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Help || SOLO {TERMINE

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MessageSujet: Help || SOLO {TERMINE Sam 27 Juin - 20:11

Help.

André solo


   
« Be frightened »
Déjà deux semaines qu’André était là, dans cette cellule, à attendre que l’on veuille bien le libéré, faute de preuves contre lui. Les procédures ralentissaient considérablement la chose, mais André savait que ses proches faisaient le maximum pour lui afin de le sortir de prison le plus rapidement possible. Maryline était venue le voir au parloir, de même que d’autres à qui il aurait bien épargné cette peine. Se présenter à eux en tenue orange avait mis le Russianov dans un état d’extrême malaise, il fallait bien le dire.

Heureusement pour lui, l’ambiance dans la prison se révéla être moins chaotique qu’imaginé. Pour avoir déjà visité plusieurs taules dans les pays de l’Est, André s’attendait un peu au même rendu ici, à Laurel. Il s’était trompé et heureusement pour lui, son ressentit vis-à-vis des prisonniers était bien différent maintenant qu’avant. Ceci étant dit, cela n’empêchait pas le métis de sentir le poids d’une intense déception sur ses épaules lorsqu’il se réveillait le matin, les yeux au plafond de sa cellule ; déçu que ce ne fut-ce pas un simple rêve. Deux semaines, c’était à la fois très court mais aussi horriblement long. Surtout lorsque l’on ne sait pas soit même si l’on est innocent, ou pas.

Mais en ce jour, quelque chose vint bousculer la routine d’André. Alors qu’il s’occupait comme il le pouvait en lançant puis rattrapant une balle de tennis à une main, un gardien vint cogner contre ses barreaux de sa cage, lui faisant se pencher un peu pour apercevoir ce faciès si peu aimable à priori. Son haussement de sourcil parut suffire à l’officier en charge de l’étage pour comprendre son étonnement.

« On a payé ta caution, ramènes toi avec tes affaires. »

Étonné, André n’aurait su l’être davantage. Cependant, bien qu’il se demandait qui avait bien pu payer sa caution, il n’en restait pas moins ravi de sortir de ce trou et ne perdit pas un instant pour rassembler toutes ses affaires correctement, n’omettant rien dans sa cellule une fois qu’il fut changé et qu’il eut quitté sa tenue de détenu.  On lui retira son collier anti-pouvoir et il put suivre le chargé de sortie. Aucun mot ne fut échangé entre lui et le gardien jusqu’à la porte de la prison. André se sentait bien.

Jusqu’à ce qu’il se fige. Et là il le vit. Nikolaevitch. Son père. Il était là, à moins de dix mètres de lui.

André aurait voulu réagir mais la peur, instinctivement blotti contre ses entrailles, l’empêchait déjà de penser de manière cohérente, alors bouger, mieux valait ne pas trop y penser. Le métis jeta un regard au gardien, mélange de colère et de sincère peur. Il voulait qu’il l’aide, il voulait retourner dans sa cellule ou il se savait en sécurité de ce requin, ce colosse d’un mètre quatre-vingt-quinze qui le terrorisait rien que de par sa simple présence. L’énervement se joignait au bal aussi, car André supportait de moins en moins sa faiblesse face à son père et pourtant il ne pouvait rien faire contre ça. C’était un cercle vicieux acide. Et ses tremblements n’en furent pas calmés pour autant.

« Tu peux remercier ton père, c’t’un brave homme mon p’tit gars ! »

André ne répondit pas et le gardien interpréta sans doute mal son regard apeuré.

« Rahlala, la jeunesse, jamais satisfaite hein ! »
« Je ne vous le fait pas dire. »

La voix du monstre percuta les oreilles de l’expatrié de plein fouet. Piégé. Il était piégé et ne pouvait prévenir personne. Pour le coup, il se sentait encore plus comme une proie qu’un prédateur, bien plus que lorsqu’il avait ce collier anti-pouvoir autour du cou.

