.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



Partagez|

And then, we start a new story. || André, Mischa & Mary

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Message
❝ LOCALISATION : Probablement chez elle.
❝ POINTS : 50

MessageSujet: And then, we start a new story. || André, Mischa & Mary Mar 7 Avr - 19:15


And then, we start a new story.André & Mischa & Mary


Cela faisait longtemps que Mary n'avait pas connu une nuit aussi courte.
Non, c'était faux, en faite.
Depuis, l'événement avec son père, elle ne dormait quasiment plus. Elle passait une partie de la nuit debout, à lire, fumer sa clope, assise près de la fenêtre, observant la ville endormie avec un regard plein de tendresse, et parfois, à dormir un peu, collée à André. Mais souvent, elle se réveillait, prise d'une rage, d'une tristesse que lui comme elle avait encore du mal à calmer. Elle savait, qu'elle devait être invivable à vivre -Ou en tout cas très proche de la notion « invivable »-, mais elle ne le contrôlait pas. Son cerveau, une fois endormie, lui renvoyait tout ce qu'elle ne voulait plus voir. Alors, elle ne dormait plus, ou presque. Mais elle tenait bien, car elle n'était pas seule. Sauf cette nuit.

Ce soir, ou plutôt hier soir, Mary était dans la chambre, à moitié endormie. Sans comprendre, elle entendit un gros bruit, puis en ouvrant la porte, ne vit que la silhouette flou d'André qui partait comme une fusée, sans explication, sans un mot. Elle n'avait pas particulièrement l'habitude de ce genre de comportement, mais pourtant, sans vraiment savoir pourquoi, elle ne pu dire un mot pour le retenir, car elle sentait que quelque chose clochait. Peu rassurée, elle avait fait le tour de l'appartement au moins une centaine de fois, regardant son téléphone, dehors, vidant déjà un paquet de clopes en quelques heures. Lorsqu'elle reçu le premier sms d'André, elle eu beaucoup de mal à ne pas débarquer, même en culotte, à l’hôpital. Mais non. Elle l'avait écouté -pour une fois. Attendant un autre message, celui l'autorisant à venir rendre visite à l’hôpital, elle s'était occupée … Comme elle pouvait. Le début de mal de crâne qu'elle ressentait la poussait à se calmer, pour éviter de blesser qui que ce soit.

C'est justement alors qu'elle se frottait la tempe, une cigarette à moitié consumée entre les doigts, qu'elle reçu un message d'André. Sans perdre une minute, elle jeta ce qui restait dans un cendrier, puis, enfilant en vitesse un pantalon, un pull, elle sauta presque dans ses chaussures tout en mettant son manteau. Elle prit quelques affaires à elle, puis, sortit en refermant la porte derrière elle, vérifiant deux ou trois fois -Tic qu'elle avait depuis ce sombre événement. Elle couru jusqu'à l’hôpital, tout en restant sur ses gardes. Elle avait … Une terrible et horrible impression. Que Mischa se retrouve ainsi à l’hôpital, juste après qu'André soit partit sans rien dire … Mary savait que quelque chose de « grave » était arrivé au grand idiot russe. Elle soupira à cette pensée ; vu la situation, elle se demandait vraiment lequel des deux étaient au plus mal.

Mary obtient rapidement une réponse. Arrivant devant l’hôpital, elle passa les portes et vit André qui s'avançait. Ressentant une forte colère, elle s'approcha, mais ce dernier la dépassa sans même la regarder, avant de s’asseoir.

« Chambre 214. Va le voir, il en a plus besoin que moi, là. »

C'est devenu une manie, pensa-t-elle. Elle voulu s'approcher pour poser sa main sur son épaule, mais elle s'en empêcha. Elle commençait à le connaître, et là, elle savait au fond d'elle que de venir ainsi « violer » son espace vitale, à ce moment précis, était une mauvaise idée. Même s'il avait cruellement besoin à la fois d'elle et de solitude. Elle soupira, et, fouillant ses poches, posa doucement ce qui restait de son paquet de clope sur ses genoux. Puis, sans dire un mot, elle repartit. Au fond, elle avait choisit la facilité ; vu ce qu'elle ressentait, ce qui émanait de lui, elle ne savait franchement pas quoi lui dire, pour le moment. Sans attendre, elle chercha la chambre, qu'elle trouva facilement, puis, après avoir toqué quelques coups, elle entra.

Lorsqu'elle vit Mischa, elle ne pu retenir un sourire un peu … Étrange. Entre inquiète, soulagée et un peu agacée. Le terrible « méchant » russe n'impressionnait plus beaucoup, au fond de son lit d’hôpital. Alors qu'elle s'approcha, elle tira une chaise pour s'asseoir à côté de lui. Ambiance.

« André m'a prévenu par message que tu étais à l’hôpital. Qu'est ce que tu as encore fichu ? »

Elle soupira, comme une mère qui disputait son enfant. Posant son coude sur le matelas, sa main retenant sa tête, elle prit un regard un peu sévère

« Je sais pas trop ce qui t'es arrivé … Mais en tout cas, ça l'a secoué. C'est à peine s'il a tilté que j'étais arrivée … M'enfin. »

Tout en disant sa phrase, elle vit les menottes qui retenait Mischa à son lit. Alors qu'elle tendait une main pour les toucher, elle commença une phrase

« Tiens, pourquoi t'es atta … »

Mais subitement, elle se tu, prenant un regard comme … A la fois surprise et effrayée. Elle vit subitement beaucoup de flash, des bruits, des paroles, qui passaient si vite dans son esprit qu'elle avait l'impression que sa tête allait exploser. Pour elle, cela dura plusieurs minutes, mais en vérité, elle ne s'était arrêtée que quelques secondes.

