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L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]:

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MessageSujet: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Jeu 19 Mar - 0:25

Le ciel craqua illuminant l’obscurité au moment ou je mis le pied hors du bus. Trois pas et je fus sous l’abri. Le chauffeur redémarra et je regardais le véhicule s’éloigner, clignoter et tourner au coin de la rue. Rabattant ma capuche je partis au pas de course vers les grilles d’Heroe’s SUP.
Il était tard, il faisait froid et la pluie en plus d’être abondante était glacée. Je trouvais dommage qu’il ne fasse pas un au deux degrés de moins, pour avoir de la neige. Au bout de vingt mètres mes chaussures s’étaient transformées en piscines portatives et le temps d’atteindre la grille de l’école l’eau avait commencé à s’infiltrer dans mes vêtements. Mettre des fringues étanches aurait été intelligent et je l’aurais fait si mon manteau n’avait pas été volé par un méchant psychopathe. Pas que mon manteau est eut pour lui un intérêt particulier cependant le résultat était le même, je n’avais plus d’habit imperméable. Ce fut la raison principale j’appréciais grandement le moment où je franchis le seuil du manoir.
Bien sûre j’allais devoir ressortir pour rejoindre le bungalow où je logeais mais, si passer par le bâtiment n’était pas réellement un raccourci, traverser le rez-de-chaussée dans toute sa longueur m’évitais de faire une bonne partie du chemin sous la pluie. Un court répit avant de replonger dans la tempête qui grondait d’un air frustré d’avoir vu sa victime lui échapper en pénétrant dans le hall, elle tenta de m’y suivre mais la porte la repoussa en se refermant d’un claquement.
J’essuyais consciencieusement mes pieds sur le tapis laissant le surveillant attiré par le bruit scruter la pièce sans que je ne dévoile ma présence, imaginer sans doute un coup de tonnerre plus fort que les autres, hausser les épaules en ne voyant personne et repartir. Je commençais à me diriger vers le réfectoire, la porte extérieure se trouvait assez proche des bungalows, lorsqu’une autre personne entra à son tour dans le hall qui décidément était très fréquenté en pleine nuit. Je jetais tout juste un rapide coup d’œil au jeune homme sans modifier mon rythme de marche.
Je  fis quelques pas supplémentaires avant de ralentir et m’arrêter complètement en me retourner vers lui. Il m’observait. Les regards avaient tendance à me glisser dessus alors lorsque quelqu’un me fixait j’avais tendance à le sentir.
Je ne reconnaissais pas ce mec, ce qui avait toute les chances de signifier qu’il était nouveau. J’avais une bonne mémoire des gens et je connaissais de vue quasiment toute les personnes d’Heroe’s SUP.
« - Tu t’es perdu ? » Demandais-je aussi fort que je l’osais car il se trouvait encore à l’autre bout de la pièce mais le surveillant ne devait pas être trop loin.
L e manoir était très grand et voire des élèves récemment arrivé s’égarer dans les multiples couloirs. Il était aussi possible qu’il cherche justement le surveillant… ou veuille l’éviter.
« - Le pion est partit par là. Mais si tu te rends à la cuisine tu peux venir avec moi. »
Quoi ? Existait-il une autre raison pour un adolescent que la faim pour le pousser à quitter sa chambre après le couvre feu. Pour moi plusieurs réponses me venaient à l’esprit mais pour une personne normale … En faite non, j’avais rien dit, on était tout de même à Heroe’s SUP.
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MessageSujet: Re: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Dim 29 Mar - 18:08



« L'orage, le psychopathe et le pot de peinture : le piège de la haine, c'est qu'elle nous enlace trop étroitement à notre adversaire. »




La nuit était – ironiquement – le moment préféré des deux âmes. Chacune d’entre elle y trouvait son bonheur : Kiyo pouvait vivre comme il l’entendait, aller là où il voulait, quand il le voulait. Et ses compagnons de jeux, pour ne pas citer amis ou potes puisqu’il ne s’entendait pas spécialement bien avec eux, les prenant plus pour des potes de beuveries qu’autres choses, étaient aussi des oiseaux nocturnes. Pour ce qui était de Naya, elle appréciait plus la douceur, le calme de ce moment. Il n’y avait que pendant que les autres dormaient qu’elle se sentait bien, libre. Elle n’avait pas le stresse de se sentir observer, traquer. Deux amours différents pour un même moment. C’était aussi ça la fort des deux élèves : ils étaient bien différents et pourtant si proche. Quand on voyait leur pouvoir, on disait que c’était une bonne chose : imaginer la cohabitation entre deux âmes qui se détestaient ? Vous n’imaginez pas ? Bah, moi si et ce n’est pas beau à voir. Enfin bon, heureusement pour eux, ils n’avaient pas ce problème.

C’était donc pour cet amour que les deux enfants s’amusaient souvent à quitter le dortoir de l’établissement, en veillant à ne pas réveiller leurs deux colocataires ; autant Brune ne dirait rien sur leur sortie nocturne, pensant plus à se joindre à eux pour le plaisir que de les balancer, autant ils n’avaient aucune confiance en Rin. Cette alpha était le stéréotype de l’intello et ils se doutaient que… si elle les croisait en train de sortir de l’établissement, ils en payeraient le prix : soit elle leur ferait du chantage, soit elle les dénoncerait sur le champ, pour leur donner une bonne leçon. Elle en était bien capable. Et cette nuit-là, c’était à Kiyo de se promener : sans hésiter, il avait choisi les bas-fonds de la ville pour chercher l’aventure. Surtout que maintenant qu’il avait son propre corps, il pourrait faire du street fight. Un sport qu’il affectionnait tout particulièrement dans ce monde.

La soirée se déroula plutôt bien, même s’il avait réussi à se prendre quelques coups de poing dans la gueule : pas de quoi aller à l’hôpital, mais juste assez pour se dire qu’il allait devoir laisser Naya rentrer dans l’institut, sinon, on les suivrait à la trace. Mais des deux, c’était Kiyo le plus habile et le plus apte à marcher en patte de velours. Ils allaient donc devoir jouer avec leur « intelligence » pour pouvoir trouver une solution.

Alors qu’il marchait tranquillement dans l’institut, à la recherche du réfectoire – parce qu’un bon repas était toujours appréciable après un bon combat – il croisa une personne qui lui était familière : Fanny Sharp. Il la toisa et se demandait ce qu’elle pouvait bien faire là. Il n’avait aucune peur qu’elle le balance vu qu’il avait son propre corps, elle ne pourrait pas le reconnaitre au physique. Ce fut aussi pour cette raison qu’il ne disait rien : il n’avait pas envie de se faire griller par cette vipère, cette folle qui avait failli tuer Naya la dernière fois qu’ils étaient que tous les deux. Une rencontre un peu étrange mais qui allait amuser le brun. Donc, ce fut sans aucun son qu’il s’avança vers elle pour la suivre jusque dans les cuisines. En plus, ce lieu était parfait pour un meurtre : des couteaux à gogo et assez de matériel pour nettoyer le trop plein de sang.

Kiyo – « depuis le temps que je suis ici, je connais ce lieu par cœur. Je me demandais juste où se trouvait le pion… », dit-il en mettant ses mains dans ses poches. « j’ai déjà eu deux avertissements pour être sorti de l’établissement en pleine nuit alors faut que j’me fasse super discret. », ajouta-t-il sans rien dire de plus. « j’comptais aller bouffer un ou deux trucs aussi. On a qu’à y aller tous les deux, ouais. », donna-t-il en guise de réponse à la proposition de Fanny de le suivre.

Naya était toujours éveillée et se demandait bien ce qu’il foutait bien : tout comme elle, il détestait cette fille. Alors elle ne comprenait absolument rien à son comportement. Même si elle trouvait ça drôle de la prendre pour une conne.

Naya – « mais qu’est-ce que tu fous Kiyo ? », demanda-t-elle, un peu furieuse par son comportement blasé. « elle est juste à côté de toi, tu pourrais en profiter pour lui faire une crasse ! après ce qu’elle nous a fait la dernière fois, elle le mérite amplement ! », ajouta-t-elle en boudant à moitié.

Pour éviter de faire comprendre à Fanny qui il était en réalité, il prit son portable et se mit à écrire un sms pour lui répondre.

Naya – « Tu veux jouer un peu au chat et à la souris avec elle ? », demanda-t-elle en arquant un sourcil. « Mouais… fais ce que tu veux, mais je te préviens, si elle nous chope, je reprends le dessus et je me taille en vitesse, même si on se fait choper par le pion et que mes parents. », répondit-elle en guise de confirmation pour faire ses conneries.

Il suivit donc Fanny.
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Dernière édition par Naya K. Thompson le Dim 12 Avr - 13:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Sam 4 Avr - 19:17

Le jeune homme s’avança en silence sa silhouette se découpant sur l’éclaire qui déchira le ciel à cet instant. L’obscurité retomba. Il ne disait toujours rien et se rapprochait toujours, dans cette ambiance de mauvais film d’horreur je me sentais un peu angoissée même si mon visage montrait juste un masque neutre. Mais il ne disait peut-être rien par peur de faire revenir le pion ou à cause du tonner qui retentit deux kilomètre plus loin, je venais de faire le calcule. Je me contentai donc d’attendre qu’il arrive ma hauteur et repoussais une mèche de cheveux mouillée qui me tombait dans l’œil.
« - Depuis le temps que je suis ici, je connais ce lieu par cœur. Je me demandais juste où se trouvait le pion… j’ai déjà eu deux avertissements pour être sorti de l’établissement en pleine nuit alors faut que j’me fasse super discret. »
Depuis le temps ?
J’avais une excellente mémoire des gents et encore c’était peu dire (en revanche pour les cours elle était bien moins bonne). La preuve était que j’avais reconnu ce type rencontré durant à peine quelques minutes il y avait au minimum huit ans sous les traits du gardien d’Heroe’s SUP et ce malgré son changement radicale de style vestimentaire. De cette mémoire humaine venait le faite que je connaissais et les noms et les visages de quasiment touts les élèves de l’école. Le quasiment étant du aux nouveaux venus et aux petits de la classe epsilon. Ce qui était assez ironique puisque en ce qui me concernait très peu de gents me connaissait. En tout les cas je fus surprise par la réponse du jeune homme car cela suggérait que  ça faisait longtemps qu’il avait intégré l’école or je ne le reconnaissais absolument pas.
« - J’comptais aller bouffer un ou deux trucs aussi. On a qu’à y aller tous les deux, ouais. »,
Je hochais la tête et nous nous mirent tout deux en route vers les cuisines
« - Tu es métamorphe ou un truc dans le genre ? Sinon j’aurais remarqué un gars aussi canon que toi. »
Je gardais mon visage sérieux et mon regard perdu dans l’obscurité du couloir mais tout de même je n’en étais pas moins entrait de filtrer.
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MessageSujet: Re: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Dim 12 Avr - 13:58



