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Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥

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MessageSujet: Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥ Dim 22 Mar - 18:30



 
 
Darl'... What happened to you?
 

 by ashling sur epicode

 
 


 
Il était angoissé –et encore le terme était réellement léger- et tenait difficilement en place. Marilyne avait disparue depuis plusieurs jours et autant dire qu’aucun des appels d’André n’avait mené nulle part. Ce fut encore pire de découvrir les dégâts dans l’appartement de la jeune femme lorsqu’il s’était rendu sur place, par ‘acquis de conscience’. Autant dire que ça n’avait en rien calmé ses peurs. Au contraire. Il avait immédiatement appelé ses collègues flics à la rescousse car il y avait des traces de lutte ici et il devait donc ouvrir une enquête. C’était la procédure.

Ce qui lui plu beaucoup moins, en revanche, ce fut qu’on l’éloigne de l’affaire, délibérément. Mais rien n’y avait fait ; il avait beau avoir cogné sur la table et levé le ton devant ses supérieurs, ces derniers avaient été fermes sur ce point : il ne pouvait pas enquêter lui aussi sur un cas qui le concernait directement. Bordel de…il Iâcha une guirlande de juron en russe avant de sortir du comico et de s’allumer clopes sur clopes jusqu’à rentrer chez lui, le premier soir. Il avait vainement essayé de se calmer mais non. Ni la vodka ni la réflexion ne l’aidèrent dans sa démarche.

En désespoir de cause, il avait été patrouillé sous sa forme lupine dans les quartiers les plus pourris sans même faire attention à lui. Il ne lui était rien arrivé, heureusement. Mis à part un pelage bon pour une douche à l’eau de javel en rentrant, il n’avait pas fait de mauvaises rencontres. Tout ce qu’il aurait voulu, pourtant, c’aurait été de trouver une trace, même minime, de l’Owens.

Rentré bredouille à chaque fois, ce n’était pour pas ça qui l’empêcha de réitérer la chose par la suite. Tous les soirs, il s’y adonnait discrètement après son boulot, ne rentrant qu’avec les premières lueurs du jour avant d’aller au bagne.

L’avantage, c’est qu’il pouvait prétexter que ses cernes étaient dues au fait qu’il ne trouvait pas le sommeil en raison de l’absence de Marilyne. Il n’aimait pas mentir à ses pairs mais pour le coup, il estimait que la fin justifiait les moyens. Dire qu’il avait même été dans les maisons closes et les bars à putes pour essayer de trouver ne serait-ce qu’un minuscule petit indice et… rien. C’était frustrant.

Il allait repartir, en cette soirée douloureusement solitaire, lorsqu’on frappa à la porte. Bon, ça devait sans doute être un voisin, avait-il pensé, fatigué et déjà torse nu. André songea à l’envoyer bouler avant de reprendre sa tâche là où elle avait été interrompu. En deux enjambées il était à sa porte.

Il ouvrit.

Surprise.
 

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MessageSujet: Re: Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥ Dim 22 Mar - 19:19


« Hello sweetheart, it's been a while isn't it? »André & Mary ♥


Bam.
Mary écrasa son dos douloureux contre le mur froid de la ruelle. Se laissant glisser doucement, elle leva les yeux vers le ciel, prenant de plein fouet la fine pluie tombant des nuages sombres. Bizarrement, cela lui fit beaucoup de bien. Elle resta ainsi un long, très long moment, les genoux pliés contre elle et les bras posés dessus. La voilà donc de retour à Laurel. Tel un chat abandonné, elle s'était planquée, instinctivement, dans les ruelles les plus sombres et glauques de la ville, comme pour tenter d'échapper à la masse grouillante qui parcourait le reste de la ville. Échapper au fantôme de son père qui continuait à la ronger, bout par petit bout. Soufflant, elle finit par s'allonger à même le sol, ses cheveux prenant petit à petit l'eau et fermant les yeux comme pour apaiser la sensation de nausée qui montait en elle.

Cela faisait maintenant … 5, 6 jours peut-être, qu'elle avait fuit de Laurel. Et la voilà de nouveau. Elle ne savait pas trop pourquoi elle était revenue ; comme si ses propres pas l'avait conduit de nouveau dans la ville. Il était peut-être temps qu'elle revienne et qu'elle passe à autre chose. Mais pour le moment, Mary, elle, était dévastée. Elle ne ressentait plus rien si ce n'est un grand vide à combler. Cette sensation, elle l'a connu, bien avant et pendant longtemps. Avant la Heroe's, avant ses amis. Avant André. Avant tout ce qui l'avait conduite à reprendre espoir, à avoir un objectif, un but. Se recroquevillant sur elle même en position fœtale, elle ne pu se retenir de pleurer de nouveau, poussant des gémissements comme si son cœur lui-même saignait de l'intérieur. Subitement, elle se mit à suffoquer, à avoir du mal à respirer.

Se relevant avec peine, elle réussit à se mettre de nouveau sur ses jambes, la main serrant sa poitrine au niveau de son cœur. Elle parcourra la ruelle, comme vide de toute vie, ses yeux étaient éteint. Ce chemin, elle le connaissait si bien. Elle qui fréquentait ces quartiers quasiment tout les jours -avant. Sans vraiment réfléchir, elle reprit conscience des dizaines de minutes plus tard, dans un recoin. Elle sentit une légère douleur au niveau de son bras, et, baissant ses yeux vers la source de sa « douleur », elle fit des yeux horrifiés avant de se redresser en percutant le mur derrière elle. Et voilà, elle avait recommencé. Le sang coulait par petites gouttes, du creux de son bras à sa main. Hurlant, se prenant les cheveux comme pour les arracher, elle fit une véritable crise de nerfs.

Écrasant du pied la seringue qui était tombée à ses pieds, et jetant ce qui restait autour d'elle, elle frappa son dos contre le mur. De loin, le spectacle était pathétique ; de près, elle faisait presque peur, les yeux sans vie écarquillés, sa bouche poussant des cris et des bruits de terreurs déformés, comme si sa gorge n'avait plus l'habitude de parler. Elle avait mal, terriblement mal. Elle regrettait, se sentait furieuse, avait envie de pleurer toutes les larmes de son corps, et surtout, surtout, elle voulait fuir de nouveau. Elle ne voulait pas retomber là-dedans ; « plus jamais » s'était-elle dit il y a de cela plus de deux ans. Pourquoi elle craquait maintenant ? Tout ça à cause de son bâtard de père. Et ça, elle se le refusait. Le peu de conscience qui lui restait luttait contre cette idée ; jamais elle ne retombera dans la drogue, plutôt crever la bouche ouverte dans la ruelle.

Alors qu'elle se calma enfin, l'effet de la drogue aidant, elle se sentit soudainement mal, et elle retomba de nouveau au sol. Elle n'arrêtait pas, décidément. Alors qu'elle se retrouvait de nouveau avec la tête dans l'eau, elle mit ses mains sur ses yeux. Le noir aidant, elle reprit un peu ses esprits, les effet de l'héroïne ne l'aidant pas à rester calme ; l'habitude n'était plus là, et elle se sentait malade, désorientée. Puis, comme un flash, elle pensa à lui. André. Merde. Elle se releva, encore, avec bien plus de peine que quelques minutes auparavant. Ses membres lui semblaient engourdis, encore plus avec le froid et la pluie. Il fallait qu'elle rentre, qu'elle le retrouve ; peut-être qu'il ne s'inquiétait pas. Peut-être même qu'elle avait été oublié.

Mais elle savait qu'elle se mentait honteusement.

En bien plus de temps qui lui fallait d'habitude, elle se retrouva enfin dans l'immeuble où habite André. Elle vit son reflet quelques secondes dans le miroir ; cheveux humides et décoiffés, le visage à moitié couvert de terre et de boue, ses vêtements ressemblant plus à ceux d'un SDF que d'une jeune héroïne en devenir. Elle serra ses vieilles guenilles sur elle, comme pour se réchauffer, et, sans s'en rendre compte, elle se gratta le creux du bras, avant de le repousser. Elle utilisait tout ce qui lui restait de concentration pour marcher, ne pas tomber dans les escaliers. Tremblante, elle approcha de la porte d'André, prête à frapper. Mais elle prit peur ; elle était dans un état lamentable, et elle ne voulait pas qu'il la voit comme ça. Comme une loque.

Mais elle, elle avait horriblement besoin de le voir. De rentrer.

Elle frappa quelques coups, puis, elle entendit les pas si caractéristique d'André, suscitant chez elle une monté de stress qui lui tournait la tête. Lorsqu'elle vit la porte s'ouvrir, elle garda la tête baissée, ayant de nouveau honte d'être vu ainsi, les bras serrant son corps encore plus maigre qu'à l'habitude. Et puis elle était sale. Et honteuse. Et si mal. Finalement, elle approcha, doucement, tout doucement, comme un chaton apeuré. Elle posa quelques secondes son front contre le torse d'André, qui lui semblait bouillant par rapport à l'extérieur, puis, avançant de nouveau, elle dit d'une voix si fragile, si proche d'être brisée, donnant l'impression d'entendre un enfant tétanisé

« … Est-ce que … Je peux utiliser ta douche ? »

Elle n'osait pas le regarder, elle avait trop honte. Elle se sentait très mal, et elle voulait se débarrasser de « tout ça » avant de pouvoir dire quoi que ce soit.
Elle n'était, de toute manière, pas en mesure de dire quoi que ce soit, pour le moment.

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MessageSujet: Re: Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥ Mer 25 Mar - 18:42



 
 
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La faculté première de l’être humain, c’était d’être en mesure de ressentir beaucoup d’émotions, à la fois distinctes et semblables les unes aux autres. La créature capable de penser que l’on appelle ‘homme’ de manière grossière ressent les choses, se les approprie même, parfois, pour les plus empathique d’entre eux – et nous ne parlons pas ici des dons ou autre prodiges de la nature.