Plic. Plic.

C'est ce bruit, proche d'une goutte d'eau qui tombe, qui la tira de sa vision. Elle venait de voir, à coup de flash et en condensé, tout ce qui s'était passé depuis que Mischa avait vu André, la nuit dernière. Mais surtout, elle su tout de suite, ce qui se passait, pourquoi André était si mal, et pourquoi Mischa, sous ses airs de grand idiot, semblait si … Triste ? Mais surtout, elle saignait du nez. Portant sa main à ce dernier, elle comprit que le bruit ne venait pas de la perfusion de Mischa, mais d'elle-même. Elle frotta son nez, pencha un peu la tête en arrière pour arrêter le saignement, puis finalement chercha un mouchoir qu'elle trouva assez vite, ponctuant ses recherches par des jurons peu fleuris. Elle s'essuya le nez, mais le saignement continuait encore, moins fort mais persistant. Elle soupira, se frottant le front avec sa main inoccupée.

« Putain … Ça fait pas du bien … De se prendre vos engueulades en pleine zone sensible du cerveau … »

Elle fit un rictus entre douleur et ironie, avant de porter ses yeux vairons sur le visage de Mischa.

« … C'est vrai cette histoire ? T'es … T'es réellement le frère d'André ? »

Autant ne pas tourner autour du pot.

© Lady sur Epicode


Dernière édition par Marilyne C. Owens le Mar 21 Avr - 22:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ POINTS : 139

MessageSujet: Re: And then, we start a new story. || André, Mischa & Mary Mar 14 Avr - 14:45


And then, we start a new story.André & Mischa & Mary



C'était comme être vide. Comme s'il n'était plus rien. Il ne voulait plus rien être. Il avait juste envie de dormir, de ne plus se réveiller. De fuir, encore une fois. C'était tout ce qu'il savait faire de toutes manières. Fuir, foirer... même quand il essayait de bien faire les choses, il se ratait. Parce que Mischa était un connard. Un enfoiré, qui avait choisi la mauvaise voie, qui ne savait que tenir un flingue et prendre des vies. Qu'un type comme lui essaie d'en préserver, c'était risible. Et pitoyable.

Il n'avait rien dit. Il avait encaissé chacun des mots d'André, chacune de ses vérités. Et maintenant, il se retrouvait seul, dans ce foutu lit d’hôpital et il n'avait plus envie de rien. Jude était comme mort à l'intérieur et maintenant plus que jamais il regrettait que Orca n'ait pas achevé son travail. À moins que c'était peut-être son but. Il ne lui avait pas arraché le cœur, mais s'était tout comme. Mischa tenta d'appeler Bastet, de la rejoindre dans leur espace mental, mais la déesse ne répondait toujours pas. Elle semblait... absente, lointaine. Elle aussi alors, elle le détestait et le repoussait désormais ? Génial. Il ne lui restait plus qu'à se tailler les veines. Après tout, c'est ce que les gens comme lui avaient de mieux à faire.

Cependant, il n'eut le temps de s'enfoncer plus dans ses noires pensées, car la porte de la chambre s'ouvrir de nouveau. Mischa releva la tête, se demandant si c'était André qui revenait lui mettre son poing dans la figure ou un truc du genre. Il ne put s'empêcher de laisser filer un sourire, maigre et triste, en découvrant son nouveau visiteur. Marilyne. Elle semblait fatiguée, les yeux cernés.

« Eh, voilà la plus belle. Enfin un visage agréable à regarder dans ce foutu hôpital. Quoique t'as l'air d'avoir passé une nuit pire que la mienne, ou presque aha. » plaisanta le blond tandis qu'elle s'approchait.

Il la laissa s'asseoir près du lit, sincèrement heureux de la voir. Il aimait Mary, vraiment. C'était un peu comme une sœur, et pas seulement parce qu'elle était la petite-amie d'André. La jeune femme, avec son don, savait quel genre de fruit pourri il était en réalité. Mais cela ne l'avait jamais empêché de l'approcher et de nouer un lien d'amitié avec lui. Elle ne posait jamais trop de question, l'acceptant tout simplement et pour cela, Mischa l'en remerciait.

Il ricana et se frotta la tête, ébouriffant d'avantage ses cheveux tandis qu'elle le sermonnait comme une mère. C'était notamment pour ça qu'il adorait Mary.

« Oh trois fois rien, une petite discutions au clair de lune avec un cannibale, on parle on parle et soudain on se fait enlever l'estomac... la routine quoi ! » il ria un peu, mais baissa la tête à la mention de son cadet. « Ouais... sois gentille, laisse André avec cette histoire. Il a pas trop envie de me parler pour le moment. Je sais pas s'il voudra de nouveau à vrai dire. »

Le Russianov n'eut cependant le temps d'en rajouter, car Marilyne venait d'effleurer sa main menottée, touchant sa peau par la même occasion. Elle se stoppa brusquement et Mischa comprit qu'elle venait d’enclencher son pouvoir, probablement involontairement, et qu'elle était en train de voir quelque chose le concernant. Il écarquilla les yeux en la voyant se mettre à saigner du nez cependant.