« L'orage, le psychopathe et le pot de peinture : le piège de la haine, c'est qu'elle nous enlace trop étroitement à notre adversaire. »




S’il y avait bien un truc que Kiyo ne pouvait plus supporter, c’était bien le regard des filles. Ce regard qu’elle portait sur lui et qui voulait en dire long sur leur attention vis-à-vis de lui. Au début, il pensait que ça allait être drôle de pouvoir se pavaner avec une horde de femelle en chaleur derrière lui, mais plus le temps passait, plus il se rendait compte que c’était pire qu’un cauchemar : elles étaient pire que des sangsues en matière de stalkage et pire que des hyènes pour ce qui concernaient « celle qui aura le droit de prendre son cœur ». Il se sentait pire que de la viande fraiche. Limite, elles les dégoûtaient des filles. C’était pour dire. Lui qui aimait les créatures de Satan, il en avait peur, il était limite dégoûté par elles dans ce monde. Heureusement que dans son monde, elles n’étaient pas comme ça.

Pour répondre à la jeune femme, il se rapprocha d’elle : il ne voulait pas se faire attraper par le pion qui semblait pas encore tout à fait partit du lieu où il était. Il savait très bien que, s’il se faisait prendre, il allait se faire engueuler par les profs, mais aussi par les parents de Naya. S’il était une bénédiction pour elle niveau relation, il était une malédiction pour elle niveau comportement. Quoique… finalement, ils étaient aussi spécial l’un comme l’autre. Naya était du genre à ne rien faire, à se contenter de jouer à la console en snobant les profs quand ils lui parlèrent, tandis que Kiyo, il se foutait aussi de leur cours, mais contrairement à elle, lui, il leur répondait. Un duo très spécial pour le corps enseignant.

Alors qu’il lui expliqua son problème avec le pion, elle le regarda bizarrement. Il avait aussi l’habitude de ce regard. Tout le monde le faisait en le voyant, quand il leur expliquait qu’il n’était pas nouveau. Mais avant qu’elle ne lui réponde quelque chose, il lui proposa d’aller manger un truc à la cafeteria. Elle accepta. Puis, elle lui demanda s’il était un métamorphe ou un truc de ce genre, puisqu’elle n’avait – je cite – « remarqué un gars aussi canon que toi. ». À cette remarque, il soupira.

Kiyo – « Non, j’ai pas un pouvoir de métamorphose. C’est… plus complexe que ça. », répondit-il sans donner plus de détail. Sinon elle comprendrait vite qui il était. « Rassure-moi… tu comptes pas me faire chier pendant que je bouffe ? », demanda-t-il. « la dernière fois qu’une meuf m’a fait ce genre de « compliment », j’ai du utilisé pour la dégagé. », dit-il en essayant d’oublier ce souvenir et pour refroidir Fanny.

Il se souvenait parfaitement bien de cette scène, la demoiselle n’arrêtait pas de le harceler et il avait dû demander de l’aide à Naya pour la faire dégager. Elle l’avait bien fait fuir puisque sa créatrice avait fait un remake de la comptine du « prenons-nous dans les bois » en lui demandant si elle avait peur du « grand méchant loup » et fixant – avec le regard vide d’émotion – le couteau qu’elle tenait dans les mains. Elle était toujours traumatisée de cette fameuse mission, mais elle ne voulait pas qu’on touche à son Kiyo.

Maintenant qu’ils étaient dans les cuisines, il sauta sur le frigo et commença à manger comme un porc. Il avait tellement qu’il n’avait même pas demandé à Fanny si elle voulait un truc. Ce fut au bout d’une bonne dizaine de minutes – et les joues pleines de bouffe – qu’il s’écarta du frigo, prit un truc et le balança à Fanny.

Kiyo – « Tu veux un truch à bouffer ou pas ?», demanda-t-il la bouche pleine. « Te fais pas chier avec une achiette et viens te chervir avec moi. », ajouta-t-il en lui lançant une place.

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MessageSujet: Re: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Sam 18 Avr - 16:54

« - Non, j’ai pas un pouvoir de métamorphose. C’est… plus complexe que ça. »
Je hochais la tête d’un air compréhensive à sa réponse. Plus compliqué, je connaissais mon don pouvant amener à la même situation sans avoir aucun rapport avec la métamorphose. Ou au contraire on pensait que j’étais là depuis toujours à tel point que je faisais partie du décor. Mais plus souvent encore que d’émettre une des deux hypothèses précédentes les gens ne se posaient pas la question.
Il n’avait pas vraiment répondu à la question et ne réagit pas non plus très bien au filtre.
« - Rassure-moi… tu comptes pas me faire chier pendant que je bouffe ? La dernière fois qu’une meuf m’a fait ce genre de "compliment ", j’ai du utilisé la force pour la dégagé. »
Hum… Il était mignon mais il fallait abuser non plus, c’était du filtre pas de quoi devenir aussi arrogant. Elle renifla d’un air méprisant.
« - Te vante pas. Je n’aurais rien dit si j’avais su  que t’avais la grosse. »
Nous arrivions à la cantine et bien que ce soi moi qui entra la première je n’avais pas finis de traversé le réfectoire que le jeune homme avait déjà ouvert le frigo qu’il pilla allégrement. A le voir on aurait put croire qu’il n’avait pas mangé depuis trois jours.
Je ne m’en préoccupais pas et allait chercher une bouilloire. Il fallut attendre le "claque" du bouton indiquant que l’eau avait finit de chauffer pour qu’il se rappelle ma présence. Je ne m’en vexai pas, j’avais l’habitude. Il était encore plus facile qu’en temps normale de me faire oublier ou de ne pas me faire remarquer lorsque les personnes alentours étaient occupées à faire quelque chose.
« Tu veux un truch à bouffer ou pas ? Te fais pas chier avec une achiette et viens te chervir avec moi.»
J’attrapais le pot de mousse à chocolat qu’il m’avait lancé. Et la posais sur le plan de travail devant moi.
« - Non merci. J’ai déjà mangé avant de revenir du taff. J’ai juste besoin de me réchauffer. »
Je versais l’eau dans la tasse que j’avais préparée pendant que lui s’empiffrait et que la bouilloire chauffait. Puis je vais remettre le dessert qu’il m’avait lancé dans le frigo et m’adossais à un meuble juste à côté avec ma tisane fumante.
« - Alors, dis-moi tu t’appelle comment ? Tu es en quelle classe ? Ah ! Moi c’est Fanny. Je suis en epsilon depuis peu. »
J’avais changé de classe il y avait un peu moins d’une semaine après avoir été enlevé par ce psychopathe voleur de manteau.
« - Non mieux. Dis-moi ta classe et j’essayerai de deviner qui tu es. »
Si il était vraiment là depuis longtemps cela ne devait pas être si compliqué que cela. Je ne connaissais pas les pouvoirs de tout le monde mais j’avais les moyens de faire d’assez bonnes déductions si je me limitais à un niveau.

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MessageSujet: Re: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Jeu 23 Avr - 12:22



« L'orage, le psychopathe et le pot de peinture : le piège de la haine, c'est qu'elle nous enlace trop étroitement à notre adversaire. »




Depuis qu’il avait permuté avec Naya – suite à la mission – il n’était pas revenu en cours. Il ne voulait pas y retourner tant que Naya ne voulait pas sortir de la console. Il n’était pas expert en sentiment humain, mais il connaissait assez bien sa créatrice pour comprendre que si le pouvoir était bloqué, c’était qu’il y avait un problème. Et tant que ce problème n’était pas résolu, il ne comptait pas la forcer à aller en cours. Surtout qu’après la discussion avec Rin lors de son arrivé – avec son propre corps – dans ce monde, il n’avait pas envie de se faire harceler. Malheureusement pour lui, il fut quand même obligé de sortir de temps en temps, pour aller chercher de la nourriture, pour récupérer les cours, … , ou tout simplement pour se changer les idées. Fort heureusement pour lui, Naya avait bien voulu sortir pour le libérer de ces folles. Même dans les moments les plus sombres, l’un pouvait toujours compter sur l’autre.

Finalement, Kiyo avait eu de la « chance » de tomber sur Fanny. Même s’il ne l’appréciait pas spécialement, il savait qu’avec elle, il n’avait rien à craindre. Il savait très bien qu’il pouvait lui faire confiance sur le fait de ne pas être emmerder, ni même violer. Mais vu qu’elle ne savait pas que c’était lui, il se méfiait quand même de sa réaction, du moins, jusqu’à sa réponse : alors qu’ils discutèrent, elle lui avait demandé quel était son pouvoir puisqu’elle ne le reconnaissait pas, avouant même qu’il était mignon, il lui avait répliqué de faire attention. La réponse de la jeune brune fit sourire Kiyo : elle lui rétorqua qu’il n’était pas mignon que ça. Une phrase qui fit qu’il soupira de soulagement. Au moins, le temps d’une soirée, il n’aurait pas de soucis avec une femme.

Kiyo – « Il n’y a pas que ma tête qui est grosse, si ça t’intéresse. », dit-il sans une once de délicatesse. « Non, je tenais juste à te prévenir de ce fait. Ça fait longtemps que je suis pas retourné en cours, et les peu de fois où je sors de ma chambre la journée, c’est pour me faire harceler par ces femelles d’humaines. », ajouta-t-il en soupirant de désespoir devant tant de connerie.

