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Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée

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MessageSujet: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Mar 21 Juil - 19:40



Et pourtant le bateau coule




« Alors, alors ? Comment va votre fille ? »

« Très bien madame. »

« Je suppose qu’elle est à l’école, j’aimerai bien voir à quel point elle vous ressemble ! »

« Non elle est en train de dormir. »

« Vraiment ? En plein milieu d’après midi ? »

« Oui, elle a une maladie rare donc elle reste au lit la plupart du temps. »

« Ah… pauvre petite, et comment va la maman ? Elle a de la chance de vous avoir pour elle toute seule. »

« Elle est morte il y a peu de temps, un accident, c’est pour ça que Liliana est venue chez moi. »

La pauvre femme, une habituée de la boutique, se sentait affreusement mal devant son fleuriste préféré. Jonas quand à lui répondait comme un moment, comme si la petite flamme qui l’animait s’était éteinte. C’était d’ailleurs pour cela qu’elle était venue, elle avait bien vu que l’homme aux cheveux blanc habituellement gai comme un pinson était… comment dire ? Terne ? Oui c’était le mot. Elle posa la monnaie sur le comptoir, ramassa ses fleurs, adressa un dernier sourire à Jonas puis prit le chemine de la porte.

« Vous semblez avoir une vie plutôt dure, mais tenez bon ! Je passerai prendre des nouvelles aussi régulièrement que possible. »

La porte se referma et la clochette tinta. Jonas alla s’asseoir sur sa chaise. « Une vie dure », elle n’avait pas idée à quel point elle était dans le vrai même si elle se trompait certainement en pensant que cette soudaine phase de dépression venait de sa situation familiale. Toute cette histoire avec Lilith était certainement le seul point positif de son existence en ce moment, ce jeu du père et de la fille lui réchauffait le cœur et il se sentait moins seul. Parce que oui, il se sentait seul. D’abord il y avait eut le départ d’Amaury, bon il était encore en contact mais ça n’avait rien a voir avec leur sortie entre pitre. Puis il y avait eut les bonnes nouvelles, la rencontre avec ses deux imbéciles d’élèves et son passage au statut de Légende. Il avait rencontré des gens très sympa et il était heureux partout, dans ses deux jobs et sa vie normale.

Puis sont arrivées les mauvaises nouvelles, d’abord il y a eut la mort de Mugen en mission, son nouveau meilleur ami et camarade Joker, ensuite les terribles évènements avec Naya et Kiyo qui ont complètement disparu pour finalement apparaitre dans le registre des criminels de Laurel et enfin il se retrouvait seul en tant que Légende. Il n’avait même pas encore bien fait connaissance avec Faith. Il se sentait seul, inutile et complètement impuissant. Dans la vie de tous les jours il semblait mort à l’intérieur, presque lunatique mais seulement dans les émotions négatives. Et en tant que héros, on va dire qu’il redoublait encore plus d’effort pendant ses moments de « distraction ».

Il se tenait là, immobile sur sa chaise au milieu de toutes ces fleurs colorées éclose. Totalement blanc. Il ressemblait à une tache sur un tableau. Il attendait qu’un nouveau client arrive, il ne faisait rien d’autre mais à l’intérieur il criait à l’aide pour que quelqu’un viennent le sortir de cet état. Son portable, posé non loin de là se mit à vibrer. Un SMS. Du centre Joker, oui même en tant que Légende il dépendait toujours de l’autorité du centre. Pourquoi ? Il s’en fichait. Le message disait simplement qu’il avait rendez vous à tel endroit, telle heure, ce jour même, en civil. Il se leva et monta à l’étage pour commencer à se préparer, de toute manière si quelqu’un entrait il l’entendrait.

Une fois prêt il passa par la chambre de Lilith qu’il avait fini par aménager, totalement hermétique au soleil. Elle était là, inerte. Elle ne dormait pas mais pour Jonas elle dormait, elle était un simple petite fille. Mirabilis était une toute autre personne. Il déposa un baiser sur son front puis partit au lieu de rendez vous.

C’était dans le centre ville, sur la porte il y avait une belle plaque doré qui indiquait « Alphée Keegan – Psychologue ». Psychologue ? Jonas inclina un peu la tête comme si ile ne comprenait pas ce que ce mot signifiait. Il se demandait simplement pourquoi le centre l’envoyait chez une psychologue. Peut être que c’était une criminelle qu’il fallait appréhender ? Mais il n’avait aucune information donc il n’allait pas faire ça.

Il sonna, entra, arriva dans la salle d’attente puis attendit, repensant à tout ce qu’il s’était passé.


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Dernière édition par Jonas Cros le Mar 25 Oct - 17:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Ven 24 Juil - 17:47


... mais des gens survivent

Personne ne sait vraiment à quel point une autre personne peut souffrir. Tu peux te tenir à côté de quelqu'un qui est complètement démoralisé et tu ne le sauras jamais.
Jonas & Alphée

La nuit a été longue, très longue. Pourquoi ? Parce que tu mènes une double vie, tu joues un double jeu et que dans chacune de tes deux vies, tu as beaucoup de travails. Depuis que tu es diplômée, tu n’arrêtes pas. Tu prends beaucoup de consultations, un peu trop, au goût de certains. Tu te rends compte que les humains sont faibles, que chacun d’eux peut basculer à tout moment. Heureusement que tu es là, toi, Alphée. Tu peux leur apporter la paix sur leur âme. Bien sûr, cela n’est pas gratuit. Mais tu ne les arnaques pas pour autant. Tu restes dans les prix, tout en les baissants un peu par rapport à tes concurrents. Tu ne fais pas ça par pur plaisir, par altruisme, mais surtout parce que, de cette façon, tu auras moins de travail, ou du moins, Dylan aura moins de travail.

Cette journée-là fut assez éprouvante pour toi, psychologiquement. Tu aimes ton travail, ça oui, tu l’aimes beaucoup, mais tu possèdes aussi un cœur et de temps en temps, tu as du mal à supporter ce qu’on te raconte, comme aujourd’hui. Cependant, elle n’est pas finit et il te reste un dernier patient, le patient que tu attendais le plus. D’après ce que tu sais de ce patient, il s’appelle Jonas Cros et le plus surprenant, c’est qu’il est joker. Il vient même de passer dans les hauts gradés, dans les légendes. Quand tu as entendu ça, tu t’es retenu de pousser un petit cri de joie. Maintenant, tu n’as même plus besoin d’aller les chercher, ils viennent d’eux-mêmes la journée. Et il faut avouer, il est le seul point positif de ta journée.

L’avant dernier patient fini, tu te rends compte qu’il reste une petite demi-heure avant ton prochain rendez-vous. Tu ne sais pas pourquoi, mais tu te mets à essayer de l’imaginer. Est-il grand ou petit ? Est-il aussi stupide que Captain America ou encore Batman ? Tu te poses tellement de question que tu ne regardes pas le temps et tu sursautes légèrement quand tu regardes l’heure : dans une dizaine de minutes maintenant. Tu profites de ce moment pour aller te faire un thé. Tu l’as bien mérité après tout. Tu te verses de l’eau chaude dans ta tasse. Tu trempes ton filtre à thé dans ta tasse et tu laisses agir. Tu en profites pour jeter un coup d’œil à ta montre. Moins cinq. C’est bon. Tu es prête à recevoir ce patient mystérieux.

Et ô grande surprise quand tu te retrouves dans la salle d’attente. Tu y vois une personne. Mais… tu ne sais pas si c’est une fille ou un garçon. Serait-ce lui le joker en question ? Tu t’approches doucement de lui, proposant ta main gauche pour le saluer, la droite étant prise par ta tasse de thé.

Alphée – « Bonjour. », dis-tu pour le saluer. « Vous êtes Jonas Cros ? », demandes-tu, sur un ton très calme. « Je vous attendais, je suis le Dr Keegan. Venez donc dans mon bureau. », dis-tu en l’invitant à te suivre.

Au premier abord, ce garçon semblait bizarre. Pas bizarre dans le sens où on devait s’en méfier, non, bizarre dans le sens où il semblait au bord du gouffre. Tu ne connaissais pas sa vie, ni même son histoire. Mais tu te doutes qu’il a besoin de toi, de tes compétences. Peut-être qu’il allait être la première personne, le premier « super héros » que tu sauveras réellement. En tout cas, tu l’espères.

Dès qu’il entre dans la salle, tu fermes la porte juste derrière lui avant de t’installer derrière ton bureau. Plus tu l’observes, plus tu vois son regard triste.

Alphée – « Avant de commencer la séance, je dois vous poser quelques questions. Est-ce que c’est votre première séance chez un spécialiste ou avez-vous déjà eu des séances avec d’autres confrères ? », demandes-tu pour entamer la conversation.

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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Lun 3 Aoû - 16:30



Et pourtant le bateau coule




Jonas regardait le vide. Peut être la plante verte qui avait pour unique rôle de tenir compagnie aux malades en attente mais il ne la voyait pas. A la place, les images des violents événements de la fête de la justice passaient en boucle dans sa tête. A certain moment un faible sourire pouvait se dessiner sur ses lèvres, il pensait alors à l’attitude héroïque qu’il avait adopté avec Mugen. Les deux jokers s’étaient serrés les coudes tant bien que mal face à l’adversité. Puis ce sourire disparaissait aussi soudainement qu’il était apparu, il y avait eut tant de mort, tant de personne qu’il n’avait pas put protéger. Et puis il y avait Naya et Kiyo…

Le chuintement feutré d’une porte qui s’ouvre attira son attention, assez pour le tirer de sa rêverie mais pas assez pour faire apparaitre une émotion sur son visage. Il ne leva même pas les yeux pour observer celle qui l’interpellait, ceux-ci c’étaient fixés sur la main tendue devant lui. Il ne comprit pas. Un fumet, une odeur parvint jusqu'à ses narines. Il ne la voyait pas mais elle venait de la tasse que la psychologue  tenait. Cela lui rappelait l’odeur des fleurs qui emplissaient sa boutique. Au milieu se tenait le visage de Liliana.

Un éclat anima faiblement ses yeux et il releva enfin le regard vers celle qui attendait une réponse de sa part. Il se contenta de hocher la tête avant de se lever et de lui emboiter le pas. Le tout avec une lenteur propre à ceux qui ne s’intéressent plus à rien. Dr Keegan, ce nom lui disait vaguement quelque chose. La porte se ferme alors qu’il prenait place, toujours en silence sur une des chaises qui faisaient face au bureau. Il se souvint soudainement, c’était le nom qu’il avait lu sur la plaque en bas.

C’était bien vrai. Il était chez une psychologue. Le centre des jokers, l’administration, l’avait envoyé chez une psychologue. Pourquoi ? Il continuait de bien faire son travail de nouvelle légende. Ca n’avait pas d’importance, l’envie de comprendre avait disparue aussi vite qu’elle était apparue. Désormais il la regardait s’asseoir. La psychologue. C’était une femme. Il l’avait compris dès le premier mot qu’elle avait prononcé. Elle semblait jeune, plus que le fleuriste en tout cas. Mais ça il n’en était pas persuadé. Quelle importance de toute façon ?

Il allait donc devoir parler. Et elle, écouter. Pourquoi ? Il ne voulait pas alourdir une simple civil de ses soucis. Il débâtit quelques instants avec lui-même avant d’abandonner. Si lui était un « super-héros » et devait aider les gens en arrêtant les criminel, elle avait choisit d’aider les autres en écoutant et résolvant leur soucis. Il releva une nouvelle fois le regard. Elle venait de parler. Il devait comprendre et répondre, pour l’aider à travailler.

« Il y a longtemps. Je devais avoir dix ans, ou onze. »

Des souvenirs encore plus lointains refirent surface, des souvenirs qui étaient pour lui la définition du bonheur. L’arrivé dans sa vie de son père, celui qui peut importe les liens du sang resterait toujours le seul et unique père. Mais le bonheur avait eut une fin, tragique, alors plutôt que de penser à des images déchirante l’albinos préféra parler.

« Dites moi docteur, est ce que vous allez simplement me demander de parler de ce qui me rend triste et m’écouter parler ? Ça doit être dur d’écouter les gens se plaindre pendant toute la journée, vous êtes forte. » son regard s’attarda un peu sur le visage de celle qui lui faisait face. « Vous êtes forte, je le pense encore plus en sachant que je suis plus vieux que vous. »

Il avait parlé d’une voix atone, presque monocorde qui ne collait pas du tout avec le personnage qu’il était habituellement. Ses bras ne reposaient même pas sur les accoudoirs, ils pendaient tout simplement le long de la chaise et ne s’animerait pour rien au monde. Même pas pour écarter les mèches pâles qui pendaient, libérées délivrées des mains agitées qui les remettaient sans cesse en place. Son regard était donc gêné mais on apercevait tout de même ses pupilles carmins qui coupait avec la blancheur du reste de son visage. Des yeux tristes. Des yeux qui appelaient à l’aide.


