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Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION]

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MessageSujet: Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION] Dim 5 Juil - 21:30

     

tobias ♦ renovatio

Ad vitam æternam
J

e n'avais pas envie d'y aller. Pas du tout même et c'est pourquoi trois soupirs avaient franchis le seuil de mes lèvres en l'espace de dix minutes à peine. Un record je crois. D'ailleurs, si Wilfried, mon brave majordome, ne m'avait fait remarquer que je n'étais pas sorti de chez moi depuis plus d'une semaine, j'y serais toujours. Mais il avait des arguments, comme par exemple me menacer -littéralement- d'appeler André pour, je cite “me faire sortir de cette tanière commençant à sentir le fauve malgré ses efforts que j'osais nommer une chambre”. Et clairement, me faire traîner hors du lit par mon meilleur ami et ses méthodes de bourrin dépourvu d'éducation n'était pas sur ma liste d'envie du jour. Et bon, je savais qu'ils s’inquiétaient juste pour moi, tous les deux. Et j'avoue que, dans un élan de lucidité, je n'ai pas envie de leur causer plus de soucis que je ne le faisais déjà. Ils étaient les deux dernières personnes les plus précieuses à mon cœur qu'il me restait.

Voici donc pourquoi, je me trouvais actuellement en train de sauter du haut d'un toit, à quelques dizaines de mètre au-dessus du sol. Sans corde, sans sécurité, rien pour me retenir. Mais je n'en avais pas besoin. Je me réceptionnais sur la façade du bâtiment me faisant face, à la verticale, mes disques craquelant un peu le béton au passage. Je roulais, quoique cela devait donner plus l'impression que je glissais tel un surfeur sur une vague, sur la surface lisse, avec une facilité qui d'ordinaire m'arrachait toujours un sourire. Défier les lois de la gravité était devenue une habitude depuis quelques années grâce à ma petite invention personnelle. Cependant, ce soir, je n'avais guère le cœur à sourire. Je n'étais sorti que pour Wilfried et parce que je devais bien ce service à Neb. Je savais de plus que ce dernier pouvait être le pire chieur de la terre lorsqu'il n'avait ce qu'il désirait. Un pur Russianov en somme.

Apparemment, le client de ce soir avait réclamé ma personne pour son affaire, ayant sans doute entendu parler de mes talents de ‘nettoyeur’. Neb avait mit un de ses gars sur le coup en duo avec moi, m'expliquant brièvement au téléphone tout à l'heure qu'il s'agissait d'un petit nouveau qui avait besoin de voir un peu comment ce genre de choses se déroulaient. En gros je devais jouer les chaperons. Joie... je n'étais déjà pas un adepte des travaux de groupe de base, la seule personne avec qui je bossais à l'occasion c'était mon amie Alphée parce qu'on fonctionnait bien ensemble et que mon aide lui était toujours utile. Mais sinon, je travaillais en solo et cela marchait très bien ainsi, j'étais meilleur tout seul, les autres me gênaient. C'était donc vraiment forcé et à contrecœur que je me dirigeais actuellement vers le lieu de rendez-vous, ou Neb m'avait envoyé son bleu -vu le connard que c'était, c'était bien uniquement par respect et affection pour André que je n'avais buté son frère encore. Il était persuadé qu'il pourrait le raisonner et lui faire quitter la voie du crime, mais j'en doutais un peu vu comment Neb semblait s'éclater dans son boulot, à toujours faire l'idiot. Enfin, ce n'était pas mes affaires, leurs histoires de famille de psychopathes.

De toutes manières, Wilfried n'avait pas tord, comme toujours. Tôt ou tard il aurait fallut que Jaeger sorte un peu, ou bien les clients et les autres criminels de la ville auraient fini par croire que j'étais mort. Ce qui n'était pas très bon pour les affaires, je l'avoue. Enfin, Wilfried serait certainement content, le connaissant, de voir renoncer au monde du crime et à mes activités nocturnes. André également, il jubilerait même. Mais je ne pouvais pas. Pour différentes raisons qu'ils ne comprendraient sans doute pas, cela m'était impossible. Et puis, au moins le travail de ce soir m'évitera de trop penser et m'occupera l'esprit quelques heures. Soit exactement ce dont j'avais besoin en ce moment, car toutes mes pensées convergeaient immanquablement vers Cesario. Et la douleur dans ma poitrine était si vive encore que je me demandais pourquoi je n'étais encore mort. Probablement était-ce là mon châtiment, pour avoir osé ôter son souffle de vie à un être aussi pur et doux. L'homme que j'aimais, mort de mes mains.

« Ugn... ! Merde ! » trop plongé dans mes pensées, j'avais failli manquer mon atterrissage sur le toit du lieu de rendez-vous et je me rattrapais en pliant fortement les jambes, presque accroupi sur les tuiles. Certaines cédèrent à cause de la brusquerie de mon arrivée alors qu'un bond j'enjambais le bord du toit et me réceptionnais au sol, dans la ruelle ou je devais rencontrer mon partenaire du soir. Assez. Concentres-toi, Tobias.

Je n'avais techniquement pas besoin de me présenter, mon costume de Jaeger suffisant comme carte d'identité. On m'avait déjà fait le topo, tout ce que j'avais à faire c'était retrouver mon partenaire désigné pour qu'on voit les détails ensemble et ensuite il nous suffirait d'y aller. Je l'attendais donc, seul. C'est qu'il était en retard en plus ce con. Une silhouette sortie soudain de l'ombre derrière moi et je me retournais, me doutant que ça ne pouvait être que lui. Je me fichais d'avoir l'air effrayant avec mon masque et me contentais de rabattre ma capuche en arrière, dévoilant mes cheveux blancs tout en m'adressant à lui.

« Je croyais que Neb m'envoyait un gars comme partenaire. Pas une crevette. » lâchais-je en détaillant sa silhouette, plus petite que la mienne -un exploit je crois- et fort mince.

Oui j'étais acide dès les premiers mots. Mais qu'on mette tout de suite les points sur les i. Je n'avais pas envie de bosser avec ce gars.  

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Dernière édition par Tobias Von Hammerstein le Sam 28 Nov - 14:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION] Mar 21 Juil - 13:32

     

tobias ♦ renovatio

Ad vitam æternam
L

e ciel est ce soir parsemé de belles étoiles, bien visibles. C’est une chose rare et que tu prends le temps d’apprécier alors que les yeux s’évadent presque par la fenêtre à côté de ton lit. En général la pollution de la ville ne permet pas un tel spectacle, aussi tu le savoures en silence, prenant le temps de ressourcer un peu ton esprit autrement qu’en dormant ou en te reposant – chose que tu supportes de moins en moins puisque tu es cantonné à ce genre d’activité depuis ton réveil, principalement. Je me souviens de la tête qu’avais fait Mischa lorsque tu lui avais râlé dessus car tu ne bougeais pas assez à ton goût. Non pas que l’envie de verser dans le crime te tentait plus que cela mais tu n’en pouvais plus de toutes ces journées répétitives pendant que les autres, tes ‘collègues’ sortaient régulièrement, ne rentrant pas parfois pendant des jours entiers.

Tu soupires en te réinstallant contre l’unité chaleureuse dans ton dos. Sylvia, qu’elle s’appelle, si ma mémoire ne me fait pas défaut. C’est une prostituée, une fille d’ici. Je suis pourtant rassurée, vous n’avez rien fait de charnel – tu restes tout de même mon petit frère, comprends moi ! Tu l’as simplement croisé dans le couloir de la maison de passe en allant te chercher quelque chose à boire et la tristesse sur son visage t’avait comme appelé à lui parler. Plus encore lorsque tu pu distinguer un bleu sur sa joue. Tu ne lui as pas demandé plus de détail, à cette charmante petite brune, mais elle a parlé d’elle-même, toute seule.

Un client mécontent lui avait levé la main dessus avant de partir sans payer. Elle avait peur de la réaction de son employeur, logique. Alors, tu lui avais proposé de venir dans ta chambre, juste pour se détendre. Personne ne venait jamais dans ton antre, de toute manière – excepté Mischa, mais lui s’y invitait tout seul, ce qui était encore différent du reste. Elle s’était installé sur le lit, dos contre le mur et t’avais invité à venir dans ses bras, comme l’aurait fait une amie… une sœur. Oui, je suis jalouse. Moi aussi je voudrais pouvoir te serrer contre moi, ton dos contre ma poitrine, et te bercer de belles paroles musicales qui te feraient presque somnoler.

Moi aussi je voudrais parler de tout et de rien pour le simple plaisir de le faire. En plus, la voici qui te caresse les cheveux, te complimentant à leur sujet, à quel point ils sont doux. Tu souris, quelque part, ça te fait plaisir. Ensemble, vous regardez les étoiles. Nous aussi avant, lorsque j’étais encore de ce monde, nous faisions ce genre de chose de temps à autre.

La porte s’ouvre brusquement, brisant cet instant de quiétude, de tranquillité. Mischa. Comme toujours. Tu soupires alors qu’il commence à parler, te disant que tu partais en mission puisque tel était ton souhait. Tes yeux se levèrent vers le plafond tandis que tu lui lances un regard blasé, inexpressif. Il ne parait pas comprendre – ou fait mine de le faire et dans ce cas-là, il est très fort. Il ne réagit pas à cela.

Tant pis, tu quittes à regret l’étreinte douce de Sylvia, te remettant sur tes jambes alors que tu cherches ton masque et tes lunettes pour partir le plus vite possible. Tu te dis que le timing a vraiment été mal calculé sur ce coup-ci ; pour une fois que tu aurais voulu rester un peu léthargique… Mais bref, qu’importe.

Tu finis de t’apprêter alors que tu écoutes d’une oreille distraite ce que te dit Mischa – enfin, Neb, ici, bien que tu ne comprennes pas bien pourquoi. Une fois ceci fait, tu fais un signe de main à Sylvia et quittes ta chambre – si elle désire rester ici, ça ne te dérange pas le moins du monde. Tu l’aimes bien, je crois. A voir comment tu agis avec elle, c’est la conclusion à laquelle j’arrive d’instinct, même. Toutefois, avant de passer la porte et en dépit de tes accessoires déjà portés, tu n’omets pas de faire une petite précision à Mischa.