Après ces belles paroles, ils arrivèrent dans la cuisine. Kiyo ne se laissa pas prier pour aller piquer de quoi manger dans le frigo. Toutefois, il eut la politesse de donner une mousse au chocolat à la demoiselle qui l’accompagnait. Il avait tellement faim qu’il ne savait pas s’il allait vider le frigo à lui tout seul. Enfin non, ce ne serait pas possible, puisque certains aliments devaient être préparés avant d’être mangés et il en avait la flemme. Alors qu’il venait de lui balancer un truc à manger, elle refusa poliment son cadeau en disant qu’elle était venue juste pour un thé. Ensuite, elle lui demanda qui il était. A cette question, un sourire sadique s’afficha. Mais avant même qu’il eut le temps de dire quoi que ce soit, elle changea les règles : elle lui demanda juste sa classe et elle devait deviner à partir de ce seul indice.

Finalement, cette fille lui plaisait bien. Non pas dans le sens où il la foutrait dans son lit – quoi que… physiquement, il l’appréciait beaucoup – mais plutôt dans le sens où elle était joueuse et qu’elle semblait aimer la difficulté. Il reprit un truc, une mousse à la vanille, avant de fermer la porte du frigo et de se tourner vers elle. Il allait s’amuser. Il savait très bien qu’elle ne penserait pas à lui. Après tout, elle était la première à dire qu’il n’existait pas.

Kiyo – « Pas besoin de te présenter Fanny, contrairement à toi, moi je sais qui tu es : Fanny Sharp, 18 ans, ancienne Iota et nouvelle Epsilon, voir même Alpha. J’ai pas suivi ton niveau d’étude. Ton pouvoir est celui d’effacer ta présence. », dit-il comme s’il récitait une leçon. « Je ne te savais pas aussi joueuse ma chère Fanny. J’accepte qu’on s’amuse à ça : actuellement, je suis en classe Iota. », ajouta-t-il en souriant.

Maintenant qu’il avait la seule information qu’elle voulait connaitre pour deviner son nom, il s’installa sur la table pour manger sa mousse et rire des noms qu’il allait lui donner. Toutefois, il allait utiliser son temps de réflexion pour savoir ce qu’il allait faire d’elle ensuite : la tuer ou la laisser en vie avec quelques blessures. Oui, même si elle n’était pas insupportable avec lui en ce moment, vu qu’il possédait maintenant son propre corps, il n’allait pas se gêner pour venger Naya.

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MessageSujet: Re: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Jeu 30 Avr - 17:57

« - Il n’y a pas que ma tête qui est grosse, si ça t’intéresse. »
Dit le jeune homme et je lui jetais un regard. Sérieusement ! Il se plaignait lorsque je filtrais mais il faisait ce genre de remarque.
« -  Non, je tenais juste à te prévenir de ce fait. Ça fait longtemps que je suis pas retourné en cours, et les peu de fois où je sors de ma chambre la journée, c’est pour me faire harceler par ces femelles d’humaines. »
Ça expliquait bien des choses. Pourquoi je ne l’avais jamais croisé et peut-être aussi pourquoi ces filles le poursuivait. Si il disait sa réplique précédant  à certaines filles, peut-être que comme ça les intéressait et qu’elles avaient voulu vérifier… Quoi ! C’était une bonne explication, non ? Ou alors il avait mal interprété et que le "femelles d’humaines" ne leur avait pas plût et qu’elles voulaient – juste – l’étranglé. Ceci étant je ne fit aucunement part de mes pensées à ce sujet.

« - Pas besoin de te présenter Fanny, contrairement à toi, moi je sais qui tu es : Fanny Sharp, 18 ans, ancienne Iota et nouvelle Epsilon, voir même Alpha. J’ai pas suivi ton niveau d’étude. Ton pouvoir est celui d’effacer ta présence. »
Je fis dû faire un véritable effort pour garder un visage le plus neutre possible. Ce n’était pas que ces informations soit secrètes, ni même difficiles à trouver pour qui s’y intéressait un minimum. Je connaissais d’ailleurs ces mêmes données sur la grande majorité des étudiants. Mais qui pouvait bien s’intéressé à moi au point de se rappeler tout cela. D'autant plus quelque dont je ne connaissais même pas l’identité.
« - Hum… c’est ça. »
Alors même si mon n’expression n’en refléta rien j’étais vexée d’en savoir moins que lui.
« -  Je ne te savais pas aussi joueuse ma chère Fanny. J’accepte qu’on s’amuse à ça : actuellement, je suis en classe Iota. »
Iota ? Ça allait être facile, bien que ce soit la classe la plus importante c’était encore celle que je connaissais le mieux.
« - Comme quoi tu ne sais pas tout. »
Répondis-je avec un sourire.
« - Bien voyons voir. Tu pourrais être un golem. Sofian a assez dit que ses créatures avaient normalement forme humaine même si il dit aussi qu’il ne maitrise pas assez son pouvoir. »  
Mais les golems n’avaient pas besoin de manger. Ou alors il stockait la nourriture pour les amener à sont maitre mais il aurait avalé les emballages avec. Et il aurait aussi ramené les filles à son maitre plutôt que de s’en plaindre et de toute façon les golems n’étaient pas intelligents.
« - Ou un robot … hum… non, oublie. »
Il ne me semblait pas que Yumi ait de robot dans ses cartes mais il aurait tout aussi bien put être construit par Xavier enfin là n’était pas le problème. Un robot posait un peu les mêmes problèmes que les golems.
« - Donc pas une créature fabriqué ni invoqué. Alors… une illusion ? Mais certainement pas Slake. »
Je connaissais mon colocataire et se faire passer pour quelqu’un d’autre n’était pas son style, qu’on avait notre propre cuisine au bungalow et qu’en plus il devait dormir à cette heure. C’était d’ailleurs pour ne pas le réveiller que je prenais mon eau chaude ici. Ou alors il avait un plan particulièrement diabolique et tordu pour conquérir la Terre.
Plaisanterie mise a part je pris un temps pour faire défiler dans mon esprit les autres étudiants possédant des pouvoirs illusoires. En iota il y avait aussi… Delilah. Mais il n’était pas particulièrement effrayant donc non. Le seul étudiant qui aurait put me faire "peur" aurait été Kiyo, puisqu’il sensé essayé de me tuer le jour ou il paraitrait devant moi, mais dans une matérialisation il n’aurait certainement pas ressemblé à cela. Oh ! Ça pouvait être Kiyo. Je n’avais jamais vu sa vraie forme. Il avait la grosse tête avec les filles. Et il séchait tout le temps les cours.
Je ricanais dans ma tasse à cette idée totalement absurde et jetais un coup d’œil au garçon.
« - Désolé j’ai pensée à un truc complètement ridicule. »

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MessageSujet: Re: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Lun 25 Mai - 9:52



« L'orage, le psychopathe et le pot de peinture : le piège de la haine, c'est qu'elle nous enlace trop étroitement à notre adversaire. »




Dans le fond, la petite Fanny n’avait rien de bien méchant, elle semblait juste trop stupide pour comprendre les subtilités des mondes. Bon, il ne fallait pas se leurrer, ce n’était pas parce qu’ils avaient un don comme celui-ci que les deux enfants en face d’elle pouvaient facilement croire aux mondes parallèles, à un être suprême ou autres conneries de ce genre. Naya avait une base de raisonnement logique, même si elle pouvait accepter une dose de 1% de choses inexplicables. Quant à Kiyo, lui, il ne croyait que ce qu’il voyait, mais dans le sens littéral : tant qu’il ne verrait pas de portail dimensionnel, il ne croirait pas aux mondes parallèles. Toutefois, contrairement à Naya, il croyait en un être suprême. Pas spécialement à Dieu, mais en un être qui guiderait chacun de nos actes et surtout un être qui avait la capacité de donné des pouvoirs à d’autres êtres. Ce point était un sujet tabou entre les deux âmes : Kiyo pensait que c’était un cadeau divin alors que Naya, elle, pensait que c’était seulement dû à l’évolution de l’espèce humaine. Enfin bref, ce sujet n’était pas le sujet principal de cette conversation et encore moins de cette soirée.

Alors qu’il parlait à Fanny, Naya faisait à moitié la gueule : elle ne comprenait pas pourquoi il était aussi gentil avec elle. C’était une garce qui s’était moquée d’eux. Elle devait donc payer pour ses crimes, même si cela allait leur coûter une punition de la part de leur tuteur. En parlant de lui, depuis qu’ils l’avaient rencontré, ils le voyaient plus que les propres parents de la jeune fille. Peut-être, un jour, elle devrait le présenter à ses parents. Après tout, il s’occupait autant qu’eux de son éducation. Mais ce sujet n’était pas encore le sujet principal de cette soirée. Tandis que Naya faisait la gueule, pensant à plein de choses et à rien en même temps, Kiyo s’occupait de Fanny ou du moins, il discutait avec elle. Contrairement à ce qu’il pensait, elle ne semblait pas surprise du fait qu’il connaissait beaucoup de choses sur elle, alors qu’elle, elle ne connaissait quasiment rien. Lorsqu’elle lui proposa de jouer, pour savoir qui il était, il accepta avec plaisir. Toutefois, il se souvenue d’un truc : il avait oublié de précisé une autre règle. Mais il allait garder cette surprise pour la fin. Après tout, vu l’esprit qu’elle avait, elle n’allait sans doute pas trouver.

Il l’écoutait énumérer tous les noms de la classe de Iota qui possédaient des pouvoirs « illusoires ». Plus il l’écoutait, plus il se retenait de rire. Comme dit plus haut, elle était trop étroite d’esprit pour envisager des choses autres que des illusions ou des choses non humaines. Un défaut qui risquerait de lui coûter la vie. Oui, la dernière règle qu’il avait oublié de lui dire – et heureusement, vu que sinon, elle aurait trouvé du premier coup – c’était qu’à la fin, si elle trouvait, elle allait mourir. Il n’avait pas oublié ce qu’il lui avait dit. Ce fut donc pour cette raison que, plus elle rayait des gens sur la liste des élèves, plus il se préparait. Il avait même déjà pris un couteau. Bon, il s’en servait pour couper du pain, parce qu’il avait encore faim ce goinfre, mais il avait quand même le couteau en main. Puis, surprise, elle se mit à rire. Elle s’excusa pour le rire, parce qu’elle pensait à un truc complètement ridicule. A ce mot, il grogna légèrement. Pourquoi ? Parce qu’il savait très bien de quoi elle parlait en disant cela.