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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Mar 8 Sep - 11:35


... mais des gens survivent

Personne ne sait vraiment à quel point une autre personne peut souffrir. Tu peux te tenir à côté de quelqu'un qui est complètement démoralisé et tu ne le sauras jamais.
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La réaction du garçon, enfin du jeune homme, ne te semblais pas bizarre, bien au contraire. Tu ne connaissais pas son histoire, mais tu savais – qu’en venant te voir dans un cadre professionnel – qu’il n’irait pas bien, qu’il aurait besoin de toi. Toutefois, tu ne t’imaginais pas qu’un joker, un être dénué d’instinct primaire, pouvait être aussi amoché. Tu ne savais pas ce qui c’était passé dans sa vie, tu ne connaissais pas son histoire, mais en le voyant dans cet état, malheureusement pour lui, ta curiosité fut réveillé. Et avec elle, ton envie de le sauver. Tu ne savais pas s’il allait être le premier patient à survivre à tes traitements, mais sa petite tête de chien battu te donnait l’envie d’essayer. Bonne ou mauvaise chose ? à l’avenir de le dire.

Tu te trouves en face de lui quand tu le salues. Et comme tu t’en doutes, il ne répond pas à ta présentation de main par une autre présentation de main, mais seulement par un hochement de tête. Plus tu le regardes, plus tu le trouves en mauvais état. Intérieurement, tu es heureuse. Non pas que tu es sadique – même si tu l’es un peu, voir beaucoup, selon les journaux –, cependant, son état éveille en toi une envie de le décortiquer psychologiquement. Toutefois, tu remarques quand même une petite réaction. Est-ce la voix ? Le physique ? Ou encore le thé ? Oui, une idée idiote pour beaucoup de personnes, mais de nombreuses thérapies se basent sur le sens olfactif. Un sens qui stimule beaucoup la mémoire. Le thé que tu as pris es un thé au jasmin ; un thé très bon, mais très délicat à préparer. Une erreur dans la préparation et le thé est imbuvable.

Voyant qu’il te suit dans ton bureau, tu l’invites à s’assoir. Puis, tu lui demandes s’il a déjà suivi une thérapie, s’il en connait déjà le fonctionnement ou pas. Bizarrement, tu n’es pas surprise de savoir que oui, il a déjà suivi une thérapie. Observant son regard, tu notes que son passé devra être un sujet de discussion. Peut-être pas pour cette première séance, mais le passé – surement torturé, vu qu’il est devenu joker – va devoir être évoqué. Ensuite, alors que tu comptes demander plus d’information sur les raisons de cette thérapie, tu es surprise de l’entendre parler de nouveau. Surtout pour te dire ceci. Il te demande si tu comptes juste l’écouter parler, tout en ajoutant que tu as du caractère, pour faire ce métier à ton âge. Il est vrai que tu es encore bien jeune ma chère Alphée, surtout pour un métier aussi dur. Néanmoins, la dureté de ce métier ne vient pas – pour toi – d’écouter les soucis des gens, de les entendre se plaindre à longueur de journée, mais à ne pas devenir folle. Telle Harley Quinn dans Batman, tu ne veux pas sombrer dans la même folie que tes patients.

Les paroles de Jonas te font sourire. Tu affiches un tendre sourire pour ton patient. Chose rare, surtout quand il s’agit d’un super héros.

Alphée – « Merci de ce compliment … », dis-tu, en affichant un sourire un peu timide. Quelle belle actrice. « … mais je ne pense pas que ce soit une grande force ou même une force tout court de pouvoir écouter les gens « se plaindre » - comme vous le dites si bien. C’est plutôt un… une alternative. », ajoutes-tu en te rendant compte que les mots sont mal choisi. « Ce que je veux dire, c’est qu’il existe deux types de personne en ce monde : ceux qui ont la force de se battre physiquement, pour protéger ceux qu’ils aiment, pour leurs idéaux et ceux qui n’ont que la force de panser les blessures de ceux qui se battent pour eux. Je n’ai aucune force physique donc je ne peux pas entrer dans la première catégorie, contrairement à vous, alors je suis entrée dans la seconde. », dis-tu en continuant de noter ce qu’il dit.

La gestuelle du personnage qui est en face de toi te donne presque pitié. Les humains sont vraiment pathétiques à tes yeux. Malheureusement pour toi, c’est grâce à ce côté humain que tu as le don que tu possèdes, ironique, non ? Tu continues à l’observer avant de reprendre la parole.

Alphée – « Pour répondre à votre question, je préfère travailler en dialoguant. Je trouve que ça permet de mettre à l’aise la personne qui est en face de moi. », réponds-tu. « Après, c’est vous qui choisissez. Le but est de soulagé votre cœur, votre conscience pour que la petite étincelle renaisse, la méthode importe peu. », dis-tu en continuant de noter ce qu’il dit. « Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, puis-je savoir la raison de votre thérapie quand vous aviez dix, onze ans ? Que s’est-il passé à cette époque ? », demandes-tu, intriguée.
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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Sam 24 Oct - 11:52



Et pourtant le bateau coule




Jonas voit la jeune femme en face de lui plus qu’il ne la regarde. Et il l’entend plus qu’il ne l’écoute. Mais il capte tout de même son sourire, un trait délicat empli d’un sentiment fort. Jonas est content, il avait réussi à la faire sourire malgré le fait qu’il soit un peu fatigué en ce moment. Il était fier de lui. Il comprit aussi que la psychologue le remerciait pour le compliment qu’il venait de faire. Si elle savait qu’il l’avait fait pour éviter de s’imposer de lourds souvenirs elle le remercierait peut être moins. Cependant il comprit moins la seconde partie, certain était fort, d’autre non et trouvaient d’autre moyen d’aider. Il ne savait pas pourquoi mais il sentait qu’il devait comprendre quelque chose. Quelque chose de sous entendu. Il ne comprit pas.

Ce sont les bras ballant, le regard vide et le visage inexpressif qui exprimèrent la gratitude de Jonas à l’égard de la jeune femme, il ne voulait pas parler seul. Il ne voulait plus être seul, tout simplement. Heureusement à la maison il y avait les fleur, le chaton et Lilith. Mais ici il n’y avait personne à part elle et s’il fallait qu’il parle des événements qui le minaient il ne voulait pas être seul. Car il faut dire la vérité : la question, la curiosité, du dr. Keegan lui faisait peur. Cela faisait très longtemps qu’il avait choisi d’oublier et de noyer son passer dans ses travaux ou ses bons souvenirs du temps passé avec son père. De noyer la disparition de celui-ci dans les fleurs et le sang des criminels. Regarder en face le passé lui fait peur.

« Un jour j’ai lu dans un livre « La bienveillance est sur le chemin du devoir ». Docteur, croyez vous qu’être parent soit un devoir une fois que l’on a un enfant ? Parce que mes… parents non. » la voix jusque là complètement atone du super héro s’était soudainement empli de venin au moment ou il prononça le mot parent. « L’enfant reconnait sa mère à son sourire, certains seulement. D’autres reconnaissent leur mère à ses coups de pied et son père à sa manière de lui cracher au visage. Je ne leur reproche pas leur existence pitoyable en tant qu’être humain, mais tant qu’a faire ils auraient mieux fait de me laisser mourir de faim à ma naissance. Mais non, un enfant est un cadeau de dieu il ne faut pas l’abandonner et même si on préférerait le voir crevé sur le trottoir il peut avoir une utilité. » un air cynique prenait peu à peu le dessus « Les gens sont révoltés en apprenant que des enfant de huit ou dix ans sont employé dans des usines à l’autre bout du monde mais ils n’arrivent pas à voir ceux de trois ans traités comme des esclaves juste sous leur nez. »

Son visage se figea. Soudainement il se rendit compte que son ton chargé de rancœur ne devait pas être agréable pour la jeune femme en face de lui. Elle avait déjà accepté d’écouter son histoire, il n’avait pas à l’accabler plus. Sa voix repris donc son air monotone.

« Pour faire court on dira que ma vie avant la rencontre avec mon père se résumait à des coups, des restes en guise de repas et des taches fatigante. Heureusement que j’avais ma « particularité » qui m’a bien aidé à survivre. Donc une fois que mon père m’a recueillit il m’a fait aller voir un psychologue comme vous et me faire devenir comme les autres enfants de mon âge. »

Il avait finalement répondu à la question. C’était tout ce qui importait.



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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Dim 25 Oct - 15:28


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Personne ne sait vraiment à quel point une autre personne peut souffrir. Tu peux te tenir à côté de quelqu'un qui est complètement démoralisé et tu ne le sauras jamais.
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Ta méthode de travail changeait selon les personnes, selon les circonstances, mais tu avais procédé de la même façon : la première séance était là pour mettre en place le reste des séances. Tu tâtais un peu le terrain pour savoir où tu devais te diriger. Une méthode qui avait fait ses preuves. Cependant, pour ce patient, ce cher Jonas, ton travail ne semblait pas prendre le chemin habituel. Dès cette première séance, elle semblait être dans e vif du sujet, même si ce sujet n’était pas celui pour lequel il était venu de base, mais pour lequel il était devenu joker. Cette maladie semblait lui avoir été transmisse lors de ces trois ans, « grâce » à des parents indignes, des parents qui n’avaient pas compris que leur enfant était malade. Le genre de comportement que tu ne supportais pas. Le genre de comportement que tu comptais aussi soigner après avoir fait ton épuration de malades. Une tâche qui allait éradiquer totalement cette maladie. Une tâche qui allait être très délicate aussi. Mais pour le moment, tu n’étais pas encore dans le cas des parents, mais plutôt des plus malades, les jokers et les légendes. Deux catégories que tu devais soigner en premier, en priorité.

Toutefois, ton premier travail était de soigner ce joker, cet humain qui était venu la voir. Même si ce n’était pas de son plein gré, le fait d’avoir accepté de venir la voir était un premier pas vers la guérison. Alors qu’il lui parlait de fait qu’elle devait être forte pour pouvoir écouter des gens se plaindre à longueur de journée, elle lui expliquait qu’elle n’était pas spécialement forte, elle ne possédait tout simplement pas la même force que lui. Ce Jonas semblait être du genre à se battre avec les poings alors que toi, tu te battais tout simplement avec ta tête et ton cœur. Une force égale mais pas placé au même endroit. Deux forces différentes, mais pour autant égale. Tu l’écoutais donc, le remerciant pour ce compliment. En lui expliquant ta vison des choses, tu sentais qu’il ne comprenait pas ce que tu lui disais. Ou alors, son mal être faisait que tu avais cette impression. Dans les deux cas, tu le fis pas de remarque. Tu notais seulement ses paroles, tes impressions sur lui et ses mots. Et plus tu l’écoutais, plus tu comprenais à quel point il était atteint.

Lorsque tu l’écoutais, tu fus qu’à moitié surprise de savoir qu’il avait déjà vu un psychologue. Bien sûr, autant pour le travail que pour la curiosité, tu lui demandas des détails sur les raisons de cette première consultation. Lorsqu’il t’expliqua ses problèmes avec ses parents biologiques, du fait qu’il avait été battu par ses deux parents, tu ne sillas pas d’un cil. On ne pouvait rien lire sur ton visage et pourtant, oh oui, pourtant, tu ressentais quelque chose ; un sentiment qui n’était absolument pas professionnel : le sentiment de jouissance. Tu venais de trouver ton patient idéal, celui qui allait devenir ton cobaye en tant que Dylan. Tu allais même pouvoir mesurer le taux de rémission à chacune de tes séances avec lui. Ce sentiment de jouissance faisait que ton sang bouillonnait dans tes veines. Et cette sensation augmentait quand tu entendais les variations de la voix de ton patient. Dès qu’il avait parlé de ses parents, sa voix monotone, sans vie avait laissé place à une voix pleine de haine, de rage. Tu avais touché un point très sensible avec cette première question. Sans le savoir, tu venais de tomber amoureuse. Mais pas dans le sens du sentimental, mais plutôt dans le sens professionnel. Il était juste le patient parfait.