André était engoncé dans sa propre empathie. Certes, elle n’était, ne fut jamais et ne sera jamais aussi puissante que celle de sa… compagne, Marilyne, mais il parvenait tout de même, lorsqu’il se posait deux minutes pour réfléchir de manière cohérente, à capter lorsque les gens n’allait pas. Enfin, quand ils l’intéressaient un minimum, cela va sans dire. Présentement, plusieurs choses lui venaient en tête et dans les veines. Son cœur ne battait pas la chamade mais il avait l’impression que chacun des lents battements étaient propulsé à ses oreilles. Boum. Boum. Boum.

Comme un vieux film en noir et blanc. Peu importe ce que l’on peut vouloir dire, la couche de couleurs absentes ne se brisera pas. Loukas a le cœur serré ainsi que la gorge. Il y avait plusieurs sentiments qui le traversaient actuellement. Et qui l’avait traversé, bien entendu.

L’inquiétude, bien sûr, déjà. L’angoisse de ne jamais plus revoir Marilyne, la terreur de ne plus pouvoir lui dire combien il l’aime et combien elle a illuminé sa vie depuis qu’elle y est rentré clairement – pas besoin de papillons multicolores pour faire le bonheur du Russianov, il n’était pas homme de ce genre, c’était un cas à part. A cette simple réminiscence, il réprime un frisson. L’inquiétude est toujours présente, certes, mais moi. Au moins, Marilyne est en vie. C’est la meilleure nouvelle qu’André ait pu avoir depuis le début de sa semaine.

« Bien sûr. Vas-y. Tu es ici chez toi. »

Il ne prend pas le risque de la toucher ou de la questionner. Pas maintenant. A la place, il se décale, ferme correctement sa porte d’entrée et s’avance finalement vers celle de la salle de bain. Il l’ouvre et lui fait signe qu’elle peut y entrer.

« Y’a des affaires à moi dedans, si tu veux t’habiller, n’hésites pas. »

Bon certes, ses chemises, boxers et pantalons allaient être trop grands pour elle mais c’était toujours mieux que de ne rien avoir sur le dos.

« …Ou alors si tu préfères, y’a aussi un peignoir. »

Il voulait vraiment essayer de la mettre à l’aise en attendant d’avoir des explications. Ou plutôt, essayer de savoir ce qu’il en était. Pour autant, après ce qu’il venait de voir, il savait d’office que forcer le dialogue ne servirait à rien non plus. Il laissa donc la jeune femme se laver et partit lui-même mettre une chemise sur son dos, après avoir reboutonné correctement son jean. Mal à l’aise, il fit les cent pas dans son appartement, osant jeter un regard furtif sur la chaine et le cadenas posés sur l’un de ses meubles de cuisine. Une surprise pour Marilyne.

Mais ce n’était pas la chose à laquelle il devait penser en priorité pour le moment. Pas du tout, même.

 

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MessageSujet: Re: Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥ Mer 25 Mar - 21:37


« Hello sweetheart, it's been a while isn't it? »André & Mary ♥


« Bien sûr. Vas-y. Tu es ici chez toi. »

Lorsque Mary entendit ses mots, elle fit de gros, très gros efforts pour ne pas se remettre à pleurer. Trifouillant ses doigts entre ses mains, toujours la tête baissée, elle la hocha doucement, comme un « merci » qu'elle n'arrivait pas à prononcer, sa voix encore très fragile. Lorsqu'elle le vit du coin de l’œil fermer la porte, puis lui ouvrir la salle de bain, elle le suivit, tout en gardant une distance plutôt notable.

« Y’a des affaires à moi dedans, si tu veux t’habiller, n’hésites pas …Ou alors si tu préfères, y’a aussi un peignoir. »

Voyant son petit signe, elle hocha de nouveau la tête, tout doucement, puis passa la porte de la salle de bain, refermant derrière elle. Elle ne ferma pas à clef, comme pour montrer qu'elle lui faisait confiance, même si elle agissait sûrement bizarrement à ses yeux. Et puis, elle avait peur, peur qu'elle refasse une crise de nerf, et de se retrouver enfermée. Une fois la porte fermée, elle releva un peu la tête, fixant ses yeux sur la lumière au plafond. Clairement, elle voyait mal, et la lumière lui faisait mal au crâne. Se laissant glisser doucement contre la porte, elle s'assit par terre, sur le sol froid, repliant ses genoux contre elle et les entourant de ses bras minces.

Au fond, elle était rassurée et presque heureuse d'être là. Elle avait besoin, ne serait-ce qu'un instant, de se sentir un peu plus en sécurité, un peu plus « chez elle ». Elle, qui avait passé près d'une semaine dehors, se sentait un peu mieux. Elle finit par se relever au bout de quelques minutes, titubant encore un peu. Cette maudite drogue qu'elle avait dans les veines commençait à faire son office, et bien qu'elle détestait son état actuel, elle ne pouvait pas y faire grand chose. Elle réussit, après de nombreux essai, à se déshabiller. Elle se regarda dans le miroir, et elle ne pu retenir des larmes silencieuses, ce genre de larmes qui coulent toutes seules le long de ses joues.

Devant elle, dans le miroir, elle voyait une jeune femme … Très maigre. Ses bras lui semblaient si fins et si fragile, et ses jambes paraissaient squelettiques. Et son visage … Elle vit, même à travers la boue et la crasse, que son visage était creusé. Mais, même si cela pouvait choqué, ou même inquiété, au fond, après une semaine d'errance dehors, presque sans manger, et marcher pendant des heures sans but, la morphologie change. Et Mary, avec son corps déjà assez maigre de base -Séquelles de ses années de toxicomane-, n'en était encore que plus affaiblie. Secouant la tête, et se tenant au lavabo, elle finit par entrer dans la douche. La sensation de l'eau sur sa peau lui fit comme un choc électrique, et en quelques minutes, elle réussit à retrouver un peu de contenance. S'asseyant au fond de la douche, en pleine réflexion, elle revenait sur tout ce qu'elle a vécu ces derniers jours.

Son père. Son géniteur plutôt. Cet homme, pour qui elle n'avait plus d'autre sentiment que de la haine, de la colère et du dégoût, avait refait irruption dans sa vie. Pourquoi maintenant, alors qu'elle faisait tant d'efforts pour se reconstruire ? Pourtant, malgré cette interrogation et son dégoût pour lui, elle n'arrivait pas à s'empêcher de culpabiliser. Elle l'avait tué. Est-ce que c'est ce qu'elle voulait vraiment ? Sur le moment, sûrement. Et puis, ce pouvoir, cette espèce de douleur qu'elle avait ressentit … Lorsqu'elle visualisait de nouveau cette scène, une nausée lui prit soudainement, et elle se mit à tousser assez fort, comme pour s'empêcher de vomir. Tuer quelqu'un. Bien sûr, elle n'était pas quelqu'un avec un passé simple ou reluisant ; mais son passé de toxicomane et de prostituée ne l'avait jamais vraiment amenée à tuer quelqu'un. De ses mains. Et rien qu'à cette idée, elle se dégoûtait, même si la victime était un homme qui avait, encore une fois, tenté de la violer sans regret.

Au bout d'un moment qui lui paru une éternité, elle finit par sortir de la douche. Se séchant les cheveux, se frottant le visage avec une serviette immaculée et douce -Ce que ça faisait du bien-, elle se regarda de nouveau, inspectant tout son corps. Évidemment, elle ne fut que peu étonnée de voir des bleus, des cicatrices, et des ecchymoses un peu partout sur ses jambes, et quelques uns sur ses bras. Ses genoux semblaient à vifs, comme râpés à force de tomber à terre. Elle avait honte de ce corps qu'elle trouvait affreux, mais elle se contenta de détourner le regard et de fouiller les affaires d'André pour trouver quelque chose à mettre. Elle se contenta d'une chemise blanche et d'un caleçon noir, qu'elle trouva dans l'un des placard. La chemise, trop grande pour sa taille, faisait encore plus ressortir sa maigreur, mais heureusement le caleçon n'était pas aussi grand, et il réussissait à tenir sans trop d'effort de la part de Mary.

Une fois qu'elle trouva de quoi panser le creux de son bras, pour cacher la piquer, et s'être sécher rapidement les cheveux, elle sortit de la salle de bain, un peu mal à l'aise de se retrouver dans une tenue qui montrait si bien les « traces » de ces derniers jours. Se frottant un peu le bras, signe de son malaise, elle vit qu'André s'était habillé et faisait les cents pas dans son salon. En silence, et détournant les yeux lorsque leurs regardes se croisèrent, elle s'assit sur le canapé, tentant de cacher ses blessures -sans succès. Silence. Elle ne savait par où commencer. Lui mentir ? Il avait l'air bien trop inquiet pour croire ne serait-ce qu'un mensonge. Dire la vérité ? Mary ne s'en sentait pas capable. Elle se sentait mal, sale, immonde, et elle avait honte de revenir tel un fantôme. Elle déglutit difficilement, puis tenta une première ouverture.

« … Euh, je suis … Désolée, de débarquer comme ça à l'improviste. »

Sa voix, toujours aussi fragile et minuscule par rapport à sa voix habituelle, semblait ne tenir que par un fil invisible et proche de la rupture. Continuant de se frotter le bras, cette fois-ci à cause de la piqûre qui la lançait douloureusement, elle promena son regard dans l'appartement, évitant les yeux d'André. Elle voulait, au fond, le regarder, l'embrasser, pleurer, s'excuser, et pleins d'autres choses qui se bousculaient dans sa tête. Mais le maigre équilibre et lucidité qu'elle avait retrouvé menaçait de s’effondrer à chaque instant, alors elle n'osait pas. Elle avait peur, elle avait honte, et surtout, elle ne se sentait pas légitime d'être ici. De l'avoir inquiété autant ; elle le sentait.