Kiyo – « pour le moment, tu as tout faux alors tu peux toujours tenter. Après tout, c’est pas comme si tu allais perdre ta tête pour cette chose complètement ridicule. », dit-il avant de manger son bout de pain comme un porc. « Tu penses vraiment qu’il existe encore des choses ridicules dans ce monde ? Avec tous ces dons qu’il y a dans cette école. Tu es vraiment étroite d’esprit, ma chère Fanny. », aouta-t-il sur un ton un peu plus froid. Venait-il de perdre son sang-froid ? Un peu, oui.

En écoutant ses dernière paroles, Naya sortie de ses pensées et observa la scène. Fanny n’était pas vraiment stupide comme fille, elle l’admettait avec difficulté, mais cette « intelligence » était son point faible. Elle ne pouvait pas admettre ce qui se trouvait sous ses yeux. Un défaut qui pourrait lui être fatale contre Kiyo.
Kiyo, lui, se préparait à l’attaque sans le montrer. Il était un soldat de base. Alors il était peut-être stupide, peu discret, mais pendant un combat, il pouvait devenir très sérieux. Surtout quand l’issue était la mort.

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MessageSujet: Re: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Dim 31 Mai - 15:35

J’avais plus ou moins fait le tour des élèves et aucun d’eux ne semblaient pouvoir être le jeune homme. Aucun que je connaisse en tout cas. Y avait-il vraiment des élèves en iota que je ne connaissais pas ? Ou alors c’était simplement quelqu’un dons je me trompais sur la véritable utilisation du pouvoir, ou un pouvoir agissant sur la mémoire. Dans ces conditions là je n’avais pas vraiment de chance de trouver.
Mais c’était réellement vexant ne pas savoir qui il était ! Et comment pouvait-il savoir qui moi j’étais ? Pire mon pouvoir ? Je n’en parlais à personne, et je n’aurais pas été surprise si les rares élèves qui se souvenaient plus ou moins de mon existence pensaient que je ne possédais aucun don.
« - Pour le moment, tu as tout faux alors tu peux toujours tenter. Après tout, c’est pas comme si tu allais perdre ta tête pour cette chose complètement ridicule. »
Hé ! J’étais incapable de trouver de qui il s’agissait alors que j’avais toujours été persuadée d’être l’une des mieux informée sur l’identité des élèves de l’établissement. Il n’avait vraiment pas besoin d’en rajouter une couche.
« - Tu penses vraiment qu’il existe encore des choses ridicules dans ce monde ? Avec tous ces dons qu’il y a dans cette école. Tu es vraiment étroite d’esprit, ma chère Fanny. »
Peut-être qu’il mentait. Sur don ou sur sa position d’élève iota. Ou même sur la durée depuis la quelle il était à l’école. Mais pourquoi semblait-il également vexé ? Ça le chagrinait que je ne sache pas qui il était ?
J’avais finit ma tasse.
« - Bien sûre. » Dis-je d’un ton sec en traversant la cuisine pour remettre de l’eau à bouillir.
Il y avait certes énormément de pouvoirs différant dans cette école, bien plus nombreux que ceux dons j’avais entendu parler avec d’y entrer.
« - Beaucoup de gens on beaucoup de dons différant à l’école, et alors ? C’est simplement que l’école n’accepte que les dotés. Magie ou science ce n’est pas comme si il existant une véritable différance entre les deux. »
Ce n’était pas parsqu’on avait découvert quelques décennies plus tôt que la magie existait réellement que l’on pouvait croire n’importe quoi. Encore un peu et ce type allait dire que les prétendu dieux n’était pas tous des fous ou des mythomanes.
« - Après tu vas me dire que les vampires existent, c’est ça ? »
Comme si les vampires pouvaient existe ! Ah, la blague !
Comment en été-t-on venu à cette discussion ? En un instant l’ambiance avec nettement changée. Rien que penser à Naya avait plombé l’ambiance, cette fille était une vraie chieuse même lorsqu’elle n’était pas présente. Et comment avait-il pus savoir à quoi j’avais pensé ? Peut-être venait-il du futur… C’était une bonne explication, non ?  
Dans le moment de silence qui suivit ma déclaration sur les vampires je me reversais de l’eau bouillante et m’appuyais de nouveau contre le plan de travail. Le jeune homme semblait tendu. Son attitude était vraiment étrange.
Un éclair illumina le ciel, suivit aussitôt d’un grognement fracassant. L’orage était tout proche. Il Lui il se tenait là avec son couteau à pain et son air de "je vais te tuer"… Finalement le pouvoir de Delilah était peut-être en action. Ou alors je regardais trop de film. Dans un film, la lumière se couperait soudainement et il me sauterait dessus pour m’égorger dans le noir. Et maintenant j’étais également stupidement stressée.
« - Enfin si tu veux vraiment savoir je pensais juste à Naya Thompson. Mais comme vous êtes tous les deux spécialistes du séchage de cours vous vous êtes peut-être même jamais croisé. Tu pourrais être elle mais j’ai mes propres raison de penser que ce n’est pas le cas. »
Je savais que Naya pensais beaucoup de mal de moi. Que je faisais exprès de lui faire peur. Que je répandais des rumeurs à son propos. Que j’étais stupide et étroite d’esprit. Ce n’étais pas le cas, ce n’étais tout de même pas ma faute si mon pouvoir agissait sur elle de cette façon, et je n’avais pas pour habitude de livré le fond de mes pensés aux autres, je ne leur disais donc pas que Naya était juste une folle illuminée.
« - Peu importe c’est juste une fille avec qui je m’entends pas. Et je préférerais encore que tu sois un golem que la manifestation de son pouvoir. »
J’avais réussit à terminer ma phrase sans faire entendre la grande incrédulité que je ressentais à ce propos. Ce n’était pas parsqu’il me semblait que le jeune homme avait été vexé lorsque j’avais pensé que Naya n’avait pas de pouvoir, après tout il ne semblait pas qu’il puisse réellement lire dans mes pensés, que je regardais trop de film d’horreur ou que personne d’autre ne m’appelait habituellement " ma chère Fanny " d’un ton si méprisent qu’il pouvait être Kiyo pour autant. Je l’avais déjà établit longtemps au paravent que Kiyo n’existait nul par ailleurs que dans un esprit malade et dans celui des personnes trop crédules. Et il faudrait qu’il se montre devant moi pour que je puisse le croire. Ce qui n’était pas près d’arriver.

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MessageSujet: Re: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Dim 12 Juil - 9:30



« L'orage, le psychopathe et le pot de peinture : le piège de la haine, c'est qu'elle nous enlace trop étroitement à notre adversaire. »




Kiyo observait bien Fanny. Il trouvait ça assez drôle de la voir se torturer les neurones alors que – théoriquement – elle avait toutes les cartes en main pour trouver son identité. Cette fille était encore plus stupide qu’elle ne l’était et cela l’amusait beaucoup. Finalement, elle n’avait rien de spéciale. Elle pensait que sa place, son don lui donnait une place V.I.P. dans l’école, mais il n’en était rien. A quoi bon avoir un cerveau – et s’en vanter - quand on ne sait pas s’en servir ? À rien. Bien entendu.

Il écoutait toujours la demoiselle, rageant surement intérieurement, chercher qui, il pouvait bien être. Bien sûr, il grinçait des dents qui elle parlait de Naya comme si elle était une folle. Elle était sa créatrice et aussi son amie. Et oui, malgré leur grande différence de caractère, ils s’appréciaient. C’était – sans doute -  cette différence qui faisait qu’ils s’appréciaient à ce point. Enfin bref, le moment n’était aux sentiments des deux âmes, mais plutôt aux sentiments que Kiyo éprouvaient pour Fanny, cette demoiselle qui allait bientôt rejoindre Hadès, le Dieu des enfers. Il comptait bien tenir sa promesse en ce qui concernait de la tuer. Lorsqu’il lui rétorqua qu’elle était étroite d’esprit, à ne pas croire à des choses impossibles à cause de leur don, elle répondit positivement. Elle se disait bien étroite d’esprit parce qu’il ne fallait pas être stupide. Les dons ne donnaient pas raisons à toutes ses conneries sur la magie, ou autres Dieux. Et sur ce point, elle n’avait pas spécialement tort. Il était vrai que les dons ne pouvaient pas donner raisons à tout, mais ce n’était pas une raison à ne pas croire en son existence. Cette fille faisait – limite – naître de la pitié en lui, même si elle n’avait pas totalement tort.

Kiyo – «  Tu es bien triste comme fille. », balança-t-il sans rien dire d’autres, sans explications. « Tu es toujours aussi septique ou c’est seulement pour moi que tu es comme ça ? », demanda-t-il pour la taquiner. « Et pourquoi les vampires n’existeraient pas ? Après tout, un vampire, c’est une personne qui ne supporte pas la lumière du jour et qui boit du sang. Il suffit donc de trouver une personne allergique au soleil et cannibale pour nous trouver un vampire. », ajouta-t-il pour se moquer d’elle.

Les évènements qui suivirent firent plus ou moins plaisir à Kiyo. En effet, après la blague sur le vampire, l’atmosphère se refroidit un peu. Comme si les deux protagonistes savaient qu’il allait se passer quelque chose. Fanny, petite brebis, semblait sentir le danger approcher. Kiyo, loup patient, attendait le bon moment pour l’attaquer. Malheureusement, l’atmosphère et le temps n’aidaient pas le loup : comment attaquer une brebis sans qu’elle s’y attende alors qu’elle est déjà sur ses gardes ? ce fut pour cette raison qu’il continua de l’observer et de l’écouter. Elle lui parla de Naya. Outch, sujet sensible, très sensible même.