« Qu- Eh Mary ! Ça va ? » s'exclama-t-il en se redressant et posant une main sur son épaule, un voile d’inquiétude passant dans son regard.

La jeune femme sembla réaliser ce qu'il se passait car elle se leva pour prendre un mouchoir, tout en jurant. L'entendre râler fit sourire l'aîné des slaves. C'était bon signe alors, elle allait bien. Il la laissa faire, ne pouvant bouger de toutes manières puisqu'étant toujours enchaîné à son lit. Une grimace d'excuse étira ses lèvres. Elle avait vécu leur conversation et venait probablement de se “manger” littéralement ses sentiments confus à lui dans la tête. Il n'osait imaginer en effet à quel point c'était douloureux vu sa réaction physique.

Un bref tressautement d'épaules le secoua quand elle mentionna le mot interdit. Frères. Oui, ils l'étaient. De sang du moins. Car en terme de liens émotionnels, Mischa était le seul à avoir une affection de ce genre. André serait plus du genre actuellement à vouloir le voir six pieds sous terre ou en prison à vie pour qu'il expie ses crimes d'une manière ou d'une autre, de préférence en restant loin de lui. Mischa se demandait si repartir en Russie ne serait pas une solution. Reprendre les missions suicides extra-territoriales, ce genre de choses. Il pourrait toujours laisser l'appartement à Ryan et lui envoyer de l'argent tous les mois pour l'aider pour le loyer. Quand à Elliot... bien le brun serait enfin tranquille et débarrassé également de ce pot de colle de chaton. Tout le monde y gagnerait dans l'affaire.

Mischa secoua la tête, repoussant ces pensées pour le moment. Il aurait tout le temps de réfléchir à cela plus tard, une fois seul. Il releva les yeux vers Marilyne, résigné et aussi jovial qu'un condamné à mort.

« T'es pas drôle avec tes pouvoirs, tu gâches les effets de surprise. » souffla-t-il  avec une ébauche de sourire qui sonnait faux. « Mais ouais, génétiquement du moins, on l'est.  Mais évites d'aborder le sujet avec André, il... prends pas ça très bien. »

Et encore c'était un euphémisme. Mischa se redressa, grimaçant alors que le geste tendait la peau de son ventre fraichement recousu et douloureux.

« Tu devrais aller le voir. T'es la seule dont la présence l’apaise je crois et il a besoin de sa petite-amie là je pense. Je vais bien. »

C'était probablement le plus gros mensonge qu'il ait jamais dit, mais peu importait, il n'était plus à un près désormais.

© Lady sur Epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Probablement chez elle.
❝ POINTS : 50

MessageSujet: Re: And then, we start a new story. || André, Mischa & Mary Sam 18 Avr - 1:21


And then, we start a new story.André & Mischa & Mary


« Eh, voilà la plus belle. Enfin un visage agréable à regarder dans ce foutu hôpital. Quoique t'as l'air d'avoir passé une nuit pire que la mienne, ou presque aha.

Haha, j'en conclu que j'uis pas si « belle » que ça à regarder du coup ? »

Elle esquissa un sourire.

« Je déconne, je déconne … »

Elle écoutait un peu ce que Mischa avait à lui dire. Très rapidement, et après son flash violent, ses paroles prenaient un sens … « Nouveau ». Les gens proches, ou plus ou moins, des deux Russianov savaient que leur relation était … Compliqué. Mary elle-même avait parfois du mal à comprendre comme ils fonctionnaient entre-eux : entre haine, inquiétude et une forme d'amour un peu spécial, il n'était pas évident, ni pour l'un ni pour l'autre, de se côtoyer au quotidien. Épongeant son propre sang qui avait tâché le sol, elle se releva pour montrer une figure encore plus pâle, mais pour autant, elle continuait à sourire. Elle reprit quelques mouchoirs qu'elle porta à son nez, le temps que ça se calme.

« Qu- Eh Mary ! Ça va ?

Ça va, t'inquiètes … »

Elle failli rajouter que c'était probablement rien comparé au choc qu'ils ont ressentit en apprenant la nouvelle, mais elle préféra ne rien dire. Pas la peine d'attiser un feu déjà ardent. Alors qu'elle était assise près de Mischa, elle l'écouta avec attention. Elle capta rapidement que des idées plus ou moins négatives se mélangeaient avec la tristesse ambiante qui envahissait la chambre, la saturant d'une morosité qui assaillait Mary par tout les côtés. Clairement, Mischa semblait à la fois triste et en colère -Contre lui-même peut-être ? Elle ne saurait le dire pour le moment. La seule chose qu'elle savait, c'est qu'effectivement, André semblait tout sauf ravis par cette nouvelle. Et dans un sens … Mary le comprenait. Elle sourit lors de l'expression « effet de surprise », avant de reprendre son écoute. Elle lui fit un léger signe de la main lorsqu'il tenta de se redresser, pour l'arrêter dans son élan.

« Tu devrais aller le voir. T'es la seule dont la présence l’apaise je crois et il a besoin de sa petite-amie là je pense. Je vais bien. »

Elle ne pu retenir un mélange entre soupire et rire.