« Et mmh … Merci pour les affaires. Je … Si ça peut te rassurer … Je suis pas partie pour t'éviter … Comme je le fais parfois. Et mmh … »

Elle s'arrêta, se mordant la lèvre. C'était loin d'être rassurant. De plus, elle oubliait totalement que son appartement montrait bien que sa disparition n'avait rien de normale. Et surtout, dans ses efforts pour rester lucide, elle ne voyait pas que, de nouveau, des larmes coulaient toutes seules le long de sa joue.

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MessageSujet: Re: Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥ Jeu 26 Mar - 17:39



 
 
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Après l’angoisse et l’inquiétude de ne pas savoir ou s’était trouvé sa compagne non-officielle pendant cette presque semaine de disparition, la peur venait de ne pas connaître les choses et/ou événements qui l’avaient plongées dans un pareil état. André se sentait à la fois dépité de ne pouvoir rien faire, en colère de n’avoir rien pu faire –quoi qu’il se soit passé – et mal à l’aise de ne pas savoir quoi dire pour améliorer les choses. Ah, il aurait tant voulu avoir ce genre de pouvoir si c’avait été possible. Arranger tous les problèmes d’un claquement de doigts ; c’aurait été tellement plus simple !

Mais non, bien sur la vie ne fonctionne pas comme ça. Son don il ne l’avait pas choisi, il l’avait grandement subit ; même si aujourd’hui il en tirait profit, pour sûr. Hors se changer en loup n’allait pas régler le souci présent. Après avoir arpenté son salon de manière aléatoire et dans tous les sens, il afficha un sourire peiné et désolé à la jeune femme qui venait de le rejoindre.

Il ne reconnaissait pas Marilyne.

Ou plutôt, il ne voyait pas en le petit être fragile qui statuait près de lui sa Mari. C’était étrange de pouvoir la considérer comme un petit animal fragile que n’importe qui pourrait briser en deux si telle était la volonté exprimée. André n’osait pas la prendre dans ses bras ou faire de mouvements trop brusque. Voilà, il y était. Il se sentait prédateur devant une proie facile. Etrange sensation qui ne l’aurait pas tant dérangé si ladite proie n’était autre que la femme dont il était éprit.

Ce n’était pas habituel de la voir arboré de telles expressions, de tels gestes. Si Loukas n’avait pas une si bonne connaissance de l’Owens, il se serait même posé la question de savoir si c’était réellement elle… ou pas. Mais là, pas besoin de s’interroger pendant des lustres. C’était Marilyne et quelque chose lui était tombé dessus. Quelque chose de grave.

André inspira un grand oups et se rapprocha un peu de la jeune demoiselle, sans pour autant établir un réel contact physique. Il l’a laisserait venir à lui lorsqu’elle en aurait envie. Ecoutant ses paroles, il était déjà rassuré de savoir qu’elle ne l’avait pas fui, cette fois – parce que c’était tout de même assez douloureux à chaque fois. Maintenant, il devait créer le dialogue sans forcer. Sa formation de flic l’aidait tout de même dans ce cas de figure ; il avait déjà mené plusieurs interrogatoires de traumatisés.

« Ne t’excuses pas, tu es toujours la bienvenue ici. »

Il laissa un petit silence retomber, son accent russe ayant roulé sur sa langue.

« Après… C’est indiscret si je te demande ou tu étais ? Quand je suis passé chez toi, tu n’étais pas là et… ‘fin bref, mes collègues flics on tout bouclé, du coup. »

Il s’y prenait un peu de manière gauche mais il faisait vraiment de son mieux pour ne pas la blesser ou autre. La gorge serrée, il attendait.

 

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MessageSujet: Re: Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥ Jeu 26 Mar - 18:49


« Hello sweetheart, it's been a while isn't it? »André & Mary ♥


« Ne t’excuses pas, tu es toujours la bienvenue ici. »

Boum. Son cœur eu un léger sursaut. Elle continuait à se tordre les doigts, dans un geste qui montrait tout son malaise d'être là, comme ça, exposée. Elle avait envie à la fois de fondre en larmes, de partir en courant, ou de s'enfermer dans la salle la plus proche. Elle ne supportait pas sa propre image et sa propre réflexion dans le miroir, et c'était pour elle un effort sur-humain que de se montrer ainsi devant la personne qui lui est la plus chère. Ses cheveux, encore légèrement humides, avait un peu poussés depuis ces derniers mois, et maintenant, ils cachaient aussi bien sa nuque que ses yeux, lorsqu'elle avait la tête légèrement baissée. Et elle en profitait pour ne pas à avoir à lever les yeux vers lui.

« Après… C’est indiscret si je te demande ou tu étais ? Quand je suis passé chez toi, tu n’étais pas là et… ‘fin bref, mes collègues flics on tout bouclé, du coup. »

A ces mots, Mary se figea sur place, tel un glaçon. Merde. Son appartement. Dans son naufrage et sa disparition, elle avait totalement oubliée son appartement. Dans quel état il était … Elle se rappelait vaguement, plus par flashs, qu'elle n'avait sûrement plus de porte de salle de bain et d'entrée, et les traces de bagarre et de lutte … Elle n'y avait pas pensé. Et elle avait encore moins imaginée qu'André serait allé jusque chez elle pour voir où elle était. Ramenant ses mains contre elle, elle les serra ensemble avant de le poser sur son cœur, pour calmer les tremblements qui arrivaient petit à petit. Elle ne savait pas si c'était le choc, ou le fait que la mémoire lui revenait, ou encore pire, les effets progressifs de la drogue dans son organisme.

Mais subitement, elle eu l'air bien plus paniquée. Sa mâchoire et même tout son corps se mettait à trembler, pas assez fort pour faire du bruit mais assez pour que cela se remarque. Comme si la question d'André l'avait soudainement « cassée », elle releva les yeux, d'un coup, pour le regarder. Et lorsque son regard croisa le sien, au loin, on pouvait presque entendre son cerveau se mettre à craquer, petit à petit. Sans prévenir, elle se prit la tête entre les mains, puis se mit à pleurer de façon bruyante et peu charismatique. Elle se frottait les cheveux, pleurant encore et encore, comme si les barrières avaient finalement cédées. Ces dernières n'étaient, de toute façon, plus très forte ; à force d'encaisser depuis toutes ces années, ses remparts qu'elle avait construit ne tenaient plus. Et tant pis pour ses grandes résolutions d'adulte mature.

Toujours assise sur le canapé, elle s'enfonça encore plus, se recroquevillant sur elle-même, les genoux contre sa poitrine, les larmes inondant littéralement son visage. Au fond, elle ne savait pas quoi dire, par où commencer. Les vannes étaient ouvertes, mais c'était bien la première fois depuis si longtemps qu'elle avait oublié comment on faisait. Et puis, elle avait mal au cœur, à la tête et à son bras, sa concentration ne suivait pas. Elle essaya de prendre sur elle, se calmer en contrôlant sa respiration, comme lors de ses crises de manque. Ça, elle n'avait pas oublié. Elle se souvenait. Alors, au bout de quelques minutes, elle réussit à se calmer, un peu. Assez pour réussir à dénouer sa gorge, bien que les larmes et son mal de crâne étaient toujours présents.

« Je … J'sais même pas par où commencer … »

Elle se frotta les yeux, avant de reprendre sa position, genoux contre elle et les bras croisés sur ces derniers, la tête posée dessus. Les larmes continuaient à couler, mais elle continua de prendre sur elle pour réussir à parler malgré son cœur qui lui faisait mal.

« … J'me suis enfuie, André. Comme ça. Barrée sans rien dire. J'aurais pas dû, pardon. Mais j'ai pas eu le temps … De réfléchir. J'ai eu peur. Comme j'ai jamais eu peur dans ma putain de vie … Je pensais être … Je sais pas, tranquille ? Mais non. »

Elle renifla un peu, de tristesse elle sourit doucement, mais son sourire était douloureux à voir.

« J't'ai jamais … Jamais parlé de ma famille. J'ai jamais réussi. J'pensais … Après Dark Hours, j'pensais réussir à avancer, sans jamais à avoir à en parler. Même … Même avec toi. L'prend pas mal. Personne ne sait vraiment la vérité. J'uis empathique mais au fond, je me confie jamais. Pas un mot. »

Tout en disant ça, elle pointa d'un index tremblant son œil vert, avant de repositionner ses bras.

« Si c'est pas ironique n'empêche. Bon. Je vais essayer … J'vais essayer de pas paniquer. Je peux pas te promettre de rester aussi clair que là, j'fais déjà un putain d'effort, j'ai horriblement mal à la tête. » Elle laissa un silence avant de reprendre. « Je … J'ai perdu ma mère quand j'étais ado. Toxicomane, overdose, classique. Mon père a jamais réussi … A l'accepter. A l'époque, j'étais mignonne, j'étais clean. Et puis … » Elle respira un grand coup. « Mon père voyait ma mère à travers moi. J'ai vécu l'enfer ; coups, engueulade, il voulait plus que j'sorte. Y pensait que je me défonçait … S'il savait qu'en agissant comme un connard, j'allais y plonger. Et j'ai plongé. Juste pour l'emmerder, pour m'évader, j'voulais plus qu'il m'appelle comme ma mère. J'étais Mary, pas Angèle, pas quelqu'un d'autre merde … Mais ça s'est mal passé. Très mal. »

Elle eu un haut-le-cœur assez violent, mais fit un signe de tête pour qu'André ne s'inquiète pas. Elle devait continuer, même si elle mettait sur les épaules de l'homme qu'elle aimait un poids lourd, il était temps qu'elle en parle. Pour avancer.