« Aller, fils. Viens, il est temps de rentrer. »

Le lourd accent slave sur cette langue commune arracha sans mal un frisson à l’échine de notre protagoniste. Il aurait voulu Mischa avec lui. Et Maryline. Et tous ses amis. Et sa mère. Il aurait voulu tant de chose pour ne pas se sentir seul, mais il n’était pas dupe au point de penser que cela puisse être un jour possible. Il allait être seul avec son paternel, son cauchemar vivant. Cette perspective le terrifiait au point de serrer ses mâchoires.

Le gardien quitta le duo après une courte salutation et André réalisa alors son erreur. On ne sortait pas quelqu’un de prison avec une caution. Il aurait dû s’en douter. Il y avait eu de l’argent passé sous la table pour se faire. Merde, un débutant. Il tenta tout de même le tout pour le tout.

« Attend-… ! »

Mais une poigne ferme vint le saisir sur la nuque, par-dessus la chaine cadenassée qu’il portait toujours autour du cou. Maryline, leur symbole. André ne put réprimer un sursaut d’effroi. Il avait réellement très peur, pour la première fois depuis qu’il s’était barré de Russie. Pour la première fois depuis cinq ans. Cinq putains de longues années.

« Это было, сын »
*Ça fait longtemps, fils.

André ne répondit même pas. Un simple « Montes dans la voiture. » succéda a cette phrase russe. Le métis fut dirigé, comme un zombie, vers le véhicule dont un homme de main sortie, une pince à métaux en main. Effroyablement, il n’eut même pas le temps de se demander s’ils allaient le torturer pendant le trajet puisque ladite pince se referma seulement sur la chaine cadenassée, laquelle tomba par terre dans un cliquetis froid. Le cœur d’André rata un battement. D’ordinaire, il aura fout un pain magistral à quiconque aurait tenté une chose pareille. D’ordinaire, oui. Mais pas contre son père.

Rapidement poussé à l’arrière de la berline, il sentit la paume immense de Nikolaevitch s’abattre derrière son crâne, en une tape loin d’être sympathique. Il ne se massa pourtant pas la zone touchée.

« Мы должны говорить с вами и мной. »
*On va devoir parler toi et moi.

Les yeux verts d’André ne firent que regarder à travers la vitre. Il était fini. Le brouillard ne lui avait jamais paru si menaçant.

   

   

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Dernière édition par André L. Russianov le Mar 28 Juil - 12:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Help || SOLO {TERMINE Jeu 16 Juil - 17:15

Help.

André solo


   
« Be frightened »
Il avait perdu toute notion du temps. Depuis combien de temps se trouvait-il là, dans cette salle plongée dans une partielle obscurité ? Il aurait bien été incapable de le dire ou même de donner ne serait-ce qu’un ordre d’idée sur cette question. Ses yeux étaient fatigués et cintrés par le dessus par des cernes affreux, violettes. Il n’avait pas beaucoup dormi. Sa respiration, lourde, ne lui donnait même pas l’impression de l’abreuver en air. André était là sans l’être, présent mais absent à la fois. Un prisonnier à l’intérieur de son propre corps. Il inspira un peu plus fort, brusquement. Ses lèvres laissèrent passer l’ombre d’un soupir douloureux, comme s’il n’avait jamais été rien de plus qu’un animal battu.

En réalité, la comparaison n’était pas si fausse.

A genoux car ne pouvant plus se tenir debout par lui-même, André était enchainé aux murs parallèles de la pièce. Ses bras étaient les seuls membres maintenus en l’air par les bracelets de métal qui le reliait aux maillons. Il faisait peine à voir. Sous lui, une flaque d’une teinte rougeâtre s’était formée et l’odeur aussi nauséabonde que persistante du fer dans l’air ne laissait planer aucun doute quant à sa composition.
Son corps tout entier lui faisait mal. Il ne s’en étonna guère.