« C'est marrant … André m'a dit plus ou moins la même chose. Et vous avez un autre truc en commun là dessus … »

Elle posa ses coudes sur le matelas, sa tête tenue par ses deux mains, fixant Mischa avec un regard qui se voulait sévère

« Vous me mentez. Tout les deux. », soupira-t-elle. « J'ai pas encore le pouvoir de me dédoubler mais là j'aimerais bien … Ça éviterait bien des problèmes. »

Elle soupira de nouveau, vérifiant d'un geste que son nez ne saignait plus. Elle tourna la tête, fixant le mur en face de Mischa, un air passivement triste et sérieux, air assez rare chez la demoiselle.

« Mischa … J'vais pas te cacher que la réaction d'André m'étonne pas plus que ça. Vu ses antécédents familiaux, ça se comprend. J't'avoue qu'au contraire, s'il m'avait annoncé la nouvelle avec joie et grand sourire, je me serais inquiétée. » Elle tourna de nouveau la tête vers lui. « J'aimerais te dire qu'il a tord, qu'on a pas à rejeter quelqu'un de sa famille, qui que ce soit, et je t'avoue que dans un sens … Je l'envie peut-être un peu. J'ai jamais eu de frère ni de sœur, je sais pas ce que ça fait. Même si ma famille était franchement naze, peut-être qu'à deux ça aurait été plus simple, je sais pas … Mais en même temps, je peux pas l'engueuler. Ça serait hyper cruel. Non, je pense même que ça le foutrait encore plus dans le trou. Va falloir du temps, beaucoup de temps Mischa, pour qu'il arrive à se faire ne serait-ce qu'à l'idée. Et même si je t'aime énormément, je peux pas le forcer. »

Elle secoua la tête, posant sa main sur celle de Mischa, dans un geste affectif et presque fraternel, justement.

« T'es loin d'être quelqu'un de parfait, on va être honnête. Tu trempes dans des trucs franchement pas cool, mais … T'es pas si horrible. J'ai vu pire, bien pire, autant dans le passé que maintenant. T'aimes André, et même si ça justifie pas tout ce que tu fais … Tu veilles sur lui. T'en as sûrement plus fait que ce qui lui sert de figure paternelle … Pardon », dit-elle en souriant tristement « Ça doit pas être un sujet simple pour toi non plus. J'en ai jamais parlé à André, je sais même pas s'il sait … Que j'ai « vu » beaucoup de chose en étant près de lui. De sa vie. De la votre. En tout cas, je ne peux que souhaiter que tu arrêtes tes idées noires un peu stupides et que tu essayes plutôt de voir de l'autre côté du chemin. »

Elle sourit en le regardant, avant de se lever de sa chaise.

« Être héros, c'est pas si mal quand on y regarde bien. » Elle sourit de nouveau, lui ébouriffant les cheveux. « J'aimerais faire plus. Faire mieux. Mais j'uis qu'une ancienne toxico qui se rachète, je suis pas encore assez douée pour vraiment être utile, même auprès des gens que j'aime. Mais je fais de mon mieux. Donc pour le moment, reposes-toi, je viendrais t'apporter ce qu'il faut. Si t'as besoin de quoi que ce soit, appelle moi sur mon téléphone, je viendrais. »

Elle ne pu retenir de poser sa main sur son épaule, comme une sorte de « promesse ». Pour le moment, c'était mieux ainsi, et laisser André décider de ce qu'il voulait faire. L'obliger à quoi que ce soit serait au-dessus de ses forces. Elle finit par faire un signe à Mischa de la main, lui promettant de nouveau de revenir, et elle murmura un léger « pardon » avant de fermer la porte derrière lui. Marchant à pas un peu lourds, soupirant, elle finit par s'approcher d'André. Elle en oubliait que ses mains étaient repeintes couleur framboise et que son menton affichait encore des traces de sang.

« Hey. Tu veux qu'on rentre ? »

Simple mais efficace.

© Lady sur Epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Dans ton dos.
❝ POINTS : 229

MessageSujet: Re: And then, we start a new story. || André, Mischa & Mary Sam 18 Avr - 11:41


And then, we start a new story.André & Mischa & Mary



Il était là, toujours posé sur son banc, pathétique. Avachi dessus, la tête rivé en direction du ciel sans étoiles ce soir, le métis ne faisait plus aucun mouvement. Il n’en avait pas envie. La seule chose qui le tentait présentement était une énorme léthargie dont il ne se sortirait plus avant un bon moment. Ainsi, peut-être aurait-il le temps de remettre ses idées en place. Ses idées mais également ses ressentit. Là, tout était mélangé en un marasme toxique d’éthanol sentimental dont André respirait les vapeurs à plein poumons. Sa tête lui tournait et il savait pertinemment qu’il n’arriverait pas à dormir de sitôt.

Dès qu’il fermait les yeux, il revoyait son père, il revoyait les souvenirs les plus douloureux associés à cet homme. Et revoyait sa vie d’avant, celui qu’il avait été autrefois. Sa gorge se serra. Oui, il avait changé, mais, finalement, était-ce une si bonne chose que ça ? A bien y regarder, s’il n’en avait pas fiat qu’à sa tête, il n’aurait sans doute jamais su que Mischa était son demi-frère. Bon, okay, de l’autre côté, il aurait été condamné à vivre avec son père et à prendre sa succession sitôt que c’aurait été décidé pour lui.