« J'ai commencé à aller trop loin. A 13 ans, j'étais déjà une épave putain, j'me faisais pitié. J'avais fugué, je voulais plus voir mon père. Plus être dans cette maison qui n'était plus la mienne. J'ai volé, mentit, mais j'me prostituait pas, pas vraiment en faite. Je jouais la poupée précieuse. Je … Bref. Pis j'ai été prise dans un rapt, à 15 ans, et retour maison. Et là … Ça a déconné sec avec mon connard de père. »

Puis, à la pensée des événements, elle ne pu se retenir de pleurer de nouveau, fort, bruyamment, se cachant le visage dans ses mains, serrant si fort que ses ongles meurtris menaçait d'abîmer et d'entrer dans sa peau. Au bout de quelques minutes, elle fit un geste à André, suivit d'un sourire qui puait la tristesse.

« … Est-ce que … Tu peux v'nir à côté de moi ? Je … J'ai peur de ce que je vais dire. J'ai besoin … J'aimerais que tu sois là, s'il te plaît. Pardon, je t'en demande trop … Je suis désolée … »

Sa voix, toujours aussi fragile, s'était brisée depuis bien longtemps, et c'était sur un timbre aiguë, presque cristallin qu'elle prononça sa dernière phrase.

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MessageSujet: Re: Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥ Jeu 26 Mar - 21:51



 
 
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Tout du long du monologue – ou plaidoirie, il ne avait pas trop comment le nommer avec exactitude – de Marilyne, André n’avait pas prononcé ne serait-ce qu’un mot. A plusieurs reprises il aurait voulu intervenir et prendre sa compagne dans ses bras mais il sentait que ce n’était pas la chose à faire pour le moment. C’était très dur pour lui de rester pareillement en retrait mais il savait qu’il n’avait pas le choix. Elle se sentait de passer aux aveux et son rôle, pour le moment, n’était pas d’être un amant aimant mais une épaule solide sur laquelle la jeune femme pourrait se reposer ans éprouver ne serait-ce que le moindre doute.

Les gestes de l’américaine pour le tenir calme marchèrent à moitié. Car s’il ne bougea pas une oreille, en son interne, le cerveau d’André commençait déjà à bouillir, à chauffer – et oui, cela lui arrivait parfois contrairement à ce que certains british pouvaient pensez, n’est-ce pas ! Des milliers de pensées toutes plus contradictoires les unes que les autres interféraient entre elles, se mélangeant et rendant la compréhension encore moins facile alors. Il prit de grandes goulées d’air pour se maintenir le plus zen possible. Et puis, une fissure apparu dans la ligne de cette drôle de soirée.

Marilyne lui demandait de s’approcher plus près.

Ouvrant grands ses immenses et magnifiques yeux verts, André lui offrit un sourire doux, chaleureux et compatissant. Tout du moins, autant qu’il en était capable sur le moment. Obéissant par la suite à celle qu’il aimait – et qui, malgré tout ce qu’elle pourrait trouver à y redire, resterait la plus belle femme du monde à ses yeux -, le métis sépara la distance entre eux et l’enlaça de ses deux bras musclés. Il ne l’écrasa pas non plus contre son torse, mais l’étreinte était ferme, invitant la jeune demoiselle à s’y reposer.

« Tu ne m’en demandes pas trop, Mari’. Ca va, je suis là pour toi, moi. Tout comme tu l’as été pour moi. »

Il s’arrêta, inspire, expire, lui embrasse le front et reprend.

« Je t’aime et je veux pouvoir te faire sentir en sécurité ou que tu sois et en toute circonstance. Si tu ne veux pas parler davantage, je comprendrais et je ne t’en voudrais pas. Tu as déjà fait un énorme effort jusque-là. Fais ce que te semble être le mieux pour toi, дорогой. »

Puis, pour assortir ses gestes à ses précédentes diatribes, il caressa doucement l’arrière du crâne de Marilyne.

« Je ne laisserais jamais personne te faire du mal, tu m’entends ? »

Il voulait croire à ces mots.


 


Le mot en russe veut dire "chérie"
*FUIT*

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MessageSujet: Re: Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥ Jeu 26 Mar - 22:47


« Hello sweetheart, it's been a while isn't it? »André & Mary ♥


« Tu ne m’en demandes pas trop, Mari’. Ça va, je suis là pour toi, moi. Tout comme tu l’as été pour moi. »

Lorsqu'André la prit dans ses bras, à la fois avec douceur et fermeté, elle pensait avoir un réflexe de rejet inconscient, ayant encore en tête les événements avec son paternel. Mais non. Au contraire, ses muscles de décrispèrent légèrement, et elle qui n'osait plus bouger, se permis même de poser sa tête contre lui, comme fatiguée de faire travailler son cou. Sa tête, toujours douloureuse, lui faisait légèrement peur : elle ne sait pas encore comment fonctionne la … « Nouvelle capacité » de son pouvoir, et elle s'en voudrait de faire du mal à André. Les larmes continuaient de couler, mais presque en silence, seulement coupé de temps en temps par la voix d'André et les légers sanglots de Mary. Le baiser d'André sur son front lui fit l'effet d'une brise légère, ce qui la calma encore un peu.

« Je t’aime et je veux pouvoir te faire sentir en sécurité ou que tu sois et en toute circonstance. Si tu ne veux pas parler davantage, je comprendrais et je ne t’en voudrais pas. Tu as déjà fait un énorme effort jusque-là. Fais ce que te semble être le mieux pour toi, дорогой. Je ne laisserais jamais personne te faire du mal, tu m’entends ? »

Bien que Mary était mal, qu'elle se sentait faible et qu'elle avait honte de s'ouvrir ainsi, même à l'homme qu'elle aime, elle ne pu s'empêcher de rougir très légèrement. C'était à peine visible, ses joues ne devenant qu'un petit peu rosé. Mais le fait était là ; André réussissait à la calmer, juste avec des mots et sa présence. Jusque là, elle n'avait osé l'approcher, par honte mais aussi parce qu'elle avait peur de le repousser, non pas à cause de lui, mais parce qu'elle avait du mal à avoir du contact avec quelqu'un, n'importe qui, depuis le soir où son père a débarqué sans prévenir. Se frottant les yeux et les joues pour sécher un peu ses larmes, elle reprit avec un sourire, toujours triste mais moins sombre.

« … Merci. Je suis … Vraiment contente que tu sois là. »

Elle lui jeta un regard, furtivement, puis respira un grand coup, avant de reprendre.

« Et … Quand je suis revenue chez moi … Mon père m'a … Il … Je, j'arrive pas à le dire. C'est encore … Trop douloureux. Je sais même pas si j'arriverais un jour à passer l'cap ou je sais quoi. Bref, il m'a prise pour ma mère, et il a commit l'irréparable, la faute de trop. De c'jour là … Je ne le considérais plus comme un « père ». Je suis rapidement repartie, recommencer mes conneries en pire. Drogue, prostitution, après tout, qui voudrait d'une fille aussi sale hein ? » Elle fit le bruit d'un rictus, un rictus triste et un peu amer. « J'ai traîné longtemps, j'uis revenue un temps chez lui, problème d'argent et de logement. J'ai toujours fais gaffe, à moi, mon hygiène, j'voulais pas finir totalement cave. Et un jour, il a voulu recommencer, et j'me suis cassée. J'l'ai pas revu … Jusqu'à il y a cinq, six jours. »

Elle souffla, sentant la crise d'angoisse monter, mais elle essayait de se contrôler, de caler sa respiration cassée sur celle d'André. Au bout de quelques minutes, elle reprit, essayant de garder son calme au maximum.

« Je … Je sais pas si tu te souviens … Quand je suis … Quand j'ai quitté ton appart, en te laissant un mot … Je, ce jour là j'ai eu un appel d'un hôpital. Un asile. Mon père  était, apparemment, placé là-bas depuis un moment. J'le savais pas, et … Il s'était échappé. J'ai raccroché, parce qu'au fond, je m'en foutais ; je préférais pas y penser. Et sincèrement, j'pensais pas le voir débarquer chez moi comme ça, sans prévenir. » Elle prit une grande respiration, son cœur battait trop vite. « Il a débarqué chez moi, un soir, il a défoncé ma porte, ma salle de bain … J'me suis sentie si … Si faible. Si nulle. J'avais peur, horriblement peur de lui. J'ai toujours eu peur de ce connard, je n'arrêtais pas de revoir … Tout ce que je voulais oublier. Alors j'ai paniqué, j'ai essayé de me défendre, mais j'ai pas réussi … Il m'a poursuivie jusque dans les ruelles, et … »

Les larmes recommencèrent à tomber, à grosses gouttes, toujours silencieuses mais remplis de tristesse. Elle se colla encore plus contre André, comme si elle cherchait à disparaître ou se fondre dans sa peau.

« … André … Je crois … J'crois que … J'l'ai tué. »

Gros silence.

« … Je ne sais pas c'qui s'est passé. J'ai été prise d'une … D'une colère, d'une haine … Et j'avais terriblement peur. Il a … Il a essayé de s'approcher … J'ai hurlé, et j'ai perdu connaissance. Quand j'me suis réveillée … Il gisait par terre. Mort. Comme ça. Et c'est de ma faute, André. Je … Je crois que j'ai débloqué quelque chose, mon pouvoir … C'est comme … Sa tête était en sang, et il ne bougeait plus. Je … Je crois que je peux faire … Ça, avec mon pouvoir. » Elle déglutit difficilement à cause de sa crise de larmes. « Alors j'me suis enfuie. J'avais … Rien sur moi, sauf mes fringues. Et j'ai … J'ai tourné en rond, loin de Laurel. J'avais peur … Peur de le revoir. J'l'aurais pas supporté, André. J'te demande pardon de pas t'avoir prévenu … Je … Je savais pas quoi faire. C'était trop, trop, je pouvais plus … Plus supporter tout ça. »

Mary continuait de pleurer, se cachant le visage cette fois-ci. C'était un monstre, à ses propres yeux, elle était devenue tout ce qu'elle voulait éviter. Même si son père était un être immonde, elle ne pouvait empêcher la culpabilité de lui peser. Toujours en se cachant le visage, elle continua à répéter en boucle « Pardon », « Je suis désolée » sans réussir à s'arrêter. Et son mal de crâne continuait d'empirer.