Lorsque son père avait commencé à le battre à l’aide de poings américains, il avait su que certains de ses os ne tiendraient pas la distance. Avec le peu de conscience qu’il lui restait encore, il tâcha d’énumérer les blessures les plus graves qu’il lui avait fallu encaisser de la part du monstre. Au moins trois côtes cassées dans le meilleur des cas, la mâchoire inférieure fracturée du côté gauche, un œil au beurre noir assorti d’une arcade sourcilière fendue, une épaule en mauvais état – luxée, peut-être ? – et des hématomes partout sur le dos – là où se trouvait également une magnifique entaille longue de quinze centimètres faite au couteau de chasse. Magnifique – en toute ironie. Et André ne prenait même pas en compte les blessures infligé par les lanières du fouet avec lequel s’était déchainé son géniteur avant d’y verser de la vodka pure, histoire de rendre le supplice plus affreux encore. Méthode russes, sans doute. Le métis aurait mille fois préféré croisé Baba Yaga, sorcière des vieilles légendes de son enfance, plutôt que de rester encore ici.

Et pourtant, il ne pouvait pas bouger ne serait-ce que le petit doigt.

Il avait perdu beaucoup trop de sang. L’anémie le guettait de ses crocs dégoulinants du poison faiblesse et il se sentait de plus en plus mal. Il avait du mal à garder son unique œil valide ouvert. Pourtant, il savait que son père et ses hommes de mains ne le laisseraient pas mourir, il valait bien trop à leurs yeux pour qu’il soit ‘gaspillé’ bêtement. Au moins une chose qui se voulait ‘rassurante’ dans le contexte. Il déglutit, encore, espérant sans trop de conviction que son paternel ne reviendrait jamais de son rendez-vous avec il ne savait qui. C’était cela qui avait permis à André d’avoir un peu de ‘répit’ dans tout ce bordel. Nikolaevitch avait fait placé deux hommes en tant que gardes à l’extérieur de toutes les portes de la pièce, afin d’être certain que son ‘fiston’ ne tenterait plus de s’enfuir. Beau malheur.

Alors qu’André s’apprêtait à s’abandonner tout entier à l’inconscience, il sentit une pression sur sa joue droite. S’il tenta de ne pas y prêter attention, persuadé qu’il ne s’agissait que d’une hallucination à cause du manque de sang, il dû bien de rendre à l’évidence que l’illusion n’en était peut-être pas vraiment une finalement. Une voix, bien connue de sa personne – malheureusement, en d’autres circonstances -, se fit entendre.

« Bah alors ? Qui c’est qui t’as fait ça ? »

Le métis releva la tête avec difficulté, tâchant de confirmer le fait qu’il ne rêvait pas éveillé.

« Eh ben, en tout cas, ils t’ont pas loupés ! »

Une silhouette se laissa définir juste dans la faible lumière de la lampe posée sur le bureau dans le dos du slave. Des cheveux noirs et des yeux bleus à travers un masque le fixaient comme s’il n’était qu’une bête de foire. Et ce maudit sourire moqueur. Bordel. Elliot. Comme s’il avait besoin de ça.

Son instinct voulu tout de même réagir face à cette Némésis qui apparaissait au pire moment qui soit. André tenta de faire bouger ses jambes mais n’obtint qu’un sursaut à peine avant de retomber à genoux, les rotules dans son propre sang.

« ….Gnh… »

Il se serait volontiers mit en colère s’il en avait eu la force. Mais même cette simple commande ne répondait plus présente. Il toussa bruyamment, râlant du mal instamment réveillé dans son dos.

Il n’y eut pas de mots prononcés pendant quelques minutes. Puis, sans bien qu’André ne comprennent le pourquoi du comment, il sentit ses poignets retomber sur le sol, dans un son étouffé. Le son de maillons qui se mouvaient capta alors son semblant d’attention. Il leva un œil interrogateur vers son ennemi de toujours, incapable de masquer son étonnement.

« Me demande pas pourquoi j’fais ça. J’me sens juste dans le contexte pour emmerder quelqu’un. »

André ne répondit pas. Sa gorge était sèche. Il ne se débattit pas non plus lorsqu’il sentit un bras venir s’enrouler sous sa taille, le soulevant aussi aisément que s’il avait été une poupée de chiffon. La normalité des choses ne paraissait pas être une entité viable pour le moment.

