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L'important n'est pas la fin de la route mais la route elle même.

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❝ LOCALISATION : Dans une bibliothèque ou une ruelle sombre
❝ POINTS : 208

MessageSujet: L'important n'est pas la fin de la route mais la route elle même. Dim 18 Oct - 22:10



Criminel


Are you affraid of GOD ?

Lyssa Cyrene
____________________________________________________________________
"A quoi est due la chute d'Adam et Eve ? C'était une erreur de Genèse." Boris Vian


❝ Âge : Bien plus agée que mes traits ne laissent penser. Pour mes contemporain j'ai trente et une années, tenons nous en là d'accord ?.
❝ Sexe : Tout comme Eve je suis femme. Et pourtant je suis bien plus qu'un simple ventre.
❝ Origine : Carthage, la plus belle ville du monde après Babylonne, si vous voulez mon humble avis.
❝ Race : Je ne savait ce que je suis, mais heureusement les humains ont inventé un mot pour ceux de ma race : béhémoth.
❝ Orientation : Je pense que le mot convenant à ma... préférence, serait pansexuelle. Bien que je dois admettre ne m'être jamais intéressé aux mâles.
❝ Métier : Il m'arrive de m'amuser en remplissant mon but primaire, mais je me reserve la plupart du temps aux grandes occasions. Sinon, afin d'occuper mes jours de manières constructive je vie au milieu des livres de cet "institut des héros". Dit de manière plus prosaïque je suis la bibliothécaire.
❝ Statut social : Je ne puis me plaindre, après tout il se trouve que j'ai eu tout le temps d'amasser de quoi vivre parmi les mortels. Je suis donc assez aisée, petit euphémisme.
❝ Situation amoureuse : Cela me désolé de l'annoncer mais mon cœur n'a pour le moment élu aucun être en ce monde. Mais je garde espoir, la patience est une de mes grande qualité.


Caractère
____________________________________________________________________
"Tout le malheur de l'homme vient de l'espérance." Albert Camus


Vous allez donc m’obliger à dresser un portrait de ma psychologie ? Pourquoi pas… Dans un premier temps vous devez comprendre que la Lyssa qui se tient devant vos yeux aujourd’hui est le résultat de deux grandes caractéristiques : mon genre et mon âge.

Lorsque je parle de genre je ne parle évidemment pas de mâle ou de femelle mais bel et bien de ma nature. Je suis une béhémoth et de ce fait je suis animé par ce sentiment, cette flamme qui me consume de l’intérieur, par la colère. Lorsque j’ouvre les yeux au levé du soleil, lorsque je croise les passants dans la rue, lorsque les étudiants de cet institut de super héros m’adressent la parole je bous intérieurement. La colère est plus pressante encore lorsque l’on me parle de lâches divinités ou lorsque je passe devant un lieu de culte quelconque. L’envie de rependre leur sang sur le sol n’est retenue que par une chaîne, mais heureusement une solide, qu’est l’expérience.

Grâce à ces années passées à arpenter le monde j’ai réussie à amasser les capacités sociales et les traits de caractères qui me permettent de me fondre dans cette masse informe. Le premier de ces traits que j’ai acquérir est la patience. Lorsque cela fait des décennies, des siècles, des millénaires, que vous cherchez la clef d’un problème je peux vous assurer que vous apprenez la patience. Celle-ci a fini par influencer la totalité de mon être et a remplacer la colère et l’impétuosité dans ma façon d’être. En plus d’être capable d’attendre pendant un très long moment qu’un événement se produise, je me suis naturellement mise à réfléchir sur du long terme. Lorsqu’il s’agit de mettre en place une entreprise quelconque ou bien un plan je regarde avant tout les conséquences et autres aboutissement sur dix ans, vingt ans, ou même plus.

Cependant on ne pourra jamais me reprocher de délaisser les détails et de ne me consacrer uniquement qu’au futur. Je ne sais si c’est aussi dû à ces années passées au milieu des humains ou bien à mon obsession du rangement à force de côtoyer les livres des bibliothèques mais je suis très méticuleuse. Certain diraient même « trop méticuleuse ». Je sais que le temps atteint mon être autant que l’huile se mélange à l’eau alors je prends le temps nécessaire à l’accomplissement de mes actions. Encore une fois la patience est le thème récurent.