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MessageSujet: Re: Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥ Ven 27 Mar - 18:41



 
 
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Devant ce flot de paroles qui paraissait innaretable, André se sentait happé tout entier. Il avait fait de son mieux pour ne pas brusquer Maryline mais il semblait maintenant évident qu’arrêter la machine n’était plus une option en soit. Il devait le faire, d’une manière ou d’une autre, ne serait-ce que pour laisser un peu de répit à la respiration de sa jeune amie. Ainsi, lentement, il vint s’emparer du visage de l’américaine avec toute la douceur dont il était capable. Ses pouces s’affairèrent à balayer les joues pâles de la prodige pour en chasser les larmes qui certes ne l’enlaidissait guère mais demeuraient tout de même indésirable en ce moment-là.

Par la suite, Loukas posa son front chaud contre celui de sa vis-à-vis. Il voulait essayer de la détendre et n’avait pas trouvé mieux en fouillant son esprit. Il avait de vagues souvenirs de sa mère faisant cela pour qu’il cesse de pleurer, lorsqu’il était bien plus jeune. Ca faisait bien plus de dix ans maintenant qu’il n’avait plus eut droit à ce genre d’attention mais cela ne l’empêchait pas de tenter de reproduire le sentiment d’apaisement que lui-même ressentait dans ce genre de moment privilégié.

« Maryline, écoutes-moi. Respire à fond et ne t’occupes de rien d’autre. Concentre ton attention sur ma voix, d’accord ? »

De ses yeux vert émeraude pure, il observait les réactions de la jeune femme.

« Et si ça peut t’aider, tu peux même fermer les yeux. »

En sachant que le pouvoir de sa consœur prenait sa source dans cette partie-ci de son anatomie, il lui paraissait prudent de lui suggérer, au moins un peu, de ne pas se forcer à maintenir les paupières ouvertes si elle n’en ressentait pas la nécessité.

Ensuite, il s’humidifia les lèvres, déglutissant quelque peu.

André n’était pas du genre à parler beaucoup. En vérité, il n’aimait pas ça. La dernière fois, c’avait été avec Mischa et la découverte de ses ‘activités’ par notre actuel protagoniste. Depuis, il ne l’avait plus refait et n’en ressentait pas réellement le besoin ou le contexte pour s’y adonner. Lorsqu’il faisait cela, il se sentait… faible. C’était peut-être idiot mais il n’y pouvait rien. Vieux trauma’ de jeunesse, sans doute, lorsque sa parole avait été utilisée, déformée et retournée contre lui à de maintes reprises.
Finalement il se jeta à l’eau.

« Quoi qu’il ait pu se passer, Maryline, tu n’es coupable de rien. Tes réactions, qu’elles aient entrainés la … mort de ton père ou non, étaient instinctives et justifiées. Un père ne devrait pas faire ça à son enfant, peu importe le contexte ou l’excuse utilisée. Les coups ne sont jamais une solution. La violence non plus. Tu peux me croire, j’en sais quelque chose… ahah. »

Rire faux. Son dos, son corps tout entier témoignait des sévices, des tortures subit enfant, plus jeune. Sous prétexte de le ‘rendre plus résistant à la douleur’, de ‘l’éduquer’ ou qu’en savait-il encore, son père n’avait jamais hésité à colorer le corps de ce fils qu’il définissait de ‘trop chétif’ de rouge et de bleu aux grés de ses humeurs. Et jamais ô grand jamais André ne souhaiterait ça à personne. Surtout pas à celle qu’il chérissait au moins autant qu’il avait autrefois chérit sa mère ; l’un de ses plus solides ancrages dans ce bas monde.

Il souffla et embrassa le front de sa compagne avec douceur.

« Comment est-ce que tu te sens maintenant ? Un peu mieux ou pas du tout ? »

Il essayait tout de même d’avancer un peu dans ce dédale sentimental.

 

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MessageSujet: Re: Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥ Ven 27 Mar - 19:32


« Hello sweetheart, it's been a while isn't it? »André & Mary ♥


« Quoi qu’il ait pu se passer, Maryline, tu n’es coupable de rien. Tes réactions, qu’elles aient entraînés la … mort de ton père ou non, étaient instinctives et justifiées. Un père ne devrait pas faire ça à son enfant, peu importe le contexte ou l’excuse utilisée. Les coups ne sont jamais une solution. La violence non plus. Tu peux me croire, j’en sais quelque chose… ahah. »

Elle hocha la tête doucement, toujours en train de pleurer. Il faut croire qu'à force de garder les vannes fermées, une fois ouvertes, rien n'arrête plus le torrent de larme. Mary pleurait autant pour les événements récents que pour son passé ; tant d'année à garder dans un coin de son cœur la rancœur, la colère, la haine contre ses parents. Oh, bien sûr, elle n'était pas aussi innocente que ça, dans son esprit, c'était bien son choix de plonger ainsi dans la drogue. Mais André avait raison ; un père, un vrai, aimant, n'aurait jamais « tuer » l'existence de sa fille en l'oubliant au profit de sa femme, en la réduisant à un fantôme. Car au fond, c'est ce qu'était Mary à ses yeux, le fantôme de sa femme disparue.

Et elle en voulait aussi à sa mère. Elle qui a plongé, tout comme sa génitrice, jamais pour autant elle n'aurait fait autant de mal à sa famille. Au mieux, elle n'en aurait pas eu, par risque de blesser. Et c'est ce qu'elle avait entreprit de choisir, une vie seule, une vie de cave défoncée, pour être sûre de ne blesser qu'elle-même. Mais Mary, à l'inverse de sa mère, a su trouver la force de changer. Force fragile au début, c'est devenu une vraie force, avec son lot de genoux à terre mais aussi d'avancé. Et lorsqu'elle parlait de tout son passé à André, cela prenait du sens. Jamais elle serait comme sa mère, ou son père, simplement parce qu'elle a su voir la vérité en face. Douloureusement, et avec pertes et fracas, mais elle avait réussi.

« Comment est-ce que tu te sens maintenant ? Un peu mieux ou pas du tout ? »

Laissant un peu le silence s'installer, silence entre-coupé parfois par un léger reniflement de la part de Mary, elle repensa à ce qu'avait dit André. Lui aussi, avait souffert, et elle le savait. Il n'en parlait pas, ou presque pas, mais son pouvoir est bien utile pour cela. Elle avait déjà vu un flash de sa mère, une femme qui respirait la gentillesse, mais aussi des flashs sur son père, bien plus sombre et presque corrompu par la colère et la peur que ressentait André vis à vis de lui. Il n'était pas le seul à souffrir, beaucoup de dotés et non-dotés à Laurel souffraient également, comme lui, comme Mary. Mais, juste pour cette fois, elle a choisi d'être égoïste, consciemment. Parler, vider son sac, et essayer de passer à autre chose l'aiderait à grandir, à prendre en maturité. Tout le monde à le droit d'être faible. A cette pensée, elle regarda d'un œil inquiet son bras, qui lui lançait toujours.

« Je … Je sais pas trop. Je me sens rassurée, avec toi … Mais j'ai aussi peur … Écoute. Je … Je voulais pas en parler, parce que j'ai honte, et que je me sens nulle et sale. Alors … »

Tout en disant ça, elle se redressa un peu, s'éloignant un peu de l'épaule et des bras d'André. En silence, le visage livide, et le regard fuyant, elle releva les manches de la chemise de son amant. En dessous, sur le creux de son bras droit, apparaissait le fameux bandage qu'elle avait mis plus tôt. Déglutissant un peu violemment, elle le retira, faisant apparaître un espèce de petit point, de la taille d'une aiguille, au creux du bras. Le bandage, tacheté légèrement de sang, et la marque, étaient assez équivoque pour que Mary n'ait pas à ajouter quoi que ce soit. Les larmes reprenant de plus belle, elle se cacha le visage dans les mains. Il était difficile d'admettre ce qui est pour elle un cuisant échec.

« Pardon … Je … Je sais pas pourquoi … En revenant à Laurel, j'ai … J'étais pas dans mon état, et … J'ai parcouru les rues, pour m'cacher, j'avais tellement peur, j'ai … J'ai fais crise sur crise … Et à un moment, j'ai, je, j'ai repris conscience et … C'était trop tard. J'ai toujours jeter, casser, j'aurais préféré m'arracher le bras que de voir cette putain de marque ! J'ai craqué. J'sais pas pourquoi j'ai fais ça. Je regrette, j'me sens si mal … »

C'était peut-être rare, mais la voix de Mary transpirait la sincérité. Sa voix, fragile, essayait tant bien que mal de rester audible, et elle le regrettait réellement. Comme une honte, comme une défaite, elle ne pensait pas replonger pour ça. A cause de son père. Cela la mettait à la fois encore plus en colère, mais la rendait aussi triste. Elle ne voulait pas recommencer. Elle ne se sentait plus apaisée avec cette « merde » comme elle disait, elle se sentait juste nulle. Nulle à en crever. Se cachant toujours le visage, elle ne pu retenir ce qu'elle pensait au fond d'elle.

