais voulu... je voudrais tellement faire plus si tu savais... tu as béni nos vies d'une joie incommensurable Rin...
Dis pas ça, fit la brune d'une voix éraillée par le chagrin. Je vous aime tellement toutes les deux... alors meurs pas, rentrons à la maison toutes les deux... Maman. »
Un sourire. La main de Naoko glisse le long de sa joue et retombe mollement au sol.
« —C'est … la première fois... que tu m'appelles comme ça... »
Et puis plus rien. Dans le ciel, une étoile filante passa au dessus de Tokyo, se mourant lentement. Rin répéta le nom de sa mère, la suppliant de rouvrir les yeux. En vain. La japonaise s'en était allée désormais. Elle ne parvenait à y croire
Rin se tourna vers l'homme. Une haine d'une puissance sans nom monta en elle. Elle ne voulait pas seulement le tuer, non. Ce serait un châtiment trop doux pour lui. Non. Elle allait le détruire. Le réduire à néant, rayer jusqu'à la moindre trace de son existence.
Et c'est ce qu'elle fit.

Le jour ou il est venu la chercher, il faisait déjà nuit et l'air de février faisant jaillir de sa bouche des volutes de buée à chaque expiration qu'elle faisait tandis qu'elle se pelotonnait dans son coin, assise à même le sol près de la porte d'un kombini. Elle portait un lourd chandail de laine bleu et lui un costume noir des plus sobres. En y réfléchissant, elle ne se rappelait pas l'avoir jamais vu porter autre chose.
« —Eh ben. T'as vraiment une sale gueule gamine. »
Elle releva doucement la tête et son regard alourdi par les cernes fusilla l'homme qui lui faisait face. Merci Captain Obvious, elle était déjà au courant. Cependant, Rin n'avait pas envie de se battre aujourd'hui. Elle avait faim, elle avait froid et elle était épuisée. Cela faisait maintenant plus de trois semaines qu'elle trainait dans la rue comme une pauvre ahurie. Elle avait été incapable de rentrer chez elle après l’événement, comme elle surnommait ce jour funeste. Comment aurait-elle seulement put ? Naoko était morte. Elle avait tenue son corps dans ses bras, ressentit son dernier soupir et pleurer sur sa dépouille qui se refroidissait lentement. Sa mère était morte. Et son assassin également. Rin se souvenait encore de la satisfaction brûlante comme de l'acide qu'elle avait ressentit en effaçant toute trac de l'existence cet homme. Elle ne comprenait pas comment elle avait fait ; elle l'avait fait, c'est tout. Et elle en payait le prix fort désormais... songea amèrement la jeune fille en regardant les traces de sang qui maculaient les manches de son pull a force de s'essuyer le menton dès qu'elle toussait.