Cette manière de dédier ainsi une grande quantité de temps à une action vient aussi du fait de ma mission en ce monde. Peut importe le temps que cela prendra, peut importe le nombre de tentative que j’entreprendrai, un jour je réussirai et ce jour sera à marquer d’une pierre noire.

L’expérience m’a aussi permit de comprendre le fonctionnement des êtres humains ce qui n’est pas un joker à prendre légèrement. Prenez l’exemple de cet être venu de par delà les étoiles, Meknes 3MAJ, il considère tous les êtres humains comme du bétail et c’est pour cela qu’il ne parviendra jamais à ses fins. Cette compréhension permet tout d’abord de se créer une identité et donc une vie afin tirer profit des mortels. Pour mes contemporain je suis compréhensive, ouverte. Je suis là pour soutenir ceux qui sont dans le besoin, bienveillante. Être agréable, normale, permet d’apprendre et le savoir est le pouvoir. Le pouvoir est une arme. Les armes servent la destruction.

Apprendre, voilà une autre des facette de l’expérience, à travers les âges j’ai comprit cette nécessité qu’est l’apprentissage. Certes je n’ai pas une mémoire parfaite, je ne suis pas capable de retenir chaque détail de tous ce que je vois, entends, sent ou goute, mais les années m’ont permis d’amasser un savoir pluridisciplinaire conséquent. Assez important pour que, malgré toutes les différences entre mon genre et les mortels, je puisse combler cet écart.

Il est primordial de rappeler une nouvelle fois que s’il y a bien une chose que je ne suis pas, c’est un être humain. Mon corps leur est semblable car je me devais de m’intégrer mais mon esprit primaire, celui qui se cache au fond de mon être, ne peut pas être comparé à ces êtres éphémères. Trois notions règnent dans ces ténèbres et se réveilleront un beau jour : la mort, la destruction et le chaos. Les siècles aidant, ces pulsions ont fini par être recouverte telle la lave sous les couches sédimentaires des océans mais en rien elles ne se sont ternies. Elles ont toujours été, sont et resteront toujours ce que je désir le plus et j’ai le plus grand des mal à me contenter d’une victime par ci, une victime par là. Voir la peur dans les yeux d’un pauvre hère, voir sont sang se répandre sur le sol, gicler sur les murs, rien n’est plus plaisant qu’un tel spectacle. Plus le temps passe et plus l’envie de répandre la mort se fait pressante. Plus le temps passe et plus je me dis que le jour ou je pourrai enfin redevenir celle que je suis réellement sera agréable.

En attendant ce jour béni, je souris en ouvrant les yeux le matin, je souris aux passants dans la rue et aux étudiants dans cet institut de super-héros.


❝ Particularités : Grâce à ma nature de béhémoth mon corps ne présente aucune imperfection, je suis une imitation « trop parfaite » des êtres humains ce qui ne fait qu’accentuer la médiocrité de leur existence. Cependant j’ai dans le dos ce que les humains appellent une tache de naissance constitué de huit flèches partant du même point. Elle n’est pas très grande, moins de cinq centimètre de diamètre, mais est bien visible pour qui à l’insigne honneur de voir mon dos nu. Cette marque est ma preuve de mon ascendance, même si très peu de personnes sont au courant de sa signification. Il se trouve aussi que grâce à mes nombreuses pérégrination j'ai eut l'occasion d'apprendre de nombreux dialectes. Je suis donc une polyglotte confirmée capable de tenir une discussion en anglais, français, allemand, mandarin, franc, latin et le punique. Certes la plupart de ses langues ne me servent plus mais il est toujours amusant de voir l'expression surprise des mortels découvrant une langue aussi vieille que leur civilisation.
❝ Tics et manies : Il semblerait qu'a force de côtoyer les livres j'ai développé ce que les hommes appellent un trouble obsessionnel compulsif : je passe plusieurs heures par jour à ranger les livres de la bibliothèque dans laquelle j'ai élu mon domicile. Si il arrive qu'un jour je ne puisse le faire je commence à me sentir inquiète et le seul moyen de me défaire ce désagréable sentiment est de me replonger dans mon antre. Ou bien d'assouvir mon besoin primaire.
J'ai aussi remarqué que je joue assez régulièrement, et assez inconsciemment, de mes doigts avec une pièce d'or carthaginoise, souvenir de la première ville que j'ai habité.