Kiyo – «  Naya Thompson ? J’en ai entendu parler vite fait. », dit-il sans afficher la moindre émotion. « Tu peux m’en dire un peu plus sur elle ? Pourquoi tu ne l’aimes pas ? Elle est si chiante que ça, comme meuf ? », demanda-t-il. « Bah ça se trouve, je suis juste la manifestation de tes pires cauchemars. Qui sait… », Dit-il pour lui faire un peu peur. S‘il ne pouvait pas lui trancher la gorge maintenant, il allait s’amuser un peu avec elle. « Mais pourquoi préfères-tu que je sois un golem plutôt que la manifestation de son pouvoir ? Tu as peur d’elle ? À t’entendre parler, je pensais que tu ne l’aimais pas dans le sens où elle te tapait sur les nerfs et non parce que tu en avais peur. », ajouta-t-il.

Finalement, pour le moment, il était plus drôle de continuer de lui faire peur plutôt que de vouloir la tuer. Le plaisir allait durer plus longtemps. Et pis, ce n’était pas comme si l’atmosphère ne s’y prêtait pas. L’ambiance ressemblait plus à celui d’un film d’horreur qu’à un film comique ou une comédie romantique.

Kiyo profitait de ce moment de « calme » pour manger tranquillement ses morceaux de pain. C’était qu’il avait faim le bougre ! Mais au lieu de poser le couteau sur la table, il le planqua discrètement dans l’une de ses poches de pantalons. Après tout, il risquait d’en avoir besoin dans très peu de temps.

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MessageSujet: Re: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Ven 17 Juil - 13:23

Evidement si il voyait les vampires sous cet angle là il était tout à fait possible d’en trouver. Sauf que être un vampire ne s’arrêtait pas du tout à ça. Il manquait des touts petits détails tels que la vie éternelle si il faillait donné un seul exemple. Et puis pour être un vampire il fallait aussi être beau gosse et avoir tout plein de capacités surhumaines force, rapidité, résistance … et surtout le vampirisme était une chose qui se transmettait par la morsure, un peu comme la rage en faite. Là était le plus improbable. Si une morsure transformait un homme en vampire, si un vampire mordait au moins une personne par nuit on avait deux vampires le premier matin, quatre le suivant, huit la nuit d’après. A ce rythme on transformait vite une ville entière en vampire. En faite en suivant ce raisonnement il fallait à peine un peu plus d’un moins pour transformer tout les habitants de New York en vampire. Bref c’était n’importe quoi.
De toute façon le jeune homme semblait très bien le savoir, j’étais certaine qu’il avait dit ça pour me provoquer, raison pour la quelle je ne me donnais même pas la peine de répondre.
Il s’intéressa ensuite à mes raisons de détester Naya et demanda même si j’avais peur d’elle, ce qui était complètement ridicule. Et puis je n’avais pas vraiment envie de parler d’elle, je soupirais mais répondit quand même à ses questions.
« - Oui, elle et Kiyo sont vraiment très chiante. Kiyo c’est sa double personnalité … heu… je veux dire la manifestation de son pouvoir. Elle me tape vraiment sur les nerfs. Je m’entends pas avec elle parsqu’elle pense que je fais exprès d’utiliser mon don contre elle alors que c’est pas spécialement le cas. Mon pouvoir est … Bah il est ce qu’il est c’est tout. J’ai pas de raison de changer ma façon de l’utiliser pour lui faire plaisir. »
Cette discutions commençait à m’énerver et d’ailleurs pourquoi on parlait de Naya ?
« - Et non, c’est plutôt l’inverse. C’est elle qui a peur de moi. »
Elle me l’avait dit récemment que mon pouvoir la rendait digue, encore plus que d’habitude, et la paranoïa était bel et bien une sorte de peur.
« - Tu es contant ? Ça te suffit comme réponses ? Parsque je préférerais largement passer à un autre sujet. J’ai pas spécialement envie de parler d’elle, surtout à quelqu’un qui ment en disant ne pas la connaitre. »
Je venais d’ penser mais rien n’avait intéressé ce type depuis tout à l’heure, il avait plaisanté ou cherché à m’énerver sur tous les sujets mais il devenait soudainement sérieux à propos de Naya. C’était vraiment trop bizarre.
« - On dirait presque que t’es ami avec elle. »
Sauf que cette folle dingue n’avait pas vraiment d’amis. A part sa console bien entendu.

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MessageSujet: Re: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Mer 22 Juil - 17:40



« L'orage, le psychopathe et le pot de peinture : le piège de la haine, c'est qu'elle nous enlace trop étroitement à notre adversaire. »




Le sujet des vampires n’était pas intéressant pour lui. Il n’en avait un peu rien à foutre, d’ailleurs. Il savait très bien n’existait pas : ils n’étaient que des mythes, des légendes pour faire peur aux enfants. Et lui qui venait d’un monde où de réels monstres existaient, ce stratagème ne fonctionnait pas. Cela le faisait plutôt rire. Mais pour le moment, la seule chose qui l’intéressait, c’était ce qu’elle pensait de Naya. Il était vrai que c’était le seul sujet qui l’intéressait. Surtout que cette godiche n’avait pas deviné qui, il était réellement. Il allait donc en profiter pour jouer de ça pour la faire marcher. Elle l’avait bien mérité, de toute façon. Il allait lui montrer que le manque d’ouverture, dans ce monde, semblait être une grossière erreur surtout quand on se trouvait face à une manifestation de pouvoir. Il allait lui démontrer que Naya était loin d’être folle. Il allait aussi lui faire goûter autre chose. Mais chut, ce détail est une petite surprise !

Alors qu’elle parlait de Naya, il lui demanda si elle avait peur d’elle. Elle lui expliquait pourquoi elle ne l’aimait pas, le quiproquo qui existait entre les deux filles. Plus il entendait sa version, plus il se disait que cette fille n’était pas vraiment une salope. Juste une petite prétentieuse, qui se croyait super forte avec un pourvoir super puissant alors qu’il en était rien. Elle n’était qu’une vermine de plus, sans don extraordinaire. Elle lui expliqua aussi qu’elle n’avait pas peur d’elle et que c’était plutôt l’inverse. Il était vrai que la petite brune n’était pas très à l’aise avec Fanny. Dès qu’elle la voyait, elle déclenchait son pouvoir pour se protéger d’elle. Naya était le genre de personne à se méfier de tout le monde. Il ne comprenait pas pourquoi elle essayait de lui expliquer ça, au lieu de la torturer de la sorte.

Puis, sans rien dire, l’écoutant toujours, il remarqua le changement de ton dans sa voix. La demoiselle en aurait-elle marre de parler de Naya ? La peur et la colère étaient deux sentiments qu’il connaissait, qu’il voyait souvent en pratique. Après tout, ils (Naya et Kiyo) en étaient un peu les enfants. Naya, fille de peur et Kiyo, fils de colère. Et il adorait cette situation. Surtout quand elle lui annonça, sans détour, qu’elle en avait marre de parler d’elle, surtout à une personne qui faisait semblant de ne pas la connaitre. Il était vrai que niveau mensonge, il était très nul, surtout à ce moment-là. Avant de dire quand que ce soit, il s’avança vers la fenêtre, observa le ciel et dans un geste très discret, regarda si elle n’était bien verrouillée. Puis, il retourna à sa place.

Kiyo – « J’avoue que je t’ai un peu menti sur le fait que je la connaissais pas. », avoua-t-il, calmement. « Je voulais juste savoir deux trois choses, sur ce que tu ressentais pour elle. Chercher le pourquoi du comment quoi. », ajouta-t-il. Puis, il se rapprocha de Fanny. « Mais passons. Maintenant que j’ai mes réponses, reprenons notre petit jeu : tu ne m’as toujours pas dit qui j’étais. », dit-il en étant maintenant derrière elle, les bras sur ses épaules et le menton sur le haut de sa tête.

Contrairement à ce qu’il pensait, cette position n’était pas spécialement inconfortable. Elle était pile à la bonne hauteur et pis, de cette façon, elle était coincée dans ses bras.

Kiyo – « J’espère que tu n’as pas peur de l’orage. C’est la fête pour eux, d’après ce qu’on entend. », dit-il sans bouger d’un pouce, mais en augmentant l’étreinte. « Vu que tu as l’air nul pour trouver qui je suis, on va rajouter une règle : si tu ne trouves pas qui je suis d’ici une heure, je te réserve une belle surprise. Est-ce que ça te tente ? », demanda-t-il sans vraiment lui laisser le choix.

De toute façon, dans tous les cas, qu’elle trouve ou qu’elle ne trouve pas, elle allait avoir une drôle de surprise : dans les deux cas, il comptait bien jouer avec elle. Un peu comme un chat jouerait avec une souris avant de la tuer et de l’offrir à son maître.    

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MessageSujet: Re: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Jeu 30 Juil - 15:18

J’observais le jeune homme pendant qu’il s’approchait de la fenêtre, dehors l’orage s’était un peu éloigné mais la pluie restait torrentielle et je n’avais pas très envie de sortir pour rejoindre mon bungalow. Cependant j’allais devoir me résoudre à y faire face à un moment ou un autre car la tempête ne semblait pas prête à s’arrêter. Je soupirais intérieurement et allait poser ma tasse dans le bac à vaisselle sale. Je sentis deux bras passer autour de mes épaules et sursautais légèrement, je n’avais pas remarqué qu’il s’était rapproché. Ceci étant heureusement que j’étais de dos car je sentais mon visage s’échauffer quelque peu. Sérieusement pourquoi s’était-il plait lorsque je l’avais dragué tout à l’heure ? N’était-il pas à cet instant entrain de faire de même.
« - Ça me semble être une offre intéressante. » Dis-je après m’être assurée d’avoir reprit contenance. « Mais je n’ai plus vraiment d’idée à proposer sur ton identité. »
Je posais une main sur son bras et arrivais à le desserrer juste assez pour pouvoir me retourner. Ce n’étais pas la manœuvre la plus intelligente car je me retrouvais d’autant plus coincée entre lui et le meuble de la cuisine.
« - Alors je … »
« - Qui est là !? »
Un surveillant ! Il arrivait par le réfectoire et avait été attiré par la lumière allumée. Je repoussais le jeune homme.
« - Planque-toi et je m’en occupe. »
Je n’aimais pas trop, même pas du tout, me mettre en avant mais parfois il semblait que ce soit nécessaire. Je ne risquais pas vraiment d’ennui contrairement à lui alors je m’avançais jusqu’à la porte de la cuisine ?
« - Salut Romuald. Heu … désolé je reviens juste de mon job et il fait vachement froid dehors, j’avais besoin d’une boisson chaude. »
Je n’avais dit rien que la vérité.
« - Je vois et tu es… ? »
« - Fanny Sharp, classe alpha. »
« - Fanny… Il y a quelqu’un avec toi ? J’ai entendu une voix. »
« - Ah, bon ? Je n’ai rien entendu. J’étais toute seule. »
Bon, là ce n’était plus tellement la vérité. Il s’avança jusqu’à la porte et j’espérais que le jeune homme était bel et bien allé se cacher. Le surveillant jeta un bref coup d’œil.
« - D’accord, je repasse bientôt. Tu as intérêt à avoir tout rangé et être allé te coucher. »
« - Oui, Romuald. »
Le pion partit et je retournais dans la cuisine.
« - Bon, je pense qu’il a raison. Il commence à être vraiment tard. Je crois bien que je vais retourner à mon bungalow. »