« Elle a eu un problème et ce n’est pas de sa faute. Si j’apprends, en revenant, qu’elle a été punie d’une quelconque manière, t’auras à faire à moi, compris ? »

Tu ne lui laisses pas le temps de finir sa phrase que déjà, tu étais parti. On t’avait donné l’itinéraire qui devait te mener au lieu de rendez-vous. Oui, car en prime, tu ne pouvais pas être tranquille. Magnifique. Tu ne voulais pas avoir quelqu’un sur le dos, que ce soit pour ‘te montrer le métier’ ou encore te faire la discussion. Non, vraiment, ce soir, tu n’en avais pas envie le moins du monde. En dépit de ton état d’esprit un peu chamboulé, tu marches à ton rythme dans ce dédale poisseux, te perdant une ou deux fois – oui bon, tu aurais peut-être dû écouter plus attentivement ce que te disait l’autre blond avant de filer mais là n’était plus la question désormais.

Tu parviens sur le toit du lieu de rendez-vous avec quelques minutes de retard. Rien de bien méchant mai il semblerait que, vu le ton des salutations que l’on t’offre, ce ne soit guère apprécié. En d’autres circonstances, tu aurais peut-être volontiers compris le point de vue mais pas ce soir. Alors tu te mets au niveau, tes ailes s’étirant un peu dans ton dos, avides que tu les utilise rapidement.

« Et moi je pensais qu’il ne pouvait pas exister pire que Mish-… que Neb. Mais apparemment, si, on trouve toujours pire. »

Te tournes ton regard un peu plus loin, le dirigeant vers un entrepôt dont tu distingues seulement les contours pour le moment. Là est votre objectif.

« Alors ? Comment ça se passe dans le métier ? On m’envoi pour que j’apprenne, mais bon, vu mon instructeur, je ne suis pas sûr que je n’ai pas bien fait d’aller là-bas tout seul directement. »

Que tu es mal aimable, mon cœur. Je n’aime pas ça, tu sais ?..
 

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MessageSujet: Re: Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION] Dim 9 Aoû - 22:12

     

tobias ♦ renovatio

Ad vitam æternam
D
'ordinaire, j'étais quelqu'un de plutôt patient. Il fallait l'être de toutes manières pour travailler dans la technologie et la robotique. Si j'avais perdu mon sang-froid à la moindre contrariété ou au plus petit échec lors de l'avancement de mes inventions, jamais je n'aurais réussi. De même pour la danse. Il fallait du calme et de la patience pour parvenir à mémoriser les enchainements, répétant encore et encore les pas jusqu'à atteindre, à défaut de la perfection, ce qui s'en rapprochait le plus.

Mais ce soir, je ne désirai guère l'être et tant pis pour celui qui devrait me supporter. Je n'avais pas envie d'être ici de base et que ce foutu Neb m'ait foutu un bleu dans les jambes ne m'enchantai guère. Pour parfaire le tableau, il était arrivé en retard. Bon certes, de dix minutes seulement, mais devoir poireauter sur ce toit seul avec mes propres pensées – chose que j'évitais grandement de faire ces derniers temps – n'avait pas arrangé mon humeur. Tant pis pour lui.

Je toisais celui qui allait être mon “partenaire”. Des ailes dans le dos, ok. Pas le truc le plus bizarre que j'ai vu de ma vie cependant, il allait falloir faire mieux que ça le poulet. Son masque rappelait vaguement le mien, avec le motif de dents, quoique la forme différait – je donnais l'impression de porter une muselière vu la matière et la forme du mien. Et avec ses lunettes je ne pouvais du tout voir son visage. Etrangement, il me mettait mal à l'aise. Ses propos et surtout le ton utilisé n'arrangèrent rien et je décidai d'office que je ne l'aimais pas. En plus il avait failli balancer le prénom de l'autre félin attardé. Ok, je connaissais le vrai nom de Mischa, mais bordel ce gosse avait-il déjà fais quoique ce soit d'illégal dans sa vie au moins ? Dans quelles circonstances s'était-il trouvé à collaborer avec Neb, je ne voulais pas le savoir en fait, je m'en fichais. Mais ça devait pas être très banal. « Bon déjà le bleu, première règle ; évites de balancer l'identité de ton employeur ou tes partenaires. Moi c'est Jaëger, et pour ce qui est de mon vrai prénom, tu te le mets ou j'pense. »

Moi, cru ? Si peu, j'aurais pu faire bien pire. Mais je n'avais pas le temps de tenter de l'effaroucher et de jouer avec lui. On faisait le boulot et je rentrais chez moi, point. « Ensuite, je suis tout autant ravi que toi d'être ici. Baby-sitter un criminel nouveau-né qui ne sait même pas marcher droit n'était pas dans mes projets pour ce soir. Donc tu vas gentiment faire ce que je te dis et comme ça on rentrera rapidement chez nous, chacun de notre côté. Compris gamin ? »

IL n'avait pas l'air du genre 'toutou obéissant' à première vue donc j'imaginais que les choses ne seraient pas si simples. Peu importe. Je sortais mon portable pour vérifier l'endroit ou nous devions nous rendre et qui était, d'après les repérages de Neb lui-même, la planque du réseau de trafiquants. J'envoyais les coordonnées à Wilfried pour qu'il me guide, activant le système de communication relié à mon domicile qui se trouvait dissimulé dans mon masque.

« W, tu m'entends ?
A la perfection maître Tobias, résonna la voix de mon majordome dans mon oreille, l'autre ne pouvant l'entendre – de toutes manières je ne prêtais plus attention au bleu.
Parfait. Guides-nous, soufflais-je avant de relever les yeux vers l'ailé, m'adressant à lui cette fois. Ok gamin, suis-moi. Tes ailes te servent bien à voler non ? J'essaierai d'aller pas trop vite. »

Pur ironie. Je pouvais attendre les soixante-dix kilomètres heures et je travaillais actuellement sur un prototype plus rapide encore, visant les quatre-vingt-dix si je me débrouillais correctement. Il faudrait que je montre mes idées à Brooke. Plus tard peut-être, si j'allais la voir maintenant elle essayerait sans doute qu'on aborde le sujet tabou. Et je n'étais pas encore prêt, peu importe à quel point j'appréciais cette femme qui était à la fois pour moi mentor, modèle et figure maternelle.

Sans attendre plus longtemps, je sautais. Droit dans le vide, mes disques rouges à mes pieds s'illuminant en signe d'activation. C'est parti.  

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MessageSujet: Re: Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION] Mar 18 Aoû - 12:49

     

tobias ♦ renovatio

Ad vitam æternam

« Comme si l’envie de connaître le nom d’une ordure dans ton genre avait pu me traverser l’esprit ne serait-ce qu’une seconde. Ne prends pas tes désirs pour des réalités, tu risquerais de t’écraser sur le sol, vitesse grand V. Quoi que, à bien y réfléchir, ce ne serait pas une si mauvaise chose pour tout le monde, finalement. »

Trésor… Je n’aime pas lorsque tu parles de la sorte. Ces mots ne te vont pas. Je sais, tu essaies tant bien que mal de te construire une identité à partir de rien, çà partir du Néant. Se connaître est déjà un acquis incertain pour se forger une identité propre, je le sais bien, mais lorsque l’on n’a plus rien sur quoi reposer hormis un nom étrange, la tâche est sans doute encore plus ardue. Je suis tellement désolée mon cœur, je ne me répéterais sans doute jamais assez mais je le suis sincèrement. Je regrette que nous n’ayons pu faire autrement. Vraiment.

Enfin bon, je radote et ce n’est certainement pas cela qui t’aidera dans la présente situation. Tu le regarde à travers ton immense paire de lunettes sombres au travers desquels tes yeux sont indiscernables. Je devine l’éclat de l’agacement dans tes rétines, tes belles agapes couleur claire. Ils sont beaux tes yeux, mon petit ange, tu ne devrais pas les laisser dans un pareil rictus. Car oui, ta bouche, par-delà ton masque ,est également courbée en une laide grimace de dédain. Si j’en étais encore capable, je pense bien que je frissonnerai devant ce visage que tu arbores. Et je pleurerais aussi, sans doute. Mais voilà, en tant que spectre, je ne le puis. La vie est ainsi faite et je ne te souhaite qu’une seule chose, que tu puisses enfin trouver le bonheur dans cette seconde vie.

Assez bavassé, je te vois t’approcher du bord de cet immeuble abandonné, prêt à prendre ton envol. Bien que je n’ignore pas que tu as appris à manier tes ailes, nouvelles alliées, je ne peux retenir ce qui aurait pu être un frisson d’angoisse si j’avais encore été en vie. J’ai peur pour toi, mon trésor. Vraiment très peur. Le Seigneur m’a assuré qu’il ne pourrait rien t’arriver de mortel dans ce genre de cas, je ne puis être totalement rassurée. Après tout, je suis tout de même ta grande sœur – en dépit de cet état spectral qui ne convient de moins en moins.

Finalement, tu sautes. Puis, tes longues amies dorsales se déploient majestueusement, te faisant rapidement planer avant que tu ne donnes quelques impulsions brèves mais puissantes. Tu le dépasses sans même forcer. Je dois bien admettre que, sans vouloir verser dans le favoritisme, l’issue de ce ‘petit duel puéril’ –tout du moins c’est ainsi que je le vois – était courue d’avance. Il possède, peut-être une haute technologie, mais même la meilleure des machines ne pourrait répondre avec autant de justesse que des nerfs entrelacés les uns aux autres. Tu es la vie, lui n’est qu’imitation.

Tu finis par atterrir sur le toit du plus proche bâtiment à côté de l’entrepôt dont il est question pour votre mission commune. D’après ce que tu en vois, il y a plusieurs gardes armés. Ceci ne t’effraie pas. Après tout, depuis que tu as compris, quelques jours auparavant, que tu ne pourrais pas mourir de blessures provoquées par des armes ‘humaines’, tu es bien plus vivace dans tes objectifs et tes plans d’actions. Même si l’un d’eux te tirait dessus, tu ne mourrais pas. Quant à la douleur ? C’est quelque chose à supporter mais qui finit toujours par passer. Une certaine lassitude s’était emparé de toi à ce sujet. De toute manière, à t’entendre, mieux vaut souffrir et se concentrer ainsi plutôt que de ressentir le vide dans ta poitrine.