❝ Passions : Il ne faut pas croire que la destruction soit une passion. Ma véritable passion, celle qui est née il y a plusieurs siècle, est la lecture. Cette activité fut ma première approche de ce qu'est "être un humain", mais elle m'a aussi permis de comprendre leurs émotions les plus profondes. Les livres m'ont ouvert une porte fascinante.
❝ Phobies : Il se trouve que même les êtres tels que moi peuvent avoir une faille. Je ne supporte la vision des dodos, heureusement les êtres humains ont eut la bonne idée de tous les exterminer. Voilà une chose pour laquelle je leur suis reconnaissante.

❝ But : Mon but est simple, trouver un moyen de libérer les miens et mener à bien notre tache : la destruction.
❝ Rêve : Un rêve ? Voilà un concept qui sied bien aux mortels. Je pense que mon "rêve" serait d'écrire cependant il me faut d'abord attendre que mon rôle soit terminé.


Identité secrète ❝ ABADDÔN
____________________________________________________________________
“Le pouvoir se manifeste beaucoup plus facilement dans la destruction que dans la création.” William Wordsworth


❝ Origine : mythologique.
❝ Don : Fragment de Béhémoth

Les béhémoths sont des armes divines créées par des entités supérieures ayant puisé dans le chaos originel afin de donner un vecteur à leur colère. Ce sont des créatures immortelles dont le seul but est de détruire le monde sur lequel ils ont été envoyés. Cependant les dieux, voyant leurs créations hors de contrôle, ont décidé de les sceller là où avaient déjà été envoyé les autres créatures trop puissantes et dangereuses pour les être inférieurs mortel comme les Titans ou les Thanes. Depuis le début de leur captivité forcée par leurs pères, les béhémoths n’ont qu’une envie : retourner sur leur monde et finir ce qu’ils avaient commencé. Chaque béhémoth possède assez de puissance pour raser des villes entières, les plus puissants peuvent agiter les mers au point de modifier la géographie d’un monde ou bien déchaîner des vents capables d’arracher des montagnes.

Lyssa est issu d’une de ces créatures et ne représente qu’une infime partie du pouvoir de la créature dont elle est originellement une part. Tout d’abord comme tous les béhémoths, et plus généralement tous les êtres divins, elle est immortelle. Le temps glisse sur elle sans laisser de traces, si bien qu’elle ait gardé le même visage depuis un peu plus de deux millénaires. Les blessures qu’elle subit finissent toujours par se refermer et la blesser n’est pas aussi aisé que cela, son corps est bien plus résistant que celui des êtres humains sans pour autant avoir la consistance de l’acier. Sa peau est plus difficile à trancher, ses muscles à déchirer, ses os à briser et ses organes à réduire en purée.

Comme tous les représentants de sa race Lyssa est aussi capable de sentir si un être à un lien avec une divinité, ou pire, si une divinité se cache parmi les mortels. Attention, lorsque l'on parle de "divinité" on comprend les créatures divines, les mortels pourtant la marque d'un dieu (bénédiction ou malédiction) et les démons. En effet les démons, et les créatures qui leur sont associés, sont l'opposés des missionnaires divins, les béhémoth peuvent donc sentir cette énergie opposé à leur créateur. Évidement l’efficacité de ce sixième sens est proportionnelle à l’intensité du pouvoir divin. De plus Lyssa doit avoir la personne, ou la créature, sous les yeux afin de ressentir l'aura divine. Elle n'est pas un radar à divinité sur pattes.

Toujours dans le domaine divin il faut savoir que les êtres divins et les mortels avec un quelconque pourvoir lié à une divinité sont capable d’ignorer la résistance naturelle des béhémoths et de leur infligé une véritable souffrance. Cependant au vu de la haine irrationnelle des créatures mythiques pour les dieux et leurs serviteurs je ne sais pas si c’est un véritable avantage.