Cela faisait un moment qu'elle le soupçonnait. Mais ses problèmes de santé, d'abord minimes, avaient commencé à apparaître en même temps que sa maîtrise de son pouvoir augmentait. Ce ne pouvait être un hasard. Et depuis ce fameux jour, sa santé s'était affreusement déclinée. De toutes manières, elle n'avait plus touché au temps une seule fois depuis. Effacer une vie, la rayer complètement ainsi que tous les souvenirs, les sentiments liés à celle-ci, était quelque chose d'effroyable et le fardeau qui pesait sur ses épaules était bien lourd à porter. Elle ne le referait plus... de toutes manières, elle s'en jugeait incapable pour le moment. L'adrénaline et la douleur de la perte avaient fait qu'elle avait put sur le coup, mais c'était tout.
Rin releva la tête vers l'homme. Il était encore là. Qu'est-ce qu'il lui voulait ? Elle fronça les sourcils et lui lança un regard sombre. Cela lui arracha un sourire tandis qu'il coinçait une cigarette entre ses lèvres.
« —Tu nous auras bien fais courir n'empêche. T'es douée pour te cacher, pire qu'un criminel en fuite. Enfin, dans ton cas c'est plutôt justifié. »
Un grondement féroce s'échappa d'entre les dents serrés de Rin. L'amusement de l'homme n'en fut que démultiplié. Qu'il se taise. Elle commençait à envisager la fuite cependant. Était-ce un flic ? Savait-il ? Non impossible, il n'y avait pas de témoins... du moins pas vivants. Et de toutes manières c'était de la légitime défense. Elle avait tué un tueur, on ne pouvait la condamner pour cela... oh et puis peu importe. Elle s'en fichait. Qu'on la laisse en paix, qu'on la laisse mourir. Ainsi elle pourrait rejoindre Naoko et expier ses fautes pour espérer obtenir le pardon de Cassie, ou que ce soit cette dernière – Rin était cependant incapable de lui faire face. Pas après avoir détruit sa vie en tuant l'amour de sa vie... elle avait tué ses deux mères, l'une physiquement, l'autre moralement. Elle n'était qu'un monstre qui méritait la pire des sentences. La jeune fille enfoui sa tête dans ses bras sans plus bouger, ignorant l'importun.
Et l'homme ne bougea pas. Il resta là, tandis que les heures défilaient, fumant une cigarette, puis deux, puis un paquet. Au bout d'un moment, alors que minuit n'allait sûrement pas tarder à sonner, Rin craqua et releva la tête. Elle avait essayé de faire comme s'il n'existait pas, mais c'était tout bonnement impossible.
« —Vous me voulez quoi bordel ? Vous êtes qui d'abord ?
« —Ah. Enfin. Moi c'est Hopkins. Professeur Hopkins, je te pris. Allons-y sale gosse, tâchons de voir ce qu'on peut faire de toi. Mais dans un premier temps, on va te remplumer un peu, t'es le pire sac d'os que j'ai jamais vu.
...Et on va où ?
Laurel, Etats-Unis. Notre vol part dans trois heures, on a le temps de se bouffer un ramen si tu veux. En fait t'as pas le choix. »
Elle n'avait rien à perdre après tout. Et de toutes manières il ne lui laissait pas vraiment le choix semble-t-il. Aussi Rin fut-elle contrainte de suivre l'homme, faisant ainsi son entrée au sein de la Heroe's Sup, sans se douter qu'elle n'en ressortirait pas avant un moment.