Alphée – « Quand vous parlez de particularité, vous parlez de votre don, n’est-ce pas ? en quoi votre particularité vous a aidé ? », demandes-tu, même si tu te doutais que oui. « Et est-ce que vous en voulez à vos parents biologiques, pour leurs comportements ? », continues-tu à demander. Il était important de connaître ses sentiments à propos de ça.

Tu remarquas une autre chose : il ‘était forcé pour reprendre une voix normale enfin une voix de nouveau en vie. Un comportement qui te rendit un triste, déçue. Les tremblements de haine dans sa voix t’avaient fait vibrer. C’était pour ce genre de sensation que tu adorais ton métier. Complètement folle ? Non… ou peut-être que si. Mais ce n’était ton cas qui était le sujet, c’était celui de ce malade, de ce joker qui était devenu légende. Tu notas donc les changements de variation, ce sentiment de haine vis-à-vis de ses parents. A en croire ce que tu voyais, ce sujet n’était pas encore tout à fait résolu. Une abcès que tu allais devoir percer pour mieux la ou plutôt le soigner. Tu te demandas si ce problème n’était pas l’origine de son envie à devenir joker. Mais ce que tu savais, c’était que tu allais aussi devoir t’occuper de ce problème pour pouvoir le soigner.

Alphée – « Le père que vous mentionnez, c’est bien votre père adoptif ? », demandes-tu, curieuse et en écrivant dans ton carnet. « Comment était-il avec vous ? Agissait-il comme vos parents ou était-il l’inverse d’eux ? », continues-tu à demander.

Finalement, au lieu de mettre les bases de ses séances, tu allais commencer le traitement dès la première séance.
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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Ven 8 Jan - 16:36



Et pourtant le bateau coule




Les réponses de Jonas semblait plaire à la psychologue, ou du moins lui donner de la matière à travailler. L’albinos était ravi, il était content de faciliter la tache à cette jeune femme même si il était encore désolé de s’être emporté. Mais il ne s’excusait pas, ça ne lui venait pas à l’esprit, il attendait les prochaines question afin d’y répondre. C’est à ce moment là qu’il allait falloir ne pas gêner le docteur Keegan. Lesdites questions ne firent pas attendre bien longtemps, multiple, diverse, sur son don, ses pensées, son père. Ses pensées divaguèrent quelque peu vers ses souvenirs de ses premières séance chez le psychologue, grâce à lui il avait pu être normal, grâce à lui et à son père.

« Oui, mais dans mon cas c’est plus une particularité qu’un don. Les gens avec un don font des choses incroyable, hors de porté des autres êtres humain, exactement comme Strider. Moi je suis juste un humain un peu particulier. »

Elle voulait savoir en quoi la particularité de Jonas l’avait aidé et à vrai dire il n’arrivait pas vraiment à le formuler avec des mots. Comme à chaque fois, à chaque fois qu’on le questionnait à propos de son « don » mais aujourd’hui plus encore. Oui, pour une raison qu’il ignorait, qu’il avait oublié, qui était devenue invisible à ses yeux son « don » était incomplet. Il le sentait, mais il ne le réalisait pas. Finalement, comme à chaque fois, Jonas fini par opter pour l’exemple, après tout un exemple est souvent plus claire qu’une longue explication. Il attrapa un stylo sur le bureau et donna un petit coup sur le frêle doigt de la jeune femme, juste assez fort pour arracher un petit cri de surprise à la plupart des gens.

« Vous avez eut mal docteur ? Désolé. »

Il n’avait pas besoin de la réponse pour continuer son exemple mais il eut été bien malpoli de ne pas s’excuser. C’était son tour, tout comme le docteur Keegan il se donna un coup sur le doigt mais cette fois ci sans se retenir. Le stylo émit un craquement sinistre en entrant en contact avec le doigt de Jonas mais celui ci n’avait pas levé un sourcil, comme d’habitude. Comme d’habitude il avait senti le stylo frapper, il savait qu’il allait certainement avoir un bleu sur le doigt, mais il n’avait ressenti aucune douleur. Il releva le stylo à moitié fracturé devant les yeux de la psychologue.

« Moi non. Désolé pour votre stylo. »

Jonas reposa le stylo dans le pot dans lequel il reposait à l’origine avant de reprendre la parole.

« Un jour on m’a dit : si les humains ne ressentaient pas la douleur ils pourraient dépasser leurs limites. Je suppose qu’à cette époque j’ai dépassé mes limites et j’ai survécu. » la légende laissa planer plusieurs secondes de silence, le regard dans le vide avant de parler à nouveau de ses parents. « Aujourd’hui je pourrais leur en vouloir mais non, grâce à eux j’ai rencontré mon père et je suis devenu ce que je suis aujourd’hui et je sais qu’il serait fier de moi. »

Bizarrement lorsque le docteur Keegan compara son père à ses… « parents » il ne put s’empêcher de ressentir une pointe dans le coeur. Et au même moment une voix dans sa tête lui proposer de lui arracher les ongles un par un pour lui faire comprendre à quel point elle avait tord. Mais pourquoi ? Le docteur était une bonne personne, elle était là pour l’aider et de tout façon elle ne connaissait pas son père, elle ne faisait que poser des question. Jonas espérait que cet étrange moment d’hésitation ne s’était pas traduit sur son visage ou d’une autre manière, il ne voulait pas gêner celle qui était là pour lui.

« Oui, mon père est celui qui m’a sauvé. Il était policier, il était mon modèle. Il m’a appris à vivre normalement. Il était gentil et même si parfois il était sévère il était toujours juste. Un vrai modèle. »

Jonas a toujours pensé que son don le rendait simplement insensible à la douleur, ou du moins c’est ce qu’il croit aujourd’hui. Pour lui il n’y avait pas de perte de sensibilité, par d’effet négatif. Ce qui est sur c’est qu’il n’a aucunement senti la larme qui roulait sur sa joue avant de la voir s’écrouler et atterir sur son pantalon. En voyant la petite tache, il eut l’irrépressible envie de s’excuser mais il resta silencieux. Parler maintenant pourrait gêner le docteur Keegan.


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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Dim 24 Jan - 9:49


... mais des gens survivent

Personne ne sait vraiment à quel point une autre personne peut souffrir. Tu peux te tenir à côté de quelqu'un qui est complètement démoralisé et tu ne le sauras jamais.
Jonas & Alphée

Ta nature et ton métier étaient non compatible. Tu n’aimais pas spécialement les humains, tu pensais même que ton côté humain était une tare et pourtant, tu aidais les humains à soigner leurs maux de cœur. Tu les aidais à aller mieux. Ne cherchais-tu pas à t’aider toi-même en faisant cela ? Après tout, depuis que tu étais née, ou du moins, consciente de ton existence, tu détestais les humains. Tu l’écoutais attentivement. Tu l’écoutais raconter ce qui n’allait pas chez lui. Tu ne connaissais pas son don, ni même les détails de sa vie. Cependant, tu te doutais que son don, contrairement au tiens, n’était pas un don, mais plutôt une malédiction. Du moins, c’était ce que tu ressentais en l’entendant parler. Il n’y avait aucune haine dans sa voix, ni même joie. Juste un semblant de tristesse. Cet enfant était vraiment perdu et tu allais te donner une joie de le sauver. Tu espérais seulement que son prince charmant n’allait pas être la mort. Il était venu à toi, enfin de façon indirect. Ce n’était pas toi qui étais parti le chercher, il ne méritait donc pas le traitement de choc. Avec lui, tu irais en douceur, même si cela allait être long, très long.

Quand tu lui demandas des précisions sur sa particularité et surtout sur la façon dont elle avait pu l’aider, il lui expliqua qu’à ses yeux, ce qu’ils appelaient « don » n’étaient qu’une particularité puisqu’il ne pouvait rien faire d’extraordinaire. Il te donna comme exemple Strider. Tu le connaissais de nom, mais sans plus. Il continua à dire que son « don » faisait de lui, un humain un peu particulier. A cette réflexion, tu te mis à sourire. Les termes particularité et don n’étaient que les faces d’une seule et même pièce. Les gens utilisaient telle ou telle expressions suivant si le verre était à moitié vide ou à moitié plein. A en juger par le comportement de son patient, tu optais pour le verre à moitié vide, voir même vide au trois-quarts. Tu compris le pourquoi du comment grâce à la démonstration de son stylo. Malheureusement pour toi, avec sa démonstration, tu venais de perdre un stylo, un très joli stylo. Il ne savait pas que tu étais une Agis. Et de ce fait, ton sang était très acide. Juste après qu’il eut reposé le stylo, en s’excusant pour la douleur, tu affichas un sourire compatissant.

« Ce n’est rien. Je ne suis pas très douillette alors ne vous inquiétez pas. Et je préfère avoir mal et mieux comprendre que de ne pas avoir mal et de ne pas comprendre, même un cinquième, de ce que veut dire mon patient. Alors ne vous excusez pas, surtout si c’était pour vous la seule façon de me montrer. », dis-tu, sans animosité dans ta voix. « Vous dites que vous ne possédez pas de don, juste une particularité. Quelle est la différence entre don et particularité pour vous ? Et surtout, que pensez-vous de votre particularité, demandes-tu, en espérant un peu qu’il voit la différence entre ces deux mots.

Ensuite, il continua à raconter qu’on lui avait dit que les humains étaient limités par la douleur, et que sans cette particularité, les gens seraient capables de dépasser leurs limites. Tu notas cette dernière réplique en la soulignant bien. Tu ajoutas dans le soulignement qu’il n’en voulait pas à ses parents biologiques. Bien au contraire. Grâce à eux, il avait fait la connaissance de son père adoptif. Cette relativité était un très bon point pour sa guérison. Quand tu eus le malheur de comparer ses parents biologiques et son père adoptif, tu sentis comme une envie de meurtre dans l’air. Mais tu n’y fis pas attention. Pour toi, cette sensation était normale quand on touchait un point sensible. Tu n’y fis pas attention de plus qu’il ne te sautait pas à la gorge, comme certains patients avaient pu te le faire. Tu restais donc sereine. Tu te concentras sur ce qu’il te disait sur son père. Il t’expliqua qu’il était policier, qu’il était un modèle pour lui. Et que malgré le fait qu’il était sévère, il était toujours juste. Des points importants que tu ajoutas sur ta fiche. Son envie de devenir justicier venait de son père adoptif. Tu écris dans un encadré que cette maladie était contagieuse, qu’elle pouvait se transmettre d’homme à homme. C’était un point assez important.

« Parlons un peu de votre père maintenant. Vous dites qu’il a été un modèle pour vous. Que s’est-il passer pour qu’il obtienne cette place dans votre cœur ? Est-ce que c’est grâce à lui que vous avez décidé de devenir joker ? Ou est-ce qu’il y a une autre raison ? », demandes-tu.

Tu lui posais beaucoup de question à la suite, mais tu étais pressé d’entrer dans le vif du sujet. Et pour ce patient, Jonas, le vif du sujet semblait être son père adoptif.

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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Mar 23 Fév - 15:02



Et pourtant le bateau coule




C’était bien. Le docteur n’avait pas eut mal et ne s’était pas fâchée, c’était une bonne chose et désormais Jonas savait quelle ligne à ne pas dépasser venait de se placer. Enfin, il ne voulait pas gêner le docteur Keegan donc il ferait bien attention à ne pas s’en approcher. Son regard descendit une nouvelle fois vers son pantalon avant de répondre aux multiples question de la demoiselle, la tache commençait déjà à s’effacer. La psychologue n’avait pas sembler réagir à la petite perle salé qui avait mis mal à l’aise quelques instants l’albinos. Il était soulagé et profita de quelques instant pour rapidement passer le dos de sa main contre sa joue afin d’y effacer les dernières traces avant de prendre la parole.

« Un don est quelque chose d’extraordinaire qui sépare quelqu’un du reste des gens. Mais moi, j’ai simplement d’une manière non naturelle une caractéristique qui existe déjà chez les autres gens. Il existe des gens qui ne sentent pas la douleur mais naturellement, chez eux c’est une maladie et chez moi c’est un don. » Il s’arrêta quelques instant, le regard perdu dans le vide. Ce qu’il pensait de sa particularité ? « Je… je ne sais pas quoi vous répondre. J’ai l’impression d’avoir toujours vécu avec, c’est… normal ? »

Son regard semblait légèrement s’allumer. Il n’était pas satisfait de sa réponse, ce n’était pas comme ça qu’il allait permettre au docteur Keegan de faire son travail. Qu’est ce qu’il pensait de son « don » ? C’était comme avoir de la barbe ou être grand. C’est quelque chose qui finit par vous définir, ce n’est pas vraiment un outil qui l’aide à être un héros. Si ? Ce n’est pas parce qu’il n’a pas mal qu’il peut arrêter les criminel, c’est parce qu’il est assez fort pour le faire. Et il est fort parce qu’il a travaillé dur pour le devenir, n’est-ce pas ? Mais au final ne pas sentir la douleur est un autre outil, au même titre que ses couteaux ou son vélo pour aller arrêter les malfrats. Non ? La jeune légende hésitait, il ne savait pas quoi dire, il ne savait pas si c’était vrai, il ne savait pas si il devait dire ça. La suite des questions sur son père le coupa dans sa réflexion, jusque là le docteur Keegan avait semblé être satisfaite par ses réponses. Il n’ajouterait pas plus de chose si c’était suffisant.