Les caractéristiques énumérées ci-dessus font partie du quotidien de Lyssa mais il y a plus, il faut avouer que pour le moment il n’y a pas grand-chose qui évoque la destruction. Cependant ne vous moquez pas tout de suite car la béhémoth est capable de devenir aussi mortelle qu’un volcan tout comme l’être originel dont elle est issue. De manière plus factuelle elle est capable, après quelques secondes de mise en route, de disposer d’une force accrue et de produire une intense chaleur capable de faire fondre la plupart des métaux et autres matières qui entreraient en contact avec ses bras.

Car oui, Lyssa est limité aux bras pour l’utilisation de ce pouvoir. De plus cette capacité met plusieurs longue minutes à atteindre son paroxysme que ce soit en force ou en chaleur et sa progression est marqué par l’état des veines de la béhémoth. Au fur et à mesure que le pouvoir gagne en intensité ses vaisseaux sanguins s’illuminent comme des braises puis s’éteignent avec la disparition du pouvoir. Lyssa est capable d’utiliser cette capacité pendant un quart d’heure toutes les heures et elle met cinq minutes à atteindre son paroxysme, reste à ce stade pendant cinq minutes et enfin pendant les cinq dernières minutes l’intensité décroit. Au paroxysme Lyssa est capable d’arracher un lampadaire ou de faire fondre une plaque de métal de plusieurs centimètres en quelques secondes.

❝ Maîtrise : 6/10 : Lyssa est née en tant que béhémoth, a vécu deux millénaires en temps que tel et vivre certainement encore longtemps comme ça. Elle connait chacune de ses particularités et toutes ses limites. Cependant cela fait bien longtemps qu'elle n'a pas tenté de tirer partie régulièrement de son potentiel de destruction profond. Son pouvoir de béhémoth s'est donc un peu rouillé alors qu'elle privilégiait l'intelligence. Mais avec un peu de pratique elle est persuadé qu'elle parviendrait à réveiller de nouveau son potentiel et même à pousser encore plus loin qu'auparavant ses capacités.
❝ Points forts : L’immortalité c'est toujours un bon point. La résistance est utile surtout pour éviter de tacher les vêtements mais surtout la force explosive peut surprendre un adversaire un peu trop confiant.
❝ Faiblesses : La principale faiblesse de Lyssa est son manque de capacités offensive. Oui la force, oui la chaleur mais cinq minutes pour atteindre un paroxysme et une limite de quinze minutes sans même être au maximum pendant cette durée peut être un gros soucis contre un adversaire intelligent et, pire, contre un adversaire résilient. De plus Lyssa a un défaut de conception, il lui arrive tout simplement de ne plus avoir assez d’énergie pour maintenir son pouvoir. Cette situation se produit généralement lorsqu'elle abuse de son immortalité et dans ce cas elle ne peut tout simplement plus produire de chaleur pendant plusieurs heures. Après tout elle n'est qu'un fragment du véritable pouvoir de son être.

■■■ Ton matériel du crime ■■■

❝ Costume : Lorsque je suis de "sortie" je porte generalement un masque vénitien et une longue robe noire. Certes, je ne puis me mouvoir avec trop d'agilité. Cependant qui a dit que j'en avais besoin ?
❝ Arme : Je dissimule, dira-t-on, aussi un magnifique Colt que j'ai eut le plus grand mal à conserver en bon état. Il faut savoir que je le porte la plupart du temps sur moi, disons que c'est ma manière officielle de me defendre.
❝ gadget : Allez savoir pourquoi mais je trouve toujours le moyen de porter une montre a gousset. Peut être est ce pour me donner un style devant les étudiants qui traversent ma bibliothèque et les victimes de mes virées nocturnes ?
❝ Véhicule : Aucun, il se trouve que j'éprouve une certain plaisir à marcher. Généralement très lentement afin de donner un aspect inexorable à mon entreprise et rappeler aux mortels que la fuite est inutile.


Histoire
____________________________________________________________________
"Vouloir libère." Nietzsche



Chapitre I

La première bouffée d’air frais, le premier souffle, la première fois que j’ouvre les yeux et déjà je suis consumé par la haine… Je n’ai qu’une pensée, qu’une envie, qu’un désir : détruire toutes les formes de vie prés de moi. Cependant certains échappent à mon courroux… d’autres comme moi… mes frères et sœurs. Ensemble nous nous élançons afin de répandre la mort comme nos instincts nous le hurlent.