Il se baffa lui-même le visage. Son raisonnement ne tenait pas. D’un bout à l’autre, ce n’était que des excuses en équilibre aussi précaire que branlants sur une certitude trop souple pour pouvoir maintenir quoi que ce soit. Il tenta une autre approche mais abandonna rapidement également.

Définitivement, réfléchir n’était ni dans son optique de ce soir – ce matin ? – ni dans ses capacités mentales. Il peinait déjà à se souvenir d’où il habitait, mais si on lui demandait alors de se perdre en supposition sans queue ni tête, c’aurait été une perte de temps conséquente. André n’était plus capable de rien.

Même respirer lui faisait mal. Oui, mal. Son corps lui envoyait, de toute manière, des signaux de douleur de maintes et maintes directions. Il n’en prit pas compte, trop concentré qu’il était à fixer le néant gris au-dessus de sa tête. Le soleil continuait sa course, se levant dans son dos, jouant avec l’ombre du jeune homme sur le sol de bitume neuf. On aurait dit un loup. Quelle ironie, ce hasard de la vie. Mais il n’y fit pas attention non plus. Le policier était comme… déconnecté de la réalité commune à tout le monde. Il était enfermé dans sa propre bulle, son espace et se fichait pas mal de ce qui pouvait se passer à l’extérieur de cette dernière.

André était réellement harassé sous le poids de la fatigue cumulée. Tant physique que mentale, ce serpent le dévorait de plus en plus, le digérant avec une infinie et infernale lenteur histoire de le torturer toujours un peu plus. A l’instar d’Atlas, André avait l’impression de porter le poids de plusieurs mondes sur ses épaules. Mais contrairement à l’homme de légende ancienne, lui ne tiendrait pas le choc. Il n’était pas assez résistant pour cela. Surtout pas maintenant. Il inspira de nouveau une grande goulée d’air, ayant l’impression d’étouffer, subitement.

Il repensa à ce qu’il avait dit à Mischa et il voulut se coller une balle dans la tête. Maintenant qu’il y réfléchissait, il ne voyait pas en quoi ses mots avaient été justifiés. Certes, il y avait un fond de vérité, comme d’habitude avec la colère qui fait bien trop parler ses pantins mais… Pourquoi est-ce que son discours avait pris une telle tournure ? Il avait été injuste envers Jude et il le savait. Maintenant, le regret commençait à l’envahir à son tour, comme un ultime tour de colisée avant d’achever la bête qu’il était. André mesurait l’ampleur de sa stupidité.

S’il avait été du genre à pleurer, sans doute aurait-il été en train de déverser toutes les larmes de son corps, à l’heure qu’il est. Mais non, il n’avait plus pleuré depuis un moment maintenant et ce n’était pas ainsi qu’il agissait. Ce n’était pas de la résistance mais une mauvaise habitude en plus d’une fierté sans doute mal placée qui l’empêchait de se délivrer ainsi d’une pression si détestable à ressentir. Le métis aurait volontiers voulu s’excuser mais… il ne savait comment faire.

Ça aussi, c’était une trace de ses ‘jeunes’ années. Les excuses et le pardon n’étaient que fiction dans le monde qui l’avait vu naître. Et c’avait été encore plus vrai lorsque sa pauvre mère avait été abattue, lorsque le dernier rempart qui le protégeait d’une vie un peu trop dure pour sa petite personne à l’époque, avait été complétement détruit. Une simple petite balle… Qui pourrait croire que ce minuscule projectile pouvait faire tant de mal, n’est-ce pas ? Bien placé, elle détruit une vie. André pouvait en témoigner.
Il ferma les yeux, ne les rouvrant qu’en entendant la voix de Maryline près de lui.

Ah, rentrer… une perspective alléchante en soit. Il aurait volontiers accepter mais…

« J’peux pas me lever. »

Sa voix, presque étouffée, avait parlé comme s’il avait été au bord de l’évanouissement – quoi que la question puisse très bien se poser vu la tête affichée – faisait peine à entendre. Son corps ne suivait plus le rythme ou le mouvement. En l’occurrence, ses jambes ne le soutenaient présentement plus.

« Tu lui as parlé ? J’présume qu’il t’a fait le rapport de ce que je lui ai balancé… »

Il ne pouvait pas tenir rigueur à Mischa de ce cas de figure. Et puis, même, présentement, ce n’était pas lui qui comptait à ses yeux. André n’était plus aussi égoïste qu’avant. Il regrettait vraiment, de plus en plus, ce qu’il avait dit à son… homologue. Redirigeant son regard vers les nuages doux et immensément longs, il ajouta, enfin, une ultime phrase.

« Je suis vraiment monstrueux, quand je m’y met. Je pensais cette partie de moi évaporée pour toujours. Faut croire que je me suis planté en beauté. »

Puis, il toussa. Sa gorge était sèche. Portant une main devant sa bouche, ceci ne fit qu’empirer la chose. Et le pansement sur ses phalanges ne l’aidait pas à calmer ses émotions, pour le moins vives, présentement.