« … Je … J'avais si peur … J'ai si peur que tu me rejettes … Je voulais rien te dire … Mais je t'aime trop pour mentir. Pardon. Je veux pas replonger … Je veux pas redevenir comme … Comme avant. J'veux vivre. J'veux pas … Je veux pas te perdre, merde … »

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MessageSujet: Re: Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥ Ven 27 Mar - 21:32



 
 
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André eut une réaction en deux temps, décomposée à cause des éléments nouveaux apportés par Maryline, la sienne. La seule et l’unique. Celle qu’il connaissait le mieux. Celle qu’il allait épauler le temps qu’il le faudrait jusqu’à ce qu’elle puisse se sentir apte à marcher sur ses deux jambes d’elle-même. Loukas lui faisait confiance, Maryline était quelqu’un de fort. Un passage à vide, ça arrive à tout le monde, il n’était pas spécifiquement alarmé.

Quoi qu’il en soit, il fut d’abord assez choqué de voir la minuscule entaille sur le creux du bras de sa compagne. Cependant, il ne lui ferait pas de sermon. Déjà, ce n’était pas la chose dont elle avait besoin, dont ils avaient besoin. Et puis ça n’aurait servi à rien. Surtout en prenant en compte le passif personnel d’André concernant la drogue. Il en avait consommé pas mal, lui aussi, avant d’en arriver là où il était.

Ce serait mentir, en plus, de dire qu’il n'avait pas songé à aller se défoncer à la came le soir ou il avait appris pour Mischa, histoire de se défouler lâchement. Mais non, à la place il avait bu, il s’était battu et avait cogné Mischa. C’avait été mieux tout de suite après et il n’avait plus cherché très loin.

Et puis, comme une douce caresse à ses oreilles, Maryline lui avoua non seulement qu’elle l’aimait mais qu’en plus… elle ne voulait pas le perdre. A cet instant, si l’on ne se trouvait pas dans le corps d’André, c’était difficile de s’imaginer ou même se figurer son état d’esprit. Il était… heureux, tout simplement. Comme il ne l’avait plus été depuis très longtemps. Le genre de joie intense qui brûle tout de l’intérieur, en bon phœnix en pleine déflagration.

Bien sûr, il ne doutait pas des sentiments de l’américaine pour lui ; même maladroitement, elle le lui avait déjà prouvé qu’elle l’aimait. Mais de l’entendre directement de sa bouche, dans un tel élan de sincérité, c’avait fait raté un battement à son cœur.

Il lui offrit, cette fois, ce qui devait sans doute être son plus beau sourire.

Prenant délicatement le bras de Maryline, il se pencha alors, pour venir embrasser ‘la blessure’. C’était sa manière à lui d’essayer de la faire déculpabiliser. Puis, re-baiser sur le front.

« Franchement, tu crois vraiment que c’est moi qui vais te dire quelque chose ? On fait tous des erreurs. Personne n’est infaillible. Je ne cesserais pas de t’aimer pour ça. Et n’oublie pas que tu as eu la bonté de faire de même pour moi. »

Une pensée le prit subitement.

« …Ça va ton épaule, au fait ? »

Non, il secoua la tête. Il ne devait pas penser à la blessure qu’il lui avait infligé il n’y a pas si longtemps. André était définitivement trop heureux pour s’arrêter là-dessus.

« Hum, whatever… »

Mal à l’aise, il se leva pourtant du canapé pour rejoindre la cuisine. L’aller-retour ne prit guère plus d’une vingtaine de secondes.

« J’ai un cadeau pour toi, en plus. »

Venant reprendre place aux côtés de l’américaine ; il fit en sorte qu’elle le voit clairement mettre la chaine autour de son cou et fermer cette dernière avec un cadenas. C’était un alliage de maillons tout ce qu’il y a de plus simple, du même ordre qu’un antivol à l’ancienne, mais c’était également symbolique, dans un sens. On peut être fait de ‘pas grand-chose’ et pourtant représenter beaucoup. C’était ce qu’il voulait lui faire comprendre, à cette femme pour qui il brulait sincèrement.

Il lui remit alors la clef du cadenas, fermant sa paume, tout autour. Passant une main dans ses cheveux, les ramenant ainsi en arrière, il dit : « Voilà, comme ça, plus de risque que tu me perdes. »

Il l’embrasse.

« Je suis à toi. Je t’appartiens. »

C’était ce soir ou jamais.

 

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MessageSujet: Re: Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥ Sam 28 Mar - 14:55


« Hello sweetheart, it's been a while isn't it? »André & Mary ♥


Lorsqu'André porta son bras à ses lèvres, pour l'embrasser, Mary fut  la fois gênée -Ah l'amour-, mais aussi un peu honteuse, et elle faillit retirer son bras en lui disant de ne pas faire ça. Non pas que c'était désagréable, mais elle en avait si honte, de cette « faible » rechute, qu'elle ne voulait pas le salir lui, en plus de son propre corps. Comme elle est mignonne quand elle s'y met. Mais finalement, elle se contenta de rougir en détournant la tête, les larmes toujours aux bords des yeux, mais qui ne coulaient plus. On avance.

« Franchement, tu crois vraiment que c’est moi qui vais te dire quelque chose ? On fait tous des erreurs. Personne n’est infaillible. Je ne cesserais pas de t’aimer pour ça. Et n’oublie pas que tu as eu la bonté de faire de même pour moi. »

Elle fit un léger sourire. Ni triste, ni transpirant la joie, mais un sourire, un vrai, et même s'il était petit, c'était déjà bon signe. Puis Mary repensa aux derniers mots d'André ; il est vrai qu'entre-eux, le pardon était assez … Présent. Elle lui avait pardonné son passé, certains de ses agissements avec elle lorsqu'ils ne pouvaient pas se sentir, et puis, au fond, elle a toujours su que cette enveloppe de « terreur » était fausse. Depuis le premier jour, ou presque. Et puis, certains événements aussi l'avait amené à pardonner et à ouvrir son cœur un peu plus. En parlant du loup …

« …Ça va ton épaule, au fait ? »

Penchant un peu la tête, elle déboutonna le haut de sa chemise puis fit glisser le haut de l'épaule le long de son bras, dévoilant ce dernier. Outre sa peau assez blanche pour une américaine, on distinguait encore une trace, une griffure assez large, mais moins que lors de l'attaque d'André. La peau était encore un peu « boursouflée », la marque ressortant du reste, et d'une couleur plus proche du rose que de sa couleur de peau naturelle. Elle sourit à André, comme pour le rassurer.

« T'inquiètes, ça se remet, j'ai pas mal et j'peux l'utiliser, c'est le principal. »

Cependant, elle préférait pas lui avouer qu'elle garderait sûrement une légère marque, comme une petite brûlure, la peau resterait sûrement de cette couleur à cet endroit. Mais elle s'en fichait pas mal, elle était vivante, et André était redevenu lui-même. Et elle ne comptait pas lui en vouloir, ça serait idiot d'en vouloir à quelqu'un qui, au fond, n'y est pour rien. Elle se rhabilla, un peu rougissante encore, puis elle fut interrompue dans son geste par la voix d'André

« Hum, whatever… J’ai un cadeau pour toi, en plus. »

Mary cligna des yeux, comme si elle s'était prise un flash dans le visage. Un cadeau ? Elle réfléchit, mais ce n'était pas son anniversaire, ni sa fête, ni Noël, ni rien du tout. Prenant une tête un peu décontenancé, les yeux un peu ronds, elle suivit du regard André qui se déplaça jusque dans la cuisine. Se mettant sur ses genoux, toujours sur le canapé, elle se décala pour laisser la place à André de s’asseoir convenablement. Sans bien comprendre, elle le regarda attacher autour de son cou un joli cadenas, d'une couleur qui oscillait entre l'acier et l'argenté, un vernis un peu brillant le recouvrant pour le protéger. Il ferma le cadenas et, Mary, toujours avec les yeux ronds et un sourcil arqué, le regarda mettre dans sa petite main frêle une clé, refermant ses doigts sur cette dernière.

« Voilà, comme ça, plus de risque que tu me perdes. »

Mary ouvra légèrement la bouche, comme à la fois étonnée et émue. Oui, c'était peut-être « rien » pour certains, mais pour Mary, c'était quelque chose de beau et d'émouvant. Oui, elle comptait aux yeux de quelqu'un, quelqu'un qui l'aimait assez pour qu'elle en ait les larmes aux yeux. Se mordant la lèvre pour se retenir de pleurer, les récents émotions ayant mit ses nerfs à fleurs de peau elle restait assez sensible, elle ramena sa main fermée qui tenait la clé contre son cœur. Le baiser d'André cependant lui fit échapper quelques larmes, de joie et d'émotion.

« Je suis à toi. Je t’appartiens. »

En entendant cela, Mary le prit dans ses bras. Comme ça. Serrant ses petits bras frêle autour de son cou, elle y enfouit son visage, ne pouvant s'empêcher de pleurer un peu. Lorsqu'elle eu ce contacte avec André, elle ressentit une vague de chaleur dans son corps et dans sa tête, comme une vague d'émotions, toutes celles qui traversaient André. Elle aurait aimé, à ce moment-là, pouvoir lui faire ressentir ses émotions à elle, mais ce n'était pas possible, malgré son don. Alors, prenant quelques minutes pour profiter de ce câlin spontanée, elle prit une décision. Un peu à contre cœur, elle relâcha son étreinte pour faire face à André, toujours assise sur ses genoux, trifouillant un peu ses doigts et prenant une teinte rouge pétante.

« … J'dois te dire quelque chose. Je crois que … Les récents événements m'ont fait réfléchir à quelque chose. J'ai … Toujours eu peur de finir comme mes parents. J'avais peur de réaliser ou d'fonder quoi que ce soit dans ma vie, par peur de tout casser, de tout briser. J'voulais pas m'engager dans quoi que ce soit, et j'avais même peur du mot « famille ». Je préférais être seule que d'blesser qui que ce soit. Mais … »

Elle respira un grand coup.