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MessageSujet: Re: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Dim 13 Sep - 13:34



« L'orage, le psychopathe et le pot de peinture : le piège de la haine, c'est qu'elle nous enlace trop étroitement à notre adversaire. »




L’orage grondait toujours de plus belle quand Kiyo décida de jouer un peu avec la jeune demoiselle. Pulsion sadique naturelle ou naissance de sa folie meurtrière ? Aucune réponse ne pouvait être donné maintenant, mais une chose était sûr : Fanny et l’ambiance de la soirée réveillaient les pires instincts au garçon, ceux du chasseur, de la brute qu’il était de base. Depuis qu’il était arrivé dans ce monde, dans le monde de Naya, contrairement à ce que les autres pouvaient penser, il était devenu… plus sage ou moins barbare. Il s’était pris d’affection pour son alter-égo et il ne voulait pas la traumatisée des humains plus qu’elle ne l’était déjà. Il voulait lui faire comprendre que l’humain était un animal aux multiples facettes et que la seule façon de se faire une idée, de savoir si on aimait cet animal ou pas, c’était de le côtoyer. Il voulait qu’elle apprécie ses congénères, même si pour cela, il devait refouler ses instincts. Malheureusement pour eux, pour Naya et Kiyo, la jeune femme en face d’eux – Fanny donc – faisait naitre des envies de meurtre. Un problème que Kiyo aurait dû mal à régler facilement.

Alors qu’il lui proposait un autre truc pour la forcer à continuer de chercher, ils entendirent du bruit. Quelqu’un s’approchait ? Sans chercher à comprendre, il écouta la demoiselle et se cacha. Il était vrai que s’il se faisait choper, il aurait dans la merde : punition et révélation d’identité. Deux problèmes qu’il ne pouvait pas se permettre. Heureusement pour lui, la personne ne resta pas longtemps. Et tandis que Fanny s’accorda à dire que le surveillant avait raison sur le fait qu’il se faisait tard, il afficha un petit sourire du coin des lèvres. Cette fille était bien frigide. Il n’était pas aussi tard que ça, pour lui du moins. D’un autre côté, il n’était pas un bon exemple à suivre : selon lui, il commence à faire tard seulement quand il commence à jour. Un critère qu’il partageait avec peu de personnes.

Kiyo – « Pfffff tard ? Le soleil n’est pas prêt de se lever, on a encore le temps… », dit-il en affichant le même sourire qu’au début. « Surtout que tu n’as toujours pas trouver qui j’étais. Et plus le temps passe, plus ça me vexe. », ajouta-t-il.

Il se rapprocha d’elle, la serrant de nouveau dans ses bras. Mais cette fois-ci, il se trouvait devant elle. Il profita de cette position pour prendre son menton entre ses doigts, délicatement, avant de lever le visage et de l’embrasser. Son physique ne lui disait rien, mais – normalement – elle allait pouvoir le reconnaitre au baiser. Et tout en l’embrassant, il se prit d’envie de lâcher son menton pour commencer à l’étrangler. Qui vous a dit que Kiyo n’était qu’une brute ? Même si l’étranglement n’était pas un acte très romantique, il reste un geste « romantique ». Après tout, le sadomasochisme est la mode, non ?  

Kiyo – « Ne t’ai-je pas dis que je te laisserai seulement quand tu auras trouvé qui j’étais ? », dit-il en affichant, cette fois-ci, un sourire sadique. Il gardait toujours sa main sur son cou.

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MessageSujet: Re: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Mar 22 Sep - 0:02

Le jeune homme protesta sur l’heure avec un sourire, il me faillait bien l’avouer, charmant. Cependant quelque chose me disait de ne pas me fier à ce sourire, comme un instinct profondément enfouit qui faisait remonter un léger frisson le long de ma colonne.
« - Je suis plutôt du genre à me lever au moment ou le soleil se lève. Et, contrairement à certain, moi je vais en cours dans la journée. »
Il s’approcha de moi et me serra à nouveau dans ses bras. Je posais une main sur son torse pour le repousser avec une efficacité nulle. Cette fois il n’y aurait pas de surveillant pour me sauver au dernier moment. Peut-être que si je criais il reviendrait ? Mais c n’étais pas vraiment mon genre, d’une façon ou d’une autre je m’en sortirais seule. Au moins cette fois l’ayant vu approcher je réussis à ne pas rougir.
« - Écoute, pardon si tu es vexé mais… »
Au final je me mis tout de même à rougir et bien plus que près de l’évier. Là je me demandais si mon visage n’allait pas prendre feu mais n’ayant aucun don pyrotechnique cela ne risquait pas d’arriver pour de vrai. Je n’essayais mais pas de reculer, du moins pas avant de sentir ses doigts sur ma gorge.
Il serra son emprise sans être brusque mais me privant tout de même d’air. La dernière personne à m’avoir embrassé était Naya, enfin Kiyo, et elle avait terminé en m’assomment. Mais je ne comptais pas perdre connaissance de la main de ce type toujours inconnu. D’ailleurs son baisé en lui-même me faisait pensé à celui de Kiyo. Bon d’accord il provoquait bien plus d’effet qu’avec Naya, parsque Naya était une fille et donc ne m’intéressait pas mais objectivement c’était semblable.
Mais Kiyo n’existait pas, il ne pouvait pas. C’était stupide, j’avais mieux à faire dans un moment pareil que de penser à un type qui n’existait pas. Même si ce baisé n’était pas le seul indice qui me rappelait un petit être imaginaire vivant dans la tête d’une folle. Peut-être tout ça ressemblait à du déni, comme si je savais depuis le début que c’était lui. Mais non, ce n’était pas du déni, puisque j’avais raison, Kiyo n’existait pas et cet individu était juste un taré de plus dans la nature, même si c’était un taré canon.
En attendant il fallait toujours que je reprenne mon souffle. Je frappais de la tranche de ma main l’intérieur de son coude, les cours de combats n’étaient pas totalement inutiles par moment, et du genou son entrejambe, il ne fallait pas oublier que j’avais grandit dans un quartier chaud. Je reculais en haletant pour reprendre ma respiration et me heurtais au mur près de la porte.
« - Je … demande … … pas … ton … au… autorisation. Connard ! »
Bien sur le souffle court donnait une moins grande puissance à ma réplique. Au moins le dernier mot avait-il été bien balancé et c’était le plus important.

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MessageSujet: Re: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Mer 28 Oct - 9:38



« L'orage, le psychopathe et le pot de peinture : le piège de la haine, c'est qu'elle nous enlace trop étroitement à notre adversaire. »




La patience était une vertu que Kiyo ne possédait pas vraiment, une vertu qui ne faisait pas parti de son caractère. Et que Fanny commençait à l’épuiser à vue d’œil. Elle jouait avec lui, parce qu’il savait qu’elle faisait semblant de ne pas savoir qui, il était. Elle ne pouvait pas être stupide à ce point, non, ce n’était pas possible. Ou alors, il avait surestimé l’intelligence de cette dernière. Et si cela avait été le cas, il aurait de quoi se moquer d’elle, oh oui. Au lieu de devenir la chose à déchiqueter, elle deviendrait son sujet de moquerie. Un changement de statut qui ne lui déplaisait pas. Alors qu’il lui répliqua qu’il n’était pas trop tard, parce que le soleil n’était pas encore levé, elle lui répondit que contrairement à certains – en le visant, bien évidemment – se levaient quand le soleil se levaient aussi et qu’ils allaient en cours, en journée. Une réponse qui le fit sourire. Il était vraiment que beaucoup de gens – voir quasiment tout le monde – étaient plus sérieux que lui. Une qualité qu’il ne possédait pas.

Il ne répondit pas à sa réplique, mais remarqua qu’elle se mit à rougir. Lui faisait-il autant d’effet ? Une idée qui le réjouissait un peu, voir beaucoup. Il avait un avantage sur elle : elle ne lui faisait aucun effet. Son corps ne réagissait à rien chez elle. Un détail qui le mettait en position de force. Du moins, c’était ce qu’il croyait. Voulant en profiter, il commença à mettre l’une de ses mains autour de sa gorge et de compresser lentement. Il ne voulait pas la tuer, du moins, pas pour le moment. Il n’avait pas encore lu le dégoût, l’horreur sur son visage quand elle allait découvrir qui il était réellement. Une expression qu’il voulait absolument lire sur son visage. Une terreur qui allait le mettre de très bonne humeur et qui allait le motiver à aller en cours le matin même.

Malheureusement, même avec les baisers ou l’étranglement, elle ne semblait pas comprendre. Stupide à ce point, était-elle ? Plus le temps passait, plus il se posait la question. Des deux élèves, c’était elle qui avait de meilleures notes, des deux élèves, c’était elle qui maitrisait le mieux son pouvoir. Deux critères pour les professeurs qui faisaient qu’elle était meilleure élève que lui. Pourtant, et pourtant, elle était incapable de dire que c’était Kiyo. Une preuve de plus que l’intelligence ne se lisait pas spécialement dans un bulletin de note. Toutefois, ce qu’il avait oublié, c’était qu’elle savait se battre et il s’en souvenu quand elle lui mit un coup dans les parties intimes. Un geste qui fit qu’il la lâcha aussitôt.