© Lady sur Epicode

_________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ POINTS : 139

MessageSujet: Re: And then, we start a new story. || André, Mischa & Mary Lun 20 Avr - 15:15


And then, we start a new story.André & Mischa & Mary



Sagement, comme un élève obéissant et buvant les paroles de son institutrice ou un enfant attentif aux paroles de sa mère, il écouta tout ce que lui disait Marilyne. Étrangement silencieux, se contentant de prêter attention aux paroles de la jeune femme, Mischa se contenta de cligner des yeux. Il n'avait encore jamais entendu son amie parler autant. C'était un peu surprenant d'ailleurs et le flot de paroles l’assommait presque. À moins que ce ne soit la morphine à vrai dire.

Il baissa les yeux sur la main de Marilyne, laquelle reposait sur la sienne. Sa paume était chaude et douce comparée à ses doigts glacés et revêches. Il secoua la tête. Elle touchait juste, mais elle avait tord en même temps sur certains poins. Il connaissait André. Il connaissait ses réactions, ses façons de faire... enfin non. Mischa secoua la tête et se mordit l'intérieur de la joue pour se reprendre. Ce qu'il connaissait, c'était le passé. Il s'agrippait au souvenir de ce gamin à la tignasse ébouriffée avec qui il jouait étant jeune, il ressasse l'image de cet adolescent agressif et solitaire qui prenait le mauvais chemin. Ensuite il l'avait perdu de vue, pour mieux retrouver un homme, quelqu'un de bien même.

André s'en était sorti. Il n'était plus le même et autant Mischa et lui partageaient des choses que personne ne pourrait probablement comprendre ou même prétendre connaître, autant actuellement Loukas avait fait son chemin et partager des choses avec d'autres personnes que le blond n'avait pas vu de ses yeux. Ce qui rendait l'aîné des Russianov à la fois fier et un peu triste. Il redressa la tête, regardant Marilyne et lui offrit un sourire en coin, pas très convaincant cependant.

« Je ne te demande rien me concernant. Juste, restes avec lui. Ne le laisse pas, tu lui es plus utile que je ne le serai jamais. S'il veut t'en parler il le fera, tout simplement. »

Il ôta sa main et la posa sur la tête de la jeune femme, lui caressant les cheveux affectueusement tout en la regardant. André avait de la chance de l'avoir, elle. Mischa savait qu'avec Mary aux côtés de son frère, ce dernier était entre de bonnes mains. Après tout, ce dernier avait raison. Il n'avait jamais rien fait de bien pour lui concrètement –rien de direct ni qu'il n'avait besoin de savoir en réalité. Sortir de la vie d'André, définitivement, serait probablement la meilleure chose qu'il puisse lui offrir.

Jude ferma brièvement les yeux, chassant ses pensées d'autant que Marilyne risquait de les percevoir et elle était bien capable de lui mettre une taloche dans la tête s'il continuait de s'engluer dans de si sombres sentiments. Pour se redonner contenance, il lui ébouriffa sa crinière noire d'un geste fraternel.

« Tu fais beaucoup et tu t'en sors mieux que moi j'te signale. Hm, une présence pour me tenir chaud la nuit serait pas de refus, y a moyen que tu me ramènes une catin ? »

Il s'écarta par précaution et leva les mains devant lui en ricanant. Il cherchait vraiment à se prendre un coup de la jeune femme, mais ne pouvait s'en empêcher. Faire l'idiot, c'était son moyen de défense à lui.

« Je plaisante, je plaisante ! T'en fais pas pour moi, y a des infirmières assez mignonnes pour faire l'affaire. » il ajouta, d'un ton plus bas, sa voix douce un peu vacillante sous l'émotion qui lui enserrait la gorge. « Retournes avec lui et occupes-t-en... qu'il aille bien, c'est tout ce dont j'ai besoin. »

Ça avait toujours été son unique préoccupation. Mischa rendit son signe de main à son amie, se forçant à lui sourire. Le “pardon” murmuré de Marilyne lui arracha un frisson qu'il réprima. La porte se referma, laissant le blond seul avec ses pensées. Et maintenant, qu'est-ce qui lui restait ? Un lourd soupir venant du plus profond de lui-même s'échappa d'entre ses lèvres tandis que le slave se laissait retomber contre l'oreiller.

Il resta là, à regarder le plafond en laissant ses pensées vagabonder, avant de se redresser et se claquer les joues des mains. Fort. Le bruit de la claque résonna entre les quatre murs et la marque rouge de ses paumes se distinguaient déjà sur ses pommettes qui le chauffait. Il fallait qu'il se reprenne. Il ne pouvait pas rester à ruminer et déprimer dans son coin. Mischa tourna la tête et repéra, sur une chaise près de son lit, ses affaires. Tiens d'ailleurs est-ce qu'il avait toujours son portable ?

Pris d'un doute, le slave fit le mouvement brusque pour se lever. Sauf qu'il avait oublié qu'il était toujours menotté à son lit. Donc, lorsqu'il bascula par-dessus le lit, Mischa sentit une résistance retenir son bras droit. Cependant le mouvement ample l'avait trop entraîné déjà et il avait passé ses jambes par-dessus le bord du lit. Et voici donc, comment le jeune homme se retrouva vautré au sol, sa perfusion arrachée pour la seconde fois et avec un bras en l'air retenu au lit, les menottes lui enserrant le poignet à lui en couper la circulation sanguine.

« Et meeeerde... » soupira le slave.

Impossible d'atteindre le bouton d'appel. Et plutôt crever que de demander du secours à une infirmière en fait, à moins que ça ne concerne les soins en dessous de la ceinture évidemment. Et il était incapable, dans sa positon actuelle, de se relever tout seul, surtout vu les douleurs qui tiraillaient son estomac pour le moment, le transperçant comme des dizaines d'aiguilles. Joie, il était coincé.