« —Il faut bien que tu comprennes que ta situation est... délicate. En l’occurrence, ton corps encaisse un contrecoup bien trop lourd pour chaque utilisation prolongée de tes capacités. Et ta santé va continuer de se détériorer si tu persistes à vouloir les employer.
En clair, je vais mourir. »
Le médecin ne répondit rien, gêné, tandis qu'il baissait les yeux devant le regard froid et imperturbable de l'adolescente en sous-vêtements devant lui, laquelle semblait déjà curieusement résignée à son sort. Assise dans l'infirmerie de l'Académie, Rin restait stoïque. Elle se doutait déjà du verdict du médecin, avant même que ce dernier ne lui fasse une série d'examens et de prise de sang sur ordre de son nouveau 'tuteur'. Son regard glissa sur ce dernier, lequel se tenait à l'écart, appuyé près de la porte, le regard indéchiffrable. Elle ne comprenait pas cet homme. Elle ne comprenait pas pourquoi il avait décidé de l'amener ici, pourquoi il s'échinait à l'aider et refusait de la laisser baisser les bras. Elle n'avait rien. Retour à la case départ, elle n'avait en fin de compte guère évolué comparé à l'époque ou elle était une pauvre gamine solitaire parquée entre les murs de l'orphelinat. Un cas désespéré disaient-on déjà d'elle alors. Tout juste bonne à crever dans le caniveau. Un fin sourire amer étira les lèvres de la jeune fille tandis qu'elle ramassait sa chemise et la reboutonnait lentement.  
Elle allait mourir ? Tant mieux. Au moins, elle n'aurait pas à supporter cela encore bien longtemps. C'était l'ordre naturel des choses après tout, après ce qu'elle avait osé faire à Naoko. Sa mère... Rin ferma brièvement les yeux, sentant les larmes lui piquer les paupières, pour tenter de les refouler au mieux. Hors de question de craquer devant eux. Elle ne pleurerait plus devant qui que ce soit désormais, inutile de faire étalage de sa faiblesse aux yeux du monde. Rin se leva de sa chaise, remercia du bout des lèvres le médecin et sans plus écouter les appels de ce dernier qui insistait sur la gravité de sa situation, franchit la porte en passant devant l'homme, sans lui accorder un regard supplémentaire. Se retrouvant dans les couloirs de l'école, elle s'éloigna, sans trop savoir ou elle devait aller. Elle fut à peine surprise d'entendre des bruits de pas derrière elle. Décidément... la jeune fille se planta au milieu du couloir.
« —Pourquoi vous me suivez ?
T'es sur mon chemin. Et je bosse ici je te rappelles, gamine. J'ai encore le droit d'aller ou je veux, il me semble. » rétorqua le professeur Hopkins sans la regarder, occupé à sortir un paquet de cigarette de la poche intérieur de son veston.
Elle fronça les sourcils, mais ne rétorqua pas. L'homme coinça un bâtonnet de nicotine entre ses lèvres, mais ne l'alluma pas tout de suite pour autant. A la place, il se tourna vers Rin, la dévisageant droit dans les yeux pour la première fois depuis qu'il était venu la chercher ce matin, la tirant du lit pour l'emmener faire ces fichus tests médicaux.
« —J'vais pas passer par quatre chemins, t'as plutôt bien compris ce que le doc' t'as expliqué. Deux choix s'offrent à toi ; soit tu repars d'où tu viens et tu conserves une espérance de vie relativement acceptable. Y a des aides au logement et on peut t'aider à trouver un boulot pour démarrer, histoire que tu clapse pas en pleine rue. Soit... tu rejoins l'Académie. T'as les capacités pour devenir un héros et mon approbation. Mais ça veut aussi dire que tu acceptes l'idée que ta date de péremption va arriver plus vite que prévu. »
La jeune fille cligna des yeux. Devenir un héros... elle avait le droit alors ? Les souvenirs des comics de Cassie lui revinrent en mémoire. A l'époque, elle se disait que ce serait vraiment cool de devenir comme les super-héros dont sa mère américaine lui lisait les aventures.
Seulement... lutter contre le crime, faire le bien, est-ce qu'une personne comme elle pouvait réellement le faire ? Est-ce que se condamner soi-même et œuvrer pour le Bien suffirait à racheter ses fautes et ses pêchés ? Probablement pas, décida Rin. Rien ne pourrait jamais ôter de sa conscience le poids de la vie de Naoko, la perte laissée par sa mère adoptive derrière elle. Mais au moins, ce serait déjà se rendre utile un minimum. Et si elle pouvait mourir en tentant de se raccrocher au dernier rêve qu'elle avait partagé avec sa famille... alors ça en valait la peine. Elle releva la tête vers l'homme qui lui faisait face.
« —A quelle heure faut se lever demain ? »
A cet instant, n'importe qui aurait qualifié le sourire de Hopkins de carnassier.


   

Toi, derrière ton écran

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MessageSujet: Re: CENTURIES || Rin, l'Horloge Désarticulée. Mer 19 Nov - 22:36

tu es validé


Tu es dès à présent une étudiante Alpha au niveau 18. Tu peux maintenant disposer de ton costume et de ton arme (ton katana) et de ton gadget (PDA).
Tu peux tout d'abord venir nous dire ton don et ton métier ainsi que réserver ton avatar.

Ensuite, tu pourras créer ton journal et commencer à gagner de l'expérience en participant activement au forum.

Si tu as une question, n'hésite pas à nous en faire part, le staff est là pour t'aider au mieux et pour t'aiguiller vers la bonne voie.
Bonne chance dans la ville des héros!
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MessageSujet: Re: CENTURIES || Rin, l'Horloge Désarticulée. Dim 22 Mai - 16:43

Car le temps passe


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❝ Résumé des événements:- Amélioration de pouvoir
- Participation à l'event de l'attaque de la HSSUP
- Combat contre le criminel Orca
- Passage chez les Jokers (plus de détails dans le rp).

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MessageSujet: Re: CENTURIES || Rin, l'Horloge Désarticulée.

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CENTURIES || Rin, l'Horloge Désarticulée.

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