Kiyo – « P… putain… sa… sale trainée ! », dit-il se essayant de respirer normalement. « Tu fais ta pute en te laissant te faire embrasser, tripoter, mais quand il s’agit de passer à l’acte, il n’y a plus personne. », continue-t-il de dire. Puis, il s’adressa à Naya. « Désolé, mais si tu veux qu’on s’amuse avec elle, tu devras le faire. Juste le temps que mes burnes aillent mieux. Ça te va ? », demande-t-il sans vraiment lui demander son avis.

En moins d’une seconde, le jeune garçon, séduisant mais dangereux laissa place à une jeune demoiselle, plus petite et plus apeuré.  Cette demoiselle était Naya et malheureusement pour Kiyo, il n’allait pas pouvoir savourer, en direct, les étapes de décomposition du visage de cette chère Fanny. Une chose qu’il aurait bien voulu voir, sa main étreignant sa gorge.

Naya – « J… je sais pas. Elle va partir maintenant que tu n’es plus là. J’ai pas la force pour la forcer à rester. », dit-elle, en tremblant un peu.

Ce détail était un détail auquel Kiyo n’avait pas pensé. De plus, comment pouvait-elle la retenir dans des vêtements qui allaient la retenir ? Réfléchissant quelques secondes, il repartit dans notre monde, reprenant la place de Naya. Fanny avait pu voir la permutation des deux âmes, mais aussi des deux corps. Maintenant, elle ne pouvait plus douter de l’existence de Kiyo. Une réaction, un moment qui allait beaucoup amuser le garçon puisqu’il profita de ce moment, et aussi parce que la douleur était parti, pour se rapprocher d’elle, tout en prenant le couteau à pain qu’il avait posé auparavant sur la table.

Kiyo – « maintenant que tu as la preuve vivante que Naya n’est pas folle… Que vas-tu faire ?», demande-t-il, le sourire sadique aux lèvres.

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MessageSujet: Re: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Sam 7 Nov - 19:23

« - P… putain… sa… sale trainée ! Tu fais ta pute en te laissant te faire embrasser, tripoter, mais quand il s’agit de passer à l’acte, il n’y a plus personne. »
C’était ce connard qui me sautait dessus comme un animal en rut, un sauvage incapable de se contrôler qui se permettait de m’insulter de la sorte !? Je voulais le gifler et l’insulter copieusement et lui dire que ce n’était pas parsque je lui avais fait un compliment qu’il pouvait tout se permettre. Après tout j’avais essayé de le repousser et lorsqu’il m’avait embrassé j’étais un peu trop choquée pour réagir immédiatement mais en le sentant essayer de m’étrangler j’avais heureusement repris mes esprits. Ou alors juste le frapper et l’agonir d’injures.
« - Désolé, mais si tu veux qu’on s’amuse avec elle, tu devras le faire. Juste le temps que mes burnes aillent mieux. Ça te va ? »
Continua-t-il. Il ne semblait plus s’adresser à moi, ce qui confirmait qu’il était taré. Ce qui ne m’empêcherait pas de mettre mon plan à exécution, je m’avançais d’un pas pour me décoller du mur et être à portée de gifle. A parler ainsi tout seul on pouvait penser à cette folle de Naya. Naya ? … Je me figeais.
Qu’es-ce qu’elle foutait là ? Elle se trouvait devant moi, dans les habits trop grands pour elle que portait le garçon. En faite j’avais très clairement vu le jeune homme se transformer en Naya. Mais ce c’était impossible.

C’était forcément une hallucination sinon cela aurait voulu dire que …
« - J… je sais pas. Elle va partir maintenant que tu n’es plus là. J’ai pas la force pour la forcer à rester. »
Ah non en faite c’était bien la voix chuintante de Naya que j’entendais, impossible de contrefaire autant de pleurnicherie, elle était donc bien réelle. Ce qui voulait dire que le garçon était Kiyo ? …
Mais c'était... impossible! Impossible car Kiyo n'était pas une personne. Il était juste une idée, une facette de l'esprit de Naya.  C'était impossible, impossible, impossible! ...
Ou alors Naya avait vraiment un don...ce qui voulait dire que je m'étais trompée à son sujet depuis le début? Comment avais-je put me tromper à ce point? …
Ou encore cela pouvait être un ami à Naya qui ayant un pouvoir de transmutation avait mit ce tour au point avec elle pour me faire chier... Mais… Il y avait quelque chose chez ce garçon qui me rappelait Kiyo. Non pas le baiser, enfin si aussi, mais même avant le baiser il y avait autre chose. Son comportement et sa manière d’être peut-être… J’avais pensé à Kiyo comme identité potentiel un peu plus tôt, juste avant la discussion sur les vampires. Pfff des vampires… Et cette solution n’était pas possible surtout parsque Naya n'avait pas d'ami.
Il était bel et bien Kiyo, je ne pouvais plus le nier. Ce connard de Kiyo. Et en plus cette enflure était sacrément mignon...
Mais ce n’était pas le moment d’y penser de nouveau sous forme de mec il avait attrapé un couteau … à pain ? Comme d’habitude ses armes étaient des plus improbables mais passons… et qu’il avait un jour promis de me tuer lorsqu’il aurait son vrai corps. Il avait son vrai corps et semblait prêt à tenir sa promesse.
« - Maintenant que tu as la preuve vivante que Naya n’est pas folle… Que vas-tu faire ?»
Hum… Naya avait réellement un pouvoir. Elle n’était peut-être pas folle. Elle avait juste un psychopathe dans le cerveau qui voulait lui faire tuer des gens.
« - Ce que je vais faire ? C’est vrai que j’ai la preuve que tu existes… Kiyo.  Et quoi ? Tu veux tout de même pas que je m’excuse ? »
Ma voix était neutre et je savais qu’il n’avait peut voir sur mon visage les émotions qu’avait suscité l’apparition de Naya. Après tout je n’étais pas vraiment très expressif en règle général, sauf quand il m’embrassait apparemment. Je savais qu’il allait en être déçu et c’était tant pis pour lui.
« - Je ne vais pas le faire. Et me tuer serait une mauvaise idée pour toi. »

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MessageSujet: Re: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Jeu 17 Déc - 10:05



« L'orage, le psychopathe et le pot de peinture : le piège de la haine, c'est qu'elle nous enlace trop étroitement à notre adversaire. »




Fanny n’était pas spécialement le genre préféré de Kiyo, surtout physiquement. Pour rester poli, il lui manquait des arguments en sa faveur, de très gros argument même. Un détail qui faisait toute la différence : elle ne pouvait pas se servir de son physique pour le tenir par la queue. Elle allait devoir utiliser un autre moyen. Un moyen qui, pour Kiyo, allait sans doute être beaucoup plus douloureux. Cependant, même l’apparence était une chose qui comptait beaucoup pour lui, il n’y avait pas que ça ; même mentalement, il savait très bien qu’elle ne serait qu’un jouet. Une petite poupée gonflable qu’il utiliserait seulement pour vider ses bijoux de famille. Une pensée bien digne de lui et qui, cependant, ne concernait quasiment qu’elle. Il ne pensait pas spécialement de cette façon pour toutes les filles et en particulier pour Naya. Cette fille était une princesse à ses yeux. Une personne dont il ferait tout, même tuer et torturer, pour préserver sa noblesse que seul lui pouvait voir, d’après ce qu’il voyait du comportement des autres. Mais passons. Naya n’était pas vraiment le sujet de la conversation, même si c’était un peu le cas. La transformation de Kiyo en Naya et inversement, celle de Naya en Kiyo semblait avoir fait un sacré choque pour la demoiselle, un choc tellement impressionnant que le garçon en oublia de répliquer. La satisfaction de voir la stupeur et la surprise sur le visage de l’alpha étaient beaucoup plus agréable, jouissif qu’une bonne partie de jambe en l’air avec la meilleure actrice porno du monde.

Le pire, dans cette histoire, c’était malgré cette stupeur, elle ne semblait pas lâcher le morceau. Elle ne voulait pas s’excuser auprès de Naya pour tout ce qu’elle lui avait fait subir, pour cette réputation qu’elle lui avait donné. Oui, pour Kiyo, tous les malheurs de Naya dans cet établissement étaient la faute d’une seule et même personne : Fanny. Si ce lieu était devenu un enfer au lieu d’un paradis, c’était entièrement de sa faute. Elle se devait donc, au minimum, des excuses. Mais il semblerait que ce n’était pas ce que l’accusé pensait ; quand il lui demanda ce qu’elle comptait faire maintenant, elle ne lui rétorqua rien. Pour elle, elle n’avait pas à lui faire d’excuse et de plus, elle ajouta même qu’il ne pourrait rien faire pour la forcer puisque la tuer serait une très, mais très mauvaise idée. Sur ce dernier point, elle n’avait pas tort. Il n’était pas très intelligent de tuer une personne dans ces locaux. Toutefois, même les surveillants réagissaient comme elle et s’ils le voyaient, personne ne penserait que c’était lui, Kiyo. Après tout, peu de personnes avaient vu son visage. Fanny était la troisième personne après Rin et bien sûr Jonas.

Kiyo – « J’imagine que c’est la moindre des choses, que de t’excuser auprès de Naya, après tout ce que tu lui as fait vivre parce que tu la traitais de folle… », rétorqua-t-il en supprimant son sourire sadique. Sa voix était devenue plus dur. « mais à ce que je vois, la politesse et les bonnes manières ne sont pas ton fort. Je ne comprends pas comment des gens de ton espèce peuvent avoir de l’estime pour eux-mêmes. », ajoute-t-il. « Et pourquoi ce serait une mauvaise idée ? Techniquement, il n’y a que trois personnes, enfin quatre en comptant Naya, qui savent que je suis Kiyo. Et tu en fais partie. Je n’ai donc aucun souci au fait de te tuer. Ils connaitront mon visage, mais ne sauront jamais qui je suis. », continua-t-il de dire.