© Lady sur Epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Probablement chez elle.
❝ POINTS : 50

MessageSujet: Re: And then, we start a new story. || André, Mischa & Mary Lun 20 Avr - 19:00


And then, we start a new story.André & Mischa & Mary


« J’peux pas me lever. »

La jeune femme, drapée dans son long manteau noir, tourna la tête vers André. Vu de l'extérieur, leur discussion et agissement ne donnait pas du tout l'impression d'un couple. Mary restait à une dizaine de centimètre de lui, et lui semblait totalement absent. Elle poussa un léger soupir, non pas d'agacement, mais plutôt … Une sorte de tristesse passagère. Mary n'avait aucune idée, rien ne lui traversait l'esprit. Elle qui lui avait promis d'être toujours à ses côtés, de l'aider, elle se retrouvait telle une quiche à faire le pied de grue sans avoir la moindre idée de quoi dire pour le réconforter. Mais au fond d'elle, elle savait que quoi qu'il arrive, il était bien trop tôt pour espérer un quelconque miracle ; il fallait déjà qu'André arrive à se remettre de tout ça. Après un petit temps de silence, elle finit par poser sa main sur le haut de son crâne. Elle ressentit subitement toute la lourdeur qui planait déjà autour de lui, et subitement ses épaules et son cœur lui paraissait bien lourd.

« Tu lui as parlé ? J’présume qu’il t’a fait le rapport de ce que je lui ai balancé… »

Mary le fixa quelques instant, puis, elle finit par prendre une chaise non loin, la faisant traîner juste à côté de lui et, s'asseyant avec un manque d'élégance total -Imaginer ce que donnerait l'image d'une femme qui s'assoit de tout son poids, jambe étendues devant elle-, elle posa sa main cette fois-ci sur la sienne. Lorgnant du côté d'André, elle vit que son paquet traînait toujours, cette fois-ci aux pieds de ce dernier. Elle se penchant, puis, prête à sortir une clope, elle se ravisa au regard noir d'une infirmière qui passait là. Rah. Elle rangea le paquet, puis, se frottant les cheveux, donnant à sa masse capillaire un air encore plus décoiffée qu'auparavant, elle finit par ouvrir la bouche, non sans ressentir une forme d'appréhension. Il ne fallait pas qu'elle se laisse avoir par les émotions d'André, elle n'avait pas le droit de se sentir triste.

« Parlé, oui. Mais pas besoin de rapport ou qu'il dise quoi que ce soit … »

Elle pencha la tête dans sa direction, essayant de croiser son regard.

« … J'uis empathique. Tiens », dit-elle en montrant sa main libre, sur laquelle traînait encore des traces de sang, « A peine j'ai touché Mischa que … Bah j'ai tout vu et tout entendu. Désolée. J'en ai saigné du nez, et c'était loin d'être agréable. Mais là où j'uis qu'une simple spectatrice … Toi comme lui vous avez été acteurs de tout ça. Et ça doit être encore pire. »

Secouant la tête, elle rangea sa main libre, utilisant l'autre pour serrer celle d'André. Elle essayait, de façon maladroite et un peu enfantine, de le rassurer ne serait-ce qu'un peu, en rappelant sa présence grâce à son contact.

« Je suis vraiment monstrueux, quand je m’y met. Je pensais cette partie de moi évaporée pour toujours. Faut croire que je me suis planté en beauté. »

Soupir. Il était difficile pour elle de ne pas partir au quart de tour en lui disant que sa dernière phrase était stupide et auto-rabaissante pour lui, mais elle prit sur elle. Elle se releva, abandonnant sa position pour le moins totalement anti-féminine, puis, lui faisant face, elle s'accroupit devant lui, le soutenant du regard. Elle savait que ce n'était pas agréable pour lui, mais elle avait besoin qu'il ressente tout ce qu'elle allait dire, maintenant. Et ça, elle devait compter sur sa légendaire capacité à être nulle en contact social. Super.

« Écoute. Mischa m'a rien dit de vraiment … La seule chose à laquelle il pense, encore maintenant, c'est toi. Ça et des idées stupides, mais ça j'ai l'impression que y'a pas que lui qui pense ce genre de conneries. T'es pas monstrueux tout autant qu'il est loin d'être aussi horrible que ce qu'il voit dans son propre reflet. Vous avez vos défauts. Vos qualités. Pas les mêmes, et de niveau différent. Mais j'insiste, t'es pas monstrueux. Je … Après toutes ces années, tu es peut-être la personne qui a le plus changé, André. Le soucis c'est que tu regardes pas le chemin que tu as parcourus, tu regardes toujours le chemin qu'il te reste à faire. Accordes-toi du répit, accordes-toi le droit d'être égoïste pour ce soir. Personne n'a le droit de t'en vouloir pour ça. »

Elle se releva, puis, posant sa tête contre la sienne, elle continua, d'une voix qui se voulait la plus douce possible