Les questions sur son père plongent Jonas dans un mutisme calme, son regard s’éteignit à nouveau alors qu’il plongeait dans une douce nostalgie. Comment avait-il acquis une place aussi importante dans la vie et le coeur du petit orphelin ? Simplement en étant un père, un vrai. C’est lui qui lui avait fait découvrir les sucreries, les bains, les chauffages, les jeux, et toutes ces choses qui pavent la vie des enfants lambda, du moins ceux qui ont la chance. Evidemment qu’il est rapidement devenu l’être le plus important aux yeux du petit orphelin. Sur son siège Jonas ne réfléchissait pas comme ça, il se contentait de revoir silencieusement tous ses bons souvenirs. Sa visage ne trahissait pas son entré en état second, pas de sourire béat, mais son silence signalait largement son absence.

« Il était gentil, il s’est occupé de moi, c’était mon père. Je le remercie pour tout ce qu’il a fait. Je ne sais pas ce que je serai devenu sans lui… » un tableau noir se dressa devant ses yeux ou il apparaissait comme ceux qu’il chasse aujourd’hui et qui troublent la vie des habitants innocents, comme le docteur Keegan « Je serai devenu un monstre. »

Pour ce qui est de la question de son destin de Joker tout était clair dans sa tête. Tout partait d’une scène particulièrement sombre de son histoire comme il y en avait peu et d’un désir plus teinté de vengeance que de justice. Mais c’était un chemin empreint des valeurs que son père défendait, peut importe le motif qui le guidait.

« Oui et non. Tout comme lui je voulais être policier mais… mais… après ça… ce n’était pas assez. Je voulais faire plus et j’ai commencé à agir indépendamment avant d’être finalement appelé pour faire partie du projet Joker. »

Finalement il avait raté sur toute la ligne son objectif de ressembler un tant soit peu à son père. Il n’était pas devenu policier, les gens avaient plus peur de lui en tant que héros que de certain criminel et il n’avait pas réussi à aider à son tour des enfants. Une autre zone noire de sa vie et tellement proche…


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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Jeu 10 Mar - 8:09


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Jonas semblait content de ta réaction, comme s’il pensait que tu te serais énervée pour cette démonstration. Et même si tu aurais de bonnes raisons, avec cette « agression », tu savais que ce n’était pas la bonne réponse. Il ne voulait pas te faire du mal, juste te parler avec des gestes pour que tu puisses comprendre ce qu’il ressentait. Alors pourquoi mal le prendre ? Du moins, c’était comme ça que tu voyais les choses et c’était pour cette raison que lui avait expliqué que tu préférais avoir mal et comprendre que de ne pas souffrir et ne pas comprendre. La logique répondait aux mêmes règles que la beauté : il faut souffrir pour être belle.  Ce n’était pas non plus ton travail de souligner quand les gens craquaient. C’était d’ailleurs une bonne chose à ses yeux. De cette façon, tu savais que tu t’avançais sur le bon chemin : la douleur s’exprimait souvent par des larmes silencieuses. Suite à cette démonstration, tu lui demandas ce qu’il voyait comme différence entre don et particularité. Sa réponse était très intéressante. Tu te mis à noter sa réponse sur ta feuille. Puis, il se mit à ajouter quelque chose d’intéressant : il avait toujours eu l’impression d’avoir eu ce don. Des paroles qui firent afficher un léger sourire au coin de tes lèvres.

« Mais est-ce que vous savez vraiment ce qu’est réellement votre don ? », demandes-tu. « Vous savez, les dons peuvent prendre de multiples facettes. Cela ne sert à rien de comparer les dons entre eux, mais il faut trier avec ce que vous avez déjà comme caractéristique. », ajoutes-tu avec un sourire bienveillant. « Il existe autant de type de dons qu’il y a de personnes dans l’univers. Après tout, certaines personnes ont le « don » de lancer des boules de feu, mais d’autres ont le « don » de faire de beaux dessins ou encore le « don » d’énerver les gens. Peut-être que vous n’arrivez pas à considérer votre « particularité » comme un don parce que justement, même si c’est une caractéristique spéciale, ce n’est pas vraiment votre don mais juste un outil que la nature vous a confié pour mener à bien votre croisade contre les criminels. », expliques-tu. « Est-ce que vous comprenez où je veux en venir ou pas du tout ? », demandes-tu pour ne pas le perdre.

La réponse à ta question pour savoir ce qu’il pensait de son don était très intéressante : d’après ce qu’il disait, il n’avait pas d’opinion sur celle-ci. Pour lui, c’était une chose qu’il avait toujours eu et il ne s’était jamais posé cette question. Elle venait de lui trouver son premier devoir pour la séance prochaine.

« Je vais reformuler la question autrement et je vous laisserai jusqu’à la séance prochaine pour y répondre, ça vous va ? », demandes-tu avant de poser ta question « La souffrance physique est l’une des nombreuses souffrances que l’être humain puisse subir. Alors pensez-vous que votre particularité – en utilisant vos termes - est-il complet ? Vous pouvez me répondre quand vous voulez, mais j’aimerai bien un début de réponse pour notre prochaine séance, ça vous va ? », demandes-tu de nouveau.

Le sujet changea du don à sa famille et plus particulièrement à son père. Il te racontait que sans cet homme, il ne serait pas ce qu’il était aujourd’hui ; il serait devenu un monstre. Le terme « monstre » fit très légèrement froncer les sourcils de la psychologue. Comment osait-il traiter les criminels de monstre ? Eux, contrairement à lui, vivaient dans la lumière. Et ce fut cette pensée qui te calma aussitôt, à la dixième de seconde. Ce n’était pas de sa faute, il était malade et c’était ton rôle de l’amener vers la lumière. Il te raconta donc qu’il devait tout à son père. Au début, il voulait devenir policier comme son père mais que de fil en aiguille, il avait commencé à s’éloigner pour enfin être appelé par le centre joker. Ce détail te fit de nouveau sourire. Maintenant, elle savait que le centre joker avait le moyen de reconnaître les gens malades. Un détail fort intéressant pour elle.

« Être joker est un grand privilège, justement, donné à ce qui ont seulement un don. Pensez-vous que votre père serait fier de vous de vous savoir joker, même légende à présent ? », demandes-tu. Tu regardas son dossier quelques secondes avant de remarquer un petit détail. « Vous m’aviez dit que c’était votre père qui vous avez sauvé la vie et je vois dans votre dossier que vous avez adopté une petite fille et qu’avant, vous aviez une élève. Est-ce que vous pouvez m’en parler un peu ? », demandes-tu. Tu étais intriguée par ces détails. Les faits étaient mentionnés mais il n’y avait aucun détail là-dessus. Tu étais curieuse de savoir pourquoi.
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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Mer 20 Avr - 19:24



Et pourtant le bateau coule




Penser de nouveau à ces deux là assombrit la mine de Jonas. Il baissa les yeux, coupant le contact visuel avec le docteur Keegan, se contentant de l’écouter. Il ne savait pas pourquoi il réagissait ainsi même s’il serait plus juste de dire qu’il avait l’impression d’être submergé par une vague noire tout en étant protégé par une vitre. Enfermé dans un cercueil de verre qui s’enfonce peu à peu vers les abysses. Cette sensation de vide entre lui et ce qui l’entoure ne le surprend pas, il n’y fait même pas attention. Après tout elle caractérise son quotidien ces dernier temps, c’est « normal ». Non, il se demande plutôt quelle est la signification de ce sombre sentiment qui ne lui parvenait que de façon très atténué. Pourquoi ce serrement au coeur était-il plus fort que tout le reste ?

Les prochaines questions de la jeune femme le tirèrent de cette sombre réflexion sans pour autant lui faire relever les yeux. Il ne pouvait pas la contredire lorsqu’elle disait qu’il existait un infinité de don si l’on prend en compte les dons comme celui des peintres ou des chanteurs. Cependant, il ne comprenait pas ou elle voulait en venir. Sa particularité ne lui permettait pas de faire quelque chose d’incroyable, simplement à s’oublier plus encore lors de son travail et à rendre folles des petites filles. La question de la psychologue montrait bien qu’elle n’avait aucune idée de ce dont elle parlait.

« Est-il complet ? » peut être aurait-il du se limiter à une simple altération des sens, dans ce cas Jonas ne se serait pas retrouvé sur ce siège. Mais on ne peut pas en vouloir à cette femme, après tout elle n’avait demandé à Jonas que ce en quoi sa particularité lui avait été utile. Même si il ne se posait pas la question le fleuriste était capable de dire que son don ne lui avait pas apporté que des bonnes choses. Mais la question toucha tout de même Jonas. Etait-il complet ? Et s’il était incomplet, serait-ce parce que le Laughing Jack n’avait jamais creusé plus loin ? Avait-t-il eut peur de savoir ? Cette suite de question s’effaça lentement, se dissipant dans l’esprit. Qu’est ce que c’est que la peur ?

La conversation dériva et le docteur Keegan toucha du doigt la vitre de verre. De l’intérieur ou de l’extérieur ? Jonas n’en avait aucune idée, il ne se posait pas ce genre de question, tout ce qu’il savait c’est que c’était désagréable. Très désagréable. Ca faisait mal, comme une lame qui traverse son corps de part en part. Ou pire, il n’en savait rien. Après tout il ne sent pas la douleur n’est-ce pas ?

« Je pense… qu’il serait fier. Il était fier de moi à chaque fois que j’accomplissait quelque chose de bien. Il serait fier. »

Jonas relève un peu la tête, ses cheveux obstruant son champ de vision sans qu’il n’y fasse quoi que ce soit. S’il n’avait du parler que de Lilith peut-être aurait-il pu esquisser un sourire mais sur le joli minois de sa « fille » se levait une ombre menaçante mais pas beaucoup plus grande.

« Liliana est… une fille très spéciale. Je suis sur que le jour ou elle fera une crise je ne pourrai pas l’arrêter. C’est une gentille fille. Très indépendante et très débrouillarde. Mais une gentille fille. » l’autre par contre… il ne voulais pas en parler. Pourquoi ? La raison était floue mais le résultat était là. Rien que de prononcer une phrase était difficile. « Deux. Ils étaient deux. »


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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Dim 15 Mai - 13:18


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La conversation avec le jeune homme commençait à prendre une tournure qui te plaisait. Non pas que tu aimais le voir souffrir de cette façon, mais tu commençais à gratter la surface de ses problèmes. Tu savais très bien qu’il était difficile de faire parler des gens qui se plaisaient, sans vraiment s’en rendre compte, dans leur mutisme. Alors quand tu voyais que ton travail fonctionnait, tu étais contente. Toutefois, cette situation ne t’offrait aucune satisfaction, ni même de douleur particulière. Tu ne comprenais juste pas pourquoi les gens ne se lâchaient pas quand ils étaient en face de gens qui voulaient et qui pouvaient les écouter. Cette attitude était stupide, surtout s’il était de leur plein gré, chose qui ne semblait pas être son cas, d’après ce que tu avais vu au début de la séance. Tu continuais à lui parler, lui disant qu’un don n’était pas spécialement une caractéristique, mais plutôt un trait de caractère et que, en réalité, son réel don n’était pas le fait de ne pas ressentir aucune douleur, mais plutôt qu’il était capable de faire naître la joie, la chaleur dans un cœur froid et brisé par de douloureuses expériences de la vie. Tu te mis à faire un long monologue sur ce qu’était un pouvoir pour enfin finir sur une question sur laquelle, il devait réfléchir : son pouvoir était-il complet ?