« Semblerait qu’il soit obligatoire de repasser par-là d’où je viens, je me vois mal aller tailler la bavette avec Colosse un et Colosse deux, les braves toutous qui gardent la porte d’en face. »

Effectivement, André songea que l’idée d’aller agacer Serguei et Amiroff n’était pas la meilleure qui pouvait avoir été jamais imaginé. Il ne remarqua qu’alors que la grille qui servait à condamner le réseau d’aération était ouverte. Il n’avait rien entendu, sans doute trop groggy par le manque d’hémoglobine. Elliot le souleva quelque peu, jusqu’à ce qu’en un effort qui lui parut surhumain, il puisse glisser à l’intérieur du conduit.

« Bordel tu pèses ton poids ! J’espère qu’au moins tu seras capable de ramper parce que je ne vais pas le faire pour toi ! »

André ne laissa échapper qu’un grognement – enfin, deux si on comptait la rencontre entre sa tête et la dureté du haut du conduit d’aération et son crâne. Elliot laissa échapper un rire qui lui aurait valu une droite d’en d’autres circonstances. Pour l’heure, André désirait seulement quitter cet endroit et rien de plus. De toute manière, il paraissait tout simplement être en train d’agir à l’instinct de survie pur. Plus rien d’autres ne comptait.

Il rampa une dizaine de minutes avant de se sentir descendre d’un coup, atterrissant dans des linges. La chute lui tira tout de même un hoquet de douleur. Il entendit vaguement Elliot sauter à son tour du conduit et l’agripper par les avant-bras. Ces derniers paraissaient tatoués d’arabesques sanguines sèches.

« Bon, c’pas par-là que je pensais sortir mais au final ce n’est pas plus mal, on va passer par les égouts. »

Peu de temps après, alors que le criminel reprit André correctement en passant un bras autour de sa nuque, ils purent entendre des voix mécontentes et graves, s’élever non loin.

« Oh oh, on dirait que ta petite évasion a été découverte… Va falloir qu’on file et plus vite que ça, en prime. »

Le métis ne pipa mot, se contentant de suivre comme il le pouvait avec ses jambes lourdes et engourdies.


   

   

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MessageSujet: Re: Help || SOLO {TERMINE Mar 28 Juil - 12:41

Help.

André solo


   
« Be frightened »
Même l’eau au niveau de ses chevilles lui paraissait peser des tonnes. Il luttait tant bien que mal pour rester éveillé – et ce n’était pas chose facile – se raccrochant au peu d’instinct qu’il lui restait dans les veines.

Cette chose seule le maintenait debout. Pour combien de temps encore, il n’en savait rien, mais André se surprenait à prier le premier dieu qui aurait bien voulu l’entendre pour lui permettre de garder le cap jusqu’à ce qu’il soit sorti de là. En attendant, il devait se reposer sur Elliot qui le maintenait ainsi depuis qu’ils étaient entrés dans les égouts nauséabonds de la ville. Pour la première fois de sa vie, le Russianov trouvait une utilité à ce criminel. Ils n’étaient alors plus la Némésis l’un de l’autre mais des alliés fort peu ordinaire. Ce statuquo lui convenait de manière provisoire. Il ferait avec.

Il aurait voulu lancer une parole, même emplie de fierté – afin d’être sûr qu’il était toujours lui-même malgré tout – mais ne le put. Dans son dos, des aboiements contrariés de chiens lâchés lui parvenaient. « On dirait que ton père est un poil contrarié que je t’ai emmené faire une petite balade ! Rappelles moi ce qui me retiens de te lâcher maintenant et courir pour ma vie ? »

Il ne fit que lui lancer un regard en biais parfaitement descriptible. André ne savait trop si c’était là une expression humoristique ou une réelle envie de le laisser tomber finalement – venant d’Elliot cela ne l’aurait pas étonné outre mesure – mais ce n’était réellement pas le moment de fanfaronner de la sorte.