Je suis tellement désolée, petit frère…

 

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MessageSujet: Re: Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION] Mer 19 Aoû - 17:11

     

tobias ♦ renovatio

Ad vitam æternam
B
ien, le gosse avait du mordant. Il était même carrément acide dans ses propos, comme c'est mignon. Au moins ça serait un tantinet divertissant. Non parce que s'il croyait me blesser d'une manière ou d'une autre en me parlant de la sorte, c'était raté. J'ai un Russianov pour meilleur ami, je suis blindé niveau agression verbale – et physique, surtout avec la crosse d'un magnum – et sarcasme en tout genre. Essaie encore petit. Mais tu touches juste, beaucoup de personnes ici aimerait me voir les tripes à l'air et les os explosés sur le trottoir. L’appellation “ordure” me fait même sourire un peu en coin, sans joie cependant. Il ne croit sans doute pas pouvoir faire une définition plus juste de ma personne. Mais j'assume. Et je le vis bien. Enfin, si on peut le dire.

Je lui lançais un dernier regard avant de m'envoler. Quelque chose me travaillait cependant. « T'es chou, mais arrête de jouer les durs, ça te va pas petit. », soufflais-je avant de m'élancer. Ce gosse me donnait une impression de se forcer à être ainsi. Je ne pense pas que c'était un enfoiré. Il avait juste l'air paumé, même avec son masque un peu flippant ça se voyait. Je ne sais pas comment Neb a dégoté un pareil gaillard et à vrai dire, je m'en fiche. Mais s'il commence à embarquer des gamins qui n'ont rien à faire dans ses affaires de criminel, j'en connais un qui risque de moyen apprécier. Enfin, ça c'est leurs affaires de famille, pas les miennes. J'avais déjà assez de mes propres démons me hantant pour ne pas avoir à me soucier des problème des autres.

Je ne vérifiais pas qu'il me suivait, s'il savait se servir de ses espèces d'ailes, il me rattraperait bien assez rapidement par lui-même donc autant me concentrer sur mes acrobaties. Car oui, il peut sans doute voler quasi en ligne droite lui, moi je rebondis sur les murs, je m'accroche aux rebords pour prendre mon élan, je longe les façades. Je saute, je vrille, je tords mon corps et garde les traits de mon visage crispé par la concentration. Une erreur et je suis mort. Un mauvais calcul d'angle et d'évaluation de la distance et je m'écrase comme un moustique heurtant le pare-brise. Même si je donne une impression de facilité à filer ainsi avec mes disques aérodynamiques, c'est bien plus complexe et surtout physique qu'on ne le croirait. Mon corps fait soixante-cinq pour cents du travail, la technologie s'occupe du reste.

Je ne suis pas loin derrière lui et lorsqu'il s'arrête sur l'immeuble face à l'entrepôt correspondant, j’atterris quelques secondes à peine plus tard à ses côtés, me réceptionnant en position accroupie. Je désactive mes disques et me redresse pour jeter un coup d'oeil à l'endroit. J'évalue le nombre de gardes. Six, peut-être plus si d'autres font la ronde autour du bâtiment. Ils possèdent des armes à feu, mais rien d'insurmontable à première vue. J'ai vu largement pire. Et puis bon, apparemment l'employeur à donner carte blanche pour s'en occuper. Ces types sont tous complice d'un immense réseau de trafiquants et échappent à la loi depuis des années, faute de preuve de la part des accusants – et en payant grassement les flics corrompus ou les juges des tribunaux, je suppose. Je n'aurai pas de pitié pour eux.

Je me tourne vers mon … partenaire. « Bon. L'objectif c'est de rentrer à l'intérieur et de mettre tout le monde hors d'état de nuire. Tu t'es déjà battu avant ? T'as déjà tué ? J'en doute, mais bon. Fais gaffe à toi, Neb va me prendre la tête si je te ramènes pas en un morceau, mais j'aurais pas le temps de buter ces types tout en jouant les baby-sitter. » Il m'était parfaitement antipathique certes, mais voir un gosse qui n'avait sans doute pas encore de sang sur les mains n'était pas dans mes hobbies. Je rabattis la capuche noire de mon costume sur ma tête pour camoufler mes cheveux blancs, un peu trop reconnaissable dans la nuit. Merci maman et les gens Agis, franchement. « Allez, on y va. Si ça se passe bien dans quelques heures tu peux rentrer chez toi et ce sera la dernière fois qu'on se voit. » Ça vaudrait mieux pour lui de toutes manières.

Il n'y avait rien de bon à gagner à être dans mon entourage. Les gens auxquels je tiens finisse immanquablement par mourir. Le visage de Cesario danse devant mes pupilles écarlates. Assez. Arrêtes de me hanter, arrêtes de me poursuivre. Tu crois que je ne souffre déjà pas assez de ton absence ? Je me languis jour et nuit de ta présence, de nos moments secrets ou je venais te voir, te parler, parfois même juste je venais veiller ton sommeil. Tu étais l'innocence, la pureté incarnée. La blancheur que je n'osais toucher de peur de la souiller à jamais. Finalement j'ai fais pire encore. Je t'ai tué. J'ai ton sang sur les mains. Dès que je regarde mes doigts, je peux le voir, rouge et poisseux, qui colle à mes doigts et refuse de partir. Ma respiration s'accélère. Je suis en train de m'énerver, de perdre le contrôle. Je ferme les yeux. Fort. Fort comme si je voulais me coudre les paupières pour ne plus jamais voir ce monde si laid, si triste depuis ton absence.

Lorsque je rouvre les yeux, je suis calme. Et mes mains sont couvertes par mes gants noirs, normales. Pas de sang. Je jette un coup d’œil au gamin, ne sachant s'il a remarqué mon égarement. Je m'en fiche. Je lui fais un signe de tête et me positionne au bord du toit, étudiant les cibles, la distance me séparant d'eux. Il suffit de tuer les gardes, d'ouvrir l'entrepôt et de tuer ceux se trouvant à l'intérieur. Rien de plus simple. Une nuit de plus à envoyer des gens en Enfer. Tu étais persuadé qu'il existe. Normal, pour un Pape. Non, il ne faut pas que je pense à toi. Je me courbe, tends mon corps, et je m'élance.

Cesario... je t'aime, je t'aimais, je t'aimerai...

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MessageSujet: Re: Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION] Mer 26 Aoû - 12:57

     

tobias ♦ renovatio

Ad vitam æternam



Il t’agace. De plus en plus. Pitié, faites qu’il se taise. Sa voix va finir par me donner à moi aussi des migraines, s’il continue sur cette lancée. Un comble lorsque l’on sait que je ne suis plus qu’un spectre et rien de plus – parfois je me pose même la question de savoir si je ne suis pas moins que cela, d’ailleurs. Pourquoi éprouve-t-il ce besoin de toujours parler, encore et encore et encore ? Vous aviez une mission ensemble, certes, mais cela ne justifiait en rien le fait de devoir t’obliger à lui faire la conversation. Ce…. Voyou – et encore, je me contiens pour rester polie – te met déjà suffisamment de mauvaise humeur pour ne pas en rajouter une couche. Heureusement qu’il ne peut voir tes yeux car il constaterait que tu les a levé au ciel à chaque fois qu’il a dit une imbécilité – soit, dès qu’il ouvrait la bouche,  présentement.

« Je n’ai pas d’ordre à recevoir de toi. »
lâche-tu sèchement. De personne, d’ailleurs, aime-tu à penser. Tu te retrouves simplement dans une situation compliquée avec une mémoire défaillante qui ne répond pas à la moitié de tes questions. Y repenser t’agaces également. A dire vrai, il n’y a pas un seul sujet qui parvint à te garder calme très longtemps. Soyons honnêtes tout de même. Tu ne remarques même pas le départ de ton ‘camarade’. Lorsque tu rabaisses tes yeux à son niveau et n’en distingues plus que l’absence, tu soupires. Il ne semble pas porté sur les travaux de groupes, au moins un détail sur lequel il avait été honnête. Sans doute le seul, d’ailleurs.

Tes ailes se déploient majestueusement alors que tu prends ton envol, enfouissant ton entière unité dans le manteau de nuit. Voletant jusqu’au-dessus d’un garde qui ne se doute de rien, tu soupires avant de te laisser tomber ainsi, lourdement. Tu ne bats des ailes que pour réceptionner ta chute un peu mieux, une fois que tes semelles ont caressé les épaules de ce type à l’allure truande. Tu sens ses os qui craquent sous la pression et vois le sang qui se répand sur le sol par cette immense plaie qui n’est autre que ton œuvre. Oh, mon trésor tant aimé…. Ce masque de malfrat ne te va définitivement pas. Tu le sens, n’est-ce pas ? Tu as du mal à déglutir et tu réprime avec difficulté un frisson qui remonte le long de ton derme pâle.

C’est la première fois que tu blesse. Sciemment, en prime.
Tu t’obliges à respirer un grand coup et fais volte-face, descendant de ce corps pendant que tu vois deux types armés arriver dans ta direction. Tu ne réfléchis pas et les attaques. Ils sont faciles à berner, à vaincre. Ils sont lents. Très lents. Tes ailes te donnent un avantage non négligeable sur eux. Tu danserais presque avec elle en tournoyant désormais qu’elles te sont fidèles et coopératives. Ils n’ont pas réellement le temps de comprendre ce qui leur arrive, je crois. Défaussés de leurs armes à feux, ils sortent les couteaux et s’acharnent à vouloir te taillader… sauf que tu ne ploie pas devant ces attaques. Tu es plus fort que cela et il le comprenne vite. Il y a du sang qui coule sur le sol. Le tien, cette fois. Appelons cela un échange équivalent, bien que ceci ne me plaise en aucune mesure.

Finalement, un coup derrière la nuque et le travail de l’instant est fait. Rien de bien compliqué. Pourtant, à voir ces corps sur le sol, une colère sourde gronde en toi. Tu cherches des yeux ton acolyte, sans pour autant le trouver. Ou est-il encore, celui-là ?!


 

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MessageSujet: Re: Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION] Dim 30 Aoû - 0:42

     

tobias ♦ renovatio

Ad vitam æternam
J
'activais mes disques quelques secondes seulement avant de toucher le sol, me réceptionnant souplement grâce à eux et filant en longeant les murs, littéralement à l'horizontale, pour faire le tour du hangar et m'occuper des gardes qui devaient actuellement en faire la ronde – la logique considérant le nombre d'hommes posté devant voulaient qu'il y en ai deux, circulant dans le sens contraire l'un de l'autre. Je laissais le soin au gamin de s'occuper de ceux devant la porte. S'il avait des difficultés, j'irais m'en occuper après. Pour le moment, je filais silencieux comme une ombre et un sourire mauvais étira mes lèvres derrière mon masque en repérant le premier, arme à la main. Bingo. Comme quoi 192 de QI ça servait pour faire ce genre de prédictions qui simplifiaient la vie.