Ensuite, tu changeas de sujet en abordant son passé et plus particulièrement avec son père adoptif. Il semblait être la clef de son entrée chez les jokers. Tu lui demandas donc, d’après lui, si son père serait content ou pas de son grade. Le titre de Joker était un grade que peu de personne pouvait obtenir : il n’y avait que les héros dotés qui pouvaient prétendre à ce titre. La première partie faisait déjà un premier tri : même s’il y avait quand même pas mal de malades dans cette ville, il restait quand même une bonne moitié qui était saine. Puis, la seconde partie fait aussi un autre tri ; malgré le nombre important de « héros » dans la ville ou dans le monde, peu était doté. Du moins, c’était ce que tu aimais penser. Parce qu’en vérité, tes statistiques étaient erronées. Le choix était bien plus complexe, surtout qu’aujourd’hui, il était facile de créer des héros dotés sur mesure. Limite, dans un futur proche ou non, il serait même possible de choisir les pouvoirs des gens. Mais le sujet n’était pas là. Le sujet sur lequel tu devais te concentrer s’appeler Jonas. Quand tu lui demandas si son père serait fier de lui, il te répondit positivement. Il t’expliqua que lui, son père serait fier de lui parce qu’il était toujours fier de lui quand il faisait quelque chose de bien. Tu notas ce qu’il disait.

« Et en règle général, était-il fier de vous ? Comment réagissait-il lorsqu’il n’était pas fier de vous ? », demandes-tu, curieuse. De ce que tu voyais, il semblait avoir un bon, très bon souvenir de son père adoptif. Tu notas que c’était un détail à voir, plus tard.

Puis, tu profitas du « passage famille » pour parler d’un détail qui t’avais surpris : il était père et surtout, il avait été professeur. Tu lui demandas donc des informations sur ces deux jeunes filles, l’une étant sa fille et l’autre son élève. Sur le coup, tu pensais qu’il allait afficher un sourire. Pour la première fois de la séance, il leva légèrement la tête. Seulement voilà, ce n’était pas le cas. Et d’après ce qu’il disait, ce n’était pas sa fille qui posait problème, mais son élève. Parlant de sa fille, Jonas expliqua qu’elle était une jeune fille spéciale avec un fort tempérament, au point où, il savait qu’en cas de crise, il ne pourrait pas l’arrêter. Tu ajoutas ce détail. Mais tu remarquas qu’il insistait sur le fait qu’elle était une gentille fille. Il insistait au point d’essayer de convaincre quelqu’un de ça. Toi ou lui ? Tu indiquas cette interrogation sur ta feuille. Alors que tu comptais lui poser quelques questions sur sa fille, tu vis de la douleur sur son visage ; avant qu’il ait à dire qu’il n’avait pas eu une élève, mais deux élèves. Il ne rajouta pas d’informations sur ce détail. Tout comme son père, tu eus l’impression de toucher un sujet sensible. Une réflexion qui te fit sourire. Tu aimais toucher les points sensibles. C’était le seul moyen de pouvoir guérir le patient.

« Deux élèves ? », demandes-tu. « Sur votre dossier, ils disent qu’elle s’appelait Naya Thompson. Mais je ne vois aucune allusion à un second élève… est-ce que vous pouvez me parler de vos deux élèves ? », ajoutes-tu, curieuse de connaître l’histoire.
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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Jeu 9 Juin - 14:25



Et pourtant le bateau coule




La discussion qui jusque là avait un air plus ou moins monotone arrivait lentement au sujet sensible. Jonas n’avait pas tant que ça de soucis à parler de son père, il ne se mettait pas tant que ça hors de lui en parlant de ses vrais parents, il n’avait aucun soucis à parler de Lilith, enfin… tout cela en considérant son état. Cependant il n’arrivait pas à s’expliquer pourquoi il avait tant de mal à parler de l’autre idiot et de la petite. En fait, lorsqu’il pensait à eux des souvenirs confus apparaissaient de son esprit, des souvenirs qui, pour la plupart, avait un étrange goût amère. Si tant était que les souvenirs pouvaient avoir un goût, un goût de défaite. Mais pour le moment le docteur Keegan s’attardait toujours sur son père ce qui n’était pour lui déplaire. Cela lui évitait cet étrange sentiment, celui d’avoir les regards du monde entier rivé sur lui, des regards mauvais.

« J’avais l’impression qu’il était toujours fier de moi. Il avait ces yeux… j’essaye d’avoir les même avec Liliana. »

Un sourire presque serein apparu sur ses lèvres, il tentait d’être comme son père et dans ce domaine il semblait avoir plus ou moins réussi. Il avait adopté une petite fille adorable, la plupart du temps il oubliait même qu’elle ne se levait que la nuit pour faire son travail de joker en vidant des criminels de leur sang. Mais, il aimait ce rôle, comme un acteur aimait monter sur scène. C’était ce petit jeu de tous les jours qui lui permettait de sourire après tout, en faisant ça il se sentait bien.

« Lorsque je faisais quelque chose mal, il me le faisait comprendre. Mais c’était toujours juste, même si je n’aimais pas ça. » se rendant compte que cela pouvait être mal interprété Jonas ajouta un détail « Mais il ne m’a jamais frappé… après tout ça n’aurai pas servi à grand chose… »

Mais malheureusement le sujet sensible redevint le point central de la conversation. Le presque trentenaire reste silencieux un assez long moment. Naya et Kiyo. Il devait en parler au docteur Keegan, il devait l’aider dans son travail et faire en sorte qu’elle ait de quoi faire.

« Naya et Kiyo. C’était son don, de pouvoir partager sa vie avec un personnage de jeu vidéo. Kiyo est le gros bras qui tape sur les gens et Naya l’intelligente qui peut tout faire avec un ordinateur dans les mains. » évidemment le regard de Jonas était devenu fuyant, il fixait un point non définit entre le bureau et le sol « Tout se passait bien, j’apprenais à Kiyo à se battre et à être un peu plus sympathique. Naya… j’avais moins de chose à lui apprendre, Kiyo la protégeait, j’essayait simplement de la décoincer un peu. Elle avait des soucis à cause de ça. Mais un jour ça s’est mal passé… »

La légende entra dans un mutisme inquiétant après cette simple phrase, c’était tout ce qu’il pouvait dire. Tout ce qu’il arrivait à dire pour le moment du moins. Il ne cherchait pas à savoir si cela convenait au docteur Keegan, il continuait à fixer le sol, parfois le stylo cassé peut-être. Ou peut-être ne regardait-il rien en particulier.


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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Mer 22 Juin - 21:45


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La séance prenait une tournure qui te plaisait fortement ! Après tout, tu venais de découvrir deux choses sur ce joker. Ou plutôt sur cette légende ; tu avais appris pourquoi il était devenu un héros et aussi son point faible. Pour ce jeune homme, d’après ce que tu avais compris, il était devenu un héros pour son père, pour lui ressembler, pour qu’il soit fier de lui. Une mentalité que tu notas. Pour le soigner, tu devais lui faire comprendre qu’il n’y avait pas que ce genre d’objectif, qui pouvait rendre un père heureux. Une chose qui tu pensais qu’il n’avait pas compris. Mais la chose la plus importante, la chose qui allait jouer sur la balance, c’était son point faible. D’après ce qu’il disait, il ne supportait pas de voir comment ses élèves étaient devenus. Ils étaient sa hantise. Un détail que tu notas dans ton dossier sur lui. Cette séance avançait plutôt bien. Tu arrivais à trouver des éléments intéressant vis-à-vis de ce patient. La prochaine étape allait être de savoir si toutes les légendes et jokers avaient le même schéma au niveau de l’enfance. Petit à petit, tu comprenais le fonctionnement de cette maladie. Finalement, tu avançais plus dans ton but de cette façon qu’en les provoquant et en utilisant la manière forte.

Pour le moment, la discussion était toujours sur le père. Tu avais besoin de quelques informations en plus pour pouvoir mieux traiter le sujet qui t’intéressait le plus : ses enfants. Même si le terme était un peu général pour désigner la jeune demoiselle qu’il hébergeait et son élève, tu sentais comme une aura de paternité sentimentale quand il parlait d’eux. Tu devais donc creuser dans ce sujet. Mais pour avoir de la matière de comparaison, tu devais passer par son père. Comme le disait un certain dicton, quelques fois, il était préférable de faire marche arrière pour mieux avancer et pour toi, c’était le cas : il te fallait mieux connaitre ses influences pour l’aider à guérir. Le sujet de son père n’était pas si intéressant que ça : il te racontait qu’il était un bon père, un peu stricte, mais pas trop non plus. Il était un père banal. Puis un détail la titillait, il lui parlait d’un certain regard. Quand on lui parlait d’un regard comme celui-ci, cela désignait un regard bienveillant, même face à des bêtises. Le genre de regard qui faisait naître la confiance en soi.

Le sujet du père et de sa fille n’était pas le problème de ce joker. Le vrai problème touchait à ses élèves. Un sujet qui semblait mettre ton patient dans un tel mal être que tu avais l’impression qu’il se fermait pour ne pas vomir ses organes vitaux. Sa réaction était un bon signe : tu avais bien trouvé le sujet sur lequel, il te devait de travailler avec lui. Alors que tu lui demandais des explications entre les incohérences de son dossier et de ses dires, il t’expliqua que le chiffre deux venait du pouvoir en lui-même : cette jeune demoiselle avait la capacité de pouvoir changer de monde, d’échanger sa place avec une autre personne. Un personnage de vidéo. Il s’occupait donc des deux personnes. Un détail qui ne figurait pas sur le dossier. Un détail, qui cependant, tu notas dans ton dossier. Il expliquait que pour chacune des deux personnes, il avait des exercices spécifiques, même si cette dernière en avait moins besoin que son alter-égo. Enfin, il t’expliqua concrètement que le sujet des exercices n’était pas le même puisqu’il essayait de la décoincer un peu. Toutefois, en prononçant ses derniers mots, un mutisme le prit. En voyant ceci, tu te levas de ta chaise pour aller chercher un verre d’eau à ton patient.

« Si vous n’y arrivez pas, ne vous forcer pas à parler. », dis-tu en posant le gobelet juste en face de lui. « Si vous voulez, on peut essayer de faire ça d’une autre manière. », ajoutes-tu avec un léger sourire bienveillant. « Avec vos deux élèves, qu’est-ce que vous n’avez pas réussi à faire que votre père ait réussi vis-à-vis de vous ? », demandes-tu en t’installant de nouveau dans ton fauteuil.

Tu voyais bien que son regard était perdu. Tu reconnaissais bien cette expression, celle d’une personne qui se perdait dans ses souvenirs, dans ses pensées. Une personne qui se perdait dans une brume tellement noire qu’elle donnait un léger avant-goût des abysses. Heureusement pour lui, tu savais comment faire pour ne pas qu’il sombre : il devait te parler. De façon direct ou indirect, peu importe, mais il devait essayer de parler, de mettre des mots sur sa douleur.

« Si vous y arrivez, est-ce que vous pouvez m’expliquer la différence entre ces deux demoiselles ? », demandes-tu, pour lui donner des pistes de réponses. « Si vous souhaitez prendre quelque chose de sucrés, n’hésitez pas à me demander. », ajoutes-tu.
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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Lun 25 Juil - 21:11



Et pourtant le bateau coule




Le sujet de Naya et de Kiyo bloquait sa voix comme une chaine de vélo saute, toute la machinerie s’enraye et le deux roues ne peut plus avancer. Non pas qu’il tenait à en parler au docteur, en vérité il désirait tout sauf ça. À ce moment où il restait quasiment immobile sur sa chaise, plongé dans un profond mutisme et le regard de nouveau dans le vide, il tentait de nouveau d’oublier tout ce qui concernait ses deux élèves. Cela lui faisait trop mal d’y penser, de revoir leurs visages, leurs actes, les moments passés ensemble et de se rendre compte de tous ces moment où il aurait du voir que les choses n’allait pas. Tous ces moments ou il a lamentablement échoué et où ses échecs ont plongés ses deux protégés dans l’ombre. Selon lui tout ce qui leur est arrivé, leurs choix, sont de sa fautes. C’est uniquement le fruit de ses mots, ses inattentions, ses leçons, ses échecs et tout cela pèse très lourd sur ses épaules. Alors déjà qu’il est dur d’y penser, il est impensable qu’il en parle.

Et pourtant le docteur n’abandonne pas certainement pour le meilleur et avec de bonnes raisons mais la légende n’était pas des plus coopérative. Où avait-il réussi avec Naya et Kiyo là ou son père à échoué avec lui ? Nul part. Il avait envie de lui hurler au visage mais il n’en fit rien, il se contenta de la fixer, le regard vide. Il avait certes été le « tuteur » de ces deux élèves de la Heroe’s Sup pour en faire de bons héros mais ce n’est pas en apprenant à un grand gaillard à se battre ou en faisant pirater des caméras par une petite génie de l’informatique qu’on y arrive. C’est en leur apprenant à être, à agir et même à vivre comme un héros et si son père a réussi à lui faire comprendre ça, lui avait lamentablement échoué.