Puis soudainement le noir, le froid, la solitude. Autour de moi rien ne se dresse mis à part du vide, aucune lumière n’éclaire le paysage, mon feu ne rayonne même plus. Où est donc passé le soleil ? Où sont donc passés les pécheurs ? Et surtout ou sont donc mes frères ? Enragé, je m’acharne, tentant inlassablement de percer la prison dans laquelle on m’a enfermée sans succès.

Le temps passe mais je ne le sais pas, la colère n’est que plus intense mais une certitude s’y est greffée : c’est mon père qui m’a enfermé dans ce monde froid ! C’est lui qui nous a tous enfermé, car oui nous sommes tous enfermés loin de notre raison d’être, je le sens. Je sens mes frères et mes sœurs s’acharner comme moi sur la porte invisible de ce cachot et maudire nos pères !

Le temps passe mais je ne le remarque pas, chaque heure, chaque seconde qui passe je me déchaîne afin de tenter d’ouvrir une brèche dans la barrière qui me sépare de ma tache. Et un jour que rien ne distinguait des autres une fissure s’ouvrit, furtive, trop petite pour que je puisse m’y glisser entièrement mais trop rare pour que je laisse passer ma chance.

Je force le passage, tente de passer du mieux que je le peux par cette infime ouverture et lorsqu’elle se referme le premier sentiment qui me gagne est la déception. Le second la colère. Et le dernier la stupéfaction. Je ne suis plus entier, ma colère refuse de s’incarner comme auparavant mais surtout le monde autour de moi n’est plus froid. La lumière est revenue ! La vie autour de moi aussi ! Je peux donc retourner à l’accomplissement de ma tâche.

Malheureusement je ne suis pas complet, je ne peux pas me déchaîner et surtout, je suis seul. Hurlant au ciel et à ces pères qui nous avaient affligés d’un destin de détention je jure à tous mes frères et à toutes mes sœurs de trouver un moyen d’ouvrir les portes de leur liberté.

Chapitre II

Ma colère se déverse sur les terres aux alentours et même si je ne peux pas ravager le paysage au moins je peux tuer chaque être vivant que je croise. Ils doivent tous payer, les mortels autant que les dieux. Les uns car telle est ma mission, les autres à cause de leur lâcheté. Traversant les terres sans m’arrêter je ne remarque même pas que la part de mon être à avoir traversé la fissure était faite uniquement de pouvoir. J’étais réduit à une émanation informe de destruction et je ne le remarquais même pas.

Je redécouvre en même temps que mon massacre la lumière brûlante du soleil et la douce caresse de la lune. Je redécouvre à quoi ressemble le monde auquel j’ai un jour appartenu tout en le tachant du sang des mortels. Je remarque cependant qu’il m’arrive d’occire plus souvent une même sorte d’être vivant que tous les autres. D’étranges animaux que je n’avais jamais vu auparavant qui tienne sur leur deux pattes arrière et grâce à leur deux pattes avant maniait des outils pour tenter de vainement se défendre.

Je ne sais pas combien de temps cette mascarade a duré, moi traversant ce paysage sans aucun autre but que la destruction pure. Certes cela correspondait à ma nature primaire mais j’avais oublié la promesse faite à mes frères et sœurs.

Il me faut plusieurs lunes avant de reprendre mes esprits, je remarque enfin mon absence de présence physique et m’enrage d’autant plus. Cependant ma colère se calme rapidement, si je suis capable de tuer sans forme physique, par la simple présence d’un héraut de la destruction, alors peut-être puis-je concentrer mon essence en un corps ?

Ainsi, je pars à la recherche d’un corps dans lequel déposer mon pouvoir et ma conscience. J’arrive rapidement à une petite bâtisse avec plusieurs de ces êtres bipèdes et me mets en mouvement. La première tentative est un échec, alors que je force l’entrée dans le corps celui-ci s’écroule et se décompose avant même de toucher le sol. Celui qui vient de mourir est un mâle d’après ce que j’ai compris.

L’enfant subit le même sort que sont père même s'il au moment fatidique il pousse bien plus de cris que son ainée. Je commence à perdre espoir et je pense déjà aux prochains être lorsque je rattrape la femelle en train de fuir et d’abandonner les restes de son enfant et de son mâle. Malgré tous ses cris plus fort encore que ceux de son fils son corps ne me rejette pas et ne tombe pas en morceau sur le sol.