Je me glissais dans son dos et armait l'un des disques situés à mes poignets, l'activant – il ne faisait pas un bruit, j'étais fier du nouveau système de suppression d'ondes sonores que j'avais installé pour ôter le bruit parasitant de la rotation qui pouvait trahir ma position. Je lui tranchais la gorge sans aucune autre forme de procès et il s'effondra à terre dans un râle. Logiquement je devrais m'amuser à asperger un peu plus d'hémoglobine tout ça pour les p'tits nouveaux du poste de police, mais je n'avais pas vraiment le temps ce soir. Le bébé poulet de Neb m'attendait devant la porte. Et un autre garde était impatience de dire bonjour à la Faucheuse.

Le trouver fut un jeu d'enfant, il faisait sa ronde en longeant les parois du hangar. En revanche, en m'approchant pour réitérer ma méthode plutôt efficace, j'eus la mauvaise surprise de constater que mes disques venaient de se désactiver tout seuls. Génial. Un dysfonctionnement était impossible – je ne faisais jamais d'erreur quand il s'agit de technologie. Donc ces gars avaient un champ magnétique autour du hangar qui brouillait les circuits électroniques, ou un truc du genre. La technologie était rendue inefficace sitôt  qu'on s'approchait de trop. D'accord, ils étaient peut-être pas si cons que ça finalement.

Mais je n'étais pas fini pour autant et totalement désarmé. Plutôt que la gorge tranchée,  l'homme se fit donc attraper par derrière et étranglé par mes soins, ma corde lui coupant l'oxygène et lui entaillant la peau du coup. Il s'écroula, bave aux lèvres et sa langue gonflée presque violette pendant. Oh, finalement c'était encore mieux. Y a bien deux ou trois bleusailles qui rendront leur petit-déjeuner demain matin.

Je rejoignais le gamin ailé tranquillement, pestant un peu toutefois sur leur technologie barbare qui coupait la mienne. Faudrait que je penche sur un nouveau prototype pour contrer ce genre de petit détail emmerdant. Je relevais les yeux en m'approchant du gosse. Ah, il saignait. Pas de bol. « T'es vivant, cool ça m'évite des discutions chiantes. Attends mais- tu les as pas tué ? » soufflais-je en constatant que les gars respiraient toujours.

Sérieusement, y avait quoi de compliqué à comprendre dans “extermination totale”  ? Enfin. Tant pis, c'était sa part de boulot, s'il la faisait mal c'était pas mon problème. Je soupirais et m'approchais de la porte. Évidemment, y avait un code pour la déverrouiller. Je jetais un œil à la machine. Matériel obsolète. Finalement si, je remet ce que je disais tout à l'heure, ils sont très cons ces mecs. « Bon, j'ouvre ça. Il me faut moins d'une minute, mais restes sur tes gardes, je sais pas combien ils sont à l'intérieur. » J'ôtais la coque, dévoilant les fils à l'air libre. Désactiver la sécurité serait encore plus rapide que de trouver le code pour le coup tant c'était de la camelote. Je n'avais même pas besoin d'outils, pas quand Brooke en personne vous apprends à manier des nanomachines sans microscope et juste vos doigts pour outils.

Très exactement cinquante sept secondes plus tard, la porte s'ouvrait. Je me redressais et fit une révérence ironique à mon “partenaire”. « Les femmes et les enfants d'abord. » Sérieusement ce gosse devrait se détendre un peu. Moi au moins je faisais mon maximum pour pas me laisser déprimer dans un coin alors que je serai en droit de le faire. Alors qu'il fasse un effort aussi.  
 

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MessageSujet: Re: Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION] Mar 1 Sep - 17:56

     

tobias ♦ renovatio

Ad vitam æternam



« Tout ne monde n’est pas qu’un putain de monstre assoiffé de sang tel que tu sais l’être, Jäger. »
. Bien parlé, trésor ! Bon, il sans dire que j’aurai bien largement préféré que tu n’emploies guère cette malencontreuse formulation des plus vulgaires mais…. Je ne peux m’en prendre à toi pour cette fois. Il s’agit de l’autre jeune homme blond qui t’a laissé moisir dans ce guêpier, ce…. - Ah, rien que de m’imaginer prononcer ce mot me révulse ! – bordel, là où les filles de petites vertus officient sans honte. Enfin, c’est sans doute mon côté éduqué qui parle pour moi mais j’ai un peu de mal à m’imaginer comment ces jeunes femmes peuvent se laisser enfermer dans ce genre d’endroits si glauque si ce n’est par volonté pure et simple.

Mais passons. Tu regardes cet indigent avec des yeux las, je peux le deviner par-delà le masque. Tu craques ta nuque ainsi que tes poignets. Tu as besoin de te défouler malgré tout, mais comment faire ? Il est vrai, tu n’as pas pu te résoudre à les tuer, à supprimer leurs vies et en faire des âmes bonnes à passer de l’autre côté. En soit, je suis très fière de toi, même si tu ne le sais pas, mon cœur. Tu lui tournes le dos, prenant le temps d’observer l’une de tes ailes que tu rabats sur le devant. En soit, les entailles à sa surface ne sont pas des plus profondes et commencent même déjà à cicatriser. Pourtant, tu t’interroges ; d’où leur vient un tel pouvoir ? Rah, encore une chose dont je suis parfaitement au courant mais dont je ne peux rien te dire. C’est si rageant, si tu savais ! Si je le pouvais, je n’aurais qu’à tendre ma main pour te faciliter la tâche, mais je ne le puis. Un fantôme n’a jamais pu changer le cours d’une vie, à mon plus grand damne.

Ton inspection toute personnelle terminée, tu te retournes vers ce Jäger – ce nom ne m’inspire pas confiance, décidément, peu importe l’angle avec lequel je le regarde. Il t’horripile de plus en plus à mesure que tu le côtoie, n’est-ce pas ? Votre mission n’est pourtant pas commencée depuis très longtemps mais, déjà, tu te dis que tu ne supporteras pas davantage sa présence ici. Tu commences aussi à avoir mal à la tête, Renovatio, que se passe-t-il ? C’est étrange… Je devine la colère qui fait bouillir ton sang, lave chaude et vivante au creux de tes veines ressortant sur ton derme si pâle. Je m’interroge… Ta nature de créature angélique ne devrait pas te permettre de te laisser aller à la colère, de la sorte. J’ignore si quelque chose d’extérieur créer ce malaise mais quoi qu’il en soit, je prie pour que tu sois le plus prudent possible, mon cher petit frère.

Il recommence à te prendre de haut, comme si tu n’étais qu’un enfant. Ça suffit, tu ne peux plus le tolérer. En soit, je comprends aisément que ce genre de tempérament, surtout venant d’un individu pareil, puisse te défriser au plus haut point. Bon, il est clair que je ne comprends pas
immédiatement ce que tu t’apprêtes à faire…. Avant que tu ne le fasses. Oh, bien. Soit. Je n’adhère guère mais je pense que mon avis est obsolète, pour l’heure. Un coup de poing dans les dents pour exprimer ta réponse muette à sa provocation précédente. Ce rustre t’as vraiment mis dans tout tes états.

Tu pénètres par cette porte, qui mène au cœur du grand hangar. Il n’y a que peu de lumière mais tu parviens à t’y retrouver, un peu. Un coup d’œil en arrière et tu lui lances « Alors ? On traîne, petit ? » avant de t’envoler pour aller te poser sur ce qui semble être des infrastructures métalliques, comme celles utilisées pour les rénovations d’immeubles. Perchés là-haut, c’est l’endroit idéal pour toi. Ta vision est nette et dégagée, tu peux voir loin et surtout, tu n’as besoin de personne dans cette tâche. Personne. Personne et surtout pas ce vaurien mécréant sorti d’on ne sait où ! Vraiment, le manque d’éducation est un fléau pour ce siècle, j’ai l’impression.



 

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MessageSujet: Re: Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION] Mar 29 Sep - 8:58

     

tobias ♦ renovatio

Ad vitam æternam
A
outch. C'est qu'il frappait fort quand même le gamin. De base, je n'aurai pas dis que ce petit serait du genre à en venir aux mains et à user de la violence physique. Il était surprenant, intriguant, je l'avouais. En soi, je n'avais pas vraiment mal -bon d'accord, un peu quand même et j'avais un goût de fer dans la bouche tel que lorsque je crachais à terre, un peu de sang se mêlait à ma salive. Et puis faut bien le dire, un coup dans la mâchoire, c'est jamais agréable. Mais j'avais eu bien pire. Et rien n'était comparable à la douleur émotionnelle qui me broyait le cœur, jour après jour. La sensation physique du mal était presque une délivrance à côté.

C'est à peine si je fis un pas en arrière, trébuchant légèrement sous le choc, cependant sans me départir de mon sourire. Celui-là même que je savais qui l'insupportait. Comme tout le monde après tout. André me disait souvent que j'avais, je cite “un sourire chiant qui n'annonce rien de bon”. C'était sans doute vrai -je faisais confiance à mon meilleur ami pour me dire la vérité, surtout quand elle n'était pas forcément agréable à entendre. Il n'y avait guère que Cesario pour me dire qu'il était beau, en toutes circonstances.

Cesario...  toujours toi qui revient dans mes pensées, peu importe que j'essaie de t'écarter, de te mettre de côté, tu demeures présent dans ma tête, ne voulant me laisser en paix. Il m'obsède, mon malade disparu, mon éphémère comme je l'appelais parfois en le regardant dormir, seuls instants ou il était paisible. Peu importe ce que je fasse, tu demeures présent, jour et nuit, dans mon ombre. Je pensais que venir ici m'aiderait, que le travail me permettrait de t'oublier, même quelques heures seulement, mais il n'en est rien. Au contraire, la présence de ce Renovatio rend la chose presque pire car je ne peux m'empêcher de vous comparer...