Elle n’avait pas abandonné et avait réussi à le faire parler en lui posant une nouvelle question, cette fois ci il devait simplement comparer Naya et Liliana. Pourquoi pas se disait-il, il devait l’aider et abordant ce sujet il n’était pas obliger de parler de ce qu’il avait fait, il n’avait pas à s’en faire.

« Lilith… Liliana est une petite fille très… très… Vivante. Elle se dépense, elle rencontre des gens, elle est gourmande. Quand on la regarde on se dit qu’elle sera sportive lorsqu’elle sera plus gran… » Jonas leva les yeux vers le plafond, comme plongé dans une intense réflexion avant de redescendre son regard vers la jeune femme « Non oubliez ça. Mais par contre des fois elle est assez froide, dans sa manière d’agir ou de parler, même avec moi. C’est parce qu’elle est très mature pour son âge vous voyez. »

Parler de Liliana n’était pas vraiment la partie la plus compliquée de la comparaison et alors qu’il fermait la bouche, avant d’enchainer sur Naya il se souvint de la proposition de la psychologue. Il est vrai qu’un peu de sucre ne fait jamais de mal. Etait-ce un moyen de retarder cette prise parole ? Un ingrédient pour diminuer le stress ? Quoi qu’il en soit il ne parla pas de son ex-apprentie tout de suite.

« Ex-excusez moi, est-ce que vous avez du chocolat ? »

Un carreau, sortie de ces sachets près emballés à l’unité exactement pour ce genre de situation, d’autant plus que si l’on lui avait laissé un paquet entier il l’aurait certainement englouti sans demander son reste. Mais cela fut suffisant pour le pousser à faire sortir quelques mots sur la jeune fille dont le nom est quasiment tabou.

« Na-Naya… par contre était bien plus renfermée et enfermé aussi. Elle n’aimait pas les gens, elle en avait peur, de leur regard, de leur jugement. Alors comme tous les adolescents dans son cas elle s’est trouvé un refuge, le sien c’était les ordinateurs. Elle était vraiment très, très douée avec. Mais elle ne les utilisait pas pour s’ouvrir à sa manière, elle se contentait de Kiyo comme seul contact. Elle n’allait pas vers les gens, elle ne bougeait pas plus que nécéssaire, mais par contre elle aussi était gourmande, elle aimait bien les sucreries. »

Le silence retomba. Pas pour longtemps.

« Est-ce que ça vous va, docteur ? »

Cette fois ci Jonas ne s’était pas refermé comme une huitre après avoir laissé passer quelques phrases. C’était une bien bonne nouvelle.


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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Mer 27 Juil - 21:01


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Plus tu passais du temps avec lui, plus tu te rendais compte que Jonas était ton patient parfait : il était un héros et surtout, il était en pleine crise existentielle. Il n’allait vraiment pas bien. Et comme disait le dicton, le malheur de certains faisait le bonheur des autres et dans ton cas, le malheur de ce joker faisait ton bonheur. Non pas que tu étais heureuse de le voir triste, mais tu avais pu le rencontrer ; un mal pour un bien. Plus tu lui parlais, plus tu te posais des questions sur ce jeune patient à propos de ses passions, de ce qui le faisait avancer dans la vie. Mais pour le moment, tu ne pouvais pas trop discuter de ça avec lui ; il était bien trop important de panser la plaie qui se trouvait en lui. Cette même plaie qui semblait s’infecter et qui semblait l’empoisonner de l’intérieur. Et d’après ce que tu comprenais, ce problème avait plusieurs origines dont l’une d’elle était le chemin emprunté par ses deux élèves : Naya Thompson et son alter-ego, Kiyo. Ces deux enfants devaient être importants pour lui pour que tu le récupères dans cette état-là.

La conversation, pour le moment, tournait essentiellement autour de son père et de ses enfants. Dans le second cas, le terme était large puisqu’il mettait dans le même panier son élève et sa fille adoptive. Tu n’avais pas réuni ces deux thèmes pour rien puisqu’avec cette action, tu essayais de le placer dans la peau de l’adulte, mais aussi de l’enfant. Avec cette action, tu essayais de lui faire comprendre que dans un sens, même s’il pensait avoir raté son objectif, ce n’était pas totalement le cas. Mais gardons ce sujet pour plus tard. Pour le moment, tu lui avais juste demandé ce qu’il pensait avoir raté avec eux, que son père avait réussi avec lui. Le silence de Jonas comme guise de réponse avait le mérite d’être clair : tout. D’après ce que tu comprenais, il n’avait rien réussi à faire. Et d’une certaine manière, tu prenais son silence comme un échec d’approche : le but des questions n’était une interprétation des silences, mais de véritables réponses. Toutefois, la seconde question semblait avoir fait son effet : il résumait les deux demoiselles ; Liliana semblait être une enfant vivante contrairement à Naya, qui, elle, semblait être assez timide. Dans l’ensemble, les deux filles semblaient être l’opposées de l’autre et pourtant, elles semblaient aussi avoir quelques points communs, surtout au niveau de la nourriture.

Peu de temps après avoir répondu à sa question sur ses deux filles, il te demanda si sa réponse te convenait. Tu étais un peu surprise par sa question. Tu avais l’impression qu’il te demandait s’il avait donné la bonne réponse. Tu affichas un léger sourire bienveillant. Plus tu voyais ce jeune homme, plus tu le trouvais mignon d’une certaine manière. Quand il te demanda si tu avais du chocolat, tu te levas et partis jusqu’à ton placard pour prendre un morceau de chocolat noir. Ce placard était rempli à peine au tiers. Il avait essentiellement du thé, des dosettes de café, des gobelets, un peu de nourriture et des mouchoirs. C’était le placard de secours pour que ses clients ne manquent de rien.

« Toutes les réponses me conviennent. », dis-tu avec un ton assorti à son sourire. « Notre conversation n’est pas un interrogatoire, ni même un contrôle. Il n’y a pas réponse qui n’aille ou qui n’aille pas. On ne fait que discuter sur ce qui vous met dans cet état-là. Ne vous prenez pas la tête. », ajoutes-tu avant de t’asseoir de nouveau. « Si vous voulez un autre morceau de chocolat, n’hésitez pas à me demander. Ils sont là pour les patients. », précises-tu en dirigeant ton regard vers le placard en question.

Un petit silence s’installa dans la pièce, juste le temps pour toi de mettre à jour des notes et de mettre quelques annotations comme la façon dont il parlait des deux enfants. De ce que tu voyais, Jonas aimait ces deux demoiselles comme si elles étaient toutes les deux ses filles. Ce sentiment était un autre élément clef pour le sortir de ce moment pénible.

« De ce que j’entends, vous semblez connaitre et aimer ces deux filles sans distinction. C’est une très belle preuve d’amour. », dis-tu sans attendre une réponse en retour de l’intéressé. « Et quand est-il de Kiyo ? Comment le décririez-vous par rapport à Liliana et Kiyo ? », demandes-tu. « Autre question : Quelle était exactement votre travail vis-à-vis de vos deux élèves ? Deviez-vous les faire devenir des héros en les prenant avec vous dans des missions ou deviez-vous les aider sur un plan plus personnel ? », demandes-tu. Sur ton dossier, la mention « partenariat d’apprentissage » n’était pas marqué à côté à côté de son nom. D’ailleurs, il n’y avait rien de noté.

Tu lui laissas le temps de répondre, qu’il réfléchisse à cette question. En attendant, tu profitas de ce moment de silence et de réponse pour boire une gorgée de thé. Tu n’avais pas fait attention et ton thé était devenu froid. Si certains seraient tristes, tu ne l’étais pas. A contraire, tu aimais aussi boire du thé froid, surtout au travail.
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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Mar 30 Aoû - 9:09



Et pourtant le bateau coule




Jonas continuait de regarder la psychologue, son regard n’était pas tombé sur ses pieds, n’avait pas fuit pour éviter d’aborder un sujet fâcheux. Il n’était pas plus à l’aise, ça non, il se contentait de la regarder elle. Lui qui avait les yeux rouges pour une raison toujours obscure avait toujours été fasciné par les yeux bleu. Pourquoi était-il surprenant que certaine personne aient les yeux vermeille mais complètement normal qu’il soit azurés ? Ne se laissant pas le temps de répondre à cette question Jonas la chassa pour se reconcentrer sur les mots de la jeune femme en face d’elle, il ne devait pas se laisser distraire.

Elle dit quelque chose de surprenant, d’étrange : il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Le bonhomme en blanc ne comprenait pas vraiment, lorsque l’on posait une question on définissait forcement de bonnes ou de mauvaises réponses puis on réagissaient à celles-ci en fonction de ça. C’était le principe même des questions non ? Il ne semblait pas. En tout cas pas pour le docteur Keegan.

« J’en veux bien. »

Il n’exprima ni son doute ni ses questions. Il se contenta de demander une nouvelle dose de chocolat, c’était agréable. Elle glissa entre ses doits un nouveau carreau avant de noter quelques mots sur ses notes, certainement à son sujet. Jonas ne la questionna pas à ce sujet, elle faisait simplement son travail. Puis la discussion reprit, constructive cette fois ci, de nouvelles questions, de nouvelles opportunités d’avancé, de nouveaux risque de bloquer le héros.

Le nouveau sujet était Kiyo, c’était une grande question. Un vaste sujet bien moins contrariant que Naya.

« Kiyo est… il… » Le silence s’installa, mais Jonas ne s’était pas fermé, au contraire il cherchait le bon mot. « Kiyo était un idiot. C’est un bonhomme qui ne cherche pas à comprendre, il reste sur des aprioris, il ne cherche pas à changer. Il vient d’un univers plutôt dur de ce que j’ai compris mais à aucun moment il n’a pensé à comprendre comment le notre fonctionnait, il s’est contenté d’appliquer sa logique à son nouvel environnement. Au final il ne voyait que le mal partout. »

Un tableau bien sombre et pourtant Jonas était presque sur d’avoir bien cerné le personnage de cet idiot. Il le savait, durant tous ces moments il savait comment il réfléchissait, ce qu’il pouvait penser, mais il ne perdait pas espoir de lui faire comprendre que ce monde était bien plus lumineux que le précédent. Peut-être était-ce lui qui avait été idiot ? Peut-être… et pourtant.

« Mais il avait un bon fond, il faisait toujours tout ce qui était en son pouvoir pour protéger Naya et jamais il ne l’aurait mis en danger. C’était une jolie paire en marge du reste du monde. »

Trop de mots, trop de souvenirs. Le regard de Jonas s’assombrit de nouveau, mais il n’allait pas retomber dans un mutisme oppressant. Il n’était plus vraiment la coquille vide, amorphe, qu’il était à son arrivée. Les yeux humides il releva la tête pour répondre à l’autre question de la jeune femme.

« Ils étaient compliqué à approcher pour les professeurs de la Heroe’s Sup, alors on m’a demandé de m’occuper un peu d’eux à côté. Ce n’est pas si rare que ça si les jokers sont ouverts à ce genre de chose. Mais si on m’a demandé de les pousser sur la voie du héros, je voyais un problème plus large. Ce n’est pas la faute de leur professeur, ils ont tellement d’élèves… »



« Je peux avoir encore du chocolat ? »


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Dernière édition par Jonas Cros le Mer 31 Aoû - 17:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Mer 31 Aoû - 17:25


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Les séances avec la légende se passaient très bien, surtout de ton point de vue. Avec le temps, tu avais appris à le connaitre, à comprendre il fonctionnait. Et avec le temps, vous aviez appris à vous connaître … au point de tomber sous le charme de sa maladie. Jonas, la légende. Il était un cas très spécial et tu n’avais pas pu résister à la complexité de son psychisme. Tout comme Harleen Quinzel avec le Joker, tu tombais de fascination pour lui. Tout comme Harleen Quinzel avec le Joker, tu tomberas dans sa folie. Mais pour le moment, tu n’étais pas encore arrivée là. Tu avais encore de l’espoir pour lui et même si tu succombais lentement à son charme, tu essayais de l’aider. Et ta persistance commençait à payer : il se confiait à toi, il te parlait. Pas totalement. Mais il arrivait quand même à parler, à mettre des mots sur ce qu’il ressentait. Et ça, c’était un très bon avancement par rapport au début où il était atteint de mutisme. Il n’arrivait pas à parler, il n’arrivait pas à garder les pieds dans la réalité. Maintenant, il restait lucide quand il parlait de son plus gros problème. Maintenant, il restait lucide quand il parlait de son plus gros échec.