« Je suis pas ma mère, ni mon père. Ils ont merdé. Mais j'ai décidé d'avancer. De pas faire les mêmes erreurs. Même si j'en fais d'autre, je … Je sens qu'au fond, j'peux m'en sortir. Parce que j'ai envie, de m'en sortir. »

Elle laissa un petit silence s'installer, pendant qu'elle devenait de plus en plus rougissante.

« Et donc … C'est pour ça, que j'te fuyais, parfois. Je … J'aimais le temps qu'on passait ensemble, mais l'image … L'image de ma famille me revenait tout le temps. Et j'avais peur, ouai, c'est vrai. Et j'suis désolée de t'avoir fait autant patienter. Mais j'ai décidé de faire un pas. Alors, voilà … Je … »

Elle se gratta les cheveux un peu nerveusement, regardant en coin André.

« … J'aimerais que tu sois … Officiellement … Mon petit ami. Parce que … Je t'aime, et j'ai plus envie de fuir. »

Gros silence. Mary ne savait, clairement, plus ou se mettre. Mais ça y est, elle avait enfin ouvert la porte de son cœur. C'est pas trop tôt.

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MessageSujet: Re: Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥ Dim 29 Mar - 13:50



 
 
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Maryline n’avait jamais été ultra-démonstrative ou même spécialement tactile.  Outre leurs moments ‘de couple’, très intimes, elle n’avait jamais sauté au cou d’André ni même prit sa main de façon spontanée, comme on pourrait s’y attendre de la part d’une jeune femme amoureuse.  Alors, lorsque le métis sentit son cou être pris en otage par les bras de celle qu’il aimait, il faillit presque en perdre l’équilibre, sous l’effet de la surprise ressentit. Après un quart de seconde laissée pour réfléchir, il sentit ses lèvres s’ourler dans un sourire franc et frissonna de satisfaction en sentant le souffle de Maryline dans son cou.
Il avait l’impression d’une seconde naissance ; comme si sa vie prenait enfin un sens, ici.

Il aurait même voulu enlacer la jeune femme et la serrer contre lui à son tour, mais il n’en eut pas le temps, voici qu’elle se décalait. D’abord surprit, le Russianov tâcha de ne pas aller trop vite en besogne et laissa les mots venir de la part de sa camarade prodige. Et là, les mots qu’elle prononça… Seigneur, il les avait tellement attendus. Deux ans durant il avait espéré qu’un jour elle lui dirait ce genre de choses. Ce n’était peut-être rien pour le commun des mortels, mais avec le passif qu’il avait, sentimental ou non, ce genre de diatribes renversaient totalement Loukas.

Parce qu’enfin, il semblait que la vie se décidait à lui accorder un semblant de répit.

Une base solide dans sa vie un peu à part du reste du monde. Il avait maintenant la possibilité d’avoir un solide point d’ancrage. C’était maintenant ou jamais. Il ne devait pas rater le virage. Il ne le ferait pas. Ainsi, s’approchant de Maryline, prenant son visage en coupe dans ses mains, il lui sourit de nouveau.

« J’ai tant attendu ces mots, mon amour. »

Ce genre de choses, lui ne les disaient pas souvent. Pas qu’il ne les pensait pas, loin de là, mais c’était es lettres bourrées de fortes significations pour son cœur de russe.

« Je comprends parfaitement ou étaient tes craintes et… je suis fier que tu me choisisses pour les surpasser. »

Il l’embrassa avant de reprendre.

« On y arrivera. Je te promets qu’on y arrivera. »

Et avec tout ça, il en oubliait presque l’épée de Damoclès juste au-dessus de sa tête. Il ferma les yeux et relâcha sa … petite-amie officielle, désormais. Rien que de songer à ce statut le mettait ans une joie toute particulière.

« Merci. »


 

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MessageSujet: Re: Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥ Lun 30 Mar - 19:29


« Hello sweetheart, it's been a while isn't it? »André & Mary ♥


« J’ai tant attendu ces mots, mon amour. Je comprends parfaitement ou étaient tes craintes et… je suis fier que tu me choisisses pour les surpasser. »

Les mains d'André sur son visage apaisait son cœur. L'échange de leur baiser acheva de la calmer, et de faire disparaître les larmes sur ses joues. Bien sûr, tout n'était pas encore réglé dans son esprit ; la peur et la culpabilisation ne partiront pas en un jour, mais maintenant qu'elle avait choisis d'être forte, et de prendre des engagements -Sentimentaux pour le moment-, elle se sentait un petit peu mieux. Un petit peu, et un petit peu plus chaque jour, elle en était sûre. Alors, même si elle avait encore mal au cœur, à la tête et à son bras, découvert maintenant, elle sourit à André. Elle et lui avait, ces dernières années, fait une avancé assez impressionnante. Peut-être qu'au fond, c'est grâce à cela qu'aujourd'hui ils s'accrochent autant l'un à l'autre.

« On y arrivera. Je te promets qu’on y arrivera. Merci. »

Sourire, un peu timide, de nouveau. L'embrassant doucement, elle s’assit de nouveau normalement sur le canapé, regardant André avant de poser sa tête sur ses genoux, la tête vers le plafond pour le voir. De là où elle était, il semblait bien grand, elle qui était déjà si petite. Ce petit « Merci » pour elle signifiait beaucoup, elle qui lui en a fait tellement baver ces deux dernières années. Beaucoup aurait abandonné, la laissant pour une autre, mais au fond, ils s'aimaient. Peut-être trop. Elle qui l'observe depuis bien longtemps, à une époque ou elle comme lui étaient loin d'être ce qu'ils sont aujourd'hui, elle l'avait vu changer et évoluer, et elle l'aimait tout autant qu'avant. Levant sa main, elle caressa sa joue, avec une douceur qu'elle ne montrait qu'à lui.

« Je sais. Je te fais confiance. Depuis bien longtemps. Mais j'avais trop peur de te faire du mal. »

Jouant un peu avec les mèches de cheveux de son amant, elle dit d'une voix un peu plus légère, comme libérée d'un poids.

« Aujourd'hui je sais que, quoi qu'il arrive, je serais là pour toi, comme tu l'as été pour moi. »

Puis, en disant cette phrase, elle regarda en biais son épaule. Ce jour-là, elle n'avait jamais ressentit autant de colère et de tristesse à la fois. Voir de la panique. Lui qui avait disparu, tout comme elle aujourd'hui, lui qui avait été manipulé, contrôlé. Elle ne ressentait rien si ce n'est de l'inquiétude pour lui, encore aujourd'hui. Envers l'homme derrière tout ça, par contre … Il ne valait mieux pas qu'elle en parle, sa tête est encore fragile et elle sentait que si elle s'énervait, elle perdrait encore le contrôle. Ça aussi, il faudra qu'elle y fasse quelque chose. Détachant son regard de son épaule, elle ouvrit la bouche pour poser une question qui lui brûle les lèvres.

« Dis-moi … Quand … Entre le moment où … Je suis « partie » et maintenant … Il y a eu du nouveau par rapport à la « dernière fois » ? »

Elle ne savait pas trop comment en parler autrement qu'en ces termes. C'était la façon la plus « douce », pour elle, d'en parler. Et elle espérait aussi la plus « douce » pour André. En levant les yeux vers son visage, elle vit son expression, et, prise d'une vague d'angoisse, elle se redressa pour lui faire face.

« … Qu'est ce qui ne va pas ? Tu as eu des soucis avec ton travail ? »

Si tu savais, ma petite.

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MessageSujet: Re: Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥ Mer 1 Avr - 11:50



 
 
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Il n’aurait jamais pensé que quoi que ce soit puisse renverser l’ordre calme, serein et agréablement doux présentement établi entre lui et Maryline ; sa Maryline. Aujourd’hui plus que jamais. La constitution de leur couple de manière officielle l’avait comme transporté sur les ailes d’un sentiment qu’il n’avait pas connu jusque-là, même aux côtés de Xia, deux ans auparavant. L’envie de sourire le prenait à bras le corps. Loukas était tout simplement heureux de la manière dont se développaient les choses, quand bien même un sombre voile parait le fond de ce théâtre qu’était leur existence désormais commune.

Et justement, tant que l’on parlait de cet apparat de cauchemar et des monstres qui y résidaient dans l’attente de leur avènement, voici que l’un d’eux s’exprime alors au travers des lèvres de l’américaine. André aurait voulu masquer sa crainte, son angoisse, mais il n’y parvient pas. Doucement la langoureuse catatonie qui avait anesthésié ses peurs s’efface peu à peu, laissant le champ totalement libre à un nouveau genre de noir florilège. Il doit le lui dire, oui. Mais comment ? Il ne sait même pas comment je l’avouer à lui pour admettre que c’est bien réel. Et pourtant…

Finalement, décidant de ne pas tergiversé – il a toujours eu du mal dans les phrases joliment tournées de la sorte -, le métis décide de prendre une grande inspiration et de passer aux aveux tels quels. Inutile de se perdre en diatribes inutile, ça ne ferait jamais que retarder l’inévitable. Ce n’était pas utile. Pas le moins du monde.

Passant une main dans les cheveux de sa compagne, il déglutit en fermant les yeux une seconde. Il appréhende sa réaction.

« Et bien… Pour dire toute la vérité… »

Son souffle se bloque alors.

« Je… Disons que je…. Rah, puis merde. »

Non, même en voulant bien amener la chose il ne sait pas comment s’y prendre.

« Je vais être incarcéré sous peu. Mesure de sécurité. Je ne suis pas condamné mais… vu les dégâts que j’ai causé lorsque j’étais…. Enfin voilà, plus vraiment moi… Les autorités compétentes ont jugées qu’il était préférable que je sois enfermé le temps que la lumière soit faite sur la responsabilité de tout le monde dans cette histoire. »

C’est au tour de ses mâchoires de se crisper, maintenant. Il détourne le regard, mal à l’aise.