Je secoue la tête et pénètre dans l'entrepôt à la suit de mon “partenaire”, prudent. Allez, concentres-toi, me répétai-je en boucle, ces mots impératifs martelant mon esprit. Je demeurai sur mes gardes ; le fait de ne pouvoir user de mes disques me forçait à d'avantage de prudence, car j'étais plus vulnérable ainsi. J'avais également perdu la communication avec Wilfried, ce qui était quelque peu problématique -je n'aimais pas être coupé totalement de mon précieux majordome.

Je scannais la zone du regard. Etrange. Tout était trop calme. J'interpelais Renovatio alors que je fronçais les sourcils, sentant le piège venir. « Attends deux secondes. Il y a quelque chose, ce n'est pas normal. » Normalement, j'aurais dû m'arrêter là. Mais pour ne-sais-je quelle raison, je me sentis obligé d'ajouter, d'un ton un peu acerbe : « Et vas-tu descendre de ton perchoir au lieu de faire le pigeon apeuré ? Décidément, tu es inutile. Même pas foutu de prendre une vie... quand on est un couard on ne fait pas ce métier, morveux. »

C'était plutôt méchant de ma part. Surtout qu'il ne m'avait rien fait, là tout de suite du moins. Mais je ne pouvais m'empêcher de lui lancer un regard presque mauvais. Il m'énervait, beaucoup trop même. Je ne saurai même pas dire pourquoi. Mais j'avais envie de le frapper.

Je n'en eu l'occasion immédiate. Car l'instant suivant, les lumières s'éteignirent complètement et la porte du hangar se referma derrière nous, nous plongeant dans l'obscurité presque totale. Cependant, le manque de lumière ne m'empêchais pas de ressentir la présence d'invités indésirables, autour de nous. Et je me maudis pour être tombé dans un piège aussi grossier. Décidément, les chagrins d'amour n'étaient pas bon pour le travail.
C'était un guet-apens. 

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MessageSujet: Re: Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION] Ven 2 Oct - 23:29

     

tobias ♦ renovatio

Ad vitam æternam


Il y a plusieurs sentiments qui se bousculent en ton être, mon ange, je peux le ressentir clairement. L’un des rares avantages que je retire de ma nature de spectre est que je peux sans aucune difficulté deviner les nuances des individus sur lesquels je m’attarde. Je peux comme.. lire en eux, oui, voilà, c’est cela. Et présentement, c’est en toi que fais dévirer mon regard. Ce que j’y vois me plaît encore moins qu’à l’accoutumée. Oh, on trésor, mais que t’arrive-t-il, enfin ? Quel est ce rouge, ce noir que je peux sentir se répandre dans tes veines, ton cœur, ton esprit ? Ce n’est pas normal, pas du tout… L’envie d’aller en avertir notre seigneur me taraude, mais je crois que j’ai trop peur de te quitter des yeux pour pouvoir le faire. Pour avoir déjà été séparée de toi une fois, je crois que je ne saurais pas admettre de te voir disparaitre pour une mascarade nouvelle. La non assurance de pouvoir un jour reposer mon céleste regard sur ta personne m’étreint tout entière, me fait rester coite devant ce que je vois.

Quel horrible spectacle. Je ne te reconnais pas, encore moins qu’auparavant. Quitte à choisir, je préfère encore ton ‘toi’ de lorsque tu fréquentes Mischa… Oh mon trésor, que ce trame-t-il ? Serait-il possible que… que tu sois tombé de l’autre côté de la faille séparant le bien du mal ? Toi, arme angélique, créature divine réincarnée… serait-ce possible ? Non. Non, je refuse. Non, ceci n’est pas envisageable, pas plus que cela n’est pensable. Tu es de retour à la vie grâce à l’intervention de notre seigneur tout puissant. Pourrais-tu lui avoir tourné le dos ? Je m’évertue à penser que non. Tu es profondément gentil, au fond de toi, mon cher Cesario demeure toujours un peu. Renovatio, il n’y a bien que ton nom qui a changé, mais ton essence primaire, elle, reste la même. Je saurais la reconnaître entre mille.

Et puis, si moi, ta sœur ainée, se met à douter de toi, où va le monde ? Je dois me ressaisir, croire en toi comme je n’ai jamais cesser de le faire, suivre mon instinct sur la route de ton ascension vers je ne sais trop quel point cardinal décisif.
Et soudain, le décor change. Tu n’as même pas le temps de répondre aux affreuses paroles de ton ‘partenaire’ que, déjà, vous êtes plongés dans l’obscurité. D’abord déstabilisé, tu n’as pas à attendre davantage pour hurler de douleur, avant de sentir ton dos être comme placardé au mur derrière toi. Les lumières se rallument brusquement. Il y a six personnes. Cagoulées, bien équipées, apparemment vous étiez attendus… Oh non, c’était un piège ! Et toi, toi mon pauvre chéri, voilà tes ailes comme agrafées au bastingages de ce grand bâtiment. La colère te submerge, ces lanceurs de lames – ou qu’en sais-je encore- sont vraiment terrifiants !

Pourtant, toi, tu ne réagis pas davantage. Tes yeux se rouvrent, offrant deux pupilles rubis à l’assemblée. Oh, non ! Pas cette teinte, elle te va si mal, mon ange… Même si, quoi que je puisse dire, rien ne changera, je suis condamnée à être spectatrice inactive, inachevée. Mon rôle est de veiller et non d’intervenir. Je ne peux que prier pour qu’il intervienne en ca de réel besoin, en cas de réel ennui envers ta personne.
Des nausées m’auraient très certainnement secouées alors que j’entends tes membranes forcer et se retirer du mur, dans des craquements sinistres. Le sang coule à flot, tu as arraché les lames en les faisant te traverser. Charmant… « Soumettez-vous devant moi ! ». Ce langage…. Je crois qu’il y a définitivement quelque chose qui ne va pas dans cet endroit. « Et toi là, plutôt que de foncer dans un piège tête baissée, réfléchis, ça changera ! Expérimenté ?  Mais bien sûr ! A d’autres ! »

Renovatio ! Ne te met pas le peu d’alliés que tu possèdes à dos… Je ne l’apprécie guère mais tout de même, vous êtes dans une identique galère.



 

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MessageSujet: Re: Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION] Mar 6 Oct - 11:25

     

tobias ♦ renovatio

Ad vitam æternam
B
ordel... Bon ok, c'était un peu ma faute sur ce coup. J'aurais dû être plus méfiant, j'avais sous-estimé ces gars que je croyais incapables de plan pareil. Semblerait que si au final. Et j'aurais quelques mots à dire à notre employeur également, ces types pourtant n'étaient pas censé savoir qu'on arrivait. Je grimaçais sous mon masque alors que Renovatio se faisait épingler au mur comme un papillon par un collectionneur. Ça ne devait pas être très agréable. Son hurlement de douleur résonne dans ma tête. Curieux, sa voix me semble familière, étrangement... mais je n'ai pas le temps de m'attarder sur ce détail intriguant. Mon attention se focalise sur les personnes nous entourant. Elles se dressent autour de moi, cagoulées afin de masquer leur identité. Six au total, et je n'ai pas loisir d'employer mes disques à ma guise. Joie. La soirée s'annonce follement amusante. « Dites mes chéris, pas que j'aime pas vos tenues SM, mais les plans à plusieurs, c'est pas trop mon trip », plaisantais-je, ironique à souhait.

Je risque un coup d'oeil au gamin. Ce dernier semble, littéralement furieux en fait. Il se débats et fini par s'arracher à l'étreinte écoeurante des lames le clouant au mur. Hm, charmant tout cela. Il a plus de cran que je ne l'aurai dis au final. Cependant, ses paroles acerbes me sonnent comme étranges et lorsqu'il s'en prend directement à moi, je grimace. Oui bon. Autant j'admettais avoir fait une petite erreur de jugement, autant me le faire remarquer ne me plaisait guère. « Oh, la ferme toi ! C'est franchement pas le moment, aides-moi déjà à mettre ces types hors d'état de nuire et si ensuite tu as tant envie de ma personne, je me ferai un plaisir de te fermer ta gueule d'ange. » Aucune sympathie dans mes propos. Je crache presque et le regarde à travers mon masque, agacé.

Mon attention revient sur les types. Le premier d'entre eux se jette sur moi pour m'attaquer, je l'esquive de justesse, souple et agile comme un félin. Des heures et des heures de danse et d'étirement, chaque jour depuis des années, pour en arriver à ce résultat. Je saisis mon lacet étrangleur et le capture, faisant pression sur sa gorge. Le bougre se débat et les autres essaient de me viser avec leurs couteaux, mais je me sers de ma proie comme d'un bouclier humain. Une bave blanche et mousseuse commence à lui sortir d'entre les lèvres et je sens quelques spams ultimes secouer son corps avant qu' il retombe, mollement. Je souris derrière mon masque... et d'un.

Je le lâche précipitamment et me rue sur l'autre à ma gauche, qui est le plus proche de moi. J'empoigne de ma main libre un de mes disques, débloquant manuellement le système de verrouillage qui le maintenait sur mon avants-bras pour frapper l'autre en pleine tête avec. Les bords se fichent dans son crâne, il hurle. Qu'on ne s'y méprenne, c'était chiant, dangereux et pas pratique, mais mes disques ne perdaient pas de leur tranchant même si je ne pouvais plus les manier aussi facilement. Je posais mon pied sur son torse et poussait pour exercer une pression inverse et ôter mon arme de son crâne. Le sang gicla, m'aspergeant au passage de quelques gouttes d'hémoglobine.  Je me tournais vers les personnages restant, qui firent un pas en arrière, apeurés sans doute. Vous avez bien raison... tremblez, pauvres hères.
Je suis le démon, je suis le Chasseur et je viens pour vos têtes.

Finalement, quelques minutes plus tard, tout fut fini. J'achevais machinalement les adversaires de Renovatio, qu'il n'avait pas tué. Tous les types étaient à terre, des traces de sang maculaient l'endroit, rendant la scène macabre à souhait. J'avais quelques blessures, que je n'avais pu éviter. Des balles avaient frôlés mon épaule et mes bras à quelques reprises, et un couteau avait raclé de trop près ma cuisse. Mon costume était déchiré à quelques endroits de ce fait, mais rien que Wilfried ne pourrait arranger. Je me tournais vers mon partenaire. Si tant est que je puisse vraiment l'appeler comme ça. « Alors, maintenant qu'on est bien échauffé, on règle nos comptes, le déplumé ? » L'action venait juste de commencer.