J’écrase sa conscience, assimile sa mémoire et prends sa place dans son enveloppe charnelle alors que celle-ci se modifie sous l’influence de ma présence. Je suis contraint de rester immobile pendant plusieurs heures avant de pouvoir bouger de nouveau mais le gain est au-delà de mes espérances. Sous la lumière argentée de la lune je pouvais profiter de mon nouveau moi.

Chapitre III

Le corps avait été purifié par ma présence et à présent je peux en jouir sans limite, j’avais aussi par la même occasion avalé sa conscience et ses souvenirs. Je pense brièvement aux avantages d’être une créature créée par un père aussi puissant que le sien mais cette simple pensée ne fait que raviver ma colère à l’encontre de nos pères. Mais je fais mon possible pour me calmer et faire le point sur ma nouvelle acquisition.

Pendant que je teste chaque muscle de ce corps je passe en revue ce que j’ai appris à propos de cette époque. Les « humains » vivent à travers le monde entier, la femelle a qui appartiens ce corps se nommait Lyssa Cyrene, originaire de Carthage une des plus grandes cités du monde. Tant d’informations inutiles, enfin c’est ce que je pense pendant quelques secondes avant de me rendre compte que je ne connais ni mon lieu de naissance.

Ce sujet de réflexion s’échappe rapidement de mes pensées au moment ou l’idée de pouvoir enfin mener à bien ma mission s’illumine. La première idée que me vient à l’esprit est que si je suis sortie dans les alentours de cette région c’est que la porte de la cage devait se trouver dans les parages. Je me surprends à avoir pour la première fois une pensée structurée qui n’est pas aveuglée par la colère et je me rends à l’évidence : je ne suis bel et bien plus entière.

J’avais réussi à faire évader une part de mon être, je m’étais libérée d’une grande partie de ma soif de destruction ce qui avait éclairé mon esprit mais j’avais laissé une grande partie de ma puissance derrière moi. Une si grande proportion que je ne pense pas qu’il me soit possible de réussir l’exploit de briser la cage une seconde fois. Je me dois cependant d’essayer peut importe le prix que cela me coûtera.

Je me lance donc dans ce corps d’humain à la recherche de trace pouvant m’indiquer l’entré de la cage. Pendant maintes années, je choisis d’arpenter la région à la recherche de ces traces.Ces décennies de recherches et d’apprentissage se sont finalement soldées par un échec cuisant. Je dois aussi admettre utiliser ces petites séances de « chasse » afin d’apprendre à mieux connaitre ce nouveau corps.

Je découvre la faim, le sommeil, et tant d’autres sentiments et besoins que ressentent les mortels et qui les empêchent de poursuivre le but qui les anime. Mais plus que tout je découvre le plaisir, si avant ma captivité tuer et détruire était un besoin naturel, maintenant que j’habite ce corps humain dont je ne peux me défaire la vision du sang, plonger mes mains dans leur thorax pour arracher leur cœur encore battant me procure une sensation qui m’était inconnue. L’envie de plonger entièrement dans l’hédonisme me tend les bras mais la loyauté qui me lie à mes frères et sœurs est plus grande.

Ces décennies de recherches et d’apprentissage se sont finalement soldées par un échec cuisant. Il n’y avait aucune trace de la cage, aucune trace du passage de nos pères, rien pour m’aider à libérer les miens. Alors que j’abandonne l’espoir de trouver une solution de cette manière une odeur de sang attire mon attention. Je gravis une colline qui me sépare de l’origine de cette délicieuse puanteur avant de voir un magnifique spectacle.

149 années avant notre ère : prise de Carthage par l’empire romain.

Chapitre IV

La ville de Carthage, si resplendissante dans la mémoire de Lyssa, ne paye plus de mine avec ses murs d’enceinte effondrés, ses maisons en flamme et marée de cadavre qui s’étend devant ses portes. Les humains sont si fascinants ! Alors qu’on leur a donné de quoi créer, vivre et prospérer ils choisissent de s’entre-déchirer. Si telle est la finalité de ce monde pourquoi donc nos pères nous ont enfermés ? Ma colère refait surface mais je la tais échafaudant une nouvelle entreprise.