« Emmènes moi jusqu’à la sor-…. Sortie de ce tunnel… J’avis-aviserai ensuite. »
« Mais bien sûr. »

Il sentit le pas de la course s’accélérer, sans bien comprendre le pourquoi du comment. Son corps tout entier lui faisait mal, ce qui le força à prendre sur lui pour ne pas grogner de mal-être. Ils tournèrent à gauche, puis à droite, avant d’emprunter un couloir droit devant et de recommencer à tourner comme de manière aléatoire. Le Russianov, là sans l’être, se vit obligé de lâché une expression mécontente alors qu’il parvenait comme par miracle, à retrouver un semblant de souffle.

« Elliot…Qu’est-ce tu fous p’tain ? »
« Je tricote, ça ne se voit pas ? A ton avis, espèce d’abruti, j’essaie de les semer en les perdants dans ce dédale ! »
« Tu sais où tu vas, au moins ? »
« Du tout. Mais on va finir par trouver t’inquiètes donc pas. »
« Tch… »

André n’ajouta rien de plus sur le moment. Il se contenta de jeter ses dernières forces dans sa cavalcade, tombant parfois dans l’eau croupie avant que le criminel, de mauvaise grâce, ne le ramasse. Il ajoutait à chaque fois un commentaire bien senti, évidemment. « Hey, t’es mon Némésis, okay, mais si tu veux te suicider je te préviens, j’te suis pas moi ! »

Mais bien sûr. Loukas souffla, ne se concentrant plus que sur son objectif, sortir de ce dédale de tunnels le plus rapidement possible. Ils n’entendaient plus les voix dans son dos pour le moment mais cela ne voulait pas dire que plus personne ne leur courrait après. Il était bien placé pour le savoir.

Après une bonne vingtaine d’errance supplémentaire – qui lui parurent être des heures -, ils parvinrent enfin à une idyllique sortie qui leur permit de s’extraire de cette puanteur envahissante. Ils toussèrent, l’un comme l’autre. Enfin, laissant le dos d’André reposer contre le mur le plus proche, Elliot laissa le lupin s’écrouler au ralenti sur le sol craquelé et impropre avant de sortir une bombe fumigènes au design particulier de l’une des poches de son costume. Sans comprendre, André le regardait faire. Smile osa lui sourire, ce qui le dégouta.

« J’aime bien les feux d’artifices, pas toi ? »

Sans attendre d’avantage, il lança ladite bombe dans le tunnel avant d’ajouter dans l’équation une fusée de détresse. Enfin, il s’éloigna de l’entrée du tunnel, venant rejoindre le flic.

« Trois, deux, u- »

Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’une colonne enflammée sortie de l’endroit, telle une langue de dragon affamé. Le russe ne put réprimer un frisson. La chaleur toute proche réchauffa agréablement son derme, seule consolation que lui apportait cette maudite situation. Le sang commençait lui aussi à lui manquer. Sa tête lui tournait. « Allo ? Ouai, y’a eu une explosion dans la basse ville et je crois bien qu’un type est étendu là, encore vivant. Faudrait venir le chercher, il est pas en état de se déplacer seul. »

André leva son regard – de plus en plus incertain – vers la silhouette d’Elliot. Seule une ombre, rehaussée par la lune juste derrière, lui revint. « J’ai appelé tes petits copains, maintenant je ne peux plus rien faire pour toi. Essaie au moins de rester éveillé jusqu’à ce qu’ils arrivent hein. »

Et il était parti, avant même que le métis n’ait pu ajouter un mot de plus. Son souffle se faisait court, plus difficile. Les goulées d’airs lui semblaient épaisses et non réconfortantes. Il ne sut combien de temps il tint ainsi mais bien évidemment, la douleur étant trop forte, il finit par lui succomber. Il s’écroula sur le sol, ne pouvant plus prêter attention à rien autour de lui. Seules des voix, parfois, « Russianov ! », lui parvenait, « vite, il faut l’emmener à l’hôpital ! », comme des bribes de songes, « Russianov ! Réveilles toi nom de dieu ! ». Tout était imprécis, plus rien n’avait de forme. « Quelqu’un connait ses proches ? », était la seule note portée par le vent d’autrui, « J’appelle sa petite-amie tout de suite ! ». Il n’y avait plus rien de précis.

« On le perd ! Il ne respire plus ! »

   

   

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