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MessageSujet: Re: Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION] Mar 6 Oct - 20:27

     

tobias ♦ renovatio

Ad vitam æternam


Boum. Boum. Boum. Le sang pulse dans tes veines, vrille dans tes artères. Tes pupilles sont contractées comme si tu n’étais rien de plus qu’un animal, un démon des enfers lâché dans la ville avec pour seul arme une soif incommensurable de batailles et d’affrontement, de vermeil et d’abominations en tout genre. Cette fois j’en suis persuadée, il y a eu corruption, ici. Quelque chose ou quelqu’un dégage une énergie qui corrompt les esprits et malheureusement pour toi, mon tendre trésor, tu n’échappes pas à ce douloureux contact. Car tu vis encore. C’est bien la première fois que j’en suis presque à le regretter. Toi l’être le plus peur et sage que je connaisse – après notre Seigneur tout puissant, bien sûr – tu es réduit à n’être plus qu’un amalgame de sauvagerie et de mauvaises pensées. Je ne saurais le tolérer ! Tu dois faire quelque chose pour te sortir de cette situation !

De quelques habiles mouvements d’ailes, tu parviens d’une part à rejoindre tes assaillants et d’autres par à les envoyer vers le sol. Tu ne les tues pas, tu ne le peux. Cependant, ils sont désormais assommés dans les règles de l’art, ils ne sont plus une menace. Ainsi, te voilà qui redescend lentement sur le sol du hangar. Apparemment, vous étiez certes attendu, ce Jäger et toi, mais ils n’étaient pas suffisamment préparés, il faut croire. Ou alors il y avait une faille dans leur plan, ils vous avaient sous-estimés. Gave erreur qui aurait pu lui couter la-… Qui vient de leur couter la vie à tous puisque ton partenaire vient de terminer la besogne. Charmant. Il m’apparait de plus en plus antipathique - quand bien même je devrais être neutre et avenante au possible avec toutes les créatures de Dieu, je le sais… En un sens je failli à ma tâche mais je n’y puis rien.

Tu le regarde de tes pupilles cramoisies, un peu plus dilatées. Je devine que tu souris sous ton masque aux motifs si peu engageants. A tes pieds, il y a une sorte de petite pièce de bois. Intrigué, tu te penches pour la ramasser, reléguant presque aux oubliettes ton homologue encore présent. Elle t’intrigue, cette petite chose, si minuscule. On dirait presque… Une sorte de pièce de jeu d’échec. Je me demande ce que cela vient faire ici.

Je n’ai cependant guère loisir de m’attarder sur cette interrogation qui m’est propre que tu viens te tenir la tête.

Ton crâne te fait mal, encore plus que tes ailes qui ne cicatrisent pas encore – quand bien même cela ne t’empêche pas de voler. Tu laisses un cri t’échapper, mourir contre les parois de ce bâtiment dédié au stockage. Subitement, tu retournes une fois encore vers l’homme qui t’escortes dans ton labeur bien trop sanglant à mon goût. Sa dernière phrase revient à l’assaut de ton esprit, attaque les derrières défenses de ton self-control. Il veut se battre ? Soit, vous semblez être dans la même optique, tous les deux. Par le ciel, que cette infamie cesse sous peu ! Je ne puis supporter de te voir ainsi opérer, mon cher petit frère.

Vif comme l’éclair, d’un seul geste tu articules tes ailes pour l’envoyer valser plus loin. Mais tu as besoin d’espace, tu sais parfaitement que tu ne peux risquer de te confronter à quelqu’un dans un espace clos, confiné comme celui-ci. Même sans parler d’un point de vue stratégique, tu ne t’y sens guère à l’aise. Trop habitué aux grands espaces, à la liberté permanente que t’octroie tees ailes divinement acquises, tu ne pourrais plus supporter l’enfermement, comme ce fut le cas autrefois. C’est un âge révolu et je crois pouvoir dire que c’est mieux ainsi.

Tu prends ton envol et parvient à briser une partie de baie vitrée qui constituait une petite partie du plafond. Te voici à l’air libre, tu te sens revigoré, c’est plaisant au possible. « Je t’attends, Jäger ! » craches-tu, d’un air dédaigneux.

Et puis, sans que tu ne parviennes à te l’expliquer, tu ressens un vent frais dans ton dos. Mais il n’est pas menaçant ni même horripilant. C’est quelque chose que tu ne comprends pas. Il y a quelqu’un, là-bas, mais qui… ? Prends garde mon ange ! Tu te déconcentres….


 

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MessageSujet: Re: Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION] Mar 20 Oct - 15:54

/!\ INTERVENTION DE RIN /!\

     

tobias ♦ renovatio

Ad vitam æternam
T
echniquement, Rin n'était pas censée être en service ce soir. Ses heures de stage auprès des Jokers n'impliquaient pas des interventions à une heure du matin. La jeune fille revenait d'une livraison, simplement. On l'avait appelé à la dernière minute, mais les courses de nuit payait le double que de jour, donc elle avait accepté sans prendre le temps d'y réfléchir plus de deux secondes. Tout était bon de toutes manières pour lui occuper l'esprit, la garder occupée. Même si elle allait mieux, doucement mais sûrement, la nippone remontait la pente. Notamment grâce à certaines personnes de son entourage sans qui elle se serait probablement brisée. Néanmoins, le vide de son cœur n'était complètement comblé. Un certain être notamment, continuait de lui manquer, jour après jour.

Cesario. L'être qui lui avait fait oublier son amourette d'adolescente, mélange d'admiration et de confusion dû à sa première véritable amitié nouée à Laurel, pour André. Celui qui était aussi brisé et périssable qu'elle, avec qui l'apprentie héroïne avait entraperçu un possible avenir à deux, qui aurait été court certes, mais tant désiré. Rin se souvenait encore, de ce soir nuageux ou elle avait posé ses lèvres sur les siennes. Caresse douce et éphémère qui désormais avait un goût fade d'inachevé. Jamais elle ne le reverrait. Au moins se consolait-elle en se disant que son amour perdu ne souffrait  plus de ses maux physiques qui le hantait jour après jour désormais. Maigre réconfort s'il en est.

Quoiqu'il en soit, Rin avait pour l'heure laissé la place à Tokei et se félicitait de porter toujours sa combinaison noire sous ses vêtements de civil quand elle sortait ainsi tardivement, de même que son katana bien camouflé dans sa house de batte de base-ball. Elle avait entendu, en revenant des quartiers défavorisés, les bruits lointains de coups de feux et de cris. Il y avait du grabuge. Son sens du devoir et son désir de combattre la poussaient à aller voir par elle-même, bien que l'étudiante s'en mangerait sans doute les doigts plus tard. Tant pis.

Elle ne regretta pas d'être venue quand, perchée sur un toit, elle découvrit Jaëger. Le responsable de sa mort. Le parasite, le félon qu'elle s'était promit d'écraser de ses mains, rêvant de le pourfendre de sa lame. Fruit pourri qui n'était d'aucune utilité à personne. Il se battait, contre un autre homme masqué inconnu à son répertoire de criminels. Peu importe, s'il se mettait sur son chemin, elle s'occuperait de lui, mais sa priorité était l'autre. Seule, elle doutait pouvoir tuer Jaëger, mais s'il était déjà amoché et concentré sur son actuel confrontation... elle pouvait le vaincre, peut-être. Et ainsi venger la mort de Cesario, ce qui était le moins qu'elle pouvait faire pour sa mémoire.
Tokei se redressa, sa cape fouettant l'air derrière elle, et sorti son katana, les lumières de la ville se reflétant sur l'acier trempé.

« Amènes-toi Jaëger ! Et toi, » ajouta-t-elle en tournant son regard lacrymal vers l'inconnu. « je te conseille de dégager, à moins que tu ne sois son ami et que je doive te trancher également. »

La nuit allait être longue.

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MessageSujet: Re: Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION] Mar 20 Oct - 16:12

     

tobias ♦ renovatio

Ad vitam æternam
J
’atterris comme je le peux sur mes pieds après que l'enfoiré m'ait envoyé valser à l'aide de ses ailes, me protégeant le visage  pour m'éviter d'être trop étourdi par le choc. Le temps que je me redresse en revanche, il avait déjà filé, sortant du hangar. Je peste entre mes dents. Petit connard va... c'était facile en plus pour lui, il avait ses capacités surnaturelles dont je ne savais probablement pas tout, alors que mes disques étaient HS pour le moment. Tant pis. J'avais envie de le remettre un peu à sa place et que je sois handicapé dans ce combat ne m'empêcherai pas de lui mettre une raclée. D'autant que me défouler me ferait le plus grand bien, le menu fretin précédent m'avait mit en appétit, si j'ose dire.

J'enjambe un cadavre et sort rapidement à l'extérieur. Il est là, m'attendant, me provoquant même. Je souris derrière mon masque, malveillant. « Tu ne sais à qui tu t'attaques, gamin. » Mon murmure ne l'attendra probablement pas mais qu'importe. Je le rejoins sur le toit, serrant ma corde étrangleuse entre mes doigts. Je n'allais pas le tuer. Mischa m'en voudrait et puis, quelque chose de toutes manières, chez lui, m'empêchait de l'envisager mort. Il n'avait pas de sang sur les mains après tout et je crois qu'il était simplement dans un endroit qui n'était pas sa place. Mais il m'avait énervé et j'avais envie de lui montrer qu'il ne fallait pas jouer avec mes nerfs trop longtemps.

J'attaquais en premier, un disque à la main, m'en servant à la fois comme bouclier pour me protéger et comme arme pour frapper, bien que je n'usais pas des bords tranchants. Pas pour l'instant du moins. Il se débrouille bien, je dois l'admettre et je récolte au fur et à mesure quelques blessures, superficielles heureusement. « Laisses tomber petit, t'es pas de taille. » Soudain, cependant, un cri m'interromps. Oh non putain, tout mais pas ça... Je fais un bond sur le côté, m'éloignant de Renovatio pour esquiver la lame qui s'apprêtait à me trancher le bras. Et si. Tokei. Décidément, c'est la réunion des gens qui ont décidé de me faire chier ce soir. « Dégages gamine, j'ai pas le temps de jouer avec toi, va te découvrir une vie et une sexualité par la même occasion, tas d'os. » lui crachais-je, bien que je me doutais qu'elle ne me laisserait pas si facilement.