Puisque je ne peux ouvrir la cage pour le moment me lier aux humains me semble être une alternative pleine de possibilité. Peut-être me suis-je trompée ? Peut-être que l’entrée de la cage se trouve autre part et que c’est grâce à la force que j’avais employée afin de sortir que je m’étais retrouvée dans cette région ? Cette hypothèse me semble possible tant et si bien qu’au moment où je descends de la colline en direction de la ville pillée, la mémoire de Lysa se déverse en moi. Il est l’heure d’apprendre.

Mes débuts aux milieux des êtres humains sont difficiles, certes il n’y a plus grand monde dans cette ville dominée par l’envahisseur mais la présence d’autant de vie me dérange. Il m’arrive, pendant ces années de vie à Carthage, de perdre le contrôle de nombreuses fois.

J’apprends au fur et à mesure à repérer les endroits sombres peu fréquentés la nuit où disparaisse de plus en plus régulièrement un habitant ou deux. Le jour ma vie est tout autre, je découvre la vie en « société », le travail et ce qu’est l’argent. Je nage au milieu de l’incompréhension et plusieurs années me sont nécessaires pour comprendre le système. Comme un sceau venant s’apposer sur ma personne, la première pièce d’or obtenue après un labeur laborieux vient prouver ma capacité d’adaptation.

Cependant même si je comprends l’organisation de la vie humaine, la nature humaine m’est incompréhensible. Je fais pourtant de mon mieux pour m’intégrer mais rien ne m’aide. Les années passent, le temps glisse sur mon corps me forçant à changer de lieu de résidence régulièrement pour ne pas provoquer d’émeute sanglante et compromettre le travail fait jusque-là. En voyageant je discute, j’écoute les rumeurs ou soutire des informations mais aucune d’entre elles ne s’avère utile. C’est comme si les humains n’avaient aucune conscience de leur importance minime en ce monde.

Plus choquant encore, ceux que je considère comme des lâches, des traitres, des pères effrayés par leurs enfants sont révérés par les mortels ! Ce sont des puissances supérieures veillant sur chacun d’entre nous sur ce monde, des « dieux ». La première fois que j’ai compris que je pénétrais dans lieu de culte dévoué à un de ces dieux mon sang n’a fait qu’une tour. Je devais me concentrer, ne pas céder à la colère qui remonté mon être comme la lave le long de la gorge d’un volcan. Ma résistance était futile. Dans un élan de haine pure j’ai ravagé cette « maison de dieu », tué les mortels priants pour un salut qu’ils ne méritent pas, détruit les représentations glorieuses de ces couards. Ce fut la plus belle nuit que j’avais pu vivre depuis mon arrivée en ce monde.

Chapitre V

Cette fois-ci, ce ne sont plus les décennies qui passent mais les siècles. Afin de canaliser ma colère d’une manière plus constructive je me suis lancé dans une entreprise qui se révèle être plus agréable chaque jour : la lecture. Pour la première fois je peux enfin comprendre ce qui se passe à l’intérieur de l’esprit des mortels que je dois côtoyer tous les jours. Je vis ma vie de manière aisée, la notion « d’investissement sur le long terme » m’ayant ravi dés la première seconde, plongée dans des livres la plupart du temps.

Chaque jour j’apprends un nouveau mot, une nouvelle notion scientifique, une nouvelle figure de style, une nouvelle caractéristique d’un culte quelconque. Je ne comprends pas pourquoi je ne me suis pas lancé dans cette activité plus tôt ? Mon comportement est devenue plus « conforme » à mon entourage et à la société qui m’entoure. La lecture m’apprend aussi l’art délicat de la manipulation et de la dissimulation. Moi, qui suis à l’origine une créature vouée à la destruction, est chaque jour un peu plus séduite par les jeux d’esprit et les conspirations.

N’allez cependant pas croire que j’oublie mon but premier en me perdant dans des loisirs, certes je n’utilise plus aussi souvent qu’auparavant mes pouvoirs tant et si bien qu’ils commencent à devenir quelque peu rouillés, mais je continue de poursuivre ma quête. J’ai découvert il y a peu de temps l’existence de mortels touchés par « la grâce divine », en réalité dire que j’ai arraché de la gorge d’un mortel qui clamait être un demi-dieu l’information quant à la présence de plusieurs être comme lui. Car il ne mentait pas, je suis capable de sentir sans erreur possible la trace des semblables de mon père, même si cela m’est tout sauf agréable.