La séance avançait comme d’habitude quand tu lui proposas du chocolat. Et comme à quasiment chaque séance, tu lui expliquas que le placard de chocolat était pour les patients. En ce jour, la séance se tourna autour de Kiyo et surtout, sur la mission qu’il devait entreprendre avec la jeune fille et son alter égo. De ce que tu avais compris, les deux âmes étaient bien différentes l’une de l’autre : Naya était une jeune fille réservée, sans envie de sociabilité. Elle était la tête pensante du duo. A l’inverse, Kiyo était un jeune extraverti, avec une grande facilité à se faire des amis. Cependant, il était plus les muscles du groupe. Jonas précisa aussi que ce dernier était, malgré ses qualités de protecteur, un peu stupide et étroit d’esprit. Il ne cherchait pas spécialement à comprendre notre monde et de ce fait, voyait le mal partout. Tu notas ces informations, soulignant le fait que, peut-être, c’était ce manque d’ouverture d’esprit qui faisait qu’il avait mal tourné, comme la demoiselle. Si tu avais compris le comportement et les passions du garçon, tu avais encore du mal à cerner ceux de la jeune fille. Parce que de ce que tu comprenais, ce n’était pas la faute de la légende, mais leur faute à eux s’ils étaient parti dans la mauvaise voie.

« Vous portez aussi cette âme dans votre cœur. », dis-tu avec douceur. « De ce que j’entends, vous considérez ces deux âmes comme vos propres enfants. Est-ce qu’il vous étiez difficile de communiquer avec lui ou pas ? en dehors de la relation « professeur / élève » que vous entreteniez. », demandes-tu pour avoir plus de précision. « Du point de vue de votre relation avec votre père adoptif, est-ce que vous pensez avoir eu les mêmes difficultés ? », demandes-tu en plus. Pour toi, il était important de comprendre sa vision des choses.

Puis, alors que tu remarquas la douleur de tes questions, tu lui proposas un mouchoir. Tu voyais ses larmes montées. Mais comme tu t’en doutais, il reprit le dessus pour t’expliquer que ses élèves étaient difficiles, surtout avec leurs professeurs. Il t’expliqua aussi que ce n’était pas rare que des Jokers aident les jeunes élèves, surtout quand ils étaient difficiles. Mais à l’inverse des autres élèves, si les professeurs lui avaient demandé de les aider à ce qu’ils suivent la voie du héros, lui, il voyait un autre problème. Un problème qui n’avait rien à voir avec le fait de devenir un héros ou non. Tu notas aussi cette information. Finalement, la légende n’était pas aussi aveugle que tu le pensais : il avait compris une chose que les enseignants n’avaient pas vue. Il avait compris le véritable problème, l’origine de leur comportement. Toutefois, s’il était ici, et eux dans le fichier des jokers, c’était qu’il n’avait pas réussi à soigner, panser les blessures de ses élèves. Un échec qui lui pesait sur le cœur bien plus qu’il ne devrait le faire.

« Le fait que vous aviez vu que le problème était plus large, plus complexe est une très bonne chose. Il montre bien que vous êtes un bon professeur. Je ne dis pas ça pour vous faire plaisir, ni pour vous rassurer. Je vous dis ça parce que c’est la vérité. »,dis-tu pour le rassurer. « Contrairement aux professeurs – de ce que vous me dites -  qui n’ont vu que des enfants turbulents, vous avez compris que ce n’était pas une question de bonne ou de mauvaise volonté. Vous avez compris que leur réticence ne venait pas de là, mais d’autre part. Pour ça, vous n’avez pas à vous sentir coupable. Vous avez fait un très bon travail. »,expliques-tu. « Toutefois, j’imagine que le problème le plus grave ne vient pas de là … que c’est-il passé avec eux ? », demandes-tu. « Enfin, de ce que je vois, vous avez plus de faciliter à parler de Kiyo que de Naya, alors je préfère reformuler ma question : que c’est-il passé avec elle ? », demandes-tu.

Tu savais très bien que le point sensible, la kryptonite de cette légende était la demoiselle. Tu savais très bien que l’origine de son problème, c’était elle. Toutefois, tu étais psychologue et non magicienne… sans sa participation, tu ne pouvais rien faire. Sans ses mots, tu ne pouvais pas l’aider. Puis, il lui demanda s’il pouvait reprendre du chocolat. Sans rien dire, tu te levas avec un tendre sourire pour aller lui chercher une tablette entière. Tu savais très bien qu’il allait avoir besoin de soutien pour parler, pour enlever cette épine du pied. Et tu savais très bien que le chocolat, pour Jonas, était comme un anesthésient. Tu lui tendis donc la tablette.

« Prenez-en autant que vous voulez. », dis-tu en laissant la tablette sur la table. « Je sais parfaitement bien que cette question, cette partie de votre histoire est difficile pour vous alors je vous ai rapporté une tablette entière. Vous allez pouvoir mangez autant que vous voulez. », dis-tu sur un ton angélique.

Tu essayais de le mettre le plus en confiance possible.
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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Mer 31 Aoû - 21:19



Et pourtant le bateau coule




Jonas était assis. Comme d’habitude. Les mains accrochés l’une à l’autre pour cacher sa tension. Comme d’habitude. Mais ce n’était pas la première séance. Ça n’était plus la première séance, non les choses avait bien changées. Même si à ce moment ou il s’asseyait sur ce siège qu’il commençait à connaitre si bien, la principale différence qu’il ressentait était malaise au niveau de ses côtes. Elles ne s’était toujours pas parfaitement remises de ses dernières mésaventures.

Son regard ne fuyait plus et il pouvait vraiment faire face au docteur Keegan, c’était comme s’il la rencontrait vraiment. Il se sentait bien ici, l’odeur du cuir du fauteuil était devenue familière, la voix de la jeune femme devenait une compagnie agréable et ses yeux un repère réconfortant. Il s’en rendait compte parfois, de ses moments d’absence. De ces moment que sont air sérieux ou troublé rendait semblable à des instants de réflexion. Mais la vérité était différente, il la regardait. C’était tout.

La discussion reprit là où ils l’avaient laissé la dernière fois, sur les sujets qui fâchent. Mais le docteur Keegan savait bien faire son travail, elle avait appris à lui parler, à le faire parler. Lorsque les question sur Kiyo reprirent leur cours elle sut amener la question.

« C’est… c’était difficile parce qu’il était buté. Et puis, et puis en plus d’être buté il voulait être fort pour elle. Ça rendait peut-être la discussion encore plus compliqué… Mais au final il finissait toujours par parler, parfois en me hurlant dessus, parfois non. » La réponse à la seconde question au parallèle avec sa propre histoire sortit bien plus facilement. Parler de son père n’était quasiment plus un poids « Non, je pense que mon père a eut beaucoup plus de facilité que moi. Parce que lorsqu’il a choisit de s’occuper de moi je l’ai accepté avec un grand sourire, j’était seul et je ne voulais plus l’être. Eux… eux étaient seuls, mais ils étaient deux, ils s’étaient créée une bulle difficile à pénétrer. »

Une vague de nostalgie l’envahit, provoquant à son tour un vague de mauvais souvenirs. Ça arrivait à chaque fois, il n’arrivait pas à trouver ça plus facile à supporter à chaque fois. Mais le docteur Keegan était là et elle le réconforta comme elle put, avant que sa voix ne se teinte d’une note d’incertitude. L’oreille de Jonas s’ouvrit en grand, il avait apprit à reprendre conscience du monde qui l’entourait au fur et à mesure de ces rencontres mais c’était une des premières fois qu’il la sentait aussi… préoccupée par sa question.

Puis elle arrive finalement, la vraie question. Ce qu’il s’était véritablement passé avec Naya, la gamine de la Hssup avec sa double personnalité. Ce qu’il s’était passé avec elle ? C’était simple… une simple…

« Succession d’echec. »

Les deux mots étaient tombé comme une sentence. Il attrapa la tablette proposé par le docteur Keegan avec un air grave. Il avait mangé tellement de chocolat, il devait lui avoir coûté cher. Mais il en avait besoin, il ne savait exactement pourquoi mais la douceur du chocolat l’apaisait. C’était puéril, il est vrai, mais efficace et c’était tout ce qui comptait. Il avait regardé les multiples carreaux de longues seconde avant de finalement en prendre un. C’était un pas en arrière. Son regard était redevenu fuyant, ses oreilles ne voulait plus entendre l’extérieur. Un pas en arrière certes, mais nécéssaire pour avancer de nouveau.

« Chaque fois… à chaque fois que l’on était dans une situation compliquée je n’arrivais pas à la protéger. La situation m’ech… m’échappait un peu des mains. » il mordit un second carreau sans même prendre la peine de le décrocher au préalable. « Juste assez pour que je n’arrive pas à la rattraper. » Citer des exemples de ces moments aurait été aisé, mais la douleur n’en valait pas la peine. Pourtant, une parmi toutes les autres ressortait, celle ci l’accablait particulièrement. « Docteur… je vous ai déjà parlé de mon « don » pas vrai ? » le docteur acquiesça sans parler, le laissant continuer. « Vous m’avez dit que je ne savais peut être pas ce qu’était réellement mon don. Et vous aviez raison de douter, mais ce n’est pas que je ne sais pas. C’est que je ne veux pas savoir. On ne choisit pas ses particularités et si j’avais eut le choix, j’aurai choisi tout sauf celle ci. »

Il croqua un nouveau carreau, ou plus, il n’avait pas fait attention. Puis appuya sur sa tempe avec son index.

« Dans ma tête… dans ma tête il y a quelque chose de terrible. Quelque chose d’insupportable. Au début je pensais que c’était juste moi, puis j’ai compris que c’était à la fois moi et autre chose. Et à cause de ça Nay… à cause de moi Naya a du le vivre. »

Son chocolat avait un gout salé désormais. Mais il s’en fichait, il continuait de mordre dedans à intervalle régulier, sans se soucier des larmes toutes aussi régulières qui roulaient sur ses joues.

« Un jour j’ai emmené Naya avec moi sur une petite mission. Une toute, toute petite histoire de disparition dans un hôtel. Tout avait bien commencé, elle avait réussit à trouver rapidement un piste grâce à ses propre talents, c’était bien qu’elle comprenne qu’elle pouvait réussir elle aussi. Et puis une fois à l’intérieur tout à basculé et je me suis retrouvé avec Ki.. Kiyo dans la tête et Naya avec mon enfer. »

Il ne pouvait pas aller plus loin dans cette histoire. Pour lui ce fut son premier échec retentissant, la première fois que Naya se retrouvait seule depuis sa rencontre avec Kiyo, la première fois qu’elle se retrouvait avec du sang sur les mains. Il n’avait jamais réussi à corriger ça.

Cette fois ci Jonas ne croquait plus dans son chocolat. Il avait posé son front sur le bord du bureau. Il pleurait vraiment, la première fois depuis longtemps. C’était tout sauf agréable.


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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Jeu 1 Sep - 3:27


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Jonas & Alphée

Avec le temps, mais aussi la confiance qui s’était installé entre toi et ton patient, il réussit à s’ouvrir à toi. Il commençait réellement à parler, à te parler. Au début, tu te posais même la question de savoir si tu n’allais pas compromettre ta couverture pour l’aider. Mais finalement, il s’est ouvert à toi. Le bourgeon qu’il était commençait à fleurir et tu appréciais cette marque de confiance. Les paroles de Jonas sonnaient à tes oreilles comme un début de victoire. Tu ne connaissais pas les détails de sa venue chez toi, dans ton cabinet. Tu ne connaissais pas totalement son histoire, mais tu savais que cela allait changer, et assez rapidement. Tu avais réussi à érafler la coquille qui entourait son cœur, ses souvenirs. Depuis plus d’un an, c’était la première fois que tu te sentais fière de toi. Pour la première fois, un joker allait être soigné. Toutefois, cette année commença à t’ouvrir les yeux … avec ton pouvoir, tu n’avais réussi à sauver aucune personne. Du moins, pas de la manière dont tu le souhaitais alors qu’en un an, tu allais soigner la personne la plus malade au monde. Cette année de thérapie fut l’effet de choc dont il avait besoin pour s’ouvrir et soulager sa conscience, mais cette année de thérapie eut aussi un effet de choc sur toi.