« Je suis désolé, Maryline… »

Il a l’impression très nette de tout gâcher. Encore une fois. Il se déteste tant.



 

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MessageSujet: Re: Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥ Mer 1 Avr - 14:14


« Hello sweetheart, it's been a while isn't it? »André & Mary ♥


« Et bien… Pour dire toute la vérité…

… Oui ? …

Je… Disons que je…. Rah, puis merde. »

Mary le regardait, mi-inquiète, mi-angoissée. Elle sentait la vague d'émotion d'André, cette espèce d'angoisse sourde qu'il ressentait. Et ça ne présage rien de bon.

« Je vais être incarcéré sous peu. Mesure de sécurité. Je ne suis pas condamné mais… vu les dégâts que j’ai causé lorsque j’étais…. Enfin voilà, plus vraiment moi… Les autorités compétentes ont jugées qu’il était préférable que je sois enfermé le temps que la lumière soit faite sur la responsabilité de tout le monde dans cette histoire. »

Gros silence. Tel un bloc de béton prit en pleine face, Mary restait quelques minutes comme ça, face à lui, les yeux écarquillés et la bouche entre-ouverte. Comme si sa voix avait, de nouveau, disparue elle ne savait quoi dire. La taule. André allait partir en prison. Rien que cette phrase lui semblait ridicule, et pourtant … Lui qui s'était reconvertit, qui avait abandonné toutes ses conneries pour devenir quelqu'un de droit, de juste, il finissait en prison, comme ça. La seule chose qui tournait dans sa tête, c'était le mot « incarcéré ». Au fond, il fallait s'en douter ; ils n'avaient pas été discrets, et André avait fait pas mal de dégât, que ce soit contre sa propre copine -Même si elle s'en fichait-, mais aussi contre la ville en elle-même. Mais pour autant, est-ce que c'était nécessaire, ne pouvaient-ils pas juste le surveiller le temps que tout se résout ?

« Je suis désolé, Maryline… »

Le voyant tourner la tête, Mary ressentit un soudain malaise. Et cette fois-ci, ça ne venait pas de lui. Elle secoua la tête, retrouvant un peu ses fonctions motrices. Encore une fois, alors que ce n'était pas de sa faute, qu'il n'y est pour rien, il ne pouvait s'empêcher de culpabiliser. Bien sûr, Mary se sentait mal : elle qui avait fait tant d'efforts pour qu'enfin, maladroitement, elle fasse sa proposition à André, et sans prévenir la vie leur foutait une baffe monumentale. C'était triste, et elle se sentait triste, mais pour autant, elle ne pouvait pas se laisser abattre. Après tout ce qu'ils ont vécu, ça serait ridicule. Doucement, elle posa sa main sur celle d'André, puis lui caressa la joue pour ramener son visage vers elle.

« Ne t'excuses pas. T'y es pour rien. J'ai bien vu … Que t'étais pas dans ton état normal. Je ne comprend pas pourquoi … Ils se sentent obligés de te mettre entre quatre murs, plutôt que de te surveiller. Et oui, ça m'énerve. Mais ce n'est pas ta faute. Alors culpabilise pas. »

Elle soupira, un léger sourire aux lèvres, comme pour le rassurer.

« Je … Si je pouvais, je préférerais prendre ta place. J'ai pas envie que tu vives ça. Et ça me rend triste … De savoir qu'on va … Qu'on va être séparé un temps. »

Secouant de nouveau la tête, elle se rapprocha de lui, posant son front contre le sien.

« Mais j'te promet d'être là. Je serais là. J'viendrais te voir, et s'il faut, je ferais tout mon possible pour régler cette affaire. J'vais pas t'abandonner et … Je resterais à tes côtés tout le temps qu'il me sera possible de le faire. »

Puis, comme précédemment, elle le prit dans ses bras, cette fois-ci dans un geste plus doux ; c'était à elle de le réconforter cette fois-ci. Bien sur, son cœur se serrait à l'idée de le voir partir en prison, et elle angoissait en secret, mais le plus important, ce n'était pas elle, mais André. Elle ne savait pas encore ce qu'elle pourrait faire pour régler toute cette histoire -Témoigner avec Mischa peut-être?-, mais elle se refusait de laisser les choses se faire sans bouger, sans rien dire. Caressant les cheveux d'André, sa tête posée entre son épaule et sa poitrine, elle resta ainsi un moment, penseuse. Elle trouverait forcément une solution, n'est-ce pas ?

« Je suis contente que tu m'en ais parlé. Et … Je suis contente d'être enfin rentrée. Pardon de pas avoir été là … Quand tu as su tout ça. Mais promis, je partirais plus. Plus jamais. »

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MessageSujet: Re: Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥ Mer 1 Avr - 23:07



 
 
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Maryline était décidément très étonnante. Dans sa façon d’être comme de réagir, la jeune femme parvenait toujours à surprendre le Russianov qu’elle avait en face d’elle. Le brun ressentit une vague d’apaisement lorsque leurs fronts furent collés l’un à l’autre. Il s’en voulait d’avoir ‘tout gâcher’ par un tel aveu. Mais il n'aurait pas pu garder la nouvelle de son emprisonnement pour lui, de toute manière. Il ne voulait rien caché à sa petite-amie, désormais.

Dans le dicton mythologique ancien, il est dit que des amants ne sont jamais que deux parties d’une même chaire, d’une même unité. Par conséquent, il était absolument hors de question que le métis fasse des cachoteries à l’américaine.

Pas alors qu’ils étaient plus près que jamais de construire quelque chose à deux. Quelque chose de concret, de solide, qui ne s’effriterait pas à la moindre brise malvenue. Certes, la vie leur envoyait très clairement sa semelle pourrie dans la figure mais la prodige avait tout à fait raison. Ils se relèveraient. Ils pouvaient le faire. C’était comme ça et pas autrement de toute manière.

André se laissait donc aller à l’étreinte et oublia tout le reste, un court moment. Il avait juste besoin d’entendre les battements du cœur de Maryline. Çà, et rien d’autre. Cette simple mélodie charnelle lui suffisait.

Puis, le coup de marteau passé, il décida de venir cueillir ses lèvres, chastement. Puis, sa main vint s’enfoncer dans la poche arrière de son jean. Il en sortit une paire de clef, toutes simples cette fois. Le métis les tendit à la demoiselle qui allait partager sa vie, maintenant.

« Je te laisse les clefs de mon appart’, tu peux y rester autant que tu veux, tu y es chez toi. Le temps que ton appartement soit de nouveau en ta possession je pense que ce sera plus confortable ici que de retourner dans les chambres de la Heroes, non ? »

Il lui sourit, essayant de dédramatiser la situation. Mais bon, au moins avaient-ils fait un grand pas en avant aujourd’hui. Chaque chose en son temps. Ne pas aller trop vite, ça gâcherait tout. André chérissait déjà ce jour si particulier.

Qui aurait pu croire que ses racines se perdaient dans le sang et le plausible meurtre, hein ?


 

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MessageSujet: Re: Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥ Ven 3 Avr - 23:49


« Hello sweetheart, it's been a while isn't it? »André & Mary ♥


Un baiser. Encore un. Étrangement, Mary ne s'en lassait pas. Surtout depuis qu'elle était, enfin, officiellement la petite amie du grand russe qui lui faisait face. Bon, probablement que demain, au réveil, elle se rendrait mieux compte de la situation. Mais là, bien que la nouvelle de l’incarcération d'André tombait comme une épée de Damoclès sur le couple si jeune et si récent, Mary savourait le moindre instant qu'elle vivait à ses côtés. Bien sûr, elle savait qu'elle devait repartir, mais … Pour aller où ? Son appartement était sûrement dans un téta lamentable, et puis … Elle n'avait pas envie d'y retourner. Pas pour l'instant. Pour un bon moment, probablement. Elle ne le sentait pas. Le souvenir de son père, de leur lutte était encore trop présent entre les quatre murs du studio. Alors elle n'avait pas envie d'y aller, parce la crise de nerfs n'était pas loin malgré ses retrouvailles avec son … Copain. Va falloir s'habituer.

Alors qu'elle réfléchissait à une solution, comme si subitement André pouvait lire dans ses pensées, il lui tendit une paire de clef, dans un bruit de cliquettement caractéristique.

« Je te laisse les clefs de mon appart’, tu peux y rester autant que tu veux, tu y es chez toi. Le temps que ton appartement soit de nouveau en ta possession je pense que ce sera plus confortable ici que de retourner dans les chambres de la Heroes, non ? »

Elle hocha la tête, puis prit la paire de clef avant de la poser sur la table près du canapé. Elle n'avait pas de poche -Toujours autant en chemise et caleçon-, donc ça attendra qu'elle récupère des affaires. Souriant doucement à André, elle se posa à côté de lui, épaules contre épaules.

« Merci, c'est gentil … Ça va, t’arrivera à me supporter ? »

Petit rire.

« J'déconne. Je … J't'avoue que ça me rassure, j'angoissais un peu à l'idée de rentrer chez … Enfin dans mon appartement. Promis j'essayerais de pas être trop envahissante. »

Elle s'étira un peu, puis, regardant par la fenêtre, elle voyait que le jour était déjà loin. Baillant, elle regarda de nouveau son bras, poussant un petit soupir, puis elle posa un bisou sur la joue d'André, avant de se lever et de lui tendre la main, un sourire adorable sur les lèvres

« Je pensais pas qu'un jour on en viendrait à l'échange de clé, c'est marrant hein … Allez, on va aller se reposer … Je crois que toi comme moi, on en a besoin. »

Surtout en prévision de ce qu'il nous attend.
Mais ça, ça attendra le lever du soleil.

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RP terminé ♥
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MessageSujet: Re: Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥

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Hello sweetheart, it's been a while isn't it? || Marilyne ♥

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