« Comme je l'ai dis à Mischa, j'aimerais faire plus mais … J'ai mes propres limites humaines. Et je suis tout autant, voir bien plus, nulle que quiconque socialement parlant. Je ressens tout ce que tu ressens, je peux voir, entendre, tout ce que tu penses ou a pensé. Et malgré ça j'ai peur de te blesser encore plus. Mais je t'aime, et d'une certaine manière j'aime aussi Mischa, alors je fais de mon mieux. Et pour ce soir, j'pense … Je pense que tu as juste besoin de rentrer et de te reposer. » Elle marqua une pause. « Je te ramène chez to … Chez nous. Même si tu as du mal à marcher, je vais t'aider. Si on reste plus longtemps ici, ils vont finir par vouloir te mettre dans une chambre … Et j'pense pas que ça soit le méga plan. Je m'occuperais de ta main en rentrant. »

A la fois trait d'humour et véritable reflet de ce qu'elle pensait, Mary se pencha puis, portant André -Du haut de son mètre soixante-, elle passa un de ses bras autour de ses épaules, puis le serra. Étrangement … Elle pensait clairement galérer plus que ça. Mais pour autant, elle était loin de le trouver léger … C'est à se demander si sa capacité à se transformer en loup n'a pas un impact directe sur son poids quotidien. Serrant un peu son emprise, elle demanda d'une voix un peu étouffée par l'effort

« Ça va j'te fais pas trop mal ? Si jamais t'as besoin qu'on s'arrête … Dis-le moi d'accord ? … Je t'abandonne pas. »

Puis, avant de passer la porte, elle fit un léger signe à une infirmière, indiquant la chambre de l'autre Russianov, lui demandant de vérifier si tout va bien. Non pas qu'elle s'inquiète -Si carrément en faite-, mais avec tout ça … Elle commençait à en avoir gros sur le cœur et gros au niveau du stress.

© Lady sur Epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ LOCALISATION : Dans ton dos.
❝ POINTS : 229

MessageSujet: Re: And then, we start a new story. || André, Mischa & Mary Mar 21 Avr - 22:03


And then, we start a new story.André & Mischa & Mary



André écoutait avec attention les paroles de sa petite-amie. Bon, certes, d’un point de vue extérieur et totalement objectif, si on ne les connaissait ni eux ni leur relation d’intimité, c’est à peine si on aurait pu parier qu’ils se connaissaient avant de s’adresser la parole aujourd’hui. Il y avait de la distance, comme avant l’officialisation de leur relation, il n’y a pas si longtemps pourtant. Foutue distance, toujours présente mais sous une forme différente. Le métis aurait volontiers été attristé par cet état de fait mais… finalement ce ne fut pas possible. Même soupirer lui demandait un effort conséquent.

Jamais ô grand jamais il n’aurait songé à l’éventualité de se retrouver un jour dans cet état si lamentable juste… pour ‘ça’.
C’est vrai quoi. Il ne s’était pas castagné la gueule –enfin pas vraiment -, il n’avait pas pris de drogue dure pas plu qu’il n’avait couru de marathon et pourtant… André avait l’impression que les trois possibilités s’étaient fondues en une, vicieusement, et qu’elles l’écrasaient sous leur poids de colosse. Sa gorge était aussi sèche que serrée et ses yeux demeuraient dans le vague, toujours. La brume des songes, introduite par la fatigue toujours plus forte, rendait l’ivresse de ce moment très désagréable. Et pourtant l’expatrié se laissait flotter dedans comme ce n’avait jamais été le cas auparavant.

Il écoutait parler Maryline, oui. Mais il ne comprenait pas vraiment le sens de ses mots. La seule phrase qu’il retint réellement fut celle qui lui proposait de rentrer chez eux. Oui, il voulait fuir et dormir. A tout jamais si c’avait été possible et s’il avait été dépressif. Heureusement, il ne l’était pas. Il avait trop d’inquiétudes pour se laisser aller à tant de relâchement, tant physiquement que mentalement.

Il appréciait le contact de la main de Maryline sur la sienne et fit de son mieux pour l’aider dans sa démarche, ne laissant pas non plus l’intégralité de son poids retomber sur les épaules de la toute frêle demoiselle – qui était vraisemblablement bien plus forte qu’elle ne paraissait l’être malgré tout. Le trajet jusqu’à chez eux parut durer une éternité alors qu’au final, ce ne fut pas tant le cas que cela. L’hôpital n’était pas non situé à trois kilomètres de distance mais vraisemblablement la poussière de Morphée altérait jusqu’à cette notion du temps du plus jeune des Russianov.

Parvenu jusque dans le salon – non sans peine -, il ôta rapidement ses affaires, les laissant négligemment reposer sur le sol et parti s’échouer sur son lit – davantage qu’il ne s’y coucha. Bien vite l’effet ultime de l’épuisement se fit sentir et André eut tôt fait de s’endormir, se disant qu’au fond, il aurait le temps de présenter ses excuses à Mischa, lorsque ce dernier viendrait le voir en prison, au parloir. C’est donc enfermé dans de pareilles illusions qu’il ferma les yeux pour ne plus les rouvrir avant le lendemain. La naïveté s’était réservé une petite place au creux du spectre de réflexion du métis. Une véritable fleur du mal.


© Lady sur Epicode

_________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: And then, we start a new story. || André, Mischa & Mary

Revenir en haut Aller en bas

And then, we start a new story. || André, Mischa & Mary

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Heroe's SUP :: La ville :: Le quartier Vegga :: L'hôpital-
Partenaires
bouton partenariat

Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forumactif.com