Je ne pouvais même pas la tuer, André m'en voudrait sinon. Pff. Plan B du coup ; alors qu'elle m'attaquait de nouveau, me forçant toujours plus à reculer vers les bords du toit – pas conne la gosse, elle avait dû comprendre que je ne pouvais pas me servir de mes disques et “voler” comme d'ordinaire – je parvins de justesse à saisir sa lame entre mon lacet étrangleur. La pointe de la lame vint tout de même m'arracher le bas de mon masque, dévoilant mon visage à demi. Bordel. Tirant sur ma prise, je l'attirais vers moi... pour mieux la repousser d'un pied dans l'estomac, l'envoyant atterrir droit sur l'angelot d'ailleurs. Ils s'écrasèrent au sol dans un enchevêtrement de corps. Bon, déjà ça de fait.

Je me redresse, grimaçant à cause de la douleur des blessures et la fatigue physique qui commençait à devenir de plus en plus importante. « Bah alors les amoureux, on dort ? » ironisais-je en les regardant. Comment, bon sang, j'allais me sortir de ce bordel ? J'aurais accepté n'importe quel miracle, même un David nu chevauchant un canard géant pour le coup.

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MessageSujet: Re: Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION] Ven 23 Oct - 19:38

     

tobias ♦ renovatio

Ad vitam æternam


Il y a le sang qui tourne, roule dans tes veines. Il y a les éléments tout autour de toi qui s’épuise, se ravive dans un concerto infini, interminable. Tu ne sais plus réellement quoi faire, tiraillé entre deux tentations. Il y a l’envie palpitante, jusque dans tes tempes, d’aller affronter ce Jäger, d’aller lui ‘voler dans les plumes’ si je puis me permettre l’usage d’une expression populaire. Quelle ironie, toi qui n’en possède pas, de plumes. Mais peu m’importe, tu restes mon ange malgré tout. J’ai confiance en toi. De l’autre côté, cette présence nouvelle t’incite à un brin de curiosité, afin d’aller étancher cette soif si étrange mais que tu souhaites combler à tout prix.

Malheureusement, le temps joue contre toi, mon cœur. Voici que le criminel avec qui tu faisais équipe jusque-là lance son assaut. Même sans ses armes étranges, il est très doué, il faut au moins lui reconnaître cette qualité. Mais toi non plus, tu n’es pas dépourvu de ressources ; plus maintenant. Tes coups ne sont certes pas aussi puissants que les siens, mais ils demeurent bien placés. Tu allais d’ailleurs rajouter une escarmouche ailée lorsque tu es interrompu dans ton mouvement par une ombre longiligne, difficilement palpable et pourtant bien présente. Elle te parle, t’aboies dessus. Un ordre. Ses mots sonnent comme un ordre. Tes dents grincent, mon trésor. Je suis persuadée qu’il s’agit du charme maléfique qui vous englobe tous. Tu n’es pas de ce genre-là d’ordinaire, je te connais bien.

Mais, encore une fois, te voici incapable du moindre mouvement, incapable de répliquer. Jäger vous gère en cœur, lançant la jeune demoiselle sur ta personne, vous envoyant faire des roulés boulés un peu plus loin sur l’asphalte souillé de ces bas quartiers. Tu récolte quelques griffures, çà et là. Surtout sur tes ailes. Tes magnifiques ailes de chaire divine. Pourtant, ta douleur principale n’irradie pas ici précisément mais ailleurs. Ton crâne te fais souffrir, tu as envie de vomir. C’est atroce. Invivable, je le sais. « Aaaa…R…gh… »

Mon pauvre chéri, je voudrais tant faire plus que d’être là à te regarder subir ces maux injustes ! Malgré tout, ils sont une partie de toi, de tes rites initiatiques. Pour retrouver la mémoire, il te faut admettre de la douleur, encore et toujours. C’est ainsi. Tes pouvoirs te furent donnés seulement à cette condition. Courage, mon petit frère. Je sais que tu peux passer outre, que tu peux te relever sans mal aucun. Ta respiration pourrait battre des records de vitesse alors que tu sers les poings sur cette surface de bitume.

Et puis, évanescente, la souffrance s’éclipse aussi vite qu’elle est venue. Tu vois, je l’imagine, des images qui défilent dans ta tête, à l’intérieur des aspérités de ton crâne. Tu retrouves peu à peu la mémoire concernant une personne bien précise. Rin. Tu la revois, à la fois piquante et aimante avec le jeune homme malade que tu étais autrefois. Combien de temps cela fait-ce, déjà ? Trois mois ? Un peu plus ? Un peu moins ? Je ne saurais l’estimer correctement moi non plus. Il te semble pourtant que cela fait une éternité que tu ne l’as plus vu. Et, autant être honnête, tu es passé à un petit cheveu que ce soit réellement le cas.

« Rin… Rin ! » halètes-tu à moitié avant de te redresser pour mieux la serrer contre toi comme si c’était la meilleure chose au monde. C’est peut-être le cas en cet instant. Rin est parvenue à te calmer de par sa simple présence à tes côtés.

Tes pupilles sont ornées des couleurs qui leurs vont le mieux. « Rin ! C’est moi C’est Cesario ! » Tu enlèves tes épaisses lunettes sombres dévoilant ces yeux qui n’auraient pu appartenir à personne d’autre. « Enfin… Maintenant je suis Renovatio… C’est compliqué, mais je t’expliquerai, tout, promis ! »

On ne peut le voir avec ton masque sur le visage mais tu souris de bonheur. Tu es ravi de la revoir. Mais la voix de ton adversaire illustre un nouveau duel à venir. Aussitôt, une penser te vient : la protéger. Tu dois protéger Rin, oui ! Fais-le !

Tu te redresses, en position de défense, prêt à attaquer avec tes doigts rehaussés de tes armatures métalliques. Un dernier regard vers Rin « Gardes mes lunettes s’il te plaît, je reviens bientôt ! » puis, tu fais face à Jäger qui ne t’impressionne plus tant que cela finalement. Ta motivation vient d’enjamber un nouveau palier. « Je ne te laisserais pas lui faire du mal ! ». Tu t’élances, sur lui. Ta force d’ange suffira-t-elle ? Je le souhaite.


 

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MessageSujet: Re: Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION] Dim 8 Nov - 13:25

/!\ INTERVENTION DE RIN /!\

     

tobias ♦ renovatio

Ad vitam æternam
L
es choses prenaient une tournure qu'elle n'aurait prévu. Qu'elle n'aurait pu même imaginer. Rin s'était lancé tête baissé, comme souvent, sur l'adversaire. Jaëger avait, il faut l'avouer, une place particulière dans son cœur asséché. Il avait tué Cesario. Jamais elle ne pourrait pardonner à ce criminel, quand bien même André avait déjà tenté d'arguer en sa faveur, cherchant à lui rappeler combien il avait pu être proche de ce dernier justement. Mais la jeune fille n'entendait pas. Elle ne voyait que le mal qu'il incarnait. Jaëger était un fruit pourri qui avait la capacité d’empoissonner et contaminer toute la ville. Elle ne le laisserait certainement pas faire. C'est pourquoi elle n'avait pas hésité en le voyant, l'attaquant sans perdre un instant.

Cependant, la gangrène qu'il incarnait était tenace et savait se défendre. Rin devait au moins admettre qu'il était un adversaire de taille, plus fort et expérimenté qu'elle. Et voilà comment il parvient à l'envoyer valser comme si elle n'était qu'un brin de paille, sur l'autre gars. Ils tombèrent au sol dans un entremêlement de jambes alors que du coup de l'oeil, grimaçante, la Kaede pouvait voir le criminel reculer de plusieurs mètres, prenant ses distances pour souffler. Elle tenta de se redresser, poussant l'homme. Soudain, ce dernier poussa un cri, se tenant la tête entre ses deux mains. Allons bon. Qu'est-ce qu'il lui faisait celui-là ? Qu'importe, elle n'avait pas le loisir de s'attarder sur les migraines d'autrui. Jaëger ne lui en laisserait pas le luxe, oh non.

Rin s'apprêtait à se relever, à lui dire de reculer. Mais elle n'en eut pas le temps, se retrouvant happé dans une étreinte « Qu'est-ce que... ? » Elle ne comprenait pas, alors qu'il prononçait son prénom comme s'il eut s'agit du Saint Graal. Il la connaissait donc ? L'Alpha s'apprêtait à le repouser, mais une fois de plus il agit avant qu'elle n'ait l'occasion de s'énerver et le repousser. Et là, elle se retrouver confronter au fantôme de ce regard qu'elle pensait ne plus jamais revoir. Ces deux pupilles, magnifiques, qu'elle avait aimé, qui l'avait regardé avec tendresse et compréhension. Ces yeux qu'elle aurait voulu croiser tous les jours en s'éveillant le matin. Là ; face à elle.

« Ces... ario... » murmura-t-elle, perdue, déboussolée. Toute colère s'est envolée, toute rage l'a quitté. Ne reste que l'espoir fou qu'elle ne soit pas en train d’halluciner.  

Doucement, elle leva une main tremblante, effleurant de ses doits son visage. Il était réel. Elle pouvait le sentir sous sa main et c'était bien trop pour la fragile jeune femme à l'armure de glace. Mais le temps continuait de s'écouler, il n'était pas figé Rin. Alors il se releva, faisant face à Jaëger qui est toujours là. Elle voulu le retenir, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Les lunettes dans les mains, son sabre échoué à quelques pas d'elle, la Kaede ramena ses bras contre elle, serrant les lunettes contre sa poitrine. Elle avait l'impression d'être redevenue l'enfant qu'elle avait été. Seule et sans protection. Mais il était vivant. Il était là, il avait prononcé son nom et son étreinte provoquait toujours la même chaleur dans son cœur.

Si c'est un rêve, elle ne voulait pas se réveiller.