Désormais mon plus grand espoir est de rencontrer un de ces « élus divins » et d’exploiter son pouvoir afin de forcer la porte de la cage. Il est vrai que je me repose entièrement sur la chance et le pouvoir que j’abhorre tant mais je ne suis pas stupide, je sais pertinemment que je suis incapable de forcer la cage dans ma situation actuelle.

Les années passent et la chance me sourit, sur le continent américain dans une petite ville nommée Laurel, une école regroupant des mortels dotés de capacités extraordinaires en plus d’abriter les plus puissants d’entre eux. Récupérant mes affaires et mes souvenirs d’époques révolues, je m’en vais compléter le rêve américain au sortir des massacres du XXème siècle. Je sais que je regretterai l’Allemagne… Vraiment, un beau pays.

Chapitre VI

Cela fait plusieurs années que je vis dans cette ville si particulière grâce à ses habitants. Les événements de la Dark Hours ne m’auront laissé comme souvenir qu’une rancœur acerbe contre cette fameuse personne, comment osait-il ainsi interrompre ma patiente attente ? Quoi qu’il en soit je siège aujourd’hui entre les murs qui accueilleront peut-être un jour le sauveur des miens. Je vis au milieu des livres tout en étoffant la bibliothèque particulièrement pauvre de cet établissement pourtant unique.

Pendant ce temps Abaddôn sévit, cachée derrière son masque elle est la porte-parole des béhémoths, la promesse d’un destin qui s’abattra fatalement sur les mortels un jour ou l’autre. Son pas trainant, son allure menaçante, une vraie figure de théâtre. Heureusement, la patience est une de ses grandes qualités.



Toi, derrière ton écran

❝ Pseudo : Jonas !
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❝ Avatar : Elizabeth - Bioshock infinite
❝ Passions & Hobbies : Le rp :3
❝ Découverte du forum : 'me souvient plus
❝ Un petit mot pour la fin : PATATE ! Je sens venir les multiples demandes de nerf sur le pouvoir. Mais je fais une belle fiche bien détaillée et écrite pour justifier un niveau adapté. Oui je veux dominer le monde mais pas tout de suite. Après tout la patience est une de mes grandes qualités.






Dernière édition par Lyssa Cyrene le Mar 20 Oct - 22:58, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'important n'est pas la fin de la route mais la route elle même. Lun 19 Oct - 18:45

Double post de l'amour pour vous annoncer que la présentation est finie.

Elle est longue, détaillée comme il faut et j'espère qu'elle sera à votre gout. Par contre je dois avouer que le style est incertain mais je fais une expérience. c:

*Prie pour avoir un bon niveau et dominer le monde.*

Keur Keur

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MessageSujet: Re: L'important n'est pas la fin de la route mais la route elle même. Mar 20 Oct - 23:09

tu es validée!


Tu es dès à présent un criminel de niveau 24. Tu peux maintenant disposer de ton costume, ton arme et ton gadget.

Ensuite, tu pourras créer ton journal et commencer à gagner de l'expérience en participant activement au forum. Tu peux également t'inscrire dans le sujet recherche de RP ou, si tu veux faire des rencontres totalement imprévues, dans la random roulette!

Ensuite, tu pourras créer ton journal et commencer à gagner de l'expérience en participant activement au forum. Tu peux également t'inscrire dans le sujet recherche de RP ou, si tu veux faire des rencontres totalement imprévues, dans la random roulette!

Si tu as une question, n'hésite pas à nous en faire part, le staff est là pour t'aider au mieux et pour t'aiguiller vers la bonne voie.
Bonne chance dans la ville des héros!

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MessageSujet: Re: L'important n'est pas la fin de la route mais la route elle même. Ven 6 Mai - 21:04

Car le temps passe


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❝ Résumé des événements: Il ne s'est pas passé grand chose, excepté un coup de foudre pour une petite chanteuse.

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MessageSujet: Re: L'important n'est pas la fin de la route mais la route elle même.

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L'important n'est pas la fin de la route mais la route elle même.

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