Tout en lui annonçant qu’il n’en avait rien à faire des conséquences de ses actes, s’il la tuait, il s’avançait vers elle. Il savait que maintenant, il allait être difficile de l’embrasser de nouveau. Mais ce détail n’était pas grave. Après tout, ce qu’il venait de voir sur son visage, après qu’elle s’était rendue compte de qui il était vraiment, valait tout l’or du monde. Ô non jamais, grand jamais, il ne payerait pour louper ça. En quelques secondes, il venait de lui montrer qu’elle était aussi stupide et nulle en déduction qu’un microbe.

Kiyo – « Bien. Maintenant que tu as accepté qui j’étais et que Naya n’était pas folle, on va jouer à un petit jeu très sympathique : un cache-cache bien particulier », annonça-t-i, très heureux. « Comme le jeu de base, je vais compter jusqu’à 10 pour te laisser du temps pour te cacher. Toutefois, la nuance est que quand je t’aurai retrouvé… ce ne sera pas à toi de compter, mais je te tuerai, tout simplement. », ajoute-t-il. « Bien sûr, gentleman que je suis, je te laisserai choisir ta mort entre trois propositions : la strangulation, tabassage à mort ou la décapitation. », continua-t-il de dire en prenant un couteau qui se trouvait à porter de main.

Il ferma les yeux, le sourire aux lèvres et le couteau en main et il commença le décompte de façon décroissante.

Kiyo – « Dix … neuf …  trois … deux … un … zéro. C’est parti ! », dit-il en ouvrant les yeux. La demoiselle n’était déjà plus dans son champ de vision.

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MessageSujet: Re: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Ven 1 Jan - 18:21

Kiyo voulait réellement que je fasse des excuses à Naya ? Je n’allais pas en faire déjà parsqu’il n’y avait aucune chance qu’ils les acceptent, après tout les excuses ne changeraient rien. En plus il n’y avait aucunes chances qu’elles soient sincères puisqu’après tout cela n’était en aucun cas ma faute.  Après tout c’était lui qui avait fait paraitre Naya plus folle qu’elle ne l’était en réalité en se comportant stupidement avec son corps.
Et oui si j’avais reconnue qu’elle avait réellement un pouvoir ce n’était pas pour autant qu’elle était saine d’esprit. Déjà personne ne pouvait nier son côté paranoïaque. Elle pensait même que j’usai de mon pouvoir expressément contre elle alors que c’était sa façon naturelle de se manifester. Et puis même son don était fou, Kiyo était un psychopathe en devenir j’en étais persuadée. Dans ces conditions comment pouvait-il penser que j’allais lui présenter des excuses ?
« - Et pourquoi ce serait une mauvaise idée ? »
Hum… je ne doutais pas de sa capacité à couvrir mon meurtre. Non il lui serait surement facile de s’en sortir, après tout personne ne l’avait vu avec moi ce soir. Mon don faisait que personne ne savait que nous nous détestions mutuellement. Enfin il y avait toujours la possibilité de se faire avoir par le pouvoir d’une des personnes de l’école. Je pensais en particulier à Brune. Quoiqu’il en fût ma réflexion précédente n’avait en réalité pas de lien avec ça.
« - Si tu le dis, mais a ta place je me méfierai tout de même nous ne somme pas dans une école normale. Mais ce n’est pas de cela que je parle. »
Toujours coincée contre le mur je m’y adossais d’un air détendu, je n’étais pas assez conne pour ne pas avoir peur mais rien ne m’empêchait de le paraitre. Et ma main s’était déjà saisit de mon arme, si me cacher de Kiyo était moins efficace qu’avec d’autres personnes l’effacement partiel fonctionnait très bien.
« - Peut importe que tu existes ou non Naya est instable, vas-tu nier cela ? Même si c’est toi qui tue quelqu’un tu n’es qu’une manifestation de son pouvoir ce sera tout de même ça faute et ce sera sur elle que retombera la culpabilité. »
Si Kiyo existait réellement alors Naya était son point faible, tenter de le déstabiliser en l’utilisant m’empêcherait d’avoir à le tuer tout de suite. Parsque je le ferais sans hésiter si il ne renonçait pas rapidement à son projet.
« - Ce que je veux dire c’est que tuer quelqu’un, surtout quelqu’un qu’on connait n’est quelque chose d’anodin. Tu sais déjà que j’ai déjà tué, alors sur ce point tu peux me croire. Moi je peux le supporter mais Naya est bien trop fragile sur le plan psychologique. »
Kiyo s’était avancé ver moi mais il ne semblait pas vraiment réagir à mon discourt.
« - Bien. Maintenant que tu as accepté qui j’étais et que Naya n’était pas folle, on va jouer à un petit jeu très sympathique : un cache-cache bien particulier. »
Ouep il n’en avait rien à faire. Je rajoutais quand même alors qu’il commençait à compte.
« - Tu passes ton temps à dire que Naya n’est pas folle mais ce que tu fait la fera le devenir. »
Bon rien de ce que je disais ne semblait l’atteindre. Mais si il croyait que j’allais m’enfuir comme un lapin apeuré il avait tort. Je le contournais si bien que quand il rouvrit les yeux je n’étais plus dans son champ de vision mais derrière lui.
« - Crétin. »
Je lui frappais le crâne avec la crosse de mon arme, petite vengeance personnelle quand il s’effondrait je quittais la cuisine le laissant sur place, il allait bien finir par se réveiller je n’avais pas tapé si fort et au pire quelqu’un le trouverait demain matin.
Je traversais le réfectoire et ouvrit la porte donnant sur les jardins. La pluie tombait toujours aussi froide mais l’orage était terminé. Je rabattis ma capuche sur la tête avant de sortir.

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MessageSujet: Re: L'orage, le psychopathe et le pot de peinture [PV: Naya]: Dim 3 Jan - 21:04



« L'orage, le psychopathe et le pot de peinture : le piège de la haine, c'est qu'elle nous enlace trop étroitement à notre adversaire. »




Fanny n’avait pas complétement tort. On pouvait même dire qu’elle avait totalement raison à propos du cas de Naya et de Kiyo. Ce n’était spécialement de sa faute si elle était comme ça, si Kyo était comme ça aussi. La nature avait fait en sort que leurs défauts s’associent. Le côté paranoïaque de Naya faisait ralentir l’imprudence de Kiyo. La « franchise » de Kiyo, dans le sens où il ne mâchait pas ses mots et ça, de façon peu poli, faisait ralentir la misanthropie de Naya. Ces deux enfants étaient l’incarnation du Ying et au Yong ; Kiyo déteignait sur Naya et inversement, Naya déteignait sur Kiyo. Ces deux-là formaient un duo de choc. Un duo qui était aussi sage que dérangé. Les deux étant proportionnels l’un à l’autre. Un détail que tout le monde allait pouvoir dans un futur proche. Mais pour le moment la scène ne plaisait pas à Kiyo, Fanny ne semblait pas avoir peur de lui. Pire même, elle semblait lui tenir tête en disant que ce n’était pas de sa faute à elle, mais la sienne. Il ne comprenait pas comment lui, son ami, pourrait lui être nocif. Il était le seul à la connaître, à essayer de la comprendre. Et ce n’était pas cette folie qui allait lui faire penser le contraire.

Alors qu’il lui demandait des excuses pour tout ce qu’elle avait dit à propos de Naya, il l’entendit dire que non, elle n’allait pas en faire, qu’elle n’avait pas besoin d’en faire puisqu’elle n’avait rien fait. Ce n’était pas de sa faute si Naya était une paranoïaque de niveau 100 et qui pensait que tout le monde lui en voulait. Non, ce n’était pas la faute de Fanny. Elle en rajouta en disant que ce n’allait pas être ne chose facile de s’en tirer en tuant dans cette école, et même s’il s’en sortait, qu’il devait penser aux conséquences que ça aurait sur Naya. Naya… comment pouvait-elle mentionner son nom alors qu’elle la faisait souffrir. Quand il l’entendit dire cette phrase, il n’avait qu’une seule envie ; celle de lui arracher la langue et de la lui faire bouffer. Elle n’avait pas le droit de parler de sa Naya comme ça. Non, elle n’en avait aucun droit. Elle parlait d’elle comme si elle se souciait d’elle, comme si elle ressentait de l’amitié pour elle. Une chose qu’il ne supportait pas. Personne, et encore moins elle, n’avait le droit de parler de Naya de cette manière. Personne.

Kiyo écoutait ce qu’elle disait, mais il ne voulait pas réagir. Il ne connaissait que trop bien Fanny et ce n’était pas dans ses habitudes de se soucier des autres de cette façon. Elle devait préparer un plan. Il fit donc semblait de ne pas réagir, même si son sang bouillonnant à l’intérieur et qu’à ce moment précis, le seul moyen qu’il prenne son pied, c’était de voir son sang entre ses mains. Malheureusement pour lui et heureusement pour elle, il était d’humeur joueur et il voulait la voir espérer avant de la tuer. Il lui proposa donc un petit cache-cache bien particulier où, lui étant le chat et elle la souris, si elle se faisait prendre, il la tuerait sans aucune once de remord. Il se foutait bien, n’en avait pas conscience, ou même les deux, mais ce comportement commençait à faire peur à Naya. Elle la voulait la voir blesser, souffrir, mais là, ce n’était plus le Kiyo qu’elle connaissait qui se trouvait dans son monde. C’était un Kiyo bien différent. Heureusement pour les deux filles, pris dans son jeu, il ferma les yeux lors du décompte et tomba par terre ; Fanny venait de profiter de ce moment d’inattention pour l’assommer. Elle ne semblait pas d’accord avec ce jeu. Elle ne le frappa assez fort pour qu’il en ressort avec des lésions graves, mais il s’en sorti avec des lésions dans sa fierté. Il se fichait de s’être fait frapper par une fille. Mais il ne supportait le fait que c’était elle qui l’avait frappé.

Quand il se réveilla, ce fut donc de très mauvais poil qu’il venait de se rendre compte qu’il ne c’était pas réveillé tout seul, mais qu’un surveillant l’avait un peu – beaucoup – aidé. Ce même surveillant tapotait sa lampe torche dans la paume de l’autre main. Il se savait dans la merde et il savait aussi qu’une personne allait payer pour ce désagrément.

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