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MessageSujet: Re: Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION] Dim 8 Nov - 13:43

     

tobias ♦ renovatio

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J
e fatiguais. Il fallait que je mette fin à ce combat rapidement. Je ne pouvais pas gérer éternellement deux adversaires de ce niveau en même temps, surtout s'il prenait l'envie au gamin de faire équipe avec Tokei. Séparément, je n'aurais eu aucun problème, mais là et sans mes disques qui plus est, ça devenait d'un level un peu trop compliqué pour moi, je devais l'admettre. Alors qu'ils étaient à terre, je cherchais un moyen de me sauver intérieurement. Quoi ? J'étais un criminel, je n'avais d'honneur. Fuir un combat dont on n'était pas certain d'en sortir vivant et surtout libre, c'était la base de la survie. L'honneur, l'amour propre... j'en avais rien à faire de ces choses. Je n'avais aucun scrupule à frapper quelqu'un dans le dos personnellement et j'aurais eu mes disques en état de fonctionnement, il y a déjà un moment que j'aurais assommer l'anorexique de service -c'était la plus chiante vu son pouvoir étrange- et que j'aurais filer par les toits. Mais là c'était un peu plus compliqué et s'il prenait l'envie à l'autre de me filer au train, avec ses ailes il me choperait en deux secondes. Donc non, réfléchis Tobias. Et sors toi de ce merdier.

Je vois la scène de loin alors que j'essaie de réactiver mes disques, sans succès. Le fonctionnement magnétisant est endommagé, il faudra que je répare ça dans mon atelier avec les outils adéquats. Je les vois se prendre dans les bras et j'ose un sourcil. Je n'entends pas ce qu'ils se disent, mais je suis surpris. Le gosse la connait ? Une raison de plus de ne pas l'aimer alors. Mais sérieusement, si vous voulez vous draguer, faites ça un autre jour ou alors laissez-moi rentrez chez moi. Je passe une main sur mon menton, essuyant une trace de sang. En m'arrachant mon masque, la gamine m'a fait une entaille. Fais chier. Finalement, Renovatio se redresse, me faisant face. Je ricane, moqueur devant cette attitude. « Oh c'est mignon, il veut protéger sa petite copine. Tu espères la mettre dans ton lit en jouant le preux chevalier ? »

Il se jette sur moi, j'esquive en ricanant toujours. Mais intérieurement, je ne fanfaronne pas tant que cela. Des points noirs commencent à danser devant mes yeux. Putain, c'est pas le moment de faire une crise d'hypoglycémie s'il te plait. Mais je sais que je ne mange plus autant que je le devrais ces derniers temps, alors à m'agiter comme je le fais depuis des heures désormais... c'était inévitable. Hors de question cependant de laisser à ce pigeon la moindre occasion de voir mes faiblesses. Soudain cependant, mon rire se tarit quand je croise finalement son regard. Il ne porte plus ses lunettes. Non... ces yeux. Les siens. C'est impossible. C'est forcément une ruse, une illusion. Ça ne peut pas être Cesario. Il est mort. Pourtant je me laisse happer par ces pupilles et par les souvenirs qui y sont liés.

Hypnotisé, je ne réagis pas suffisamment vite et ne peut éviter le poing qui entre en contact avec ma mâchoire.  

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MessageSujet: Re: Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION] Sam 14 Nov - 13:29

     

tobias ♦ renovatio

Ad vitam æternam


Tu avais la rage dans le sang, mon cœur. Je pouvais le sentir pleinement, bien qu’étant un spectre. Tu voulais vraiment défendre cette jeune fille. C’était admirable de ta part, vraiment. J’ai repris espoir à ce moment-là, je crois. Je savais qu’il ne s’agissait plus là de l’influence de cette maudite babiole maudite mais bel et bien de ta propre volonté à défendre et protéger. Rin, tu ne voulais pas qu’il lui arrive davantage de malheur. Dans tes yeux, il y a des flammes qui dansent, des flammes faites non pas pour brûler mais pour barrer les exactions de tes adversaires.

Elle est comme ta petite sœur, Tu veux la garder des mains de la mort. J’imagine bien tes pensées à cet instant, mon petit cœur. Tu ne veux pas refaire la même ‘erreur’ qu’avec moi, sans doute. Mais mon trésor, tu n’as rien à te reprocher quant à mon trépas. Je t’ai aimé jusqu’à mon dernier souffle, ma lumière céleste. Personne, pas même moi, n’aurait pu prévoir que je quitterais ainsi l’existence, la vie. Ne te contrarie pas pour cela. Un jour, toi et moi, nous trouverons le moyen d’être réunis, j’en suis intimement persuadée. Ne te perds donc pas en parallèles douteux et combats pour ce qui te semble juste actuellement. Je crois en toi.

Et puis, une étrange chose se produit. Tes phalanges contractées rencontrent la mâchoire découverte de ton adversaire, Jäger. Jusque-là, rien ne m’étonne outre mesure, si ce n’est que je ne puis guère partisante de la violence à l’état le plus pur. Mais voilà, c’est avec effroi que je te vois une fois encore choir sur le sol, te tordant de douleur. Que t’a-t-il fait, ce chien ?! Parle Renovatio ! PARLE JE T’EN PRIE !

J’assiste, impuissante, comme à chaque fois. Tu te tiens la tête. Je réalise…. Non. Serait-il possible que… ? Non. Non, impossible que tu puisses connaître une personne pareille, enfin ! Pourtant, tu convulses sur le sol sous le joug d’une douleur que je perçois suffisamment bien pour m’en figurer la magnitude. Je j’avais pu, je t’aurais pris dans mes bras mais je ne peux qu’entendre tes cris d’agonie scier la nuit, résonner sur les bâtiments. Les secondes paraissent minutes, les minutes paraissent interminables heures. Pourtant, mon cher trésor, crois le ou non mais ton calvaire ne prit pas ‘tant de temps’ que cela.

Tu es finalement libéré de ce poids intense sur tes épaules. Ta respiration est irrégulière et ton souffle saccadé mais qu’importe. Tu ouvres les yeux et je discernes déjà dans ces deux perles le début d’un infini et calme océan. Je suis si émue, mon petit ange. Te voilà redevenu celui que tu étais.

Enfin. J’en pleurerai presque. Ton front, d’où perlent quelques gouttes de sueurs, brille quelque peu sous la lune qui se dissimule aussitôt derrière les nuages obscurs. Tu es là.
Je te vois te redresser en titubant quelque peu. Tes yeux cherchent quelque chose, je crois. Mais pour une obscure raison, tu restes là, prostré. Et puis, tu réalises. Rin est encore là. Tu là rejoins, presque au ralenti. C’est étrange de se sentir finalement complet, n’est-ce pas mon chéri ? Oui, je ne puis que me le figurer. Je souris. Tes souffrances s’achèvent.

Tu poses tes mains sur les épaules de Rin et parle d’une voix plus claire que jamais. « Je… Je dois vraiment partir, Rin… Mais je te promets que je reviendrais te voir, promis ! »

Et tu t’envoles dans les airs, direction le bordel où tu résides avec Mischa. Tu sembles soucieux, presque interrogatif. Il y a de quoi, ceci était dit. Maintenant que tu sais tout…. Oh, oups, mon cœur, tu as oublié tes lunettes ! Bon, j’imagine que ce n’est pas trop grave, tu viendras les chercher une prochaine fois…


 

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MessageSujet: Re: Ad vitam æternam || Reno ♥ [MISSION] Sam 28 Nov - 14:53

     

tobias ♦ renovatio

Ad vitam æternam
J
'ai mal. La douleur irradie dans mon visage, dévastant ma mâchoire. Pourtant, je m'en moque. Je n'y prête pas attention. Ça n'a pas d'importance, car devant moi, plus aucun doute possible. La personne qui se dresse sous mes yeux, qui se tient la tête entre les mains et pour qui j'ai tant d'animosité depuis le début de notre collaboration... Ce serait Cesario ? Mon Cesario, celui pour qui mon cœur bat encore, pour qui je me meurs lentement et ne vit qu'à demi ? C'est impossible.

Et pourtant ce sont bien ses yeux, c'est bien sa voix. Je le reconnais maintenant. Comment ai-je pu m'aveugler ainsi, ne pas faire attention aux détails, je ne le sais. Peut-être parce que j'avais choisi d'ignorer ce sentiment de malaise qui me prenait le cœur à ses côtés, me disant que c'était mon imagination. J'avais déjà un mental bancal, je me disais que ce n'était qu'une nouvelle hallucination de ma part. Pourtant non. « Tu ne peux pas... » je balbutie, trébuche en arrière. Ma belle assurance a fondue comme neige au soleil. Je jette un bref coup d'oeil à l'autre japonaise. Je comprends mieux pourquoi il a protégé cette insupportable gamine. Ça lui ressemble bien oui. Il l'aimait beaucoup après tout.

Je fais un pas, puis un autre, en arrière. Je ne peux pas. Je ne sais plus ou j'en suis. Finalement, je fuis. Lâchement, comme je sais bien le faire. Je ne suis pas loyal après tout. Et mon cœur affolé bat la chamade. Je cours, je cours. Je m'éloigne le plus possible, reprenant la route de chez moi par automatisme. Les images de Cesario me hantent. Je revois notre rencontre, alors que je m'étais caché dans ton appartement, blessé. Tu étais apparu, tel un ange de pureté que je n'osais toucher, moi la pomme pourrie, le fruit souillé du pêché. Tu étais parfait, mon opposé total, si bien que je t'ai aimé. Le coup de foudre, comme aurait dis ma sœur adorée.

Je rentre chez moi. Je te revois endormi et moi veillant sur ton sommeil, nos discussions à minuit passé alors que je profitais des absences de ta cousine pour m'introduire chez toi et venir te visiter. Cesario...

Je passe devant Wilfried sans même le voir je crois, j'entends sa voix qui m'interpelle en fond sonore. Je me déshabille dans le couloir, laissant mes disques, pourtant mes biens si précieux, à même le sol pour le moment. Je suis nu, me contemplant sans me voir dans la glace alors que je vais prendre une douche. L'eau est chaude, je la fais couler plus brûlante encore. Mes plaies fraiches me font mal, mais la douleur physique est presque salvatrice. Elle me permet de comprendre. Tout ceci n'est pas un rêve. Je t'ai bien vu. Lorsque je sors finalement, après ce qui est peut-être des heures, je croise le regard inquiet de mon brave majordome. Fidèle allié, il a comprit que quelque chose de grave s'était produit. Il m'enroule lui-même dans une serviette, me traitant comme l'enfant que j'étais autrefois.

Un sourire, doucement, étire mes lèvres. « Il est revenu, Wilfried. »

Et mon cœur, enfin, se remet à battre après ce qui aurait bien pu être un millénaire.

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