Jonas était toujours assis dans sa chaise, la même chaise qu’il prenait à chaque fois pour parler quand il continua de décrire Kiyo. Il ajouta, en plus d’être un idiot, qu’il était difficile du fait qu’il était buté. Il t’expliqua que la seule chose qui l’intéressait, c’était de devenir toujours plus fort pour protéger Naya, son alter-égo. Tu notas dans ton carnet que cet amour entre ces deux âmes était un peu particulier, voire inquiétante. Mais ce n’était pas le but de cette séance. Il ajouta que la discussion était assez compliquée mais qu’au final, même si ça finissait par des beuglements, il finissait toujours par parler. Ensuite, il répondit à ta question sur le parallèle entre lui plus jeune et les deux enfants. Tu pointas – dans ton dossier - le fait qu’il était bien conscience que sa situation de l’époque n’était pas la même que ses élèves avaient vécu avec lui. S’il avait conscience de cela, le problème ne venait pas de là. A force de chercher, à chaque séance, les petits recoins qui pouvaient être la raison de son comportement, tu arrivais toujours à la même conclusion : il était devenu Joker pour sauver un maximum de personne, mais qu’il avait sombré à cause d’une seule, son élève.

Alors même si tu savais que c’était un sujet très sensible, tu essayas de tâter le terrain, encore une fois, sur le fait qu’il te raconte ce qui s’était passé avec elle. Sans ses aveux, sans son histoire, tu ne pouvais pas avancer dans sa thérapie. Et par miracle – et avec l’aide de beaucoup de chocolat – il se mit à parler. Pour la première fois en un an, il eut la force physique et morale de te parler, de t’expliquer l’histoire avec sa jeune élève. Et en entendant cette histoire, tu compris très rapidement les raisons : il te raconta que ses tentatives pour la faire devenir une héroïne n’avaient été que des échecs. Et le pire, pour lui en tant que tuteur, mais aussi en tant que Joker et simple humain, c’était le fait qu’elle avait tué pour la première fois à cause de lui. Ou du moins, à cause de son pouvoir. Il te raconta en détail les particularités de son pouvoir, mais aussi les effets négatifs. Le dossier disait que Jonas avait tué le criminel parce que celui-ci avait tué le scientifique et avait essayé de s’enfuir.

Toutefois, même si ce n’était pas professionnel, tu ne notas pas ce détail. De ce que tu voyais, ce joker avait bien assez été puni pour son erreur, une punition qu’il subissait encore aujourd’hui. Et pour la première fois de ta carrière, tu n’avais pas les mots pour soutenir ton patient, pour le rassurer. C’était la première fois que tu te retrouvais devant cette situation. Heureusement pour toi, tu ne te laissas pas submerger par tes pensées négatives et tu repris vite tes esprits. Ce joker avait besoin de toi.

« Jonas, vous savez, ce n’est pas réellement de votre faute si votre élève a reçu votre don lors de cette mission. », dis-tu. « Même si vous étiez responsable d’elle, que c’était votre devoir de la protéger, de faire en sorte que la mission se passe bien, vous savez très bien que ce n’est pas toujours le cas et qu’il arrive que de simples missions de routine tournent mal. Et dans ce cas-là, au aucun cas cela est de votre faute. », ajoutes-tu « Même s’il vous est impossible de le faire à l’heure actuel, vous devez vous pardonner pour cette mission. Vous devez vous dire que cela n’est pas votre faute… est-ce qu’on vous avait prévenu pour la nature de cette mission, de ce que le scientifique avait sur lui ? », demandes-tu pour ne pas dire de bêtise.

En relisant tes notes, un détail t’interpella : il t’avait dit que même si son travail était de les former vers la voie du héros, leur problème était complexe. Tu essayas de partir sur cette pente pour essayer de le raisonner… même si tu savais que cela n’allait pas être une chose facile.

« Il y a quelques séances, vous m’aviez dit qu’on avait confié Naya et Kiyo parce qu’ils étaient dur, qu’il fallait que vous deviez leur montrer la voie du héros. Vous vous en souvenez ? », demande-tu pour confirmation. « Vous m’aviez aussi dit que vous aviez vu que leur problème n’était pas de l’ordre de la discipline, mais d’un autre domaine… est-ce que vous voulez revenir un peu sur ce sujet ? », demandes-tu pour essayer de le faire revenir à la raison. « Qu’est-ce que vous avez vu comme problème en eux ? », ajoutes-tu comme question.

Tu te penchais sur cette séance parce qu’un détail t’échappait, un petit détail qui allait peut-être redonné confiance au Joker : est-ce que sa véritable mission était bien de les faire devenir des héros ou justement, de simplement les aider à résoudre cet autre problème ?
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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Jeu 8 Sep - 14:14



Et pourtant le bateau coule




La voix de la psychologue atteignait difficilement Jonas, mais elle parvenait à percer les défenses à l’origine imprenables. Il continuait de s’apitoyer sur son sort et celui de son élève, des tremblements agitant légèrement ses membres. Elle continuait de tenter de le rassurer, cela ne le convainquait pas du tout, pour lui il était toujours le coupable dans l’affaire mais d’une manière ou d’une autre il prêtait une oreille plus ou moins attentive aux paroles de la psychologue. c’était le fuit d’une confiance cultivé pendant près d’un an.

Il se contenta de bouger la tête pour répondre aux questions, incapable de prononcer le moindre mot avec la gorge aussi serrée. Il continuait de fixer le sol, pour le peu qu’il voyait les yeux obstrués par les larmes, la tête posé contre le bord du bureau. Savait-il que le scientifique disposait d’un tel gadget ? Bien sur que non, fit-il comprendre d’un mouvement de tête. Se souvenait-il des mots qu’il avait prononcé à propos de Naya et Kiyo ? Évidemment. Voulait-il pousser un peu plus ce sujet ? Il releva la doucement la tête et s’essuya le visage avec ses manches. Ça ne pouvait pas être pire que le sujet précédent.

Toujours fébrile Jonas écoute le docteur Keegan poser sa question, il ouvre la bouche pour tenter d’y répondre mais aucun son ne sort. Retour à la case départ. Ou presque. Les yeux toujours embué il attrapa de nouveau le chocolat et recommença à mordre dedans pendant de longues secondes avant d’être capable de parler. À la fin il ne restait plus que deux carreaux de chocolat.

« Ils étaient… ils sont seul. Ils sont seul à deux, ça les rapproche beaucoup… mais ça les isole du reste du monde. C’était ça leur problème et plus ils restaient seuls ensembles, plus ils s’éloignaient du reste du monde. Ils ne le comprenait plus et le reste du monde ne les comprenait pas non plus. »

Tel était le vrai problème de ses deux idiots d’élève selon Jonas et il n’avait pas réussit à y remédier. Il avait reprit un peu de couleur au fil des mots mais ce n’était pas encore ça.


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MessageSujet: Re: Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée Lun 12 Sep - 15:36


... mais des gens survivent

Personne ne sait vraiment à quel point une autre personne peut souffrir. Tu peux te tenir à côté de quelqu'un qui est complètement démoralisé et tu ne le sauras jamais.
Jonas & Alphée

Plus les séances passèrent et plus tu te rendais compte de l’évolution de Jonas : de l’homme hanté par ses démons, descendant même au stade d’enfant, il était devenu un homme plein de regret mais sans hantise. Tu te rendais compte qu’il avait toujours cette ombre derrière lui, mais tu remarquais aussi que celle-ci avait descendu depuis votre première rencontre, depuis votre première séance. Et il fallait bien l’avouer que tu commençais à ne plus devenir utile à ce joker ou plutôt à cette légende. Parce que oui, cet homme n’était pas un simple héros. Il était l’un des plus puissants des héros de Laurel. C’était aussi pour cette raison qu’il était ton patient préféré : l’homme le plus tourmenté de ton carnet de patient était aussi le plu puissant. Et même s’il s’en rendait pas compte encore aujourd’hui, mais avec son caractère et son pouvoir, il avait la capacité de devenir le plus puissant des 5 légendes de sa génération. Mais cette partie de tes pensées, tu les gardas pour lui. Il ne fallait pas qu’il connaisse tes réelles pensées vis-à-vis de lui. Tu n’étais pas là pour créer des monstres, mais à l’inverse, tu étais là pour créer des personnes saines d’esprits.

Ton travail avec Jonas avait tellement bien fonctionné que depuis quelques séances, il arrivait à te parler, à ce dire ce qu’il ressentait. Il avait toujours du mal à s’exprimer oralement, mais de manière détourné, il arrivait toujours à te dire ce qu’il ressentait. Même si tu jugeais positivement ton travail avec ce patient, tu doutais de la nature de la compréhension de ses réactions : Etait-ce parce qu’il s’exprimait mieux grâce à la confiance qui régnait entre vous deux ? Ou alors, était-ce parce que tu avais appris à le connaitre ? Dans les deux cas, tu comprenais ton patient et tu avais réussi à lui donner les soins dont il avait besoin. Ce qui te chagrinait, c’était la nature de cette compréhension : dans le premier cas, cette réussite était due à ton dur travail et c’était légal. Dans le second cas, cette réussite venait de tes sentiments vis-à-vis de lui et dans ce cas, elle n’était pas due à ton travail et de plus, elle était théoriquement illégale. Tu essayais de ne pas le savoir. Sans le savoir, tu ne pouvais pas avoir de remord, ni même de honte. Du moins, c’était ce que tu te disais.

Malheureusement pour toi, pour cette dernière séance, tu avais l’impression de reculer loin, très loin dans ton travail : quand tu lui disais que ce n’était pas de sa faute, que chaque héros devait faire face à des échecs, tu voyais Jonas repartir en arrière. Tu le voyais repartir dans sa bulle. Toutefois, tu fus heureuse de voir que cette même bulle était définitivement percée puisque malgré son manque de réponse, ses larmes, ses gestes répondaient à tes mots. Tu étais fière de lui. Il avait réussi à dépasser le stade le plus difficile dans l’acceptation du pardon. A partir de là, il n’y avait que le temps qui pourrait réussir à lui faire accepter cette idée. Même s’il n’arrivait pas à parler pour les paroles rassurantes, il eut la force – après du chocolat – de te parler à nouveau de ses élèves. Il t’expliqua qu’ils étaient des enfants seuls. Naya comme Kiyo était seul, mais ils étaient seuls ensemble. C’était leur plus grande force, mais aussi leur plus grande faiblesse parce qu’à cause de ça, ils ne s’ouvraient pas aux autres. Du moins, c’était ce qu’il croyait parce que l’ouverture aux autres passait par de nombreuses étapes, mais aussi de nombreuses manifestations.

« Pensez-vous vraiment ce que vous dites ? », demandes-tu pour essayer de le mener à la réflexion. « Pensez-vous vraiment avoir fait du mauvais travail avec ces deux enfants ? », ajoutes-tu comme question. « Vous savez, pour une personne associable, l’ouverture aux autres doit passer par de nombreuses étapes et par différentes manifestation. Alors avant de continuer de penser ça, demandez-vous s’ils sont vraiment seuls à présent. », expliques-tu. « Le fait d’avoir des amis est un début pour l’ouverture aux autres, le fait d’avoir des sentiments pour d’autres personnes aussi. Est-ce qu’ils n’étaient pas heureux quand vous passiez du temps ensemble ? », demandes-tu. « Toutes ces petites choses montrent qu’ils s’ouvrent aux autres. C’est leur manière à eux d’inviter d’autres personnes dans leur cercle. », dis-tu sur un ton posé. « Après, il se peut qu’ils soient restés à une étape de leur apprentissage, mais le blocage à une étape n’est-il quand même pas la preuve de leur évolution ? », ajoutes-tu. Tu regardas le dossier de Jonas. « Est-ce que vous avez revu vos élèves depuis que vous êtes une légende ? Savez-vous ce qu’il pense de vous exactement vis-à-vis de ces histoires ? », demandes-tu.

La séance était presque finie, mais tu voulais absolument qu’il comprenne cette notion. Tu pensais que sa situation, il était primordiale qu’il la comprenne pour avancer. Alors que tu le laissais méditer sur ce que tu venais de dire, tu allais rechercher une tablette de chocolat dans ton placard avant de sortir une feuille de ton tiroir. Ce bout de papier avec le logo du centre joker. Ce papier allait confirmer ces séances avec toi et surtout, le fait qu’il allait mieux. Tu allais quand même mettre une réserve sur le fait de faire des missions qui risqueraient de le confronter à ses élèves. Sans un parfait rétablissement psychologique, il ne pourrait rien faire contre eux. C’était ce que tu pensais, du moins.
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Dans titanic, on ne voit que la partie emergée de l'ice berg || feat. Alphée

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